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Accueil du site > Actualités > Politique > Max Gallo et le roman national français

Max Gallo et le roman national français

« Il a ressuscité tous les grands personnages de notre histoire et les lecteurs l’ont plébiscité. Max n’était pas seulement un grand écrivain, un historien pétri de culture, c’était un combattant, un orateur politique incomparable, un homme généreux qui savait parler au cœur du peuple. Il s’est détourné de la gauche à la fin de sa vie quand la gauche s’est détournée d’elle-même. Il n’avait plus qu’une seule passion, celle de la France. » (Jean-Pierre Chevènement, le 19 juillet 2017).

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L’écrivain, académicien et ancien minsitre Max Gallo est mort à 85 ans ce mardi 18 juillet 2017. Né le 7 janvier 1932 à Nice, agrégé d’histoire et docteur en histoire, enseignant à l’IEP Paris, après avoir été technicien de radio à l’ORTF à Antibes, auteur à succès de romans historiques, ayant à son actif plus d’une centaine d’ouvrages, sans compter les collaborations pour le compte d’autres auteurs. Il fut aussi un homme politique d’une certaine gauche souveraine, proche des chevènementistes.

Max Gallo faisait partie de ces personnalités de la littérature et de la politique : à l’évidence, comme Jean d’Ormesson, il était plus un écrivain qui a touché à la politique qu’un homme politique qui a écrit des livres, comme Jean-François Deniau. La preuve, d’ailleurs, c’est que son talent d’écriture, attirant beaucoup de lecteurs, a été couronné par son élection à l’Académie française le 31 mai 2007 pour succéder au philosophe Jean-François Revel (il a été élu contre l’éditorialiste Claude Imbert), après un premier échec le 22 juin 2000 pour succéder au philosophe Jean Guitton.

Il fut reçu sous la Coupole le 31 janvier 2008 par Alain Decaux, au fauteuil de prestigieux prédécesseurs, Colbert, La Fontaine, Marivaux, Victor de Broglie, Sully Prudhomme (le premier lauréat du Prix Nobel de Littérature en 1901), Henri Poincaré, Alfred Capus et Étienne Wolff : « Vous avez élu (…) un fils d’immigrés italiens (…). Vous avez élu le fils d’un ouvrier électricien et mon premier diplôme est un certificat d’aptitude professionnel de mécanicien-ajusteur. Vous affirmez ainsi, une nouvelle fois, que votre conception de l’unité et de l’identité nationale français, dont votre compagnie reste depuis Richelieu l’une des expressions majeures, est ouverte. En m’élisant, et je mesure avec humilité et gravité l’honneur que vous m’accordez, vous m’invitez à une communion solennelle avec la France. » (31 janvier 2008).

On peut être particulièrement impressionné par la production très féconde de l’écrivain, à savoir ses très nombreuses œuvres, ses biographies de grands hommes comme Henri IV, Louis XIV, Napoléon Ier , De Gaulle, Voltaire, Victor Hugo, Garibaldi, Jean Jaurès, Robespierre, Jules Vallès, etc., ses romans comme "Le Cortège des vainqueurs", "Une Affaire intime", "La Route Napoléon", etc., ses séries romanesques comme "La Baie des Anges", "La Machinerie humaine", "Les Patriotes", "Morts pour la France", "La Croix de l’Occident", "Les Romains", etc., et aussi ses ouvrages historiques sur Richelieu, sur l’Italie fasciste (le sujet de sa thèse de doctorat était : "Contribution à l’étude des méthodes et résultats de la propagande fasciste dans l’immédiate avant-guerre"), sur les deux guerres mondiales, sur la Révolution française, etc. À l’âge de 16 ans, il avait déjà rédigé plusieurs romans et même un essai au titre ravageur : "De Gaulle égale-t-il Bonaparte ?", mais il n’en reste rien.

Jean-Pierre Chevènement l’a comparé à un instituteur : « Par une création inlassable, Max Gallo s’est progressivement imposé dans le paysage intellectuel et politique comme le grand instituteur national qui manquait. À une France en pleine perte de repères depuis la mort du Général De Gaulle et le naufrage de l’union de la gauche, Max Gallo a fourni un substitut. En ce sens, il était devenu un repère. » (19 juillet 2017).

Max Gallo avait défini son objectif d’écrivain de cette manière : « Mon projet est de rendre vivante une personnalité. Tout en étant respectueux des apports de la recherche historique, je fais en sorte, par l’écriture, par la composition du récit, que le lecteur, peu à peu, pénètre tous ses aspects. Qu’il acquière ainsi de son sujet une connaissance presque charnelle ainsi que l’intelligence d’une période historique. ». Alain Decaux lui avait dit, lors de sa réception à l’Académie : « De vos romans historiques, l’invention ne trahit jamais la vérité et même, parfois, ajoute à nos connaissances. » (31 janvier 2008).

Ici, je me propose modestement, pour lui rendre hommage, de laisser de côté ce cœur de son existence, à savoir son œuvre littéraire et historique, et d’évoquer plutôt sa "vie politique", plutôt courte, et une partie de son action d’académicien.


Député de Nice puis membre du gouvernement

Parce qu’il était déjà un écrivain célèbre, le PS a pensé à lui pour affronter l’indéboulonnable maire de Nice Jacques Médecin (également député et président du conseil général des Alpes-Maritimes, ancien ministre). Max Gallo avait rencontré la première fois François Mitterrand en 1976 lors d’une émission "Apostrophes", présentée par Bernard Pivot (Max Gallo a fait partie des écrivains les plus souvent invités par Bernard Pivot, avec Jean d’Ormesson). Il fut élu député de la première circonscription des Alpes-Maritimes le 21 juin 1981, dans la lancée de la vague rose. Cette élection lui a donné une bonne base électorale pour se présenter aux élections municipales à Nice en mars 1983, néanmoins sans succès (la gauche a subi un revers historique à ces municipales).

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Apprécié de François Mitterrand, cet échec ne l’a pas empêché d’être nommé le 22 mars 1983 dans le troisième et dernier gouvernement (resserré pour une fois) de Pierre Mauroy (collé d’un numéro deux, Jacques Delors). Jusqu’à la démission de ce gouvernement et la nomination de Laurent Fabius à Matignon, le 17 juillet 1984, Max Gallo fut Secrétaire d’État, Porte-Parole du Gouvernement. Un ministère surtout verbal, nouveau pour la gauche (qui n’avait pas ce type de ministre pendant les deux premières années), un équivalent de Stéphane Le Foll sous François Hollande et de Christophe Castaner sous Emmanuel Macron. On imaginait bien, d’ailleurs, que Max Gallo ne devait pas être très à l’aise à l’époque : un électron libre qui devient la voie officielle de la langue de bois, c’est toujours à contre-emploi.

Car Max Gallo n’était pas seulement doué pour l’écriture, il l’était aussi à l’oral, pour exprimer des idées et participer pleinement au débat des idées. Sa très haute taille, son allure de géant pouvaient impressionner. Le grand public a ainsi pu le découvrir avec ses yeux pénétrants et ses cheveux longs et romantiques (un peu à la Chevènement). Plusieurs décennies plus tard, il ne resta plus que les yeux pénétrants, le crâne sans le cheveu, les derniers rasés de près.

Il fut d’origine communiste, d’un communisme qu’il a quitté avec l’insurrection de Budapest et la répression soviétique qui a suivi : « Je ne suis pas entré au parti communiste comme un fils de bourgeois qui a des complexes de classe, mais comme fils d’ouvrier confronté à des inégalités insupportables. Le jour est venu où j’ai trouvé absurde de rester communiste. ».

Max Gallo se sentait avant tout un "patriote" (il suffit de lire beaucoup de titres de ses œuvres qui tournent autour de ce thème), un Français fier de son pays, ancré dans sa tradition historique, autant républicaine que monarchique. Alain Decaux avait décrit son patriotisme avec ces mots : « Les questionnaires que nous remplissons sans cesse portent souvent cette interrogation : nationalité ? Et nous répondons : Français. En ce qui vous concerne, vous devriez écrire : profondément Français. À la France s’attachent toutes les fibres de votre corps, toutes les vibrations de votre esprit. Vous lui avez consacré des livres entiers comme si la France méritait, elle aussi, une biographie (…). Faut-il vous dans cette passion un nationalisme exacerbé ? Nullement. Ceux qui voudraient mettre en danger la démocratie vous font horreur. Il y a des pays que vous n’aimerez jamais, d’autres qui ont votre sympathie, parfois votre amitié, mais votre amour unique, c’est la France. À ceux qui vous comprennent mal, vous avez répondu : "Il faut bien que quelqu’un monte sur le ring et dise : Je suis fier d’être français !". Vous y êtes monté. » (31 janvier 2008).

S’il avait suivi Jean-Pierre Chevènement, au début des années 1990, dans la voie d’un certain souverainisme (qui ne va pas manquer d’être récupéré par certains), il est allé bien plus loin que la volonté de l’ancien grand ministre régalien lors de sa candidature en 2002 de réunir la droite et la gauche autour de l’amour de la France. En effet, malgré son "non" au Traité constitutionnel européen en mai 2005, il a carrément soutenu le 13 mars 2007 la candidature de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle (ce qui a fait hurler beaucoup de ses anciens "amis" politiques) et il a participé à l’une des cérémonies le jour de l’investiture le 16 mai 2007.

Sa mission gouvernementale s’est achevée juste après les élections européennes du 17 juin 1984, où il avait été élu député européen sur la liste socialiste de Lionel Jospin. Il assura ainsi deux mandats au Parlement Européen, réélu le 15 juin 1989 jusqu’en juin 1994.


Les vieilles habitudes du pouvoir

Il est intéressant de relire le témoignage de Michèle Cotta, qui, à l’époque gouvernementale de Max Gallo, n’était plus journaliste mais la très inconfortable présidente de la Haute Autorité de l’Audiovisuel (ancêtre du CSA). Le 30 avril 1983, dans ses "Cahiers secrets", elle parla en effet de "l’affaire Gallo". C’était à peine un mois après sa prise de fonction et il avait déjà pris beaucoup de temps de parole dans les médias.

Michèle Cotta raconta ainsi : « Un des hommes les plus proches, dit-on, de Mitterrand. Ce n’est pas une raison pour qu’on lui offre quatre fois, je dis bien quatre, pendant le mois d’avril, l’antenne de TF1 pour qu’il s’adresse aux Français [dans l’émission "C’est à vous"]. S’il avait parlé de littérature, passe encore. Mais non, il a répondu la plupart du temps à des questions politiques sans se rendre compte que les interventions gouvernementales sont comptabilisées, et qu’à ce titre, l’opposition peut demander un temps d’antenne compensatoire. ». C’était en effet ce qu’a demandé le (jeune) président du conseil général de Savoir, Michel Barnier (l’actuel négociateur en chef du Brexit pour l’Union Européenne), qui a ainsi envoyé un courrier à la Haute Autorité.

Michèle Cotta a poursuivi son récit : « Je m’arrête à cette histoire parce qu’elle semble significative. Max Gallo ne peut pas ne pas savoir que nous ne sommes pas dans un système africain, que le porte-parole du souverain ne peut pas s’exprimer indéfiniment sur la première chaîne de service public sans qu’un droit de réponse soit accordé à l’opposition. Il sait bien, aussi, que si la Haute Autorité existe, c’est précisément pour empêcher que le pouvoir s’empare des antennes du service public comme si elles lui appartenaient. ».

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La rage était donc palpable chez la présidente de la Haute Autorité, au point d’en perdre son vocabulaire : « Eh bien, il [Max Gallo] sait tout cela, mais semble s’en f@utre complètement : il pense pouvoir biaiser parce que l’émission est une émission en principe non politique et qu’elle est diffusée durant l’après-midi. Je passe ici sur l’agitation créée par cette affaire dont je sais déjà qu’elle me sera reprochée par l’Élysée. Le président de TF1 nous dit qu’il compte proposer quatre émissions identiques à l’opposition. Nous l’approuvons. Mais ne voilà-t-il pas qu’il va dire à Gallo, lorsque celui-ci tempête, refusant le droit de réponse de l’opposition, que ce n’est pas de sa faute, qu’il s’agit d’un oukase de la Haute Autorité ! ».


La langue française

Très à l’aise dans son habit d’académicien, Max Gallo a cependant peu participé aux travaux de la noble institution. Il a néanmoins rédigé un petit texte le 1er mars 2012 pour se scandaliser de la publicité pour une automobile de marque allemande, un texte que j’approuve complètement : « Cette publicité germanique envahissant, occupant, nos écrans de télévision afin de vanter Das Auto de marque allemande m’a fasciné. D’autant plus qu’on m’a assuré qu’elle avait été conçue par des Français. En outre, pour une voiture emblématique de l’Hexagone, on a jugé bon de faire la promotion de ce véhicule en allemand. Das Auto, durant quelques jours, est devenu ma "madeleine". ».



Et il a abouti au Traité de Verdun signé en août 843 pour partager l’empire de Charlemagne à ses trois petits-fils : Lothaire Ier, le successeur du titre impérial, avec la Lotharingie (de la Flandre à Rome), Louis II le Germanique, pour la partie orientale (la Germanie) et Charles II le Chauve, pour la partie occidentale (la future France). J’ai beaucoup apprécié qu’il ait abouti à ce partage de l’Europe, essentiel pour comprendre l’histoire européenne et trop peu connu (ou retenu plutôt) des citoyens européens.

Pourquoi en est-il arrivé là ? Parce que, un an avant ce traité, en février 842 à Strasbourg, les deux frères Louis le Germanique et Charles le Chauve se sont alliés contre leur aîné Lothaire. Ils ont prononcé un serment d’alliance contre l’empereur. Et pour faire bonne mesure, chacun s’est engagé dans la langue de l’autre : la lingua teudisca (ancêtre de l’allemand) pour Charles le Chauve et la lingua romana rustica (ancêtre du français).

Max Gallo a alors insisté : « Ainsi, c’est un Germanique qui prononce le premier texte français connu. Et c’est un "historien" contemporain de ce IXe siècle qui le consigne en langue vulgaire. Ce texte est encore plongé (…) dans le latin. Mais il est la source de "l’ancien français". ». Et de conclure : « On s’est beaucoup querellé, récemment, à propos de l’identité nationale. La réponse est dans le serment de Strasbourg : la langue est le fondement de l’identité. Une nation qui perd sa langue disparaît avec elle. Deux frères, à Strasbourg, ont affirmé leur différence et leur union en prêtant serment dans la langue de l’autre. Quelle leçon ! Deutsche Qualität ! Qualité française ! ». Emmanuel Macron devrait ainsi se méfier de s’exprimer en anglais pour défendre la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024, comme il l’a fait le 11 juillet 2017 à Lausanne.


Le patriotisme

Comme je l’ai évoqué plus haut, Max Gallo était un patriote qui savait le prix de la guerre. Toute sa vie, son père, qui avait 20 ans à la veille de la Première Guerre mondiale, n’a cessé de lui raconter la vie de ses trois amis du même âge qui l’entouraient sur une même photo, et qui sont morts dès le mois d’août 1914, foudroyés par cette guerre.

Max Gallo, dans un discours sur la vertu qu’il a prononcé sous la Coupole le 27 novembre 2008, a rappelé les mots du maréchal Lyautey, profondément européen : « Ils sont complètements fous ! Une guerre entre Européens, c’est une guerre civile, la plus monumentale ânerie que le monde ait jamais faite ! ». Comment alors expliquer une telle "ânerie" ?

L’académicien et ancien ministre a alors proposé une explication : « Ce discours de la raison n’est pas entendu parce que, à la vertu de la lucidité, s’opposent ces vertus que sont le sens du devoir, la vertu d’enthousiasme, et cette vertu qui ces années-là rassemble toutes les autres ; la vertu patriotique. (…) C’est la vertu modeste et résolue des humbles. Celle d’un Lazare Ponticelli, le "dernier Poilu", mort cette année, engagé volontaire en 1914, à 16 ans, qui déclare : "J’ai voulu défendre la France parce qu’elle m’avait donné à manger". ».

Ce fut une hécatombe, rappela Max Gallo, 300 000 soldats tués en seulement cinq mois de guerre, et il cita le jeune lieutenant Charles De Gaulle, qui fut blessé dès le 15 août 1914 sur la Meuse : « En un clin d’œil, il apparaît que toute la vertu du monde ne prévaut point contre le feu. ». Max Gallo lui répondit en quelques sortes : « La vertu patriotique explique la résistance de ces hommes en pantalon rouge, cibles offertes dans les blés dorés. ».

Mais Max Gallo s’interrogea : « Que faire de ces morts ? Rappeler leurs jeunes vies pour vanter les vertus de la paix ? Et dénoncer les horreurs de la guerre, ce suicide collectif d’une civilisation. Pour stigmatiser ces souffrances, ces deuils, ces gueules cassées ? À l’évidence. On peut aussi, avec l’amère et sombre lucidité de Voltaire, dire que la guerre montre "les hommes tels qu’ils sont : des insectes se dévorant les uns les autres sur un petit atome de boue ». Pour lui, c’est largement insuffisant.

Max Gallo en est venu au patriotisme : « Les respecter [ces morts], c’est évoquer sans la glorifier, c’est rappeler sans grandiloquence cette vertu patriotique qu’aujourd’hui, on semble avoir honte de mentionner, alors que sans elle, on ne peut comprendre que des millions d’hommes aient combattu, c’est-à-dire accepté, quatre années durant, de prendre le risque de mourir et de tuer. D’être à la fois meurtrier et victime. ». Il cita un de ces soldats à Verdun : « Nous avons tout supporté, des obus, des éclats, des gaz, des liquides enflammés, des lambeaux de chair qui volent en l’air, du sang qui éclabousse. Nous tenons cependant. Comment ? C’est un miracle. Et nous nous battons. ».

Cette évocation de la Grande Guerre (où il a également cité Maurice Genevoix, Charles Péguy, Clemenceau et le maréchal Foch) a donné l’explication du patriotisme français de Max Gallo : repousser une telle vertu, ce serait, pour lui, ne pas respecter ceux qui ont donné leur vie dans ces combats si monstrueux.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (20 juillet 2017)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Le patriotisme.
Max Gallo.
Alain Decaux.
François Mitterrand.
Pierre Mauroy.
Jean-Pierre Chevènement.

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2 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 22 juillet 11:10

    il est parti dans l’au-dela au Gallo comme un cheval .....


    • zygzornifle zygzornifle 24 juillet 13:34

      il est libre Max comme dans la chanson ......

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