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Les vœux du Président, version non expurgée

Par un cheminement dont je ne dévoilerai rien pour protéger mes sources, je suis en mesure de publier ici le texte intrégral des Voeux 2012 de Nicolas Sarkozy dans sa version non expurgée. En caractères gras, ce qui na pas été prononcé lors de l'allocution...

Mes Chers Compatriotes,

L'année 2011 s'achève. Elle aura connu bien des bouleversements.

Depuis le début de la crise, qui en trois ans a conduit à plusieurs reprises l'économie mondiale au bord de l'effondrement, je ne vous ai jamais dissimulé la vérité sur sa gravité, ni sur les conséquences qu'elle pouvait avoir sur l'emploi et sur le pouvoir d'achat, des conséquences évidemment aggravées par l’incurie de ma propre politique socioéconomique.

Cette crise qui sanctionne 30 années de désordres planétaires dans l'économie, le commerce, la finance, la monnaie, cette crise inouïe, sans doute la plus grave depuis la deuxième guerre mondiale, cette crise n'est pas terminée, et elle ne fait qu’amplifier de manière dramatique les conséquences de mes choix calamiteux.

Elle a entraîné dans la tourmente des pays comme la Grèce, l'Irlande, le Portugal, mais également des pays aussi puissants que l'Espagne et même l'Italie.

Dans la tempête, vous avez souffert. Je sais que la vie de beaucoup d'entre vous, déjà éprouvée par deux années difficiles, a été une fois encore durement mise à l'épreuve. Vous finissez l'année plus inquiets pour vous et pour vos enfants, et la politique que j’ai menée ne peut avoir eu qu’un effet encore plus anxiogène sur vous-même et sur vos proches.

Et pourtant il y a des raisons d'espérer. Nous devons, nous pouvons garder confiance dans l'avenir. Car si tant de pays ont connu des difficultés insurmontables, la France a tenu. Elle a résisté, et cela en dépit des multiples erreurs de gouvernance que j’ai commises.

Si elle a tenu, si elle a résisté, si elle a réussi jusqu'à présent, à conjurer le doute qui déclenche la crise de confiance, c'est grâce au courage et au sang-froid dont vous faites preuve depuis 3 ans, c'est grâce à la solidité de nos institutions, c'est grâce à notre protection sociale qui, en dépit des attaques qu’elle a subies de ma part, garantit la solidarité dans l'épreuve, c'est grâce aux réformes que nous avons accomplies ces dernières années, et c’est surtout grâce à la passivité dont vous avez fait preuve alors que mes collaborateurs et moi avons tout fait pour saper vos droits et détruire progressivement les acquis du Conseil National de la Résistance. Je pense notamment à la réforme des retraites et à toutes les mesures visant à diminuer nos dépenses publiques qui ont permis à la France de garder la confiance de ceux qui lui prêtent leur épargne pour financer son économie, et qui ont surtout permis à mes amis du triangle Auteuil-Neuilly-Passy d’augmenter leurs profits.

Il ne s'agit pas de nier les difficultés que nous traversons. Mais dans ces épreuves, la France a su préserver l'essentiel. Je tiens à rendre un hommage particulier à toutes celles et à tous ceux d'entre vous qui, par leur travail, ont contribué au développement de notre économie et à la sauvegarde des intérêts de nos banquiers et de nos grandes fortunes.

Mes chers compatriotes,

Nous devons être courageux, nous devons être lucides.

Ce qui se passe dans le monde, annonce que l'année 2012 sera celle de tous les risques mais aussi de toutes les possibilités pour les oligarchies. De toutes les espérances pour les grands industriels et financiers, si nous savons relever les défis de la destruction assumée des modèles sociaux protecteurs. De tous les dangers pour le patrimoine des possédants, si nous restons immobiles.

Différer les choix parce qu'ils sont difficiles est la pire des options. Quand on décide trop tard, le prix à payer est plus cher. Les souffrances plus grandes, et je me refuse à voir entrer l’inquiétude du lendemain chez mes voisins de la Villa Montmorency.

En 2012, le destin de la France peut une fois encore basculer.

Sortir de la crise, construire un nouveau modèle de croissance des bonus et des profits de la spéculation, faire naître une nouvelle Europe, voilà quelques-uns des défis qui nous attendent. Je veux vous dire ma conviction qu'unis avec nos partenaires européens, nous serons plus forts pour y faire face et consolider ainsi les portefeuilles de mes invités du Fouquet’s, conformément aux garanties que je leur avais données le soir de mon élection.

Mais ces défis, ils s'imposent à nous. Nous ne pouvons ni les refuser, ni les repousser. Nous ne pouvons ignorer ce nouveau monde, faire comme s’il était encore possible de lutter contre le chômage et la précarité, dès lors que l’intérêt des puissants que je sers est contradictoire avec celui des humbles.

Dans cinq mois, nous avons une élection présidentielle. C'est une échéance importante. Le moment venu, vous ferez votre choix. Mais d'ici là, je dois continuer à agir pour mes amis Bouygues, Dassault, Lagardère car l'histoire des décennies à venir s'écrit maintenant et mon enrichissement futur passe par leur enrichissement immédiat.

Avec le Premier ministre, nous réunirons le 18 janvier prochain, les représentants des forces économiques et sociales de notre pays. J'écouterai d’une oreille distraite les propositions de chacun et, avant la fin du mois de janvier, nous prendrons et nous assumerons des décisions importantes pour consolider les intérêts du patronat, car les enjeux sont cruciaux.

La crise est grave, les circonstances sont exceptionnelles, les décisions doivent être à la mesure de cette gravité. C'est un devoir auquel je ne me déroberai pas comme je m’y suis engagé en mai 2007 auprès de mes soutiens ultralibéraux.

Je ne sous-estime pas les conséquences que peuvent avoir sur notre économie les agences de notation et les emballements des marchés financiers, ni non plus nos erreurs passées, en l’occurrence surtout les miennes, mais je le dis pour que chacun l'entende, ce ne sont ni les marchés, ni les agences qui feront la politique de la France mais les ploutocrates des ghettos friqués de l’Ouest parisien dont je suis le valet servile.

Au fond, la seule façon de préserver notre souveraineté, de maîtriser notre destin est de choisir, comme nous l'avons fait jusqu'à présent la voie des réformes structurelles visant à définitivement tuer dans l’œuf les espoir des classes populaires plutôt que celle des réactions à chaud qui ne font qu'ajouter à la confusion et au désordre sans restaurer la confiance des patrons du CAC40 dans la pérennité de leurs énormes profits.

Le problème posé n'est pas celui d'un nouveau train de réduction des dépenses pour l'année qui vient, du moins ne l’es-il pas tant que je ne suis pas réélu. Ce qui devait être fait a été fait par le Gouvernement, et la morosité des Français de plus en plus essorés montre que le Premier ministre et moi avons su pressurer la majorité pour assurer la prospérité de la minorité des grands titulaires de portefeuilles.

Maintenant, il nous faut travailler en priorité pour la croissance des profits industriels et financiers, pour la compétitivité, pour la ré-industrialisation qui seules, nous permettront de créer des emplois sous-payés sur le territoire et du pouvoir d'achat accru pour les entrepreneurs les plus cyniques.

Trois sujets me paraissent dominer les autres.

Nous ne nous en sortirons pas en laissant de côté ceux qui souffrent déjà des conséquences douloureuses d'une crise dont ils ne sont pas responsables, je pense notamment aux traders qui ont vu leurs bonus gravement rabotés. Nous ne bâtirons pas notre compétitivité sur l'exclusion mais sur notre capacité à donner à chacun une place dans la Nation, et notamment dans la Nation de leur lieu de naissance, raison pour laquelle j’ai chargé Guéant d’augmenter massivement les reconduites aux frontières. C'est pourquoi, ceux qui ont perdu leur emploi doivent être l'objet de toute notre attention afin de limiter encore drastiquement leurs indemnités de chômage.

Nous devons changer notre regard sur le chômage, accepter de considérer ceux qui sont touchés pour ce qu’ils sont : des parasites de la société. Faire en sorte que la formation des chômeurs devienne la priorité absolue, afin que chacun puisse se reconstruire un avenir, le plus loin possible du territoire national et des bureaux de Pôle-Emploi. Former et pas seulement indemniser, tel doit être notre but, je pense notamment à former aux techniques de la pêche, de la chasse et de la cueillette pour survivre sans indemnités. Personne ne doit pouvoir s'exonérer de cette obligation ni être exclu de cette possibilité de vie saine au grand air.

Le deuxième sujet est celui du financement de notre protection sociale qui ne peut plus reposer principalement sur le travail, si facilement délocalisable. Il faut alléger la pression sur le travail et faire contribuer financièrement les importations qui font concurrence à nos produits avec de la main d'œuvre à bon marché, et c’est pourquoi je mettrai en place une TVA sociale de plusieurs points qui pénalisera certes le pouvoir d’achat des classes populaires mais allègera les charges de mes amis les patrons. Ce sujet est au cœur de tous les débats depuis des années. J'écouterai les propositions des partenaires sociaux puis, sans en tenir compte comme d’habitude, nous déciderons afin d’augmenter encore les dividendes des actionnaires.

Le troisième sujet, c'est celui des dérèglements de la finance qui vous choquent d'autant plus profondément qu'ils sont largement à l'origine des difficultés actuelles, ce qui d’ailleurs ne laisse pas de m’étonner, moi qui ait pourtant sauvé la planète à plusieurs reprises et éradiqué tous les paradis fiscaux.

Il faut faire participer la finance à la réparation des dégâts qu'elle a provoqués. C'est une question d'efficacité. C'est une question de justice, et vous savez à quel point je suis attaché à cette valeur, d’où mon action pour accélérer l’enquête sur le dossier Karachi. C'est une question de morale, et vous savez à quel point je suis là aussi attaché à cette valeur depuis ma tentative de nomination de mon fils Jean à la tête de l’Epad. La taxe sur les transactions financières doit être mise en œuvre, et je m’engage à tout faire pour que cela puisse se réaliser d’ici à 2050.

Mes chers compatriotes,

Mon devoir est de faire face et de vous protéger de toute tentative de révolte contre moi car, sachez-le, j’utiliserais le cas échéant tous les moyens à ma disposition pour préserver mes intérêts.

Vous pouvez être sûrs que j'assumerai jusqu'au bout et en totalité, les lourdes responsabilités que vous m'avez confiées et que je n'aurai de cesse d'agir au nom de l'intérêt général de tous ceux qui ont commandité mon accession au pouvoir et auxquels je rends régulièrement des comptes par l’intermédiaire du Groupe Bilderberg..

Chacun devra prendre ses responsabilités, c'est pourquoi j'appelle tous les décideurs des entreprises et de l'économie à tout faire pour préserver l'emploi, ou plus prosaïquement pour tenter de le faire croire. J'appelle tous les acteurs des services publics à redoubler de prévenance pour tous ceux qui ont besoin de notre solidarité : traders, banquiers, grands patrons, propriétaires fonciers.

Mes chers compatriotes,

J'ai confiance dans les forces de la France et dans la grande naïveté des Français.

Je suis certain du chemin qu'il nous faut suivre sur la voie de l’ultralibéralisme décomplexé.

A vous, à tous ceux qui vous sont chers, à nos soldats qui risquent leur vie hors de nos frontières pour sauvegarder les intérêts du grand capital, à leurs familles qui vivent dans l'anxiété et à tous ceux qui dans le monde luttent pour la liberté des affaires, j'adresse ce soir tous mes vœux de bonheur pour la nouvelle année.

Bonne année à tous.

Vive la République !

Et vive la France !


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171 réactions à cet article    


  • wesson wesson 2 janvier 2012 11:42

    Bonjour Fergus,

    j’ai pleuré ...


    • Fergus Fergus 2 janvier 2012 12:52

      Bonjour, Wesson.

      De rire, tant le fond du discours réellement prononcé par Sarkozy est pathétique de vacuité ? Ou de rage tant cet aventurier sans scrupules se moque des Français, et notamment des plus modestes s’entre eux ?


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 2 janvier 2012 14:19

      Salut Wesson, Fergus.

      Les rires, c’est la seule chose que je regretterai après le départ de Sarko dans quelques semaines.


    • wesson wesson 2 janvier 2012 15:01

      « De rire, tant le fond du discours réellement prononcé par Sarkozy est pathétique de vacuité ? »

      a dire vrai, j’ai écouté les voeux ... de medvedev. C’est à 21H00 (ce qui fait minuit là bas). ça dure 3 minutes, le président parle de l’extérieur du Kremlin et le dernier mot est synchronisé avec le premier coup de minuit.

      Quelques passages :

      « Ce n’a pas été une année facile, mais le résultat est positif, grâce à tous vos efforts combinés. »
      « oui, nous sommes tous différents, mais c’est précisément ce qui fait notre force [...] »
      « Chers compatriotes, la nouvelle année approche, il est temps d’ouvrir le champagne et faire vos vœux [...] »
      « Croyez en vous-même, comme je crois en vous tous. Nous réussirons ensemble ! Bonheur pour vous tous, et bonne année 2012 »

      c’est probablement pas plus sincère que les vœux de Sarkozy, mais au moins c’est plus sympa et pas le préchi-précha habituel sur « la crise gnagnagna il faut vous serrer la ceinture patata »

      pour ceux que ça intéresse, les vœux en russe, et en Anglais.
      je n’ai pas trouvé de transcript en Français.


    • wesson wesson 2 janvier 2012 15:02

      ah au fait, bonne année Fergus, bonne année Peachy.


    • Fergus Fergus 2 janvier 2012 16:38

      Meilleurs également, Wesson !


    • Croa Croa 2 janvier 2012 21:10

      à Wesson,

      Ils ont dû suivre le même stage de « com » avec le même prof !  smiley


    • wesson wesson 2 janvier 2012 21:43

      bonsoir Croa, et bonne année

      au delà de l’anecdote, la soirée de la fin d’année est faite pour faire la fête, c’est essentiellement quelque chose de positif. Alors d’un coté vous avez les Russes qui disent « amusez vous, soyez heureux » en moins de 3 minutes, et de l’autre Sarko qui commence par dire « je ne vous ai pas menti » comme ferait un gamin avec le doigt plein de confiture en train de dire « c’est pas moi ! », pour ensuite embrayer sur « c’est la crise, il va se cailler les meules, et j’vois des profiteurs d’sécu là au fond de la classe j’men vais leur serrer le kiki »

      Bref, le soir ou je me bourre la gueule, j’ai pas envie qu’un clown triste vienne me gâcher l’Aberlour à 60 bourrins !


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 2 janvier 2012 22:59

      Bonne année à toutes et tous.

      Plus que 110 jours à tenir avec ce fou au pouvoir.

      Meilleurs voeux. On l’aura.  smiley


    • L'enfoiré L’enfoiré 2 janvier 2012 11:43

      Salut Fergus,
       C’est curieux le sujet me donne des idées. smiley
       Bonne année tout de même...
        


      • Fergus Fergus 2 janvier 2012 12:55

        Bonjour, L’enfoiré.

        Nous attendons avec impatience le fruit de cette inspiration...

        Meilleurs voeux également !


      • L'enfoiré L’enfoiré 2 janvier 2012 18:19

        Il est en gestation. Ce sera pour vendredi. smiley


      • devphil30 devphil30 2 janvier 2012 11:43

        Merci Henri Guaino alias Fergus sur Agoravox pour nous avoir transmis l’intégralité du discours de notre roi nicolas 1 en cette fin de règne souhaitons lui en retour tout nos voeux pour la conviction qu’il devra déployer dans les prochains mois après mai 2012 lors de son passage en justice pour les autres faits graves qui lui ont permis de magouiller financièrement.


        Philippe

         

        • Fergus Fergus 2 janvier 2012 12:57

          Bonjour, Devphil30.

          Je souhaite également avec une très grande ardeur que ce soit une fin de règne pour celui qui aura été le pire président, et sans doute également le plus menteur. Qu’il passe en justice après avoir été viré de l’Elysée serait la cerise sur le gâteau ! Je croise les doigts pour cela...


        • niarami 3 janvier 2012 14:42

          Karachi va bien finir par le mouiller, Chirac a fini par être reconnu coupable, on peut toujours espérer qu’un jour Sarkozy aussi trempe dans sa m***e


        • Fergus Fergus 3 janvier 2012 16:11

          Bonjour, Niarami.

          Ne nous leurrons pas : compte tenu de l’inertie déployée par les procureurs aux ordres, il y a peu de chance que le dossier Karachi puisse déboucher sur quelque chose de véritablement concret avant les élections.


        • cathy30 cathy30 2 janvier 2012 11:53

          Salut Fergus
          Ce discours est très lourd de sens.
          Il parle nettement d’un nouveau monde pour 2012, d’une nouvelle Europe, que nous ne pouvons ignorer et cela sur plusieurs décennies.
          Que cette crise sanctionne 30 ans de désordre planétaire, notez la relation avec l’année 1984, début d’Armaggedon. Je ne peux que te conseiller de relire Orwell, pour savoir ce qui nous attend, pour le plus dur. Et comme il le dit très clairement cela va durer plusieurs décennies.
          Sa référence à la deuxième guerre mondiale est aussi lourde de sens.
          A part ça tu as raison, il a oublié quelques phrases au passage.


          • Fergus Fergus 2 janvier 2012 13:03

            Bonjour, Cathy.

            L’allocution de Sarkozy est affligeante de banalité en apparence, mais lourde de manipulation des Français et, en creux, de menaces pour les classes populaires. Espérons que nos compatriotes ne se laisseront pas prendre une 2e fois à la démagogie de cet individu. A cet égard, je crains pour lui que l’air de pipeau ne soit cette fois-ci insuffisant pour entraîner les Français tels des gamins de Hameln : le charme est définitivement rompu !


          • Ronny Ronny 2 janvier 2012 12:08

            Bonjour Fergus et bonne année,

            Excellent votre article ! Pour mon premier jour de vacances, j’ai bien ri. Jaune, mais ri quand même.


            • Fergus Fergus 2 janvier 2012 13:04

              Bonjour, Ronny.

              Merci pour votre commentaire. Le rire ne pouvait qu’être jaune, en effet !


            • Fergus Fergus 2 janvier 2012 13:11

              Bonjour, De la hauteur.

              Sarkozy cherche effectivement à gagner du temps et, dans le même temps, à saturer les médias pour donner l’illusion de l’action. Mais cela risque pour lui de ne plus tromper grand monde. Or, le temps presse : le 1er tour est dans 3 mois et 3 semaines, et rien ne sort de la besace de l’illusionniste. Si les positions restent en l’état à la fin du mois de janvier, Sarkozy sera lâché par les médias, et il le sait. D’où son forcing, mais bâti sur le sable de son calamiteux bilan. Pas facile de tromper 2 fois de suite le même électorat....


            • arobase 2 janvier 2012 13:26

              bonjour a tous et bonne année.


              moi qui suis ignorant en économie, je ne comprends pas ce qui se passe. 
              crise ? quelle crise ? appauvrissement ? pourquoi ?

              il n’y a pas eu que je sache de mauvaises récoltes, de catastrophes alimentaires, pénuries de matières premières....

              alors c’est quoi la crise ? des spéculateurs qui ont perdu de l’argent en jouant au casino ? mais alors, c’est le casino qui l’a gagné ! donc il devrait toujours y avoir les mêmes richesses, mais dans des poches différentes !

              en quoi suis je concerné si ces spéculateurs ont perdu ? 

              dette ? si les gouvernant dépensent inconsidérément l’argent des impôts, qu’attend on pour les mettre en prison ? pourquoi tous ces voyages inutiles, ces dépenses somptuaires, ces voeux à répétitions, banquets, etc.....
              pourquoi ces avions personnels, ces guerres extérieures inutiles....

              il y a près de 1000 parlementaires ! qu’est ce qu’il attendent pour contrôler le gouvernement peup^lé d’irresponsables bons pour l’asile ? 

              • Fergus Fergus 2 janvier 2012 13:33

                Bonjour, Arobase.

                Votre constat est juste. Et surtout votre conclusion : qu’attendent les parlementaires pour contrôler les dérives de l’exécutif ? Problème : ils sont tenus par la barbichette en vue des investitures, d’où leur profond mutisme sur les errances des gouvernants, et leurs aboiements sur des sujets très futiles pour donner l’impression qu’ils existent. Pathétique !


              • BOBW BOBW 8 janvier 2012 16:18

                « ils sont tenus par la barbichette » exactement voir la « photo de famille » smiley


              • Fergus Fergus 8 janvier 2012 16:56

                Bonjour, Bobw.

                En réalité, ce dessin s’applique à la majorité de nos personnalités politiques. Et c’est ainsi que nombre d’entre eux, y compris parmi les plus médiocres, sont toujours dans le paysage alors qu’ils auraient dû en être balayés depuis belle lurette !


              • arobase 2 janvier 2012 13:37

                nous, nous ne sommes tenus par rien ! il faudrait ne renouveler aucun sortants. les prochains seraient prévenus et feraient gaffe !


                • Fergus Fergus 2 janvier 2012 13:42

                  @ Arobase.

                  Ce serait effectivement un scénario idéal. Mais cela demande une intense et longue préparation des esprits. Inenvisageable pour 2012. Mais ce pourrait être un gros moyen de pression sur les élus si des comités d’action citoyens allant dans ce sens se mettaient place dans toutes les villes de France en vue de 2017.


                • Pelletier Jean Pelletier Jean 2 janvier 2012 13:46

                  Cela pourrait être drôle si cela ne portait pas à consèquence.
                  Cette nouvelle année 2012 sera lourde de consèquence dans les choix que vont faire les français.
                  il serait bon qu’ils gardent à l’esprit le bilan du Prèsident sortant avant de faire leur choix.
                  http://jmpelletier52.over-blog.com/


                  • Fergus Fergus 2 janvier 2012 15:05

                    Bonjour, Jean.

                    Et d’autant plus lourde de conséquence que la Constitution interdit un 3e mandat. Sarkozy réélu pourrait donc se lâcher totalement au service des puissances d’argent dont il est ;e serviteur zélé.


                  • Pelletier Jean Pelletier Jean 2 janvier 2012 15:54

                    oui Fergus, un deuxième (et dernier) mandat serait une catatstrophe et ouvrirait un boulevard à Sarkozy....
                    Je te souhaite une bonne année 2012, qu’elle soit riche en écriture.
                    bien à toi

                    jean


                  • Fergus Fergus 2 janvier 2012 16:40

                    Meilleurs voeux également, Jean !


                  • Croa Croa 2 janvier 2012 21:20

                    « Sarkozy réélu pourrait donc se lâcher totalement »

                    Crois-tu vraiment qu’il s’est retenu un tant soit peu ? smiley


                  • Croa Croa 2 janvier 2012 21:24

                    Au temps pour moi ! (encore)

                    Ha oui, c’est vrai : le brouillon de ses voeux que t’as retrouvé !  smiley


                  • kéké02360 2 janvier 2012 21:59

                    Oui c’est certain, il faut le virer au premier tour sans oublier de virer Hollande au deuxième !!!!

                    C’EST POSSIBLE !!!!

                    comme dit si bien J’en Pellete  :

                    << Cette nouvelle année 2012 sera lourde de consèquence dans les choix que vont faire les français.
                    il serait bon qu’ils gardent à l’esprit le bilan du Prèsident sortant avant de faire leur choix. >>

                    << il serait bon qu’ils gardent à l’esprit le bilan du président sortant ... >> et que les socialistes sont des traites  smiley

                    les bons comptes font les bons amis smiley

                    bonne année 2012 , amicalement, kéké


                  • Fergus Fergus 2 janvier 2012 22:35

                    Bonsoir, Croa.

                    Je crains que Sarkozy soit réellement capable de se lâcher encore plus. D’où la nécessité de ne pas desserrer la garde.


                  • papi 2 janvier 2012 13:48

                    @ fergus

                    Bonjours Fergus et tous mes voeux pour cette nouvelle année, et surtout d’aussi bons articles, en ce qui concerne celui-ci , je suis étonné par votre capacité si juste à percer
                     ce que , pour la plupart d’entre -nous , n’avons pas entendu !! Il est vrai que les mots de notre roy n’ont jamais été en équation avec ses actes.
                    . merci et refaite en encore ; un peu d’humour si réel nous apporte un peu de gaité tout en nous faisant toucher du doigt la lourde réalité des choses..
                    Cordialement ..


                    • Fergus Fergus 2 janvier 2012 15:08

                      Bonjour. Papi.

                      Meilleurs voeux également. En réalité, Sarkozy n’est qu’un bonimenteur, un montreur de foire doté d’un bagoût de margoulin. Et c’est bien là le danger car nombre de nos compatrriotes sont encore trop naïfs. Mais la corde est quand même très usée...


                    • Vipère Vipère 2 janvier 2012 13:51

                      Bonjour à tous

                      Excellent texte, revisitée sous votre plume Fergus ! J’y retourne pour lire la suite, au vu du début très engageant !

                      Bien à vous


                      • Fergus Fergus 2 janvier 2012 15:12

                        Bonjour, Vipère.

                        Merci à vous, et bonne lecture pour la fin des voeux. L’avantage avec Sarkozy, c’est qu’il est tellement prévisible que l’on n’a aucune difficulté à lire et entendre en filigrane ce qu’il ressent profondément.

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