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Accueil du site > Actualités > Politique > Réforme des régimes spéciaux de retraite : Et nos Elus ?

Réforme des régimes spéciaux de retraite : Et nos Elus ?


Le discours : « Basé sur la répartition (financement par les actifs), le système de retraites français comporte aujourd’hui beaucoup d’exceptions et de spécificités puisqu’il ne compte pas moins de 37 régimes différents. »

Parmi ces 37 régimes différents, le régime spécifique des élus de la République est-il comptabilisé ? Sera-t-il réformé pour « une réforme intelligente, juste et équilibrée »

Au fait c’est quoi la retraite de nos élus ? Pour le savoir je vous invite à visiter le site http://www.politiquemania.com/salaire-elus.html

Le Président de la République :

Lors de sa cessation d’activité, le Président a à disposition :

  • un appartement de fonction meublé et équipé, dont la maintenance et les charges, y compris le téléphone, sont assumées par l’Etat
  • deux personnes prises en charge par l’Etat qui sont affectées au service de leur appartement de fonction
  • deux policiers à titre permanent pour assurer leur protection rapprochée
  • une voiture de fonction dont l’entretien est assuré, avec deux chauffeurs
  • la gratuité sur l’ensemble des réseaux de transport publics dans la meilleure classe
  • sept fonctionnaires (un chef de cabinet, deux assistants pour le secrétariat particulier, un fonctionnaire des archives nationales et trois secrétaires)

Sa retraite s’élève à 63 000 euros par an selon la loi du 13 avril 1955.

(1) Source : Dubois, C. & Tabet, M.-C. L’Argent des politiques, Albin Michel, 2009

Bon c’est pas mal déjà ! Et bien des petits malins ont été plus loin dans leur recherche

Le régime de retraite de nos parlementaires :

Pour en savoir plus j’ai retrouvé une interview de Marie-Laure Dufrêche, déléguée générale de Sauvegarde Retraites qui date du 4 février 2010 dont voici le lien : http://inventerre.canalblog.com/archives/2010/02/09/16846160.html

Capital.fr : A l’heure où la classe politique s’empare de la question des retraites, de quels régimes dépendent les parlementaires Français ?

Marie-Laure Dufrêche : Alors qu’ils sont censés donner l’exemple, députés et sénateurs bénéficient de régimes spéciaux particulièrement avantageux. Un seul mandat de cinq ans permet aux députés de percevoir une retraite de 1.550 euros ce qui correspond, à ce que touche, en moyenne, un salarié du privé, après 40 années de travail. Mieux encore, la quasi-totalité d’entre eux cumule cette pension avec d’autres pensions, notamment celle d’élu local.

Capital.fr : Quels sont ces "privilèges" ?

Marie-Laure Dufrêche : Le régime de retraite des députés fonctionne par répartition mais leur caisse n’est alimentée qu’à hauteur de 12 % par des cotisations. Le solde du financement est assuré par une subvention votée par les… parlementaires et payée par l’Etat, donc les contribuables. Le régime des députés coûte aux Français la bagatelle de 52 millions d’euros par an, sur les 60 millions de prestations versées.

Capital.fr : Les sénateurs sont-ils aussi bien lotis ?

Marie-Laure Dufrêche : Les sénateurs peuvent aussi cotiser double et le rendement de leur régime est équivalent à celui des députés.

Le régime de retraite des élus locaux :

La France détient le record du monde du nombre d’élus au mètre carré que gauche et droite (au total environ 6000) peuvent se partager : Régions, départements, municipalités, communautés de communes, communautés de pays, communautés urbaines, parcs régionaux

Tous les élus qui perçoivent une indemnité de fonction sont obligatoirement affiliés à l’Ircantec. Les cotisations comprennent deux parts : l’une à la charge de l’élu, l’autre de la collectivité :

  • Tranche A : part de l’indemnité inférieure au plafond de la sécurité sociale. Taux de cotisation : 5,63% (2,25% à la charge de l’élu ; 3,38% à la charge de la collectivité).
  • -Tranche B : fraction de l’indemnité dépassant le plafond de la sécurité sociale. Taux de cotisation : 17,5% (5,95% à la charge de l’élu ; 11,55% à la charge de la collectivité).

Le niveau de la pension servie est directement proportionnel au nombre de points détenus dans le régime. Au moment de la liquidation, le montant de la pension annuelle est obtenu en multipliant le nombre total de points acquis par la valeur du point IRCANTEC qui est fixée deux fois par an sur la base de l’évolution des salaires de la fonction publique.

Est-ce que vous y croyez vous à « une réforme intelligente, juste et équilibrée » qui s’attaquerait aux régimes spéciaux de retraite de nos élus ? Je sais pas pourquoi, mais j’en doute !


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8 réactions à cet article    


  • iris 20 mai 2010 10:27

    et ce n’est pas eux-mème qui vont revenir sur ces privilèges ! gauche ou droite confondues
    il faudra bien que ce soit la france entière qui s’en charge-ce sera la révolution


      • frugeky 20 mai 2010 11:36

        Défense de cumuler les postes et donc aussi les pensions. Ils gardent la meilleure, revue en fonction des efforts qu’ils voudraient voir appliqués aux citoyens qui ne gagneront jamais autant qu’eux.


        • bo bo 20 mai 2010 12:49

          On ne touchent pas aux DIEUX. ....de la République....Ils sont parfaits : nous ne sommes que des médiocres cancrelas...tout juste bon à les éventer quand il fait trop chaud et à leur baiser les pieds.... smiley


          • asterix asterix 20 mai 2010 17:28

            La même retraite pour tous à l’âge de 65 ans dès 20 ans de cotisation, quelque soit le régime.
            Economies d’échelles sidérales ! Aux mieux payés de se constituer le bas de laine qu’ils veulent.
            Votez pour moi. Non seulement vous allez vous faire du fric, mais moi aussi !


            • Le péripate Le péripate 20 mai 2010 17:46

              Politiquement, il est impossible d’espérer réformer en France un régime moralement injuste dans sa conception sans passer par la case égalité pour tous de traitements, cotisations, prestations, durée, âge légal et tous les corsets qu’impose les choix collectivistes.

              C’est l’étape indispensable, et ça devrait susciter sans problème une majorité.


              • Michel DROUET Michel DROUET 20 mai 2010 19:07

                Je trouve que parler de retraite pour les élus est un abus de langage : cela signifie qu’il peuvent faire carrière dans la politique et cumuler les mandats.

                Commençons donc par interdire le cumul des mandats et limitons le nombre de mandats à deux successifs (comme pour le Président de la République).

                Outre le fait que le problème de leurs pensions serait résolu, nos chers élus retourneraient à la vie civile et prendraient peut-être mieux conscience de ce que c’est la vraie vie. 

                Il y a des députés et des sénateurs qui occupent leurs sièges au Parlement depuis plus de 30 ans. Croyez-vous que c’est avec des gens comme cela que les choses vont changer en France ? Non, leur credo, c’est « pas de vague » pour pouvoir être réélus la prochaine fois...

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