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Accueil du site > Actualités > Politique > La France est endettée jusqu’au cou !

La France est endettée jusqu’au cou !

Bien souvent, les parlementaires font part de la faiblesse de leur pouvoir devant l’exécutif. Mais qu’en est-il vraiment ? N’est-ce pas l’utilisation du pouvoir qui, au contraire, n’est pas faite ? Monsieur Debré disait : « le Parlement n’est pas faible, le Parlement manque de parlementaires ».

Vous êtes-vous demandé pourquoi la France depuis trente ans meurt petit à petit ? Vous êtes-vous demandé pourquoi les Français font grève sur grève ? Vous êtes-vous demandé pourquoi l’exécutif est de plus en plus perçu comme une sorte de monarchie ? Vous êtes-vous demandé pourquoi les journalistes vont plus souvent au « château » qu’à l’Assemblée ?

Vous êtes-vous demandé pourquoi aucune majorité n’est reconduite depuis trente ans ? Vous êtes vous demandé pourquoi l’abstention est de plus en plus frappante aux législatives ?

Vous pourriez vous dire que c’est parce que la France est irréformable.

Vous pourriez vous dire que c’est parce que les temps changent, et que les Français refusent le changement.

Vous pourriez vous dire que c’est parce que les présidents de la République qui se sont jusqu’ici succédé, avaient tous des caractères bien trempés, mais qu’ils ne comprenaient pas forcément le pays qu’ils prétendaient incarner

Vous pourriez enfin vous dire que les Français s’intéressent moins à la politique qu’auparavant, et que par conséquent, ils s’abstiennent de plus en plus de voter.

Et si la véritable raison, la vraie cause de ces nombreux «  désamours » était... le Parlement ?

Nous avons 577 députés, qui sont élus par les Français. Nous avons une dizaine de ces mêmes députés qui viennent, très irrégulièrement, dans l’Hémicycle (hors pendant les questions au gouvernement qui « attirent » un peu plus les parlementaires).

Il est évident que ces absences, permanentes ou presque, ont une incidence forte sur le travail des parlementaires, et sur la France.

Il n’est pas difficile de faire une comparaison avec nos amis européens. Proportionnelle ou pas, il se trouve que si l’on compare la France à l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, l’Angleterre, pour ne citer que les plus proches de nos voisins, on s’aperçoit que chez nous... les députés sont des fantômes ! Ailleurs, les hémicycles sont toujours vivants, remplis.

Et comme par hasard, on se rend compte que tous ces pays dont j’ai parlé précédemment ont réussi à réformer leur pays, à éviter grèves et révoltes, sont tous considérés comme des démocraties et non comme une « monarchie sans le nom », voient leurs médias partagés entre l’exécutif et le législatif, ont des députés connus des habitants et en qui ces derniers ont confiance, n’ont jamais eu trop de problèmes à voir leur majorité reconduite, et jamais vu non plus le parti de l’extrême droite arriver au deuxième tour d’une présidentielle et obtenir des bons scores à toutes les élections.

Les absences des députés ont bien évidemment de lourdes conséquences sur leur mission de législateur. En effet, un Parlement, et tous les textes de droit constitutionnel le disent bien, notre Constitution au premier plan, a pour mission de proposer des lois, et de les voter.

Bien évidemment, pour pouvoir proposer une loi, qui fasse l’unanimité, il faut pouvoir la présenter lorsque les députés sont présents. Visiblement, ils doivent être très souvent absents, sinon comment comprendre qu’il arrive que vers minuit une dizaine de députés se donnent rendez-vous pour voter une loi pendant la nuit, moment ô combien judicieux pour réaliser des lois républicaines ! Ajoutons à cela que l’absence récurrente du Parlement produit deux autres conséquences à portée négative.

La première c’est que cela semble profondément énerver le gouvernement qui, sans doute dans un souci d’efficacité, décide d’abréger les discussions, pour faire de plus en plus de passages en force (alors que le 49.3, et c’est la Constitution qui le dit, ne doit être utilisé qu’en dernier recours  !)... avec la bénédiction du Parlement... Puisque la plupart de ses membres font l’école buissonnière ! Pourtant, les lits de justice sont interdits depuis 1789. Ce genre de « complaisance » a malheureusement, comme par le passé, le fâcheux résultat de provoquer grèves et mouvements de manifestations. Que voulez-vous ? Quand le Parlement ne fait pas son travail, il faut bien que le peuple se défende.

L’autre conséquence tout aussi pénible, c’est que les parlementaires en oublient leur mission de législateurs et de garants de la Constitution. Il est assez incroyable de constater l’indifférence qui a entouré les « débats » sur le TCE au Parlement, si l’on en croit la faible présence de nos dignes élus, incapables de faire le déplacement jusqu’au pauvre VGE, qui pourtant avait fait l’effort de bien préparer son dossier.

L’un des parlementaires, monsieur Bayrou, a au cours de la présidentielle, fait part de sa « honte » de voir que les parlementaires n’étaient même pas fichus de donner de leur temps, pour poser des questions sur le devenir de nos institutions actuelles, sur les modifications provoquées par l’introduction d’un texte européen supérieur même à notre Constitution, ou encore pour s’inquiéter de la moralité de faire adopter par des parlementaires un texte définissant les règles d’un régime, qui ne peut, et ne doit, être ratifié que par le peuple. Puisque c’est lui, le souverain ! On appelle cela la démocratie !

La dramatique conséquence de ce genre de comportement, c’est qu’on se retrouve avec des parlementaires allant les yeux fermés à la pêche au « oui ». Et quelques mois plus tard, un peuple lucide qui leur répond, de manière très majoritaire : « non » ! Et on aura beau dire, en démocratie, c’est le peuple qui est réputé avoir raison. Il en résulte forcément que le Parlement devient dès lors moins « crédible » auprès de ceux qu’il est censé représenter, et que dès lors qu’une loi « sort », la France la regarde avec méfiance. Voire avec défiance.

Et le Parlement devient dès lors « chambre d’enregistrement  ».

Alors il y a bien sur les traditionnelles « bonnes excuses » pour ne rien faire : Bercy fait l’omerta. Le président décide de l’essentiel. La haute fonction publique a confisqué le pouvoir du Parlement.

Merveilleux. Les parlementaires pensent-ils donc que tout va leur tomber comme ça, dans le bec ?

Les parlementaires de 1789 sont allés demander gentiment demander à Louis XVI de clarifier ses propos ? Non. Ils l’ont exigé. Les parlementaires de 1789, ils sont allés chercher ce qu’ils voulaient. Ils n’ont pas entendu qu’on le leur amène.

Bercy fait l’omerta ? Mais Bercy, il faut l’apprendre aux parlementaires, est un ministère. Et ce ministère utilise l’argent public. Vous savez, ce même argent public que doivent, en principe, contrôler les parlementaires. Eh bien ! A quand des parlementaires se prenant par la main, et se rendant dans le ministère, et menaçant de ne pas partir tant qu’ils n’auront pas obtenu satisfaction ? Les parlementaires penseraient-ils donc que le service d’ordre va menacer la « représentation » nationale ? Les «  représentants » du peuple ? Il ne faut pas être stupide dans la vie. Bien sûr que non !

Le président décide de l’essentiel. Et le roi de France de 1789 ? Il faisait quoi ? Il dansait peut-être ! Ca n’a pas empêché des parlementaires, bien plus assidus à leurs tâches que nos parlementaires actuels, de taper du poing sur la table. Les parlementaires ont une arme. Cela s’appelle la Constitution (Cette arme, en 1789, ils ne l’avaient pas. Et ils risquaient bien plus pour leur audace, que nos actuels « représentants » directs ou indirects. Eux, c’est leur vie qu’ils jouaient ! Et aucun d’eux n’a hésité !). Et au cas où les parlementaires l’ignoreraient, le président en est garant. Il suffit donc que les parlementaires fassent un effort sur eux-mêmes : respiration, photocopie de la Constitution, rencontre avec le président (ou alors ils lui écrivent une belle lettre), soulignement de l’article 14 et de l’article 15. C’est au président de garantir les droits des parlementaires. Et en son absence, aux ministres. Or, que dit l’article 15, sinon que tout citoyen peut demander à n’importe quel agent public (que sont donc les ministres, sinon des agents publics ?!) de lui rendre compte ? A plus forte raison, à ses élus !

Et le plus fort pour terminer : la vilaine fonction publique, qui aurait, rien de moins que ça, confisqué son pouvoir au Parlement. La dernière visite d’un parlementaire à un service public, c’est quand ? La dernière enquête du Parlement, elle date de quand ? Le suivi ferme des recommandations de la Cour des comptes, quand est-ce qu’il se fait ? Jamais !

Les conséquences de l’absence des parlementaires sur leur mission de contrôle de l’utilité de la dépense publique :

Soyons clairs. Ce « contrôle » est à l’heure actuelle inexistant. Il est peu de dire que là encore nous avons des parlementaires qui sur ce sujet font preuve d’une absence totale. En témoigne l’augmentation calamiteuse de la dette publique.

Pourquoi cette situation ? On dit souvent que le Parlement français est le plus faible d’Europe. C’est vrai et c’est faux. Le Parlement est le plus faible d’Europe, voire peut-être du monde, parce que les parlementaires n’ont pas de volonté d’accomplir leur mission, non à cause d’improbables difficultés, mais par simple désir de ne rien faire. C’est dire le sens aigu de nos parlementaires pour l’intérêt général ! Défenseurs émérites de leurs électeurs, sans conteste !

Qu’on en juge. Le Parlement a l’obligation de « rendre compte » comme le dit bien la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. (Articles 14 15.) Ai-je précisé que cette déclaration est le « squelette » de la démocratie française, et reconnue comme telle par les membres du Conseil constitutionnel, et les constitutionnalistes du monde entier ! Les citoyens aimeraient par exemple bien savoir la provenance de l’augmentation fulgurante des dépenses de l’Elysée, et de Matignon, ces vingt-cinq dernières années, chose qu’il est, pour nos élus, tout a fait possible de savoir, étant donné que dans une République digne de ce nom, dans un pays démocratique comme je l’espère le nôtre peut l’être, les lois (et notamment la Constitution) sont plus importantes que la... tradition ! Nous sommes en République, pas sous l’Ancien Régime. Le «  patron » du Parlement ce n’est pas le président, ce n’est pas le gouvernement. C’est le peuple. Alors le « devoir de discipline » va en contradiction avec... la Constitution ! « Tout mandat impératif est nul ».

Il semble donc qu’il manque une chose très importante aux parlementaires. Le courage. Un(e) élu(e) ne doit pas avoir pour seule ambition de se faire réélire. N’est-ce pas un comble que les législateurs soient ceux qui semblent le moins connaître le texte fondamental qui régit notre pays ! Si Colbert ne se gênait pas pour dire à Louis XIV (qui se prenait pour Dieu) : «  Sire, vous dépensez trop. Il faut que vous fassiez ceci et cela », je suppose que les parlementaires sont capables de faire preuve d’un peu de lucidité, et de sérieux, dans leur mission et de dire de temps en temps « chers ministres, vous dites des sottises. Voilà ce que nous, parlementaires, voulons pour la France. »

L’autre « bonne excuse » du Parlement, c’est de se plaindre de ne pouvoir mettre en place les outils nécessaires pour contrôler correctement l’utilité des dépenses publiques, conformément à la Constitution. Encore une manière de se désengager de leur mission.

Qu’attend le Parlement pour exécuter sa mission ? La Constitution lui donne le pouvoir nécessaire (il peut ainsi élaborer des outils, sans avoir rien à demander au gouvernement !), et l’Assemblée comme le Sénat possèdent assez d’argent (800 millions qui leurs sont propres, sans compter le personnel mis à leur disposition) pour mettre en pratique les actes théoriques que leur donne la possibilité de faire la Constitution. Actuellement, seuls les chiffres sont donnés au Parlement... Pas la mise en œuvre des missions, ni les résultats obtenus les années précédentes, ceux attendus. Puisque le Parlement, du fait des pouvoirs qui lui sont conférés par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (c’est écrit noir sur blanc dans la Constitution, et elle passe avant tout « règlement », « tradition », et autre), se doit normalement de contrôler l’ensemble des transferts d’argent public, le président lui-même ne devant pas s’y soustraire (Je le rappelle quand même, ce dernier est censé être le garant de la Constitution !), est-il possible de voir prochainement des élus faire leur travail ? A se demander !

En attendant, les régulières absences du Parlement ont permis au gouvernement d’endetter sans problème notre France. Les parlementaires semblent en effet se satisfaire de la « légalité » des dépenses, et ne pas comprendre que celles-ci doivent aussi être « utiles ». Leur rôle n’est pas de contrôler la « légalité » de telle ou telle dépense, mais de vérifier l’utilisation de cette dépense, et les tenants et les aboutissants, afin de savoir si au moins celle-ci est efficace. Ainsi, quand la Cour des comptes dit au Parlement « cette dépense est complètement à côté de la plaque  », le Parlement doit dire au gouvernement : nous ne renouvellerons pas cette dépense. Au lieu de ça, le Parlement se contente de dire amen à tout ! Le sens de la responsabilité ? Le Parlement ne connaît pas !

Victime consentante, le Parlement ?

Rien d’étonnant dans ces conditions si la France est endettée jusqu’au cou !


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21 réactions à cet article    


  • Le Chacal Le Chacal 8 juin 2007 12:19

    Les élus au service du Peuple ? Mais vous n’y pensez pas ma bonne dame : le Peuple n’est là que pour renouveler tous les 5 ans une rente à vie pour les barons des différents partis, qui ne se donnent même plus la peine de faire un programme correct. Inutile. Ils SONT. Cela suffit pour se faire élire.

    Alors à quoi bon se fatiguer à représenter des gogos et leur rendre des comptes : ils ne le demandent même plus. Qui ici a envoyé un courrier à son Député pour exiger qu’il lui explique pourquoi il a voté telle ou telle loi ?

    Le Parlement reste impuissant parce que nous, citoyen, le laissons faire. Exigeons des horloges pointeuses à l’entrée de l’assemblée, ça mettrait déjà un coup de pied au derrière de certains. Et si en plus on adoptait la politique de rigueur de salaire des représentants canadiens, ça ne ferait pas de mal. Parce que franchement, les soi-disant partisans du libéralisme qui sont payés sans même faire acte de présence. Je ne connais pas de patron qui garde un employé qui préfère rester chez lui au lieu de venir au travail...


    • toto1701 8 juin 2007 12:21

      endettée par la paresse d’une elite politique nourrit par les flux financiers du cac40 .


      • HELIOS HELIOS 8 juin 2007 15:23

        Déjà, s’ils cessaient de cumuler d’autres fonctions (pour lesquelles ils sont également payés) ils auraient peut être le temps de faire leur boulot et de passer à l’assemblée. Tout le monde semble accepter l’ignoble manipulation qui consiste a dire qu’un député sera « plus prés du terrain » s’il est également maire ! mon dieu, mon dieu qu’on se laisse embobiner facilement.

        Si j’ai bien compris, nous allons également avoir des ministres OBLIGATOIREMENT parlementaires, puisque ceux qui ne seront pas élus seront virés du gouvernement. Interressant alors de savoir s’ils seront des parlementaires eventuellement ministres ou des ministres éventuellement parlementaires. dans les deux cas, les b... comptez vous... mon dieu, mon dieu qu’on se laisse embobiner facilement (bis).

        Quand à la proportionnelle, entachée de tous les mots par des gouvernements qui souhaitent gouverner de façon autoritaire plutôt que concertée, même si elle était appliquée cela ne changerait pas, le député ecoute le citoyen AVANT l’election, et ecoute, puis vote comme son parti APRES l’élection, c’est ce qui s’appelle respecter ses électeurs... mon dieu, mon dieu qu’on se laisse embobiner facilement (ter) et fin

        Merci de m’avoir lu, penser a voter pour un futur député dimanche qui ne soit pas cumulard, de préférence puisque 47% des français semblent vouloir que tous les pouvoirs ne soient pas dans les mêmes mains... ce sera déjà ça.


        • faxtronic faxtronic 8 juin 2007 16:04

          Si les deputés sont des cancres, ce n’est pas de la faute des deputés (le droit d’etre un cancre et un feignant), mais de la faute des electeurs, qui n’ont a rien a foutre, et qui vote pour un parti, et non pas pour un homme. Si tu fait parti d’un parti, ou te juge selon tes idees et non pas selon tes actes, car le peuple elit les deputés selon leurs appartenances, et non pas selon leurs actes. Donc l’interet d’un deputé et de se faire bien voir vis a vis d’un parti, et non pas du peuple.

          C"EST DONC LA FAUTE DU PEUPLE QUI SE FOUT DE LEURS DEPUTES.

          Et d’ailleurs je ne vois pas le lien avec la dette de la France.....


          • Laurent Bervas Laurent Bervas 8 juin 2007 16:34

            Merci pour cet article que je trouve intéressant.

            Face à ce constant 2 possibilités pour changer : Soit on fait la révolution, soit on force/encourage le système à (mieux) fonctionner. Je pense que la « révolution » ne se fera pas mais que l’on peut espérer « forcer/encourager » le système actuel a mieux fonctionner.

            LE CYBER-LOBYING : FORCER/ENCOURAGER LE SYSTEME A MIEUX FONCTIONNER

            La révolution du WEB 2.0 n’a pas encore vraiment touché le domaine de la politique (en France). Les blogs ont souvent des commentaires modérés, peu de responsables politiques dialoguent (en ligne) vraiment.

            Je pense que l’on pourrait voir émerger des groupes de pression organisés avec nouveaux outils du web. Les citoyens désireux de faire quelque chose ont tout intérêt à utiliser Internet de manière efficace et organisée pour peser sur les enjeux qui leurs semblent important.

            UN SECRETARIAT EN LIGNE POUR CHAQUE DEPUTE

            Un idée : proposer à chaque député un secrétariat en ligne, ou toutes les questions posées (en ligne) seraient visibles, triées et modérées par des citoyens. On obligerait/encouragerait alors nos représentant à prendre en compte les (vraies) question des français (et non pas celles qu’ils auraient choisis).

            Chaque semaine, les électeurs pourraient ainsi faire émerger une question à laquelle le député aurait tout intérêt à répondre ...

            Peut être que l’équipe d’AGORAVOX pourait leur proposer ?


            • ExSam 8 juin 2007 21:00

              Laurent Bervas

              Oui, c’est une bonne idée, cette contribution en ligne modérée par les citoyens. Elle pourrait porter sur les questions que pose le député à l’Assemblée - avant ou après qu’elles soient posées - et, bien entendu sur la politique générale, comme les problèmes spécifiques.

              Cependant, l’afflux possible de questions rendrait le traitement difficile. Il serait souhaitable aussi de corréler les questions identiques qui seraient posées à de nombreux députés, pour déboucher sur un droit d’initiative populaire pour mettre un sujet à l’ordre du jour de l’Assemblée, à partir d’un seuil de présence et de pertinence à élaborer.

              On se dirige là tout droit vers la démocratie citoyenne, ce n’est pas anodin ni innocent. Mais je n’ai véritablement l’impression que nos élus relaient ou relaieront cette demande toute simple,finalement : plus de démocratie, plus de justice, plus de citoyenneté.


            • michel 67 8 juin 2007 17:58

              mais naturellement que nous sommes endettés jusqu’au cou et encore je dirais jusqu’à aux narines, mais la faute à qui ? aux différends gouvernements successifs que nous avions et qui ont refusé de vois cet endettement par crainte de voir l’effet désastreux que cela produirais sur le peuple, donc ils ont préférés donner et faire confiance à tout de bras aux différents pays en voie de développement soit disant pour soulager la misère humaine,tout en sachant que ces pays n’ont jamais vu le moindre cts. Car les bons patentats l’ont toutde suite fait virer sur des comptes en suisse et autres pays à système codé. Préférand nous envoyer leur misère humaine histoire d’en profiter encore au fait parait qu’il y a encore des personnes de nationalité africaine qui ont plusieurs femmes sans compter les enfants sur le dos de notre S.S. et autres allocations. Question : un bon français peut-il en faire autant ?


              • Le Chacal Le Chacal 8 juin 2007 18:17

                Un bon français, je ne sais pas, je n’en ai jamais vu de ma vie. Des mauvais oui, mais des bons...

                Je vous rassure, les aides qu’on fournit aux pays du tiers-monde est risible à l’échelle du budget du pays : 3,1 milliards sur les 268 milliards de dépenses publiques (chiffre du budget 2007). 1% des dépenses ! On peut être certain de tenir là la raison majeure du déficit.

                Mais vous avez raison de tenir des discours xénophobes : par les temps qui courent, on supporte bien une petite « haine »...


              • notregeneration ales 8 juin 2007 20:22

                Excellent, je suis 100% d’accord et je dirai même plus c’est notre génération qui devra payer les pots cassés. Je vous copie une petite application sur les élections de dimanche qui en parle aussi !

                http://notregeneration.com/alexblog/?cat=3


                • ExSam 8 juin 2007 20:52

                  Excellent article.

                  Le problème « chambre d’enregistrement » vient à mon sens de la peur des députés de ne pas avoir l’investiture, donc les moyens financiers de leur parti pour assurer leur campagne. Ils ont peur et font les godillots.

                  Donc, changer cela. Comment ?..Si aujourd’hui une somme est versée aux partis, plus une autre correspondant aux nombres de voix qu’il captent, nottamment aux législatives - 1,66€/voix sur cinq ans, si je me souviens bien -, il n’en demeure pas moins que le député lambda n’a pas cette somme à disposition. Donc, il dépend, donc il a peur.

                  Il faudrait donc, je crois, au lieu de donner une somme globale aux partis, attribuer une somme forfaitaire à chaque député pour conduire sa campagne et donner une autre somme à chaque parti pour qu’il investisse des candidats nouveaux, s’il le souhaite, à qui ils donnerait également une somme forfaitaire égale à celle dont disposerait les sortants.

                  Ainsi, les députés sauraient qu’ils disposent, quoiqu’il arrive - même s’ils ne suivent pas la « discipline partidaire » ou s’abstiennent, ou ruent dans les brancards - de l’argent pour financer leur campagne.

                  En cas de clash, le parti pourrait présenter un candidat contre le « dissident ». Mais les deux disposeraient de l’argent pour assurer leur campagne.

                  En mesurant les sommes allouées ont pourrait, en outre, diminuer ces frais hallucinants de certains candidats qui grêvent le budget des partis, donc quelque part le nôtre, et faussent les campagnes.

                  Ensuite, on pourrait s’attaquer au découpage électoral clairement faussé et à la question centrale que pose l’article : rendre des comptes sur l’utilisation comme la destination de l’argent public. Car, ne serait-ce que pour l’Elysée et Matignon, l’article porte clairement le fer sur une augmentation totalement insupportable, à l’heure où nos amis ministres et députés ne nous parlent que d’audit et d’économies, que nous assumerons, bien entendu, tandis qu’ils continueront à se goinfrer.


                  • NPM 8 juin 2007 21:53

                    Il faut surtout que le parlement controle enfin l’exécutif, c’est à dire les fonctionnaires !

                    Et on pourrait aussi suprimer les détournements de fond public des syndicats, évalué à 100 milliards par ans..


                    • faxtronic faxtronic 8 juin 2007 23:39

                      tu fumes quoi en general ? 100 milliards d’euros, c’est du grand n’importe quoi.


                    • ExSam 9 juin 2007 11:11

                      NPM

                      détournements de fond public des syndicats, évalué à 100 milliards par ans...

                      Encore un « décomplexé ». Décidément, Sarko sélectionne les plus intelligents.


                    • ZeusIrae 8 juin 2007 22:32

                      Reponse au titre ; Vous savez que la dette du Japon est egale à 170 % du PIB ?On a le temps de voir venir.

                      Pour le parlement,toute l’organisation des pouvoirs en france visent à renforcer le pouvoir du gouvernement et diminuer celle du parlement.

                      Le parlement ne peut pas voter des nouvelles mesures « aggravant les charges publiques »,il ne maitrise pas son ordre du jour,ses sessions sont limités et ainsi de suite.


                      • idyllique 8 juin 2007 23:53

                        et La France, toute fière de sa gloire et richesses passées se montre très généreuse avec l’argent des pauvres contribuables pour apporter l’aide humanitaire à des continents entiers !!! pauvres rmistes de France !!! pauvres retraités de France, pauvres universités de France qui appauvrissent la matière grise des générations depuis plus de 30 ans.... Vive le racket via l’impôt la TVA sociale et la franchise médicale... pour que l’Etat puisse redistribuer aux étrangers (CMU et AME) Vous pensez que c’était pour rembourser notre dette de 2 200 milliards et bien non ! perdu ! Notre argent c’est pour le reste du monde ! Vous ne me croyez pas ? les chefs d’Etat du G8 se sont engagés à donner à l’Afrique 60 milliards d’euros... Cela fait 50 ans que nous contribuables déversons des milliards : le fruit de notre labeur durement gagné jour après jour pour s’être tous levés très tôt tous les matins pour des milliards d’euros là-bas... pour quels résultats ? et bien pour financer les guerres ethniques, dopér l’économie de la guerre (marchands de mort)pour certains dictateurs assoiffés de sang et de pouvoir et pour enrichir les comptes en banque des paradis fiscaux !! d’une caste de privilégiés parasites qui gravitent autour des despotes corrompus Et cela n’est pas « prêt » de s’arrêter, l’afrique passera à un milliards de crèves la faim d’ici 50 ans ! la moitié attendra assis sur un tas de pierre à 1000 bornes d’un ferme délaissait pour assister au ballet aérien des bombardiers qui décolent chaque matin des aéroports européens pour distribuer vêtements, nourritures, médicaments... les autres viendront en Europe pour avoir droit à des droits gratuits !! Pendant ce temps on vous bourre le mou : travailler plus pour gagner plus le plus longtemps possible = adios la retraite !! De toute façon d’ici là, la pension sera ramenée à de l’argent de poche pour s’acheter le journal du dimanche et le café au bistrot du coin et râler comme d’habitude ! Et oui, c’est pas demain la veille que nous changerons de paradigme nataliste : 7 milliards de bipèdes : des parasites terrestres sans prédateurs qu’eux-mêmes et qui prolifèrent à toute vitesse, en toute anarchie, et en détruisant tous les écosystèmes, sans se préoccuper de la qualité de vie de sa progéniture et encore moins de son avenir sur cette petite sphère-maison au fin fond de l’univers !


                        • myph 9 juin 2007 10:04

                          Aussi le problème de la France c’est que la haute fonction publique est mêlée étroitement à la politique et à l’économie. Savez que certains des hauts fonctionnaires font de la politique durant leur temps de travail ? Dès losqu’il y a des changements de couleur politique, ces monsieurs et dames sont débarqués en force dans les cabinets des ministres, et avec un peu d’expérience et de tenacité, ils sont potentiellement chefs de parties et voire ministres ! Quant aux dirigeants des grandes compagnies, c’est encore de la co-optation, du copinage ! je suis fonctionnaire à Bercy depuis 20 ans, j’ai pu constater que quelque soit la gauche ou la droite, c’est toujours le même triste constat ! Ces gens pensent surtout à leur propre intérêt ; l’intérêt de la France (oh quel grand mot !), ils n’ont rien à fichtre, dès lorsqu’ils n’ont aucun risque à prendre ni aucune obligation à rendre compte.


                          • Gilles Gilles 9 juin 2007 11:05

                            90% des lois votées sont proposées par le gouvernement. Seules 10% par le parlement...voilà qui illustre vos propos.

                            Ensuite, le rôle principal du parlementaire en France n’est pas d’être à l’assemblée. Il représente d’abord les intérêts de sa circonscription. Il est élu localement et il se doit d’intervenir pour représenter les intérêts de ses électeurs en soutenant les projets d’investissements, des aides économiques et sociales, de logement de sa circonscription avant de penser à la Nation dans son ensemble. Nombre d’entre eux soutiennent des projets allant contre l’intérêt des français car cela profite localement..... car, le serpent se mord la queue, il dépend de la bonne volonté de ses électeurs locaux.

                            Pour ce, nul besoin de se faire chier à l’assemblée, mais plutôt de faire du lobbying auprès des hommes de pouvoir ; gouvernement, industriels.

                            Ex, un certain député de je ne sais où qui sera probablement le secrétaire d’Etat à l’écologie de Juppé (voir Canard Enchainé de cette semaine). Voici peu il a voté contre une loi proposant de rendre obligatoire les sacs en papiers en remplacement des sacs plastiques. Pourquoi ? car sa circonscription possède des entreprises produisant ces sacs plastiques polluants smiley

                            Il faudrait que les députés soient élus nationalement, sans attaches locales. La politique locale serait dévolues aux régions et département, n’est ce pas logique ?


                            • judel.66 9 juin 2007 17:51

                              Odile.la France est a vendre ..les parlementaires deputés et sénateurs coutent tres tres cher c’est vrai, il faudrait comme a Strasbourg ne les payer qu’a la vacation,.. absent pas payé !! mais la vraie raison est fiscaledepuis 30 ans ... bien sur, ça dépend d’eux mais surtout de giscard et des socialistes... nous devons a giscard les + values qu’il a in stituées pour plaire aux grands promoteurs qui ralaient de voir des particuliers gagner de l’argent defiscalisé en vendant ou revendant un logement qu’ils avaient ou non occupé ,ou des valeurs en bourse,il y a 30 ans ces +values ont immédiatement arrété l’expantion ;en + en 1975 le tandem giscardchirac a institué le regroupement familial qui saigne et detruit la France !!.la gauche,M Aubry et F Hollande(moi j’aime pas les riches) avec la csg et l’isf ont fait tout ce qu’ils ont pu pour epouvanter le capital Français et le pousser a se delocaliser .... croyez vous que l’argent français qui se delocalise fasse travailler en France, contruise des logements en France d’où chomage et crise du logement .un bailleur paie en + de ses revenus fonciers la csg sur ces revenus et l’isf ..combien de fois avez vous entendu :« je ne veux plus de locataires ni de placements en France »...et la France est a vendre !!!..l’actionnaire etranger d’une boite etrangère installée en France rapatrie ses dividendes et ne paie aucun impot enFrance.. !.la société etrangèrequi achète une boite française capte ses secrets de fabrication, son savoir faire , sa clientèle ,eventuellement des subventions puis parfois ,au bout de peu de temps,se delocalise emportant clientèle ,secrets de fabrication et meme machines amorties aux frais du contribuable Français !!..l’emploi Français est fragilisé par ces in vestiseurs etrangers et par démagogie ,pour plaire au petit peuple et aux utopistes de la gauche caviar sans formation economique la France continue a effaroucher ce qu’il reste en France de capital Français... !!merci giscardchirac, merci la gauche !!!....


                              • Marie 9 juin 2007 23:46

                                Tout a fait vrai, la France est vendue.

                                Le sacrifice des anciens n’aura pas duré très longtemps. Cette France qu’ils ont reconquis chèrement pour la léguer à leurs enfants, qu’en avons nous fait ?


                                • Vilain petit canard Vilain petit canard 11 juin 2007 10:57

                                  C’est vrai que notre Parlement, c’est une honte. La campagne actuelle ? Une campagne de maires ou de conseillers généraux : c’est grâce à moi qu’on a eu le TGV, je suis prêt des soucis quotidiens de mes électeurs, etc. Les propositions du Parlement : même pas 10% des textes de lois. Les enquêtes du Parlement : que dalle. Le contrôle du Gouvernement par le Parlement : ah ah ah...

                                  Et maintenant, le gouvernement Fillon instaure le cumul obligatoire : tout Ministre qui ne sera pas en même temps député sera lourdé. Je suggère de rendre un mandat de maire obligatoire en plus, « afin de mieux comprendre les enjeux locaux »... et de leur donner un rang de magistrat local. Comme ça l’amalgame sera complet, et avec un peu de chance, on pourra se passer des élections.

                                  Pourtant, l’Assemblée dispose d’outils efficaces pour contrôler l’action du gouvernement (LOLF, par exemple). Mais en a-t-elle la volonté ? Non, visiblement.

                                  On nous dit : ce sont les électeurs qui décident... en théorie seulement ! Si on a le choix entre cinq pignoufs, deux excités et un baron local réélu sans faille depuis trente ans, on fait quoi ? Pratiquement, on va à la pêche, d’où les abstentions à ce type de mascarades intitulées élections législatives.

                                  Et ainsi, le système se perpétue. Depuis que ce crétin de Jospin a placé l’élection présidentielle avant les législatives, il se renforce, même.

                                  Alors on fait quoi ? Ben je suis bien embêté pour répondre...


                                  • glop 11 juin 2007 17:46

                                    Bonjour,

                                    L’information est disponible sur le site du ministère des finances depuis le 8 juin (http://www.minefi.gouv.fr/themes/finances_etat/budget/directions_services-budget-situation_mensuelle-encours.php)

                                    Le déficit à fin avril est de 42,5 Md Euros : c’est le pire déficit à fin avril jamais vu en France ! Le record de 2005 est battu ! Arpès correction par la cour des comptes, le déficit de 2006 était de pres de 40Md Euros, on va donc très probablement connaitre une très forte dégradation des comptes publics en 2007 (on n’a jamais vu un déficit en fin d’année inférieur à celui de fin avril)

                                    Dautant que le gouvernement ne va pas manquer d’aggraver encore plus la situation avec tous les cadeaux fiscaux non financés en cours de préparation par l’UMP, Sarkozy et ses candidats aux législatives.

                                    Le plan de stabilité promis en 2006 par l’UMP, prévoyant l’équilibre budgétaire pour 2010 n’était donc qu’une promesse n’engageant que ceux qui y ont cru !

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