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Accueil du site > Actualités > Politique > La Californication de Terminator

La Californication de Terminator

Quel Etat ne rêverait pas de compter sur son sol DreamWorks, Walt Disney, Microsoft, Apple, Hollywood ou la Silicon Valley ? Les plus grands « monstres » de l’industrie et des services, synonymes de domination technologique et commerciale, de profits astronomiques, de richesses et d’emplois ...

A ce tableau idyllique, ajoutons que la Californie produit 10 % de la richesse américaine et serait la huitième économie du monde si elle était indépendante.
Et pourtant...
 
L’Etat californien est au bord du dépôt de bilan. La vraie faillite, pas celle annoncée par un Fillon en 2007 en bon adepte de la secte des déclinologues de Nicolas Bazire, l’ancien chef de cab’ de Balladur...
 
En effet, la Californie n’est plus en mesure de rembourser ses dettes, ni de payer les traitements de ses rares fonctionnaires... alors qu’elle concentre une industrie fleurissante et une population de milliardaires... Son déficit budgétaire représente 15% du Produit intérieur brut (PIB) américain.
Victime de l’éclatement de la bulle internet ou d’une entreprise comme Enron dans les années 90, la Californie est également l’Etat le plus touché par la crise des subprimes et le ralentissement économique.
 
DES MEDIAS DOMINANTS AU SERVICE DU NÉO-LIBÉRALISME
 
En France, les médias qui assurent avec zèle le service après-vente de la mondialisation néo-libérale ne peuvent plus masquer les difficultés de l’Etat californien.
 
Le Parisien indique que :
"la Californie compte près de 11,6 % de chômeurs, avec plus de 65 000 emplois perdus chaque mois."
De son côté le Figaro informe que :
"La dégradation des finances de l’Etat avait conduit M. Schwarzenegger à appliquer des mesures d’urgence, en taillant notamment dans l’éducation et les programmes sociaux."
En général, les médias dominants hésitent entre euphémisme et silence, se gardant bien de tirer les leçons d’une telle faillite.
 
Même le poussiéreux hebdomadaire de la deuxième gauche du radoteur rapporteur sarkozyste Michel Rocard ne propose pas la moindre analyse, même embryonnaire, des causes et conséquences de la politique néo-libérale :
"Le plan de compromis (...) élimine près de 60% du déficit via des réductions de dépenses drastiques dans des services publics fondamentaux comme l’éducation, les parcs de l’Etat ou les prisons"
Idem pour quotidien de référence qui va un chouïa plus loin en décrivant l’impact réel des dernières mesures prise par le gouverneur Arnold Schwarzenegger :
"les tribunaux (...) ont fermé (comme désormais chaque troisième mercredi du mois), et 93 % de leurs 5 560 employés ont été contraints de prendre une journée de congé sans solde. Ces deux semaines et demie de fermeture annuelle devraient permettre d’économiser 18 millions de dollars, soit 3,3 % du budget. Sur les 588 tribunaux du comté, 45 resteront ouverts pour répondre aux urgences : violences domestiques et crimes. (...) Jeudi 16 juillet, le conseil d’administration de l’Université de Californie, privé de 813 millions de dollars de fonds publics, a adopté, à l’unanimité moins une voix, un plan de congés sans solde affectant 140 000 professeurs et administrateurs, dont les salaires seront ainsi réduits de 4 % à 10 %."
C’est encore l’AFP qui diffuse le plus d’informations :
" La santé, notamment celle des plus pauvres, n’est pas épargnée. La couverture maladie publique, destinée aux personnes à faibles revenus, serait ainsi amputée de 1,3 milliard de dollars, et un programme qui permettait à 900.000 enfants de foyers pauvres de bénéficier d’une assurance santé verrait son budget abaissé de 124 millions de dollars."
Comme disait Coluche : Circulez, y’ a rien à voir !
 
On le voit, les médias dominants ne délivrent qu’une information parcellaire qui se garde de tirer les leçons de vingt années de politique néo-libérale en Californie. Propriété des industriels, financés par la publicité, souvent proches du pouvoir, ils ne peuvent réellement informer en toute indépendance. L’échec du néo-libéralisme, c’est aussi celui de ces médias donneurs de leçons et de leurs créanciers...
 
L’ECHEC DU NEO-LIBÉRALISME PROFITE AUX RICHES ET... AU NÉO-LIBÉRALISME !
 
Les Californiens qui subissent depuis 20 ans la précarité de l’emploi, les inégalités croissantes de salaires (les écarts de salaires qui allaient de 1 à 40 ont bondi de 1 à 400), la défiscalisation et la destruction des systèmes de protection sociale et des services publics, seront encore une fois les premières victimes des dernières mesures de restriction budgétaire.
 
Inversement, les 10 % de la population qui possèdent 75% de la richesse américaine, et qui ont largement profité du néo-libéralisme, ont reçu des milliards de dollars d’aide de l’état fédéral pour sauver leurs investissements. De plus, ces privilégiés demeurent épargnés de toute hausse d’impôt puisque les électeurs californiens se sont prononcés par référendum contre toute augmentation d’impôts.
 
Ainsi, l’idéologie dominante néo-libérale a inoculé à l’ensemble de la population, même pauvre, le rejet viscéral des impôts... et le soutien d’une politique qui ne profite finalement qu’à une minorité sociale !
 
Paradoxalement, la crise actuelle résulte de l’injustice sociale qu’elle aggrave elle-même : "un cercle vicieux" comme diraient les néo-libéraux, qui profite à l’idéologie dominante néo-libérale !
 
Le gouverneur Terminator annonce un budget d’austérité drastique qui devrait réjouir nos plus éminents économistes néo-libéraux.
 
Tenez, en lisant Eric Le Boucher, le lecteur a l’impression que la Californie est un Etat quasiment socialiste en "tombant" sur des expressions comme "Etat social", Etat providence"... Ce zélé propagandiste laisse entendre qu’une bonne réforme néo-libérale sauvera la Californie !
 
LA CALIFORNICATION BIENTÔT EN FRANCE ?
 
Il y a peu, la Californie représentait pour une partie du monde politique et de l’intelligentsia français une sorte de modèle de la bonne gouvernance...
 
Hé oui, là-bas, depuis une bonne vingtaine d’années, sous des gouverneurs de gauche et de droite, les autorités politiques ne gouvernent plus : elles assurent la bonne gouvernance !
 
La bonne gouvernance, c’est quand le politique décide d’ôter à la puissance publique la plupart de ses moyens, de l’affaiblir en privatisant le maximum de secteurs d’activités et en réduisant de façon drastique impôts et services publics... Au bout de vingt ans, quand bien même a-t-il été Terminator dans une autre vie, l’actuel gouverneur est pratiquement impuissant.
 
La bonne gouvernance néo-libérale ne serait possible sans le travail de sape des laveurs de cerveaux de ces médias dominants qui assurent le service après-vente avec des idées dignes des bisounours... et des scénarios catastrophes.
 
Ce petit monde médiatique se repait de fausses confrontations mais au fond, ces médias traditionnels nous vendent le libre-échange heureux, la mondialisation qui profite par enchantement à tout le monde, la concurrence libre et entière qui réduit la pauvreté, le miracle économique et social des retraites par capitalisation, les fonds de pension forcément éthiques, les entreprises citoyennes, sans oublier la célèbre main invisible qui nous permet à toutes et tous, sur tous les continents de jouir sans entraves !
 
Les mêmes nous mettent en garde contre les dangers de la sécurité sociale, les risques mortifères des retraites par répartition, l’horreur de l’aide sociale, le cancer de l’assistanat, l’action tentaculaire et castratrice de l’Etat, les origines communistes du système social français...
De plus, ils emploient une novlangue qui masque la réalité... et n’hésitent pas à ostraciser leurs opposants (cf. le référendum sur la constitution de l’Union européenne ou le Traité de Lisbonne).
 
Tout ce petit monde a contribué à installer Nicolas Sarkozy au pouvoir. Depuis mai 2007, les "réformes" pleuvent. Malgré la crise, la France se met à l’heure néo-libérale, validant ainsi l’analyse de Naomi Klein dans la stratégie du choc, la montée d’un capitalisme du désastre.
 
Sauf changement politique majeur, la France risque de se retrouver dans quelques années dans la même situation que la Californie...
 
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177 réactions à cet article    


  • wesson wesson 31 juillet 2009 10:23

    Bonjour l’auteur,
    merci pour cet article que je me permet de résumer ainsi :

    La croissance Californienne, tout le monde a cru que c’était la technologie, le cinoche, les milliardaires, l’étalage infini de pognon, les entreprises, le soleil et les paillettes. Cette croyance a duré très longtemps.

    Et maintenant on s’aperçoit des vrais raisons de cette croissance : L’emprunt ! La vrai, seule raison de cette croissance, c’est une extraordinaire capacité à prêter du pognon à n’importe qui, tout en trouvant des millions de pigeons qui pensaient en tirer des fortes plus-values.

    Le voilà le modèle de développement Américain : Dépenser le pognon que l’on ne possède pas ! Et ça fait 30 ans que ça dure.

    Au passage, les états unis peuvent s’endetter, faire autant de déficit qu’il le souhaite, frapper monnaie. Cependant, les états à l’intérieur de cette fédération n’ont aucun de ces droits, ce qui fait que en cas de crise, ils sont tout simplement forcé de faire des coupes sombres dans les dépenses publiques. La transposition à l’Europe est immédiate : Tous les états Européens sont dans la même situation que la Californie, car ils ont perdu depuis l’Euro toute possibilité d’action sur la monnaie.

    Pour revenir à la Californie il n’y a que très peu d’option maintenant. La Californie est un parfait exemple du « too big to fail », et donc l’état fédéral s’achemine vers un TARP de plus pour les sauver, ou tout du moins reporter le problème à plus tard. Et encore, la pilulle risque d’être tellement amère qu’il n’est même pas certains que les autres états moins déficitaires ne souhaitent s’alourdir encore un peu plus la barque pour venir en aide à la Californie. Potentiellement si ça tourne juste un peu plus mal là bas, une sécéssion de certains états ne serait plus une hypothèse à exclure.


    • wesson wesson 31 juillet 2009 10:31

      Au passage, le parisien ferait bien de re-vérifier ses chiffres :

      « la Californie compte près de 11,6 % de chômeurs, avec plus de 65 000 emplois perdus chaque mois. »

      Le mois dernier, c’est pas moins de 160.000 nouveaux chômeurs là bas. Rapporté à la population Française, ça ferait 240.000 chômeurs supplémentaires en 1 mois !

      Le U-6 (qui est l’indicateur du chômage réel) est à 21%, Source ici.

      Dans ce contexte, c’est déjà étonnant qu’il n’y a pas d’émeutes.


    • pas perdus pas perdus 31 juillet 2009 11:41

      Correction pas inutile en effet...


    • christian 31 juillet 2009 17:08

      Très bonne analyse, je ne peux que souscrire à celle-ci puisque j’avais déjà, projeté les évènements qui se produisent en avril 2008 dans mon blog : http://stop-war.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/09/fmi-9-avril-2008-crise-financiere-mondiale-en-fin-avouee-ten.html#more

      Et effectivement, en poursuivant votre raisonnement, pour l’europe soit on assiste, aux memes restrictions budgétaire que la californie ( ce qui me semble ici impensable ) ou la zone euro. éclatera avec la dévaluation massive du dollar, tout simplement pour permettre aux états de survivre dans la tempète et je ne serai pas étonné que la france soit la première à saisir cette bouée !


    • ZEN ZEN 31 juillet 2009 10:44

      Un programme tout ce qu’il y a de plus social, dans la plus pure tradition reaganienne :

      "...Car pour parvenir à combler un déficit de plus de 26 milliard de dollars, le gouverneur Arnold Schwarzenegger et les parlementaires ont dû prévoir des coupes claires dans les services publics, la santé ou les programmes sociaux. Selon les médias locaux, le projet prévoit de tailler dans les dépenses à hauteur de 15 milliards de dollars.

      L’éducation devrait être la plus touchée, avec une baisse des crédits de neuf milliards de dollars. La santé, notamment celle des plus pauvres, n’est pas épargnée. La couverture maladie publique, destinée aux personnes à faibles revenus, serait ainsi amputée de 1,3 milliard de dollars, et un programme qui permettait à 900.000 enfants de foyers pauvres de bénéficier d’une assurance santé verrait son budget abaissé de 124 millions de dollars."


      C’est le moment de relire Naomi Klein


      • Le péripate Le péripate 31 juillet 2009 12:02

        Voire même de l’apprendre par coeur, comme en son temps le petit livre rouge. Un peu indigeste peut-être.


      • Vladimir 31 juillet 2009 13:19

        Tous les lycéens français, les futurs citoyens de la République sociale (comme prévu selon la constitution de 58 et 46), devrait lire La stratégie du Choc de Naomi Klein.


      • pas perdus pas perdus 31 juillet 2009 13:37

        Le péripate : effectivement les néo-libéraux sont tout aussi dogmatiques que les ex-mao...


      • Le péripate Le péripate 31 juillet 2009 16:15

        Oui, vous avez vu ça ? Je le colle, tellement c’est adapté.

        Le gouvernement, c’est comme un bébé : un tube digestif avec un gros appétit d’un côté, et aucun sens des responsabilités de l’autre.
        Ronald Reagan


      • hollibrius 31 juillet 2009 20:56

        re test ca marche pas je viens de m inscrir


      • ASINUS 31 juillet 2009 11:01

        tsssss bande de mécréants ! vous osez remettre en cause le dogme !!


        pffff blasphemateurs puisqu on vous dit que la Californie


        C EST LE MODELE !!!!!!!







        *accessoirement y a la solution de l amendement Kosovo les states ont pris le Kossovo
        aux serbes au motif que les kossovars y etaient les plus nombreux , yep que ne donnent ils pas la Californie au Mexique !


        • ZEN ZEN 31 juillet 2009 11:19

          Asinus

          Tu as trop écouté Julien Clerc


          • ASINUS 31 juillet 2009 11:32

            @zen

            rhaaaa ma jeunesse !rhaaaa mes cheveux !


          • Pilule rouge Pilule rouge 31 juillet 2009 11:23

            L’Angleterre était aussi un modèle. C’est moi, où ce pays n’est plus cité en exemple depuis la médiatisation de la crise en septembe 2008 ?

            La californie est loin d’être le seul état qui n’arrive pas à boucler le vote du budget :
            http://www.lefigaro.fr/economie/2009/07/03/04001-20090703ARTFIG00248-la-californie-en-cessation-de-paiements-.php

            Le Texas par l’intermédiaire de son gouverneur à déjà menacé le gouvernement fédéral de sécession :
            http://www.voltairenet.org/article159738.html.


            • plancherDesVaches 31 juillet 2009 12:03

              Ce n’est pas pour rien que la GB a demandé, lors du dernier « G20 » que les caisses du FMI soient regonflées.
              Elle prévoit d’en avoir besoin.
              Et, autant en profiter : le FMI, justement, brade ses prêts en les faisant passer à 0 (zéro), oui, zéro pourcent.....
              Les bons du trésor de sa majesté sont par contre passés à 4% à 10 ans.

              Au point que Sa Majesté a fini par demander ce qui se passait..... lol (elle n’a jamais eu un pence ni un chéquier sur elle....


            • Pilule rouge Pilule rouge 31 juillet 2009 16:55

               Parfaitement en accord avec vous. Et pour illustrer vos propos sur ce qui était encore l’Eldorado Européen il y a quelque mois, voici une petite news en forme d’amuse-gueule :

              http://www.independent.co.uk/news/business/news/12000-independent-shops-shut-this-year-1765434.html


            • appoline appoline 31 juillet 2009 20:23

              @ Plancherdesvaches,

              « Au point que Sa Majesté a fini par demander ce qui se passait..... lol (elle n’a jamais eu un pence ni un chéquier sur elle.... »

              Ces bougres d’anglais, tellement radins qu’ils laisseraient Mme Windsor faire la manche ?

              Il me semblait dans un autre article avoir lu que certains états envisageraient de faire sécession, qu’en est-il ? Un état, moins mal en point que les autres peut-il continuer à voir, au nom de la communauté, son déficit s’alourdir ?

              L’orchestration qu’il y a derrière tout ceci, n’aura de cesse tant que la population pourra encore être taxée après cela il n’est pas impossible qu’elle se détruise par des guérillas et autres conflis armés.


            • plancherDesVaches 31 juillet 2009 21:14

              « Sa Majesté » est la plus grande propriétaire terrienne du « Royaume-Uni ». Appoline.

              Ainsi est-elle celle qui perçoit le plus de subventions Européennes. Pas mal, non ?

              Pour ce qui est d’une sécession des états américains, cela serait le même scénario pour un pays Européen : une dévaluation obligatoire de la monnaie avec, dans le cas très intéressant de la GB et vu la suppression de toute production de richesse dans leur pays : une configuration identique à celle de l’Allemagne de 1936.

              Le terme qui me vient est : the big foot.

              Reste à savoir s’ils peuvent pomper une grande partie des fonds du FMI ou jusqu’où peut les porter le grand frère américain.

              Mais, une chose est sûre : les « investisseurs » renaclent dans la confiance, ces temps-ci.

              Gold save the Queen. (surtout avec seulement 100 milliards de dollars de réserve en 2007)


            • appoline appoline 1er août 2009 20:09

              @ Plancherdesvaches,

              Oui mais voilà, comment s’approvisionne le FMI afin de ne être obligé de gratter ses fonds de tiroirs ? Il est quand même curieux qu’un organisme aussi puissant soit-il, n’ait pas lui aussi des problèmes de trésorerie, les états périclitant les uns après les autres, ils ne pourront faire face à leur participation versée au FMI (si cela fonctionne ainsi, je ne suis pas très au faîte des répartitions.

              Ceci, je compatis au désarroi de Mme Windsor sans compter qu’elle a dû faire face aux frais de succession de queen mum, nous ne savons pas la chance que nous avons, justement de ne rien avoir, si tel était le contraire, je suis sûre que beaucoup refuseraient d’être riche, quelle plaie.


            • Julius Julius 31 juillet 2009 11:31

              Le déficit de la Californie est le même que le déficit de la France, pour la même PIB. La différence est que la Californie ne doit pas (et ne veut pas) financer sa vie par la dette. Contrairement à la France (et d’autres pays européens). Si l’on applique des règles similaires en France, nous serions en faillite tout le temps.

              La Californie est l’un des états le plus sociale des USA avec de très lourd fardeau fiscal et la très forte redistribution et service public. Parlement californien est presque toujours occupés par des démocrates.


              • pas perdus pas perdus 31 juillet 2009 11:48

                Merci pour cette précision Julius... que je ne partage pas.


              • wesson wesson 31 juillet 2009 12:22

                @Julius,

                bonjour Julius

                " Si l’on applique des règles similaires en France, nous serions en faillite tout le temps. "

                Merci de nous rappeler avec tant de tact que effectivement, si nous appliquions strictement les objectifs de l’Europe concernant les déficits de chaque pays, effectivement pratiquement tous les pays Européens seraient en faillites à l’instar de la Californie.

                Car effectivement, limiter le déficit sans pouvoir influer sur la monnaie, cela se traduit immanquablement par une faillite de l’état concerné. Et on y est en plein dedans là.


              • nandayo 31 juillet 2009 12:32

                En fait, statutairement le budget voté par chaque Etat américain doit être en équilibre, pas de déficit autorisé (lors du vote) pour plus de 40 d’entre eux, c’est pas les 3% de Maastricht, c’est 0. Donc comme, c’est l’un des états ayant le plus de dépenses notamment sociales qui s’aggravent énormément en temps de crise, il fallait soit augmenter les impots (solution démocrate), soit réduire les dépenses (solution pronée par les républicains). En Californie, il faut que le budget soit votée à plus de 60% par le parlement, et donc ils ont mis un temps fou à se mettre d’accord, d’où la soit disant faillite où ils ont émis une pseudo monnaie en attendant de pouvoir régler le problème.

                Donc oui, la Californie a des problèmes, et les solutions adoptées sont plutot radicales (en particulier pour nous européens), mais de là à dire que cette histoire illustre la chute du système...La crise financière qui a engendré cette crise économique se suffit largement.

                PS : Effectivement la France a grosso modo le même niveau de déficit que la Californie, et leurs solutions radicales (du point de vue de l’impact social) sont inenvisageables chez nous, et de toutes façons très court termistes. Donc pas de quoi se réjouir.
                Et pour les fans de l’équilibre budgétaire, voilà à quelles extremités peuvent conduire ce dogme (proposé par Bayrou notamment) dans certaines circonstances, ; c’est à dire un état payant ses fonctionnaires avec une monnaie de substitution pedant plusieurs semaines avant de parvenir à un accord, celui-ci ayant « bizarrement » été trouvé quand les banques ont annoncé les unes après les autres qu’elles n’accepteraient plus cette monnaie comme dépôt


              • Le péripate Le péripate 31 juillet 2009 11:45

                Mais heureusement, nous vivons en France, avec la Sécu, les Retraites, un système que le monde entier nous envie, et nous sommes notés Ah Ah Ah par des des cabinets que nous payons pour ça.

                Tenez, vous reprendrez bien du saucisson....


                • plancherDesVaches 31 juillet 2009 12:12

                  Merci de nous proposer ta rondelle.

                  Mais, pour ma part, non, merci.


                • pas perdus pas perdus 31 juillet 2009 13:41

                  Le Péripate : je comprends votre douleur. Vous devriez aller vivre en Californie... on y trouve un grand choix de superbes habitations qui valent une bouchée de pain...


                • Le péripate Le péripate 31 juillet 2009 15:40

                  Mais je m’y rends de temps en temps. J’y ai de la famille. Merci. Il y fait un temps magnifique.


                • pas perdus pas perdus 31 juillet 2009 19:06

                  Le Péripate a les moyens... de voler au-dessus de l’Atlantique de temps en temps, donc je comprends que vous n’ayez pas besoin de la sécurité sociale... ni même de vivre en société ?


                • Le péripate Le péripate 31 juillet 2009 19:11

                  Mais si. J’ai même des amis syndicalistes, à SUD. Mais... chut, ne leur dites pas que je suis libéral, ils me croient idiot.


                • Le péripate Le péripate 31 juillet 2009 19:14

                  Et regardez, les vols vers les USA sont vraiment bon marché. Et c’est un pays génial, surtout avec des euros.


                • ASINUS 31 juillet 2009 20:36

                  yep c est notre coté amateur à Sud on as jamais été foutu de créer une bonne tcheka,
                  pour la amitiés ancillaires zet bourgeoises lol


                • plancherDesVaches 31 juillet 2009 21:19

                  péripate (est-il sienne... ???)

                  « Mais si. J’ai même des amis syndicalistes, à SUD. Mais... chut, ne leur dites pas que je suis libéral, ils me croient idiot. »

                  Certes....
                  Avoir des amis qui vous croient idiot et parfaitement révélateur d’une mentalité absolument charmante.

                  Mais.... quelque part, je n’arrive pas à être surpris. Bizarre, non.. ????


                • Le péripate Le péripate 31 juillet 2009 21:25

                  Et d’être pris pour un âne, ça te fais quel effet ? MDR.


                • plancherDesVaches 31 juillet 2009 21:43

                  Tu fais plus que bas, là.... Mais bon : on sait pouvoir te faire confiance, de ce coté.


                • Fergus fergus 31 juillet 2009 11:50

                  Heureusement, Schwarzie a trouvé la parade : il va vider une partie de ses prisons pour diminuer le nombre des gardiens et économiser sur la masse salariale. Pas sûr que les Noirs et les Latinos soient les principaux bénéficiaires de cet élargissemnt comptable !


                  • Julius Julius 31 juillet 2009 12:12

                    Savez-vous que l’évacuation des prisons a été proposée et défendue par les démocrates ? Les républicains sont fortement opposés.

                    En fait, certaines de ces actions ont été proposées (par les démocrates), déjà avant la crise. Comme : Conversion des derniers mois de prison pour "prison à domicile" ; la libération des personnes non-libérée en raison de violations techniques ; déclassification des crimes non violents, afin qu’ils ne conduisent pas à la prison ; tenant compte de traitement de la toxicomanie etc pour libération conditionnel, ...


                  • Fergus fergus 31 juillet 2009 16:24

                    @ Chantecler.

                    Oui, je suis au courant de ces attentes d’incarcération. Sans compter les attentes de jugement ou les affaires (pour des préjudices de quelques centaines d’euros) qui passent directement au panier, faute de moyens.


                  • pas perdus pas perdus 31 juillet 2009 19:07

                    C’est vrai JULIUS, les démocrates californiens sont de vrais BOLCHÉVIKS !


                  • Le péripate Le péripate 31 juillet 2009 19:16

                    Non, le plus proche en France des démocrates, c’est l’UMP. Des socialistes de droite.


                  • pas perdus pas perdus 31 juillet 2009 11:52

                    Exact, et d’ailleurs ce seront les plus pauvres qui pâtiront de ces libérations anticipées de prisonniers... Dans leurs résidences sécurisées, les riches n’ont rien à craindre.

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