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Accueil du site > Actualités > Politique > Le scandale du logement social en France

Le scandale du logement social en France

« 1 % du parc vendu par an permet de dégager 2 milliards d’euros de fonds propres ». Par cette annonce d’un déstockage des offices HLM, Benoist Apparu, le secrétaire d’Etat au logement prend-il la mesure des conséquences d’une telle décision ?

Cinq pays concentrent plus de la moitié des vingt-deux millions de logements sociaux que compte l’Union européenne : le Royaume-Uni (5,12), la France (4,3), l’Allemagne (2,47), les Pays-Bas (2,4) et l’Italie (1,06). Dans ce groupe de pays importants, la France tient une sorte de position médiane. La proportion des logements sociaux dans le parc locatif total (43 %) est inférieure à celle observée au Royaume-Uni (68 %) et aux Pays-Bas (77 %). Mais elle est supérieure à la proportion des logements sociaux dans le parc locatif allemand (11 %) et italien (26 %). Cette situation intermédiaire de la France se retrouve dans d’autres statistiques. Il y a ainsi 147 logements sociaux pour 1.000 Néerlandais, 71 pour 1.000 Français et 18 pour 1.000 Italiens. Le parc de logements rapporté au nombre d’habitants des pays respectifs s’avère relativement homogène : 513 logements pour 1.000 en France, 479 en Italie, 477 en Allemagne et 422 aux Pays-Bas [Parc des logements sociaux dans les 26 Etats membres de l’Union Européenne / HLM, parc privé, deux pistes pour que tous aient un toit – Gunilla Björner (note de l’Institut Montaigne de juin 2008)].

En France, près « d’une résidence principale sur cinq est ainsi un logement social. Un quart des logements locatifs sociaux sont situés en Île-de-France. Cependant, la demande ne cesse de croître, rendant impossible la satisfaction de tous les besoins. Quelques chiffres suffisent pour s’en convaincre. On compte actuellement plus de 1,3 million de demandeurs de logements sociaux.  » [SEPS infos rapides n°382 – juillet 2007 / L’état du mal-logement – rapport 2008, cité par Gunilla Björner] Le paradoxe n’est qu’apparent. En région Île-de-France, les prix du logement dépassent la moyenne nationale, et incitent les Franciliens à rechercher les HLM aux loyers avantageux. Une fois obtenu un logement dit social, ses occupants rechignent à l’abandonner. Cette vérité vaut pour l’ensemble de la France, en se renforçant dans la dernière décennie : le taux de rotation moyen s’établissait à 12,1 % en 1999, pour 9,6 % en 2006. C’est trois fois moins que dans le parc locatif privé. A Paris, cette année-là, peut-on encore parler de rotation, avec un taux de 5,4 % ? [Belkacem, Gilles et Trigano – Accès au logement social à Paris (APUR/juin 2007) cité par Gunilla Björner]

L’offre ne rencontrant pas la demande, des déséquilibres apparaissent assez logiquement. Les locataires s’accrochent à leur logement HLM, malgré d’éventuels changements dans leur situation personnelle, et l’évolution du nombre d’enfants à charge. Un tiers des logements sociaux n’ont pas une surface adaptée à l’effectif familial. Les organismes gestionnaires et les associations concernées se disputent sur les chiffres. D’après Gunilla Björner, entre 430.000 et 830.000 logements sont sous-dimensionnés. Elle livre un ordre de grandeur équivalent pour les logements sur-dimensionnés (entre 650.000 et 800.000 logements). Dans la première configuration, les jeunes parents obtiennent un logement social, puis ont des enfants. Dans la seconde, les enfants quittent le domicile familial pour poursuivre leurs études ou voler de leurs propres ailes. En fin de compte, « le nombre de logements sociaux libérés pouvant être proposés aux familles en attente diminue d’année en année. En 2006, 430 000 logements sociaux ont été libérés contre près de 500 000 en 1999. »

Les offices HLM ne fonctionnent cependant plus dans les années 2000 comme pendant les Trente Glorieuses. Il est dommage que la chercheuse de l’Institut Montaigne ne le rappelle pas. Il faudrait opposer les années constructives aux années gestionnaires. Jusque dans les années 1980 en effet, on construit des tours et des barres dans les agglomérations : parfois en plein centre-ville, plus souvent à proximité immédiate, comme ici au Grand Parc à Bordeaux. Pour de multiples raisons (voir Les nuits de Grigny), ces constructions ont mal vieilli. Des voix se sont élevées, de plus en plus nombreuses, pour critiquer une forme architecturale en même temps qu’un type d’urbanisme. On a alors rejeté en même temps les grands ensembles – tours et barres – et l’intervention autoritaire des pouvoirs publics, sans voir que rien ne les liait, si ce n’est l’époque. On a même confondu les adjectifs social et collectif. Sous le premier septennat de François Mitterrand, en tout cas, s’impose l’idée de réorienter l’action des organismes chargés du logement social : adieux grands ensembles ! Désormais, les offices HLM appuient la politique de réhabilitation, en gérant l’existant (Des b.o.f.s aux bobos). A l’issue de trois décennies de période gestionnaire, les inconvénients éclatent au grand jour. On peut les réunir en deux points. Le premier touche à l’hétérogénéité des bénéficiaires, le second à l’impact économique de la non-construction.

Primo. En attirant des locataires solvables pour équilibrer leurs comptes, les offices HLM ont pris le risque de dévoyer l’esprit même de leur mission originale, c’est-à-dire l’aide aux plus modestes. Les gouvernements de droite et de gauche portent directement la responsabilité de ce tournant comptable. Il n’est bien sûr pas bon en soi d’être déficitaire, mais l’étude de la répartition des ménages selon le niveau de vie et le secteur locatif suscite l’agacement. Il montre que des milliers de ménages aisés vivent dans des logements HLM. Les statistiques traitent des locataires, et non des propriétaires. Il n’empêche. Dans les 30 % de ménages les plus riches, entre deux (dixième décile) et quatre (huitième décile) sur dix occupent un logement social ! A l’inverse, parmi les 10 % de ménages les plus pauvres, seulement six sur dix bénéficient du même type de logement, quatre louant dans le secteur privé [Gunilla Björner]. Faut-il lâcher le mot privilégié ? Dans la région Île-de-France, la dimension politique de l’attribution des logements sociaux n’échappera à personne. De la même façon qu’une expulsion par la loi susciterait une levée de boucliers.

Secundo. Les offices HLM ont participé à la reconquête des parties centrales d’agglomération, en acquérant des immeubles entiers, restaurés, remis aux normes, puis loués sur le même principe que dans l’ensemble du parc. On discutera à l’infini du rapport entre un appartement HLM dans Paris intra muros et un appartement à La Courneuve. Qui postule et obtient l’un et l’autre ? Sont-ce les mêmes ? En attendant, sans renoncer tout à fait à de nouvelles constructions plus en périphérie des agglomérations, dans des collectifs mieux étudiés et moins écrasants, les offices HLM ont pesé sur le marché de l’immobilier. Tous réunis, ils ont accentué le mouvement de gentryfication (Ne pas confondre changer les hauts du lièvre et poser un lapin). Ils ont en outre participé à la hausse générale des prix. Entre 1996 et 2009, faut-il le rappeler, le prix moyen du mètre-carré en France est passé de 1.000 à 2.500 €. Je ne cherche pas ici à alourdir la responsabilité des organismes gestionnaires : corrélation n’est pas raison.

Je m’insurge en revanche contre un idée à la mode, selon laquelle la France manquerait de logements. Il n’y a pas meilleure offre en Europe (voir au-dessus) : plus d’un logement pour deux Français en moyenne ! Il est de fait que la vente massive de logements sociaux respecterait l’esprit d’une politique solidaire vis-à-vis des plus modestes. L’excès d’offre produirait une baisse des prix au mètre-carré. Celle-ci améliorerait le taux de rotation dans les logements HLM, pour peu que l’on mette fin aux abus des locataires aisés qui n’auraient de toutes façons plus l’excuse des prix élevés pour rester dans leurs logements. Mais je suis toutefois pessimiste. La Croix du 28 janvier 2009 se fait certes l’écho de la rumeur lancée par le secrétaire d’Etat au logement, Benoist Apparu. [L’idée d’accélérer la vente de logements HLM fait son chemin]. Ce dernier n’évoque toutefois que l’argent à retirer du déstockage de logements sociaux, sans allusion au niveau des prix...

Je lis plus de papiers sur les classes moyennes qui décrochent que sur la politique catastrophique du logement, ou sur la France des propriétaires. Si au moins cette partie de la population pouvait tranquillement se réjouir. Rien n’est moins sûr. Qui vend cher achète cher. De surcroît, à la faveur du gonflement de la bulle immobilière le rapport entre annuité de crédit habitat et revenu s’est nettement dégradé, de 25 % en 1999 à près de 35 % en 2008 [chiffres FNAIM - cité par la lettre Eco Immobilier de la BNP]. Le surendettement des ménages y trouve partiellement son origine (Pour rêver éveillé, pensez à la Fnaim]. Depuis quelques mois, une tendance inverse se dessine. Il faut dire haut et fort que le gonflement des patrimoines fonciers a correspondu à l’accentuation des problèmes des mal logés.

A la fin du Promeneur du Champ de Mars (incrustation) Michel Bouquet prononce gravement ces quelques phrases du président Mitterrand, l’homme de la rupture : « Le véritable ennemi, j’allais dire le seul (...), c’est le monopole ; terme extensif pour signifier toutes les puissances de l’argent, l’argent qui corrompt, l’argent qui achète, l’argent qui écrase, l’argent qui tue, l’argent qui ruine, et l’argent qui pourrit jusqu’à la conscience des hommes. (PS, congrès d’Epinay, 11juin 1971.) Je ressens avec tristesse la dégradation des moeurs publiques. Je le constate, je le déplore, j’en souffre. (...) Il y a prospérité et règne de l’argent, il y a un certain refus d’en partager les profits et cela est cause de dégradation morale. (Avril 1992.) » [Le Nouvel Observateur].

 


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32 réactions à cet article    


  • Voris 4 février 2010 11:22

    Ah zut ! J’aurais dû placer le mot « scandale » dans mon titre et j’aurais eu droit au top de la Une pour mon article ! Suis-je bête...


    • Charles Martel Charles Martel 4 février 2010 11:25

      @ voris : vous comencez à comprendre.


      • faxtronic faxtronic 4 février 2010 11:26

        euh, il est ou le scandale ???? J ai pas vu moi. A moi que monsieur l auteur considere que UK est plus socialiste que la France.  smiley 


        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 4 février 2010 11:33

          Si on veut construire plus de logements sociaux, il faut commencer par moduler le loyer en fonction des revenus des occupants : ça ferait sans doute une fameuse rentrée d’argent dans les caisses et libérerait peut être des places.


          • french_car 4 février 2010 11:38

             Alois ça existe : le surloyer.


          • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 4 février 2010 13:58

            Peut être qu’ils devraient être plus chers sur les tranches plus riches ...

            Ou alors, le problême des riches qui squattent le logement des pauvres n’existe pas et dés lors il n’y a pas de scandale ...mais simplement une PENURIE.

            En cas de pénurie et compte tenu de la situation économique de sous emploi, il faudrait construire plus de logements sociaux.

            Avec des prêts sur 50 ans par exemple ...


          • xa 4 février 2010 19:04

            « Alois ça existe : le surloyer. »

            Le surloyer existe mais :
            1) il n’est automatique que si les revenus des occupants dépassent de 20% le plafond d’obtention du logement.

            Or le niveau du plafond peut parfois surprendre. Par exemple, pour Paris, pour un couple avec 1 enfant, le surloyer n’apparait que si les revenus nets dépassent 52000 euros pour un logement PLUS, 67000 euros pour un PLS, et 84000 euros pour un PLI.

            84000 euros nets, c’est une capacité d’achat de 350000 euros, pas énorme pour Paris intra-muros, certes, mais c’est aussi une capacité locative de 2300 euros mensuels, ce qui laisse quand même pas mal de logement accessible.

            2) Sa systémisation dépend fortement de la capacité de croiser les données concernant les revenus des occupants et de la bonne foi des locataires sur une « déclaration spontanée » de changement de situation de revenus ou de vie. Un cas typique : les concubins qui n’étaient pas concubins au moment de l’obtention du logement ... ou comment occuper pendant 2 à 3 ans voire plus si l’organisme ne fait pas de contrôle un logement dont on dépasse le plafond et sans payer de surloyer.

            3) le surloyer ne compense pas forcément l’écart de loyer entre le loyer modéré sans surloyer et le loyer d’un logement privé équivalent. Or s’il ne compense pas, il n’incite pas les « anciens pauvres » à libérer ces logements pour de nouveaux pauvres, puisqu’ils sont financièrement gagnant.

            Il ne faut pas se leurrer, si changer de logement signifie payer 30% voire 50% plus cher dans certaines villes, vous trouverez peu de locataires près à faire cette démarche.


          • french_car 4 février 2010 11:36

             Où est le scandale finalement ?
             La vente des HLM permet justement aux classes moyennes de devenir proprétaire et de financer la construction de nouveaux HLM pour les moins favorisés, c’est une façon d’entretenir la rotation.
             Le fait que l’on permette aux classes moyennes de rester en HLM favorise une mixité sociale sans laquelle chaque cité deviendrait un véritable ghetto.
            Quant à la problématique du petit vieux qui a gardé le 110m2 datant de l’époque où il y vivait avec conjoint et marmailles, que faire ?
            Je n’ai pas trouvé dans l’article la référence habituelle à ceux qui n’habitent le HLM que 2 mois l’hiver quand il fait trop froid pour la résidence secondaire ...


            • Croa Croa 5 février 2010 00:10

              « c’est une façon d’entretenir la rotation »

              A condition d’entretenir une « rotation » !


              Le truc consiste en réalité à laisser le parc se dégrader là où c’est possible (avec beaucoup de locataires aidés, donc peu portés à être difficiles) et à refourguer les appartement potables aux classes moyennes. A partir de là se génère d’elle-même la pénurie qui fera grimper le prix de l’immobilier pour le plus grand bonheur des petits malins qui en profiteront ! smiley


            • sisyphe sisyphe 4 février 2010 11:40

              Avancer que la proportion des logements sociaux dans l’ensemble du parc locatif est de 43% est vrai, mais il faut y ajouter que, dans L’ENSEMBLE du parc immobilier, elle n’est que de 19% ; ça recadre mieux le problème.


              Pour le Ministère du logement, il est évalué à 69 logements pour 1.000 habitants  ; ce qui nous fait très, très loin du compte (le document date, certes, de 2006, mais vu que la progression est, globalement de 0,3% par an...)

              Sinon, article intéressant ; mais il faut y ajouter que la courbe de la construction de logements sociaux en France est en baisse, depuis... 2001. (passée de 2% à 0,3%)...
              Curieuse coïncidence...


              • M.Junior M.Junior 4 février 2010 12:04

                Le scandale tient avant-tout du contenu de cet article !

                Je n’ai rien appris dans ce billet si ce ne de me rappeler des cours où le maître pensait qu’une pluie de chiffres éparses ponctués de quelques mots bien choisis allaient me donner envie d’en savoir plus.

                Je me suis endormi au 1er décile. A mon réveil, une lueur, l’article devient comique : "Je m’insurge en revanche contre un idée à la mode, selon laquelle la France manquerait de logements. Il n’y a pas meilleure offre en Europe (voir au-dessus)...". Du sarkozy pur jus ! Comme quoi tous les profs ne sont pas de gauche !

                La France ne manque pas d’argent non plus à voir les bonus offerts. De l’argent comme du logement, nous savons déjà que ce pays n’en manque pas.

                La question est toujours pour qui est-ce accessible et quand ?

                Seule la volonté est moteur de progrès : Urgence Logement


                • Cogno2 4 février 2010 12:26

                  C’est clair qu’on ne vois ni ou cet article veut en venir, ni ou est le scandale dont il est question dans le titre.


                  • Croa Croa 5 février 2010 00:16

                    Il y a cet article qui est meilleur.


                  • Voris 4 février 2010 14:04

                    Le produit de la vente par les HLM de logements locatifs va bien à la construction et pas dans les caisses de l’Etat mais il est vrai que ce dernier peut inciter fortement à cette pratique pour verser moins de subventions aux organismes HLM.


                  • xa 4 février 2010 19:10

                    "Et les ceux qui ont vu leurs ressources augmenter sont soumis au surloyer . A eux de voir s’il ne vaut pas mieux loger ailleurs dans de meilleures conditions , ou acheter, ce qu’ils font la plupart du temps .« 

                    Le surloyer est effectivement systématique si les ressources dépassent de 20% les plafonds d’attribution de l’année en cours.

                    Mais, le calcul du surloyer ne compensent pas nécessairement, surtout dans les grandes agglomérations, la différence entre loyer HLM avec surloyer et loyer privé, ce qui n’incite pas forcément à quitter le logement.

                     »ou acheter, ce qu’ils font la plupart du temps"

                    Vous tirez ca d’une étude, ou d’une conviction personnelle ?


                  • bo bo 5 février 2010 09:39

                    Vous avez raison. Il y a un point odieux c’est la vente des logements « sociaux » à des institutions privées...qui terminent après revente dans des fonds d’investissements immobiliers.
                    A cela, il faut rajouter la revente scandaleuse du parc immobilier de l’état (casernes, anciens hôpitaux, etc...) à des sociétés mixtes ou purement privées qui font TOUT sauf du social....chacun peut le constater où il habite...
                    Quand à Paris.....quel que soit la majorité au pouvoir....c’est pareil et plus le temps passe de pire en pire....de la réhabilitation des sites des anciennes usines, aux opérations concernant les anciennes casernes (ex : Dupleix) ou hopitaux (ex Laennec)....on cherchera vainement. Tout a été sacrifié au véritable programme « Faire un maximum d’opérations financières juteuses ».
                    De plus la législation et la jurisprudence qui ont systématiquement défavorisé le petit « propriétaire » les a découragé de louer et d’investir : cela a eu l’effet inverse recherché et un effet pervers en rendant très difficile la recherche de logements pour une très grande partie de la population « solvable » ou devenu « solvable » (qui quand elle a la chance d’avoir eu un logement social va s’y accrocher pour des raisons économiques évidentes).
                    De plus, l’offre s’est amoindrie quand il y a quelques années, une très grande partie du parc immobilier des groupes d’assurances ou assimilés qui était loué à des conditions intéressantes (Loi de 48 ect..) a été cédé par ces groupes français à des groupes étrangers ( en grande partie anglo-saxons). Ceci ont expulsé les locataires (avec succès) et ces logements ont été revendus très chers ou sont allés dans des fonds internationaux qui spéculent et considérent l’investissement dans le logement comme celui dans une matière première.
                    C’est ce quartel financier international qui met de plus en plus la main sur un droit fondamental de l’individu à un logement...comme à l’accès à l’énergie.......etc..


                  • Voris 4 février 2010 14:08

                    Dans le cadre de la mixité sociale, j’ai acheté mon logement HLM (enfin pas exactement le même) il y a une dizaine d’années. Prix bien en-dessous du marché et pas de gros travaux à faire. Il faut savoir que la valeur à la revente a doublé depuis (mais évidemment je ne peux vendre car j’y habite). Ce ne sont donc pas de mauvaises opérations en principe pour les acquéreurs. Il vaut mieux avoir un bon plan épargne logement quand même ou un bon apport personnel pour réduire le coût du prêt principal. Et des revenus stables.


                  • Voris 4 février 2010 17:16

                    Le « petit démerdard » aurait préféré ne jamais atterrir en HLM ni y rester de trop longues années avec le bruit et l’insécurité qui y règnaient. Il aurait préféré avoir une maison avec un jardin comme beaucoup de ses collègues. Le « petit démerdard » s’est serré la ceinture pendant des années pour faire un PEL pas très gros mais qui s’est avéré utile puis encore serré la ceinture pour rembourser les mensualités. Il faut dire que le « petit démerdard » n’a rien reçu en héritage, lui.


                  • foufouille foufouille 4 février 2010 18:56

                    voris aurait put faire 20km et trouver une vieille maison


                  • plancherDesVaches 4 février 2010 14:09

                    Hhmm.. la droite, installée au pouvoir naturellement par la montée en puissance des rentiers et de l’individualisme, a incité à la privatisation du bailleur.
                    Dans le même temps, une joyeuse crise a été provoquée par une bulle spéculative de l’immobilier qui a bien servi les financiers US.
                    Juste une multiplication par 2,5 du prix d’une maison en 10 ans.
                    Je ne connais pas un maçon qui ait vu son salaire autant multiplié. Sauf si on qualifie de maçon un président qui s’est voté une augmentation à sa prise de pouvoir.

                    Est-ce vraiment le bon moment pour se pencher sur l’hébergement alors que nous serons bientôt trés contents de trouver juste une grotte pour nous abriter... ??

                    Les temps sont tourmentés. Rien n’est réfléchit correctement lorsque la maison brûle. Voyez à quel point les pompiers ont besoin d’une organisation stricte pour agir dans le bon sens.


                    • bonnes idees 4 février 2010 16:15

                      Beurk, les grottes : trop « glauques » dîtes.


                    • Croa Croa 5 février 2010 00:26

                      « Les temps sont tourmentés »

                      ça dépend pour qui ! Cette période est excellente au contraire pour ces pauvres rentiers qui préparaient leurs réformes depuis 30 ou 40 ans !


                    • kalon kalon 4 février 2010 23:18

                      Et une fois que ces braves gens auront un toit, on fera des société alimentaires en économie mixte aussi, aprés on verra.
                      Et, eux, ils vont faire quoi pendant qu’on s’en occupe, a mon avis ils vont continer à s’emmerder !


                    • paul 4 février 2010 17:39

                      Si vous vous insurgez contre « cette idée à la mode selon laquelle la France manquerait de logements » , on ne comprend pas pourquoi à la lecture de l’article , la crise du logement affecte 10 millions de personnes dont 1.300.000 pour des logements sociaux .
                      Mettre en cause le manque de rotation des locataires qui « s’accrochent » à leur logement HLM
                      est légèrement injurieux et prouve votre méconnaissance des problèmes sociaux .

                      Il vaudrait mieux évoquer le 1% logement versé à l’origine par les entreprises de + de 10 salariés
                      et qui est passé à 0,45% pour + de 20 salariés en 2006 (plus qq scandales liés à cette caisse).
                      Évoquer aussi la loi SRU (20% de logements sociaux par commune) peu appliquée .
                      Évoquer encore les 30 milliards ponctionnés par les Finances dans la caisse des Dépots et
                      Consignation (Livret A),initialement prévus pour le logement, mais utilisés pour le plan anti-crise .


                      • cmoy patou 4 février 2010 18:58

                        agora censure a tort et a travers


                        • kalon kalon 4 février 2010 22:14

                          Dés l’instant ou l’on transforme un besoin élémentaire en ratios, statistiques, courbes, théories antropologiques fumeuses et autres bizarreries issues de l’intellectualisme de convenance, il est inutile de penser que cela ne serve qu’a autre chose qu’a vendre un rapport d’’ « expert » de plus.
                          Il est tout a fait possible de gagner de l’argent en aidant les personnes moins favorisée, je l’ai fait et continue à le faire.
                          Voilà, je ne calcul jamais en millions, je prend un dossier à la fois, quelque fois deux et je le gére dans une logique d’intégration verticale là ou les intellectuelles ne savent le gérer que dans une intégration horizontale.
                          Je m’explique : Je reçois UNE demande, je l’analyse dans son besoin immédiat et futur ( une construction ne s’érige ou ne se rénove pas pour un besoin de court ou moyen terme ) et j’y répond.
                          Ceci étant fait, je passe à la seconde demande.
                          Cela sert à quoi d’établir des statistiques sur le nombre moyen de brique qu’un maçon sait poser par jour sachant qu’il ne peut poser la deuxiéme brique sans avoir posé la premiére.
                          Je doute que nos lointains ancétres aient fait appel aux statisticiens pour résoudre le probléme de leur gite.
                          Heureusement car, sans quoi, l’humanité n’aurait eu qu’un bref instant d’existance !


                          • kalon kalon 4 février 2010 22:24

                            Avez vous conscience qu’actuellement, en Belgique, 60 % du cout d’un batiment est absorbé par des couts « intellectuels » et administratifs.
                            Le solde, soit 40 % etant, inéquitablement, réparti entre 70 % de cout d’infrastructure de chantier et matériaux pour 30 % de frais de mains d’oeuvre.
                            En somme, le vrai travail de construction ne représente que 12 % du coût total, charges sociales incluses soit moins de 6 % de valeur nette salariale.
                            C’est là que se situe le probléme, nul part ailleurs ! 


                            • kalon kalon 4 février 2010 22:27

                              J’ai supprimé les 60 % et mon prix de reviens me permet de construire de trés beaux appartements pour des loyers dérisoires.
                              C’est pas vraiment un miracle, juste un peu de bon sens !


                              • Internaute Internaute 5 février 2010 12:57

                                Si je ne m’abuse, vous avez parlé de ce sujet quelques mois auparavant. Que mettez-vous dans les 60% ? Les frais d’architecte, l’obole au maire pour le permis, quoi d’autre ? Où mettez-vous le prix du terrain ?


                              • kalon kalon 4 février 2010 22:30

                                Et, ce faisant, j’ai découvert que j’étais beaucoup plus riche du sourire d’un enfant que d’étre le propriétaire de tout l’or du monde !


                                • bonnes idees 5 février 2010 07:50

                                  Problème du logement en France : 35 réactions.

                                  Identité nationale : 400 commentaires.

                                  La droite à bien fait son travail.


                                  • Internaute Internaute 5 février 2010 12:53

                                    Le déficit de logements sociaux vient en grande partie de la mission portes ouvertes que c’est assignée la France.

                                    Les 120 débarqués sur les côtes de Corses et francisés automatiquement par nos députés vont se retrouver ultra-prioritaire pour l’octroi de logements sociaux. Il ne font que suivre l’exemple des 300 afghans de Calais qui ont suivi l’exemple de ceux de Sangate etc.

                                    Le véritable scandale est que les français passent toujours derrière les immigrés et les français de complaisance pour obtenir un logement social. Dans ce contexte, limiter la construction des logements sociaux conduit automatiquement à limiter l’appel de l’immigratoin. C’est donc une bonne mesure.

                                    En trente ans la populatoin est passée de 50 à 65 millions, les 15 millions de différences étant la population immigrée. A 5 personnes par logement, cela fait 3 millions de logements à construire pour eux. Même taxés au maximum les français n’arrivent plus à donner.

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