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Accueil du site > Actualités > Politique > L’affaire Clearstream compense l’affaire Clearstream

L’affaire Clearstream compense l’affaire Clearstream

Pour certains, gigantesque lessiveuse d’argent pas très clean, Clearstream passe aujourd’hui au tambour de Villepin, dont les couleurs délicates risquent de souffrir. Mais c’est aussi la vérité qu’on essore, en détournant l’opinion de la vraie nature du scandale Clearstream.

Le scandale Clearstream n’est pas celui qu’on croit. Quand l’écrivain Denis Robert publiait Révélations, il était persuadé d’allumer la mèche d’un énorme pétard, susceptible de faire trembler la planète finance tout entière. Son enquête était fouillée, spectaculaire et effrayante. Le journaliste, bien aidé par un insider (Ernest Backes) mettait en lumière le fonctionnement d’une société nommée Clearstream, qu’il définissait comme une gigantesque lessiveuse d’argent, officiellement une « chambre de compensation » ayant pour but de faciliter, à l’extrême, les transferts d’argent, d’une banque à l’autre, d’une multinationale à l’autre, d’un pays à l’autre, sans que l’origine de l’argent ne puisse être établie, sans que la « propreté » de cet argent ne soit garantie.

L’unité de valeur était le milliard de milliards, excusez du peu. Le clou de cette enquête, c’était l’existence d’un fichier, un listing informatique, une liste en fait de comptes « dissimulés », c’est-à-dire dont les propriétaires étaient difficiles, sinon impossibles à identifier. S’il y avait dissimulation au niveau des comptes, c’est qu’il y avait un problème au niveau de l’argent qui transitait par ses comptes. Simple comme bonjour. Qu’un établissement financier de l’envergure de Clearstream utilise de tels procédés avait de quoi intriguer, sinon choquer, non seulement Denis Robert, mais raisonnablement chacun d’entre nous, tous concernés par ces manipulations d’argent flou qui avaient pour conséquences diverses, ici des fermetures d’usine, là des délocalisations, ici encore la ruine de l’économie d’un pays, j’en passe et des pires.

Il était, et il est toujours là, le scandale Clearstream. A l’époque de son enquête, Denis Robert, plutôt isolé, se fait néanmoins aider par certaines personnes, dont le fameux Imad Lahoud. Il s’en explique aujourd’hui dans le magazine Challenge : il s’agissait d’une enquête très lourde, sur laquelle nous étions peu nombreux à travailler. Lorsque des gens se proposaient de m’aider, par exemple Olivier Toscer, journaliste au Nouvel Observateur, ou d’autres journalistes, j’ai accepté bien volontiers de leur donner mes documents. Imad Lahoud est venu me voir. Il était broker et se disait spolié par le système de dissimulation de transactions mis en place par Clearstream.

C’est de plus un mathématicien dont les connaissances pouvaient m’être utiles pour le film et le livre que je préparais. Ce n’est qu’un an plus tard que j’ai appris qu’il travaillait pour la DGSE. A l’époque, on peut penser que jamais le journaliste ne supposait que cet homme, Imad Lahoud, allait travestir, littéralement, ses travaux. Dans la suite de son entretien à Challenges, Denis Robert certifie même : « Il n’y avait aucun nom d’homme politique dans la liste que je lui ai donnée. » Aujourd’hui, ce fameux listing serait, selon certains journalistes, tout proche de faire « sauter la République ». Parce que le Premier ministre Dominique de Villepin, ayant eu connaissance de ce listing, et de la présence dans ce document d’un compte appartenant à monsieur Sarkozy, aurait demandé à un responsable des RG d’enquêter particulièrement sur ce dernier.

L’idée était simple : l’analyse du compte incriminé aurait montré que Sarkozy aurait reçu des pots-de-vin dans certaines affaires de vente de frégates... Tout cela est bien beau, ou bien laid, selon l’angle, mais tout cela n’a rien à voir avec la vraie affaire Clearstream, celle exposée par Denis Robert dans Révélations, dans La Boîte noire, dans son roman récent La domination du monde. Cette véritable affaire Clearstream-là est bien plus grave, bien plus importante que ces gesticulations politiciennes presque traditionnelles dans notre pays. Parce dans la vraie affaire Clearstream, il ne s’agit pas de la France, ni de son gouvernement, ni de son (ou ses ) Premier ministre, mais du monde dans son ensemble, et de ceux qui cherchent à faire main basse dessus.

De ceux qui, par leurs manipulations informatiques, habiles et hors la loi, changent le cours de la planète, l’air de rien, en silence, loin des gros titres, justement, de la presse. Cette presse française qui n’a jamais, ou alors du bout des lèvres, du bout du stylo, soutenu le combat de Denis Robert, mais au contraire l’a toujours considéré comme la lutte d’un illuminé qui n’aurait pas trop su quoi faire pour se faire remarquer. Aujourd’hui, tout le monde, en France, tous les jours, et même en Europe, entend le mot Clearstream. Souvent accolé au mot Watergate. Au mot démission. C’est un contresens grossier. Jamais Denis Robert, le « découvreur » de Clearstream, n’a eu pour objectif la tête d’un ministre quelconque. Il se moquait, et se moque sans doute encore comme de sa première chemise de savoir si oui ou non de Villepin doit démissionner. En revanche, il se moque moins, je pense, de la façon dont une certaine presse, notamment Le Monde, se régale aujourd’hui d’écrire Clearstream en gros, à la une, pour une histoire qui n’a rien à voir avec l’énorme scandale qu’auraient dû provoquer les révélations de Robert à la publication de son premier livre. C’est en quelque sorte la seconde mort de « l’affaire Clearstream », d’abord étouffée, puis dénaturée.

C’est le Luxembourg, finalement, qui s’en sort le mieux. Le Luxembourg et ses « institutions financières », qui devient subitement l’objet de l’attention des juges. On passe de « lessiveuse d’argent sale » à « pots-de-vin à ministre », du très impressionnant à du menu fretin. Car enfin, tout le monde se moque de savoir si oui ou non, Sarkozy possédait un compte à Clearstream, ce que tous réclament, c’est la tête de de Villepin. Pas celle de l’éventuel magouilleur, celle du probable accusateur ! Le monde à l’envers, là encore ! On se prendrait presque à penser que tout cela est une des habiles manœuvres dont la grande firme luxembourgeoise (rachetée depuis l’affaire originelle par un groupe allemand) avait, et a sans doute encore, le secret : une affaire en compense une autre, en quelque sorte. On lessive bien la Vérité.


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55 réactions à cet article    


  • (---.---.161.250) 5 mai 2006 12:26

    Enfin. je ne mettais pas interéssé a cet affaire a son debut, et prendre l’histoire en cours fut difficle. cet article fait partie des rares écrit ou l’on explique l’affaire et non une polémique sur ces éventuelle conséquences. merci de cet éclairage.


    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 5 mai 2006 18:35

      Je me tâtais pour publier sur Agoravox un papier du même genre... Comme vous pourrez le lire en cliquant sur le lien de mon commentaire, je suis en accord avec l’auteur, sauf sur un point. Les mensonges de Villepin ne sont tout de même pas anodins : il est premier ministre, que diable ! Jusqu’à quand ? Mais il n’empêche que je le considère comme un lampiste dans une affaire qui implique la fine fleur du capitalisme mondial.


    • nO (---.---.128.14) 5 mai 2006 13:04

      Merci de parler de cette affaire la vrai la seul interressante au fond celle d’un systeme banquaire au dessus des lois nationnales et internationnnales.Le battage fait autour de ne sert qu’a detourner l’attention du publique comme savent si bien le faire les prestidigitateurs de l’information.


      • Karl (---.---.166.53) 5 mai 2006 13:24

        Bonjour,

        J’accuse les milieux politico-médiatiques de vouloir mener une gigantesque expérience d’opinions sur les citoyens français.

        Dans cette fausse-affaire il y aurait une histoire de corbeau... la bonne affaire...

        Je rappelle qu’en français « clear » signifie transparent et que « stream » signifie « torrent, flot, jet... ». En outre, « to be off stream » signifie « être hors service ». Cette affaire consiste à nous aveugler, nous mettre « hors service » et nous dévier de notre liberté de conscience citoyenne.

        Cordialement. François.


      • (---.---.22.142) 5 mai 2006 14:57

        A l’aune de ces informations, on peut se demander si le corbeau ne serait pas luxembourgeois.


        • Nicolas (---.---.47.130) 5 mai 2006 14:59

          Je pense la même chose : un scandale parmit un scandale. Et on ne peut pas beaucoup compter sur les journalistes des médias traditionnels pour nous éclairer tout cela. A nous bien sûr de rester attentif et d’aller à la pêche aux infos pour ceux bien sûr qui en ont les moyens.

          J’en profite pour pousser mon petit coup de gueule : je suis écoeuré par le jeux des médias et des politiques. Cela fait au moins un an que l’on entend parler des élections présidentielles alors que les citoyens Français veulent avoir du concret. Nous voulons voir les politiques travailler sur le développement de la France dans tous les domaines(social, économique, environemmental, ...) pour que tous les Français vivent serainement. Les politiques travaillent sûrement sur leur sujet mais nous assistons plutôt à un matraquage sur les présidentielles de 2007 et tout ce qui tourne autour. Alors mesdames et messieurs les politiques et les médias arrêtez de nous brandir le fléau de la peur, revoyez vos objectifs et mettez vous sérieusement au travail, à vos fonctions premières et laisser la justice faire son boulot. Je penses que vous avez oubliés l’année 2002....


          • Ulmo (---.---.254.6) 5 mai 2006 15:00

            Lisez le(s) livre(s) de Denis Robert et vous verrez bien que « l’affaire » Clearstream n’est que le ballon de baudruche qui cache la mongolfière. La Boite Noire (FNAC), par exemple


            • Nicolas (---.---.47.130) 5 mai 2006 15:06

              Je me suis commandé Révélation$ toujours de Denis Robert, justement pour avoir une autre vision des choses...Est-ce une vérité qui est présenté dans ce livre ? Je ne sais pas mais au moins ça donne une autre piste de réflexion.


            • (---.---.239.112) 5 mai 2006 17:01

              merci pour cet article. Et, ce n’est que le début d’une grande série de mises à jour de manipulations, et pas seulement d’argent sale. Mélodie


              • nantor (---.---.131.113) 5 mai 2006 18:34

                Enfin !!!

                Merci de reposer le débat.

                Denis Robert fait un travail acharné et d’excellente qualité depuis des années.

                Savoir si tel ou tel homme politique est mouillé ou non n’est rien comparé à la taille du scandale. Le Monde perd toute crédibilité en traitant l’affaire de cette manière (Le Monde roule-t-il pour Sarko ???).

                Je rajouterai, quel est l’intérêt malsain de n’évoquer Clearstream qu’accolé à Sarkozy, alors que, si on veut absolument parler des hommes politiques, il n’y a pas eu que Sarkozy de mouillé ...

                Grand merci pour cet article !


                • Adebisi (---.---.2.36) 5 mai 2006 19:10

                  bravo pour cet article exceptionnel ! pourquoi exceptionnel ? car c est le seul article que j ai pu lire où l on relate la « vrai affaire CLEARSTREAM » !! cad les magouilles réalisées par la banque des banques !!!! ne cherchez rien ds les grands medias officiels sur ce sujet depuis 2001, il n y a rien a trouver ! circulez, y a rien a voir !

                  cependant, j ai relevé une erreur ds le 1er paragraphe ! le but de clearstream n etait, à l origine, que de faciliter les transferts entre banques !!! c est tout !!!

                  les virements entre multinationales ou personnes privées ne sont qu un detournement du systeme réalisé grace au systeme de double comptabilité et des comptes non publiés !

                  une petit citation du co fondateur du systeme avec Ernest Backes : « si vous voulez blanchir de l argent, vous avez la meilleur blanchisseuse du monde » et pourquoi ? tout simplement, parce que tout se fait par informatique et que l on peut selectionner les traitements a effectuer selon le « client »

                  si vous avez un soft de P2P, télécharger le documentaire de Denis Robert « l affaire CLEARSTREAM racontée à un ouvrier de chez Daewoo » (je ne crois pas qu il soit dispo a la vente) !

                  c est dans ce doc. qu un banquier suisse explique que la crise argentine etait en fait du à un transfert de dettes de personnes privées sur le dos du peuple (soit 145 milliards de $)

                  je ne saurais trop vous conseiller aussi le livre « révélation$ », qui rentre plus ds les details et explique les magouilles, les liens entre terrorisme, mafia et la machine financiere (cf la banque pakistanaise BCCI surnommée la banque du crime et de la corruption)

                  Bravo encore à l auteur de cet article !!!


                  • (---.---.126.74) 1er juin 2006 20:15

                    La video du reportage l’affaire Clearstream racontée à un ouvrier de chez Daewoo, est maintenant librement consultable sur le site :


                  • botrange (---.---.153.126) 5 mai 2006 19:10

                    Retraité depuis quelque temps et disposant donc de loisirs, je lis tout ce qui me tombe sous la main au sujet de cette affaire. La synthèse de Lilian Massoulier est, pour moi, la meilleure qui soit parue sur Internet, jusqu’à présent, en tous cas dans la presse francophone.Je me dépêche de la soumettre à mon épouse qui a du mal à y voir clair.

                    Dans le Figaro de ce jour, en bas de page, il est indiqué que les Juges Pons et D’Huy cherchent à étendre leurs investigations sur le « corbeau » de l’affaire et qu"ils ont demandé et obtenu communication de l’intégralité de la procédure judiciaire sur les frégates de Täiwan instruite depuis 2001 par les juges Van Ruymbeke et Dominique de Talancé. ( 35 tomes du dossier portant sur d’éventuelles retrocommissions etc) Ce dossier, conclut le Figaro, bute sur le secret défense.

                    Bon courage ! C’est pourtant dans cette direction qu’il faut aller. Des noms, des noms !

                    J’espère que MM. Villepin, Alliot Marie etc. obtiendront, s’il le veulent bien, la levée de cet embargo. Les journalistes qui, dans leur quasi totalité, hurlent avec les loups, seraient bien surpris. A mon avis, Villepin n’a absolument rien à craindre d’un déballage complet.

                    Encore bravo à AgoraVox pour cet article. Je me demande comment Lilan Massoulier trouve le temps d’être aussi pertinent et informé, en dépit de ses activités professionnelles.


                    • tartator (---.---.109.206) 5 mai 2006 20:12

                      Merci de remettre l’ensemble dans sa juste perspective. C’est vrai qu’on s’en fout que Jacques à demandé à Domi de flinguer Petite crotte avec cette affaire. En attendant, les grandes migrations des fortunes continuent, les volumes des échanges dans cette « respectable maison de passe-passe » s’évaluent en milliards de milliards par jour !!! et migrent de Russie aux iles caïmans, de chine aux barbades, de partout vers des paradis (fiscaux), sans que le bas-peuple ne s’en émeuve, on ne comprenne pas ce qu’il se passe réellement dans leur dos, et c’est bien là le vrai problème. Et la presse, et le politique sont demeurés autistes au travail d’enquête de Denis Robert, peut être par interêt pour certains, mais surtout par incompréhension et incapacité intellectuelle à appréhender l’ensemble des circuits complexes mis en oeuvre dans cette organisation. Le Luxembourg est un pays feutré où les richesses s’étalent sans bruit partout, mais chut !!! il ne faut rien dire, il n’y a rien à voir, circulez, et « mettez votre ceinture » parce que « c’est la loi !!! ». Denis Robert pourra en témoigner certainement mieux que moi.


                      • brigetoun (---.---.68.6) 5 mai 2006 20:46

                        cette rectification de la hiérarchie des « affaires clearstream » figure aussi sur le site de Rénover maintenant, une enquête parlementaire ayant été faite au début de l’affaire par Montebourg et Peillon, sans suite bien sur


                        • (---.---.63.14) 6 mai 2006 15:17

                          Excellent article qui sépare deux affaires Clear stream . Car il y a deux affaires : L’une n’en est pas une , c’est le système de la globalisation qui est illustré par un de ses rouages essentiels , le flux financier , hors contrôle des états .

                          Deux citations : « La mondialisation , c’est d’abord le régne du marché au niveau planétaire ; elle transforme la terre entière en espace de libre échange . » Jacques GARELLO président de génération libérale , 2001

                          La deuxième est encore plus parlante : « Qu’on le veuille ou non , nous aurons un gouvernement mondial . La seule question est de savoir si l’on y aboutira par le consentement ou par la force . » James Paul WARBURG , déclaration au sénat américain , le 17 Février 1950 .

                          A préciser que ce gouvernement , purement économique sera sous contrôle américain .

                          Donc Clear stream n’est pas une affaire , c’est normal dans le monde tel qu’il est .Attention , je ne m’en réjouis pas du tout , je constate .

                          Quant à notre affaire franco française , c’est une vraie affaire car au départ il n’ a jamais été du ressort de la DGSE d’enquêter dans ce genre d’affaire et ce qu’a fait Dominique de Villepin , en convoquant le général Rondot est en dehors de tout schéma réglementaire et c’est à la limite de la forfaiture .

                          Les services , dits secrêts , obeissent à des régles trés strictes , le métier d’officier de renseignement est un métier de voyou qui doit être pratiqué par des gentlemen .

                          C’est la raison pour laquelle le général Rondot a pris ses précautions en notant tous ses entretiens .

                          En conclusion ce trés bon article qui fait le point sur le système Clear steam ne doit pas nous faire croire que l’affaire qui nous est présentée dans la presse n’en est pas une . Mais ayons un peu de mémoire , ce n’est pas la première ni la dernière de la république et quand je dis république , cela va de la première à la Cinquième .

                          L’affaire des fiches , ça vous dit quelque chose ? Après la séparation de l’Eglise et de l’Etat , 1905 , loi Combes , les officiers de l’armée française ont tous été fichés en deux catégories : les talas et les non talas . En clair : ceux qui vont à la messe et ceux qui n’y vont pas . Avancement bloqué pour les talas .

                          Liberté de conscience ? Belle laîcité qui se veut avant tout bouffeuse de curés . Mais surtout , utlisation à des fins détournées des services de renseignement de l’armée .

                          Ne nous affolons pas , ce que nous voyons est une dérive récurente de la république qui se produit chaque fois que le pouvoir s’affaiblit et que la morale décline . Vive les contre pouvoirs ( Médias de toutes sortes ) qui seuls peuvent , s’ils le veulent limiter les abus .


                          • CAMBRONNE (---.---.244.197) 7 mai 2006 14:10

                            J’ai oublié de signer l’article IP 63 14 et je ne voulais pas rester dans l’anonymat .


                          • cedel (---.---.248.48) 6 mai 2006 18:17

                            http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=60166

                            L’endettement est un moyen pour réduire inexorablement les ressources financières des états, et donc leur capacité d’action, conformément au projet « libéral » qui vise à réduire les états à l’impuissance, afin de laisser un champ d’action maximal aux entreprises (dite entreprise amorale comme certaine entreprise mafieuse)

                            En appauvrissant l’état, l’endettement entraîne une réduction progressive du financement des services publics et des prestations sociales (retraites, assurance-maladie, assurance chômage), dont les déficits ou l’inefficience servent ensuite de prétexte pour présenter les privatisations comme une « solution » (comprenez par le contrôle totale des moyens d’action de l’état).

                            En cas d’hostilité de l’opinion aux privatisations, l’accroissement de l’endettement permet d’amener le pays au bord de la faillite, afin de contraindre l’état à privatiser pour rembourser la dette, quelle que soit la couleur politique du gouvernement choisi par les électeurs. Ce n’est pas un hasard si les premier ministres qui ont le plus endetté la France sont aussi les plus « libéraux » : Edouard Balladur, Jospin, Jean-Pierre Raffarin, De Villepin.

                            La dette de la France a dépassé en 2005 les 1100 milliards d’euros, soit 67% du PIB. L’endettement de chaque citoyen français (nouveau-nés compris) est donc de 18.300 euros. Le remboursement de la dette absorbe chaque année la totalité de l’impôt sur le revenu.

                            Depuis 30 ans, la droite libérale et la gauche libérale se sont relayées au pouvoir pour dilapider l’argent public et pour le détourner au bénéfice d’intérêts particuliers : corruption, subventions et allègements de charges accordés aux multinationales, travaux publics inutiles au grand bénéfice des entreprises de bâtiment (et des élus politiques qui perçoivent des commissions occultes sur les marchés publics). Ces commissions occultes sont directement versés par des porteurs sur les deux banques des banques (Euroclear ou Clearstream jadis appelé CEDELBank)

                            Des groupes de personnes et des entreprises se sont ainsi enrichis, et cet enrichissement a été financé en endettant l’état, c’est à dire la collectivité. Les citoyens vont maintenant devoir rembourser l’argent dont ont bénéficié leurs « leurs dirigeants », sans oublier les intérêts de l’emprunt. Concrètement, ce remboursement se traduira par des augmentations d’impôts, une dégradation des prestations de l’état (sauf en matière de répression), la fin de l’état providence, et la privatisation des dernières entreprises publiques (vendues à un prix très inférieur à leur valeur pour la collectivité et à l’argent des contribuables qui y a été investi pendant des dizaines d’années).

                            L’endettement est aussi un cadeau offert aux banques, assurées de percevoir une rente à long terme prélevée sur chaque citoyen. Il est important de préciser que les banques prêtent de l’argent qui ne leur appartient pas, puisqu’il s’agit en réalité de l’argent déposé par leurs clients. C’est donc leur propre argent que les citoyens vont devoir rembourser aux banques...

                            Comme on le voit, l’endettement est une bonne affaire pour tout le monde, sauf pour les citoyens de base qui paieront la facture.

                            Pour obtenir facilement le consentement de l’opinion pour la privatisation des services publics, la stratégie la plus souvent utilisée consiste à organiser préalablement le sabotage des services publics, afin que leur inefficience puisse servir de prétexte à leur privatisation. Cette stratégie a été massivement appliquée dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

                            Voici ce que l’on peut lire à propos de l’éducation publique dans un document de l’OCDE :

                            « Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles et aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement. Cela se fait au coup par coup, dans une école et non dans un établissement voisin, de telle sorte qu’on évite un mécontentement général de la population. »

                            Cahier de politique économique n°13 de l’OCDE

                            SANGLOTEZ FIDELES CITOYENS :

                            CEDEL International.

                            Robert Douglas, l’ancien secrétaire de Rockefeller est le Président du conseil d’administration de CEDEL : Les sociétés de Clearing internationale sont la propriété des banques. Concernant les échanges internationaux, il n’existe que deux sociétés de clearing. L’une s’appelle Euroclear, son siège est à Bruxelles, l’autre CEDEL est à Luxembourg. Depuis 1999, CEDEL a changé de nom, et s’appelle désormais Clearstream. Pour toute la planète financière, quand il s’agit de faire voyager des titres en passant les frontières, ou de la liquidité dans un autre état sans contrôle. Ceci grâce a une double comptabilité : exemple de BNP PARIBAS rappelons : Le manager clé de la progression de BNP Paribas en Israël est bien Charles Reisman qui a été le très actif Président de la Chambre de Commerce Israël-France et une personnalité incontournable du monde bancaire).

                            L’Ex-vice-président de CEDEL explique : « On peut utiliser les comptes normaux, ainsi que les comptes non publiés pour faire un lavage normal. Les comptes non publiés servent pour faire, comment dire ça en français, un lavage plus blanc que blanc. ça dépend de la couleur de l’argent. ».

                            Cedel International, PDG du CA Robert DOUGLAS, participant de marque Edmond ISRAEL (PDG de Cedelbank). David COHEN journaliste acheté pour virer des cadres douteux, se retrouve Directeur de la communication à Clearstream le 16/10/2000...

                            Le système reposerait sur une double comptabilité. En principe, toute banque cliente de CLEARSTREAM dispose d’un compte officiel, ont dit publié. En option elle peut ouvrir un sous compte, on dit non publié, plus souple, plus discret. Le succès des comptes non publiés a été fulgurant, 2 en 1983, 2000 en 1995, près de 8000 en 2000. Certaines banques en étaient curieusement friandes. Exemple le Crédit Lyonnais, 17 comptes non publiés en 95, le record pour une banque française (vous comprendrez pourquoi le siège social a brûlé). D’autant plus que les citoyens français ont financé le trou de cette banque. Plus grave encore, une banque russe liée à la mafia, la banque MENATEP (spécialiste dans les narcotiques, le forfait et l’appropriation ! ?) qu’est ces mots veulent dire ? selon le dictionnaire Larousse, forfait est equivalent au crime et l’apropriation signifierait tout simplement vol.

                            La faillite de la Bank of Credit and Commerce International (BCCI), en 1991, a représenté l’un des plus grands scandales financiers de l’histoire. Cet établissement créé par un financier pakistanais (c’était un paravent ce monsieur) en 1973, et dont le holding était basé à Luxembourg, était lié aux cartels colombiens de la cocaïne ainsi qu’à plusieurs dictateurs célèbres, et bénéficiait de la complaisance des milieux politiques et financiers partout où elle était implantée.

                            la BCCI filiale Américaine de la BGL, banque du crime et de la corruption 07/07/91 Robert Morgenthan, procureur général de New York. Marcel Marthe administrateur de la BGL du grand Duché.et ancien ministre de l’économie Luxembourgeoise.

                            Apres tout cela, comment pouvez vous croire que les noms de haut fonctionnaire ont pu être glissé par miracle ? Ce n’est que de la vapeur. La DST n’avait pas besoin d’y glisser les noms des personnalités. Il suffisait de se pencher sur les comptes occultes.

                            La lessiveuse « Clearstream » lave plus blanc que blanc : Pour les innocents a qui je dois LE préciser, elle lave aussi le terrorisme international soit disant islamiste.


                            • Jean M (---.---.219.151) 7 mai 2006 21:50

                              « Ces commissions occultes sont directement versées par des porteurs sur les deux banques des banques (Euroclear ou Clearstream jadis appelé CEDELBank) »

                              pouvez-vous préciser d’ou vous tenez cette information ? Ces deux banques n’ont aucun guichet ou il y aurait moyen de deposer ou de retirer de l’argent. Elles ont uniquement pour clients des banques ou des services financiers de grosses multinationales et toutes les operations se font de facon électronique entre comptes de participants. Votre idée de ’porteur’ venant deposer du cash sur un compte, au nom d’un particulier, dans une de ces deux banques, ne tient pas la route, selon moi.


                            • Chris (---.---.191.122) 7 mai 2006 02:23

                              Votre article remet les pendules à l’heure si j’ose dire . Dans toute affaire , il faut savoir à qui profite le crime ...Je suis actuellement à l’étranger , et vu d’ici cette affaire telle qu’elle est exposé par les médias fait minable ...La presse , la justice ( avec un secret de l’instruction bien médiatique), et surtout la classe politique ne sortent pas grandi de ce déballage à tout va ou personne n’a vraiment expliqué le fond de l’affaire ... Effectivement pendant ce temps certains doivent se frotter les mains ou faire un grand ouf de soulgement . Mais ceux là les plus dangereux et vicieux savent effectivement se taire ...


                              • musil (---.---.7.201) 7 mai 2006 09:15

                                Intéressant document,Cedel,mais aussi assez terrifiant, qui correspond assez bien à ce que je ressens depuis des années ;j’ai trouvé la source, mais j’aimerais savoir sur quelles bases documentaires ces données ont été rassemblées,pour ma propre gouverne , pour approfondir cette question. Y a-t-il des informations de ce genre chez Denis Robert ou/et ailleurs ?Surtout concernant l’endettement planifié de l’Etat,ce qui est à première vue sidérant,mais correspond à une logique bien masquée aux yeux des citoyens ordinaires qui ne voient que l’écume des faits et non à une fatalité ou à de prétendues « lois économiques ». Merci de m’en apprendre un peu plus..


                                • papymouzo (---.---.250.84) 7 mai 2006 16:54

                                  A la réponse de Musil du 7 mai 2006 à 9 heures 15.

                                  O.K. pour l’idée d’en savoir plus.

                                  Certes, il y a plusieurs années que j’ai compris que l’organisation financière n’avait d’autre raison que d’enrichir le libéralisme mondial au profit d’une poignée d’individus qui ne se reconnaissent entre eux que par leur disponibilité financiere . ( constituant ainsi une secte-Davos) )

                                  C’est une forme de colonisation par des moyens fiduciaires ainsi il est possible d’organiser tout un système économique entre eux. Tout comme un monopoly mondial.

                                  Le début de cette action, je la situe vers la fin de l’URSS voire dix ans avant peut -être .

                                  Y mettre fin pourquoi ?

                                  Y mettre fin comment ?

                                  Il nous appartient à nous d’exiger de nos élus de gauche ou de droite de nous fournir des explications, encore faut- il le leur demander voire le leur exiger .

                                  Qu’ils nous fournissent des explications claires sur les déficits financiers de la nation . Jusqu’où aurons nous la force de lutter contre pour mettre fin à cette manipulation mondiale.

                                  Qui réduira la dette publique de la France comme après la guerre de 39-45 de rembourser les prêts aux américains de plan, Marshall ?

                                  Salut et fraternité.

                                  Papymouzo


                                  • alberto (---.---.68.226) 7 mai 2006 17:02

                                    Merci, M. Massoulier, et aussi CEDEL, mais je me rappelle et vous auusi sans doute, que sur ce sujet, « l’Appel de Genève » (voir ce lien)a été lancé en 1996, (10 ans !!!) par des personnalités européennes éminentes du monde judiciaire sans que cela ne fasse sangloter d’autres personnes que vous ou moi, mais, aujourd’hui, comme le dirais Denis Robert : « pendant les affaires, les affaires continues » ...

                                    Décidément, le canard a la peau dure, et sans une volonté féroce de lui faire la peau, le blanchiment de l’argent sale de la corruption et de tous les traffics sordides a encore de beaux jours dvant lui : voilà une jolie question à poser à nos icônes présidentiables en campagne pré-présidentielle « vos actions concrètes pour lutter contre ce fléau ? ».

                                    Ceci-dit, il ne faut pas rèver, je vous rappelle que selon une enquète de l’OCDE « la France » est dans le peleton de queue pour la lutte anti- corruption et que, corollairement, pour la commision de Bruxelles nous sommes avants-avants derniers en Europe(devant la Grèce et le Portugal)dans le domaine de la corruption dans le domaine des affaires publiques. Ainsi que l’écrit un hebdo (Charlie je crois) cette semaine à propos de l’affaire dite « Clear Stream » : « nous sommes passés d’un régime de république bananière à l’état d’un régime de bananes ». A suivre...


                                    • Basta (---.---.211.220) 7 mai 2006 21:11

                                      Le livre de Jacques Robert s’inscrivait dans une veine éditoriale à succès il y a deux ou trois ans.

                                      Chez Virgin comme à la Fnac, vous aviez un présentoir chargé de livres en général rouge et noirs avec des titres en caractères massifs. Ces ouvrages rapidement écrits pour répondre à l’urgence du marketing, dénonçaient les terribles complots qui entrainaient la planète (rien de moins) vers le gouffre. Sur le mode « On nous cache tout, on nous dis rien », ils étaient aussi de grands propagandistes des négationnismes (sur le 11/09 d’abord).

                                      Cette vague est en déclin avec le tirage du Monde Diplomatique, mais il est curieux de voir « l »affaire Clearstream" revenir en deuxième semaine par la petite porte des guéguerres intestines de la politique française.

                                      Quant à Jacques Robert, sa prestation ce jour à ASI, laissait éclater son ignardise absolue des sujets qu’il prétend « découvrir », avouant après quelques dénégations avoir confondu un service de la BDF avec... la DGSE, qui aurait eu un compte chez Clearstream !!

                                      Un tel « enquêteur » n’a visiblement aucune crédibilité. Seule l’hypothèse (assez plausible) selon laquelle il serait le « corbeau » de l’affaire donnerait quelque intérêt au personnage. Sa niaiserie manifeste a pu en faire une proie toute désignée et peut-être consentante pour des manipulateurs plus malins que lui.


                                      • Nicolas (---.---.73.174) 8 mai 2006 12:44

                                        Tout d’abord ce n’est pas Jacques Robert mais Denis Robert... Concernant l’émission Arrêt sur Images du 7 mai 2006 (http://www.france5.fr/asi/007548/34/134427.cfm) : Même s’il y a peut-être eu confusion entre un service de la BDF et la DGSE, le problème n’est pas vraiment là. Ce que dénonce Denis Robert ce n’est pas qu’il y a du blanchiement d’argents à Clearstream : il le dit lui même, il n’a aucune preuve de cela. Ce qu’il dénonce, c’est qu’il existe un moyen de le faire au travers le système de Clearstream. Et cela, il le prouve et aucun des procès qu’il a eu ne le condamne pour cela. Pourquoi laisser un système en place qui rend possible le blanchiement d’argent ou la dissimulation de transaction ?? C’est ça le coeur du problème. Pour faire une comparaison simpliste : s’il existait un logiciel qui donnerai les résultats du loto à l’avance, vous croyez que personne ne s’en servirait ? Bien sûr que non. Autre exemple : lorqu’un constructeur automobile se rend compte d’une défaillance de sécurité sur un de leur véhicule, il est dans leur intérêt de faire un rappel de ceux-ci afin d’éviter tout accident... C’est un peu caricatural mais cela peut aider mieux voir comprendre où est le vrai problème.

                                        Alors pourquoi attendre d’avoir la preuve qu’il s’y passe des transactions douteuses pour enquêter ou mettre fin à ce système ? That is the question !


                                      • Martine (---.---.255.114) 8 mai 2006 13:48

                                        Puisque vous reprenez, à juste titre, le rédacteur qui se trompe au sujet du prénom de M. Robert, permettez-moi de vos dire, gentiment, que blanchiment s’écrit sans e.


                                      • Nicolas (---.---.76.178) 8 mai 2006 19:38

                                        Oups désolé pour la faute. Merci :)


                                      • Benefactor (---.---.104.121) 26 juin 2006 22:10

                                        A moins d’être profondément débile ou d’une mauvaise foi crasse, vous seriez bien inspiré de lire avant d’écrire. Quant à cette « erreur » (ce n’est même pas démontré et quelle que soit l’entité EDF ou la DGSE, c’est scandaleux dans les 2 cas !!!), vous parlez comme tous les journalistes minables incapables de la moindre investigation qui ont excipé de ce arbre pour mieux ignorer la forêt.

                                        Benefactor.


                                      • Jyjy (---.---.152.187) 7 mai 2006 22:37

                                        C’est effectivement une instolérable désinformation que d’utiliser abusivement de l’appellation « clearstream », de nous matraquer avec, pour « tartiner » sur des basses œuvres d’un tripode bancal et pitoyable Chirac - Galouzeau - Shark’O Zy ! Au détriment de l’enquête de Denis Robert ! Du même ordre où en est « l’appel de Genève » que ce soit en France, en Suisse, en Italie, en Espagne... ? « Pas tous pourris mais tous complices. » Denis Robert (« Pendant les affaires, les affaires continuent... »)


                                        • fraga (---.---.94.88) 8 mai 2006 08:06

                                          L’affaire Clearstream n’intéresse pas le français moyen, trop compliquée trop lointaine et pour certains une évidence. Il est clair (sans jeu de mots) et depuis longtemps que des groupes puissants manipulent les intérêts du monde alors que les petits citoyens manifestent contre des moulins à vent comme le CPE ou les retraites etc.. Nos dirigeants eux-mêmes ne font rien pour élargir notre vision du monde. Pensez-vous que les socialistes dans leur programme vont faire référence à ces problèmes ? bien sûr que non, restons dans notre hexagone, notre petit cirque à nous. C’est plus rigolo d’avoir la peau de Villepin (qui le mérite bien) que de montrer que toute politique intérieure échappe en grande partie à nos élus ! Mais à quoi serviraient-ils s’ils l’avouaient ?


                                          • (---.---.190.80) 8 mai 2006 08:58

                                            « L’affaire Clearstream n’intéresse pas le français moyen... »

                                            Très juste, fraga.

                                            Et je me rends compte d’un rôle, implicite et complémentaire d’AgoraVox : un thermomètre qui indique l’impact d’un événement ou d’une situation sur l’opinion publique, et le niveau de ce sujet au rang de ses préoccupations.

                                            Avant la présente intervention, le compteur indique « 25 » depuis le 5 mai. C’est vraiment très faible, comme « température »...


                                            • Jojo (---.---.192.127) 8 mai 2006 09:30

                                              Il y a déjà eu un autre forum là dessus. Il n’y a pas une mais deux affaires Clearstream. C’est sûr que c’est un peu compliqué, entre le banchiement d’argent sale, la préservation du droit du Luxembourg à servir de lessiveuse tout en faisant partie de l’UE (ce qui lui vaut d’avoir le + grand sinon un des plus grands revenus par tête de pipe de la planète tout en ne produisant rien), les essais pathétiques de Chiraq de plomber Sarkozy via Villepin tout en noyant celà dans une soupe hilarante, les fichiers Clearstream bidonnés où le nom de Sarkozy n’apparait JAMAIS sinon sous la forme des pseudos Bocsa et Paul de Nagy, pseudos que le nain s’est auto-attribués pour porter plainte et faire un retour de manivelle...

                                              Bidonnant.


                                              • goc (---.---.49.98) 8 mai 2006 13:48

                                                pour moi, il n’y a pas deux affaires, mais trois ! les deux premieres sont evoqué ici-meme, quand a la troisieme, si elle est moins importante que l’existance de la grande lessiveuse, est largement plus importante que l’autre

                                                c’est le principe meme de l’enquete et son resultat : d’abord, je ne vois ou est le mal de faire une enquete sur un futur presidentiable, bien au contraire, je ne saurais trop remercier le premier ministre de se renseigner sur l’honorabilité de sarko et d’autres (peut-etre) futurs candidats comme dsk ou chevenement

                                                et puis surtout, si les comptes existent vraiment, alors le vrai scandale serait bien là, et meme il irait jusqu’a la source meme du financement, que ce soit des fregates ou des agences occultes, souvent controlées par la cia, payant tres cher des pseudos conferences (je rappel que la premiere chose qu’a fait sarko, une fois elu president de l’UMP, est d’aller preter allegeance a washington et a tel-aviv)

                                                si Denis Robert precise qu’il n’a pas vu de compte au nom d’hommes politiques, il n’a jamais dit que ces memes hommes politiques n’ont pas de comptes (par prete-nom interposé par exemple), et on comprend sa « prudence »

                                                bref, visiblement « on » pratique la strategie de l’ecran de fumée, strategie reprise curieusement par les medias, dont le model devient de plus en plus FoxNews


                                                • Jean M. (---.---.151.9) 8 mai 2006 15:16

                                                  « si Denis Robert precise qu’il n’a pas vu de compte au nom d’hommes politiques, il n’a jamais dit que ces memes hommes politiques n’ont pas de comptes (par prete-nom interposé par exemple), et on comprend sa »prudence«  »

                                                  Il n’est pas possible pour un particulier d’ouvrir un compte chez Clearstream ou Euroclear. Si vous ne me croyez pas, appelez-les et essayez... !


                                                • (---.---.47.135) 9 mai 2006 00:49

                                                  pour repondre a Jean M. qui a dit : « Il n’est pas possible pour un particulier d’ouvrir un compte chez Clearstream ou Euroclear. Si vous ne me croyez pas, appelez-les et essayez... ! »

                                                  soyons serieux, vous pensez que sarkozy (qui est avocat de formation, puis ministre delegué du budget, et enfin ministre des finances, et dont le frere est chef d’entreprise et dirigeant du MEDEF) est incapable de faire un montage, via des societes ecrans dans des paradis fiscaux ??? et dsk ?? celui qui a reussi a piquer du fric a la MNEF, vous croyez qu’il est incapable d’avoir un compte via un montage tordu ??

                                                  et puis faire croire que sarko ne peut pas ouvrir un compte alors que la mafia et certains groupuscules terroristes utilisent clearstream pour blanchir de l’argent mais bon, peut etre que les terroristes sont constitué en société (anonyme)

                                                  soit vous etes naifs, soit vous prenez les gens pour des neuneus


                                                • Jean M. (---.---.179.123) 9 mai 2006 10:15

                                                  Le nombre de comptes dans ces banques de banques se comptent en milliers. Les procédures d’ouverture de compte sont autrement plus complexes que dans votre banque « grand public » et nécessite aussi une infrastructure administrative, légale, informatique. Bonne chance pour essayer de faire passer votre société écran pour une banque ou la filiale financière d’un groupe ayant pignon sur rue, comme, par exemple General Motors ou Renault ou Air Liquide.

                                                  Et pourquoi est-ce Mr Sarkozy essaierait d’ouvrir un compte chez Clearstream via des « sociétés-écrans » comme vous l’envisagez, alors qu’il est bien plus facile d’ouvrir un compte numéroté (via une « société-écran » si vous voulez ) dans quelques banque de paradis fiscaux (ou il y a des dizaines de millions de comptes) , de venir faire discrètement déposer l’argent en cash (pas possible chez Clearstream/Euroclear), puis de faire transiter l’argent de pays en pays en toute discrétion. Et si un jour il y avait enquête, vous pouvez être sur qu’elle durerait des lustres, vu les obstacles juridiques et autres. Les chambres de compensation traitent des operations sur titres, et dénouent des transactions entre banques internationales.

                                                  Non, essayer d’utiliser Clearstream, comme particulier, pour faire des opérations douteuses est un scénario délirant. Et c’est pour ca qu’il y a bien deux affaires, comme le souligne l’article.

                                                  La première, la « vraie » affaire Clearstream a été enterrée magistralement par la justice luxembourgeoise. On n’en apprendra sans doute plus rien, malgré tous les efforts de D. Robert.

                                                  La deuxième est presqu’un vaudeville. Elle concerne cette falsification de liste de comptes, dans un contexte de politique franco-française. Quand on connait un peu la machinerie financière (j’ai travaillé 6 ans dans l’informatique d’une chambre de compensation), le lien avec la première affaire relève du grotesque.


                                                • Jean M. (---.---.235.248) 9 mai 2006 18:53

                                                  voici les conditions pour devenir client chez Euroclear. Les conditions sont sans doute similaires chez Clearstream.

                                                  Le comité d’admission d’Euroclear Bank (Euroclear Bank Admission Committee) examine les demandes de participation provenant d’institutions financières. Le comité d’admission prend en considération, entre autres, les critères suivants :

                                                  * Ressources financières : le candidat doit démontrer sa capacité à maintenir une assise financière appropriée à l’usage qu’il entend faire des services Euroclear.

                                                  * Capacités opérationnelles et techniques : un candidat doit apporter la preuve qu’il dispose, d’une part, des ressources humaines capables de gérer efficacement l’utilisation du Système Euroclear au sein de son organisation et, d’autre part, des facilités adéquates - infrastructure technologique, systèmes de communication, comptabilité, archivage et procédures - en vue de répondre aux exigences opérationnelles du système.

                                                  * Besoin réel pour les services Euroclear : le candidat doit montrer qu’il s’attend à tirer un bénéfice matériel de l’accès direct à Euroclear et à générer un volume de dépôts ou de transactions suffisant pour justifier son admission.

                                                  * Réputation sur le marché : le candidat doit avoir une bonne réputation sur le marché ; son statut juridique pourra être pris en considération pour évaluer sa réputation.

                                                  * Programme de lutte contre le blanchiment d’argent : un candidat doit apporter la preuve qu’il dispose d’un programme adéquat de lutte contre le blanchiment d’argent répondant à la législation locale sur la prévention et la détection du blanchiment d’argent et qu’il a établi des procédures d’identification, de contrôle et de signalement suffisantes.


                                                • Benefactor (---.---.104.121) 26 juin 2006 22:16

                                                  Ca fait du bien de lire des threads intelligent... Merci !


                                                • olivier (---.---.226.239) 8 mai 2006 16:42

                                                  L’argument qui dit que l’histoire Villepin sert à cacher le vrai probleme Clearstream ne me convaint pas. J’avais vu le reportage de Denis Robert dans lundi investigation sur Canal+ lors de sa premiere diffusion et j’avais été sidéré à l’époque. Seulement force est de constater que cette histoire était enterrée depuis belle lurette. Seul le Canard enchainé en avait parlé il me semble. En fait je pense que ca ne sert pas tant que ca Clearstream que son nom revienne meme pour une affaire moindre. Faire parler d’eux quelque soit le sujet ca les dessert de toute facon. Les juges vont fouiller, les gens qui se posent des questions, se poseront des questions. Bref Clearstream n’a pas d’interet a ce qu’on parle d’elle, peu importe le contexte. Ca a plutot l’air de servir ceux qui veulent descendre De Villepin de son trone.

                                                  Ceci dit bon article car il est vrai que l’affaire Villepin c’est comme la grippe aviaire : un moyen de vendre du papier et des ecrans de pubs ... Le fond du probleme comme ca deja ete dit dans les commentaires precedents, c’est justement les medias qui font leur choux gras avec n’importe quoi pourvu que ca ne nuise pas au systeme ni aux annonceurs. La solution est surement d’eduquer les consommateurs de medias que nous sommes. Car in fine si TF1 parle de sujets peu important dans son journal, c’est parce que l’audience suit. Si France2 (par exemple) pouvait detroner le JT TF1 en terme d’audience simplement en informant les telespectateurs correctement, il y a fort a parier qu’il le ferait.


                                                  • musil (---.---.28.94) 8 mai 2006 19:31

                                                    Basta, il faudrait mieux vous informer....Je travaille depuis un mois sur l’enquête de Denis Robert(la retraite donne du temps..), en recoupant toutes les sources et je dois admettre que je ne vois que des éloges à adresser à ce journaliste d’investigation(un vrai !)pour sa pugnacité et son courage. Au début de ma recherche, je suis tombé des nues, puis tout est devenu plausible, surtout quand on se réfère au rapport parlementaire Peillon/Montebourg et quand on se rappelle les innombrables affaires où de grandes banques ont joué un rôle plus que trouble depuis surtout une vingtaine d’années. La question pour moi énigmatique est celle-ci : comment Canal + ,qui n’est pas sans liens financiers importants,a-t-il pu prendre le risque d’une enquête aussi sensible ? Qui aurait un début de réponse ? Merci . Ce dossier est d’une importance extrême et il faut le relancer régulièrement sur Agoravox...pour que cela touche d’autres sphères journalistiques et pour ne pas laisser Denis combattre dangereusement seul !!!

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