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Accueil du site > Actualités > Politique > La « République » dans tous ses états (Suite)

La « République » dans tous ses états (Suite)

Analyse du discours de Nicolas Sarkozy (Deuxième partie)

Dans son interminable délire lors du meeting du sept novembre 2014 à Paris, Sarkozy a donné toutes les preuves qui montrent clairement que le peuple français n’a aucun intérêt à accepter « son retour ». La longue litanie de Sarkozy fait suite au discours de Lambersart dont j’avais expliqué « l’idée de fond » dans mon article : http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/moi-president-de-droite-de-gauche-157600 ; Mais cette fois, les « écrivains publics » et plus encore Henry Guaino ont visiblement exagéré la dose : Sarkozy est dans un état second, à bien le regarder de près, on croirait voir un « nouveau Führer » gesticuler sur son estrade !

Qu’à cela ne tienne, Sarkozy proclame : « « Nous voulons continuer ce miracle français. » »

« « Le repli de la France sur elle-même détruirait le miracle français. » »

S’attaquer au Front National, par ces phrases perfides quand on reprend librement ses plus vielles revendications les plus raisonnables et les plus censées, voilà qui éloigne l’idée de tout miracle français ! Jamais un quelconque responsable du Front National, du plus simple jusqu’au plus intelligent, n’a prononcé et encore moins suggéré l’isolement de la France et son repli sur elle-même ! Qu’ont-ils ces politiciens désœuvrés à cultiver l’hypocrisie avec autant de désinvolture, on reprend à son compte les idées du Front National toute en le dégradant à chaque occasion ?

« « C’est pourquoi nous ne transigerons pas avec l’ouverture de la France au monde…C’est un choix, ce n’est pas un droit. » »

Rappelons alors à Sarkozy que ce choix d’une « France authentique à la place d’une France hypocrite  », c’est le Front National qui l’a fait et non pas la « Droite » ou la « Gauche » : Le plagiat est une honte monsieur Sarkozy … Et que faites-vous du principe de l’honnêteté ?

« « Nous voulons continuer le miracle de la République, une et indivisible. » »

La « République » n’est pas un miracle, elle est le produit de la « Démocratie » dans un pays quelconque et elle est aussi divisible que le sont les « principes » et la matière ! La preuve, il y a des centaines de Républiques dans le monde et aucune ne vaut l’autre et aucune somme de plusieurs Républiques ne peut donner une meilleure ! Le monde est ainsi fait, comment expliquer ce grand pléonasme planétaire de « République démocratique » ? Peut-il y avoir une « chose publique » sans la volonté du « pouvoir du peuple » ? Il est d’ailleurs facile de voir que ces pompeuses « Républiques démocratiques » sont les plus minables, elles croient dissimuler leur médiocrité en déployant inutilement de larges Pavillons !

« Ce miracle qui vient de si loin dans notre histoire. »

Pourquoi les mystères quand il ne peut pas y avoir ? Tous les dictionnaires sont unanimes sur la définition de ce mot latin : « République » : Vient de « res publica » qui signifie « chose publique ». Mais ce ne sont pas les Romains qui avaient inventé cette « chose ». A-t-on besoin de rappeler la « République » de Platon ? Comme les Grecs n’avaient pas non plus inventé l’autre mot « bâtardisé » aujourd’hui sur toute la planète à savoir la « Démocratie » ! Cette histoire n’est pas française monsieur Sarkozy, elle est humaine. Ce n’est pas parce que la culture gréco-latine monopolise aujourd’hui la « communication » planétaire que les autres cultures sont totalement inexistantes ! Les Grecs avaient juste traduit les connaissances de leur époque qu’ils avaient ensuite transmises à l’empire romain et qui a donné par la suite le monde occidental… Il y a sans doute un mérite, mais il ne va pas jusqu’à l’annihilation des autres cultures et des autres civilisations ! La République n’est ni un miracle, ni une chose française, c’est juste « l’état » auquel arriverait une quelconque nation selon la qualité de ses institutions et selon la rigueur que ces institutions se donnent à bien respecter et à mieux faire respecter la « chose publique » c’est-à-dire simplement le sérieux qu’elles se donnent afin d’assurer la justice sociale ! L’expression « chose publique » était officiellement née avec l’intelligence humaine, dès le tout début des premiers regroupements primitifs, la Démocratie (Intelligence collective qui construit la cohésion) était dans « tous les esprits » mais la lutte démocratique n’a pu commencer qu’après les succès de l’Agora ! Les peuples disaient ouvertement remettre en cause la « légitimité royale » au nom d’une « légitimité populaire ». Les peuples avaient réellement pris connaissance de leur pouvoir face à celui des « familles souveraines », c’est cela le mérite qui revient aux philosophes grecs. Les philosophes grecs n’avaient pas inventé la Démocratie, ils avaient permis et initié l’expression de la Démocratie sur le terrain politique et social ! Les philosophes grecs avaient extériorisé la « Science démocratique » qui devait mener durant des siècles la « Lutte démocratique »… Force est de constater l’échec au profit du « Leurre démocratique » actuel ; à cette époque, il y’avait certainement les « Contre-révolutionnaires » qui avaient empêché le succès de cette « Révolution culturelle » en détruisant ce qu’ils pouvaient détruire et en mettant en place ce qui devait « accompagner » cette lutte vers son échec final. Dont acte !

« « Rome a donné le citoyen. » » Quel mensonge ! La Perse puis la Grèce avaient bien donné meilleur citoyen ! Sarkozy serait-il borné ? Rome n’avait pas rayonné autant que Babylone ou Athènes !

« « Les Capétiens, l’Etat. Les soldats de l’An II, la Nation. La IIIème République, l’école. La Résistance, le programme du Conseil National de la Résistance et la sécurité sociale. La Vème République, la fin du régime d’Assemblée, l’élection du Président au suffrage universel, les moyens pour l’Etat de dominer les féodalités de toutes sortes. » »

Et tra la la, de la « Chanson de Roland » à « celle de Nicolas » !!! Quelle simplification de l’histoire ! Une caricature sur le Charlie hebdo serait plus riche en détails ! Ya rien en dehors de l’Hexagone, Missieu Sarkozy ?

« « La République ! » »

Laquelle, monsieur Sarkozy ? Il y en a tellement sur la planète ! Des vraies, des fausses, des sérieuses, des médiocres, des minables … La République est le « contenant » de tout ce qu’une Démocratie peut mettre en œuvre dans un pays quelconque ! Comme la Démocratie est l’intelligence collective d’une nation, celle-là peut avoir tous les niveaux et même toutes les qualités ! Je n’entends rien à l’expression bâtarde « plus grande Démocratie au monde », je préfère l’appréciation de « la meilleure Démocratie au monde » et celle-là n’est pas encore visible ni « ici » ni ailleurs ! Je l’ai déjà mille fois expliqué dans mes écrits et sur tous les forums de discussions sur le Web. Un territoire, un peuple, une culture, un projet national, un contrat social, la cohésion nationale, la solidarité nationale, l’investissement des richesses dans l’intérêt collectif, les services publics… Tout cela est connu depuis toujours par tous les pays, il y a juste la différence entre ceux qui se donnent les meilleurs moyens pour y arriver et ceux qui ne peuvent pas surmonter leur tares congénitales qui les ramènent toujours à l’égoïsme primaire ! Plus « Large » que Platon, je dis qu’il ne peut y avoir meilleure République sans une meilleure Démocratie, c’est-à-dire celle qui veille constamment à une meilleure justice sociale : Aucun mystère, aucun miracle. La République est la « chose publique » qui appartient à l’ensemble du peuple par opposition à la « chose royale » où il y a un roi qui dispose librement de tous les « sujets » et possède, à lui tout seul toutes les richesses ! Les mots ne disent pas aujourd’hui leur contenu mais il suffit de réfléchir un peu… On ne se tromperait pas beaucoup aujourd’hui à considérer tous les Royaumes d’Europe comme de réelles Républiques sachant que l’administration et la gestion de affaires publiques se font par des fonctionnaires et par des élus qui ne se réclament d’aucune noblesse… Il y a juste quelques conservatismes encombrants à laisser en cours de route pour réussir à l'avenir les meilleurs Républiques ! Le « citoyen » français qui endosse le lourd héritage de la Contre-Révolution de 1789, n’est pas aujourd'hui plus émancipé que le « sujet » du Royaume Uni, du Royaume de Belgique, du Royaume d’Espagne… !

« « Le nouveau clivage politique est là : liquider le modèle républicain ou le reconstruire ? » »

Quelle ignorance ! Le nouveau clivage qui n’est plus politique est au contraire là : Entre ceux qui veulent redresser la République en appliquant les lois justes et la méthode adéquate et ceux qui s’opposent au changement parce qu’ils tiennent à leurs acquis et à leurs conditions de privilégiés… Ce qui arrive à chaque changement radical d’une société quelconque : Il y a les révolutionnaires et nécessairement de l'autre côté il y a les contre-révolutionnaires, ces derniers ont eu souvent par le passé, le dernier mot ! 

« « Hier, le principal clivage c’était la Démocratie. » »

Ni hier, ni aujourd’hui la « Démocratie » n’a été un « clivage principal » « ici » ou « ailleurs », c’est même assez idiot de le penser ! La Démocratie, compte tenue de la définition exacte que je lui donne, n’a jamais fait défaut dans aucun pays au monde ni même au sein de la dernière Tribu de l’Amazonie, c’est la qualité de cette Démocratie, autrement dit le niveau de l’intelligence collective de la société considérée qui n’autorise pas d’aller vers une meilleure condition ! On ne peut constater une « carence en matière de Démocratie » là où il faut voir une « pauvreté intellectuelle et une médiocrité collective » ; on ne doit pas demander « plus de Démocratie » mais au contraire on doit améliorer ou réorienter la Démocratie.

« « Il y avait d’un côté les démocrates et de l’autre ceux qui dénonçaient la Démocratie au prétexte qu’elle était bourgeoise. » »

Ce n’est pas correct, il faut dire ceci : Il y a d’un côté ceux qui veulent améliorer la Démocratie par le biais de l’éducation et par la culture en général et de l’autre ceux (naturellement les bourgeois) qui ont peur de la prise de conscience de plus en plus large au sein de la population quant au partage équitable des richesses nationales...

« « Il y avait les partis démocratiques et les partis révolutionnaires, ceux qui ne croyaient qu’aux élections et ceux qui ne croyaient qu’aux luttes sociales. » »

Il y a toujours des partis (les plus intelligents) qui veulent élever le niveau de la démocratie dans leur pays et ceux qui se plaisent à conforter les régimes en place en décompressant la colère des peuples… Ceux qui croient que les élections ne règlent pas tout et ceux qui capitalisent les révoltes populaires au profit des décideurs politiques !

« « Ce fut la vraie ligne de partage tout au long du XXe siècle. » »

Aucune « ligne de partage » n’a jamais été claire depuis la nuit des temps, je dois ajouter que la mondialisation bâtarde de l’argent a brouillé plus encore les rares balisages qui existaient auparavant entre ceux qui pensent au bien public et ceux de plus en plus nombreux qui se donnent à la facilité de l’argent sale et bien évidemment à l’irrésistible corruption ! C’est là le sens de la véritable lutte humaine !

Sarkozy explique « « Nous ne pouvons pas, c’est ma certitude absolue, avoir les mêmes partis, avec les mêmes objectifs, le même fonctionnement que lors de la révolution industrielle, des trente glorieuses ou de la guerre froide. » »

On se demande bien en quoi cet objectif serait différent : Les partis politiques quelque soit leur fond idéologique, avaient (et ont aujourd’hui encore) tous en théorie le même objectif et la même mission : gouverner et conduire le développement de leur pays. Il s’agit alors de dire que ce sont les méthodes et les moyens à mettre en œuvre qui sont différents, or là Sarkozy ne dit rien (ou se trahit en disant des bêtises) et la différence entre lui et les autres responsables politiques ne milite certainement pas en sa faveur !

« « Les partis où tout le monde pense la même chose, arc bouté sur les clivages d’il y a 50 ans où le sommet décide, où la base suit, c’est fini ! Ils sont morts et je ne conduirai pas ce type de parti. » »

Quelle arnaque ! Les Français savent très bien ce qu’est « l’UMP », comment cette « formation politique » avait été créée et comment Sarkozy l’avait utilisée quand il était à l’Elysée et surtout comment il compte aujourd’hui la transformer en une machine a broyer une « Gauche » qui ne sait plus, il faut bien le dire, à quelle idéologie se vouer ! Sarkozy qui n’a jamais digéré sa défaite ne veut pas seulement une « victoire » pour 2017, il entend d’abord non pas discréditer la politique du « PS », mais « achever dès à présent François Hollande » qui est au « creux des sondages » ! 

« « Au XXIe siècle, un parti politique n’est pas une caserne, encore moins une secte. » »

Sarkozy l’ignore t-il ? Parfois, un parti politique est pire que cela : On ne s’élimine pas, on ne se détruit pas, on ne se donne pas au combat à mort dans une caserne et je suppose que cela arrive aussi très rarement au sein des sectes les plus obscures. Qu’y a-t-il dans une caserne en plus du Règlement militaire qui impose une même discipline à tous ? Mais s’agissant des partis, on ne connait que trop bien les luttes intestines et les intrigues dont très peu émergent à la connaissance du public !

Sarkozy nous apprend que  « « L’histoire a condamné ces partis qui portaient en eux les germes du totalitarisme. » »

Sarkozy se défend de donner un quelconque exemple (du passé) parce qu’ils e condamnerait certainement lui-même pour avoir hérité de « l’Union pour la Majorité du Président » ! Un « parti » qu’il veut aujourd’hui restreindre en une « Famille politique »… Un Empire, quoi !

Alors pour ne pas avoir à donner des précisons, voir des justifications à « ses choix », Nicolas Sarkozy préfère aller piocher dans les profondeurs de la culture gréco-latine en s’attelant même à redéfinir très maladroitement ces « mots » (République et Démocratie) aussi vieux que l’Europe elle-même !

Il ajoute ensuite « « Comme elle (l’histoire) a condamné les partis qui ne sont que des syndicats d’élus, comme ceux qui, en 1944, répondaient au Général de Gaulle qui leur proposait de le rejoindre pour reconstruire la France : nous devons d’abord reconstruire notre parti !

Sarkozy (lui qui parle dans son discours d’honnêteté, aurait mieux fait de rappeler l’aversion de De Gaulle pour les « partis politiques » … Malhonnêteté politique oblige, Sarkozy ne peut pas s’empêcher de faire référence à De Gaulle qui est juste, comme on le sait, un « sujet tabou » pour les Français ! Faisant le parallèle (insolite) entre l’époque de De Gaulle et celle d’aujourd’hui, Sarkozy se place encore une fois en sauveur de la République !

« « Nous avons la responsabilité de conjurer les menaces qui pèsent sur notre Démocratie, en offrant aux Français – qui d’autre que nous le pourrait ? – la possibilité d’une alternative, puis d’une alternance au désastre actuel. » »

 Ah, voilà sa « Démocratie » et sa « République » ! Qui d’autre que « lui » pourrait sauver la « Démocratie française » ? Ce « désastre actuel » n’est-il pas aussi celui causé par la mauvaise présidence de 2007 à 2012 ? L’alternative de Sarkozy se résume sans doute à la recherche (pas besoin de chercher longtemps) d’un bouc émissaire en la personne de François Hollande ! CHASSER Hollande de l’Elysée pour le remplacer, voilà tout un programme, une alternance qui sauverait la Démocratie française ! Et d’abord qui parle de désastre démocratique ? Non, c’est trop simple, c’est même trop simpliste !

« « A nous de rassembler, de surmonter les anciens clivages et de dessiner les nouveaux. A nous, comme le Général de Gaulle, d’appeler au rassemblement de tous les Français qui veulent « promouvoir et faire triompher par-dessus les différences des opinions le grand effort de salut commun et la réforme profonde de l’Etat ». C’était à Strasbourg en 1947, quand la France à nouveau allait mal. » »

Facile en effet de berner les Français d’aujourd’hui qui n’entendent rien ni à De Gaulle lui-même, ni à tous les faits qui lui sont attribués, de Gaule est plus qu’un symbole, il est le « recours » de chacun et de tous à chaque fois qu’un discours politicien s’impose ; à force de travailler l’opinion publique depuis la fin de la guerre, il est « accepté » comme tel sans discuter ! Mais qui ne sait pas que la France de 1947 était coloniale face au vent de la décolonisation planétaire, elle venait en plus de sortir des plus graves conséquences de la « Débâcle » qui lui avaient coûté jusqu’à son existence… Autre époque, autres problèmes !

Mais d’abord de quel De Gaule les Français d’aujourd’hui se souviennent mieux, de « De Gaule des années 40 » et on ne peut pas s’empêcher d’avoir à l’esprit l’autre côté « sombre » de la « Résistance » trahie ou de « De Gaule des années 50 » et dans ce cas on ne peut pas oublier les « Rapatriés » et les « Autres » sacrifiés au nom d’un orgueil démesuré… Les Français savent que De Gaule n’avait pas libéré la France de l’occupation allemande, les « Alliés » s’étaient donné cette « mission » Voir : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/histoire-de-debarquements-155514 ; d’autre part ils ont fini par comprendre que la façon dont la « décolonisation » a été programmée par les intellectuels terroristes et menée à son terme sous l’autorité de De gaulle ne pouvait « libérer réellement la France » qui avait détruit et sacrifié sa « colonie européenne » d’Afrique du Nord par le terrorisme barbare ! Y’a-t-il donc une véritable unanimité autour des « histoires officielles de De Gaule », personne ne le pense honnêtement au royaume de la Démocratie silencieuse.

Sarkozy peut-il convaincre en remuant un passé qui n’a plus rien dévoiler : « « Un mouvement qui fondera sa cohésion, son unité, non sur la sanction disciplinaire, sur l’exclusion, sur l’excommunication, mais sur l’intelligence, l’ouverture d’esprit, la générosité, et sur cette forme de fraternité que l’on appelait le compagnonnage et qui, aussi longtemps qu’elle fut vivante, a permis au mouvement gaulliste de surmonter toutes ses divergences, bien des divisions plus douloureuses que celles d’aujourd’hui. » »  

D’après Sarkozy, le « mouvement gaulliste » n’était « qu’intelligence », « cohésion », « ouverture d’esprit », « générosité »… Pas « de sanction disciplinaire », pas « d’exclusion »… On oublierait presque ce qu’avait à subir la « Résistance » ainsi que le sort réservé aux « Résistants » dès la fin de la guerre, on oublierait sans doute facilement la « Question des rapatriés », on oublierait les guerres froides qui avaient empêché la formation et la stabilité des gouvernements français successifs durant plusieurs décennies…

« Dans son élan de rassembleur » Sarkozy nous dit que « « La politique a besoin de talents. Il faut que la politique aille vers eux, vers les entrepreneurs, les penseurs, les savants, les écrivains, les artistes, les sportifs. Au XVIIIe siècle, la politique se faisait avec les philosophes, au XIXe avec les poètes, au XXe, les Communistes ont eu Frédéric Joliot-Curie et Aragon. Les Gaullistes, Malraux, Claudel, Mauriac, les centristes Alain …

Quel délire ! La politique est le talent par excellence puisqu’elle permet d’assurer la cohésion au sein des Tribus, au sein des groupements humains, au sein des nations et sur l’ensemble de la planète ! « L’homme est un animal politique disait le philosophe », pas besoin de se tromper comme Marx en disant inutilement : "L'homme est un animal social" quand on sait que la "vie en société" n'est pas la nature exclusive des seuls humains... Le "vivre ensemble" est juste un pléonasme chirakien. C’est lorsque la politique commet des erreurs, des dépassements et montre ses défaillances que la guerre se déclare entre individus ou entre les pays ! Il y a lieu de préciser qu’il y a la bonne politique et il y a la mauvaise politique : Tout dépend des moyens mis en œuvre et de la manière utilisée pour trouver le meilleur compromis ! Les savants, les intellectuels honnêtes et autres penseurs ont souvent horreur de la chose politique parce qu’ils font le choix d’expliquer les rouages et le fonctionnement de cette « chose » au lieu de la pratiquer et personne ne peut définir le milieu politique mieux que l’avait fait Nietzsche ! Albert Einstein avait refusé la présidence de l’Etat d’Israël parce que précisément les données de bases qu’il devait utiliser pour trouver le meilleur compromis et assoir la paix n’étaient pas suffisantes et en tant que scientifique rationnel, il ne pouvait se compromettre en raisonnant par l’absurde …

« « Je ne veux plus que l’on tienne à l’écart le monde de la recherche, le monde de la culture, le monde de l’art. Il nous est arrivé de ne pas les prendre au sérieux et même de les regarder comme des adversaires. Ce fut un appauvrissement. Quelle peut-être une politique qui ignorerait la science, l’art, la culture ? » »

Les gouvernants n’ont jamais tenu à l’écart « le monde de la recherche »… Depuis les premières Tribus humaines, le sorcier-savant était toujours à la disposition du « chef » et l’image du monde d’aujourd’hui ne reflète que cette vérité absolue : 80 pour cent des projets civiles mais surtout militaires sont inutiles et bien souvent nuisibles au point qu’ils hypothèquent l’avenir même des humains sur cette Terre ! Le politique a toujours exploité le savant, il est temps que la science et la technologie œuvrent pour le bien de l’humanité et non pour satisfaire la folie des grandeurs des politiciens malades !

 « « J’ai connu aussi une époque où les chefs d’entreprise n’avaient pas droit de cité en politique, parce que les politiques et l’entreprise étaient deux mondes qui ne se parlaient plus. » »

Où cela se passe t-il en France et à quelle époque ? Ce ne sont pas les entrepreneurs qui ont développé tous les pays du monde ? L’Epoque dont parle Sarkozy remonte peut-être à la dernière Glaciation ?

« « J’ai connu une époque où l’on écartait les talents. » »

Une époque où on exploitait les talents à des fins peu honorables et cela continue aujourd’hui, voilà ce qu’il faut dire. Où vont les budgets colossaux et pour quels projets pseudo-scientifiques ? Des talents au service de l’idéologie de Domination, voilà ce qu’il faut dénoncer. Ne doit-on pas arrêter de chassser le "dernier constituant de la matière" et faire croire à la découverte de "l'origine de l'Univers" quand les humains sont réellement menacés par des virus visibles à l'oeil nu ?

« « Quelle peut-être une politique qui a peur du talent et qui le rejette ? » »

Le monde politique de plus en plus malhonnête a souvent peur des talents qui cherchent une meilleure émancipation, ce « monde » emploie souvent des moyens disproportionnés et souvent hors la loi pour « rejeter ces talent qu’il juge réactionnaires ».

Voir suite…


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9 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 15 novembre 2014 08:15
    Lorsqu’il exerçait comme avocat, Nicolas Sarkozy accompagnait ses clients fortunés pour gérer leurs affaires en Suisse....http://rue89.nouvelobs.com/2009/04/02/quand-sarkozy-lavocat-ne-meprisait-pas-les-paradis-fiscaux

    • Yvance77 Yvance77 15 novembre 2014 10:21

      Sarkozy dans ces mitingues actuels c’est comme écouter un 33T de l’époque rayé.


      • Gandalf Claude Simon 15 novembre 2014 15:41

        Pourquoi donc s’attaquer à la grandiloquence granguignolesque sarkozienne lorsqu’il ne s’agit plus que d’un fait judiciaire ?


        • christian pène 15 novembre 2014 15:57

          la république a été malmenée par Sarkozy pendant 5 ans , durant lesquels il a pillé le Trésor public ;

          la République est tenue par des gangs appelés partis politiques : JE comprends que Sarkozy ayant une addiction pour l’argent facile, celui du peuple , ne veuille pas changer de régime.....

          Il faut évacuer la république des brigands que sont les partis qui ont gouverné jusqu’ici.....


          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 15 novembre 2014 16:12

            «  »Il faut évacuer la république des brigands«  »
            Parfaitement, mais pour cela il n y a qu’une seule solution  : Faire bouger la Démocratie, c’est-à-dire faire le contraire de ce que fait actuellement Sarkozy et tous ceux qui se plaisent dans le statu quo : Rassembler le peuple d’abord pour le CHANGEMENT et non en vue d’un cirque électoral !


          • zygzornifle zygzornifle 16 novembre 2014 10:32

            40 ans de politiciens de droite et de gauche ont rendu le pays exsangue .....


            • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 16 novembre 2014 10:49

              Plus de 40 ans de politique qui s’appuient sur le Leurre démocratique, parce qu’il faut bien admettre que les responsables successifs n’avaient pas, à proprement parler, « excuté des coups d’États », ils étaient « élus » par des populations à vrai dire bien travaillées par la propagande mais ... qui avaient voté « librement » ! Il faut comprendre « cela » pour espérer corriger le Leurre démocratique qui résiste toujours...


            • smilodon smilodon 16 novembre 2014 14:29

              @ l’auteur : Certes la France « barre en c....... »«  »« ....Mais cher auteur, avec un tel patronyme, il se passe quoi dans votre pays d’origine ???... Ca va bien, là-bas ????!!..... Vous pourriez avoir un »blog" dans le pays de vos ancêtres ??.. Franchement !.... Adishatz.


              • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 16 novembre 2014 17:39

                Attendez la publication de la Troisième et dernière partie de l’analyse qui est en ce moment en « modération » et vous poserez votre question...

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