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Accueil du site > Actualités > Politique > Merci Borloo, ingénieur de la politique !

Merci Borloo, ingénieur de la politique !

Des idées concrètes, une méthode de concertation véritable, et pas de calcul ni d’arrière-pensée politicienne, pas de bouc émissaire pour se défausser de ses propres responsabilités : la méthode Borloo est assez atypique dans l’ingénierie politique d’aujourd’hui.

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La classe politique a accusé le choc en apprenant que l’ancien ministre et actuel président de l’UDI Jean-Louis Borloo venait d’abandonner toutes ses responsabilités politiques le dimanche 6 avril 2014 : « Je n’ai pas, en l’état, toute l’énergie nécessaire pour remplir complètement mes responsabilités. (…) J’ai donc décidé de mettre un terme à mes fonctions et mandats. ».

Hospitalisé pour un pneumonie aiguë le 26 janvier 2014, l’ancien maire de Valenciennes a souhaité consacrer toute son énergie à sa santé et à son rétablissement et laisser le train de la politique continuer à rouler sans lui, et surtout, sans le freiner alors que dans moins de sept semaines se profilent les élections européennes.

Étrange atmosphère ce dimanche soir où certains parlaient comme si on l’enterrait déjà. Heureusement, il est toujours en vie et lorsque sa santé le lui permettra, il ne fait aucun doute qu’il reprendra le chemin de la politique pour apporter sa contribution.

J’ai ressenti de la classe politique la même émotion qu’à la disparition de Philippe Séguin il y a quatre ans, où chacun, au-delà des petites mesquineries politiciennes, reconnaissait la pointure politique du personnage.

Car Jean-Louis Borloo est une grande pointure. On peut le détester ou l’admirer, regretter sa proximité ancienne avec Bernard Tapie ou se tromper sur sa position face au FN, mais on ne peut pas nier qu’il est une personnalité politique peu ordinaire du paysage politique. Il a surtout misé sur les idées, de façon parfois un peu brouillonne, et assez peu sur l’apparence, le look, la communication qui est la grande spécialité du nouveau Premier Ministre. Son ambition est plus pour ses idées que pour le petit devenir de sa personne.


L’émotion

L’un des premiers à accuser le coup a été François Bayrou, le président du MoDem et nouveau maire de Pau. Ce dernier, ému, a insisté sur la poursuite de la réunion des "centres". Jean-Louis Borloo à l’UDI, François Bayrou au MoDem, cela semblait relativement paritaire. Sans Jean-Louis Borloo, l’alliance, ou plutôt, puisque c’est son nom, "L’Alternative" risquera de boiter. Mais personne n’est irremplaçable. J’y reviendrai plus tard.

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Concours de circonstances ou pas, Jean-Louis Borloo fêtait son 63e anniversaire ce lundi 7 avril 2014, pendant que son parti allié au MoDem lançait place Stalingrad à Paris les listes centristes pour les élections européennes du 25 mai 2014.

Ce fut d’ailleurs la première réaction de l’ancienne ministre Valérie Pécresse le dimanche soir : l’absence de Jean-Louis Borloo de la vie politique et notamment de la campagne des européennes sera un handicap. Jean-Louis Borloo aurait été très percutant pour redynamiser l’idée européenne et répondre à tous les pessimistes qui veulent isoler la France de l’extérieur sans imaginer une seconde les conséquences que cela impliquerait non seulement sur l’économie mais aussi sur l’emploi.


Une carrière politique pas si ordinaire que cela

Il faut se rappeler que Jean-Louis Borloo n’a commencé sa vie politique qu’en simple "sans étiquette", d’abord aux municipales du 19 mars 1989 où il fut élu maire de Valenciennes, mandat qui lui vaut encore des admirateurs enthousiastes dans le Nord pour avoir fait venir l’usine Toyota en 1997 et pour avoir implanté le tramway en 2006, et aux européennes du 18 juin 1989, élu député européen comme deuxième de la liste centriste de Simone Veil. De sensibilité écologiste, Jean-Louis Borloo cofonda alors en 1991 Génération Écologie avec Brice Lalonde, Noël Mamère et Haroun Tazieff, mais préféra rester plutôt indépendant avant de rejoindre l’UDF en 1997.

Le 30 mars 1992, il tenta de conquérir la région Nord-Pas-de-Calais avec des listes centristes et écologistes et a bien failli réussir en raison de l’absence de majorité (cela s’est finalement soldé par une région gérée par une présidente écologiste, Marie-Christine Blandin, uniquement soutenue par le PS qui voyait ainsi le moyen de barrer la route à Jean-Louis Borloo).

Il fut élu député du Nord le 28 mars 1993 et fut réélu en permanence jusqu’à maintenant. Porte-parole du candidat François Bayrou à l’élection présidentielle du 21 avril 2002, il quitta le navire UDF pour rejoindre le porte-avion UMP à l’instar de Philippe Douste-Blazy et Pierre Méhaignerie et, appelé par le Président Jacques Chirac et le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin, pour devenir du même coup ministre, l’un des ministres qui resta le plus longtemps au gouvernement puisqu’il le fut du 7 mai 2002 au 13 novembre 2010, soit plus de huit ans sans discontinuité.

C’est dans ses fonctions ministérielles qu’il a pu faire avancer quelques idées personnelles, en particulier sur la Ville et la Rénovation urbaine (7 mai 2002 au 30 mars 2004) avec un plan banlieue très ambitieux (loi n°2003-710 du 1er août 2003) qui a marqué l’histoire des quartiers difficiles, puis à l’Emploi et à la Cohésion sociale (31 mars 2004 au 15 mai 2007) avec un plan de cohésion sociale de 16 milliards d’euros (loi n°2005-32 du 18 janvier 2005), puis sur le Logement (2 juin 2005 au 15 mai 2007) en encourageant la construction de nouveaux logements sociaux (500 000 en cinq ans) et l’accession à la propriété.

Enfin, à la tête d’un grand Ministère d’État, Ministère de l’Écologie (19 juin 2007 au 13 novembre 2010) qui chapeautait en particulier l’énergie et les transports, Jean-Louis Borloo a initié le Grenelle de l’Environnement (loi n°2009-967 du 3 août 2009 et loi n°2010-788 du 12 juillet 2010). Sa nomination à Bercy n’a duré que quelques jours, du 18 mai au 19 juin 2007, sanctionné pour avoir évoqué un peu vite, le 10 juin 2007, devant Laurent Fabius, l’éventualité d’une hausse de la TVA entre les deux tours des élections législatives.

Jean-Louis Borloo fut aussi un précurseur contre le cumul de mandats exécutifs dans les fonctions ministérielles puisqu’il a quitté ses fonctions de maire de Valenciennes dès qu’il est entré au gouvernement (il est resté néanmoins président de la communauté d’agglomération de Valenciennes Métropole du 1er janvier 2001 au 16 mars 2008).


Chef de projets

Même si son action n’était pas exempte de critiques, soit sur ce qu’il a fait, soit sur ce qu’il n’a pas fait, Jean-Louis Borloo a montré une véritable boulimie de projets concrets, finalement assez rares quand on les compare avec les paroles assez creuses du gouvernement actuel. Dans sa démarche politique, il est plutôt du genre ingénieur que du genre idéologue : avoir des idées, les transformer en projets et les mettre à exécution. Son ambition a été de faire en France ce qu’il avait fait sans sa ville ou dans ses ministères.

Parmi les reproches qu’on pourrait lui faire, il y a eu surtout son silence face au discours très sécuritaire du Président Nicolas Sarkozy à Grenoble le 30 juillet 2010. Cette absence de réaction, sur les valeurs républicaines, sur ce qui fondait l’engagement personnel, pouvait s’expliquer de façon très circonstancielle par la perspective d’être nommé à Matignon en remplacement de François Fillon, perspective qui, semble-t-il avec les enregistrements de Patrick Buisson, n’était que virtuelle.


Il reste qu’ayant repris son indépendance en 2010, ayant fait quitter le parti radical de l’UMP en 2011, ayant créé l’UDI en 2012, Jean-Louis Borloo a pu, pendant ces trois dernières années, en dehors de toute ambition personnelle (on lui a assez reproché de vouloir être candidat à l’élection présidentielle puis de ne pas l’avoir été) présenter beaucoup de ses bonnes idées, grâce à la grande attention que lui portent les médias directement en raison de sa forte popularité.

D'une grande capacité de travail, Jean-Louis Borloo a compris, mieux que d’autres, que la concurrence chinoise n’est pas seulement un problème de coûts salariaux mais également un danger pour la haute technologie française et il prône aussi une révolution fiscale : il s’agit de ne plus taxer le travail ni les outils de production mais les flux financiers.


Quelques idées pratiques

Par exemple, dans l’émission "Question d’info" sur LCP le 30 janvier 2013, Jean-Louis Borloo avait proposé deux bonnes idées.

La première, c’est de créer une maison de l’emploi dans chaque bassin économique, sur tout le territoire, pour mettre en osmose les CCI, Pôle Emploi et les entreprises. Cette manière de faire, plus décentralisée, plus proche du terrain, moins bureaucratique, aurait sans doute plus de résultats qu’une gestion très abstraite et trop administrative des demandeurs d’emploi.

La seconde, c’est de réaliser un grand projet de coopération entre l’Union Européenne et le continent africain sur le thème de l’énergie (renouvelable) avec pour objectif de passer de 25% à 100% le taux d’accès des populations à l’énergie (électricité). Cela aura un triple mérite : créer des emplois en Europe et en Afrique, renforcer l’Afrique pour qu’elle puisse décoller économiquement une fois dotée d’énergie (propre). Enfin, réduire l’attractivité de l’Europe pour les candidats à l’immigration si la situation économique du pays d’origine se porte mieux.

Cette possibilité n’est pas du tout théorique puisque cela s’est déjà produit dans d’autres parties du monde. Il suffit de voir par exemple le dynamisme économique de la Turquie avec un mouvement migratoire qui s’est inversé entre l’Europe et la Turquie : c’est maintenant la Turquie qui attire !

Lors de la crise de l’euro, Jean-Louis Borloo avait également formulé quatre propositions concrètes le 8 août 2011.


La méthode et le style

La méthode de Jean-Louis Borloo est celle de la concertation, ce qui rend son action très crédible auprès des partenaires sociaux. Elle a été exprimée entre autres en forme de critique contre la gouvernance Sarkozy mais pourrait tout aussi bien s’appliquer sous le mandat du Président François Hollande : « Je ne crois pas à la méthode de la dénonciation et des boucs émissaires », disait-il sur RTL le 9 juin 2011 en expliquant sa façon de faire : « C’est : on réunit les acteurs, on fait un diagnostic partagé, on le fait avec humilité, on sort de l’idée que c’est toujours la faute des autres ! ».

Associée à cette méthode, le style Borloo, décontracté, à l’image de sa coiffure un peu négligée, lui donne quelques talents dans l’humour. Par exemple, il est récompensé par le prix de l’humour politique en 2008 pour avoir dit : « Sarkozy, c’est le seul qui a été obligé de passer par l’Élysée pour devenir Premier Ministre ! ».


Rassembler et unifier

La meilleure mise en pratique de cette méthode, cela a été d’abord de rassembler tous ceux qui partagent le même engagement politique mais qui, pour des raisons diverses et variées ces quinze dernières années, avaient emprunté des chemins politiques différents. Jean-Louis Borloo et François Bayrou ont réussi cet "exploit", jetant toutes les rancunes passées dans la rivière de l’oubli, et les résultats des élections municipales du 31 mars 2014 ont montré la réussite de cette union, avec des gains de nombreuses villes de gauche au profit des centristes, comme Niort (dès le premier tour), Bobigny, Amiens, Nevers, Bourges, Laval, Vendôme, Nouméa, Béthune, Louviers, Ploemeur, Voisins-le-Bretonneux, etc.

Le retrait de la vie politique de Jean-Louis Borloo constitue donc une grande perte pour la vie politique française. Mais si c’est la condition pour une meilleure convalescence, il a eu raison, raison d’avoir eu l’humilité de ne pas se croire indispensable et de laisser une nouvelle génération prendre maintenant le relais.

Merci Jean-Louis Borloo, et surtout, bon rétablissement !


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (8 avril 2014)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Bravo Borloo !
François Bayrou.
La création de l’UDI.
L’Alternative UDI-MoDem.
Débat Borloo vs Sapin (13 mai 2013).
La famille centriste.
Les listes centristes aux européennes du 25 mai 2014.
Retrait de la vie politique (6 avril 2014).


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26 réactions à cet article    


  • oncle archibald 8 avril 2014 10:09

    Et oui, n’en déplaise à certains et surement à beaucoup ici sur AV, le centre existe et il existe notamment grâce à des personnages comme Jean Louis Borloo et François Bayrou. 

    Des gens qui pensent stupide et destructeur de vouloir cliver la France en deux blocs avec la haine au milieu, qui pensent à des solutions pragmatiques pour faire avancer la société vers un monde meilleur sans traiter d’abruti malfaisant son voisin qui pense différemment. 

    Donc merci à Monsieur Borloo, merci à Monsieur Bayrou et merci à Monsieur Rakotoarison de rappeler ce qu’ils ont fait et ce qu’il pourraient encore faire s’ils détenaient le pouvoir.

    • posteriori 9 avril 2014 00:10

      Merci sylvain pour ce message tellement vrai, si tu ne peux plus prendre de coke, tu ne peux plus faire de politique.
      Bravo !


    • claude-michel claude-michel 8 avril 2014 10:23
      Ingénieur de la politique ?..Y a des baffes qui se perdent avec ce mec...aussi pourri que peut l’être son pote Tapie...Deux enflures qui ont profité des travailleurs pour faire de l’argent sur leurs dos (en rachetant des entreprises 1 franc symbolique et finissant les stocks en payant les employés avec un élastique... !

      • Fergus Fergus 8 avril 2014 16:06

        Bonjour, Claude-Michel.

        « Aussi pourri que Tapie » ce n’est guère possible, mais il est vrai que Borloo a été son complice dans les milieux d’affaires.

        Pour le reste, voici le portrait succinct que j’ai dressé de lui en commentant un autre article :

        « Jean-Louis Borloo, tout à la fois girouette politique sympathique, velléitaire chronique, écologiste modéré, bonimenteur avéré et bon vivant, n’a jamais eu les crocs suffisamment acérés pour s’imposer, excepté au niveau local. Dommage, car ce genre de type, même s’il n’est pas plus fiable que les autres caciques, a au moins le mérite de ne pas être urticant comme un Copé. » 


      • Scual 8 avril 2014 10:38

        Le Centre n’existe pas en France.

        Il ne suffit pas de le dire pour l’être. Regardez, le gouvernement actuel se dit de gauche, et ils ne le sont évidement pas.

        Dans les FAITS, en France le Centre a TOUJOURS appliqué une politique résolument à droite.

        Même le Gaullisme était avec son interventionnisme, son dirigisme, son etatisme était bien plus au centre que ne l’a jamais été l’UDF et que ne le sera jamais le MODEM.


        • oncle archibald 8 avril 2014 10:47

          « Dans les FAITS, en France le Centre a TOUJOURS appliqué une politique résolument à droite. »

          Cause toujours … Dans les faits c’est Jacques Chaban Delmas ministre de de Gaulle qui a fait voter l’intéressement des travailleurs aux bénéfices des entreprises, c’est Madame Veil une ministre de Giscard d’Estaing qui a fait voter le droit à l’avortement, etc etc ..

          Et pour mémoire je rappelle que la tranche haute de l’impôt sur les revenus était à 65% sous Charles de Gaulle alors que François Hollande annonce comme un exploit de l’avoir portée à 45% .. 

          Les faits sont plus significatifs que les moulinets de bras et les coups de gueule !

        • Scual 8 avril 2014 12:04

          2 mesures sur 50 ans ? 2, et y a eu une présidence de la République et un nombre incalculable de ministres rallié... à la droite et pas une seule fois à la gauche.

          Oui effectivement, les faits sont très têtus. C’est au moins aussi ridicule que de dire que Hollande est de gauche à cause du seul mariage gay. Et à ce propos vous utilisez le fait que Hollande fait pire, en allant dans le sens de ce que je dis d’ailleurs, plutôt que de trouver des arguments en faveur du Centre. Je crois que ça montre que vous n’avez pas grand chose à opposer à ce que je dis, mis à part montrer ce que fait le voisin histoire de détourner l’attention.

          Moi j’ai la quasi totalité du septennat Giscard comme argument, plus la quasi totalité des choses faites par les ministres UDF ayant participé aux gouvernements RPR... puis celles des centristes sous Sarkozy. Je crois qu’on peut dire qu’effectivement ça va bien dans les deux sens, disons 98% à droite, 2% à gauche.


        • Fergus Fergus 8 avril 2014 16:07

          Bonjour, Scual.

          D’accord avec vous, le « centre » a toujours été une force supplétive de la droite.


        • oncle archibald 8 avril 2014 17:05

          C’est sur que quand on regarde le nombre d’élus qu’à pu avoir EELV par alliances combines avec le PS et qu’on voit qu’à Pau pendant des années le PS a fait battre Bayrou, que malgré ça le mec pas rancunier va vers Hollande qui lui laisse sa main tendue dans le vide … 

          Il ne lui reste plus le choix, il faut qu’il revienne vers la droite puisque dans l’état actuel des choses aucun candidat d’un petit parti ne peut être élu sans alliance … En fait les deux partis dominants ont tout fait depuis des décennies pour empêcher le centre d’exister. 

        • oncle archibald 8 avril 2014 18:58

          Bonjour, Fergus.

          D’accord avec vous, les « verts » et depuis Mitterand les communistes et assimilés ont toujours été une force supplétive du PS. Faut bien manger mon pauvre Monsieur, et au Palais Bourbon la soupe est bonne parait-il.


        • oncle archibald 8 avril 2014 19:02

          Et je ne parle même pas du « comble du comble » des forces supplétives … Les Radicaux … Monsieur Baylet, son journal indispensable et son cercle d’amis sont incontournables pour être élu à Toulouse …. Et parfois même cela reste insuffisant ! Comme quoi trop c’est trop, de temps en temps le peuple se rebiffe !


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 avril 2014 20:11

          Scual,
          A Gauche, faut pas trop la ramener, toutes les lois de dérégulations financières, et les Traités européens ont été signés par des 1ers Ministres de Mitterrand, de Bérégovoy à Jospin... , en passant par DSK.


        • Scual 9 avril 2014 08:15

          Bon merci de me donner raison.

          Si la seule chose que vous pouvez faire c’est de dénoncer les autres histoire de changer de sujet, c’est bel et bien que vous n’avez rien à dire.


        • oncle archibald 9 avril 2014 11:41

          La seule vraie peur des idéologues à oeillères de gauche c’est l’émergence d’un vrai centre, dominant et qui deviendrait donc alors celui avec qui il faudrait accepter de s’allier pour avoir quelques élus. 

          C’est la même chose de l’autre coté et donc, l’UMPS comme dit Madame Le Pen, fait tout pour les empêcher d’émerger. 

          En revanche le PS va se prendre la porte dans le pif parce qu’à force de se servir du FN comme épouvantail pour gêner l’UMP ils sont arrivés à mettre ce parti en position de cristalliser tous les mécontentements. Ils lui ont fait prendre un poids électoral plus important que prévu, au point même de les menacer. 

          C’est l’histoire de l’arroseur arrosé, juste par une combine politicienne qui a marché longtemps mais qui est en train de se retourner contre eux. On est bien loin des vrais problèmes que le centre serait le plus à même de bien traiter. Pour bien traiter un problème politique il faut savoir aller au delà des intérêts partisans, ce dont le PS comme l’UMP semblent bien incapables à ce jour.

        • Scual 10 avril 2014 00:25

          Oui un vrai centre serait effectivement souhaitable même si c’est difficile à concevoir. Si le centre signifie « au dela des intérêts partisans » cela signifie, favorable à l’intérêt général... ce qui est très proche de la définition de la gauche et pas du tout de celle de la droite.

          De toute façon la question ne se pose pas. En effet il n’y a pas de parti du centre en France, seulement un parti de droite se réclamant du centre avec autant de raisons concrètes de le faire que le PS se réclamant de la Gauche.

          Si l’on se fie à la tradition de ce que signifient gauche, droite, extrême-gauche et extrême-droite, le spectre politique est quasiment totalement de droite. LO est extrême-gauche, de même que le NPA. Les partis du FdG sont de Gauche. Le Modem et DLR sont de droite, PS, UMP et FN appartiennent à l’extrême-droite, les deux premier à la ploutocratique, le dernier à la nationaliste.


        • Gabriel Gabriel 8 avril 2014 11:13

          Il m’a toujours semblé que l’UDI était un ramasse miette de pseudo centristes prêt à cirer les bottes de l’UMP et à s’aplatir devant sa majesté Sarko 1er. Borloo, le personnage est, de prime abord, sympathique mais à toujours été et restera un serviteur de l’UMP. Donc l’avocat du Sieur Narnard, le sévèrement burné, arrête la politique (A bon, parce qu’il en faisait ?). Ben dit dont, ça s’arrose !!!


          • Gabriel Gabriel 8 avril 2014 13:08

            Monsieur Démosthène, j’ose espérer que votre tutoiement est amical. Il me semble que cet article parle du Sieur Borloo et de ses admirables vertus et non du Béarnais aussi, je ne vois pas en quoi je devrais épiloguer sur les comportements de ce dernier. Mais je vous promets que des qu’un article nous béatifiera ce cher François, je me targuerais d’une réponse équivalente. Cordialement


          • moussars 8 avril 2014 11:59

            On a le droit d’admirer un type qui, comme avocat d’affaires, en s’enrichissant grassement, a aidé un certain Tapie à dépecer des entreprises sur le dos des employés. Chacun son truc !

            Il n’y a pas l’espace d’un papier à cigarette entre l’UMP et le PS.
            Alors, le centrisme...


            • zygzornifle zygzornifle 8 avril 2014 14:22

              NON MERCI Borloo ..... Qui en 2005 ministre des affaires sociales à tout fait pour refuser l’inscription de l’Alstom à Belfort comme usine utilisant de l’amiante et permettant ainsi aux ouvriers de grappiller quelques miettes et de partir en préretraite .... Bel exemplaire d’un vrai mec de droite qui compissait allègrement sur le sort des milliers d’ouvriers qui ont bossés comme des esclaves dans des conditions mortelles pour engraisser les gorets au pouvoir ..... Heureusement qu’en fin de compte cette usine à été classée contre son avis comme utilisant des matières hautement cancérigène ..... Heureusement que tout le monde n’à pas la mémoire courte ....


              • wesson wesson 8 avril 2014 14:34

                Bonjour l’auteur,


                mon pauvre ami, je compatis. Pour la fin de la carrière politique de Borloo, le Bossuet (Pelletier) de gauche a réussi à damer le pion au Bossuet de droite (vous).

                Mais ne désespérons pas : l’état de santé fragile de M. Borloo pourra peut-être dans sa funeste issue vous permettre de reprendre l’avantage... 

                • Fergus Fergus 8 avril 2014 16:49

                  @ Wesson.

                  Pas gentil de se moquer de l’Aigle des Mots !

                  Bonne journée.


                • Cassiopée R 8 avril 2014 16:57

                  Vu le nombre de corrompus en politique, ça n’en fait qu’un en moins.


                  • zygzornifle zygzornifle 8 avril 2014 17:52

                    Au moins en voila un qui n’a certainement pas passé 4H plié en 2 aux urgences attendant que l’on s’occupe de sa modeste personne et qui à bénéficié de toutes les attentions et des soins haut de gamme avec lit privé garde devant la porte infirmière particulière le tout payé par ceux qui ne peuvent même pas se faire soigner une dent ......


                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 avril 2014 20:21

                       Je ne partage aucune des idées européennes de Borloo, mais je conseille la lecture de son livre « Un homme en colère ».

                      On y trouve, vu de l’intérieur de l’Etat français, une analyse au vitriol du fonctionnement de notre millefeuille administratif, comme je n’en n’ai jamais lu ailleurs.

                      Ainsi que son analyse de la désindustrialisation de la France qui le consternait.
                      Sa lacune est de ne pas comprendre que ce gâchis porte un nom : l’ Europe.

                      C’est une « machine à idées » mise au service de l’ Empire : du gâchis.


                      • Gauche Normale Gauche Normale 8 avril 2014 20:39

                        Je n’ai jamais compris comment on pouvait parler de « centre ». C’est plutôt un endroit où se recyclent pas mal de politiciens de droite après avoir fait une politique de droite : Raffarin, Villepin, Borloo, Giscard, Yade, Jégo et même Fillon un moment lorsqu’il était à Matignon. Ça existe aussi dans le sens inverse : Bayrou qui se dit du centre a été ministre sous un gouvernement de droite !

                        Alors qu’on vienne pas me dire « ah lui, c’est un centriste, forcément un vieux sage qui a de l’expérience » et patati et patata... tu parles, c’est que de la droite !

                        • oncle archibald 9 avril 2014 19:16

                          Et non, un centriste, ça n’est pas forcément un vieux sage qui a de l’expérience ..

                          C’est juste un mec qui a compris que la France n’a nullement besoin d’être coupée en deux vu que, à ce jour, 80% des gens aspirent à la même chose avec 10% d’illuminés à l’extrême droite et autant à l’extrême gauche. 

                          Il ne devrait donc y avoir aucun problème… mais si.... Pour garder un motif de se faire envoyer au Palais Bourbon ou au Palais du Luxembourg ou dans une grande Mairie, il faut absolument être préférable à son voisin, et donc par tous les moyens il faut cliver la France en deux clans en espérant qu’ils se haïront convenablement et durablement.

                          Comme le disait fort justement le Grand Georges : 

                          Mourir pour des idées, l’idée est excellente.
                          Moi j’ai failli mourir de ne l’avoir pas eu.
                          Car tous ceux qui l’avaient, multitude accablante,
                          En hurlant à la mort me sont tombés dessus.
                          Les saint Jean bouche d’or qui prêchent le martyre,
                          Le plus souvent, d’ailleurs, s’attardent ici-bas.
                          Mourir pour des idées, c’est le cas de le dire,
                          C’est leur raison de vivre, ils ne s’en privent pas.
                          Dans presque tous les camps on en voit qui supplantent
                          Bientôt Mathusalem dans la longévité.
                          J’en conclus qu’ils doivent se dire, en aparté :
                          « Mourrons pour des idées d’accord, mais de mort lente,
                          D’accord, mais de mort lente. »

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