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Accueil du site > Actualités > Politique > L’auberge macrospagnole

L’auberge macrospagnole

« J’avoue que j’ai participé à un certain nombre d’élections, mais je n’en ai jamais vu où l’exécutif, et ce à quelques jours du scrutin, accroché à ses privilèges, mobilisait autant d’énergie pour demeurer en place. » (François Fillon, le 27 mars 2017 à Nantes).

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Le candidat Emmanuel Macron a dû improviser une conférence de presse ce mardi 28 mars 2017 pour prévenir et se prémunir de l’éventuel soutien de l’ancien Premier Ministre socialiste Manuel Valls et de ses amis. Le texte fut lu assez laborieusement et avait pour but de rappeler qu’un soutien ne valait pas une investiture ni une modification de son programme. En d’autres termes, qu’il n’était pas dépendant de ses soutiens.

On voit à quel point l’accolade portée à François Bayrou le mois dernier fut exceptionnelle puisqu’à l’exception du président du MoDem, tous les ralliements à sa candidature furent faits inconditionnellement, en laissant armes, idées et bagages à l’entrée de la maison En Marche.

Emmanuel Macron s’est d’ailleurs plu à préciser qu’il était à la tête du premier mouvement militant de France, fort de ses 230 000 adhérents (234 354 au 28 mars 2017), avec 8 000 "événements" (comprendre réunions "tupperware") depuis le début du mois de mars 2017. Pour un mouvement qui a été créé le 6 avril 2016, il y a moins d’un an, le résultat est éclatant : selon le dernier sondage de l’IFOP (publié le 28 mars 2017), 41% des sondés pensent qu’Emmanuel Macron sera élu Président de la République. Avec 25% en moyenne d’intentions de vote dans les sondages depuis plusieurs semaines, devançant parfois Marine Le Pen, l’héritier de François Hollande a réussi une ascension improbable et imprévisible.

Néanmoins, s’il a franchi une étape supplémentaire à la campagne de François Bayrou en 2007 qui avait régressé dès le début de mars 2007, Emmanuel Macron a encore plus de trois semaines à tenir, trois semaines de sprint électoral très incertain.

Le programme qu’il a présenté le 2 mars 2017 (j’y reviendrai plus tard) a montré, certes, un certain réalisme, mais aussi un flou intellectuel sur beaucoup de sujets concrets (les 35 heures par exemple), sauf sur son hymne clair à la construction européenne (il faut revenir à juin 2009 et à la campagne écologiste de Daniel Cohn-Bendit aux élections européennes de juin 2009 pour retrouver un tel enthousiasme, courageux par les temps qui courent).

Le voyage à Berlin effectué le 16 mars 2017 a pu montrer d’ailleurs sa capacité, comme pour François Fillon, à être un interlocuteur de la Chancelière Angela Merkel, même si son seul soutien reste l’ancien président du SPD (sociaux-démocrates allemands) et actuel Vice-Chancelier Sigmar Gabriel qui a renoncé à se présenter face à la Chancelière (l’opposant de la Chancelière, Martin Schulz, a apporté ce 28 mars 2017 son soutien à …Benoît Hamon !).

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L’étape du programme a été très importante pour Emmanuel Macron puisqu’elle a répondu à une question récurrente sur son absence de programme. Il a un programme, certes fade, certes très "hollandien", mais il existe et est incontestable. Un programme que François Fillon a décrit le 27 mars 2017 à Nantes ainsi : « Vite fait sur un coin de table après avoir regardé par-dessus l’épaule des autres candidats. Un programme qui a tout d’un manteau d’Arlequin et pas grand-chose à voir avec un projet pour redresser la France. Comme si la politique pouvait se résumer à un questionnaire à choix multiple ! ».

La candidature d’Emmanuel Macron a encore deux talons d’Achille, plus un point critique. Passons d’abord sur le point critique.


Le vote utile face à l’extrême droite

Aujourd’hui, Emmanuel Macron bénéficie d’une vague à gauche sur le "vote utile". On ne sait pas trop bien ce que cela signifie et c’est un concept particulièrement vaseux qui ne peut se comprendre qu’en se shootant avec les sondages d’intentions de vote.

Jacques Chirac avait déjà utilisé ce concept contre Raymond Barre en avril 1988 pour s’opposer à François Mitterrand alors que paradoxalement, Raymond Barre avait bien plus de chances que lui de battre François Mitterrand au second tour.

Le vote utile pour Emmanuel Macron doit se comprendre à deux niveaux.

Au niveau du premier tour, d’abord, pour des électeurs dits de gauche : Emmanuel Macron serait alors le candidat inespéré pour éviter le second tour tant redouté par eux et annoncé depuis quatre ans FN vs LR. Cela ne pourrait fonctionner que si l’électeur dit de gauche ne mettait pas Emmanuel Macron dans le même "sac" que François Fillon lui-même. Ce pari n’est pas gagné. Jean-Luc Mélenchon n’hésite pas à aider Les Républicains en plaçant Emmanuel Macron dans la droite libérale.

L’autre niveau, c’est le second tour, avec l’hypothèse (pourtant pas encore acquise) de la présence de Marine Le Pen. Et la question qui se pose est alors : quel candidat serait le plus capable de l’emporter face à Marine Le Pen au second tour ?

Répétons-le ! Insistons ! Crions-le ! La présence de Marine Le Pen au second tour n’est pas encore une certitude, mais son échec dans un second tour éventuel non plus, n’est pas certain. Autrement dit, ce n’est pas parce qu’elle est actuellement dans un rapport 40%/60% dans les sondages qu’elle ne gagnerait pas finalement ce second tour. Ce rapport de force est un faible écart pour de tels sondages. Rappelons qu’en 2002, face au FN, Jacques Chirac avait obtenu (en voix, pas en intentions de vote) 82% ! On en est très loin.

Rappelons aussi que certains sondages d’intentions de vote pour un second tour François Hollande vs Nicolas Sarkozy donnaient des rapports similaires, 59%/41% (BVA le 5 mars 2012), ou 58%/42% (Sofres le 13 mars 2012) alors que le résultat final le 6 mai 2012 fut seulement 51,6%/48,4%.

Le sondeur Jérôme Sainte-Marie, dans un article du journal "Le Figaro" du 27 mars 2017 ("Macron : révélateur du vote de classe"), a rappelé que le vote Macron, aussi élevé soit-il en ce moment, serait surtout voulu par les cadres, les diplômés, les entrepreneurs, les catégories privilégiées, parmi lesquelles il pourrait obtenir 40%, tandis que dans les classes populaires ou défavorisées, les intentions de vote chuteraient à 15%.

Marine Le Pen pourrait donc plus facilement l’emporter face à Emmanuel Macron si elle misait sur les classes populaires (ce qu’elle cherche à faire avec un programme économiquement très à gauche) que face à François Fillon qui cible, comme elle, un électorat sensible aux thèmes régaliens et à la grandeur de la nation.

Ce point critique est donc un pari : qui de François Fillon ou d’Emmanuel Macron serait le meilleur compétiteur face à Marine Le Pen ? Avec autant d’indécision dans l’électorat, personne ne peut raisonnablement répondre avec certitude à cette question, mais on peut avoir un début de réponse en regardant les ciblages dans les programmes.

Les deux critiques récurrentes qu’Emmanuel Macron continue de subir durant cette campagne restent elles aussi cruciales pour sa crédibilité.


Sa présidentialité

L’inexpérience ne serait-ce qu’électorale et militante d’Emmanuel Macron est un véritable handicap. Non pas pour être élu, car rien n’empêcherait son élection (il a su tisser un bon réseau local de militants), mais pour présider correctement un pays aussi complexe que la France. La plupart des vieux "animaux politiques" connaissent comme leur poche la carte électorale, la carte économique, les territoires, les problèmes spécifiques, industriels.

C’est peu de dire qu’Emmanuel Macron a encore tout à découvrir, et il le fera nécessairement plus sous le regard d’un technocrate que d’un homme de terrain. Quelques déclarations très maladroites montrent cette inexpérience, comme situer Villeurbanne en banlieue lilloise, ou encore évoquer l’insularité de la Guyane. Plus que les territoires, ce sont les habitants qu’il connaît mal ou qu’il préfère étiqueter, comme parler d’illettrées pour des salariées d’une entreprise en difficulté, ou d’alcooliques pour les habitants d’une grande région française (comme si une population se résumait à un seul trait aussi caricatural).



Au-delà de cette inexpérience du terrain, il y a cette inexpérience internationale : comment se comporterait un Président Emmanuel Macron face à Trump ? face à Erdogan ? face à Poutine ? Serait-il en mesure d’imposer les intérêts de la France d’une voix forte et claire ? Pas sûr.

Pas sûr, mais pas sûr du contraire non plus. Après tout, Napoléon Ier n’a pas attendu de vieillir pour imposer au monde sa vision de l’Europe. On peut imaginer que pour le cadre diplomatique et militaire, aussi rude soit le contexte international actuel (lutte contre le terrorisme en priorité et protection de l’Union Européenne), la fonction présidentielle créerait l’organe et Emmanuel Macron apprendrait la stature sur le tas, comme, du reste, tous les Présidents de la République après De Gaulle, et en commençant par François Hollande lui-même.


Sa majorité parlementaire

L’autre critique récurrente, c’est le serpent de mer de sa majorité parlementaire introuvable. Je pense qu’il y a une erreur de faire porter la critique sur la capacité d’obtenir une majorité parlementaire aux élections législatives qui se dérouleront un mois après l’élection présidentielle.

La logique des institutions et l’histoire politique sont, depuis 1958, assez claires à ce sujet : il n’y a aucune raison pour que les Français, qui auraient été plus de 50% à voter pour Emmanuel Macron en mai, ne voteraient pas pour un candidat de sa majorité présidentielle en juin. Les Français sont inconstants, certes, mais pas illogiques.

C’est d’ailleurs ce qu’Emmanuel Macron a dit lors de sa conférence de presse du 28 mars 2017, en donnant plus de précision sur les contours de sa majorité. Depuis quelques semaines, il a reçu 14 000 propositions de candidatures aux élections législatives, pour 577 circonscriptions. Y compris des députés (socialistes) sortants.

Dans sa propre logique, il veut 50% de candidates femmes, et 50% de candidats venant de la "société civile" (expression très mauvaise désignant des personnalités non issues du milieu politique) et parmi les 50% autres, de candidats issus des écologistes, du parti socialiste, des radicaux, des centristes et des Républicains. Bref, c’est le grand écart.

Pour avoir une certaine cohérence, il voudrait que "ses" candidats soient tous estampillés "En Marche" et ne revendiquent pas leur ancienne appartenance éventuelle. S’il y a beaucoup de novices parmi les candidats, pas sûr qu’ils sauraient faire écouter leur voix sans implantation locale, mais là encore, tout est possible, il suffit de voir comment le FN a pu s’implanter localement depuis 2014 sans avoir eu beaucoup de compétences locales à proposer à l’origine.


Fronde généralisée

L’idée qu’une majorité parlementaire "En Marche" soit élue dans la foulée d’une élection de son leader ne paraît donc pas déraisonnable. Ce que je trouve en revanche très déraisonnable, c’est l’idée que cette majorité parlementaire puisse gouverner avec stabilité et efficacité pendant toute la législature.

On a vu à quel point François Hollande a eu du mal à gouverner en étant incapable de préserver l’unité de son parti pendant ces cinq dernières années, et ce n’était pas faute d’avoir donné des compensations aux "frondeurs" (beaucoup de ministères prestigieux comme l’Économie, l’Éducation nationale, la Culture, la Justice, etc.).

Mais pour Emmanuel Macron, ce serait bien pire. Certes, il a dit que chacun des candidats s’engagerait à soutenir son programme présidentiel, mais c’était aussi le cas avec les candidats socialistes en 2012, rien de nouveau.

Ce qui est "enivrant", c’est de savoir QUI soutient la candidature d’Emmanuel Macron, et là, on s’aperçoit qu’il ne peut pas y avoir de politique commune parmi ceux soit élus socialistes classiques paniqués à l’idée de leur réélection et parmi les personnalités d’autres horizons politiques qui, à l’exception de François Bayrou et de ses proches dont la cohérence politique ne peut être mise en défaut, sont essentiellement des "has been" sans avenir politique dans leur horizon respectif.

Le gros de la troupe est d’abord socialiste. 80% des parrainages de la candidature d’Emmanuel Macron proviennent d’élus socialistes. Mais voici une petite liste non exhaustive de soutiens qui pourrait presque faire croire que le mouvement En Marche serait un parti "unique", tant elle s’étale sur un large spectre politique dont, pour l’instant, seuls les extrêmes sont (heureusement) exclus : Robert Hue, Alain Madelin, Bertrand Delanoë, Gérard Collomb, Corinne Lepage, Dominique Perben, Jean-Yves Le Drian, Daniel Cohn-Bendit, Alain Minc, Jacques Attali, Nicole Bricq, Michel Mercier, Christophe Masse, Jean-Pierre Masseret, Jacques Mézard, Alain Tourret, François de Rugy, Barbara Pompili, Thierry Braillard, Frédéric Cuvillier, Bernard Poignant, Jean-Baptiste Lemoyne, Éric Jalton, Patrick Braouzec, Xavière Tibéri, Dominique Tibéri, Serge Lepeltier, Renaud Dutreil, Noëlle Lenoir, Philippe Douste-Blazy, Jean-Paul Delevoye, Marie-Anne Montchamp (villepiniste devenue sarkozyste !), Jean-Marie Cavada, Christine de Veyrac, Jean-Louis Bourlanges, Leila Aïchi, Jean Peyrelevade, Marc Simoncini, Bernard Kouchner, Gilles Finchelstein, Jean-Pierre Mignard, Laurence Haïm, Jean Pisani-Ferry, etc.

Sans compter ceux qui n’osent pas ou n’osent pas encore déclarer leur flamme à Emmanuel Macron (ou plutôt rejeter Benoît Hamon) : Manuel Valls, Ségolène Royal et même François Hollande lui-même ? Dominique de Villepin ? Connexion de la promotion Voltaire à l’ENA ?

Toutes ces personnalités se sont combattu les unes les autres pendant plusieurs dizaines d’années et se retrouveraient miraculeusement, maintenant, dans une sorte de synthèse politique qui les réunirait ? Ce n’est plus du renouvellement mais du recyclage. Certains élus locaux étaient des rivaux lors des dernières municipales et se retrouvent dans le même comité de soutien. Quel point commun entre la famille Tibéri et Bertrand Delanoë ? Entre Alain Madelin et Robert Hue ? Entre Daniel Cohn-Bendit et Dominique Perben ?

C’est cette hétérogénéité de fond qui serait, à mon sens, le principal danger d’une Présidence Macron : forcément, parce qu’il y aurait eu malentendu au départ, il y aurait inefficacité à l’arrivée. Pire qu’avec le quinquennat Hollande où le discours du Bourget a trompé des parlementaires et des ministres socialistes qui n’ont pas compris la politique suivie par le Président de la République quelques mois plus tard.

Avoir une majorité macroniste ne me paraîtrait donc pas hors de portée d’un Président Macron, mais je douterais de son efficacité, si cette majorité était constituée soit de parlementaires inexpérimentés et novices de la politique (pour 50%), soit de vieux briscards qui ne seraient d’accord entre eux sur rien sinon d’aller à la soupe (pour les autres 50%).

En ce sens, François Fillon a raison quand il explique qu’il est le seul à apporter une vision de la France, une capacité à la réformer pour retrouver le plein emploi en cinq ans, grâce

à une majorité parlementaire crédible qui sera tournée vers l’efficacité et la compétence.

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C’est assez prétentieux voire narcissique de la part d’Emmanuel Macron de croire et faire croire qu’avec lui, tout serait nouveau et qu’il renouvellerait toute la vie politique à lui seul. Il n’est pas le seul à le croire, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, chacun dans son rayon, le croient aussi. N’oublions pas que le PS laminé par les élections législatives de mars 1993 et européennes de juin 1994 est revenu au pouvoir par la grande porte et pour cinq ans en juin 1997, avec Lionel Jospin. Il faut éviter d’enterrer un paysage politique plus durable qu’on pourrait le croire.

Mais le renouvellement peut difficilement se baser sur des "politiciens" (comme il le dit) en attente de repêchage. Emmanuel Macron est principalement devenu le syndic de ceux qui contestent, à droite comme à gauche, la radicalisation programmatique provenant du principe même de la primaire ouverte.

Et avant le premier tour de l’élection présidentielle, il faudra bien qu’Emmanuel Macron réponde à une question qu’on ne lui a encore jamais posée : que fera-t-il s’il échoue dans quelques semaines ? Retournera-t-il pantoufler à la banque Rothschild ou continuera-t-il encore à consacrer ses meilleures années de vie active au service de son pays en s’implantant durablement dans le paysage politique français, avec le risque de devenir lui aussi un …"politicien" ?


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (28 mars 2017)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
L’auberge macrospagnole.
Analyse du programme d’Emmanuel Macron.
Le programme d’Emmanuel Macron (à télécharger).
Les onze candidats.
La déclaration de patrimoine des candidats (à télécharger).
Premier débat télévisé du premier tour de l’élection présidentielle (20 mars 2017).
Liste des parrainages des candidats à l’élection présidentielle au 18 mars 2017.
Liste officielle des onze candidats à l’élection présidentielle (21 mars 2017).
L’héritier de François Hollande.
Autorité et liberté.
François Bayrou se maconise.
La démocratie française est devenue quantique (24 avril 2007).
La réduction du paquet d'onde centriste (10 mai 2007).
Comptes à débours.
Emmanuel Macron va-t-il dynamiter la présidentielle 2017 ? 
Emmanuel Macron est-il de gauche ?
Bernard Cazeneuve.
Benoît Hamon.
François Fillon.
Primaire socialiste de janvier 2017.
Les investissements productifs.
La France archaïque.
Et si… ?
L’élection présidentielle en début janvier 2017.
Ramasse-miettes du système politique français.
JJSS, un Macron des années 1970.
Le Centre aujourd’hui.
Manuel Valls.
François Hollande.
Une colombe dans un nid de crocodiles.
Hollande démacronisé.
Michel Rocard.
Populismes.
Mystère ou Mirage Macron ?
Discours d’Emmanuel Macron le 8 mai 2016 à Orléans (à télécharger).
La vivante énigme d’Emmanuel Macron.
Le saut de l'ange.
La Charte de En Marche (à télécharger).
Emmanuel Macron à "Des paroles et des actes" (12 mars 2015).
La loi Macron.
Casser le clivage gauche/droite.
Paul Ricœur.
La France est-elle un pays libéral ?

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29 réactions à cet article    


  • baldis30 29 mars 09:35

    Une belle brochette d’incompétents et de félons car est félon celui qui sans démissionner de son parti méprise ainsi ses électeurs, et ses engagements :

    Robert Hue, Alain Madelin, Bertrand Delanoë, Gérard Collomb, Corinne Lepage, Dominique Perben, Jean-Yves Le Drian, Daniel Cohn-Bendit, Alain Minc, Jacques Attali, Nicole Bricq, Michel Mercier, Christophe Masse, Jean-Pierre Masseret, Jacques Mézard, Alain Tourret, François de Rugy, Barbara Pompili, Thierry Braillard, Frédéric Cuvillier, Bernard Poignant, Jean-Baptiste Lemoyne, Éric Jalton, Patrick Braouzec, Xavière Tibéri, Dominique Tibéri, Serge Lepeltier, Renaud Dutreil, Noëlle Lenoir, Philippe Douste-Blazy, Jean-Paul Delevoye, Marie-Anne Montchamp (villepiniste devenue sarkozyste !), Jean-Marie Cavada, Christine de Veyrac, Jean-Louis Bourlanges, Leila Aïchi, Jean Peyrelevade, Marc Simoncini, Bernard Kouchner, Gilles Finchelstein, Jean-Pierre Mignard, Laurence Haïm, Jean Pisani-Ferry, etc.

    Merci d’avoir attiré notre attention sur ces personnages peu recommandables




    • Olivier Perriet Olivier Perriet 29 mars 09:53

      Bonjour,

      Absolument pas d’accord sur « le manque de cohérence » des soutiens de Macron :

      ce sont tous des européistes, libéraux mais tempérés.

      Par ex, lors de la primaire de gauche en 2011, je me suis toujours demandé ce qu’y faisait Valls, avec, entre autres, son discours pro entreprises, etc... qui me paraissait à l’époque bien plus en phase avec celui de ...François Bayrou.

      D’ailleurs Valls veut envoyer valser de longue date le parti socialiste : c’est lui, initialement, l’inventeur du « parti de gauche » !

      Au contraire, je trouve que tout cela est très cohérent


      • Jeekes Jeekes 29 mars 10:18

        « 234 354 adhérents au 28 mars 2017 »
         
        Pas du tout, ils sont déjà au moins 2 milliards !

        Pauv’ rakoto, on lui dit jamais rien.
        Et voila, du coup il passe (encore une fois) pour un guignol...


        • troletbuse troletbuse 29 mars 10:37

          Les adhérents aux parties, on appelle ça des morpions, non ?


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 29 mars 11:10

            @troletbuse

            et les adhérents UPR, des trolls ou des buses ?

            Ou les deux ?


          • troletbuse troletbuse 29 mars 13:28

            @Olivier Perriet
            Ah ah ah. Très marrant. Prenez donc des cours de cynisme, ca me ferait plus rire. smiley


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 29 mars 17:04

            @troletbuse

            J’irai voir Diogène, c’est promis smiley


          • scorpion scorpion 29 mars 10:49

            C’est l’heure de la soupe, Rakototo nous sert son rata journalier. Chez Sylvain on est meublé style fin Daladier début Charles de Gaulle. Il faut surtout ne rien changer, la société actuelle est belle et lumineuse comme les articles de Rakototo. 



            • Parrhesia Parrhesia 29 mars 11:06

              Dans une France libérée de toute hypnose médiatique, « l’apparition Emmanuel Macron » n’aurait jamais pu se produire, ni surtout, se prolonger de la sorte !!!
              D’un autre côté, je conçois que m. le Président de la République François Hollande, ses « ennemis » du MEDEF et de la finance, ainsi que la cohorte de ceux qui font la queue pour accéder à la gamelle ne soient pas d’accord avec cette vision des choses ...

              • JL JL 29 mars 11:10

                ’’Aujourd’hui, Emmanuel Macron bénéficie d’une vague à gauche sur le « vote utile ». On ne sait pas trop bien ce que cela signifie et c’est un concept particulièrement vaseux qui ne peut se comprendre qu’en se shootant avec les sondages d’intentions de vote.’’ 

                 
                 Vote utile, vote débile.
                 
                 ps. Je ne vois pas bien le rapport entre Macron et une auberge espagnole : le programme de Macron c’est clairement la continuation du hollandisme. Tout le contraire donc, d’une auberge espagnole. 

                • zygzornifle zygzornifle 29 mars 13:23

                  @JL


                   voter utile c’est voter contre Macron ....

                • JL JL 29 mars 13:33

                  @zygzornifle
                   

                   on ne vote pas contre quelqu’un quand il y a plusieurs candidats (càd au premier tour). La course à l’Elysée ce n’est pas Koh Lanta.

                   Quant à voter contre au deuxième tour, ça nous a valu Hollande. Mais je précise que la droite non sarkozyste avait voté contre Hollande, au nom aussi, du vote utile vote débile.
                   
                   Entre la peste et le choléra, on n’a pas à choisir : le choix sera toujours mauvais.

                • izarn izarn 29 mars 14:40

                  @JL
                  Trouver qu’augmenter le chomage comme Hollande et Macron pendant 5 ans est « utile » est une conception de privilégiés se réunissant dans une cabine téléphonique...


                • LE CHAT LE CHAT 29 mars 12:07

                  avec Manu la tremblotte , l’auberge est de plus en plus espagnole ! smiley smiley

                  leur seul programme , leur seul alibi pour justifier leur félonie , faire barrage à MLP !

                  Même Flamby va consacrer la fin de son mandat à cracher sur les patriotes ! smiley


                  • Olivier Perriet Olivier Perriet 29 mars 17:06

                    @LE CHAT

                    absolument pas d’accord, puisque ça saute aux yeux depuis le début que Macron a coupé l’herbe sous le pied de Valls en se présentant.


                  • rocla+ rocla+ 29 mars 12:12

                    Marron veut faire une politique nouvelle avec des vieux chevals  de retour d’ âge .



                    • zygzornifle zygzornifle 29 mars 18:19

                      @rocla+


                        le chevaux que Spangero ne veut même pas pour ses lasagnes .....

                    • zygzornifle zygzornifle 29 mars 13:20

                      LOL Macron, Fillon et Hamon ont subis un cours de dressage accéléré par Merkel, maintenant ils donnent la patte, sautent d’un tabouret a l’autre et lui pissent de joie sur la jambe , ils ont eut leur collier étrangleur en cas de désobéissance et a Berlin ils ont les trois une niche avec leur prénom , un panier avec une vieille culotte a Angela pour garder son odeur , c’est comme cela qu’elle dresse les roquets Franchouillard ..... 


                      • aimable 29 mars 13:31

                        Macron ferait bien de se méfier de tous ces agents doubles , qui sont déjà prêt a quitter son navire,
                        ils essayerons d’êtres pourquoi pas , dans la future majorité présidentielle quelque soit l’heureux ( se ) élu ( e ) .
                        quant a Valls sa parole ne sert que son ambition qui donne dans la démesure  !


                        • izarn izarn 29 mars 14:47

                          Macron risque surtout de se faire tailler un costard sur mesure dans pas longtemps !


                          • MKT 29 mars 16:14

                            Je ne commenterai pas le fond de l’article mais les illustrations qui l’accompagnent.

                            Ainsi, vous avez remarqué qu’il existe un menu dans votre logiciel de retouches d’images qui permet d’appliquer des effets ou des filtres.
                            C’est bien de nous distraire mais de grâce, choisissez des sujets un peu plus pittoresques SVP.

                            Bien à vous.


                            • malitourne malitourne 29 mars 16:16

                              Macron est à la politique française ce que le decodex est aux médias français.


                              • zygzornifle zygzornifle 29 mars 18:17

                                Macron parait comme un fruit bien juteux mais bien pourri a l’intérieur, malheur a celui qui mordra dedans il aura une sacré chiasse .....


                                • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 29 mars 20:52

                                  Macron envahi par tous ces soutiens de la trahison, sera lui-même rattrapé par les conséquences de sa propre trahison. Appelé par le pouvoir obscur « A d’autres fonctions », il n’avait pas hésité à cracher dans la soupe de Toto Hollande ! La politique ne pardonne pas. 


                                  Aujourd’hui que ce monde infernal roule à grande vitesse, la malédiction « n’attend pas le nombre des années... » 



                                  • Taverne Taverne 29 mars 22:32

                                    Une auberge espagnole ? En tous cas, on l’a vu : l’espagnol reste à la porte.
                                    L’auberge est déjà remplie et réservée à 50 % de ses capacités pour les nouvelles têtes. Pas de place pour les losers qui manquent à leur parole.

                                    Pour Hamon, c’est fichu. Il s’est tiré une balle dans le pied, même pas par maladresse, ce qui serait excusable, mais avec beaucoup d’application. Comment les électeurs auraient-ils envie, dans ces conditions, de remettre leur destin entre ses mains ?

                                    Fillon, c’est encore mieux. On reconnaît ses turpitudes à ses postures indignées qu’il prend à propos des autres. Ainsi, il y a quelques années, il n’avait pas de mot assez fort pour qualifier un camarade mis en examen, re belote contre Sarkozy. Aujourd’hui, il accuse Macron d’être le clone de Hollande, pour mieux cacher qu’il est le petit valet de Sarkozy dont la garde rapprochée l’encadre depuis le meeting du Trocadero. Fillon, c’est Sarkozy !


                                    • Parrhesia Parrhesia 30 mars 10:21
                                      @Taverne
                                      >>> Fillon, c’est Sarkozy !<<<
                                      Zéro partout, m. Taverne !
                                      Je pense d’ailleurs que beaucoup d’électeurs suivant la politique commencent à comprendre que le catholique François Fillon, au contraire, a dû se maintenir vent debout contre les avanies sarkoziennes pendant cinq ans. Et il lui a fallu à coup sûr, une belle endurance.
                                      (N.b. : pour ceux qui ne sauraient pas bien, définition d’avanies = mauvais traitement que les Turcs infligeaient aux Chrétiens d’Orient.)
                                      Bien que Sarkozy ne soit pas musulman, je suis persuadé que les internautes tant soit peu avertis de ces questions de partage du pouvoir entre religions différentes comprendront le choix de ce mot.
                                      (Voir à ce sujet l’histoire religieuse du partage des fonctions de président et de premier ministre au Liban !!!)

                                      Conclusion : François Fillon ne devait en aucun cas reprendre le pouvoir présidentiel après les trois revers électoraux imprévisibles du NOM : Etats-Unis (sortie de madame Clinton), puis Royaume Unis (victoire du BREXIT), puis France (victoire à contre-courant de F. Fillon !

                                      Non, monsieur Taverne : Fillon, ce n’est pas du tout Sarkozy !!!

                                      Mais bonne journée à vous quand même.

                                    • anna anna 30 mars 07:45

                                      E.Macron ne veut toujours pas dévoiler la liste de ses généreux donateurs.

                                      Pourquoi ? 
                                      Si ça se trouve il est financé par Poutine...
                                      J’exige une enquête !

                                       smiley smiley smiley

                                      • zygzornifle zygzornifle 30 mars 09:25

                                        @anna


                                         Macron est un reptilien son pognon vient de la constellation du sagittaire, son vaisseau s’appelle le Rothschild ..... lol quand il sera élu il nous donnera en pâture a ses amis qui feront bombance , après s’être fait tondre depuis des décennies les gentils français se feront bouffer .....

                                      • julius 1ER 30 mars 09:36

                                        « J’avoue que j’ai participé à un certain nombre d’élections, mais je n’en ai jamais vu où l’exécutif, et ce à quelques jours du scrutin, accroché à ses privilèges, mobilisait autant d’énergie pour demeurer en place. » 

                                        @ratko,

                                        article assez bon dans l’ensemble et bien argumenté , mais ces flash-backs avec des propos de Fillon, quelle faute , que dis-je quelle dissonance dans le rythme général du texte et de son contenu ... 

                                        de plus la déclaration qui sert de prologue ne repose sur rien de concret ... 
                                        c’est juste de l’agit-prop pour meubler l’espace, attaquer pour éviter de défendre mais en aucun cas, c’est de l’argumentation politique ... 
                                        là en fait Mr Ratko, vous laissez paraître votre soutien à cet énergumène qu’est devenu Fillon d’une manière un peu trop ostentatoire ... 
                                        mais je peux comprendre lorsque l’on a perdu ses illusions !!!
                                        hormis votre soutien inconditionnel a Fillon qui frise le ridicule lorsque vous
                                        le voyez en Chef d’Etat parceque son programme austéritaire serait le plus réaliste, mais réaliste en quoi , il revient sur ces vieilles lunes que sont les 35 H que la Droite a sans cesse promis de rayer de la carte mais qu’elle n’a pas fait et pour quelles raisons à votre avis ????

                                        avec la Droite c’est chaque fois vous allez voir ce que vous allez voir !!!!
                                        et de gonfler les pectoraux pour les dégonfler presque aussitôt ....
                                        parcequ’en fait la Droite a ancré dans son ADN le programme et les théories de Friedman mais de manière un peu plus enrobé ce qui finalement ne peut fonctionner car les théories de Friedman ne« marchent » que si le pays a été assommé au préalable à la manière d’un organisme où l’on inocule un virus après avoir détruit toutes les défenses immunitaires ....
                                        c’est juste de la pure théorie qui ne marche que dans la posture spécifiée 
                                        un peu plus haut mais en fait partout où cette théorie a été mise en application l’économie ne fonctionne que pour les dominants et sans alternance, il n’y a pas de « ruissellement » et les dominants sont de plus en
                                        dominants et les clivages de plus en plus accentués entre riches et pauvres ce qui signifie que l’on ne règle pas l’antagonisme de base entre possédant et possédé .....
                                        alors pour le salut de la planète plutôt 1000 fois Keynes que Friedman !!!

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