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Promouvoir l’Europe des femmes au sein de l’Union européenne

[ C'est avec la construction d'une Europe unie que se réalise la paix durable. Facteur de paix dans le monde, L'Union européenne démocratique se base sur la justice, la prospérité et la solidarité. Au sujet de l'Égalité entre hommes et femmes, la Charte des Droits Fondamentaux de l'Union européenne stipule - L'Égalité entre les hommes et les femmes doit être assurée dans tous les domaines, y compris en matière d'emploi, de travail et de rémunération. Le principe de l'égalité n'empêche pas le maintien ou l'adoption des mesures prévoyant des avantages en faveur du sexe sous-représenté... -.

 

Les lignes de résistance.

Le machisme. Ce sont les hommes qui répartissent. Le machisme n’est pas une question de génération. D’emblée, un homme inspire confiance, moins une femme. Les femmes sont moins tournées vers le collectif en entreprise que les hommes, car davantage polarisées sur la sphère familiale. La maternité. Le désir de procréer. Lors de l’entretien d’embauche, la question : « avez-vous l’intention d’avoir des enfants ? », adressée à une femme est systématique. Si la femme répond par la positive, il y a une discrimination à l’embauche. Pour quelles raisons ? Le congé maternité. La garde des enfants. Surtout sur Paris, un déficit de crèche est constaté. Le travail à temps partiel. « Toujours est-il que choisi ou contraint le travail à temps partiel alimente les inégalités entre les femmes et les hommes : inégalités de revenus présents, donc de retraites futures, aggravées en cas de divorce ou de veuvage, moindres carrières... ». « Choisi ou subi, le travail à temps partiel participe aux inégalités entre les femmes et les hommes. La communication du Conseil économique et social montre que le point névralgique des politiques d’égalité demeure l’articulation des différents temps de vie, professionnel, familial, social, personnel. Elle ouvre plusieurs pistes permettant d’intégrer cette dimension dans l’organisation du travail, au bénéfice des femmes comme des hommes et de faciliter la sécurisation et la réversibilité du travail à temps partiel. Elle souhaite ainsi promouvoir pour tous un temps vraiment choisi. » La résistance est culturelle. Dans les évaluations, les qualités masculines (rester tard le soir, leadership offensif etc) sont valorisées. Sans aucune mesure volontariste, la situation ne peut évoluer. Si les entreprises et les administrations pensent que la mixité est un facteur de compétitivité, alors la situation évoluera vers l’égalité. Comment lutter fermement contre « le plafond de verre » ? « Le plafond de verre » est la discrimination sexiste. Puisque les évolutions sont trop lentes, il faut s’orienter vers les quotas. Entre nous, avouons que les femmes subissent, déjà et depuis toujours, des quotas « implicites ». La cassure du - plafond de verre -. Si les défis pour l'émancipation furent nombreux, les éclipses de vigilances ne parvinrent à dissoudre les tensions, les déconvenues et les résistances. Et quand bien même les coups de semonces martèlent le leitmotiv des femmes, rares furent les espaces publiques et médiatiques rendant effective l'égalité et la parité hommes - femmes. Oublis curieux ou valses hésitations ? En vertu de la refondation de l'égalité des chances, et si nous brisions le - plafond de verre - ?


 

La Suède et la Norvège à la loupe


Une réussite pour la Norvège, meilleure élève en la matière. Les résultats sont probants puisque ce pays nordique, qui a imposé à ses entreprises des quotas, se distingue par un taux très élevé de femmes administratrices. La Norvège a démontré sa capacité à rééquilibrer les rapports hommes-femmes. Dans ce pays, Il y a pratiquement maintenant autant de femmes que d’hommes sur le marché du travail. La clé fut la création des garderies. La bonne pratique, c’est de concilier vie de famille et emploi, du fait du système généralisé de garde des enfants. Par exemple, un homme a droit à un congé paternité de 6 mois avec une compensation salariale de 100 %. La représentation féminine dans la vie politique norvégienne est élevée : 40 % des Députés sont des femmes. Les proportions se retrouvent au niveau local. En fait, ce résultat a été obtenu à la suite des campagnes précédant les élections, puis de quotas mis en place. Pour en arriver à un résultat si élogieux, il faut remercier la courageuse politique norvégienne de l’égalité, qui est innovante, ambitieuse et juste. De dimension générale sur le principe de l’égalité, elle a promu l’égalité des droits, l’absence de violence sexuelle, la distribution égale du pouvoir, l’indépendance économique des femmes, l’égalité des chances sur le marché du travail, l’égalité des chances pour l’accès à l’éducation. La voie est effectivement ouverte par les pays nordiques, qui sont des modèles du genre. A savoir, si la France doit s’inspirer des pratiques suédoises, sachant que la situation culturelle est différente, le débat nous renseignera. Les pouvoirs publics encouragent les femmes à une activité professionnelle. Les parents doivent acquérir une expérience professionnelle avant de donner la vie, puis la volonté politique les incite à reprendre le travail suite au congé parental. Le système social repose sur le principe de l’autonomie financière entre hommes et femmes. Le fisc et les assurances sociales placent sur un pied d’égalité les deux sexes. Chaque individu est imposé séparément. La « ristourne fiscale » pour les familles n’existe pas. La clé : l’assurance parentale. L’assurance parentale permet un taux d’activité élevé. Le partage des prestations de l’assurance parentale est le signe que le couple partage les autres responsabilités. Si l’assurance parentale est individualisée, l’objectif est que les pères et les mères se partagent avec équité le congé parental. Outre l’assurance familiale et l’imposition partagée, la Suède ouvre la voie sur le développement des structures d’accueil de l’enfance. Elle est aussi innovante concernant l’aide aux personnes âgées. La prise en charge est organisée par les communes. D’autre part, les enfants n’ont pas d’obligation d’assistance envers les parents âgés.


 

Bien que l’égalité est un principe fondamentalement ancré dans l’histoire de la construction européenne, malgré une société en mutation depuis la seconde guerre mondiale, l’égalité hommes-femmes doit devenir effective dans nos vies. Si l’égalité est une composante majeure de l’essor économique, malheureusement, trop souvent, les entreprises et les administrations ont de bonnes excuses pour refuser aux femmes l’accès aux responsabilités qu’elles méritent, pourtant ! L’objectif est bien de s’attaquer aux causes, c’est-à-dire les « racines du mal » pour éradiquer la discrimination sexiste (et donc l’accès aux femmes aux postes à responsabilité). La stratégie passe surtout par l’éducation dès les premières années pour prévenir la construction des stéréotypes.


 

Pierre-Franck HERBINET, membre de la Commission pour l'Égalité des Genres & des Chances du Mouvement Européen.
 



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Réactions à cet article

  • Par nenecologue (---.---.---.184) 3 mars 2012 12:18
    nenecologue

    Je suis pour l’égalité femme homme.


    Je suis contre la discrimination positive qui comme toute discrimination conduit à l’ostracisme.

    A travail égal , salaire égal mais à salaire égal , travail égal . Je m’explique : Une femme qui veut par exemple devenir pompier , militaire ou employée de service public dans un emploi qui nécessite une dose de travail physique doit passer les mêmes examens d’entrée que les hommes. Or on demande de moins grandes aptitudes physiques aux femmes pour pourtant exercer le même métier avec le même salaire ... Au final dans le cas du pompier ou du militaire l’homme prendra certainement plus de risques que la femme. Dans le cas du militaire , la femme fantassin n’ira par exemple pas au front ...
    Il n’y a qu’a voir les statistiques des morts dans l’armée et même dans les accidents du travail pour voir que les hommes sont sur-représentés. Dans ces cas là n’est il pas légitime que les personnes qui prennent le plus de risques soient mieux payés ?

    Pour ce qui concerne les dirigeants des entreprises , les dirigeants en place actuellement y sont arrivés à force de travail et en faisant jouer leurs relations avec les autres dirigeants , bref ceux qui avaient le plus de capacités pour y arriver.
    Si on impose une parité , l’ensemble des femmes seront soupçonnées d’avoir été pistonnée (sans mauvais jeu de mots) , ce qui fera que même les femmes qui avaient les capacités seront dévaluées aux yeux de leur collègues masculins.

    Les femmes ont rattrapé et même dépassé les hommes en matière de diplôme , laissons leur le temps de s’installer dans la hiérarchie (ce qui si on observe l’organigramme des entreprises est en train de se passer) mais ne forçons surtout pas le mouvement sous peine d’ostracisme.
    • Par easy (---.---.---.174) 3 mars 2012 13:28
      easy

      J’ai vu un reportage sur les épreuves à réussir pour devenir pompier et les femmes étaient soumises aux mêmes que celles des hommes.

      Par exemple, il faut sauter et saisir une avancée de béton surplombant une entrée d’immeuble, puis parvenir à placer ses coudes dessus puis s’y hisser complètement. Avec des seins, ce n’est pas facile du tout. Et bien les plus déterminées réussissaient.

      Il pourrait y avoir parfois une minuscule faveur que l’examinateur leur passerait pour ce genre d’épreuve mais rien ne prouve que cette facilité leur soit réellement accordée et à 1% de difficulté près, elles seraient bien soumises aux mêmes épreuves.

      Quant à l’affectation des diplômées, je n’en sais rien d’une éventuelle discrimination positive.
       
      Mais je vous vois réclamer un égalitarisme productiviste.
      Si l’égalitarisme doit se jauger sur la base du productivisme, c’est le productivisme qui deviendra le maître étalon de toute chose. Et il serait alors établi qu’à profession égale, vous produisez moins qu’un autre. Sans parler de votre déclassement vertigineux si vous perdiez un bras d’avoir trop cherché à performer.

      La productivité a certainement du sens mais il ne faut pas qu’elle devienne seule à faire sens.
      Il pourrait être prouvé qu’une équipe de forgerons bossant très durement tiendra mieux le coup et pendant plus longtemps si à 16h, ces braves bénéficiaient d’une pause thé servie par une femme aux mains toutes douces. Ce serait alors cette équipe + la serveuse qui seraient performants. Partage des revenus à parts égales alors.

      Est-ce que Gaston Lagaffe est vraiment inutile voire nuisible au Journal de Spirou ?
      Mon sentiment a toujours été que non et j’ai plus d’une fois embauché des gens parce qu’ils produisaient autre chose que du directement productif.

    • Par gordon71 (---.---.---.128) 5 mars 2012 08:40
      gordon71

      il faut sauter et saisir une avancée de béton


      c’est une contrepéterie ?

      je donne ma langue au chat...


  • Par paconform (---.---.---.146) 3 mars 2012 22:37
    Raymond SAMUEL

    Bonsoir,
    Personne, je le crois vraiment, ne veut que les femmes aient moins de droits que les hommes,
    Personne ne peut empêcher que les femmes soient physiologiquement prévues pour porter l’embryon et le fœtus et ensuite allaiter (ce qui frène les embauches, évidemment).
    De moins en moins de personnes pensent que l’activité professionnelle est préférable à la vie de famille,
    Ne penser égalité qu’au profit des femmes fausse le débat. Est-il juste de ne pas prendre les frustrations des hommes en compte (qui lutte pour l’égalité dans la vie privée, pour que les hommes qui le désirent puissent rester au foyer, avoir le même « chez soi » que leur conjointe ?) Est il juste d’« oublier » l’incidence sur les enfants ?
    L’humanité est composée de femmes, d’hommes, d’enfants et de vieillards il me semble.

    Pour atteindre l’égalité, l’auteur cite la scandinavie en exemple. Il cite seulement deux choses :
    1 - Le développement des structures d’accueil de l’enance,
    2 - les enfants n’ont pas d’obligation d’assistance envers les parents âgés.

    Quel monde préconise-t-il ? Celui d’enfants sans parents (la parentalité ne se délègue pas -du moins pas sans dommages-). Le délitement (déjà avancé) du lien familial ?

    Ne barrons pas aux femmes qui le désirent l’accès au travail et aux responsabilités, C’est un droit absolu.
    Travaillons pour que les hommes aient accès (hors grossesse et allaitement) à la vie privée, à égalité avec les femmes.
    Pour TOUT ce que nous souhaitons, pensons aux enfants (D’ABORD NE PAS LEUR NUIRE) parce que ce serait inhumain, mais aussi parce qu’en les malmenant/maltraitant nous atteingnons la société de demain.
    Sans le vouloir délibérément c’est certain, l’auteur nous pousse vers une aggravation de la mauvaise santé psychique et physique déjà bien acquise chez les générations actuelles.

  • Par gague (---.---.---.57) 4 mars 2012 19:46

    Donc si j’ai bien compris, on s’en va pour declarer les impots chacun de son coté, les enfants ne compte plus comme quote part dans notre feuille d’impots !!! donc chaque famille va payer plus d’impot !!! en plus il va falloir prendre chacun une assurance pour pouvoir garder nos bouts de choux, et une assurance par parent !!! et tout ca pour faire reculer le machisme !!! et bien là, il fait fort Pierre-Franck HERBINET, membre de la Commission pour l’Égalité des Genres & des Chances du Mouvement Européen.

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  • Par Ruut (---.---.---.197) 5 mars 2012 08:24
    Ruut

    Société féministe où l’homme Européen n’as plus aucun droit mais uniquement des devoirs envers les femmes.
    C’est déja le cas.
    La menace du divorce (qui vas te couter cher et tes enfants) contre le maris qui bosse a s’en détruire la santé pour couvrir les fraits du ménage est une réalité.

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