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Accueil du site > Actualités > Politique > « Le contrat se substituera à la loi » : Royal, DSK, Hollande, MEDEF sur le (...)

« Le contrat se substituera à la loi » : Royal, DSK, Hollande, MEDEF sur le même bateau

Avec la campagne présidentielle, l'article 34 de la Constitution a du souci à se faire sur l'avenir de cette disposition : c'est la «  loi (qui)détermine les principes fondamentaux (notamment) du droit du travail, du droit syndical, et de la sécurité sociale  ».
 
En effet, il y a de l'eau dans le gaz.
Et c'est François Hollande vient d'y verser la goutte la plus récente : le 25 juin dernier, dans un texte du Monde, on pouvait lire : « Il s’agirait désormais de reconnaître un domaine à cette même négociation collective, en précisant son périmètre comme son champ d’intervention, et en conditionnant la conclusion d’accords au respect des règles majoritaires. Concrètement, le gouvernement et le Parlement seraient juridiquement liés par le contenu de conventions signées entre partenaires sociaux sur des sujets bien précis et avec la vérification des mécanismes de représentativité.  ».
Et d'en rajouter :
« … la Constitution devrait garantir à l'avenir une véritable autonomie normative aux partenaires sociaux. Je suggère d'élargir l'article 8 du préambule de la Constitution de 1946 qui dispose que "tout travailleur participe par l'intermédiaire de ses délégués à la détermination collective de ses conditions de travail ainsi qu'à la gestion des entreprises".
 
Donc, c'est le contrat qui se substiturait à la loi. A la manœuvre, les « partenaires sociaux » dans un rapport de force où le patronat sera gagnant, les parlementaires devenus de joyeux inutiles.
 
François Hollande pensait-il qu'il venait d'inventer ce concept qui fait passer l'intérêt particulier devant l'intérêt général ?
 
On n'ose le croire, - sauf à constater qu'il ne se souvienne plus de rien - puisque Dominique Strauss-Kahn, le 7 septembre 2006 à Autun, a déjà proposé de passer par le contrat et « pas par la loi  » pour étendre les 35 heures et a mis en garde les Français le 4 octobre 2006 sur France Inter, contre « une trop grande confiance accordée à la loi pour régler les problèmes  », en demandant de laisser « une plus grande part au contrat  ». 
Le vers était déjà dans le fruit de la sociale-démocratie. DSK, déjà joueur, avait rajouté en marge de ce déplacement : " La France est mûre pour une vraie social-démocratie. Je suis le candidat de cette France social-démocrate". Mûre, la France ? DSK l'est devenu.
 
Même Ségolène Royale devança François Hollande, dès le 3 septembre 2006 à Floirac puis le 17 octobre 2006 à la télévision : le «  contrat se substituera à la loi  » assura t-elle.
 
Et de trois, pour une gauche qui privilégierait l'individuel à l'intérêt général.
 
Mais ce n'est pas tout : le MEDEF en rêve. Faire passer l'entreprise devant les pouvoirs publics, c'est le Medef.
 
Le Medef, qui veut casser le modèle social de l'après guerre, est agacé par les dispositions d'ordre public. Il pense qu'il faut cesser de faire perdre du temps à l'entreprise et martèle depuis longtemps que ce sont des accords de terrain qui doivent prévaloir sur la loi. Il faut flexibiliser. Son cheval de Troie, hormis le Président de la République ? Le « dialogue social ». Le sien.
 
Pour se faire, il lui faut de l'autre côté de la table des partenaires syndicaux bien sages qui auraient «  gagné en maturité, en capacité d’adaptation, capables d’être dans le vrai, dans le réel, avec un potentiel de construction sociale ». 
Le Medef a fait le pari de cotoyer de gentils partenaires, issus de la réorganisation de la représentativité syndicale façon «  LOI n° 2008-789 du 20 août 2008 portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail  ». Avec et pour lui, l'objectif est de tout traiter dans le cadre du « dialogue social » sur le terrain, car pour le Medef, toute loi « porte atteinte au dialogue social ». Étonnant, non ?
Ce faisant, adieu au contrat de travail aux règles nationales et adieu aux droits nouveaux pour intervenir dans l'entreprise. Avant était la loi ou la convention, avec une loi qui s’appliquait également pour chaque citoyen en tout lieu, sur tout le territoire. Après, triomphe le contrat de gré à gré. La location de force de travail. 
C'est Laurence Parisot, qui tient à faire retoucher l'article 34 de la Constitution. Laurence en rêve. La loi ainsi évitée, la représentation nationale et le suffrage universel deviendraient inutiles. Le Medef imposerait la sienne.
 
Ségolène ou François le feront-ils ?
Une mauvaise (?) blague circule, qui pose la question du pourquoi François Hollande est cet été plébiscité par les médias. Réponse : parce ce qu'il serait le candidat du Medef...
 

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87 réactions à cet article    


  • Georges Kaplan Georges Kaplan 2 août 2011 10:11

    Simple hypothèse :

    Je suis un jeune peu qualifié, au chômage et je vis chez mes parents. Une entreprise est d’accord pour m’embaucher pour 900 euros nets par mois – ce n’est pas que le patron soit particulièrement radin mais pour me payer 900 euros, il va devoir débourser quelque chose de l’ordre de 1 800 euros… Il se trouve que, comme je suis nourrit et blanchit par papa et maman, ces 900 euros me conviennent tout à fait : c’est un moyen de me faire une expérience et de mettre un pied dans la vie active.

    Je résume : le patron et d’accord. Je suis d’accord. Nous sommes prêts à signer un contrat mais... c’est interdit par la loi (le Smic net est à 1 073 euros).

    Bref, je suis au chômage.


    • DG. DG. 2 août 2011 10:25

      le problème c’est que si ton patron débourse 1800 euros pour t’embaucher ; dans un pays avec une fiscalité normale et équitable, tu devrais toucher 1300-1400 euros et pas 900.


    • JL JL 2 août 2011 10:39

      Kaplan,

      d’une part, avec les allègements de charges sociales ce n’est pas 1800 euros que va payer l’entreprise mais beaucoup moins, d’autre part avec la plus value réalisée complémentaire, ce n’est pas 1800 euros qui vont venir gonfler son bénéfice, mais beaucoup plus.

      D’autre part, dans la plus value réalisée par les entreprises, il y a les services publics et l’infrastructure qu’utilise l’entreprise et qu’elle ne paie pas autrement que par les prélèvements. Imaginez vous cette entreprise dans le désert, devant elle même créer cette infrastructure, gérer le capital humain qu’elle utilise, de la naissance à la mort. Faites les comptes.

       

       « The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. » Bertrand Russell


    • Carland 2 août 2011 10:42

      @ Georges Kaplan

      Continuons le cheminement de votre exemple.

      Je suis un jeune voisin du jeune peu qualifié dont vous parlez. Comme je suis logé chez papa mamam et que je suis aussi au chômage. Je propose à ce patron de faire le même boulot pour 800 euros.

      Je suis un autres jeune dont les parents sont au chômage et qui arrivent en fin de droit. Pour pouvoir aider mes parents, je propose au généreux employeur de faire le boulot pour 600 euros...

      Je suis un jeune à la rue et c’est moi qui emporte le morceau parce que moi je me suis bradé à 450 euros...

      Et on peut continuer dans le délire. C’est le retour au patron de droit divin que vous soutenez. Bravo et vive le Medef et la liquidation des droits des salariés !!!


    • Georges Kaplan Georges Kaplan 2 août 2011 10:56

      JL,

      Mais oui JL, c’est pour ça que les entreprises ne payent absolument pas d’impôt sur les sociétés à hauteur d’un tiers de leurs bénéfice net avant impôt…

       

      Carland,

      Dans mon exemple j’ai dit d’accord pour 900 euros par mois. A 899 euros je cherche ailleurs. Maintenant, si vous êtes prêt à travailler pour 800 euros par mois, je vous le laisse…


    • JL JL 2 août 2011 11:10

      Kaplan,

      D’une part, c’est quoi « ça » ? (« C’est pour ça ... »)

      D’autre part, ça veut dire quoi : « ... les entreprises ne payent absolument pas d’impôt sur les sociétés à hauteur d’un tiers de leurs bénéfice net avant impôt… »


    • sisyphe sisyphe 2 août 2011 12:13
      Par Georges Kaplan (xxx.xxx.xxx.115) 2 août 10:11

      Simple hypothèse :

      Je suis un jeune peu qualifié, au chômage et je vis chez mes parents. Une entreprise est d’accord pour m’embaucher pour 900 euros nets par mois – ce n’est pas que le patron soit particulièrement radin mais pour me payer 900 euros, il va devoir débourser quelque chose de l’ordre de 1 800 euros… Il se trouve que, comme je suis nourrit et blanchit par papa et maman, ces 900 euros me conviennent tout à fait : c’est un moyen de me faire une expérience et de mettre un pied dans la vie active.

      Je résume : le patron et d’accord. Je suis d’accord. Nous sommes prêts à signer un contrat mais... c’est interdit par la loi (le Smic net est à 1 073 euros).

      Bref, je suis au chômage.

      Ben voyons....

      Et comme le contrat se signe à 900 € par mois, tous ceux qui ne sont pas « un jeune peu qualifié, vivant chez ses parents » seront obligés de s’aligner ; et ne s’en sortiront pas pour survivre...

      Puis suivra la « mise aux enchères » des travailleurs : celui qui décrochera le job sera celui demandera le moins ; peut-être jusqu’à devoir payer pour travailler...

      Le contrat « de gré à gré » c’est impeccable pour celui qui dispose des manettes : l’employeur ; pour le travailleur, c’est, progressivement, le retour du servage... 

      La loi, rien que la loi, toute la loi. 


    • xbrossard 2 août 2011 12:23

      @Kaplan


      « Dans mon exemple j’ai dit d’accord pour 900 euros par mois. A 899 euros je cherche ailleurs. Maintenant, si vous êtes prêt à travailler pour 800 euros par mois, je vous le laisse… »

      et pourquoi pas un job à la crié, comme avant pour les dockers ? « allez allez je cherche un esclave pour le moins cher possible, faîtes vos offres, je prends le moins disant »

      20 siècles de civilisation pour entendre ça...consternant

      d’ailleurs à ce petit jeu là Kaplan, vous vous ferez toujours baisez par les immigrés en situation irrégulière, car eux accepterons toujours moins qe vous...

      bienvenue dans un monde de baisés smiley

    • foufouille foufouille 2 août 2011 14:08

      et pourquoi pas le camp de travail ?


    • Georges Kaplan Georges Kaplan 2 août 2011 15:02

      Ah oui pardon… J’avais oublié que sans salaire minimum on assistera sans doute à un « retour du servage », l’esclavage et les camps de travail… Comme en Suisse aujourd’hui par exemple n’est-ce pas ? Chez nos voisins helvètes la vie au travail est un enfer mais ils doivent être un peu maso : le taux de chômage vient de tomber à 2.8%.

      Accessoirement, si j’en juge par le sens de la circulation à la frontière le matin et le soir, il semblerait que le masochisme suisse soit contagieux…

    • docdory docdory 2 août 2011 16:01

      @ Georges Kaplan

      Faisons une expérience de pensée inverse :
      Nous sommes les cent employés d’une moyenne entreprise. Nous sommes tous payés au SMIC ( 1083 euros par mois ) . Nous sommes organisés en un syndicat fort, qui vient de découvrir que le patron de l’entreprise gagne 20 000 euros par mois.
      Or ce patron est propriétaire de son logement, roule dans une grosse berline allemande de luxe, sa femme a une deuxième voiture, il possède une maison de campagne dont il a hérité , et a fini de rembourser les emprunts qu’il avait contracté pour son entreprise. 
      Nous estimons que n’importe quel patron au chômage serait ravi de faire le même boulot que lui pour 5000 euros par mois, et par conséquent, notre syndicat exige que le patron redistribue les 15 000 euros qu’il gagne en plus de ce qui lui est nécessaire à chacun des employés, qui se retrouveront ainsi payés au smic + 150 euros ( 15 000 divisés par 100 ) , c’est à dire 1 233 euros par mois, ( au lieu de 1083 précédemment ), ce qui ferait à chacun de ses employés une vie un peu moins dure . 
      Nous décidons donc de faire une grève totale jusqu’à ce que le patron accepte de ramener son revenu à des chiffres plus raisonnable, ce qui nous permettra d’avoir des fins de mois moins pitoyables.
      CQFD ....
      Votre théorie du contrat ne tient que s’il y a des syndicats très forts et unis , avec un taux de syndicalisation très élevé , comme en Allemagne ou dans les pays scandinaves, et que le patron négocie le salaire de ses futurs employés, non pas directement avec l’employé, mais avec le syndicat des travailleurs de son entreprise.
      En l’absence de syndicats forts, quand il y a des forts et des faibles ( comme dans une relation patron employé ) c’est la loi qui protège et la liberté qui opprime.
      Moralité : il serait temps que les millions de personne se plaignant de leurs conditions de travail en France se mettent à se syndiquer massivement ( à moins de 50% de syndiqués dans l’entreprise, le patron est tout puissant ! )

    • Perpia 2 août 2011 16:01

      La salaire d’un agent de sécurité en suisse est de 2400€ comparé aux nôtres qui sont aux smic..
      Un technicien informatique est de l’ordre de 3500€...
      La Suisse n’est pas le bon exemple...


    • Georges Kaplan Georges Kaplan 2 août 2011 16:46

      Perpia,

      Mais non Perpia ! C’est impossible ! Puisqu’il n’y a pas de salaire minimum les gens sont forcément réduits en état d’esclavage enfin !

      C’est marrant tout de même : j’ai un bon paquet d’amis qui passent la frontière tout les jours pour travailler dans cet enfer ultra-giga-libéral (il faut bien trouver un autre superlatif puisqu’il paraît que la France est un pays ultralibéral). Ils doivent adorer se faire exploiter par des patrons bouffeurs d’enfants communistes…


    • le poulpe entartré 2 août 2011 18:22

      Georges Kaplan ou le fiscaliste Théodule.

      La notion d’impôt sur les sociétés est toute relative contrairement à vos propos. En effet, vous généralisez le taux de l’imposition des bénéfices des sociétés d’un exercice de 33%. Allons allons, vous dormiez en fisca ? Il se décompose en une première fraction qui va de 0 à 38120€ où son taux est de 15% puis la fraction supérieur est alors imposée au taux de 33%, pour les entreprises réalisant moins de 7 630 000€ de CA. Pour les PME-MI réalisant plus de 7630 001€ de CA, le taux sera de 33%. Ce n’est pourtant pas si simple. Pour quelles raisons ? Ca dépend de l’age de la boite, de sa localisation géographique et de son objet. En effet, si celle-ci est une création de A à Z, qu’elle s’installe dans une ZAFR, elle bénéficie d’un régime d’exonération. Les 24 premiers mois sont exo à 100% de tout IS. En n+2, l’abattement sera de 75%, n+3 de 50%, n+4 de 25%. Autrement dit, généralisé le taux d’imposition à 33% est abusif et dénote soit d’une mauvaise foi certaine ou dans votre cas d’une incompétence crasse. Est ce fini ? Meuh non ! Dans le cas d’installation dans une zone classée ZFU, ZUR, BER, les exonérations de charges sociales et fiscales (CFE, CVAE (l’ancienne taxe professionnelle)) sont un catalogue d’une bonne cinquantaine de pages. Une « optimisation » permet en tortillant bien, de passer à une imposition en deça du minimum décent.
      En ce qui concerne les charges sociales, visiblement vous entravez pas grand chose. La réduction bas salaires dite « Fillon » ça vous parle pas. Pour un salaire de 1800€ bruts mensuel , elle est de 180€. En clair ça signifie que le décaissement des cotiz pole emploi : c’est cadeau (le taux est de 4% part patronale soit : 72€ ) sans oublier la retraite complémentaire (4.5% part patronale : 81€). C’est encore pire lorsqu’il s’agit de salarié dont le brut mensuel est proche du smic. Ainsi, pour 1400€ brut : cette réduction sera de 366€ et pour le smicard elle atteint : 383€. On se situe là, en plus, en dehors de tout contrat spécifique (plus de 50 ans, etc).
      Last but not least, l’imposition sur les bénéfices concerne uniquement les CA réalisés en France. C’est ainsi que Total (le pétrolier) se retrouve avec une imposition insignifiante alors qu’elle profite à plein des infrastructures de la république et des gens qu’elle a formé, éduqué, et fait remonter les déficits (qu’elle évalue elle seule) des ses filiales étrangères.

      Autrement dit, vous avez bidonné.


    • oncle archibald 2 août 2011 19:28

      Simple hypothèse, à la manière de G.K. :

      Je suis un vieux patron bien rodé, je sais que c’est moi qui fait la loi et j’ai besoin d’embaucher un manutentionnaire, peu ou pas du tout qualifié ... Je passe mon annonce sans aucune indication de rémunération et je reçois 65 réponses dont 50 de mecs affamés,soit au chômage depuis longtemps,soit à la rue, etc .. . 

      Depuis que le SMIC n’est plus qu’un vague souvenir je laisse ces pauvres mecs se faire eux-même hara-kiri .. C’est aux enchères descendantes .. Tiens hier j’en avais un qui acceptait 800,00 Euros, ce matin j’en ai recu un autre à 750.00 .. Attendons demain, je n’en ai besoin que Lundi ... 

      Je résume : le patron aura ce qu’il veut, un mec à moitié prix « d’avant », et Sarko sera content, de toute façon ce sera décompté un chômeur de moins ! Juste il faudra subventionner mieux les restos du coeur et il aura l’air en plus d’être « très social » ...



    • Thorms 2 août 2011 20:45

      @docdory

      « la liberté qui opprime »

      La guerre c’est la paix.


    • Martigny 3 août 2011 12:22

      Oui, aujourd’hui on est obligé de vendre ses bras ou son cul pour un cornet de frites.


    • penajouir penajouir 2 août 2011 10:31

      T’as entièrement raison le greffier avec la droite au pouvoir, qui comme tout le monde le sait a toujours défendu l’ouvrier, ca ira vachement mieux. A mourir de rire, j’ose même pas imaginer avec les fachos de l’extrème droite …


    • Georges Kaplan Georges Kaplan 2 août 2011 10:39

      On imagine bien à quel point monsieur Dassault, pour ne citer que lui, doit être attaché à l’intervention massive des pouvoirs publics dans l’économie. Officiellement, c’est son attachement à l’intérêt général. Officieusement, à qui va t’il vendre ses petites machines-volantes-qui-tuent-des-gens si ce n’est pas au moutontribuable français ?


    • LittleBrother 2 août 2011 11:10

      Mais comment peut-on ENCORE PENSER que le PS c’est la GAUCHE ???

      candidat socialiste et du MEDEF ? MDR je veux bien croire quil sera le candidat du PS ET du MEDEF, mais l’intérêt du MEDEF viendra bien avant celui des électeurs PS (qui s’ils se sentent à gauche, et pas par posture, devraient déserter ce parti MAUVAIS pour notre pays)...


    • xbrossard 2 août 2011 12:26

      @calmos


      vous parlez de quelle gauche là ? parce que le PS, ça fait longtemps que seuls les abrutis croient que c’est la gauche...la vrai

    • sisyphe sisyphe 2 août 2011 12:28

      Par Georges Kaplan (xxx.xxx.xxx.115) 2 août 10:39

      On imagine bien à quel point monsieur Dassault, pour ne citer que lui, doit être attaché à l’intervention massive des pouvoirs publics dans l’économie. Officiellement, c’est son attachement à l’intérêt général. Officieusement, à qui va t’il vendre ses petites machines-volantes-qui-tuent-des-gens si ce n’est pas au moutontribuable français ?

      J’aime bien l’enfumage ! 

      La confusion volontaire entre « l’intervention massive des pouvoirs publics » vis à vis de Dassault ; qui est de lui ACHETER ses produits merdiques, 

      et LA LOI qui fixe un salaire minimum pour ses employés.

      Monsieur Kaplan , comme tout bon charognard libéral, entretient la confusion des genres, pour essayer de faire peur avec le gros méchant nétat... pour aboutir à la privatisation du pays, la fin du code du travail, du salaire minimum ; bref livrer les travailleurs pieds et poings liés aux boites du privé. Monsieur Kaplan regrette le temps béni du servage, où les seigneurs n’étaient pas enquiquinés par la loi, pour disposer à leur guise, au « gré par gré » de vassaux dociles et soumis. 

      Monsieur Kaplan aime la liberté du renard libre dans le poulailler pas libre , la main invisible du marché qui règle tous les problèmes. 

      S’il n’y avait pas, pour Dassault « d’intervention massive des -beurk - pouvoirs publics », Monsieur Dassault pourrait employer ses salariés pour des misères, leur retirer le droit de grève, le droit de se syndiquer, et, enfin, régner sur ces gueux sans se laisser emmerder...

      Monsieur Kaplan rêve d’un monde sans -pouah- pouvoirs publics ; pourtant, on peut être sûr qu’il en utilise tous les avantages : école gratuite, sécurité sociale, infrastructures, police, gendarmerie, santé, congés payés, allocations familiales, et le reste.... 

      Monsieur Kaplan aime bien prendre, recevoir, profiter ; il a des droits, mais pas de devoir ; Monsieur Kaplan est pour la loi du plus fort, et que les faibles soient broyés ; c’est la sélection naturelle..

      Monsieur Kaplan vous êtes un jeune peu qualifié qui vit chez ses parents ? 

       smiley 


    • sisyphe sisyphe 2 août 2011 12:36

      ... quant au PS, il y a belle lurette qu’il ne représente plus rien de la gauche : les DSK, Hollande, Aubry, Valls, ne sont que des marionnettes manipulées par les mafias financières, ayant renoncé toute honte bue aux idéaux socialistes ; des traîtres à la cause sociale..


      Le pauvre Jaurès, a été assassiné je ne sais combien de fois...

    • xbrossard 2 août 2011 15:03

      @Calmos


      désolé de vous décevoir, mais étant de gauche, je voterais vrai gauche au premier tour (Mélenchon par exemple) et ....rien au second si c’est PS ou UMP, puisque c’est kif-kif

      il ne suffire pas de se mettre un titre « je suis de gauche » pour l’être vraiment, ce serait trop facile...

      après tout, il y avait bien un parti National Socialiste avant...de gauche bien sûr smiley

    • Georges Kaplan Georges Kaplan 2 août 2011 15:17

      Procès d’intention, attaques ad hominem, insultes… Superbe sisyphe ! Votre capacité à déverser votre haine bileuse sur quiconque ne pense pas comme vous et la facilité avec laquelle vous vous dispensez de la moindre forme d’argumentation construite sont tout à fait remarquables. Si si, vraiment.

      N’ayez crainte : quand vos semblables auront fini de faire basculer ce pays dans ce bon gros socialisme (ou national socialisme… au choix) que vous appelez de vos vœux, les « charognards libéraux » dans mon genre seront très loin et vous laisseront découvrir les charmes inégalables du socialisme réel.

      D’ici là, sisyphe, je vais continuer à dire exactement ce que je veux, quand je veux et où je veux. Si ça vous pose un problème, vous faites partie du problème.


    • TSS 2 août 2011 16:42

      En ce temps là , j’étais délégué au Comité de ma boîte.....je me souviens avec émotion de la mine triste du PDG qui nous annonça qu’il ne pouvait nous donner les augmentations annuelles
      de salaire....

      c’est parce que vous et vos delegués etiez des branques  ! A la même epoque. nous avions

       obtenu(j’etais delegué syndical) l’equivalent de l’augmentation annuelle sous forme de prime

       ...qui par la suite est devenue prime de vacances !!

       on ne va pas en reunion juste pour faire le beau... !!


    • Cubigaz Cubigaz 2 août 2011 17:07

      @ G. Kaplan
      Parce que vous pensez que mr Dassaut dans la société libérale que vous appelez de vos voeux ne s’épanouirait pas moins ?


    • Georges Kaplan Georges Kaplan 2 août 2011 17:32

      Cubigaz,

      Je n’en sais rien et je m’en fiche éperdument. Dans « ma » société libérale Dassault ne ferait du fric que s’il est capable de produire des avions que des consommateurs acceptent librement d’acheter ; pas des machines de guerre que je suis forcé de payer avec mes impôts. En fait ce M. Dassault théorique vendrait surtout des avions de tourisme parce que dans « ma » société libérale on ne laisserait des politiciens déclarer des guerres sous aucun autre motif que celui qui consiste à nous défendre d’une agression extérieure (principe de non-agression, voir Rothbard).

      Bref, M. Dassault ne pourrait s’épanouir dans « ma » société libérale qu’en se rendant utile aux autres ; pas en étant un parasite.


    • chapoutier 3 août 2011 00:43

      à kaplan

      vous préconisez ni plus ni moins que le servage pour des millions d’hommes et de femmes.


    • JL JL 2 août 2011 10:31

      Bonjour Raphael Jornet,

      on ne le dira jamais assez, « le libéralisme économique préside tous les imaginaires » - merci Edouard Glissant -, et les instances démocratiques comme les partis politiques ou les syndicats sont noyautés par les lobbyistes libéraux qui construisent patiemment mais inlassablement, non pas une économie de marché, mais une société de marché où tout se paie, s’achète et se vend, y compris les ressources naturelles qui ont permis la civilisation.

      Oui, François Hollande est peut-être le nouveau candidat boosté par le Medef puisque le fusible vibrillonnant Sarkozy est usé après avoir assuré une grande part de la tâche qui lui était impartie : détruire l’Etat social. Il a fait bien bossé pour ses commanditaires, il peut dégager puisqu’il a désormais perdu tout soutien populaire.


      • barbapapa barbapapa 2 août 2011 12:42

        les instances démocratiques comme les partis politiques ou les syndicats sont noyautés par les lobbyistes libéraux ???

        N’importe quoi !
        Par le lobby de la fonction publique certainement.
        On trouve dans ces structures que des fonctionnaires et salariés protégés.
        80%des élus PS sont issus du monde protégé.
        Tous les dirigeants de syndicats sont issus du monde protégé.
        Si les syndicats et partis défendaient l’ouvrier ça se saurait.
        Ils ne défendent que des régimes spéciaux de salariés protégés.

      • JL JL 2 août 2011 12:52

        barbapapa,

        restez donc dans votre pays de bisounours que les méchants bolcheviques menacent mais que grâce à l’OTAN vos êtes à l’abri. Dans ce pays, qui est le chef ? Est-ce que l’elysée, la commission européenne sont des repaires de gauchistes ?

        Pfff !


      • sisyphe sisyphe 2 août 2011 13:02

        Ca y est ; voilà l’obsessionnel barbapapa revenu sur l’idée fixe qui hante ses nuits et ses jours : 

        le honteusement-nanti - beurk- fonctionnaire ; avec ses yachts privés, ses hélicoptères, ses marinas-pieds-dans-l’eau aux Iles Maurice, ses fiestas topless au champagne sur les plages de la jet-set....

        Une rancoeur due à quelques contrôles fiscaux, et qui va s’aggraver jusqu’à la fin de sa vie : on l’imagine, gâteux, dans un HP, à ressasser interminablement sa haine du fonctionnaire contre les infirmières qui lui apporteront ses calmants.... 

      • barbapapa barbapapa 2 août 2011 15:01

        Justement là à Bruxelles, le lobby des dépendants de l’état fait fort pour lui. 

        Aucun régime n’est plus favorable que celui des 129 très hauts fonctionnaires de la CEE. 
        Commissaires, juges, greffiers de la Cour de justice, avocats généraux, médiateurs, aucun n’acquitte de cotisation sociale. 
        0 euros pour 21 260 euros de retraite pour 16 ans de fonction. *
        Les 41 ans de cotisation connaissent pas.
        Si le passage ne dure que 5 ans la pension est quand même juteuse, 5000euros par mois hors cumuls bien entendu.
        Le lobby du public est partout et là ou il est il ne cherche qu’a avoir des privilèges égoïstes.





      • jeanpaul01fr 2 août 2011 16:28

        A Barbapapa :

        Plutôt que d’envier le statut de ces fonctionnaires et souhaiter qu’ils disparaissent, luttez donc pour obtenir le même traitement...

        Le nivellement, ce n’est pas seulement par le bas qu’on peut le faire : Le haut existe aussi !!!!


      • barbapapa barbapapa 2 août 2011 16:50

        Votre réponse c’est de la démagogie de ceux qui ne veulent pas se remettre en cause.

        Quand on a goûté aux privilèges difficile de s’en passer. N’est ce pas ?


      • barbapapa barbapapa 2 août 2011 16:53

        PS : Je ne l’envie pas je le trouve injuste et injustifiable.



      • Raphael JORNET Raphael JORNET 2 août 2011 19:43

        salut JL !

        et bien vu à tous égards...
        vous n’êtes pas rassurant !!
        R.


      • Laratapinhata 3 août 2011 16:42

        @ Barbapapa : moi c’est leur monopole que je conteste... le service public obligatoire, c’est la résurgence des banalités du Moyen-AGE...

        Et puis ils sont pitoyables : peur de la concurrence, de l’évaluation , de l’obligation de résultat...

        Comment font les Allemands pour se passer de notre merveilleuse Fonction Publique ?


      • Gabriel Gabriel 2 août 2011 10:43

        Je ne sais pas si il faut mettre Hollande, Royale, DSK et le Medef sur le même plateau, personnellement je ne crois pas. Par contre il est vrai que les socialistes non plus rien de socialiste. Ils ont succombé au dogme libéral d’où cette défiance bien légitime envers eux. Devant la destruction des emplois par les délocalisations et la perméabilité des frontières aux produits issus des pays sans protection sociale, à part les PME et l’artisanat au niveau local et régional, je ne vois pas comment nous allons nous en sortir. En tout cas, certainement pas avec des partis politiques comme l’UMP ou les socialistes (Les extrêmes rejetés évidement).

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