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Accueil du site > Actualités > Politique > Les Républicains, ou 7 nuances d’impasse ultralibérale

Les Républicains, ou 7 nuances d’impasse ultralibérale

Hier a eu lieu le troisième et dernier débat des primaires des Républicains. Le premier tour de dimanche a gagné un nouvel intérêt avec la remontée de François Fillon et le dégonflement partiel de la bulle Juppé. Mais derrière les querelles de personnes et de communication, sur les sujets économiques, les candidats sont d’une proximité confondante, jusque dans l’erreur.

 

La grande course vers le pire
 
Pour qui prend un peu de recul sur les politiques économiques menées dans les dernières années, il est frappant de constater à quel point les choix économiques de François Hollande ont influencé les candidats des Républicains. En effet, depuis que ce dernier a fait d’une bien illusoire quête de compétitivité basée sur les baisses d’impôts des entreprises et une coupe des dépenses, allant finalement plus à droite que ce que les majorités précédentes avaient fait, les dits Républicains semblent se sentir obligés d’aller eux-aussi plus à droite, pour s’assurer de l’être plus qu’un gouvernement sensément de gauche. Et la réflexion n’étant pas le fort des candidats, leurs propositions sont très proches.
 
Diminution de 85 à 110 milliards d’euros de la dépense publique, suppression de 300 à 500 mille postes de fonctionnaires, baisse des impôts des entreprises, dérégulation accélérée du marché du travail sont au menu du programme de tous les candidats, qui semblent se fournir chez le même grossiste ultralibéral, même s’ils prennent soin de se différencier sur la décoration. Et encore, ces différences semble davantage venir du positionnement défini par des communiquants, laquelle voulant incarner la modernité numérique, l’autre un renouveau qu’il ne représente pourtant sur aucune dimension, l’un sur la modération, l’autre sur la franchise austère et le dernier sur la majorité silencieuse.
 
Les économistes ne sont pas tendres avec ces propositions, dont, selon même les études du FMI, on peut déduire que ces programmes provoqueraient une baisse du PIB de 4,5 à 8,5%. Jacques Sapir a dénoncé la récession considérable que provoqueraient ces programmes s’ils étaient appliqués. Olivier Passet, de Xerfi, a dénoncé, lui, le mythe de la baisse massive du nombre de fonctionnaires en donnant une perspective bienvenue aux chiffres de notre pays. Dans un autre article de la Tribune, Ivan Best démonte les mensonges des candidats sur l’économie. Dans Marianne, Etienne Girard résume la situation en faisant de la primaire le « Qui va gagner le concours de la casse sociale ?  ».
 
Il est tout de même effarant que presque personne ne questionne plus fermement le grand virage droitier de la droite sur l’économie. N’est-il pas un peu gros de critiquer Hollande, tout en proposant de prolonger et d’accélérer sa politique, en semblant davantage s’inspirer de ce que le président dit socialiste a fait que de ce qu’ils avaient fait de 2007 à 2012  ? Mais les querelles de personnes semblent attirer toute l’attention. Et la remontée surprise de Fillon pourrait bien chambouler les scénarios écrits à l’avance, car l’ancien Premier ministre prend la place centrale de la primaire, déportant Juppé plus encore vers le centre, ce qui pourrait lui être fatale dans des primaires qui pourraient virer à droite.
 

 

Quelle paradoxe que cette primaire, où une droite qui ne réfléchit pas s’engage dans une course ultralibérale en dénonçant la politique menée par le président sortant, alors même qu’elle ne fait que reprendre le cadre que celui-ci a suivi, en l’amplifiant, pour se différencier, sans la moindre vergogne, que devrait leur donner pourtant le fait qu’ils fassent un tel grand écart avec ce qu’ils disaient il y a 5 ans.
 

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46 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 18 novembre 09:54

    On pourrait résumer leurs programmes, comme la concaténation de toutes les mesures qui ont conduit notre pays là où il en est...

    Cela dit, un esprit éveillé n’en attendait pas moins.

    Rien à attendre de la « gauche », voyons ce que va produire la danse du ventre de Macron...

    Les français, toujours en quête d’un homme providentiel pourraient bien se laisser séduire par le Golem du MEDEF...


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 18 novembre 11:10

      @Clocel

      Syllogisme :

      Le PS est de droite
      Les Républicains sont aussi de droite
      Or Macron dit se situer entre les deux
      Donc il n’est pas de gauche.

    • Clocel Clocel 18 novembre 11:25

      @Jeussey de Sourcesûre

      Je n’ai jamais prétendu que Macron était de gauche.

      C’est un avatar du MEDEF.


    • Yaurrick Yaurrick 18 novembre 13:36

      @Clocel
      Si vous considérez que toujours plus d’état est le problème, c’est effectivement bien ce qui nous a mené où nous en sommes.

      les politiciens de gauche ou de droite, ce sont des étatistes de gauche ou de droite.... mêmes causes, mêmes conséquences.

      Si Macron apportait ne serait que l’idée de diminuer l’emprise de l’état, ce serait déjà une énorme avancée pour le peuple de France, incapable de penser sans l’état nounou tant les politiques ont tout fait pour cela .


    • Zorg Zorg 18 novembre 10:05

      L’ultra libéralisme est la conséquence logique, inévitable et voulue du multiculturel.
       
      Comme disait déjà Werner Sombart en 1906, dans son petit bouquin Pourquoi l’Amérique n’est pas socialiste ?  les luttes raciales y remplacent les luttes sociales et la réussite perso est la tradition
       

      Alors chacun se débrouille le petit-blanc ne veut pas payer pour le migrant qui l’envahit, et préfère saborder la solidarité. 
       
      Souchien ne payera pas pour burkini ...


      • petit gibus 18 novembre 10:10
        « se fournir chez le même grossiste ultralibéral, même s’ils prennent soin de se différencier sur la
        décoration. »

        Comme en si peu de mots la chose est bien dite ! smiley

        • Tall Tall 18 novembre 10:17

          Ben voilà, on connaît le candidat pour qui il faut voter si l’on ne veut pas qu’il devienne président : c’est Poisson !


          • LE CHAT LE CHAT 18 novembre 10:34

            aussi palpitant que Koh Lanta ! il n’en restera qu’un ! smiley


            • fred.foyn fred.foyn 18 novembre 10:50

              Affligeant débat, ou l’on peut voir les limites intellectuelles des candidats avec leurs propositions d’un autre âge !

              A part les salons Parisiens, qui peuvent ils convaincre et surtout qui des Français et des Françaises, peuvent encore croire à ces sornettes...
              Pitoyables attitudes de personnes pensant être le seul recours pour 2017 ?

              • zygzornifle zygzornifle 18 novembre 11:13

                7 nuance de misères pour la classe moyenne et les pauvres ..... aucune trace d’humanité dans ces 7 machines de droite lubrifiée par la sueur des travailleurs et des employés ......


                • LE CHAT LE CHAT 18 novembre 14:14

                  @zygzornifle

                  ouaip , 7 nuances de gris muraille !

                  faut vraiment en plus être gérontophile pour bander pour Juppé ! smiley


                • zygzornifle zygzornifle 18 novembre 15:25

                  @LE CHAT
                   bander pour Juppé conduit a vouloir se sodomiser sois même ......


                • izarn 19 novembre 02:36

                  @zygzornifle
                  Les 7 mercenaires ou les douze salopards ?


                • zygzornifle zygzornifle 18 novembre 11:16

                  en fait comme beaucoup de produits issus de la mondialisation ils sortent tous du même fournisseur , ils sont simplement étiquetés différemment pour faire croire a l’acheteur qu’il y a du choix .....


                  • Vinciboulette 18 novembre 12:45
                    Je suis peut-être con, mais je ne vois pas comment on peut relancer l’économie en créant 1% à 1.5% de chômeurs en plus (= 300’000 à 500’000 postes). Ou alors j’ai raté un épisode qui aurait montré que les autres mesures fonctionnent.
                    A force de faire l’autruche, ils finiront eux aussi par se prendre un pied au cul (non, je ne pense pas aux élections, mais à ça).


                    • Yaurrick Yaurrick 18 novembre 13:29

                      @Vinciboulette
                      Il y a 3 choses à voir :
                      -le secteur public est financé par le secteur privé, donc si on supprime une partie de la charge du secteur privé, celui-ci aura en conséquence plus de moyens financiers qui pourront être utilisés soit pour investir (gains de productivité), soit de meilleurs salaires (gains de pouvoir d’achat), soit plus dividendes pour les actionnaires. Dans les 3 cas, c’est bénéfique pour l’économie.

                      - la fiscalité, la réglementation sont des poids que l’on met aux entrepreneurs comme aux contribuables. Simplifier ces 2 éléments, permettra , outre d’avoir un moindre besoin de personnel administratif (donc un moindre cout), d’avoir des entreprises moins frileuses et plus performantes.

                      - le secteur public par son poids et souvent pas ou peu de concurrence, n’est pas efficient comme il devrait l’être : en conséquence, c’est la porte ouverte au gaspillage et au clientélisme.

                      Je suis d’accord sur le fait qu’il y a des changements qui ne sont pas facile à faire, mais les politiques, par clientélisme, ont refusé de faire ces changements et les ont reporté avec de la dette. Changements qui seront plus douloureux si on attend.


                    • Vinciboulette 18 novembre 13:41

                      @Yaurrick
                      Ca c’est les théories qui servent à justifier ce les politiques des 30 dernières années, voir plus. Alors ça pourrait être utile d’expliquer aussi pourquoi elles ne marchent pas en pratique, et pourquoi soudainement elles devraient se mettre à faire des miracles.



                    • Vinciboulette 18 novembre 13:56

                      @Yaurrick
                      Et être clientéliste, sans clientèle ça irait moins bien. Prenons donc le problème dans son ensemble.


                    • izarn 19 novembre 02:49

                      @Yaurrick
                      Et la TVA, la taxe sur l’essence, les impots fonciers, locaux, c’est le secteur privé qui paye ?

                      Et le travailleur roumain en UE, combien tu le payes pour fabriquer des Renault à la place des français ? Tu crois pas que c’est ça qui plombe tout ?

                      « d’avoir des entreprises moins frileuses et plus performantes. »
                      Hahahahaha ! Ben les performantes, il y a longtemps qu’elles ont délocalisé ! Et touchent leurs benefs dans des paradis fiscaux !

                      Non...Virer des fonctionnaires c’est la théorie débile ultra libérale, et surtout c’est pour que l’argent des salaires de ces fonctionnaires aille payer les interets de la dette...C’est l’euro qui veut ça, avec l’Allemagne. Austérité pour payer la dette.
                      Dette augmentée de 50% pour sauver les banques sous Sarkosy...Désormais grace aux cadeaux aux patrons, la dette a doublé.
                      Un comble ! Mais les cons ça ose tout, c’est meme à ça qu’on les reconnait !


                    • François Vesin François Vesin 18 novembre 14:12

                      Au train où c’est parti,

                      Madame Le Pen n’a même pas besoin de faire campagne !
                      A droite, comme à gauche (c’est à dire à droite), tous ces guignols
                      sont en train de lui dérouler le tapis rouge vers l’Elysée !


                      • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 18 novembre 15:06

                        Nous vivons dans une société du zapping, si un produit n’accroche pas l’attention au bout d’une minute, il est rejeté dans l’oubli.

                        C’est la même chose pour les candidats à la présidentielle, ils doivent présenter une image simple et forte pour pouvoir exister. Le problème, c’est que le monde est complexe et ne se laisse pas réduire facilement.

                        Donc pour lisser leur image, ils éliminent les choses désagréables à entendre, la dette qu’il faudra bien rembourser d’une manière ou d’une autre, les immigrés inassimilables dont on ne sait pas quoi faire, l’insécurité et la violence que l’on n’arrive plus à maîtriser, la souveraineté que l’on ne sait pas reconquérir, et ainsi de suite.

                        Il ne reste donc que des propos lénifiants qui donnent cette impression de vide, puisque chez nous le politiquement correct est encore de rigueur.


                        • JL JL 18 novembre 15:50

                           De quoi le libéralisme est-il le nom : « Engendrée sous la pression des milieux d’affaires, assemblée dans les couloirs de l’OMC, une formidable machine à détruire les services publics mondiaux entre en action : l’AGCS. Son objectif : libéraliser tous les services en supprimant un à un tous les obstacles au commerce. L’AGCS autorisera par exemple une multinationale à poursuivre pour concurrence déloyale une commune qui subventionne sa cantine scolaire ». Ou si elle refuse des aliments OGM ’’ Beaucoup d’eau ferrugineuse (1)est passée sous les ponts depuis la parution de cet ouvrage : « L’AGCS : quand les états abdiquent face aux multinationales » (Raoul M. Jennar et Laurence Kalafatidès) .

                           
                           
                           
                           « Comment le système peut-il (dans ces conditions,) continuer ? Il continue parce qu’il bénéficie encore de modèles d’identification produits autrefois : le juge « intègre », le bureaucrate légaliste, l’ouvrier consciencieux, le parent responsable, l’instituteur qui sans plus aucune raison s’intéresse encore à son métier. Mais rien dans le système tel qu’il est, ne justifie les « valeurs » que ces personnages incarnent, qu’ils investissent et sont censés poursuivre dans leur activité. Pourquoi un juge devrait-il être intègre ? Pourquoi un instituteur devrait-il se faire suer avec les mioches au lieu de laisser passer le temps de sa classe, excepté le jour où l’inspecteur doit venir ? Pourquoi un ouvrier doit-il s’épuiser à visser les cent cinquantième écrous s’il peut tricher avec le contrôle ? Rien dans les significations capitalistes, dès le départ mais surtout telles qu’elles sont devenues maintenant, qui puisse donner une réponse à cette interrogation (2). Ce qui pose encore une fois à la longue, la question de la possibilité d’autoreproduction d’un tel système » Cornélius Castoriadis, cité par Serge Latouche :
                           
                           Une excellente réponse à cette question que pose castoriadis est développée dans La thèse fondée sur les travaux de Marx et Spinoza de Frédéric Lordon : Pour Frédéric Lordon, nous sommes tous et à des degrés divers dans la servitude volontaire. et le nouveau clivage n’est plus entre droite et gauche mais se situe entre les esclaves tristes et les esclaves joyeux enrôlés de gré ou de force dans la machine productive dont la fonction première est la production de profits, mais à la manière d’un cancer qui produit des cellules à l’infini !
                           
                           Il me semble que la différence de discours entre la gauche et la droite aujourd’hui c’est que le premier, qualifié de populiste, s’adresse aux esclaves tristes ; le second aux esclaves joyeux. Des deux, le second qui n’en est pas moins populiste mais s’en défend vigoureusement, constitue évidemment ce qu’il convient d’appeler la pensée unique ; le politiquement correct ; ce qui s’énonce haut et fort, avec arrogance. Bref, la nouvelle droite.

                           
                           Il est triste de constater à l’issue de son mandat, que Hollande une fois élu n’a tenu qu’une seule promesse de campagne, la 18ème, je parle du mariage pour tous. Pour lme reste, il a laissé couler l’eau ferrugineuse.
                            

                          (1) allusion au Talon de fer rongé par la rouille (réf. Jacques London, Serge Latouche)
                           
                          (2) cf. les constructeurs d’automobiles qui trichent sur les performances. La publicité mensongère. Le règne des oxymores. etc. etc.

                          • Xenozoid Xenozoid 18 novembre 16:02

                            @JL


                            Nous critiquons les actions de ceux qui actent dans le grand décor du pouvoir et de leurs effets sur la société, nous attaquons l’ignorance et la cruauté, mais rarement la question de savoir ce que nous acceptons comme « moralité ». Se pourrait-il que cette « morale », par laquelle nous pensons pouvoir juger leurs actions, est donc liée à la-même chose qui doit être critiqué ?
                            Sommes-nous peut-être simplement en train d’accepter leurs valeurs et de transformer ces mêmes valeurs contre eux, plutôt que de créer nos propres normes et/ou valeurs ?

                            Peut-être que maintenant vous vous dites :
                            « qu’est-ce que tu veux dire par créer nos propres normes ou valeurs ?
                            Quelque chose de morale doit être juste pour avoir une valeur, la moralité n’est pas quelque chose que vous pouvez faire, ce n’est pas une question de simples opinions » .

                            Justement, là, vous acceptez l’un des principes les plus fondamentaux de la société qui vous a instruit : que le bien et le mal ne sont pas des évaluations individuelles, mais les lois fondamentales du monde. Cette idée, un vestige du christianisme, est au centre de notre civilisation. Si vous questionnez le pouvoir, vous devez-vous interroger en premier, sur le pourquoi de ces valeurs. 

                            Il n’y a pas de bon ou de mauvais
                            Il n’y a pas de bon ou de mauvais qui soit universel
                            Il n’y a que vous ...

                            Il n’y a pas de bon ou de mauvais
                            Il n’y a pas de bon ou de mauvais universel
                            Il n’y a que vous ...
                            et les valeurs que vous choisissez pour vous-même.
                            D’où nous vient donc l’idée de « loi morale » ?

                            Il était une fois, presque tout le monde croyait en l’existence de Dieu. Ce Dieu régnait sur le monde, il avait un pouvoir absolu et il avait adopté des lois que tous les êtres humains devaient obéir. Sinon, ils subiraient la plus terrible des punitions.
                            Naturellement, la plupart des gens obéissaient aux lois comme ils le pouvaient, car la peur de la souffrance éternelle ou d’être brûlé vivant, était plus forte que leur propre désir, bref la peur les avait asservis.
                            Parce que tout le monde vivait selon les mêmes lois, ils pouvaient s’entendre sur ce que la
                            « morale » était : c’était l’ensemble des valeurs édictées par les lois de Dieu.
                            Ainsi, le bien et le mal, le vrai et le faux, ont été décidés par l’autorité de Dieu, que tout le monde acceptait, par peur de punition éternelle et/ou immédiate. Un jour, les gens ont commencé à se réveiller et de se rendre compte qu’il n’y avait rien de divin, après tout, il n’y avait pas de preuve scientifiques pour démontrer son existence et peu de gens ne pouvaient voir l’intérêt à avoir foi dans l’irrationnel plus longtemps.
                            Dieu disparut petit à petit de la scène, personne ne le craignait plus, lui et ses punitions divine. Mais l’argent l’avait déjà remplacé.
                            Une chose étrange s’est produite. Bien que ces personnes aient eu le courage de remettre en question l’existence de Dieu, allant même jusqu’à la refuser à ceux qui croyaient encore, ils n’ont pas osé remettre en doute la moralité que ces lois avaient mandaté.
                            Peut-être que cela ne leur est tout simplement pas venu à l’esprit, après tout, tout le monde avait grandi maintenus par les mêmes convictions sur ce qu’était la morale et en était venu à parler de bien et de mal de la même manière, alors peut-être qu’ils ont simplement supposé que ce soit évident, ce qui était bon et ce qui est mal que Dieu soit là pour l’appliquer ou non.
                            Ou peut-être les gens avaient l’habitude de vivre conformément à ces lois et qu’ils avaient peur même d’envisager la possibilité que les lois n’existaient pas, pas plus que dieu en fait.
                            Mais dieu avait changé son fusil d’épaule, il s’était converti en argent et inventé un nouveau mot.

                            TINA.....

                            fin de la 1ére partie



                          • JL JL 18 novembre 16:03

                            On pourrait à la lecture de ce qui précède, penser que le discours de Sarkozy, qui s’adresse plutôt aux esclaves tristes est un discours de gauche. 

                             
                             Il n’en est rien : de même qu’en comptabilité, du négatif au crédit, c’est du positif au débit, le discours de Sarkozy en ce qu’il est clivant au sein des classes populaires, est bien un discours de droite - ou plutôt, d’extrême droite, et je dirai, par définition.

                          • JL JL 18 novembre 16:08

                            @Xenozoid,

                             
                             ce n’est pas que dieu est mort ; c’est que ceux qui étaient porteurs de sa parole se sont compromis avec ceux qui l’ont tué.
                             
                             Ps. en direction des trolls qui croiront se reconnaître : je ne fais ici allusion qu’aux adorateurs du dieu profit... lequel reconnaîtra les siens.


                          • Blondinette42 Daneel42 18 novembre 18:21

                            @JL

                            « Jean Lucien » ( smiley ), t’inquiète pas pour les trolls concernant ce dernier commentaire sur Dieu à l’adresse de Xeno smiley
                            Le seul parmi ceux que tu désignes à peu capable de bafouiller quelque chose d’un tant soit peu intelligible là dessus, ce serait Furtif.
                            Et si infâme soit il, il a quand même au moins une haute considération pour les idées en tant que tel, et surtout une grande rigueur dans façonnage ses bouses qu’il essaye ( smiley ) de lancer à ses ennemis.
                            Ayant lu les différentes interventions ici, il se lancerait surement pas à la légère.

                            PS : c’est pas fastoche de défendre l’athéisme mordicus, dont acte.
                            Moi dans ces cas là j’appelle plus ça un lapsus calami ou autre, mais bien l’intervention directe du Dieu de la rationalité transcendante smiley

                            @Xeno

                            Remarquable ! C’est de toi ? Non parce que c’est fluide et bien syntaxe, on te reconnaît pas là. smiley 
                            ... hé je rigole smiley smiley smiley
                            ... surtout j’attends la 2nde partie s’il y en a une pour me lancer dans un commentaire en toute connaissance de cause. smiley


                          • Xenozoid Xenozoid 18 novembre 18:24

                            @Daneel42Il n’y a pas de bon ou de mauvais

                            Il n’y a pas de bon ou de mauvais qui soit universel
                            Il n’y a que vous ...

                            Il n’y a pas de bon ou de mauvais
                            Il n’y a pas de bon ou de mauvais universel
                            Il n’y a que vous ...
                            et les valeurs que vous choisissez pour vous-même.
                            D’où nous vient donc l’idée de « loi morale » ?


                            oui c’est de moi


                          • Blondinette42 Daneel42 18 novembre 18:39

                            @Xenozoid

                            Bon beh aboule la 2eme partie en tout cas, je reste sur ma faim smiley


                          • Xenozoid Xenozoid 18 novembre 18:44

                            @Daneel42

                            je sais pas, vas y lance toi be my guest., comme il disent,pas de control vas y. pas de scanner
                            pas de mutuelles.ou de bisous sur le nez...vas y

                          • Blondinette42 Daneel42 18 novembre 19:00

                            @Xenozoid

                            ton : « fin de la première partie »

                            C’était la conclusion, une façon de parler ?
                            Bon je ferai avec et reviendrai plus tard pour ce faire
                            @+ (là j’ai mes tapas à faire passer à la poêle, puis apero, repas et Koh lanta smiley smiley )


                          • Xenozoid Xenozoid 18 novembre 19:51

                            @Daneel42

                            c’est constructif 

                          • Blondinette42 Daneel42 18 novembre 20:18

                            @Xenozoid

                            En fait ce sera donc simple ma critique : il faut construire, ou reconstruire... de A à Z


                          • Xenozoid Xenozoid 18 novembre 20:41

                            @Daneel42

                            c’est vrais que c’est tentant de recommencer encore sans fin toujours pareils,sans objets ou but.en fait c’est trop simple pour les (es/x)accrocs du pouvoir.c’est toujours pareil,le pouvoir c’est 
                            l ’esclavage.

                          • izarn 19 novembre 03:09

                            @JL
                            L’extreme droite, n’est plus néolibérale. Souverainiste, veut dire plus d’euro, sortir de l’UE, controler les frontière. Donc imiter le RU. User de protectionnisme intelligent avec une relance intérieure.
                            Mais en plus sortir de l’OTAN. Radicalement changer notre politique étrangère et commerciale : Se rapprocher de la Russie, éloigner les conflits.
                            Cette droite est dite extréme, nationaliste (C’est à dire fasciste, mot qui ne veut plus rien dire du tout) par les crétins d’une autre époque.
                            En fait droite ne veut plus rien dire non plus. On a quitté le Système.
                            Le système c’est l’UMPS. Désormais droite ou gauche, peu importe. Société du spectacle. Spectacle de guignols.


                          • JL JL 19 novembre 09:18

                            @izarn
                             

                             désolé, je n’ai pas précisé ce que j’entendais par RU ici : ce n’est pas Royaume Uni (ça existe encore ?) mais Revenu Universel aka Allocation Inconditionnelle.
                             
                             Mais je suis d’accord avec votre interprétation : Frexit = Brexit, y a pas de souci.
                             
                             Droite vs gauche, c’est archaïque, d’accord, quoique, la droite a glissé encore un peu plus à droite quand le PS est venu sur son terrain. Ceci dit, L’extrême droite ne saurait désigner l’extrême centre. J’ai dit un jour que le libéralisme est à la droite de la droite (donc droite extrême) parce que plus impitoyable qu’elle au plan des inégalités.
                             
                             Je vais vous dire ma pensée : Nicolas Sarkozy, tout comme Marine Le Pen, tient un discours en direction des lasses dites populaires historiquement de gauche et bien sûr des poujadistes chers à Le Pen. Mais à la différence des discours de la vraie gauche, ce discours (MLP comme sa copie) est communautariste et clivant ; ce discours faussement de gauche sème la discorde au sein des classes populaires : les xénophobes contre les laïcs ; les petits commerçants et artisans contre les salariés ; les salariés du privé contre les fonctionnaires, etc. etc. 
                             
                            Et s’il me fallait donner un autre nom qu’extrême droite pour cet avatar politique, je proposerais : le Parti communautariste. Une autre façon, crétine de votre point de vue sans doute, de dire la chose.

                          • Ar zen Ar zen 18 novembre 15:52

                            Je vois ceci écrit dès le début de l’article : 



                            Il semblerait que l’auteur ne connaisse pas encore les articles 121 et 123 du TFUE. Alors, pour sa gouverne, voici les GOPE, grandes orientations de politique économique, dictées à la France par la Commission européenne. Il ne faut donc pas s’étonner que les choix économiques soient les mêmes pour la droite et la droite complexée qu’est le PS. Il en serait de même pour tout gouvernement opérant dans le cadre des traités européens. Fermez le ban !

                            Concernant ces GOPE c’est vraiment la désinformation générale organisée. Ces GOPE sont la clé de voûte de toutes les décisions économiques prises en France mais l’ensemble des médias, et la plus grande majorité des observateurs également, font comme si notre gouvernement ou notre assemblée décidaient encore de quelque chose en matière économique. Ils ne décident plus des grande orientations de politiques économiques. Est-ce ci difficile à comprendre ? 








                            • petit gibus 18 novembre 16:28
                              @Ar zen

                              bizarre que tu ne termines pas ton discours par

                              seul l’UPR........... smiley

                            • Ar zen Ar zen 19 novembre 07:03

                              @petit gibus


                              Vous devriez remarquer que je n’interviens sur Agoravox que pour argumenter. J’attaque des positions qui me semblent totalement infondées du point de vue de textes de référence. 

                              Je ne me fais pas l’ardent défenseur de l’UPR, l’Union Populaire Républicaine, par idéologie. 

                              Si l’on évoque la « renégociation » des traités alors je mets en avant l’article 48 du TUE et je demande à ceux qui croient en une renégociation de se pencher sur cet article et d’en faire une lecture rationnelle et objective. Si quelqu’un écrit que l’UPR n’a pas de programme, alors je pose les quelques grandes lignes du programme de l’Union Populaire Républicaine. A chacun, ensuite, d’y réfléchir. 

                              Concernant mon post sur les GOPE vous ne pouvez pas me rendre responsable du fait que c’est l’UPR qui dénonce cette main mise de l’UE sur les décisions économiques de la France. Il s’agit simplement d’éclairer les lecteurs. Je suis certains que bon nombre de Françaises et de Français ne connaissent pas les GOPE et leur implication sur la manière de conduire l’économie française. 

                              Merci de m’avoir donné l’occasion de le dire. 



                            • petit gibus 19 novembre 09:13
                              @Ar zen

                              En toute objectivité tu oublies
                              volontairement ou pas smiley
                              dans les papelars sur les GOPE
                              un mot écrit en grosses lettres RECOMMANDATION
                              et sa signification qui ne peut être
                              pour toi qu’OBLIGATION smiley



                            • Ar zen Ar zen 20 novembre 08:26

                              @petit gibus

                              Et oui petit gibus, toute la malignité de l’UE se retrouve dans ces « recommandations ». En cas de « non respect » la France peut écoper d’une amende allant de 0,2% à 0,5% de son PIB soit un montant allant de 4 milliards d’euros à 10 milliards d’euros. 

                              Vous pouvez donc « désobéir » à Bruxelles mais vous passez à la caisse et « chaque » année ! De quoi vous rendre servile !

                              Il vaut mieux bien connaître le fonctionnement de l’UE si l’on ne veut pas être couillonné. 


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