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Accueil du site > Actualités > Politique > La campagne présidentielle 2012 se fera-t-elle sur « les valeurs » (...)

La campagne présidentielle 2012 se fera-t-elle sur « les valeurs » ?

François Bayrou s'en est pris à Nicolas Sarkozy ce week-end, l'accusant de détourner les valeurs de la république, de chercher à opposer les Français les uns aux autres, plutôt que se concentrer sur la recherche des solutions pour sortir le pays des crises et de rassembler les Français en les mobilisant sur ce but commun.

La question des "valeurs" est devenue une ligne de clivage politique, de rupture. Elle s'invite au débat des élections présidentielles 2012.

Samedi 11 février 2012, François Bayrou tenait son troisième forum, sur le thème des solidarités et du contrat social. Dès le début, il donne le ton, s’en prenant violemment à Nicolas Sarkozy, sur le registre des « valeurs », en témoigne cet extrait de son discours d’ouverture au forum :

"Nous n'avons pas écrit le scénario en connaissant tous les événements qui donneraient son sens à cette journée.

Mais chacun d'entre vous mesure que le déroulement de la campagne électorale, les déclarations faites hier ou ce matin par Nicolas Sarkozy et qui montrent l'axe qu'il va suivre pour sa campagne électorale, donnent tout leur sens à cette journée. Et les mots qu'il a employés, je dirai cet après midi ce que j'en pense tant ils me paraissent révélateurs d'une orientation qui n'est pas la nôtre, en particulier le mot de « valeurs », ces mots donnent tout leur sens à cette journée parce qu'en effet, c'est « valeurs » contre « valeurs ».

Les valeurs qui sont les nôtres ne sont pas celles qui sont exposées dans ses déclarations qui dessinent une campagne électorale, en réalité celle de la division des Français, du choix d'un certain nombre de cibles proposées à l'exaspération collective. Et cela ne peut être à nos yeux qu'un immense affaiblissement pour un peuple, pour une société, pour une nation comme la nôtre.

Nous aurons toute la journée à illustrer notre projet de société à nous. Et notre projet que je crois profondément en phase avec le projet de société historique de la France, le projet républicain de la France, notre projet de société à nous porte un nom tout simple, il s'appelle « humanisme » !

C'est cet humanisme-là qu'il va falloir défendre contre des stratégies qui, en réalité, le fragilisent et le ruinent.

Cette journée prend naturellement à nos yeux tout son sens puisque nous allons aborder le cœur de ce qu'un projet de société humaniste signifie, c'est-à-dire la solidarité qui fait qu'un peuple, une nation, une société ne sont pas formés de personnes individuelles étrangères les unes aux autres, chacune s'occupant de son propre avenir, de sa propre situation, mais qu'il y a entre nous des liens qui font que nul n'est abandonné, singulièrement pas le plus faible, nul n'est oublié, singulièrement pas celui qui a des difficultés, nul n'est laissé de côté, singulièrement pas le plus fragile.

Vous voyez bien à quoi correspondent ces valeurs dans l'histoire des idées, des convictions du monde.

C'est l'idée que chaque être humain est, en soi, un absolu. Il peut être malade, il peut être paralysé, il peut être sans capacité de production, il peut être génial, il peut être formidablement entreprenant, il n'y a pas de différences, il n'y a pas de balance où l'on pèse celui qui sert et celui qui ne sert pas et où on peut soutenir l'un et abandonner l'autre.

C'est cela notre choix. Ce choix-là est en effet, puisqu'ils aiment tant utiliser le mot, un choix de « civilisation » !

De même dans son discours de clôture  :

"Or, ce que l'on nous propose aujourd'hui, ce que Nicolas Sarkozy présente comme valeurs, c'est à mes yeux la négation même d'un certain nombre de ces valeurs qui ont fait la France ! L'idée, pour gagner des voix, d'un référendum organisé sur le droit des chômeurs, c'est la négation de ce qu'un chef d'État doit à un pays comme la France. Ce ne sont pas les chômeurs qui sont responsables du chômage, ce sont les gouvernants !

Il y a peut-être dans le rang des chômeurs, probablement ou sans doute, quelques abus, mais pas davantage que dans le monde de la finance, pas davantage que dans le monde de certains élus lorsqu'ils abusent des fonds publics ! S'il y a des abus, il faut y répondre, corriger, mais pas en faisant des chômeurs le symbole des dérives d'une société dont ils sont les victimes et pas les coupables ! Vous voyez ce que le référendum veut dire. Le référendum, nous le savons bien, chaque fois qu'un sujet est passionnel, c'est l'assurance de faire flamber les passions. Et lorsque le sujet du référendum, ce sont des personnes, chômeurs ou étrangers, alors c'est contre ces personnes que les passions flambent et nous savons bien que pour obtenir le oui, s'il y a référendum, il faudra exposer, étaler largement des exemples d'abus. Alors, on votera contre le voisin d’immeuble, le voisin de pallier, le voisin de village, et on déchirera ainsi la société française.
Les hommes politiques ne devraient pas s'y prêter. Les hommes d'Etat devraient se l'interdire et le président de la République en fonction plus que tout autre car sa mission, sa fonction, c'est d'avoir charge de tout un peuple non pas pour le diviser, mais pour l'unir. C'est cela la fonction d'un président de la République."

François Bayrou présente l’idéal républicain comme les valeurs de l’humanisme qu’il souhaite incarner, comme il l’avait décrit dans la préface de mon livre « La révolution humaniste » (éditions Salvator). Dans son texte, d’une grande profondeur, François Bayrou s’exprime sur la nature des crises que nous traversons et sur la République vue comme un projet politique, un projet de société et même un principe de civilisation.

Liberté-Egalité-Fraternité, triptyque de valeurs unies et indissociables, se tenant comme une clé de voûte, marque la devise de cette République qui vise à libérer l’homme, à l’émanciper et à l’assurer, à l’épanouir, à le lier aux autres dans un destin commun.

François Bayrou poursuit, dans son discours de clôture :

« Nous pensons qu'humanisme signifie en même temps liberté et solidarité.
La liberté n'est pas un acquis, elle n'est pas naturelle, elle se construit et elle se construit contre un certain nombre de tendances naturelles de l'humanité. Ce qui est naturel, si on laisse faire, c'est la domination des forts sur les faibles, l'aliénation. La liberté se gagne par des conditions matérielles de dignité, de logement, de santé, de revenu, elle se protège par la loi, elle se construit par la culture et le parler droit.
La solidarité non plus n'a rien de naturel. Ce qui est naturel, c'est l'égoïsme. La solidarité au contraire exige le partage, l'élaboration de mécanismes de soutien, d'alerte. Donc la liberté et la solidarité, ensemble, sont le fruit de politiques décidées en commun, soutenues, encouragées, conduites par la puissance publique.
Eh bien la France est ce pays qui, sous le nom de République, a fait de l'humanisme son idéal national.
La République libère de toutes les dépendances et garantit le vivre ensemble. C'est pourquoi elle protège les consciences par la laïcité.
La République n'abandonne pas les plus faibles. C'est pourquoi elle construit des sécurités : assurance maladie, assurance vieillesse, assurance accident du travail, assurance-chômage.
La République investit dans l'avenir. C'est pourquoi elle a porté la politique familiale la plus déterminée de tout le monde occidental. C'est pourquoi elle considère que l'école, dont nous avons parlé ici même la semaine dernière, est l'alfa et l'oméga, le commencement et le but de son projet.
La République sait que la solidité d'une chaîne se juge à la solidité de son maillon le plus faible, c'est pourquoi elle considère le handicap et la dépendance comme son affaire, la lutte contre la précarité et les discriminations comme son affaire. 
Voilà les convictions qui sont les nôtres et celles de la République. Elles ont été portées avec constance au travers du temps par les courants de pensée démocratiques et républicains qui ont fait la France.
Or, ce que l'on nous propose aujourd'hui, ce que Nicolas Sarkozy présente comme valeurs, c'est à mes yeux la négation même d'un certain nombre de ces valeurs qui ont fait la France ! L'idée, pour gagner des voix, d'un référendum organisé sur le droit des chômeurs, c'est la négation de ce qu'un chef d'État doit à un pays comme la France. Ce ne sont pas les chômeurs qui sont responsables du chômage, ce sont les gouvernants ! »

Invité au 20 heures de France 2 ce dimanche 12 février 2012, François Bayrou a estimé que "le détournement des valeurs de la France" par Nicolas Sarkozy constitue "une fracture" : "Je ne dirai pas qu'il s'agit d'un virage à droite, car je n'aime pas cette expression. Il y a des valeurs de droite qui sont honorables et respectables. Ce que fait Nicolas Sarkozy, c'est un détournement d'une partie des valeurs qui ont fait la France". "Les responsables de la crise ne sont évidemment pas ceux qui sont au chômage" et que "personne n'est au chômage par plaisir". "Il est profondément blessant que tout ce que trouve à dire Nicolas Sarkozy, c'est qu'on va faire un référendum sur les chômeurs. Ces déclarations constituent une ligne de fracture. Je ne peux accepter ce qu'il est en train de faire".

Déjà en 2007, lorsque François Bayrou avait déclaré entre les deux tours de l’élection présidentielle qu’il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy, il justifiait sa décision par une confrontation de « valeurs », alors que son absence de soutien pour Ségolène Royal était sur un autre registre, celui du manque de crédibilité de son projet, insoutenable sur le plan financier notamment.

Nous comprenons avec le recul tout le sens de cette décision. D’ailleurs, de nombreuses personnalités politiques issues de la droite ne se reconnaissent plus dans l’UMP de Nicolas Sarkozy et rejoignent maintenant François Bayrou, ne supportant plus viscéralement les orientations de Nicolas Sarkozy, justement sur la question des « valeurs ». Parmi ses nouveaux soutiens citons par exemple Dominique Versini (ex défenseur des enfants et co-fondatrice du Samu Social), d’anciens gaullistes proches de Philippe Seguin, d’anciens compagnons politiques de François Bayrou, soit issues des rangs de l’UDF avant 2002 comme les anciens ministre Alain Lambert, Philippe Douste-Blazy ou Anne-Marie Idrac, soit qui avaient rejoint Nicolas Sarkozy en 2007 avec le « Nouveau Centre », comme Philippe Folliot, ainsi que des proches de Dominique de Villepin comme Daniel Garrigues ou encore de Jean-Louis Borloo.

Cependant, il faut s’interroger sur un clivage politique marqué par « les valeurs » …

Les prétendues valeurs républicaines ne sont-elles pas elles-mêmes relatives ou à nuancer et n’est-ce pas plutôt dans l’orientation et l’interprétation que l’on donne à ces valeurs, dans leur équilibre entre elles, que l’on doit trouver le « bien commun » ?

En effet,la liberté, source de l’émancipation de l’homme, peut aussi vouloir dire » individualisme, égoïsme, primauté de soi sur l’autre, dérégulation nuisible sur le plan du commerce, d’un libre-échange incontrôlé.

De même quel’égalité, entendu comme garantie de l’égalité des chances, reconnaissance égale de la dignité de l’homme, qu’il soit fort ou faible, dans ses potentialités, peut aussi nier l’altérité à la source de la personnalité humaine, voire la notion de mérite et d’effort.

Quant à la fraternité, base de l’altruisme, de la reconnaissance de l’autre comme un frère par sentiment d’appartenance à une famille de destin, d’une communauté humaine, fondement de la solidarité entre les hommes, peut aussi a contrario signifier communautarisme, solidarité forcée ou organisée, qui peut remplacer le lien social en remplaçant la relation humaine par une forme matérielle de solidarité, par une relation au système.

On peut donc se proclamer républicain, qu’on soit de gauche, du centre ou de droite, adhérer aux mêmes valeurs proclamées, mais avec un dosage ou des priorités différentes …

Nicolas Sarkozy, dans son entretien au Figaro, avait lui-même annoncé son intention de battre campagne sur les valeurs, en vantant « le travail, la responsabilité, l'autorité, ». En soi, ces valeurs prônées par la droite ne sont pas antagonistes avec l’humanisme prôné par François Bayrou. Ce sont plutôt les valeurs sous-jacentes, non exprimées explicitement par Nicolas Sarkozy mais implicites dans ces déclarations, que réfute François Bayrou.

D’ailleurs, François Bayrou a réagi contre les propos de Claude Guéant sur la prétendue supériorité des civilisations, à la fois en relativisant cette affirmation, rappelant que notre civilisation occidentale a généré le colonialisme, le fascisme, le matérialisme, l'individualisme, et surtout ressenti que cette affirmation avait une intention malveillante, s'attaquant indirectement mais avec évidence à l'islam et aux cultures arabes, visant à opposer les Français les uns contre les autres.

Entre les valeurs proclamées et pas forcément respectées d’un côté, et les valeurs sous-jacentes révélées par les actes ou des sous-entendus et non exprimées de l’autre, il peut y avoir un espace immense, un précipice dans lequel tombent les citoyens peu vigilants, où prospère la haine et le ressentiment en même temps que la bonne conscience … Cocktail explosif !


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12 réactions à cet article    


  • dawei dawei 14 février 2012 10:23

    pour tout ceux qui en on marre de voter avec les pieds, à la tête du client ou par pure sectarisme, faites le test, vous risquez d’être surpris !


    • quelles VALEURS.. ?

      CES CUMULARDS N EN ONT QU UNE......LE FRIC


    • Muriel74 Muriel74 14 février 2012 10:56

      La démocratie est le pouvoir donné au peuple, c’est l’absence de valeurs érigées en institution qui permet à chaque individu d’être libre de choisir les siennes pour être et créer. La démocratie offre un cadre mais le dessin est fait par chacun. Les discours sur les valeurs sont ressentis comme vides et creux parceque chacun sent que ses valeurs personnelles ne seront finalement pas respectées par les candidats à la présidence.
      Merci pour votre article


      • epicure 14 février 2012 21:50

        La démocratie repose elle même sur des valeurs : la liberté et l’égalité.

        Mais je t’accorde que énoncer des valeurs sans mettre en place les pratiques qui les mettent en œuvre, c’est un discours creux.

        Donc parler de démocratie, sans respecter l’équilibre de la liberté et de l’égalité, c’est un discours creux.

        D’ailleurs notre bayrou national est mal placé, lui qui n’a pas respecté ni la liberté , ni l’égalité des citoyens, en revotant de façon inconstitutionnelle en petit comité un texte rejeté par la majorité des électeurs, lors du vote du traité de Lisbonne.
        Il n’a ni respecté la liberté de choix du peuple, ni l’égalité en se mettant au dessus des choix du peuple.


      • Marianne Marianne 14 février 2012 23:06

        Bayrou a vivement critiqué le fait que le traité de Lisbonne, légèrement toiletté, ait été soumis aux parlementaires après avoir été rejeté par le peuple. Il a critiqué aussi son côté illisible, mais c’était une approbation par défaut pour quand-même faire fonctionner l’Europe un peu mieux, avec moins de blocages, une voie vers une politique étrangère commune etc.


      • jef88 jef88 14 février 2012 12:35

        Les valeurs ???? Rires ..........

        La campagne est déjà partie sur les affects ....


        • gogoRat gogoRat 14 février 2012 16:34
          « valeurs » ? - un mot avec lequel jouent (travaillent ?) les jongleurs professionnels, experts en techniques publicitaires, que sont les politiciens !
           La polysémie de ce « valeurs » est idéale pour ce genre d’exercice qu’affectionnent ces candidats si beaux, ni menteurs, ni intègres, mais toujours ambivalents ...

           Pour qui veut se faire bercer, on peut suggérer d’autre rengaines :
           « paroles, et paroles et paroles » ( cf http://www.youtube.com/watch?v=_ifJapuqYiU )

          Autre polymémie abusivement exploitée : celle du mot « égalité » :
          citation de cet article :
          « ... De même quel’égalité, entendu comme garantie de l’égalité des chances, reconnaissance égale de la dignité de l’homme, qu’il soit fort ou faible, dans ses potentialités, peut aussi nier l’altérité à la source de la personnalité humaine, voire la notion de mérite et d’effort. ... »

          Existe-t-il un seul dictionnaire sérieux qui ose définir l’oxymore « égalité des chances » ?
          On nous met dans un même sac l’égalité mathématique, l’égalité en dignité, l’égalité en droit, et, pour faire bonne mesure cette indéfinissable « égalité des chances » ... !
          On malaxe. Et pour corser le tout, et interdire définitivement tout risque d’intelligibilité, on voudrait coupler le tout avec une dose de méritocratie !!

          Après ça comment voulez-vous que le pékin moyen comprenne ce qu’on lui chante lorsqu’on lui serine qu’en démocratie : « un vote égale une voix »  ?
           Y aurait-il, comme aurait dit Coluche, des voix plus « égales » que d’autres selon le mérite ?









          • daryn daryn 14 février 2012 18:24

            La déclaration d’entre-deux tours de François Bayrou en 2007 mérite effectivement d’être relue. Elle reste d’une actualité étonnante.


            • gogoRat gogoRat 14 février 2012 19:28

              Ok. Sauf que dans cette déclaration, une ’valeur’, d’une actualité étonnante, me contrarie :

              Dire que :  « Le mal c’est l’absence de croissance. »
               n’est pas ma profession de foi !

               Sur le plan écologique, l’absence d’une certaine « croissance » pourrait même être vue comme une bénédiction du ciel ! ... à moins que ce ne soit tout bêtement qu’un début de manifestation d’un effet physique imparable. ( voir les travaux de Georgescu Roegen et ses considérations sur l’entropie ...)
               Courrir après un résidu de « croissance » possible le temps d’un mandat (ou deux) risquerait de n’être qu’une stratégie à courte vue civilisationnelle ( Maintenir pendant une ou deux décennies un mode de vie voué à l’épuisement par manque de ressources n’est pas une prouesse susceptible de marquer la postérité, si elle survit ...)

               Comme le disait Harpagon, l’art du cuisinier est de faire des prouesses avec ce qu’il a.
               L’art du décideur politique ne devrait-il pas être de se débrouiller avec cette absence de croissance que nous constatons depuis si longtemps ?
               N’est-ce pas en devenant parmi les premiers à savoir maîtriser cette absence de croissance, (quitte à expérimenter de nouveaux paradigmes ...) que nous pourrions acquérir un avantage prometteur ? 







            • le journal de personne le journal de personne 14 février 2012 21:12

              Où sont passés vos idéaux ?

              Pour les observateurs, une seule galère, un seul mystère :
              La couleur de l’adversaire : la droite lâche ou la tâche à gauche.

              http://www.lejournaldepersonne.com/2012/02/ou-sont-passes-vos-ideaux/


              • epicure 14 février 2012 21:28

                Bayrou deviendrait socialiste ? chiche !
                Je veux voir bayrou faisant une politique basée sur la solidarité, et le respect des besoins humains de chacun, et non une politique qui favorise les inégalités, et la liberté égoïste de quelques uns.

                Sinon il y a un sujet sur lequel il se trompe, la fraternité et le communautarisme sont deux concepts opposés. la fraternité est un lien égalitaire, universel entre les humains, alors que le communautarisme établit un lien inégalitaire (eux et nous), et particulariste (une communauté spécifique et non toute la société).
                Il confond avec un collectivisme sociétal autoritaire, où il n’y a plus de frères égaux, mais uniquement des sujets de la communauté uniformisée par une autorité supérieure. Mais ce n’est plus la fraternité qui est en jeu.

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