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NOS ANCÊTRES LES GAULOIS !... Ou comment la crise du politique exprime la panne des solutions face à l’angoisse du futur

 Avant la Révolution Française, la France avait été qualifiée par les historiens « d’agrégats inconstitués de peuples désunis  ». Et pour cause, la Gaule est une invention d’historiens du XIXème siècle visant à solidifier l’idée de Nation ! La Monarchie a fabriqué son territoire par des conquêtes, des alliances, des mariages princiers qui passaient par-dessus les peuples… Avant même la stabilisation de la Monarchie, les rivalités des peuples et des cités sont innombrables pendant 5 à 6 siècles d’autant que l’Europe est un isthme et la France est en « bout »… Les invasions dites barbares ne pouvaient que se stabiliser face à l’Atlantique ! Mais la réunion de la France du Nord et de la France du Midi notamment au XIIIème siècle fut l’aboutissement d’une extermination et de la terreur… puis viendront les guerres de religions qui sont des « guerres identitaires » ne l’oublions pas.

Ce sont les révolutionnaires de 1789 et 1790, pétris d’humanisme et abreuvés aux meilleures sources de la philosophie des Lumières, qui accordent la nationalité française à tous les étrangers vivant en France qui sont d’accord avec la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen.

Une quinzaine d’entre eux siègera comme députés à la Première Assemblée Nationale… Ce qui unifie les Françaises et les Français, c’est l’instauration de la langue française comme élément majeur de l’appartenance nationale… C’est la raison pour laquelle aussi, le CNAFAL a co-fondé l’association « Pour le droit à la langue du pays d’accueil  », parce que c’est le premier palier de l’intégration. Angela Merkel ne s’y est pas trompée qui a « injecté massivement des cours d’allemand » aux réfugiés accueillis sur son sol !

L’identité nationale n’est pas une essence, ni une permanence immuable : C’est une mise en forme, une mise en récit, en perspective de l’évolution d’un pays, d’un peuple et qui ne peut être figée parce qu’il vit de tous les apports comme une terre est fertile de tous ses sédiments. C’est la raison pour laquelle Ernest Renan disait que la Nation « c’était un plébiscite renouvelé tous les jours  ».

Au final, et si ceux qui invoquent nos ancêtres les gaulois ne faisaient que mettre en évidence le symptôme de la crise du POLITIQUE, de leur POLITIQUE notamment face à la mondialisation qui « dissout » les pouvoirs au profit d’une nouvelle aristocratie et de nouveaux prédateurs. La caste politique qui nous gouverne est incapable de dessiner un futur pour tous les peuples, alors on exacerbe les conflits à travers la surdétermination radicalisée d’un certain passé mythique…

On a déjà connu cela en 1940 : retour à la terre, à la famille, à la pureté des origines anciennes et à l’élimination d’une partie de la population forcément la plus récente, la plus fragile qui symboliserait ce retour au passé, vers le passé perdu celui des « trente glorieuses »dont on a oublié que la « machinerie » de cet essor économique avait été assurée en partie par les immigrés d’Afrique du Nord…

Invoquer nos ancêtres les Gaulois, c’est vouloir naufrager la République.

Jean-Marie Bonnemayre Président


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22 réactions à cet article    


  • Harry Stotte 23 septembre 15:47

    « L’identité nationale n’est pas une essence, ni une permanence immuable... »



    De quelque manière qu’on l’appelle, il existe une mentalité nationale, qui ne s’acquiert pas avec un « geste administratif » - la naturalisation - et qui distingue les peuples les uns des autres


    Pas plus tard qu’aujourd’hui, « Courrier international » fait sa couverture sur « Les Français, ces incompris » avec, comme sous-titre, « Pourquoi la presse étrangère s’acharne sur nous », démontrant par là l’existence d’une identité française, faite de ressentis, de comportements et de réactions, qui heurtent, amusent, indignent ou indiffèrent, ceux qui ne ressortissent pas à cette identité.


    Et s’il y a des Français qui ne voient pas les différences qui les séparent des autres peuples, les autres peuples, eux, voient très bien ce qui les séparent des Français.


    • Et hop ! Et hop ! 23 septembre 22:24

      @Harry Stotte : En réalité, la nationalité et la citoyenneté ne sont pas du tout la même chose, bien que les deux notions soient confondues dans le droit français depuis la Révolution. 


      La citoyenneté, ce sont les droits politiques, droit d’élire et d’être élu, etc.. On est citoyen d’une ville, d’un État, de la République, comme on serait sujet du roi. 

      Une nationalité, c’est être régi par un corps de lois et de traditions coutumières dont font parti le Code civil, la langue française, la façon de s’habiller, de cuisiner, d’habiter à la française, l’esprit et la conversation française, la galanterie française, les règles de civilité françaises, les us et coutumes du pays, etc.. L’Identité nationale réside dan sla nationalité qui ne s’acquière que par des générations d’éducation et de tradition.

      Or, lorsqu’on donne la citoyenneté française à un étranger, on appelle ça la nationalité, et on prétend d’un coup de baguette administrative, changer la nationalité de l’étranger. Bien sûr, on peut décréter qu’il sera régi par le Code civil, mais on ne peut pas décréter qu’il est capable de parler en français, de vivre à la française, d’être de nationalité, c’est à dire de civilisation française, on ne peut pas lui changer sa nationalité.

    • Alren Alren 24 septembre 11:34

      @Harry Stotte

      Pas plus tard qu’aujourd’hui, « Courrier international » fait sa couverture sur « Les Français, ces incompris » avec, comme sous-titre, « Pourquoi la presse étrangère s’acharne sur nous », démontrant par là l’existence d’une identité française,

      Courrier International a été une sorte de référence pour la qualité de ses articles sur le monde, comme le journal Le Monde a été une référence générale. Mais c’était autrefois.

      Depuis les capitalistes ont mis la main sur ces journaux et choisissant des rédacteurs à leur dévotion ont cru bêtement que leur auréole de qualité allait persister auprès des lecteurs éduqués qui les lisaient.

      Il n’en a rien été bien entendu.

      Courrier International souligne maintenant régulièrement l’hostilité de la presse étrangère à l’égard des Français parce que les propriétaires et leurs rédacteurs aux ordres n’apprécient pas l’attachement profond de la majorité silencieuse comme on disait autrefois pour la laïcité, qui s’était endormie face à la discrétion des chrétiens comme force politique mais qui se réveille face à la guerre déclarée par une partie des musulmans à cette république qui confine officiellement (malgré le comportement de certains élus) les religions à la sphère privée.

      En effet, ils croient à raison que la prolifération des communautarismes affaiblit le peuple et rend plus facile son exploitation forcenée, surtout si on peut dresser les communautés les unes contre les autres.

      Il faut diviser à tout prix, casser l’état central et les lois nationales, casser les services publics d’unité nationale comme l’Éducation nationale, la sécurité sociale, revenir sur la République une et indivisible proclamée le 22 septembre 1792 au milieu de pays gouvernés par des rois et des empereurs.

      La création de super-régions par le larbin Hollande va dans ce sens. La suite logique étant qu’elles puissent avoir des règlements qui ne s’appliqueraient qu’à la région qui les aurait votées. Et si possible créer ainsi une concurrence entre elles en faveur notamment des investissements spéculatifs pour le grand bénéfice du capital spéculatif étranger.

      Ce que craigne comme la peste ces « belles personnes » c’est que Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir !

      La révolution citoyenne dans la cinquième puissance mondiale serait un très très mauvais exemple pour d’autres pays en Europe et dans le monde.

      La France n’est ni la Grèce, ni le Venezuela, ni Cuba, ni le Brésil.

      L’hostilité résolue des USA et de leurs séides aurait bien du mal à briser le mouvement qui s’amplifierait à mesure que les gens se rendraient compte des nouvelles directions prises en matière de protection des travailleurs, de l’accès au supérieur pour les étudiants des classes populaires, du redéploiement d’un enseignement technique élevant le niveau bien au-delà de l’apprentissage, du renouveau de la sécurité sociale et du système de santé et des investissements dans les entreprises qui innovent et se modernisent créant un besoin heureux de main d’œuvre.

      Au bout de quelques temps, les citoyens des pays comparables voudraient la même chose pour leur pays : inacceptable pour les vrais maîtres du monde dominé par l’argent spéculatif.


    • Harry Stotte 24 septembre 12:56

      @Et hop !

      « L’Identité nationale réside dan sla nationalité qui ne s’acquière que par des générations d’éducation et de tradition. »



      A mon avis. dans certains cas, cela peut demander moins de temps. Il doit exister des prédispositions à se couler, plus moins complètement, dans le « moule ». Je ne sais pas si vous avez lu « Décomposition française » (Fayard 2015) de Malika Sorel-Sutter. Elle écrit :


      « J’avais grandi à l’époque, désormais révolue, où les parents de l’immigration, dont les miens (d’origine algérienne), n’avaient d’autre choix que de veiller à ce que leurs enfants respectent les codes sociaux des Français.  »


      Après avoir évoqué l’émotion qui l’a saisie, adolescente, à l’endroit de la rue de la Ferronerie où a été assassiné Henri IV, elle note : « A l’époque, je n’avais pas encore les papiers d’identité français, mais je possédais déjà l’identité française. »


      Et, pour moi, sa sincérité est attestée par la remarque qu’elle ajoute : «  Ceux qui pensent pouvoir faire de mon cas une généralité et en tirer la conclusion que l’intégration culturelle – ou l’assimilation – découle automatiquement de la transmission de l’histoire de France aux enfants de l’immigration s’égarent. Au sein d’une même famille, et évoluant dans un même environnement, certains enfants s’assimilent , d’autres optent pour d’autres choix »

      Dès lors, parce que nous sommes dans le domaine des sentiments - en l’occurrence, le sentiment d’appartenance -, j’estime que le cas par cas s’impose. Malika Sore-Sutter, à la différence d’Azouz Begag ne s’adressera jamais à des Maghrébins en ces termes : « Il faut traverser le périphérique, aller chez les indigènes là-bas, les descendants de Vercingétorix… » 

      Lui, tout ministre délégué dans le gouvernement Villepin qu’il a été, ne s’assimilera jamais ! Il est de ceux, de loin les plus nombreux, qui ont opté « pour d’autres choix ».


    • franc 24 septembre 13:48

      @Et hop !

       Analyse pertinente de la différence entre la citoyenneté et la nationalité .


    • Et hop ! Et hop ! 24 septembre 21:10

      @Harry Stotte : L’exemple choisi est très favorable, et non représentatif des masses d’immigrés actuelles. 

      - Déjà, en 1962, les Algériens étaient en grande partie francisés avant de venir s’installer en France, ce n’est plus le cas,
      - A cette époque, quand on était en France, on était obligé de regarder la TV française, on ne recevait pas les TV étrangères,
      - Les femmes sont souvent hypergames, certaines ont des aptitudes pour s’adapter à un milieu beaucoup plus élevé que leur milieu d’origine,
      - L’assimilation d’un individu dans un milieu français où il est immergé (un enfant étranger toutes les 3 classes), n’est pas comparable à l’assimilation de masse d’étrangers qui vivent entre eux (29 enfants étrangers dans une classe de 30).

      Pour des français d’origine, changer notablement de milieu prend plusieurs générations, il faut en plus plusieurs facteurs favorables, par exemple un paysan a un fils instituteur dont le fils très poussé et très doué fait polytechnique, il ne sera pas encore à l’aise dans la haute bourgeoisie, c’est son petit fils qui y parviendra si les performances sont confirmées. On ne s’improvise pas non plus paysan ou marin pêcheur quand on est bourgeois, il faut une initiation, un apprentissage, du temps.

    • Robert Lavigue Robert Lavigue 23 septembre 15:57

      Tiens, voilà que le patron de Chalot sort du bois... Ca doit être pour un sujet majeur... Malheureusement, il est tout aussi approximatif que son porte-plume sergent major !

      La citation bidonnée qui ouvre l’article n’est pas l’oeuvre d’historiens, mais du politicien Honoré Gabriel Riqueti, comte de MIRABEAU.
      Il écrit très exactement : "Comme si ce n’était pas par l’assemblée nationale que les Français, jusqu’alors agrégation inconstituée de peuples désunis, sont véritablement devenus une nation !« 

      Pour ce qui est des invasions, la CNFAL semble avoir des notions de géographie assez floues... Le catéchisme laïc voudrait-il que Vikings soient arrivés par voie terrestre ?

      Venons-en à Renan, Ce Renan qui a écrit »le roi de France, qui a fait la plus parfaite unité nationale qu’il y ait ; le roi de France, vu de trop près, a perdu son prestige ; la nation qu’il avait formée l’a maudit, et, aujourd’hui, il n’y a que les esprits cultivés qui sachent ce qu’il valait et ce qu’il a fait.« 

      Là encore CNFAL fait usage de ses ciseaux falsificateurs ! Ernest Renan a écrit »Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé  ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L’existence d’une nation est (pardonnez-moi cette métaphore) un plébiscite de tous les jours, comme l’existence de l’individu est une affirmation perpétuelle de vie."

      Plutôt que d’instrumentaliser Renan, La CNFAL ferait bien de le lire !
      http://classiques.uqac.ca/classiques/renan_ernest/qu_est_ce_une_nation/qu_e st_ce_une_nation_texte.html


      • franc 24 septembre 14:53

        @Robert Lavigue

         Bonne remise au point surtout de la pensée de Renan sur la Nation

        On dit à que la République a donné la citoyenneté à des étrangers .Mais il faut se placer dans le contexte de l’époque ,les étrangers à cette époque c’était des étrangers de type ethnique européen qui pouvaient donc facilement assimiler l’esprit français car la France est issue d’immigration essentiellement européenne ,la France à cette époque et depuis l’origine jusqu’au début du 20 èsiècle a été composé de peuplades d’ethnie européenne .

         Ce qui ne veut pas dire que des étrangers extraeuropéens ne puissent pas assimiler l’esprit français ,mais le plus souvent imparfaitement et rare et seulement après métissage réel corps et âme ,comme le cas de Malika Sorel qui dit elle-m^me que tout le monde ne peut s’assimiler français même au sein d’une même famille ,c’est le cas par cas ;

         D’autre part les étrangers extraeuropéens ne doivent pas être nombreux ,plus précisément ne doivent pas dépasser le pourcentage de 1% par rapport aux autochtones européens ,taux en deçà duquel un métissage réussi peut s’opérer et au delà duquel le communautarisme se forme qui est ennemi du métissage et fauteur de division et d’opposition . Car l’assimilation à l’esprit français doit se faire corps et âme et pas seulement par l’âme ce qui serait désincarné , le corps est aussi important sinon plus que l’âme pour faire corps d’esprit ,du reste le corps fait et produit âme ,fait et produit une culture spécifique .

        Un métissage réussi doit préserver les qualités du corps et de l’âme des composants tout en supprimant les défauts du corps et de l’âme .

         Le métissage ne doit pas se confondre avec le mélange désordonné qui conserve les défaut du corps et de l’âme tout en supprimant les qualités du tout corps et de l’âme

        -

        Pour avoir ou assimiler l’esprit français il faut aimer l’esprit français corps et âme ,,aimer son corps comme aimer son âme ..

        -

        -

        PS : L’esprit français spécifique de référence c’est le corps gaulois celto-franc d’ esthétique européenne avec comme âme la rationalité cartésienne et la sensibilité chrétienne.


      • Aristide 23 septembre 15:59

        Pas étonnant que Chalot raisonne comme un tambour s’il s’inspire de ce discours assez faiblard. Bon, qui ne sait pas que le mythe de nos ancêtres les gaulois est récent, qui ne sait pas que Sarko instrumentalise le passé.


        Mais est ce qu’il est vraiment impossible de prendre un minimum de distance et profiter de l’occasion pour essayer de rappeler que notre république a toujours prôné l’intégration. Car il s’agit de cela, le fait de se « sentir gaulois » n’est que l’expression maladroite et peut être provocatrice de « ce qu’est l’intégration ».

        En place de cela, une suite assez entendu de lieux communs. Affligeant. Il me semble que le sujet de l’intégration mérite mieux que ce réquisitoire assez plat sur une citation prise au premier degré. 

        • foufouille foufouille 23 septembre 16:15

          La Gaule (ou les Gaules), en latin Gallia, est le nom donné par les Romains à un territoire occupé par des populations celtes (Gaulois, Belges), germaniques et aquitaines. Les Romains distinguaient la Gaule transalpine comprise entre les Pyrénées, les Alpes et le Rhin (soit la France, la Belgique et le Luxembourg), de la Gaule cisalpine (nord de l’Italie). La Gaule passe progressivement sous le contrôle des Romains entre la fin du IIIe siècle av. J.-C. et le début du IIe siècle av. J.-C.. Ceux-ci romanisent alors les populations soumises que l’on nomme par la suite les Gallo-romains. Le nom de « Gaule » subsiste jusqu’à l’époque carolingienne où il est remplacé par l’ethnonyme « Francia » 1.


          • foufouille foufouille 23 septembre 16:15

            Les auteurs romains ont donné le nom de Gaule à la partie occidentale de la vaste région que les Grecs  appelaient Keltiké, pays des Celtes, et qui s’étendait de l’océan Atlantique à la mer Noire. La Gaule propre avait pour limites l’Océan Atlantique, les Pyrénées, la mer Méditerranée, les Alpes et le Rhin

            Ce pays était divisé en plusieurs grandes régions : l’Aquitaine, située entre les Pyrénées et la Garonne et habitée par les Ibères ; la Celtique, située entre la Garonne, la Seine et la Marne et habitée par les Celtes ; la Belgique, située au Nord de la Seine et de la Marne et habitée par un mélange de Celtes et d’immigrants germains. Quant au Sud-Est de la Gaule, habité par des Celtes et des Ligures, il avait été intégré aux grandes civilisations de la Méditerranée bien avant le temps de la conquête de César.


            • foufouille foufouille 23 septembre 16:16
              La Gaule des Celtes Dès le commencement du VIe siècle av. J.-C., les Grecs de Phocée vinrent fonder Massilia (Marseille) sur le littoral méditerranéen. Marseille devint très vite une république importante, fit peut-être connaître aux Gaulois l’usage de l’alphabet et de la monnaie et même sous la domination romaine resta une ville grecque et garda son autonomie. Autour d’elles s’élevaient des colonies qu’elle avait fondées ou adoptées, telle qu’Agathè Tychè (Agde), Nicaea (Nice), Antipolis (Antibes), Arles, etc. 

              Dès 154, Marseille appela les Romains à son aide contre les Ligures qui l’inquiétaient et entravaient le développement de son commerce. Après plusieurs campagnes, les Romains établirent une garnison à Aix-en-Provence et finalement réduisirent sous leur domination toute la région comprise entre la Méditernanée, les Pyrénées, la Gimone, le Tarn, les Cévennes, le cours moyen du Rhône et une ligne à peu près droite allant de Genève au Var. Ce fut la Province Narbonnaise ou simplement la Province (Provence). La capitale en fut Narbonne, où une colonie fut envoyée en 118. Les villes gauloises de Toulouse, Nîmes, Avignon, Orange, Vienne, Genève, etc., devinrent de florissantes cités romaines. Le reste de la Gaule conserva encore son indépendance pendant soixante ans. 


              • foufouille foufouille 23 septembre 16:19

                à comparer avec un peuple qui n’existait pas non plus :

                L’organisation sociale varie selon les peuples. En schématisant, on peut distinguer deux groupes : des sociétés égalitaires et animistes d’une part, et des sociétés hiérarchisées et déistes d’autre part27. Dans le Nord-Ouest, les Amérindiens ont développé une stratification sociale importante, tandis qu’elle est quasi inexistante chez les Navajos, pour lesquels la famille est la base de la société. D’autre part, la notion de propriété privée des terres et des habitations est parfaitement étrangère aux Amérindiens. Chez les peuples sédentaires les travaux dans les champs ou la chasse des grands animaux nécessitent une certaine organisation sociale.

                Les femmes ont une place importante dans la vie des tribus. Elles préparent le bison ou les récoltes et elles s’occupent des enfants. Une mère peut avoir suffisamment d’influence pour dissuader son fils de partir à la guerre. Chez les Navajos et les Iroquois, le mode de filiation est matrilinéaire.

                Depuis l’effondrement des civilisations du Mississippi et du Sud-Ouest, il n’existait pas d’État en Amérique du Nord8. Les Amérindiens, se répartissant en tribus, parfois subdivisées en clans, en bandes et en gentes, ont des caractéristiques communes : leurs membres élisent et déposent leur chef ; ils sont solidaires et défendent leurs intérêts mutuels. Ils sont enterrés au même endroit28. Les membres de la tribu partagent un même sang, un même territoire, une même langue et des coutumes similaires. Le chef de la tribu, parfois appelé sachem, est responsable du bien commun. Il est choisi pour ses capacités et sa sagesse, même si certaines tribus connaissent la transmission héréditaire du pouvoir29. Les Amérindiens de l’époque précolombienne n’ont pas de lois écrites mais disposent de normesN 3 orales (Gayanashagowa des Iroquois). Les délibérations et les décisions ont lieu autour du feu.


                • Robert Lavigue Robert Lavigue 23 septembre 16:21

                  A propos de « surdétermination radicalisée d’un certain passé mythique… » le couplet introductif sur les révolutionnaires de 89-90 « pétris d’humanisme et abreuvés aux meilleures sources de la philosophie des Lumières » vaut son pesant de cahuettes laïques !

                  Et que dire de la jérémiade finale et convenue sur les zeures les plus sombres...
                  Définir la politique antisémite du IIIème Reich ou de Vichy comme « l’élimination d’une partie de la population forcément la plus récente » relève tout simplement du négationnisme islamo-compatible.

                  Si les juifs immigrés de fraiche date ont été les premières et finalement les principales victimes, ce n’est pas parce qu’ils étaient plus juifs que les juifs français, c’est parce qu’il était plus facile (pratiquement et politiquement) de commencer par eux !


                  • baron 23 septembre 17:13

                    Si le petit nerveux est discrédité, il n’empêche pas que la France avant le début de l’histoire était constitué d’une population celte que l’on a nommé les Gaulois,.

                    C’est cette population qui compose encore la grande majorité des français , même si les Gaulois se sont par la suite déplacés vers l’est jusqu’en Turquie ou ils ont fondé Ankara.
                    Par contre attention les Gaulois ne sont pas des Germains. Sinon, ce ne ne sont pas les révolutionnaires qui ont appelé le peuple de France les Gaulois, mais les Romains. Il y a fait une culture Gauloise spécifique teinté de culture Grecque et celte, bien différente de la culture Slave ou des germains et des Slaves.
                    Ne vous en déplaise, même un antillais à des origines Gauloises, il y a eut des mélanges. Il n’est donc pas ridicule de dire que les français sont de culture héléno celto Gauloise et catholique. Le fait que de nouvelles populations arrivent ne change rien à ce qui a construit la France au niveau ethnique et culturel. 
                    Je suis convaincu que les immigrés n’y trouve rien à redire, c’est véritablement un débat de plus qui nous pousse vers le communautarisme. Il y a une histoire nationale et tout ceux qui vivent ici en ayant la nationalité française, s’intègre à cette histoire nationale, dans la négative c’est le communautarisme que l’on va installer. Mais je ne serais pas étonné que certaines personnes, soitent communautariste, c’est la forme discrète du racisme, puisque il y a là une volonté d’empêcher les populations de se retrouver autour d’une histoire commune fondé sur l’acceptation d’une nationalité. 
                    D’un point de vue stratégique Sarkozi vient de marquer des points, à gauche comme à droite y compris chez les immigrés.... Un conseil, apprenez à vous faire vous jouez pour la Droite et l’extrême droite.


                    • Samson Samson 23 septembre 18:07

                      « L’Europe supranationale, c’est l’Europe sous commandement américain. Les Allemands, les Italiens, les Belges, les Pays-Bas sont dominés par les Américains. Les Anglais aussi, mais d’une autre manière, parce qu’ils sont de la même famille. Alors, il n’y a que la France qui ne soit pas dominée. Pour la dominer aussi, on s’acharne à vouloir la faire entrer dans un machin supranational aux ordres de Washington. »
                      Charles De Gaulle

                      N’’est-il pas piquant qu’après avoir vendu la France à Washington en la réintégrant à l’OTAN, l’homme même qui a trahi l’héritage de De Gaule se revendique de nos ancêtres les Gaulois ??? smiley

                      Est-il encore des Français prêts à ré-élire ce même histrion addict de sondages et prêt sans autre projet politique à promettre n’importe quoi pour assouvir sa très démesurée et narcissique soif de pouvoir ?

                      Et dans un paysage économique et social ruiné et dévasté par près de 50 ans de néo-libéralisme, à quel stade de déchéance l’Occident est-il tombé - ici et outre-atlantique - pour ne plus proposer au suffrage démocratique que les seuls hérauts mondialistes d’une Pensée Unique exempte de toute réelle alternative ??? smiley


                      • Parrhesia Parrhesia 23 septembre 18:45

                        @Samson
                        Bonne soirée à vous, Samson !


                      • Parrhesia Parrhesia 23 septembre 18:10

                        >>> Et pour cause, la Gaule est une invention d’historiens du XIXème siècle visant à solidifier l’idée de Nation ! <<<

                         

                        Non mais vraiment ! Qu’est-ce qu’il ne faut pas lire ….

                        Si cette approche est exacte, il faut en déduire que Jules César est un historien du XIXème s. qui vise à solidifier l’idée de nation française !!!

                         Certes, il y a bien de méchants esprits raisonneurs qui continuent à penser qu’il y avait dès la Rome antique, et donc, dans la conception romaine même de l’Empire romain, une superposition de « provinces gauloises » telles que la Gaule belgique, la Gaule aquitaine, la Gaule lyonnaise ou encore, la Gaule narbonnaise !

                        Mais cet ensemble n’en restait pas moins « la Gaule » !

                        Et la preuve en est que lorsque César rédige son « de Bello Gallico », il utilise bel et bien un singulier précisément traduisible par «  au sujet de La Guerre de Gaule  » et non un pluriel, « de Bellis Gallicis » (il me semble...), traduisible par « au sujet de la guerre des Gaulles » !!!

                         Comme quoi, par ailleurs, certains ont beaucoup de raisons de vouloir passer l’étude du Latin et le latinisme en général à la moulinette. Ce sont des études qui ne corroborent pas nécessairement le sens de l’Histoire revu et corrigé par les mondialistes du XXIème siècle !


                        • Parrhesia Parrhesia 23 septembre 18:24
                          @Parrhesia
                          Merci de lire, évidemment, « Guerre des Gaules »...
                          Mille et quelques pardons !!!

                        • SamAgora95 SamAgora95 24 septembre 13:43

                          Les politiques s’adressent à la partie primitive de notre inconscient...celle qui cherche un responsable à brûler vif.


                          Sarkozy se fout de l’histoire,il cherche juste à allumer la flamme de la haine.

                          Au lieu d’être hué, Sarkozy est applaudit, s’il avait donné l’ordre de lyncher à mort un musulman présent dans la sale, certains auraient considérés sérieusement l’éventualité de passer à l’acte.




                          • zygzornifle zygzornifle 24 septembre 15:19

                            on polémique sur le Gaulois alors qu’il y a 11,5 millions de sans emplois, 8,5 millions de sous le seuil de pauvreté que des retraités font les poubelles qu’il y a 400 000 SDF bien de chez nous et des dizaines voire centaines de milliers de migrants dont personne ne veux sauf quelques illuminés des assoces et des politiques, que 31 000 mineurs dorment dans la rue .....


                            un mot a plus d’importance que toute cette misère .....

                            • Samson Samson 24 septembre 19:06

                              @zygzornifle
                              Ceci expliquant cela, c’est bien pour occulter toute cette misère qui est le fruit de leur politique - enfin, celle qui leur est dictée par les lobbies - que tous nos politiciens cherchent maintenant à se revendiquer d’Astérix.
                              Si çà marche pour la mise à mort du taureau, pourquoi pas avec celle de l’électeur ??? smiley

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