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Accueil du site > Actualités > Politique > Nicolas Sarkozy et la France d’après...

Nicolas Sarkozy et la France d’après...

Allez ! Allez !

 

On se motive ! Au boulot bande de feignants !

Et oui, vous croyez quand même pas qu’on va s’en tirer si bien que ça ?

Je parle de la Crise, si si vous savez ! Celle de 2008, celle d’hier et celle de demain !

 L’ Europe est peut-être sauvée, mais ça sera à la sueur de nos fronts chers amis !


Bienvenus dans la France d’après.

A la sueur de nos fronts, oui !

Boulot, Métro, Dodo, cette expression ne va pas disparaitre de si tôt !

Parce que pour notre Président, ce qui compte, c’est le travail.

Pour Nicolas Sarkozy, "La seule façon de gagner davantage, c’est de travailler davantage" , "Tous ceux qui voudront travailler davantage pourront le faire", "Pour 50 minutes de travail par jour, 15% de pouvoir d’achat en plus"...(extrait visible dans la seconde vidéo proposée ci-dessous).

Car pour lui "la crise morale française a un nom, c’est la crise du travail !"

Je ne sais pas qui a fait ces calculs, mais pour avoir travaillé dans un hyper très connu de nuit pendant 3 mois, je peux vous dire que c’est une aberration.

Même pas 4 euros en plus par jour pour commencer à 2 heures du matin. Et avec ce genre d’horaires, je vous garantis que garder une vie sociale est très difficile. Vous me direz, c’est sur qu’en dormant la journée, on augmente son pouvoir d’achat, vu qu’on dépense pas dans notre lit !

Peut-être que 50 minutes pour un trader, oui ça lui fait plus de 15% de pouvoir d’achat en plus !

Voilà la vidéo de la campagne présidentielle pour le second tour des élections en 2007.

On pourrait croire que le thème est sur le travail apparemment...

Mais la vidéo officielle sur le thème du "travail" se trouve sur Youtube. ICI

Dans la vidéo dont je vous parle, que vous pourrez trouver ICI, et qui est différente de celle sur Youtube, Nicolas Sarkozy emploie le mot "travail" en tout et pour tout 20 fois. 

Nous avons sauvé l’Euro en 24h ce mois de mai ? Que nous disait Nicolas Sarkozy...en 2007... ?

"Nous avons créé la deuxième monnaie du monde. C’était un choix historique et un choix utile. Mais je veux dire aussi qu’on a pas fait l’Euro pour que l’Euro soit surévalué et détruise des emplois en Europe."

Eh bien pour un choix utile, on peut dire qu’il nous donne du fil à retordre.

Quand un pain au chocolat coûte aussi cher qu’un litre de Gasoil...

Il dit également "je veux que l’Europe protège de la mondialisation" et maintenant il nous parle du Nouvel Ordre Mondial qui doit émerger, qui doit s’imposer. (voir mon article Faut-il se méfier du Nouvel Ordre Mondial

En conclusion il nous dit, "Ce que les autres ont réussi, nous pouvons le réussir ensemble".

Mais qui sont les autres ?

Les Etats-Unis, la Chine ?

Relevez vos manches, chers amis, car Mr Sarkozy dit aussi "Il n’y a pas de fatalité".

Et puis il y a la France d’après...Ce doux rêve...

Yann Barthès de Canal Plus, l’avait d’ailleurs bien fait remarquer celle-là en décembre 2009...

"L’équipe de Canal+, qui accueille de nouvelles fictions, a retrouvé les images : entre les maisons photovoltaïque d’Escondido et les enfants joyeux de Cambri en Californie, ainsi que de la maman blonde au grand sourire, sous un doux soleil de printemps à Oshkosh dans le Wisconsin, on ne peut pourra avoir d’avis mitigé. Je ne dirais qu’une chose : bouh, les tricheurs !"

"Yann Barthès frappe à nouveau sur l’UMP " .

Et oui, ce clip provient d’une agence américaine,Getty image.

En plus de ses vraies-fausses images, la musique aussi ...

"Mais apparemment l’UMP, qui s’est vu refuser l’euro symbolique donné au groupe MGMT, n’est pas à son premier coup d’essai. En novembre 2006, le journal Le Monde avait déjà dénoncé cette pratique légèrement tendancieuse. Alexandre Piquard à l’époque journaliste, avait donc remarqué ce fait. La vidéo est à voir ci-dessus. Prénommée "Imaginons la France d’après", on entend la voix de Sarkozy, qui devra peut être aussi s’excuser de cette erreur là, dit dans un discours poétique "Depuis trop longtemps, la France est à la recherche d’une espérance, d’un projet, d’une alternative.", ne cesse de répéter "Mais il n’y a pas de fatalité. Il y a une France de demain". Ce clip m’a tout de suite fait penser à un jeu de mon enfance du type "Essaye-encore". Là ce serait presque, si vous n’avez pas assez été matraqué, veuillez cliquer sur le bouton play. Merci. Le conseiller en communication du président a un peu dérapé. Alors ne sont-ils pas malin, ou n’ont-ils tout simplement pas honte. Allez savoir. Peut-être que la France ne change pas…" 

Monsieur Sarkozy, nous disait ici, "Les Français n’ont pas peur du changement, ils l’attendent. Ils ont besoin de retrouver un projet commun (la solidarité en temps de crise ?), une envie de vivre ensemble. Ils ont envi de travailler plus pour gagner davantage"

Alors, la France d’après...la tolérance ?

Et pourquoi pas la France de maintenant ?

Et après on me dit que je vis dans le monde des Bisounours ?

Enfin voyons, gardons un peu les pieds sur terre !


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8 réactions à cet article    


  • Voris 26 mai 2010 10:44

    Chuck Norris fait des noeuds dans les pipelines, Sarkozy les défait et en plus il va chercher la croissance avec les dents !

    Le travail c’est comme l’amour, c’est ceux qui en parlent le plus qui en font le moins.


    • Firedog Firedog 26 mai 2010 10:57

      Imaginons la France d’après...mmm Ben à mon avis, ça va être un sacré bordel !!


      • Cinquiemevitesse Cinquiemevitesse 27 mai 2010 14:51

        Conjugué au présent, c’est pas mal non plus question bordel !!!


      • LE CHAT LE CHAT 26 mai 2010 11:43

        et à coté y’a Martine qui nous fait le coup de la société du « care »  ! On est mal barrés !
        entre stuart Little et les bisounours .....


        • curieux curieux 26 mai 2010 18:16

          Y devrait retourner en Hongrie. Ses copains de l’extrême droite l’attendent


          • rEvolution 26 mai 2010 23:24

            Non non, il ne va pas y retourner tout seul, il va falloir l’expulser.
            Puisque nous parlons « d’émigration choisi !!! » Vous et moi on a fait notre choix.


            • poetiste poetiste 27 mai 2010 09:50

              Identité nationale pour l’avenir.

              On va y revenir, dit Eric besson. S’il y a besoin de la définir, c’est qu’on a la vague impression de l’avoir perdue mais où ? Demander à un amnésique de dire qui il est, il ne répondra que s’il retrouve la mémoire.
              On ne retrouvera pas le temps de l’Etat gérant la fonction publique. Nous avons fait délibérément le choix de l’Europe, de l’euro, le choix du « libéralisme économique » qu’elle impose dans un contexte de guerre économique internationale. L’Etat est sommé de liquider la fonction publique au nom de la libre concurrence.
              L’Etat européen le mieux placé au sein de l’union européenne n’est pas la France car elle y a perdu son identité ; la voilà mise en contradiction par rapport à un centralisme exacerbé issu de l’ère napoléonienne, avec en prime, la nostalgie de l’époque coloniale.
              Le Français vote sécuritaire, c’est dire où les digues de l’illusion de puissance ont cédé. Le Français dit « moyen » est peureux et peu heureux, disons qu’il est atteint d’une inquiétude pathologique bien entretenue en un système électoral fermé sur lui-même.
              Le français moyen ne sort pas du marasme français ; on dirait qu’il s’y complait, qu’il s’en fait une identité. Phénomène psychologique bien connu : on redoute moins le présent douloureux que l’épreuve de la métamorphose nécessaire et indispensable pour l’avenir.
              L’identité nationale pourrait vouloir dire quelque chose si l’incurie politique de la France n’était pas une vaste entreprise d’anesthésie générale dans un jeu électoral à très courte vue, à gauche comme à droite. (Les verts apportent une vue plus futuriste en ce sens).
              L’abstention des électeurs montre bien le désenchantement et le sentiment à la base, de ne plus avoir aucun moyen, aucune influence sur une quelconque politique.
              Les médias unilatéraux, non interactifs, sont l’instrument de cette mélancolie profonde, de ce sentiment d’impuissance. Quand on a le privilège d’émettre des informations, on les veut sensationnelles et quand on a le rôle d’amuser le public, c’est au plus démagogue, c’est à la plus grande bassesse ; indice d’écoute oblige.
              On voit tomber son voisin au chômage, on passe. Cela ressemble à « la chute » de Camus où un gus ne répond pas à l’appel d’un homme qui se noie et traîne sa culpabilisation par la suite.
              On voit des mendiants sur les trottoirs et on passe. On banalise la situation : la peur parle à la place de l’indignation, dit : « ça pourrait être moi » et l’on s’esquive.
              Note d’identité nationale pour l’égalité, la fraternité : très faible ! Note pour la liberté : très diminuée. L’identité nationale est à réinventer complètement et ça demande une participation courageuse et généreuse pour sortir de l’attentisme et des « à quoi bon » mélancoliques et désespérés. Je le dis d’autant plus volontiers que je ne brigue aucun poste, que je suis au ras du seuil de pauvreté.
              L’identité de chacun, c’est en rapport à un ensemble d’individus, à un mimétisme. Le président Sarkosy critique le président Miterrand et pourtant, on avait une identité mieux définie du temps de ce dernier. Sur le plan international, nous étions mieux représentés.
              Si l’on veut se mesurer à de grandes puissances sur un plan économique, c’est perdu d’avance ; nous avons un autre rôle à jouer, peut-être à promouvoir des valeurs acquises dans notre histoire qui ont été appréciées en d’autres temps.
              Des mesures s’imposent : régler la dette, changer un mode vie individualiste pour un autre plus collectif ; retrouver la mémoire de ce qui fait l’identité nationale comme on l’aime, plus intelligente, moins pusillanime, moins inconséquente.
              Quand on voit des politiques participer à des jeux télévisés, on se demande quelle est la conception du sérieux de leur responsabilité.
              Ah ! Comme je voudrais me définir Français avec fierté. Je pense qu’on aura le potentiel de le faire avec imagination et courage quand « l’égalité » sera légalité. A suivre !

              A.C

               


              • raissa 27 mai 2010 10:32

                La france de maintenant devrait nous intéresser aussi, puisque c’est nos vies qu’on sacrifie sur l’autel de la crise . Demain ça concerne nos enfants et c’est franchement à regretter de les avoir mis au monde !! Parce qu’eux, ils vont la payer la dette et ils risquent de galérer toute leur vie. Alors c’est un drôle de cadeau qu’on leur a fait ! Seront-ils à leur tour une génération sacrifiée
                comme papa et maman , pauvre vaches à lait d’un système mortifère ?

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