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Accueil du site > Actualités > Politique > Primaire du PS : Surprise dans la non-surprise

Primaire du PS : Surprise dans la non-surprise

Comme prévu, François Hollande et Martine Aubry vont en finale au sein d’un parti divisé dans une primaire considérée toutefois comme un succès. Seule surprise, l’effondrement de Ségolène Royal et la percée d’Arnaud Montebourg qui va alimenter le véritable suspens du second tour.

Le premier tour de la primaire socialiste en vue de la désignation d’un candidat à l’élection présidentielle de 2012 s’est déroulé le dimanche 9 octobre 2011 entre neuf heures et dix-neuf heures dans 9 474 bureaux de vote répartis sur toute la France.

D’après les premiers résultats, près de 2,5 millions de personnes auraient pris part au vote. François Hollande se hisserait au premier rang avec 39%, suivi de Martine Aubry avec 31%, puis Arnaud Montebourg créerait la surprise avec 17% dépassant largement Ségolène Royal qui n’obtiendrait que 7%, talonnée de peu par Manuel Valls avec 6% laissant bon dernier Jean-Michel Baylet à moins de 1%.

L’incapacité du PS à se glisser dans la logique présidentielle l’a conduit à innover de manière très intéressante : en imaginant une primaire ouverte à tous.


Critères de succès du premier tour de la primaire

Le guide de diagnostic sur ce premier tour est double. Le premier critère reste l’objectif initial du choix du candidat et en cela, que ce fût au premier ou au second tour, l’opération ne peut que réussir.

Mais le second critère, bien moins technique et bien plus politique, c’était la participation à cette première historique. Avec un principe assez simple : plus la participation est forte, plus le candidat socialiste aura un avantage déterminant sur son concurrent de l’UMP le 22 avril 2012.

Évidemment, le seuil de succès de la participation a été définie de façon très arbitraire. La direction du PS parlait du seuil d’un million de votants, mais les sondages émettaient la possibilité d’un électeur sur dix, soit entre quatre et cinq millions de votants. Concrètement, les responsables socialistes ont tablé de manière à satisfaire jusqu’à près de six millions de votants.


Alors, succès ou pas succès ?

D’après les dernières déclarations de Jean-Pierre Mignard, le responsable suprême du bon déroulement de la primaire, le soir du 9 octobre 2011 à 23h25, la participation approcherait les 2,5 millions de votants, ce qui peut être considéré comme une mobilisation très satisfaisante.

Certes, il faut savoir relativiser ce nombre et ne pas en faire un triomphe comme l’a fait Harlem Désir, premier secrétaire par intérim, en multipliant les superlatifs dans une même phrase.

Cela ne représente finalement moins que 6% du dernier corps électoral d’une élections impliquant l’ensemble des électeurs (à savoir les élections régionales de mars 2010, les cantonales de mars 2011 ne faisant intervenir que la moitié des électeurs), mais il serait instructif de comparer la participation de ce 9 octobre 2011 plutôt avec l’électorat dit de gauche ou l’électorat socialiste.

Par exemple, en restant sur des comparaisons présidentielles, ces 2,5 millions de votants ne représentent même pas 15% de l’ensemble des électeurs de Ségolène Royal au second tour de l’élection présidentielle du 6 mai 2007, ou un peu plus d’un quart (26%) de ses électeurs au premier tour du 22 avril 2007.

En prenant les élections les plus récentes (les régionales), ces 2,5 millions ne sont que le quart (25%) des électeurs de gauche au second tour du 21 mars 2010 et loin de la moitié (44%) des électeurs du Parti socialistes au premier tour du 14 mars 2010.

Bref, concrètement, ce premier tour de la primaire est très loin d’avoir mobilisé l’ensemble des électeurs socialistes des scrutins précédents. En revanche, le nombre correspond à peu près à la moitié des personnes qui ont regardé le premier débat ainsi qu’à la moitié des personnes ayant affirmé qu’elles participeraient dans les sondages (les instituts de sondage considèrent qu’il faut diviser par deux ce type de déclaratif).

Mais ces comparaisons correspondaient à des scrutins nationaux, ce que n’est pas cette primaire qui n’est qu’une élection interne à un parti. Ainsi, l’autre comparaison pertinente qui iraient dans le sens d’un grand succès, c’est avec la précédente primaire, fermée aux seuls adhérents du PS, qui s’était déroulée le 16 novembre 2006. 2011 aura mobilisé plus de 13 fois (x 13,4) plus qu’en 2006, ce qui est considérable.

Un seul exemple montre l’étendue de la légitimité nouvellement créée : le 16 novembre 2006, Ségolène Royal a gagné la primaire largement avec seulement 108 807 voix (soit 60,7%) alors que ce 9 octobre 2011, elle a obtenu un peu plus de voix (132 936 selon les dernières estimations) mais qui ne correspondraient plus qu’à près de 7% ! Ségolène Royal n'a recueilli que 0,8% des voix qui s'étaient portées sur son nom le 6 mai 2007.

La bonne visibilité médiatique depuis environ trois semaines avec trois débats télévisés qui se sont révélés comme des objets politiques nouveaux dans le paysage politique a engendré un certain nombre de réflexions, parfois très contradictoires même au sein de l’UMP. Ainsi, le Premier Ministre François Fillon a concédé que le concept de la primaire méritait réflexion alors qu’il y a quelques mois, Jean-François Copé, le secrétaire général de l’UMP, n’avait cessé d’envoyer des scuds pour contester leur légitimité et le risque de fichage politique.


Course de petits chevaux

Probablement qu’il va y avoir de nouvelles polémiques entre ceux qui pensent que les sondages se sont trompés et les autres. J’aurais tendance à dire que les sondages se sont montrés au contraire très pertinents malgré le caractère totalement nouveau et original du scrutin.

En effet, que ce soit sur la participation ou l’identité des deux finalistes, les sondages avaient tout prévu. Même le score de Manuel Valls et de Jean-Michel Baylet. En revanche, la surprise est venue de la très bonne performance d’Arnaud Montebourg (qui aurait probablement encore grimpé si le premier tour avait eu lieu un peu plus tard) au détriment de Ségolène Royal.

Tout le monde a souligné l’injustice des urnes faite à Ségolène Royal. Sa défaite provient sans doute de la certitude qu’elle ne serait pas capable de gagner au second tour (les militants socialistes se sont déjà trompés en 2006 et ne veulent pas recommencer en 2011) et de l’hypothèse de ne même pas franchir l’étape du premier tour. C’est clair que ce 9 octobre 2011, Ségolène Royal doit enterrer définitivement toutes ses ambitions présidentielles. Le pacte de Marrakech a donc bien fonctionné.

Tout le monde a également insisté lourdement par la performance d’Arnaud Montebourg. Il faut cependant relativiser puisque cela ne correspond qu’à 337 646 voix selon la dernière estimation, ce qui est finalement assez faible, pesant à peine 0,8% de l’ensemble du corps électoral.

Le PS a de grande chance d’initier un nouveau clivage entre les deux personnalités qui se sont véritablement révélées auprès des Français, à savoir Arnaud Montebourg et Manuel Valls.

Sur l’essentiel, ce sont quand même les deux éléphants les plus apparatchiks qui ont gagné ce dimanche soir, avec un peu de déception pour François Hollande qui n’a que 8% d’écart avec Martine Aubry. Or, si celle-ci récupérait les voix d’Arnaud Montebourg, elle serait proche des 50%, si bien que la situation est la moins enviable pour le PS qui s’étale dans ses divisions : divisions au premier tour avec des voix très dispersées (comme à Reims) et un second tour qui va être très serré.

Enfin, un petit mot pour Jean-Michel Baylet, complètement balayé non seulement par les médias mais également par les participants à la primaire puisqu’il n’obtiendrait que 0,6% des voix (soit 11 864 voix selon les dernières estimations) et semble victime de l’effet vote utile. Ce nombre de suffrages correspondrait-il au nombre de radicaux de gauche existant en France ?

Il paraît presque évident que si Jean-Michel Baylet s’était présenté directement à l’élection présidentielle, il aurait obtenu bien plus qu’à cette primaire. Il suffit de se rappeler le score de la dernière candidate du PRG à l’élection présidentielle : le 21 avril 2002, Christiane Taubira (qui a soutenu Arnaud Montebourg dans la primaire) avait obtenu 660 447 voix (soit 2,32%).


Incompatible avec l’esprit des institutions

J’ai déjà insisté ici pour dire que le principe de primaire ouverte est peu compatible avec l’esprit de nos institutions car il est le précurseur d’une (mauvaise) évolution.

D’une part, ce principe renforce le régime des partis qu’avait tant combattu De Gaulle en plaçant entre le peuple et son représentant suprême un ou plusieurs partis qui ne peut être le rouage essentiel d’un État (seuls, les États communistes ont considéré un parti comme plus puissant que l’État lui-même).

D’autre part, il renforce l’américanisation de nos institutions après l’institution problématique du quinquennat et de la simultanéité des scrutins présidentiel et législatif. Une américanisation qui pourrait aboutir à un régime présidentiel pur et simple qui ne me paraît pas adapté à la mentalité française (le droit de dissolution et de motion de censure de part et d’autre des pouvoirs exécutif et législatif me paraissant des outils indispensables en cas de crise politique).


Un parti incapable de s’organiser sans prendre à témoins ses électeurs

Parmi les autres inconvénients de la primaire, on pourra citer des éléments plus anodins comme le coût des opérations (environ cinq millions d’euros et la mobilisation de soixante mille personnes, principalement des bénévoles, certes), le risque de fichage localisé (rien n’empêche aux potentats de village de frauder sur les fichiers même si le principe général semble apporter toutes les garanties), et surtout, la reconnaissance que le Parti socialiste n’est pas capable de s’organiser efficacement en interne pour choisir son candidat puisqu’il demande l’aide de tous les électeurs.

Ce mauvais fonctionnement d’un parti (dont le principal rôle est justement d’investir les candidats aux élections) laisserait augurer d’une même indécision s’il se retrouvait à la tête de l’État : devrait-t-on en passer systématiquement par des référendums pour statuer, trancher, départager les moindres décisions ?


Le plus contestable : le corps électoral

Le moins convaincant dans cette primaire, c’est le choix du corps électoral : l’ensemble des électeurs avec juste l’euro symbolique à payer et une charte que tout le monde pourrait signer : « Je me reconnais dans les valeurs de la gauche et de la République, dans le projet d’une société de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité, de justice et de progrès solidaire. ». Qui seraient contre la liberté ? contre l’égalité ? contre la fraternité ? contre la laïcité ? contre la justice ? contre le progrès et contre la solidarité ? Pas grand monde.

Du coup, cette très large ouverture laisse en gros à 80% de l’électorat la possibilité de participer à cette primaire, sans être socialiste et sans avoir du tout l’intention de voter pour le candidat socialiste en 2012. On peut imaginer ainsi beaucoup de calculs. Des proches de l’extrême gauche favoriser Arnaud Montebourg, des gens de droite au contraire aider Manuel Valls. On peut aussi supposer des personnes qui voteraient pour l’UMP choisir le candidat le plus mauvais face au Président sortant, comme par exemple Jean-Michel Baylet (pourquoi pas ?).

Bref, cette absence de cohésion du corps électoral est assez curieuse. D’un côté, j’aurais tendance à dire : débrouillez-vous entre vous, c’est votre problème de choisir votre candidat, je m’en moque ; et de l’autre : puisque je peux influer, quel serait mon intérêt, l’intérêt électoral de ceux que je soutiens, dans cette opération ?

Aux États-Unis, il faut s’inscrire sur des listes particulières (démocrate ou républicain) pour pouvoir participer à la primaire de l’un des deux grands partis et il est donc impossible de voter pour la primaire des deux partis à la fois. Avec la méthode adoptée par le PS, on pourrait voter à la primaire de plusieurs partis si plusieurs en avaient organisé. En revanche, garder des listes d’électeurs seraient contraire au principe du vote secret.


Les avantages de la primaire

Évidemment, d’autres voient beaucoup d’avantages au principe de la primaire, à gauche comme à droite, que ce soit par exemple Jean-Luc Mélenchon (qui envisagerait l’élargissement à toute la gauche) ou Valérie Pécresse (qui l’imagine à l’UMP en 2017).

Le succès de la campagne de la primaire est déjà un fait reconnu. Il suffit de voir autour de soi, notamment parmi les jeunes générations (25-35 ans), comment cette campagne leur a instillé la curiosité de la chose politique à laquelle elles se désintéressaient totalement.

Le succès de la participation est un second fait indéniable, et ce malgré le mauvais temps, la pluie (la météo joue un rôle majeur dans la décision d’aller voter, s’il fait trop moche ou trop beau, cela favorise l’abstention).


Un moyen simple et démocratique…

Le principal avantage est d’assurer par un moyen simple et démocratique le choix d’un candidat lorsque aucun ne s’impose. Il faut comprendre : lorsque les sondages n’en légitiment aucun d’office.

yartiPrimairePS20111003

Il faut d’ailleurs saluer l’intérêt extraordinaire des socialistes à avoir organisé cette primaire alors qu’on aurait pu penser qu’ils avaient déjà leur candidat providentiel en la personne de Dominique Strauss-Kahn. Or, son éviction hors du jeu politique n’a pas eu de fâcheuses répercussions sur le PS grâce à cette procédure. Il a donc pu proposer immédiatement deux candidats de rechange (il faut comprendre : puisque les sondages montrent que deux autres candidats seraient capables de gagner un second tour à l’élection présidentielle).

C’est valable pour 2012 mais bien plus pour 2017 où il y a une nouvelle génération à l’UMP (et probablement aussi au PS). Vu la bataille pour s’emparer de Bercy, les dents sont déjà affûtées dans la majorité présidentielle entre Jean-François Copé, François Baroin, Valérie Pécresse, Nathalie Kosciusko-Morizet (entre autres) pour être le candidat de l’UMP.

Au PS, Arnaud Montebourg et Manuel Valls auront déjà pris un peu d’avance sur d’autres personnalités toutes aussi ambitieuses telles que Pierre Moscovici, Vincent Peillon ou encore Benoît Hamon.


Moins de candidats pour témoigner ?

L’autre avantage qu’il s’agirait de prendre en compte, c’est de bien comprendre la candidature de Jean-Marie Baylet qui paraissait en dehors du coup. Lorsqu’il s’était présenté au début de l’été, le président du PRG avait affirmé que son parti ne pouvait pas être absent du débat présidentiel car il avait des propositions à apporter à la nation. Mais il ne voulait pas non plus se retrouver comme l’un des acteurs d’un nouveau 21 avril.

Du coup, la participation à la primaire était un bon moyen d’avoir un écho médiatique (ce que recherchent tous les "petits candidats") sans en avoir les inconvénients (faire perdre son camp par la dispersion des voix au premier tour). Jean-Michel Baylet l’avait d’ailleurs confié à la fin du premier débat.

Le principe de primaire va ainsi réduire les risques de candidatures de témoignage qui n’ont d’intérêt que le besoin de médiatiser soit au mieux le projet, soit au pire l’ego des personnes en question, mais qui n’ont aucune utilité dans l’objectif initial d’une élection présidentielle, à savoir choisir le prochain Président de la République.

C’est probablement pour cette dernière raison que l’UMP commence à trouver quelques charmes à ce dispositif innovant…


Rendez-vous le 22 avril 2012 plutôt que le 16 octobre 2011 !

Il reste dans tous les cas que cette primaire, aussi médiatisée soit-elle, n’est qu’un épiphénomène dans la précampagne présidentielle qui s’annonce. Seulement un électeur sur dix-huit a considéré le scrutin du 9 octobre 2011 comme utile.

À trop vouloir faire croire que la primaire du PS désignerait le futur Président de la République, on oublie un peu trop qu’il y aura une bataille nettement plus redoutable dans quelques mois.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (10 octobre 2011)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Dernier débat de la primaire.
Le PS et la logique présidentielle.
La primaire et l’esprit des institutions.
Le duel Hollande-Aubry.
Dernières estimations et résultats définitifs officiels (site du PS).

Documents joints à cet article

Primaire du PS : Surprise dans la non-surprise

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Réagissez à l'article

20 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 10 octobre 2011 09:48

    N’importe quoi votre article .....


    « L’incapacité du PS à se glisser dans la logique présidentielle l’a conduit à innover de manière très intéressante : en imaginant une primaire ouverte à tous. »
    « Un parti incapable de s’organiser sans prendre à témoins ses électeurs »
    La droite veux faire la même chose en 2017 .............

    « Parmi les autres inconvénients de la primaire, on pourra citer des éléments plus anodins comme le coût des opérations (environ cinq millions d’euros et la mobilisation de soixante mille personnes, principalement des bénévoles, certes), »
    Aussi parce que des mairies de droite ont gonflé les locations de salles ..........

    « Il reste dans tous les cas que cette primaire, aussi médiatisée soit-elle, n’est qu’un épiphénomène dans la précampagne présidentielle qui s’annonce. Seulement un électeur sur dix-huit a considéré le scrutin du 9 octobre 2011 comme utile. »
    Cela démontre par la mobilisation que vous tentez de minimiser qu’un fort élan de participation des électeurs dans les grandes décisions politiques est nécessaire dans ce pays

    « À trop vouloir faire croire que la primaire du PS désignerait le futur Président de la République, on oublie un peu trop qu’il y aura une bataille nettement plus redoutable dans quelques mois. »
    Tant de rejet du nabot et de sa politique des privilèges ouvre un boulevard au PS 

    Philippe 

    • Daniel Roux Daniel Roux 10 octobre 2011 10:13

      Nier le résultat des urnes en jouant sur les pourcentages (0,8% des français ont voté pour Montebourg) est assez infantile et ne crée que de la confusion. En démocratie, seuls les votes exprimés sont comptabilisés, et c’est très bien ainsi.

      D’autre part :
      « .. ce sont quand même les 2 éléphants les plus apparatchiks qui ont gagné.. »

      Tant qu’à utiliser des mots lourds de sens, vous auriez pu écrire, qu’à l’UMP « Le Führer s’accroche au pouvoir et interdit les courants... »

      J’ajouterai que Aubry est capable d’intégrer Montebourg et donc d’accorder de l’espace à tout ceux qui ont voté contre le traité européen, c’est à dire à la majorité des français. Elle est aussi capable de le trahir, comme tant d’autres avant elle, mais ce sera à lui d’en tirer les conséquences à la manière d’un Chevènement (période Irak 1).

      Par contre, il est certain que Hollande ne laissera aucune place à cette majorité anti-mondialisation sauvage. En cela l’arrogant et européaniste mondialiste doctrinaire, Moscovici est bien choisi comme coordonnateur général.

      Je voterai donc Aubry.


      • Fergus Fergus 10 octobre 2011 10:35

        Bonjour, Daniel.

        D’accord sur le fait que cet article déforme de manière caricaturale la réalité de l’évènement et ne rend pas justice à ceux qui ont organisé cette primaire ou qui y ont participé.

        Pour ce qui du report des voix de Montebourg (pour qui j’ai voté) sur Aubry, ce n’est pas gagné. D’une part en raison de son électorat, probablement constitué d’une large part de sympathisants du Front de gauche et d’électeurs peu séduits par les autres candidats du PS. D’autre part en raison des propos tenus ce matin sur France-Inter par le porte-parole de Montenbourg qui n’a pas critiqué Hollande mais... Aubry. Réponse ce soir.


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 10 octobre 2011 11:39

        « J’ajouterai que Aubry est capable d’intégrer Montebourg »

        Comme elle a intégré Benoît Hamon : on n’en entend plus parler...


      • joelim joelim 10 octobre 2011 13:11

        Aubry a l’air plus à gauche qu’Hollande, avec Hamon. Mais Aubry est plus ou moins vassalisée à DSK, qui lui est plus à droite qu’Hollande ! Et c’est la copine d’Alain Minc. Pas sûr donc que ce critère compte. Un autre critère est l’aptitude au combat électoral et l’intelligence présidentielle, et là Hollande est mieux placé.

        Quant à moi je n’irai pas voter pour un éléphant, d’autant qu’aucun des deux n’est mon candidat de 1er tour.

      • Daniel Roux Daniel Roux 10 octobre 2011 17:50

        Vous avez vos raisons mais « Flamby » a failli couler le PS alors que Aubry l’a clairement remis en ordre de bataille.

        Il y a des décisions courageuses et structurantes à prendre et « Flamby » est ainsi nommé parce que justement, incapable de prendre des décisions.

        Il n’y a qu’à regarder les équipes. Confier un poste de responsabilité à un type comme Moscovici est signe d’un manque total de vision politique. Hamon donne au moins l’impression de penser ce qu’il dit.

        Je ne pense pas que Aubry soit la Présidente qu’il nous faut, car trop programmée « Europe Atlantiste » mais pour ces primaires, faute de Montebourg, c’est la moins pire des 2 candidats.


      • Bulgroz 10 octobre 2011 10:23

        Dans ce scrutin qui a rassemblé moins de 4% du corps électoral Français, on a assisté à une écrasante victoire des listes présentées par le Parti Socialiste Français.

        En effet, les 5 candidats officiels du PS ont recueilli 99% des voix,

        contre 1% pour le candidat présenté par les listes d’opposition (M Baylet).

        Le message est donc clair, le temps des banques arrogantes est compté, elle seront bientôt domptées.

        Dans ce test grandeur nature, les candidats socialistes encartés au PS sont désormais les leaders incontestés du PS.


        • devphil30 devphil30 10 octobre 2011 10:34

          Très bonne reflexion , un peu démagogique mais j’aime cet humour qui présage un printemps 2012 radieux 


          Philippe 

        • Olivier Perriet Olivier Perriet 10 octobre 2011 11:53

           smiley Une ironie qui ne semble pas comprise par tous ?


        • Gabriel Gabriel 10 octobre 2011 10:25

          Nous serions surpris de voir le nombre de votant se basant uniquement sur les « on dit ». La majorité de ceux-ci, n’ont même pas lu les programmes … Quelle tristesse, le Flamby incarnant la droite molle et Aubry la gauche ultra light ! Finalement, la majorité des votants veut surtout que rien ne change ou presque. Ou alors, ceux qui protestent, s’insurgent n’ont pas cru bon de se déplacer, dommage … On aura les dirigeants et la politique qu’on mérite !


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 10 octobre 2011 11:36

            Bonjour,
            n’étant pas encarté au PS et malgré tout l’intérêt que j’ai eu à suivre les débats, il ne m’appartient pas de choisir le représentant de ce parti à la présidentielle.
            Il ne m’appartient pas de légitimer le PS comme deuxième aile du duopôle « UMPS » qui nous dirige (Baylet étant l’alibi pour dire que cette primaire était ouverte aux autres courants).
            Je suis un peu mal à l’aise, comme l’auteur de l’article, avec cette démocratie des partis.
            C’est l’affaire du PS, et vu les résultats (les deux plus insipides finissent en tête : qu’à fait Aubry depuis sa désignation à la tête du PS ?), je me félicite de ne pas m’y être mêlé : je serais quelque part engagé par ces résultats (même si on peut aussi considérer que c’est de la stratégie pure : "je soutient un tel car je ne suis opposé au PS et je veux avoir comme adversaire le plus mauvais possible/ou le plus proche de mes idées possible).

            Bon article


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 10 octobre 2011 11:37

            Bonjour,
            n’étant pas encarté au PS et malgré tout l’intérêt que j’ai eu à suivre les débats, il ne m’appartient pas de choisir le représentant de ce parti à la présidentielle.
            Il ne m’appartient pas de légitimer le PS comme deuxième aile du duopôle « UMPS » qui nous dirige (Baylet étant l’alibi pour dire que cette primaire était ouverte aux autres courants).
            Je suis un peu mal à l’aise, comme l’auteur de l’article, avec cette démocratie des partis.
            C’est l’affaire du PS, et vu les résultats (les deux plus insipides finissent en tête : qu’à fait Aubry depuis sa désignation à la tête du PS ?), je me félicite de ne pas m’y être mêlé : je serais quelque part engagé par ces résultats (même si on peut aussi considérer que c’est de la stratégie pure : "je soutiens un tel car je ne suis opposé au PS et je veux avoir comme adversaire le plus mauvais possible/ou le plus proche de mes idées possible).

            Bon article


          • Dzan 10 octobre 2011 12:40

            Je n’ai jamais été encarté à quelque chapelle que ce soit.
            Mais , je suis de gauche, tout au moins de ses valeurs universelles,et j’en suis fier.
            Hier soir rien que de voir la tronche à Copé, qui versait son fiel à son habitude, j’étais heureux.
            J’attends avec impatience, si je suis encore de ce monde, les primaires UMP avec Copé, Juppé, Fillon, et d’autres jeunes loups, qui viendront sûrement s’ajouter à la liste.

            Quelle jubilation.
            Ce ne sera pas au couteau, mais au bazooka., et surveillées ( les primaires ) par Pasqua et Guéant.


            • joelim joelim 10 octobre 2011 13:16

              Le principal avantage est d’assurer par un moyen simple et démocratique le choix d’un candidat lorsque aucun ne s’impose. Il faut comprendre : lorsque les sondages n’en légitiment aucun d’office.

              Les sondages pourraient légitimer un candidat d’office ? Quelle indigence dans ces propos. A 91 % de votes négatifs je vous suggère de publier ailleurs (un blog sur nouvelobs, le point ou autre journal de bobo sans intérêt) ou mieux vous remettre en question mais ça c’est plus dur.

              • goc goc 10 octobre 2011 16:12

                vous connaissez la différence entre l’auteur et un lémurien ??

                les deux viennent de Madagascar

                ...

                sauf qu’il y en a un qui est plus intelligent que l’autre !!


                • De la hauteur 10 octobre 2011 18:00

                  je propose que les 2,5 millions soit reverser à des associations caritatives ?


                  • SergeL SergeL 10 octobre 2011 23:16

                    Et que le montant en valeur de toutes les valises et enveloppes pour le financement de l’ UMP, soit confisqué des poches des joyeux donateurs du pouvoir actuel , au profit du remboursement de la dette qu’ ils ont habilement creusé ( 500 Milliards d’€ en 5 ans : un record absolu ! )


                    • Pie 3,14 10 octobre 2011 20:01

                      Mais si ces primaires sont un tel non-événement comme vous semblez le croire, pourquoi en parlez-vous et pourquoi sont-elles le thème de la moitié des articles aujourd’hui ?

                      Le RPR puis l’UMP ont toujours eu des habitudes de désignation de leur candidat à peu près aussi démocratiques que celles de la Corée du Nord. Est-ce parce que De Gaulle n’aimait pas les partis ? Ils sont pourtant la base d’une démocratie parlementaire normale que nous serions bien inspirés de retrouver en limitant la présidentialisation du régime.


                      • njama njama 11 octobre 2011 01:37

                        D’autre part, il renforce l’américanisation de nos institutions ...

                        comment sauver la gauche >> en disant qu’elle sombre ...
                        Genèse de l’organisation des primaires ICI

                        Pour remédier à ce problème, M. Ferrand compte « importer le modèle de think tank américain », et en particulier celui du CAP, auquel il se réfère sans cesse. C’est avec le CAP que Terra Nova (et d’autres associations) organisèrent en 2008 un voyage d’étude sur l’élection présidentielle américaine. A l’issue de ce périple, la « boîte à idées » française publiait en janvier 2009 son rapport « Moderniser la vie politique : innovations américaines, leçons pour la France ».

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