25, 26 ou 27%, peu importe le score exact. L'UMP a encaissé hier la large défaite que le parti méritait et voyait arriver depuis des mois. L'ineptie des choix de l'UMP a ouvert un boulevard à une gauche et à des écologistes qui pourtant ne séduisent toujours pas les électeurs. La droite a réussi à offrir sur un plateau à une gauche pourtant mal en point la victoire qu'elle n'attendait plus.
Entre 2007 et 2010, ce sont des millions d'électeurs séduits par sa volonté de rupture avec un "modèle" archaïque que Nicolas Sarkozy a réussi à perdre. Car que gardera-t-on des premières années de présidence de Nicolas Sarkozy ? Une réforme des régimes spéciaux qui aura coûté tant qu'il aurait mieux valu ne pas la faire ? Une réforme de l'université avortée, qui a occulté les questions essentielles de la sélection ou de la hausse des frais de scolarité ? La mise en péril des libertés par lois Loppsi ou Hadopi ? Une politique de l'immigration et de l'identité nationale qui flirte avec l'extrême droite ? Une politique d'ouverture qui a fait fuir les électeurs de droite tout en ne faisant gagner aucune voix à gauche ? L'explosion du déficit et de la dette publique ? L'envolée du chômage ?
Comble de l'idiotie électorale, le président a réussi à tout faire jusqu'à la dernière minute pour décourager les millions de français qui souhaitent des réformes libérales courageuses : quelques jours avant les élections, il envisageait de faire une pause dans le rythme des réformes, pourtant à peine existantes. Comme le notait avant les élections un chroniqueur de Contrepoints : « doit-on dès lors s’étonner que les gens qui avaient espéré au moins quelques réelles réformes, contemplant un tel morne désert, préfèrent rester chez eux, ou voter Frédéric Bastiat, aux élections régionales qui approchent ? ».
Les électeurs qui ont préféré voter en mettant dans l'urne un bulletin UMP barré du nom de Frédéric Bastiat (Collectif Antigone), s'abstenir ou voter pour un parti contestataire sont les millions de français que Nicolas Sarkozy a réussi à perdre en à peine trois ans.
Alors que l'UMP s'est infligé sa propre défaite en trahissant son programme et ses idées, ce sont ses propres électeurs que la droite doit maintenant reconquérir, en proposant un programme authentiquement réformateur, axé sur la liberté, la responsabilité individuelle. En continuant sur sa lancée de l'ultra-étatisme, c'est une réelle défaite à la Pyrrhus que l'UMP s'inflige, une défaite au coût dévastateur car la trahison des idées de liberté ne lui rapportera jamais rien. Pour l'UMP, si le parti veut se sauver, il est temps d'enfin oser un programme libéral.
Images sous licence CC 3.0 Paternité. Auteur : Collectif Antigone

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25/03 03:29 - vinvin@ eleusis Ne comprenez-vous pas que le seul intérêt économique de l’immigration est de (...)
22/03 10:51 - TiberiusIl voulait aussi sans doute écrire un vrai article.
22/03 08:14 - sycanderExcellent Gapa je recopie !! Car c’est beau ! "Quel est le propre d’une idéologie (...)
21/03 22:49 - furionon !! pas non plus une banlée historique !! Mais une branlée historique !!
21/03 22:44 - furio
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