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Accueil du site > Actualités > Politique > L’Argentine prouve qu’il y a une vie après la « mondialisation (...)

L’Argentine prouve qu’il y a une vie après la « mondialisation inévitable »

Le vent de l'Histoire tourne : L'Argentine prouve qu'il y a une vie après la "mondialisation inévitable" et que l'avenir n'est pas dans la destruction des États.

Le gouvernement argentin vient de décider, ce 16 avril 2012, d’exproprier le groupe espagnol Repsol de sa participation dans la compagnie pétrolière argentine YPF, qui est donc renationalisée.

Cette nouvelle décision fait grimper aux rideaux le gouvernement de Madrid qui y dénonce une attaque contre les « intérêts espagnols ». Mais elle s’inscrit en réalité dans une politique de longue haleine, mise en œuvre depuis dix ans par le président de la République Nestor Kirchner puis par sa femme qui lui a succédé à ce poste.

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L’actuelle présidente argentine Cristina Kirchner

Cette politique « néo-péroniste » est approuvée par une très grande majorité du peuple argentin : elle consiste à rendre à la République argentine sa souveraineté et son indépendance nationales, et sa capacité à assurer la justice sociale entre ses habitants. Ses succès sont remarquables.

RAPPEL DE L’HISTOIRE RÉCENTE DE L’ARGENTINE

Tout au long des années 90, l’Argentine avait appliqué, sous la présidence de Carlos Menem et à la demande du FMI, une politique ultra-libérale de privatisation à outrance de toute son économie.

Cette politique fut assez comparable à celle dont sont actuellement affligés la France et les pays de l’Union européenne, sous les exigences du même FMI et de la Commission européenne. Dans l’Argentine des années 1990, comme dans la France des années 2000-2010, les médias et les politiciens ne cessaient d’expliquer au peuple argentin qu’il était nul, et que son salut collectif ne viendrait que des « réformes indispensables » consistant à vendre à des groupes privés étrangers tout ce qui appartenait au peuple argentin.

Cette ultra-libéralisation de l’économie argentine a certes provoqué l’enrichissement d’une partie de la population pendant quelques années, et surtout une débauche de consommation.

Mais elle a aussi et surtout entraîné une autre partie de la population dans la pauvreté (environ 20% de chômeurs officiels vers 1998) , avant de provoquer une hyper-inflation et une crise économique et financière de très grande ampleur à la fin des années 1990 et au début des années 2000.

La crise économique et financière culmina en 2001 et conduisit à des décisions historiques : le 6 janvier 2002, le nouveau gouvernement du président Eduardo Duhalde procédait à un gel total des avoirs bancaires et à une dévaluation officielle du peso de 28 % par rapport au dollar. La monnaie argentine continua à baisser très rapidement ensuite, jusqu’à perdre près de 50% face au dollar.

Après avoir mis en place un plan économique très volontariste, le président Duhalde convoqua des élections présidentielles anticipées en avril 2003. Ce fut le candidat péroniste de centre gauche Nestor Kirchner qui fut élu, sur un programme de restauration de l’État et de la souveraineté nationale argentine sur son économie.

Nestor Kirchner a été président de la République argentine de 2003 à 2007. Son bilan est historique :

a) envoyant balader les banquiers, il a « renégocié » la dette du pays en 2005 d’une façon expéditive : il a purement et simplement refusé le remboursement de trois quarts des 100 milliards de dollars de dette extérieure !

b) faisant un bras d’honneur au dogme de l’ultra-libéralisme et de la prétendue « mondialisation inévitable », il a :
- gelé les tarifs de l’énergie et des transports,
- taxé très fortement les importations,
- relancé l’activité économique (+ 50 % en cinq ans !) en la soutenant de façon keynésienne par les dépenses publiques,
- provoqué une forte hausse des salaires,
- et engagé un programme tenace de réappropriation par le peuple argentin des grands services publics du pays qui avaient été bradés à des intérêts privés américains ou européens à la demande du FMI :

- novembre 2003 : Renationalisation de la Poste argentine, qui avait été privatisée en 1997.

- janvier 2004 : Renationalisation de la concession de l’espace radioélectrique national, qui avait été attribué au groupe français Thales Spectrum, filiale de Thales (ex-Thomson) en 1997.

- mars 2006 : Renationalisation de la distribution de l’eau potable qui avait été attribuée au groupe français Suez en 1993.

- mars 2007 : Renationalisation du Chantier naval Darsena Norte, privatisé en 1999. Les employés reçoivent 10% des actions, le reste étant contrôlé par l’Etat.

C’est sa propre épouse, Cristina Kirchner qui lui a succédé au poste de présidente de la République le 10 décembre 2007. Réélue il y a quelques mois, en octobre 2011, elle a continué l’impressionnante œuvre libératrice de son mari :

- novembre 2008 : Renationalisation du système de retraites, qui avaient été privatisées en 1994.

- décembre 2008 : Renationalisation des compagnies aériennes Aerolineas Argentinas et Austral, privatisées et acquises en 1990 par la compagnie espagnole Iberia, puis en 2001 par le groupe espagnol Marsans.

- et enfin, ce 16 avril 2012 : Renationalisation majoritaire (à 51%) de la compagnie pétrolière YPF, qui avait été privatisée et cédée à l’Espagnol Repsol en 1992.

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Le président argentin Nestor Kirchner (aujourd’hui décédé) avec le président bolivien Evo Morales (à gauche) et le président vénézuélien Hugo Chavez (à droite)

CONCLUSION

Tout comme les cas islandais ou vénézuélien, la politique économique, financière, sociale et industrielle menée en Argentine depuis 10 ans est soigneusement censurée dans nos médias asservis à l’oligarchie financière et industrielle euro-atlantiste.

Cette censure s’explique : tout ce qu’a décidé le gouvernement de Buenos Aires, avec le soutien massif de sa population, prouve que les dogmes de l’ultra-libéralisme et de la « mondialisation inévitable » sont des mensonges et des politiques insanes, sur lesquelles un peuple peut – et doit – parfaitement revenir.

Après avoir failli être détruite par les tenants de la privatisation de la planète au profit d’une infime minorité, l’Argentine est la preuve vivante que l’avenir n’est pas dans la destruction des États, mais dans leur résurrection.

Je me permets au passage de voir, dans la politique de renaissance argentine, des points de ressemblance frappants avec le programme de renationalisation des services publics essentiels que j’avais présenté le 3 décembre dernier.

Ce n’est pas parce qu’une censure médiatique absolue m’a empêché de soumettre ce programme présidentiel libérateur au vote des Français qu’il a perdu de son intérêt et de sa pertinence. Bien au contraire, l’exemple argentin montre qu’il est plus actuel que jamais et que l’histoire finira, tôt ou tard, par lui donner raison.

Source : http://www.romandie.com/news/n/_L_expropriation_d_YPF_la_derniere_d_une_longue_serie_en_Argentine82160420122352.asp

A lire également sur le site de l'UPR : http://www.u-p-r.fr/actualite/monde/largentine-prouve-quil-y-a-une-vie-apres-la-mondialisation-inevitable


Moyenne des avis sur cet article :  4.77/5   (188 votes)




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134 réactions à cet article    


  • Mmarvinbear Mmarvinbear 17 avril 2012 17:45

    Pourquoi vous ne parlez pas des chiffres du chômage argentin qui sont soigneusement maquillés ? De l’inflation qui est en train de ruiner les ménages argentins et dont les chiffres sont eux-aussi truqués ?

    La présidence argentine fait la même erreur que les péronistes passés. Ils sacrifient leur économie sur le long terme au bénéfice immédiat de la popularité électorale.

    La seule inconnue est de savoir quand le Peso argentin va à nouveau décrocher, sans que rien ne puisse arrêter la chute cette fois.

    Au fait, combien de présentations vous avez eu ? Je suis curieux de le savoir.


    • Blé 17 avril 2012 18:56

      je cite :

      « Ils sacrifient leur économie sur le long terme au bénéfice immédiat de la popularité électorale ».

      La politique de Sarko a sacrifié notre économie à long terme (baisse de crédit dans la recherche quand celle-ci est justement une recherche à long terme, casse de l’instruction public, casse des centres de formations publiques, etc..., etc... au bénéfice immédiat de sociétés privés.

      Pas la peine d’aller en Argentine pour comprendre ce que le peuple a vécu, tous les jours, des français ne mangent plus à leur faim, des enfants sont mal soignés grâce aux franchises de la sécu à l’ augmentation des médicaments, beaucoup ne se chauffent plus à cause du prix des énergies, etc... .


    • Terry31 17 avril 2012 19:01

      Et bien, ça n’est en tout cas pas pire que ce qui se passe en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Irlande, en Italie, en Grande-Bretagne, aux USA et d’autres pays où l’on sacrifie des millions d’emplois sur l’autel du libre-échange.


    • emphyrio 17 avril 2012 19:13

      Ce n’est pas un secret. François Asselineau a eu quatre représentations quand 250 militants ont pendant deux mois payé de leur personnes pour aller à la rencontre des maires. Il avait obtenu près de 200 promesses de signatures qui se sont évaporées lorsque de nombreux maires ont argué qu’ils n’avait aucune couverture médiatique. A par ça nous vivons dans une saine démocratie...

      "La seule inconnue est de savoir quand le Peso argentin va à nouveau décrocher, sans que rien ne puisse arrêter la chute cette fois."
      Le spécialiste de l’économie argentine nous fera peut-être aussi un pronostic éclairé sur l’Euro ?


    • Emmanuel Aguéra LeManu 17 avril 2012 19:31

      Il aurait été bon que vous nous renseignassiez sur la décennie d’extrème miséritude que vient de traverser et que traversent encore la grande majorité - MAJORITE - du peuple argentin. Cette crise majeure, omerta dans les média, evidemment... Le film de Fernando Solanas, « la dignitad de los nadies » raconte des choses un peu moins déconnectées sur la situation argentine. Voyez plutôt.


    • colza 17 avril 2012 19:39

      Effectivement, tout n’est pas rose en Argentine. Mais est-ce que cela l’est en Europe, notamment en Grèce, en Espagne, en Italie, en Irlande et prochainement en France.
      Les Argentins ont repris leur liberté, leur libre-arbitre, leur liberté et ils ont bien raison.
      Il vaut mieux être pauvre et libre que pauvre sous la férule d’une troïka non élue et anti démocratique.
      Vous dites qu’ils sacrifient leur économie sur le long terme au bénéfice immédiat de la popularité électorale. Que croyez vous que nous faisons au nom de l’économie libérale court-termiste ?


    • Justice larévolté Justice larévolté 17 avril 2012 19:43

      Je conseille à Mmarvinbear l’excellent documentaire de Fernando Solanas « Mémoires d’un saccage » et celui de Denis Robert « clearstream expliqué à un ouvrier de Daewoo »


    • wesson wesson 17 avril 2012 22:52
      Bonsoir mmarvin, 

      té, 
      le « sympathisant socialiste » qui chie sur la vrai gauche...

      comment dire, c’est pas étonnant !

    • boris boris 17 avril 2012 22:55

      Ce n’est pas compliqué et c’est ce que va faire JL Mélenchon, appliquer la méthode de Christina Kirchner présidente de l’Argentine.

      Depuis 9ans que cette pétillante brune à pris le pouvoir en Argentine, le taux de croissance du pays est de 7% par an, excusez du peu !

      Elle a fait un bras d’honneur au FMI, n’a pas remboursé la dette et elle a nationalisé les grandes entreprises de son pays, le crise l’Argentine elle ne connait pas.

      Les oligarques lui ont coupé les vivres mais elle s’en fout et elle s’est fait réélire avec gloire.

      La France est la deuxième puissance économique de l’Europe, alors quand on va aller dire aux financiers de wall street et de la city qu’il va y avoir comme une couille dans le potage, plus d’un vont bédoler dans leurs frusques.


    • Thalos 18 avril 2012 00:57

      Même pas fichus de chercher un minimum d’infos :

      Immigration en Argentine
      http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/ARG/fr/SM.POP.NETM.html
      Parti au pouvoir
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_justicialiste

      Mouvement Nationaliste , Démocrate et Chrétien.
      Comme Mélenchon donc ?

      Pour info :
      http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?codeTheme=1&codeStat=SM.POP.NETM&codePays=FRA&codeTheme2=1&codeStat2=x&langue=fr


    • Thalos 18 avril 2012 01:04

      Mais ces infos mises à part, encore une fois,
      Comme certains l’ont souligné, tout n’est pas tout roses aux Pays des Socialistes
      d’Amerique du Sud....

      de bons reportages à voir sur ces pays mal connus de par chez nous :
      Les docus de Diego Bunuel :
      http://www.youtube.com/watch?v=7XcbXQtcyRQ


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 18 avril 2012 01:13

      Wow. Moins 28. Je me croirais sur un article onze-septembriste...

      Bon, de toute façon, 4 ou 200, c’est du pareil au même, ça fait pas 500.

      Purée, même Dédé l’abeille a eu plus de succès.

      ÇA vous plombe pas un peu le moral ?


    • lsga lsga 18 avril 2012 02:55

      @thales


      t’as les yeux rivés sur les chiffres de l’Immigration,
      Or, le Vénézuela est encore un pays d’Émigration... 

      Et vous allez voir que ça va pas tarder pour la France... 
      A tellement vouloir virer les clandés, c’est le français eux-mêmes que vous allez finir par faire partir.


      Concernant Chavez, il appelle à l’Union de tous les gouvernements Socialistes Sud Américains. Il travaille en étroite collaboration avec toute la Gauche du continent. Il est en conflit à la vie à la mort avec l’ensemble des représentants des T-Parties que Marion Anne Perrine Lepen a voulu rencontrer aux USA.

      Soit dit au passage, les communistes sont Patriotes : Ils représentaient 80% des résistants. 
      Au Front National, quand un des fondateurs meurt, vous lui crachez à la figure et n’osez même pas commémorer sa mort, car vous voulez à tout prix faire oublier votre passé NEO-NAZI :

      Ce n’est pas de l’Histoire ancienne, c une nouvelle toute fraiche. 

      Chavez fait partie de ceux qui se sont battus contre l’emprise du fascisme en Amérique Du Sud,
      Le Front National est un parti dont le logo lui-même a été pris au parti Fasciste Italien MSI :

      Si ton modèle c’est Chavez, vote à Gauche. 


    • davideduardo davideduardo 18 avril 2012 05:44

      Pour que melenchon fasse exactement comme les kirchner, il faudrait deja qu il décide de sortir de l´euro de la meme maniere que l argentine est sortit de la zone dollar en 2000-2001.


      En effet, avant 2000, l argentine avait les memes problemes que la grece actuellement ou que la france (certe a une moindre échelle), la monnaie était acouplé au dollar et était beaucoup trop forte pour son économie : les entreprises délocalisaient au brésil, les touristes étrangers préferaient d autres destinations....

      Donc, qu il sorte d abord de l euro, melenchon.

    • lsga lsga 18 avril 2012 10:58

      devideduardo :


      L’argentine n’était pas en phase de devenir la première économie de la zone Dollar. 

      C’est le cas de la France. La France va devenir la première puissance économique européenne. 

      Nous allons donc prendre le contrôle de la zone Euro, et faire de l’Euro une monnaie Socialiste. Je suis sûr que si les socialistes sud américains avaient pu, ils n’auraient pas hésiter à prendre le contrôle du Dollar. 


      D’ailleurs, Chavez a mis en place une monnaie commune pour l’Alba :

       

    • diogene 18 avril 2012 11:55

      @mmarvinbear

      Pourquoi vous ne parlez pas des chiffres du chômage US, Anglais, espagnol, etc... qui sont, eux aussi, soigneusement maquillés ? De l’inflation qui s’annonce grandiose et se prépare à ruiner les ménages européens et américains du nord et dont les chiffres du chômage sont eux-aussi truqués ?

      La gestion financière du monde a sacrifié toutes les économies sur le long terme au bénéfice de profits immédiats qui, maintenant que la chasse d’eau est tirée , entraine les peuples et les nations dans le grand tourbillon de la cuvette des chiottes.

      La seule inconnue est de savoir quand le système va s’effondrer, sans que rien ne puisse arrêter la révolution globale qui se prépare.

      Que cette révolution se fasse dans le calme ou la violence, là se trouve la question. En attendant regardez-les s’agiter, ces financiers, politiques et merdias officiels. Ils tentent de sauver les apparences. La ruche est en pleine déconfiture, ça buzz de partout et vous vous venez nous dégueuler votre peur du changement.

      C’est quoi votre idée ? qu’avez-vous à défendre ? votre assurance-vie ? vos sicavs ?

      .


    • jocegaly 18 avril 2012 13:07

      A charge de revanche, il ne serait pas mauvais dans votre cas de compléter vos informations, glanées sans doute dans une certaine presse :
      - pour l’argentine, c’est là : http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/argentine_et_fmi/index.html
      - pour le processus de « mondialisation » entamé et mis en oeuvre depuis un demi siècle c’est là :
      http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/strategie_du_choc/index.html

      ... et pour quelques illustrations et développements, c’est là : http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/strategie_du_choc_et_crises/in dex.html

      Pour conclure (car tout raisonnement peut raisonnablement proposer une conclusion ou hypothèse d’action) seul Mélenchon a compris cela en proposant un projet cohérent avec le diagnostic qui découle de ces ensembles de faits et d’observations dans chacun de ses meetings ou interviews où il tient la dragée haute aux journalistes et économistes d’opérette (comme ce Lenglet) ...
      Mon vote - cette présidentielle est cruciale - découlera de ces observations.

      Ah, j’allais oublier : le résultat de cette présidentielle nous engagera dans une voie : celle que SKZy aurait menée, et celle que Hollande mèrera sans doute (plus aucun doute possible avec son désir de rester dans l’OTAN, et avec ses actions antérieres : caution au TCE de 2005 (CONTRE LE CHOIX DES FRANCAIS) caution solidaire à l’UMP au Lisbonne (sans que les français aient eu leur mot à dire... En 2016, le MARCHE TRANSATLANTIQUE apportera un point d’orgue à cette longue entreprise qui tente en ce moment de mettre les pays d’Europe à genoux : http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/marche_transatlantique__le_grand____/index.html

      Que sur-Vive la France...
      et courage, Jean Luc Mélenchon !!! Vous êtes en position d’être notre ultime recours !


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 18 avril 2012 13:20

      "Pourquoi vous ne parlez pas des chiffres du chômage US, Anglais, espagnol, etc... qui sont, eux aussi, soigneusement maquillés ? De l’inflation qui s’annonce grandiose et se prépare à ruiner les ménages européens et américains du nord et dont les chiffres du chômage sont eux-aussi truqués ?

      "
      Parce que le sujet du jour est l’Argentine et le panégyrique qui en est dressé par un gars qui s’est fait ratatiner par une abeille.

      On vous a jamais appris à l’école qu’un hors-sujet, c’était zéro d’office ?


    • Répiblicaine 18 avril 2012 14:15

      Toujours le même bourrage de crânes transmis par nos médias bien-pensants et autres libéraux.

      En Argentine en 1995, le chômage était de 18,80% en 2011, il était de 7,2%

      En France, il est à 10,2%

      Espagne : 23,30%

      Grèce : 22%

      Portugal : 14%

      Italie : 9,2%

      Chypre : 9,6%

      Belgique 7,4% Source

      Son PIB a augmenté de 23,98% en comparaison celui de la Chine (donnée en exemple par les libéraux) a augmenté de 21,64%. Source

      Il y en a pour qui tout doit rester figé et qui pensent qu’avec un claquement de doigts les choses peuvent changer. Ce n’est pas si simple. Il faut laisser du temps au temps et toujours essayer de croiser plusieurs infos. Sinon on tombe dans ce piège ici 


    • diogene 18 avril 2012 15:02

      on ne vous a jamais appris, à l’école ou ailleurs, que pour juger une politique il fallait mettre les choses dans leur contexte ?
      En l’occurrence, il faut comparer la politique menée en argentine avec celles qu’implicitement vous posez en comparaison.
      Le choix c’est soit de poursuivre dans la voie libérale imposée par les organes des tenants du tout marché privé, soit d’en prendre le contrepied en récupérant le bien commun pour le remettre aux citoyens.

      Les politiques imposées aux argentins ont mené ce pays à la ruine.
      Celles qui sont appliquées aujourd’hui ne pourront certainement pas le faire plonger plus bas.
      Même le plus long voyage comme par un pas, selon le dicton.
      L’argentine en est au début de son voyage de reconquête du bien commun.
      Quand aux politiques du FMI et consorts, je dirais que l’échec est en soi une démonstration suffisante....


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 18 avril 2012 15:53

      Sans donner de valeur plus précise, annoncer une progression du PIB de 23 % n’a aucun sens. L’ URSS annonçait des progressions de 300 % quand les usines sortaient 300 paires de chaussures au lieu de 30.

      Le chomage argentin est estimé, avec les corrections et les précautions d’usage, à 9 %. Ce n’est guère différent d’ici.

      Par contre, près de 25 % des argentins vivent au niveau du seuil de pauvreté.

      L’inflation officielle est de 9 % par an. Les banques et les instituts indépendants l’estiment en réalité à près de 20 %. Les syndicats argentins sont souvent dans la rue pour réclamer des hausses de salaire. Curieux, si l’Argentine est le petit paradis chaviste annoncé.

      L’économie argentine souffre aussi du manque d’investissement étranger. Les annonceurs européens et américains ne se pressent pas à Buenos Aires, sachant qu’ils peuvent perdre leurs billes suite à un crash ou une expropriation.

      L’ Argentine a renationalisé une grosse raffinerie sans prendre le temps d’avertir le propriétaire ni même l’indemniser.

      On n’appelle pas ça du vol ? Evidemment, cela fait bien sur un petit livre rouge. Mais j’aimerai vous voir quand un ami a vous viendra chez vous et vous prendre votre télé ou votre lit au motif que le bois a été coupé sur son terrain.

      Je suis curieux de voir votre réaction.


    • musashi 18 avril 2012 16:31

      @Répiblicaine

      A combien est le chômage au Brésil et en Chine ?


    • mac 18 avril 2012 16:43

      @Mmarvinbear
      25% des argentins sous le seuil de pauvreté et déjà combien aux USA, si on prend les vrais statistiques, pas celles publiées par les médias aux mains des financiers ?

      Inflation galopante en argentine et chez nous ? Nourriture, énergie, immobilier tout a été presque multiplié par deux en dix ans mis à part le salaire médian qui fait quasiment du sur place. C’est sûr qu’en sur-pondérant les écrans plats made in China et le prix des ordinateurs pentium I tout en virant des statistiques nourriture, immobilier, énergie et tout ce qui dérange, on peut faire croire un certain temps à une inflation de 1,5% mais il semblerait que la plupart de nos compatriotes soient en train de découvrir la supercherie à leurs dépens.

      Renationnaliser un compagnie pétrolière sans en avertir les propriétaires ce serait du vol ?

      Et vendre des entreprises publiques rentables jusqu’aux autoroutes, parfois pour une somme symbolique, sans s’embarrasser de l’accord du peuple, vous appelez ça comment ?


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 18 avril 2012 20:12

      25% des argentins sous le seuil de pauvreté et déjà combien aux USA, si on prend les vrais statistiques, pas celles publiées par les médias aux mains des financiers ? : Depuis les années 70, le taux varie entre 12 et 16 % de la population.

      Inflation galopante en argentine et chez nous ? Nourriture, énergie, immobilier tout a été presque multiplié par deux en dix ans mis à part le salaire médian qui fait quasiment du sur place. : Faux. Sur les 10 dernières années, l’inflation a été de 12 % à peu près, à comparer aux 20 % annuels en Argentine. Avec des variations. Le carburant et les loyers ont eux plombé la note.

      Renationnaliser un compagnie pétrolière sans en avertir les propriétaires ce serait du vol ? Et vendre des entreprises publiques rentables jusqu’aux autoroutes, parfois pour une somme symbolique, sans s’embarrasser de l’accord du peuple, vous appelez ça comment ?  : de la politique. Oubliez-vous que les élus ont annoncé leur programme de privatisation ? les citoyens ont voté en connaissance de cause. Il ne faut pas l’oublier : ils sont les premiers responsables des choix faits en leur nom.


    • Mmarvinbear Mmarvinbear 18 avril 2012 20:13

      "

      Bonsoir mmarvin, 

      té, 
      le « sympathisant socialiste » qui chie sur la vrai gauche...

      comment dire, c’est pas étonnant !"

      parce qu’une méluche bien pote avec Buisson, c’est la vraie Gôche peut-être ?


    • mac 18 avril 2012 22:21

      @ Mmarvinbear

      D’où sortez-vous vos chiffres, de la pravda officielle néolibérale ?
      Inflation de 12%, ben voyons, avec des variations comme vous dites... sur les besoins primaires (logement, énergie, baguette de pain...) , un détail quoi !
       Le problème c’est que le détail représente la plus grosse part du budget d’une famille modeste ou moyenne inférieure.

      Pour les privatisations, ils avaient annoncé la couleur ou ils nous ont fait vendre les bijoux de famille après avoir volontairement endettés le pays pour nous obliger à le faire ?
      Franchement, les socialistes ont-ils annoncé la couleur lorsqu’ils sont allés signer des traités européens favorisant certaines privatisations des transports et de l’énergie ? Quant à la droite, soi disant bonne gestionnaire, elle a creusé la dette du pays comme jamais.

      Bref vous me semblez d’une mauvaise foi (ou d’un cynisme ?) sans borne

      Effectivement l’Argentine ne va pas encore super bien mais dans quel état était-elle en 2002 ?


    • taktak 19 avril 2012 12:06

      Euh c’est un peu rapide de dire que Mélenchon est le seul. C’est déjà oublier que le FdG est un attelage divers, et oublier ceux qui sont en dehors, y compris en dehors de la gauche.

      Sur la question de la machine de guerre européenne et des nationalisations Dupont Aignant a aussi quelque point de convergence.

      Et sur la question de l’UE et de l’euro, je répète ce que j’ai dis à propos d’autres articles ou commentaires, Mélenchon n’est pas si clair (lui en tant que responsable politique), pas plus que le FdG. Avoir une grande gueule pour dire que la France tapera du point sur la table à Bruxelle pour négocier à la marge est une chose, obtenir le changement radical de l’UE pour en changer totalement la destination en est une autre. Croire que les capitalistes européens (pas seulement les allemands, Sarko continuera à être représenté à bruxelle sans aucun soucis par le reste de la clique) abandonneront leur main mise totale sur l’euro outil de « modération du cout salarial » et sur l’europe « outil de convergence des droits sociaux » et sur les règle de « liberté de l’espace européen » c’est faire preuve d’un optimisme confinant à la naiveté.

      Car la négociation entre la gauche plus rien et les autres gauches européenne (majoritaire alors) à déjà eu lieu à Nice. La négociation entre le grand homme Mitterand (modèle de Mélenchon qui refuse d’en faire une critique trop appuyée, tout comme vis à vis de Jospin) et Kohl a déjà eu lieu.
      Et si l’on affiche pas clairement que pour s’en sortir, on est pret à en sortir (de l’UE et de l’euro), on ne pourra que négocier comme d’habitude que des miettes. Aujourd’hui il faut tenir clairement le discours que l’application d’un projet politique de gauche ne peut se faire qu’en rendant sa pleine souveraineté au peuple français, et qu’il n’est pas négociable et préalable à une quelconque négociation européenne.
      Et je retourne l’argument, la France est un grand pays, on verra bien si le reste de l’europe suit sur ces bases. Il ne s’agit pas de négocier le vote des français sur des choses aussi essentielle que la souveraineté budgetaire ou monétaire, sur leur droit à disposer de service public, d’un droit du travail et le niveau du smic.


    • diogene 19 avril 2012 15:02

      @mmarvinbear

      Quel que soit la progression du pib argentin, il est évidemment plus sain qu’un gouvernement privilégie son peuple et non les requins de la finance.

      En europe, où jusqu’ici on a privilégié les requins, la croissance du pib est en chute libre et le bien commun est mis à sac.

      Si les argentins en sont là, aujourd’hui, c’est bien à cause de ces politiques de merde que lui ont fait subir tes idoles neo-machinchoses

      «  »« Le chomage argentin est estimé, avec les corrections et les précautions d’usage, à 9 %. Ce n’est guère différent d’ici. »«  »

      Ils étaient en faillite totale il y a 10 ans et tu ne vois pas l’évolution qu’il y a eu ?

      «  »« Par contre, près de 25 % des argentins vivent au niveau du seuil de pauvreté »«  »

      Tu devrais sortir un peu et regarder autour de toi. Pas la peine d’aller en argentine pour voir la misère qui progresse... Ballade toi dans Paris par exemple.

      En ce qui concerne l’inflation il va être temps de te préparer à la connaitre bientôt dans ton ptit coin d’paradis franchouillardo-bourge. Elle est encore cachée mais elle arrive vite...

      «  »" L’inflation officielle est de 9 % par an. Les banques et les instituts indépendants l’estiment en réalité à près de 20 %.«  »" Haaaa parce que tu prêtes encore foi dans le calcul des banques ? c’est beau un tel aveuglement.

      Bon, je pense avoir saisi que tu trembles pour ton assur-vie et tes éconocroques.

      pour le reste de ton post, je préfère ne pas répondre... je deviendrais grossier inutilement


    • marc 19 avril 2012 20:52

      L’ Argentine a renationalisé une grosse raffinerie sans prendre le temps d’avertir le propriétaire ni même l’indemniser.

      On n’appelle pas ça du vol ?

      Voler des voleurs, ce n’est pas voler, c’est reprendre sa propriété.


    • sinique sinique 22 avril 2012 06:11

      Tout à fait d’accord avec Diogene et je rajouterai que lorsqu’on a pris un coup de marteau sur la tête , ce n’est pas parce que vous retirez le marteau que vous n’avez plus mal à la tête !!! Alors un minimum de patience devant de telles réformes qui de toutes façons ont déjà amené de plus beaux fruits que le libéralisme ! En fait il n’y a que le chemin vers la ruine des nations dans lequel l’ultra libéralisme se montre imbattable ! .....


    • Tall 17 avril 2012 18:10

      Totalement d’accord avec le principe qui veut que les Etats doivent garder l’autorité suprême sur toute autre forme de puissance. Surtout lorsqu’il s’agit de démocraties.

      Et si en prime, on peut avoir une présidente aussi sexy ... où est le problème ?


      • Atlantis Atlantis 17 avril 2012 20:09

        d’arrêter de penser avec sa b*** ?

        et non, ce n’est pas une démocratie. du moment même où vous déléguez/abandonnez votre pouvoir ce n’est plus une démocratie.


      • devphil30 devphil30 18 avril 2012 06:17

        Franchement en France tant pour le contenu politique ou une présidente sexy on est loin de trouver notre bonheur.
        Même Melenchon travesti ne passerait pas aussi bien que la présidente de l’Argentine

        Philippe


      • diogene 18 avril 2012 12:03

        @atlantis

        La démocratie ? il y a une une tentative de vraie démocratie à athène vers -500... elle n’a pas duré longtemps.
        Depuis nous avons eu droit à des ersatz de démocratie... du canada-dry...
        Vous vous souvenez ? ça a la couleur, ça a le look.... mais ça n’en est pas...


      • Atlantis Atlantis 18 avril 2012 20:15

        @diogène : non c’est sûr elle a pas duré longtemps. a peine 200 piges, la même durée que notre « ripoublik » depuis la révolution française.

        ah mais vous avez mal fait vos devoirs maison au fait. parce qu’il y a eu bien d’autres. et justement la révolution française en a éradiqué une, en france. allez, je vous laisse chercher l’endroit : b******n.


      • Justice larévolté Justice larévolté 17 avril 2012 18:45

        Merci Monsieur Asselineau !

        Nous ne pouvons qu’espérer que d’autres pays fassent preuve de la même audace. Personnellement, je souhaite de tout coeur que vous obteniez votre sésame pour les prochaines présidentielles. Cordialement

        • ykpaiha ykpaiha 17 avril 2012 20:14

          et j’aime le titre du $ monde $
          « 

          Repsol YPF, dernière victime de l’interventionnisme de Buenos Aires »

          Par ailleurs on lit ussi

          ’The European Commission has warned that nationalizing YPF would be bad for the investment climate in Argentina,’

          De quoi passer ine conne soirée ...enfin ..et attendre notre tour.


        • cyrilcab cyrilcab 17 avril 2012 20:31

          « L’Argentine fait chuter Repsol en bourse »


          Pour une fois que c’est un pays qui fait chuter le cours d’une multinationale et pas l’inverse.... 
          Champagne !!! 
           smiley

        • manusan 17 avril 2012 19:04

          y a une autre solution plus « réglo » pour les nationalisations : laisser la bourse tomber à zero au prochain crack et acheter au prix du marché cad presque rien.


          • thepouet 17 avril 2012 23:19

            Comme Rothschild à l’occasion de la défaite française à Waterloo ?
            Ce dernier, qui avait appris la défaite de Napoléon avec 20h d’avance sur les autres,
            lança la rumeur « géniale » que Napoléon avait ... gagné !!!
            La bourse anglaise alors chuta chuta, Rothschild acheta acheta, puis lorsque la tempête se calma, il apparu que Rothschild avait tout racheté en Angleterre.  smiley

            Du beau travail d’enfoiré, Goldman Sachs n’a rien inventé !!

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