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Accueil du site > Actualités > Politique > Quand Vincent Peillon invite les socialistes à voter pour la motion de (...)

Quand Vincent Peillon invite les socialistes à voter pour la motion de Benoît Hamon

Vincent Peillon a une nouvelle fois, fait la preuve de tout son talent, a justifié tous les espoirs que nombre d’entre nous, à gauche, peuvent placer en cet homme d’envergure.

Interrogé en fin de semaine dernière sur I-Télé au sujet de l’intervention de Nicolas Sarkozy à propos de la crise financière, il a été à la fois clair, pugnace et, pour tout dire, brillant. Il a dénoncé avec une grande fermeté « une dramatisation incroyable, qui relève de la démagogie » et « un président inconséquent et démagogue » qui prend « les Français pour des imbéciles », un président qui est aussi « l’homme qui a vidé les caisses de l’Etat », qui il y a un an encore « voulait favoriser les subprimes en France » et qui aujourd’hui ne propose en réaction à la crise que « des mesurettes » et du « symbolique », qui ne propose en réalité rien d’autre que la poursuite « d’une politique économique qui va dans le mur », laquelle est d’ailleurs « la même depuis 2002 ».

Il a proclamé notamment, très justement, et avec force conviction, que « le problème profond d’un système financier totalement dérégulé qui est en train d’appauvrir l’économie [...] c’est le système lui-même ». Une magnifique prestation, un réquisitoire d’une dizaine de minutes que je vous invite à suivre attentivement : Vincent Peillon sur I>Télé...

Au passage, on entend Ségolène Royal qui réclame « qu’on passe des discours aux actes ». Elle a raison et c’est là toute la question. Quels actes forts poser pour répondre à la faillite globale d’un système ? Quelle politique alternative mettre en place qui soit à la hauteur des enjeux d’une crise qui ira s’aggravant tant qu’on n’aura pas transformé le système lui-même ? Quelle sera demain la ligne politique qui permettra aux socialistes de définir dans les mois qui suivront un projet à la fois crédible et ambitieux, qui posera les actes nécessaires à une transformation d’un système en fin de vie ?

C’est là bien tout l’enjeu du Congrès de Reims, en novembre prochain, où les socialistes se choisiront une ligne politique et une nouvelle direction. Les médias ne cessent de vouloir donner à croire qu’un tel congrès ne serait qu’un petit cirque minable totalement déconnecté des réalités, un sujet tout à fait mineur en regard de la crise qui frappe de plein fouet la France et les Français. C’est tout le contraire et à ce titre on ne peut que regretter que certains des responsables socialistes semblent accréditer cette idée que le débat politique ne serait rien d’autre que superfétatoire, se limiterait à un bal des ego et des ambitions personnels. C’est tout le contraire parce que le travail des politiques, au-delà de se préoccuper du présent - gouverner pour ceux qui sont dans la majorité, s’opposer et faire vivre la démocratie pour les autres -, est de préparer l’avenir - et la période actuelle de faillite du système libéral rend plus cruciale encore l’exigence d’une alternative politique.

Il ne peut donc suffire de faire un constat, fût-il brillant, de la faillite du système. Encore faudra-t-il être en mesure d’apporter des réponses. C’est là tout le problème de Vincent Peillon, car à lire la motion Collomb (Royal) qu’il a signée, on comprend aussitôt que le ralliement des barons du PS (Collomb, Guérini et Valls, entre autres...) a été très chèrement payé par une Ségolène Royal qui se retrouvait menacée d’isolement. On croyait qu’il ne s’agissait que de mettre au frigidaire sa candidature au poste de premier secrétaire (c’est-à-dire en langage moins politique d’y renoncer totalement) et de renoncer d’abord à être la première signataire de ce qu’elle aurait voulu être « la motion Royal », ce qui était déjà beaucoup. Mais, en réalité, devant la surprenante vacuité de cette motion, on comprend que les ségolénistes aient en réalité mangé leur chapeau et se retrouvent à soutenir une motion dont la ligne politique pourrait se définir comme social-libérale à la papa. Rien qui soit à la hauteur de la nécessaire transformation systémique qu’exige la crise financière et économique, écologique et sociale.

Ainsi, même le sujet pour le moins emblématique de la démocratie participative a fait les frais de cette alliance avec la droite du parti et ne fait désormais plus l’objet que de cinq lignes et autant de phrases inconsistantes. C’est dire ce à quoi il a fallu consentir pour obtenir de rompre un isolement qui aurait sans aucun doute signifié une trop cuisante défaite pour une Ségolène Royal qui souhaite avant tout préserver ses chances pour 2012. Il lui fallait avant tout limiter les dégâts, fût-ce donc à un coût politique exorbitant.

Et c’est à peu près le même syndrome qui a tout autant frappé de paralysie un Bertrand Delanoë, lequel pourtant, il y a peu encore, nous invitait à l’audace. A lire sa motion, on se demande où se trouve le « courage » et la « créativité » éponymes, tandis que ce qui néanmoins apparaît avec « clarté » est qu’être présidentiable invite par trop à la prudence pour s’aventurer en une ligne politique réellement audacieuse, qui puisse aboutir à un projet politique réellement alternatif et apte à transformer une organisation économique et sociale à bout de souffle.

Lisez la motion de Martine Aubry, vous y découvrirez les mêmes frilosités : quelques propositions intéressantes, aucune vision politique globale. On a d’ailleurs beaucoup de mal à distinguer ce qui sur le fond sépare ces trois motions très social-démocrates fin de siècle où il s’agit essentiellement de corriger un peu ici et réguler un peu là un marché qui resterait livré à un libéralisme aussi triomphant qu’arrogant et destructeur. Bref, une gauche un peu molle que l’on ne connaît que trop bien !

Pour ce qui me concerne, je suis en vérité relativement peu intéressé par les propositions précises des uns ou des autres, beaucoup moins qu’à l’articulation de celles-ci autour d’une vision politique d’ensemble. J’attends d’une motion qu’elle trace une ligne, indique une direction, propose un socle, une base de travail pour construire un projet politique global cohérent et ambitieux, qui soit davantage en rupture qu’en continuité avec un socialisme lacunaire et qui depuis trop longtemps ne parvient plus à donner un espoir à l’électorat français (pas plus que cette social-démocratie à la papa qui partout en Europe va d’échec cuisant en échec cuisant). Notons par ailleurs que nombre des propositions des uns et des autres ne seront de toute façon plus d’actualité en 2012, seront partiellement ou en totalité à revoir, sont de fait aujourd’hui assez inutiles - sauf à s’imaginer que Nicolas Sarkozy reprendrait à son compte l’une ou l’autre (et on sait que cela n’arrivera pas).

Seule la motion de Benoît Hamon me semble proposer une vision globale. Ce n’est d’ailleurs pas nouveau à la gauche du parti. Ce qui en revanche est nouveau de ce côté-là, c’est que le socle idéologique a été considérablement dépoussiéré. On est loin aujourd’hui des archaïsmes marxisants, loin des postures dogmatiques à l’utopie si réjouissante (et il en faut aussi !), mais tellement déconnectée des réalités modernes. Au contraire, nous avons là une gauche réformiste et résolument tournée vers le XXIe siècle, une gauche qui notamment a assez largement compris qu’il ne saurait y avoir de socialisme moderne hors l’écologie politique ; une gauche qui a enfin intégré dans sa pensée politique que l’urgence écologique et l’urgence sociale sont les deux faces de la même pièce ; et que cette pièce a pour nom économie de marché régulée - parce que le libéralisme n’aura jamais d’autre vision que celle du profit à court terme et qu’il s’agit donc pour la puissance publique, l’Etat, d’internaliser dans les transactions marchandes et les investissements privés le coût des externalités de moyen et long terme que sont les dégradations du tissu social et les dégâts causés à l’environnement, l’objectif étant de rééquilibrer le marché au profit d’une meilleure prise en compte du bien-être des hommes dans leur environnement, c’est-à-dire de chaque homme et femme sur l’ensemble de la planète parce que, comme dirait l’autre, tout se tient, mais là encore il ne suffit pas de le dire...

Je ne prétends pas que la motion de Benoît Hamon est parfaite de ce point de vue. Du moins, va-t-elle dans la bonne direction. Du moins, propose-t-elle une démarche globale et cohérente. Du moins, la ligne proposée est-elle à la hauteur des enjeux. Du moins, nous invite-t-elle à être en rupture avec nous-mêmes plutôt qu’à la continuité de ce qui nous a fait échouer et qui a mis la France entre les mains d’une droite ultra-libérale qui sert les plus riches et paient tous les autres de très hypothétiques promesses de retombées, cependant que toute notre économie s’effondre. Du moins, la motion Hamon est-elle en vérité la seule qui répond au besoin de rénovation du Parti socialiste, c’est-à-dire d’abord de ce projet qu’il nous reste encore à construire et que nous espérons tous.

Cette spécificité de la motion Hamon et qui en fait la qualité n’est pas un hasard : nous le savons désormais, nous ne pouvons attendre d’audace sur le champ des idées dans un contexte d’affrontement d’ambitions qui depuis trop longtemps se neutralisent. Le Parti socialiste a vécu cette même paralysie avec Laurent Fabius, Dominique Strauss-Khan et Lionel Jospin, il s’y exposera de la même manière, et s’y expose déjà, avec François Hollande, Martine Aubry, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal qui depuis des mois sont principalement occupés à creuser des tranchées et tenir leurs positions. Il est plus que temps de sortir de l’interminable guerre de succession qui se poursuit depuis la fin de l’ère mitterrandienne, plus que temps de tirer un trait sur des ambitions dont aucune ne parviendra à prendre le pas sur les autres - parce que dans le cas contraire celui ou celle-là aurait déjà et depuis longtemps pris l’ascendant sur tous les autres.

Et Vincent Peillon, donc, puisque c’est avec lui que cet article a débuté ? Je crois que celui-ci est aujourd’hui enfermé dans une fidélité qu’il ne peut s’agir de lui reprocher. Il a choisi de suivre Ségolène Royal plutôt que de jouer trop tôt sa propre partition. Or, Ségolène Royal a opté pour une stratégie personnelle qui, bon an mal an, l’a conduite à s’allier avec la droite du parti. Quand on se souvient qu’il n’y a pas si longtemps - il y a deux ans encore ! - Vincent Peillon était aux côtés de Benoît Hamon dans le NPS dont il fut l’un des artisans, on comprend jusqu’où l’a mené sa fidélité et surtout que le chemin ne serait pas long à parcourir dans l’autre sens pourvu qu’il consente à se libérer de cette chaîne qu’il n’a pas voulu briser au lendemain de la défaite des présidentielles. Aussi, je ne m’interdis pas d’espérer que le poids de la motion Hamon d’un côté, et la neutralisation des trois ego (plus un) de l’autre, puissent au final conduire à une synthèse ancrée à gauche... et dans laquelle la candidature de Vincent Peillon au poste de premier secrétaire apparaîtrait comme la meilleure garantie de l’unité des socialistes et de leur aspiration à une rénovation profonde et ambitieuse.

Nota Bene : il va sans dire que je ne réclame de personne de croire sur parole les constats que je fais. C’est bien pourquoi je vous invite à lire à votre tour très attentivement, et avec l’œil le plus neuf possible, les différentes motions dont j’ai au cours de l’article fourni les liens. Cela prend du temps, mais je demeure persuadé que l’indispensable rénovation du Parti socialiste et de son projet politique passe d’abord par la volonté des militants de s’affranchir de leurs chapelles respectives. D’abord s’ouvrir soi-même. Ce qui me permet de terminer sur cette confidence : la gauche du PS n’avait jusqu’à présent jamais été ma tasse de thé, la préjugeant certes sympathique, mais archaïque et dogmatique, datée pour tout dire... Je suis le premier surpris de sa métamorphose. J’ose dire que c’est une excellente nouvelle pour la gauche.

Lire et commenter l’article à la source : Quand Vincent Peillon invite à voter pour Benoît Hamon


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19 réactions à cet article    


  • Dedalus Dedalus 30 septembre 2008 16:06

    beaucoup de mots pour dire quoi finalement ?
    on a pas bien compris...


  • Dedalus Dedalus 30 septembre 2008 18:14

    vous avez raison. même avec moins de mots on comprends pas.

    ou alors dites juste "tous pourris", ça ira plus vite et au moins là tout le monde aura bien compris.


  • Dedalus Dedalus 30 septembre 2008 20:44

    bah là, c’est plus clair.

    mais du coup, je ne vois pas bien ce que ce commentaire fait sur cet article ou au contraire, du moins est-ce mon impression, et du moins était-ce mon intention, aborde le fond des débats, le fond des motions parmis lesquelles les miltants socialistes ont à se prononcer.

    de quelles petites phrases ârlez-vous ?
    à quoi faites-vous allusion qui concerne cet article ?

    désolé si je ne vous avais pas bien compris, mais votre propos était assez obscur. peut-être vous êtes-vous trompé d’article ?


  • moules frites 30 septembre 2008 16:03

    Bonjour,

    Je regrette vraiment que Vincent Paillon n’ai pas suivi la voie des quadras, en remorque à celle qui n’est qui fait tout pour s’extirper du P.S...

    Avec Hamon et Montebourg, il est à l’origine du NPS...

    Il a du talent et aux cotés de Benoît Hamon il a toute sa place !

    Puissent les quatras nous faire une alliance en oubliant leurs mentors (menteurs) !

    Merci,

    Moules frites


    • Dedalus Dedalus 30 septembre 2008 18:23

      "Puissent les quatras nous faire une alliance en oubliant leurs mentors"

      C’est en effet, je le crois, l’espoir qu’il nous faut nourrir.

      or Vincent Peillon, hier chez Karl Zéro a semblé prendre un peu ses distances, un soutien loyal à Ségolène Royal mais sans plus. on l’entend d’abord admettre qu’il n’y avait que 3000 militants au Zénith quand 4 à 5000 sont anoncés et 6000 étaient attendus, puis dire à propos de Ségolène Royal :

      "on peut critiquer aimablement..."

      "on n’a pas la même culture pas le même itinéraire..."

      et même : "je ne suis pas ségoléniste..."

      je veux y voir comme la pointe d’une petite prise de distance, le début de ce "putch peilloniste" (donc tout en douceur) que nous sommes nombreux à espèrer.

       



      • Daniel Roux Daniel R 30 septembre 2008 18:49

        Hamon et Peillon formeraient une bonne équipe. Le premier a montré son courage politique et le second est un bon organisateur.

        Parlons aussi des nationalisations nécessaires.

        Peut on imaginer qu’une entreprise essentielle aux Français dépende d’une entreprise étrangère ou cesse son activité en cas de faillite par exemple ? Certes non. La ligne et la distribution de gaz et d’électricité, la distribution d’eau mais aussi la poste et les lignes télécom, au moins une grande banque présente sur tout le territoire nationale, devraient être nationalisés.

        La plupart des entreprises monopolistiques actuellement aux mains d’actionnaires privés étaient la propriété des Français et leurs ont été volés lors de mascarades de privatisation pipées sous Chirac, Balladur et Jospin.

        Il est dangereux de laisser au seul Marché, et donc à des intérêts privés des secteurs aussi indispensables et stratégiques. Pour le coup, nous sommes tous pris en otage.

        Qu’elle motion socialiste le propose ?


        • Mysticman Mysticman 30 septembre 2008 21:58

          Ce n’est guère surprenant que Vincent Peillon retourne sa veste. Il est déjà beaucoup plus proche d’Hamon idéologiquement. Il fait parti de ces socialistes qui malheureusement acceptent l’alliance nauséabonde avec LO et le NPA.
          Une preuve, en 2005, lors du référendum sur le TCE, Peillon a milité pour le non comme Hamon.
           Je sais qu’à gauche et au PS particulièrement, beaucoup de militants et de sympathisants souhaitent faire la même chose que ce que la droite démocrate et républicaine a fait en rejettant et combattant efficacemment l’extrême droite.

          Le socialisme d’Hamon n’est pas crédible pour les années à venir et je pense que les militants PS voteront en masse pour Aubry, Belanoé et Royal et peu pour Hamon qui satisfait je pense beaucoup plus des militants PCF et du NPA que des membres de son parti qui sont majoritairement social-démocrates avec biensûr des différences de points de vue et d’idées.


          • Mysticman Mysticman 30 septembre 2008 22:06

            Peillon me fait marrer. C’est lui le démagogue eurosceptique qui déballe son péssimisme bien-pensant digne des discussions de comptoir sans rien proposer de choses positifs et crédibles.


          • octavien octavien 30 septembre 2008 23:31

            "alliance nauséabonde avec LO et le NPA."
            "Je sais qu’à gauche et au PS particulièrement, beaucoup de militants et de sympathisants souhaitent faire la même chose que ce que la droite démocrate et républicaine a fait en rejettant et combattant efficacemment l’extrême droite. "

            Il faut se calmer là maintenant, parceque ce genre de comparaison est complétement vomitive !

            Aux dernieres nouvelles ni LO ni La LCR futur NPA (ou son futur nom) ne basent leur idéologie et leur action politiques sur le racisme et autres amabilités.
            On peut penser ce qu’on veut de Besancenot mais l’associer incidieusement à un JM Le pen connut pour ses "dérapages" très contrôlé reléve de la plus pure malhonnêteté intellectuelle


          • Gilles Gilles 1er octobre 2008 11:16

            ce que la droite démocrate et républicaine a fait en rejettant et combattant efficacemment l’extrême droite.

            Oui et ça..... Absorber les valeurs de l’extrême droite, plagiant son discours et ses slogans les plus décriés, c’est combattre efficacement ?
            Créer un ministère de l’Identité nationale et de l’immigration, c’est lutter contre l’extrême droite ?
            Faire de la police un instrument unique de répression avec plus de pouvoir, plus d’armes,
            c’est lutter contre l’extrême droite ?

            Non, c’est se rallier !


            L’extrême droite n’est pas morte en France, la moitié de ses électeurs ont juste élus celui qui parraissait le mieux à même de réaliser leur programme. Leurs idées sont encore bien vivaces


          • Gilles Gilles 1er octobre 2008 11:38

            Je suis allé lire la motion Hamon

            Il reste au PS des progressistes de gauche, c’est acquis. D’ailleurs nombres de leurs propositions se retrouvent plus ou moins au PC et à l’extrême gauche

            J’espère que cette motion réunira un paquet de socialistes, seule possibilité pour moi, de voter pour ces gens là un jour


            • franc 1er octobre 2008 15:47

              Il me semble que Hamon soit le seul qui soit un vrai politique du moins il est moins pire que les autres-----------------------------------et si les militants socialistes sont un peu moins cons ou un peu plus intelligents ils voteront pour hamon le seul qui soit capable de rassembler à gauche en étant du côté du NON au TCE tout en étant le plus raisonnable 


              • Mysticman Mysticman 1er octobre 2008 22:08

                A Gilles et Octavien

                Vous avez déformez mes propos ! D’abord je n’ai jamais comparé Besacenot à Le Pen. Besancenot pour moi c’est un Pasqua de gauche car il n’a pas que des idées extrêmistes non plus et ce n’est pas un tortionnaire révisionniste comme Le Pen.
                Mais on sait depuis quelques années années qu’Arlette Laguiller préfère Le Pen à Chirac ou à Sarkozy.

                L’extrême droite n’est pas morte malheureusement ! Mais amalgamer la droite républicaine à elle ce n’est pas la combattre efficacement ! Le Pen incarne non seulement l’extrême droite mais aussi une petite partie de l’extrême gauche rouge-brune.

                 La droite républicaine et démocratique va sur les thèmes de la sécurité et de l’immigration. Je ne dis pas que la droite a toujours des bonnes solutions mais la gauche n’en a pas toujours eu des bonnes lorsqu’elle exerçait au pouvoir.

                 Le CNI (parti ne fait plus parti de Vanneste) de l’UMP mais ça ce n’est pas grâce à la gauche. Restent toujours quelques néo-souverainistes comme Jacques Myard, l’équivalent d’un Hamon de droite à l’UMP.

                Quand la gauche plurielle de Jospin était au pouvoir a-t-elle fait mieux en politique d’immigration et de sécurité que le gouvernement actuel ?

                Je ne le pense pas. Et le fait que Le Pen est arrivé au second tour en 2002 en est une preuve.


                Tout comme le PS va parfois sur les thèmes de l’extrême gauche pour récupérer une partie de l’électorat.

                Hamon fait parti de cette gauche du PS qui fait des alliances nauséabondes (dans les manifs, les meetings ou élections municipales) avec LO et la LCR


                • Mysticman Mysticman 1er octobre 2008 22:17

                  Le fait de ne pas avoir d’idées crédibles en prétendant combattre l’extrême droite ce n’est pas se rallier peut-être ?

                  C’est ce que fait pourtant Arlette Laguiller et quelques autres aussi à l’extrême gauche. Quand on parle de l’alliance rouge-brune, on sait de quoi on parle. Un exemple lors du non au TCE en 2005. Je ne mets pas ceux du PS comme Mélenchon ou Montebourg qui ont pourtant voté non dans le même paquet je précise. Je critique ceux qui se permettent de dire tout et n’importe quoi, pratiquent le délit de sale g... et n’ont pas d’idées crédibles. Ben ceux-là je les reconnait très vite.


                • octavien octavien 1er octobre 2008 23:32

                  "Hamon fait parti de cette gauche du PS qui fait des alliances nauséabondes (dans les manifs, les meetings ou élections municipales) avec LO et la LCR "

                  Et rebelote, je ne vois vraiment pas en quoi un rapprochement avec LO ou la LCR serait "nauséabond" vraiment là il faut m’expliquer, je ne vois pas.

                  Quel est le tort d’Hamon à vos yeux franchement est ce de ne pas vénérer aveuglément les dieux marché et libre échange ? (ils ont du plomb dans l’aile en ce moment il pârait).
                  Quel est le tort de Besancenot : de dire que les grosses entreprises qui délocalisent doivent rembourser les subventions et autres aides qu’elles ont perçues ? (cela me paraît etre la moindre des choses !)
                  Quant à Laguiller elle ne fait que répêter des slogans qui ne risquent pas de casser trois pattes à un canard...

                  Ps : savez vous pourquoi la main du marché est invisible ? parcequ’il est manchot !


                • Mysticman Mysticman 2 octobre 2008 16:36

                  D’autres personnes du PS, de l’UMP, du Nouveau Centre, du PRG et chez les Verts dénoncent la même chose qu’Hamon sans démagogie, ni caricature.

                  Besancenot dénonce trop justement les licenciement mais devient démago quand il s’agit d’avoir des bonnes solutions. Il est carrément anti-réformiste et contre l’économie de marché concernant les grosses entreprises. Je suis pour que une meilleure maîtrise des subventions et autres aides publiques à a base. Il ne sait pas négocier quand ça peut aller dans le bon sens quand des emplois peuvent être "sauvés" même si c’est de la précarité. 


                  • Mysticman Mysticman 2 octobre 2008 16:48

                    Oui le rapprochement de la LCR et de LO est nauséabond surtout avec le second quand on sait que ce parti sait bien cacher sa doctrine populiste, anticapitalisme stalinien, anti-mixité...

                    Quand à la LCR, ce n’est pas très clair en ce qui concerne Rouillant. Bien qu’ils n’en veulent pas aux dernières nouvelles, ils disent qu’il a payé sa dette à la société ce qui peut paraître ambigue en effet. Pour ma part je considère que la LCR fait parti de la gauche de la gauche sur l’échiquier politique et non de l’extrême gauche. Mais Hamon incarne la gauche de la gauche ce qui attire les chevènementistes et les trotskystes dans les futures alliances anti-libérales ce qui me paraît démagogique et non crédible car il refuse de tendre la main à l’aile social-démocrate du PS accusée de "dérive droitière".

                    Pour moi Hamon est un pilier anti-libéral d’une gauche de la gauche aux variantes souverainistes et altermondialistes. Une gauche socialo-communiste comme différemment on a une droite conservatrice gaulliste avec des types comme Dupont-Aignant, Dassault, Myard et quelques autres qui ne sont pas crédibles pour les années à venir dans la vie politique française






                  • raslebol 3 octobre 2008 23:51

                    Merci " Dedalus" , vous exprimez très exactement , que je pense, mais que je n’aurai su exprimer avec autant de pertinence.

                    Encore merci
                     



                    • mat31 14 octobre 2008 15:37

                      Je ne suis pas d’accord avec toi Mysticman.
                      A mon sens, Hamon représente plus le futur que d’autres courants du PS, et encore plus que les partis du centre et de la droite. Oui il est anti-libéral, et alors ? il a le droit de mettre des freins au tout marché ? je pense même qu’il doit en a le devoir. Que signifie pour toi souverainiste ?
                      Et comment oses-tu comparer Hamon a qqn de droite ? Arrête les amlgames facheux que tu proposes depuis le début de tes coms de cet article.
                      Lui a des idées claires sur bons nombres de sujet, il a des idées sur la crise financière, sur l’écologie et sur le rôle de l’Etat dans la société et l’économie. Cela me correspond tout à fait, et même si je ne suis pas au PS, j’espère que cet personne en prendra la tête, car à mon sens il incarne de vraies nouvelles idées par rapport à tout ce qui a été entendu depuis des années, tant de la droite, que du PS, et que même du PC et LCR.
                      Pour moi c’est un renouveau, peu importe l’âge de la personne. Il incarne l’avenir, et j’aurai plus confiance en lui qu’en Hollande (pour ne citer personne) ou d’autres.

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