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Accueil du site > Actualités > Politique > Relance économique. Et s’ils se plantaient tous, Sarkozy, Verts, (...)

Relance économique. Et s’ils se plantaient tous, Sarkozy, Verts, Socialistes, Anti-capitalistes ?

Les indicateurs, PIB, chômage, bourse, bilans, montrent que l’économie ne se porte pas bien. La récession est avérée. Cela arrive parfois car il est illusoire de croire qu’une croissance positive peut perdurer quinze ou trente ans. Les pessimistes évoquent une dépression. Comme en 1932. Nul n’est prophète en son pays. Nul n’est devin, surtout en économie.

Pour faire face à cette secousse économique, les dirigeants des pays occidentaux ont élaboré chacun un plan de relance. Divers ingrédients composent ces recettes financières mais la cuisine économique reste traditionnelle. Aide aux banques, soutiens des secteurs industriels considérés comme clé. Un peu de saupoudrage de pouvoir d’achat selon les pays. A vrai dire, plus personne ne semble en mesure d’expliquer ce qui se passe. Tel fut le constat de Jean-Pierre Dupuy un soir chez Taddéi. Les grandes questions sont calquées sur la métaphysique de bistrot. D’où viens-je, où vais-je ? D’où vient la crise économique et où va-t-on avec les plans de relances ?

La crise vient des subprimes dit-on. Pourtant, une crise en cache une autre. Le baril à 150 dollars, les denrées alimentaires qui flambent. C’était en plein été 2008. Maintenant ça s’est calmé. Les financiers jouant sur les marchés des matières premières ont empoché de copieux profits. Des centaines de milliards ont disparu des capitalisations boursières. L’argent est bien quelque part. On se doute bien que les spéculateurs vont repartir à l’assaut dès que la tendance sera favorable. Les raisons de la crise sont assez simples dans le principe. Premièrement, il existe des masses de monnaie considérables qui interviennent en marge de l’économie réelle. Deuxièmement, si ces masses apparaissent c’est qu’il y a disparité des revenus. Troisièmement, cette disparité est accentuée par l’existence d’une double économie. L’une est appelé économie Empire. C’est celle des grands groupes industriels, des professions à hauts revenus, des commis de l’Etat, des banquiers, des gestionnaires. L’autre est appelée Tierce économie. Elle est interconnectée à la première mais les flux monétaires y sont moins intenses.

Ce qu’on peut comprendre, c’est que la Tierce économie est dans une situation de fragilité que connaît moins l’économie Empire, même si parfois, des vagues de licenciement sont opérées. Le système économique a besoin de la monnaie pour fonctionner, un peu comme les végétaux ont besoin d’eau. Un système d’irrigation est parfois limité. En période de sécheresse, il faut parfois faire des choix. Les zones délaissées s’étiolent. En économie, le principe est analogue. L’économie Empire attire les flux monétaires, siphonnés du reste par les élites économiques et parfois politiques. Du coup, la Tierce économie n’est pas assez irriguée et la société vit une sorte d’amputation sociale. En Allemagne, un enfant sur cinq serait sous le seuil de pauvreté. Ne parlons pas des Etats-Unis, certaines zones sont sinistrées. Il vaut mieux être dans les Landes avec une maison fracassée par un arbre que dans un no man’s land dévasté par la récession économique aux States. Ces belles formules parlent mais ne disent rien sur l’avenir.

Le plan de relance proposé par notre Président, assorti des réformes déjà prévues avant la crise, vise à redonner à la France une compétitivité. Est-ce la bonne stratégie ? Les sociétés n’ont-elles comme seul horizon que de produire et concurrencer les autres, d’obtempérer devant le fétichisme des chiffres ? Le salut est-il dans la croissance ? Ces questions, les politiques se les posent depuis que les chiffres de la comptabilité économique existent et sont pris au sérieux. Autrement dit, depuis 1950, les rivalités entre URSS et USA et en Europe, un peu plus tard, mais très tôt, déjà en 1970, les oracles de Giscard sur le déclin du Royaume-Uni. Oracle avéré puisque le retour de la prospérité britannique ne reviendra que dans les années 1990. Le présupposé de ces jugements de calcul, c’est que la croissance est souhaitable pour les nations. Ce fétichisme du chiffre semble de plus en plus prégnant, avec les nombreuses officines et autres dispositions ministérielles œuvrant dans la prospective. Un énarque pur jus tel que Christian Blanc n’a pas hésité à proposer une alternative entre la croissance et le chaos. C’est une vision simple mais qui en dit long sur l’esclavage de notre société qui n’a pas d’autre issue que la fuite en avant vers plus de compétitivité, de croissance. Une folie partagée par la plupart des élites. Et acceptée par le peuple.

Que signifie au juste le plan de relance de Sarkozy ? Il traduit cette fuite en avant dans la production, la compétition. Une analyse économique livre son verdict. Sarkozy comme d’autres dirigeants renforce l’économie Empire, autrement dit, l’économie qui est responsable de la récession et de la misère sociale en résultant. Et la plupart des médias trouvent super l’hyper réactivité du Président. Je ne sais plus dans quel monde je vis. Un monde de dingues, c’est sûr, de débiles et autres décérébrés.

Quoique, comme dit Woody Allen, les méchants ont compris quelque chose que les bons ignorent. Je transpose. Les profiteurs ont compris quelque chose que les exploités ignorent.

Le Président l’a dit, il a six cerveaux, il ne peut se tromper, le seul salut est dans l’économie compétitive. Et pour y parvenir, il faut réformer. Le principe est simple, comme pour un club de sport, que ce soit des gamins de dix ans ou des sportifs de haut niveau. Ceux qui jouent bien entrent sur le terrain, ceux qui jouent mal, restent sur la touche. Et le club augmente ses chances de gagner. C’est le principe de l’économie occidentale depuis trente ans.

A l’économie compétitive, on opposera une économie nécessaire. L’économie censée servir équitablement les besoins et les aspirations d’une majorité de concitoyens. Ce type d’économie existe, il s’appelle le socialisme. Hélas, il a été fourvoyé par les pratiques politiques, notamment locales, où une assemblée de notable décide de ce qui est nécessaire et utile, encadre et materne les citoyens, pour en fin de compte, gaspiller les deniers publics pour des opérations inutiles et entretenir une bureaucratie locale bien onéreuse. Les assemblées locales de droite font comme la gauche. Nous ne sommes pas dans une économie nécessaire mais une économie bureaucratisée. Conclusion, l’économie nécessaire doit se déprendre des bureaucraties locales, voire même nationale. Le plan de relance de Sarkozy prévoit de relancer des autoroutes pas vraiment nécessaires. Mais Sarkozy n’est pas un libéral. Juste un hybride. Un dirigiste.

Alors, cette croissance, si décriée, elle deviendrait louable, carrément sanctifiée si elle devenait verte. La croissance verte, c’est un peu la seconde chance des critiques du capitalisme ayant abdiqué depuis la chute du communisme et qui veulent encore jouer un rôle en économie politique. La croissance verte, c’est le capitalisme vertueux, c’est la rédemption des profits réalisés par les acteurs du système productif vert et durable. C’est surtout une belle arnaque et une superbe connerie qui permettra aux bureaucrates verts de trouver un emploi et un bon salaires. Rien de neuf, depuis la simonie au Moyen Age, ces prêtres qui vendaient les grâces divines. Les Verts prétendent légitimer ce qu’est la croissance nécessaire. En vérité, ce n’est que la croissance nécessaire pour satisfaire leurs obsessions durables et non pas un projet, une civilisation. Un billet devrait être écrit pour faire le point sur ces écolos du durable décrétant ce qui est bon que les gens fassent pour la planète.

En conclusion, je plaide pour l’hypothèse que toutes les élites se fourvoient, se plantent, et qu’il est urgent de réfléchir à ce qu’est une économie nécessaire, au lieu de foncer dans la compétition et son faire valoir, la croissance verte. Et cette économie nécessaire, elle n’est pas anti-capitaliste, surtout pas, car le capitalisme est un système efficace pour peu qu’il soit géré par des gens intelligents, honnêtes et utilisé par des citoyens qui ne se comportent pas comme des porcs, ces cochons payeurs, des compulsifs décérébrés ayant perdu la raison ! Je crois sincèrement que les élites politiques ont des œillères et que les citoyens sont devenus borgnes.

Au final, que ce soit Sarkozy, les Verts, les Socialistes, chacun décide d’une certaine forme de croissance. Ceux qui refusent le capitalisme n’ont rien d’autre à proposer sauf leur colère. Pourtant, il y a un monde à inventer. Sarkozy, les Verts, les Socialistes, ne font qu’alimenter l’économie Empire, l’économie qui met sur le carreau des tas de gens déclassés et qui pourtant, ont une étincelle de lumière en eux, comme les enfants de Gaza.


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74 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 février 2009 11:00

    Un cartho bonne pâte que vous ne pouvez pas pifferd ?

    Désolé, j’assure l’intendance des calembourgs en absence du poète des tavernes


  • K K 2 février 2009 22:53

    bah tant qu il n’y a pas de citrouille, ca peut passer ;)


  • LA MACHINE A ECRIRE le bec-troadec ch. 2 février 2009 11:21

    Le peu d’enthousiasme (en tout cas pour l’instant) que sucite votre article témoigne de ce que vous nous dites !

    Le spéculateur a compris ce que le peuple ignore ! Je suis parfaitement en accord avec vous sur toute la ligne. Petite appartée sur les écologiste : il n’y a pas plus consommateurs que les écologistes ! Simplement leur bonne conscience sert de lunettes noires à leurs envies de consommer (le nouveau thé qui protège le coeur, les nouvelles gellules plus riches en Oméga 3, ces fameuses piles à eau, et les noix de lavage, et, et, et...)

    Les élites ne peuvent pas rechercher d’autres possibiités que la croissance, même Obama s’y refuse. Il ne peuvent car ils sont le fruit "gâté" de ce système. L’économie emprie dont vous parlez n’envisage ses employés que comme un variable, une matière première au même titre que la caoutchouc, ses clients (vous remarquerez que ce sont les mêmes !) sont étudiés sous toutes les coutures afin de mieux cerner comment on va pouvoir induire leurs envies d’achat. Tout le système économique st fondée sur l’utilisation de la population, non pas pour son bien-être, mais pour servir les intérêts de ceux qui investissent !

    Je vous renvoie à la lectures de plusieurs articles sur lesquels je suis tombé ce week-end et que j’ai trouvé fort juste. Leur juxtaposotion enrichie encore le propos de ces trois points de vus croisés sur notre société.

    Capitalisme-ou-cataclysme ?

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    • abdelkader17 2 février 2009 11:30

      Adam Smith grand prophète du malheur, jamais utopie ne s’avérera si juste.
      Partant d’une position de minoritaires et d’assiégés le long travail de sape intellectuelle des néoliberaux à fini par s’imposer devenant aux quatres coins du globe norme économique.
      Le reniements des gauches à ce qui constituait leur propre matrice intellectuelle à précipiter l’avénement des politiques néo libérales.
      les énormes disparités entre les revenus du travail et ceux du capital ont constitués tout une classe de délinquants financiers sans morale aucune, spéculant même sur les matières premières et précipitant ainsi la misère de ce que l’on nomme communément le tiers monde.
      La croissance devenue norme de régulation des sociétés occidentales pour le plus grand malheur de ses citoyens.
      La remise en cause de la religion du profit n’est pas demain, l’iniquité et l’injustice désormais au rang de valeurs du progrès.


      • Nethan 2 février 2009 14:47

        Sauf qu’Adam Smith prônait aussi l’interventionnisme de l’Etat pour qu’il assure les fonctions régaliennes mais aussi d’autres qui ne pouvait pas être effectuées autrement que par une telle structure. Ce qui pouvait inclure le transport, l’éducation, la santé... Rapportés aux technologies actuelles, on incluera l’énergie (EDF) et d’autres.

        Quand on voit ce que la privatisation de l’energie et des rails a donné en Californie pour le premier et en Royaume-Uni pour le second...

        Le problème est effectivement que ça a donné naissance à des délinquants sans morale qui veulent absolument tout privatiser même dans l’erreur, tant leur aversion pour l’Etat relève de la haine aveugle que d’un choix rationnel.

        Nous allons bientôt perdre l’education et la santé simplement parce que quelques abrutis veulent absolument capitaliser sur un bien pourtant trop essentiel pour tous, même pour eux et leurs intêrets...


      • LA MACHINE A ECRIRE le bec-troadec ch. 2 février 2009 17:32

        Les gauches n’ont jamais fait que suivre le mouvement de la société, les gauches sont, elles aussi, soumises au marché ! Elles ont le suivi le consommateur !

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      • abdelkader17 2 février 2009 11:32

        Qu’est ce que le capitalisme ?
        La privatisation des profits et la socialisation des pertes.


        • LE CHAT LE CHAT 2 février 2009 11:41

          Je crois sincèrement que les élites politiques ont des œillères et que les citoyens sont devenus borgnes.

          c’est Marine qui va être contente , le FN va faire carton plein aux européennes !  smiley


          • Candide 2 février 2009 11:50

            à l’auteur

            Comme très souvent :

            "Ils se trompent tous ! Il faut inventer quelque chose de nouveau ! Mais, je n’ai rien à vous proposer !"

            Avec ce triptyque refrain, on est vraiment bien avancé après vous avoir lu...


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 2 février 2009 11:52

              " Ceux qui jouent bien entrent sur le terrain, ceux qui jouent mal, restent sur la touche. Et le club augmente ses chances de gagner. " avez vous écrit, Bernard,

              avec une nuance, prenez n’importe quel de ceux qui restent sur la touche, et formez le du matin jusqu’au soir dès l’age de dix ans, et il obtient sa place juste derrière celui qui s’est formé dans les Favelas de Rio avec des boites de conserves. Laura manaudou a nagé jusqu’à dix sept kilomètres par jours depuis des années. Le club qui veut assurer ses chances de gagner se doit aujourd’hui de passer par la case dopage, trichage ou OPéage...Voilà où mène l’esprit de compétition qui est devant aujourd’hui, et que le monde entier envie de rattrapper. Sûr que si c’est la trame schématique du système, il n’est pas étonnant de le voir s’essouffler.

              Non, sérieusement, rien ne sert d’être puissant, fort et rapide...si l’on n’est pas, avant tout, résistant et donc, durable !


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 février 2009 13:29

                Un travailleur durable, rien de tel pour le développement durable du profit

                Un travailleur durable et jetable puis réemployable, c’est encore mieux

                Les profiteurs ont gagné la lutte des classes. La rue gronde. Pour panser les plaies de l’âme, Sarkurgo, pansement improbable, à double effet, une plaie puis un pansement


              • antitall antitall 2 février 2009 13:55

                Avant de mettre un pansement sur une large blessure ,il eût été préfèrable de désinfecter la plaie ,et de la recoudre.....c’est la gangrène,Bernard qui nous menace maintenant !


              • LA MACHINE A ECRIRE le bec-troadec ch. 2 février 2009 17:39

                Mais il n’y a rien à désinfecter ni à recoudre, nous somme juste parvenus au terme de la logique du système capitaliste.

                A force de vouloir gagner plus, on est est contraint de baisser les prix ; pour baisser les prix, il faut augmenter les cadences, encore, encore et encore, puis on licencie, puis les "chanceux" qui restent voient leurs salaires baisser, puis enfin on délocalise les emplois : le capitaliste est enfin au nirvana du retour sur investissement !

                Mais les chômeurs que sont devenus ses anciens employés ne peuvent plus consommer !

                Le système s’est mordu la queue !

                 smiley

                <script type="text/javascript" src="http://shots.snap.com//client/inject.js?site_name=0"></script> <script type="text/javascript" src="http://shots.snap.com//client/inject.js?site_name=0"></script>

              • gimo 3 février 2009 03:20

                @ L’AUTEUR
                 on nous a toujours fait croire qui fallait de la croisance... ! pourquoi et pour qui la croissance pour les riches ... plus de money en route plus de bénéfice une fuite EN AVANT + IMPOTS qui fini comme ont sait... ! avec des immanses SPOLIATIONS ET DES  dettes pour qui ? JE VOUS LE DEMANDE.... !!! 

                des fausses idées que la croissance apportait plus de travail c’estait vrai 
                 il y a 60 ans car tout etait a refaire après la guerre 
                .le pb aujourdhuit il y a de trop de tout 
                donc
                la meilleur chose est une croissance zero pour vivre bien sans gaspillage plus intelligent 
                sans speculateurs POUR CONSOMME POUR LES BESIONS SANS PLUS 
                CAR LES SEULES VALEURS SONT LA PRODUCTION NON L’ARGENT ....
                mais celui ci sert a voler la production des gens qui produisent ...
                .. ! l’ère des voleurs sera terminé
                 DU TRAVAIL il faudra toujours produit pour vivre bien mais pas pour voler
                de même que avec le progrès des machines en aura plus de temps de loisir 
                donc la croissance m’a jamais servit qu’a engraisser  les riches ... ! point 
                 les arbres ne poussent pas à l’infini .....et la croissance non plus.. !!!!...
                mais le travail oui car il faut vivre manger

                la croinssance a servit que a créer des inégalités des injustices et des voleurs 
                c’est pas socier M........ QUOI.... l’argent servait a echanger les biens  après a voler pour accaparer
                les biens nuance ....à


              • SALOMON2345 2 février 2009 12:21

                Que la caverne est confortable tant la lumière est crue, et parfois, à l’instar de Camus qui préférait sa Mère à la Justice, quel courage faut-il maintenant pour affronter la bourrasque, surtout lorsque l’agora (par sa vox populi) n’entend plus s’exprimer sur le forum qu’un "volapuk" politique incompréhensible ou un "espéranto" inaudible en réponses aux douleurs annoncées ?


                • SALOMON2345 2 février 2009 12:24

                  Que la caverne est confortable tant la lumière est crue, et parfois, à l’instar de Camus qui préférait sa Mère à la Justice, quel courage faut-il maintenant pour affronter la bourrasque, surtout lorsque l’agora (par sa vox populi) n’entend plus s’exprimer sur le forum qu’un "volapuk" politique incompréhensible ou un "espéranto" inaudible en réponses aux douleurs annoncées ?


                  • Cogno2 2 février 2009 12:48

                    "Ils se trompent tous ! Il faut inventer quelque chose de nouveau ! Mais, je n’ai rien à vous proposer !"

                    Avec ce triptyque refrain, on est vraiment bien avancé après vous avoir lu...



                    C’est vrai, mais on est guère plus avancé en continuant sur notre lancée, alors tant qu’à faire, autant chuter volontairement et se faire un peu mal, qu’attendre la sortie de piste et le sapin en pleine poire.

                    De toute façon la tendance est là, le retour de l’état, et je ne m’en plains pas, au contraire, au vu du carnage causé par la privatisation débridée, il est temps de calmer le jeu.

                    Et la, les débiles de me répondre : "ouais, tout nationaliser, les fonctionaires, les comunistes, etc, etc."
                    Ceux là, n’ont rien compris et en comprendront jamais rien.


                    • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 février 2009 13:22

                      Première étape, mettre tout en doute et envisager qu’il se trompent tous. J’ai essayer d’exposer cette hypothèse qui a le mérite d’être honnête. Je ne suis d’aucune faction, je les mettrai toute en doute ( Saint Juste, revisité par Dugué)

                      Deuxième étape, trouver une autre solution. Cette éventualité est parfaitement raisonnable. Puisque tous se plantent il n’est pas certain qu’il n’y ait pas une autre possibilité.

                      En fait cette possibilité existe. Je ne dis pas qu’elle est valide mais elle n’a pas été examinée pour diverses raisons, notamment les oeillères.


                    • Candide 2 février 2009 13:38

                      à l’auteur

                      "En fait cette possibilité existe. Je ne dis pas qu’elle est valide mais elle n’a pas été examinée pour diverses raisons, notamment les oeillères".

                      Quelle est donc cette possibilité ?


                    • antitall antitall 2 février 2009 13:57

                      Que fais-tu des paradis fiscaux ? ........tu laisses les tumeurs progresser ?...


                    • tchoo 2 février 2009 13:02

                      Commençons par remttre les humaisn au centre des réflexions.

                      L’économie au service des hommes (de tous les humains) et non les hommes au service de l’économie.

                      Cela ne résoud rien, mais doit être un postulat pour démarrer toute réflexion.


                      • Candide 2 février 2009 13:44

                        à tchoo

                        L’instauration de l’Allocation Universelle, prônée par Jacques Marseille dans la sixième et dernière partie de son dernier ouvrage "L’argent des Français", devrait répondre à votre souhait d’une économie anthropocentrique, philanthropique.

                        Voir aussi :
                        http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=47406



                      • worf worf 2 février 2009 13:32
                        Pas la peine de revenir sur les discussions et les débats concernant la crise économique que certains pensent être une panne du capitalisme ! Nous sommes conscient de l’état dans lequel se trouve notre système mais je parlerais ici d’une manière d’en sortir.
                        Dans un monde fini tel que le notre (ressources qui s’épuisent, état de la planète), continuer à prôner un système basé sur le profit auquel se mêlent bien souvent les intérêts personnels, qui ne peut croître de façon infinie, devient une aberration.
                         
                        Mais de quelle manière y arriver, pas par une loi ou un plan mais tout simplement par une prise de conscience collective à tout les niveaux, de citoyens comme de politiques.
                         
                        Produire oui mais plus dans l’optique de bien de consommation mais dans celui de bien de nécessité en répondant à des questions comme : ce produit est il nécessaire ? quel est sont impact sur l’Environnement ? dans quelles conditions est il fabriqué ?
                        L’on pourrait rétorquer que la production des biens répond à une demande mais nous savons très bien que depuis un siècle, cette demande est biaisée par la publicité, par la mode, stigmatisée par des pulsions de possession ( american way of life pour tout le peuple : une maison, une voiture, une femme !) et donc bien souvent faussée !
                        L’économie doit assurer la fluidité des échanges des biens et des services en cherchant l’équilibre et la stabilité au lieu de rechercher la croissance à tout prix.
                         
                        Il nous faut donc grandir, laisser de côté ces pulsions éphémères de consommation pour nous tourner vers l’essentiel : la qualité de vie et le progrès. Pas seulement le progrès matériel, mais aussi social, intellectuel, spirituel ainsi qu’écologique et politique (là aussi du travail nous attend !).

                        • vincent p 2 février 2009 13:59

                          Votre article plus inspiré que celui de l’autre jour sur les grèves, j’ai voté oui.

                          D’où viens-je, où vais-je ?


                          De mes habitudes de voir les choses !

                          Ces belles formules parlent mais ne disent rien sur l’avenir.

                          Ces belles catastrophes divertissent mais ne m’apprenent plus rien au présent, je sais déjà tout, je n’ai plus guère d’esprit, je rève encore d’un bel avenir auprès des astrologues, j’ai encore besoin que l’on me rassure avec de belles formules bien écrites à l’avance. L’homme d’aujourd’hui qui prétend avancer.

                          Et acceptée par le peuple.

                          Même dans le peuple nous pouvons parfois rencontrer des gens très bien, qui n’acceptent pas tout.

                          Un monde de dingues, c’est sûr, de débiles et autres décérébrés.

                          Plus tôt nous nous en apercevrons et mieux nous nous porterons au paradis. Pourquoi nous ne sommes pas tous enfermés dans ce monde de fous ? Et bien tout simplement parce qu’il n’y aurait plus assez de places pour pouvoir tous les soigner, c’est l’industrie pharmaceutique ou marchande si couteuse.

                          Mais Sarkozy n’est pas un libéral. Juste un hybride. Un dirigiste.

                          Bref, un beauf quoi ne sachant plus se maîtriser, il faut aller vite !

                          En conclusion, je plaide pour l’hypothèse que toutes les élites se fourvoient, se plantent, et qu’il est urgent de réfléchir à ce qu’est une économie nécessaire, au lieu de foncer dans la compétition et son faire valoir, la croissance verte.

                          Ce n’est pas qu’une hypothèse croyez le, ce n’est pas en effet avec un tel vocabulaire ambiant que nous nous en sortirons tous vivant demain, c’est la croissance folle d’un mode de penser ou de parler, une
                          autre forme de protectionnisme beaucoup moins avouable sur le fond.

                          Et cette économie nécessaire, elle n’est pas anti-capitaliste, surtout pas, car le capitalisme est un système efficace pour peu qu’il soit géré par des gens intelligents, honnêtes


                          Je me méfie souvent des gens qui me parlent des systèmes plus efficaces que d’autres, je ne sais pas d’ailleurs si j’ai davantage raison d’en faire davantage attention ?

                          et utilisé par des citoyens qui ne se comportent pas comme des porcs, ces cochons payeurs, des compulsifs décérébrés ayant perdu la raison !

                          Allons nous ne sommes pas tout comme cela, ce n’est qu’un grand lavage de cerveau actuel, il y a d’ailleurs beaucoup de bugs à voir dans la programmation, leur code est grandement foireux.

                          Je crois sincèrement que les élites politiques ont des œillères et que les citoyens sont devenus borgnes.


                          Je crois sincèrement qu’il n’en sera pas toujours ainsi, des géants aux pieds d’argile...
                           
                          Ceux qui refusent le capitalisme n’ont rien d’autre à proposer sauf leur colère.

                          Ceux qui refusent continuellement de voir le bien qu’il y a dans le capitalisme ou le socialisme ne font bien sur pas vraiment avancer les choses, car plus on lutte désespérément avec courage et injustice contre
                          une chose et plus cette chose en finit fatalement par avoir le pouvoir et le dessus sur vous, tôt ou tard,
                          vous y pensez tout le temps et alors c’est la colère, la division et la guerre partout dans les êtres et les coeurs. Des livres ont d’ailleurs été très bien écrits partout pour mieux entretenir encore plus longtemps cela dans les êtres et les sociétés, c’est le grand sortilège d’un monde voyez vous...

                          Pourtant, il y a un monde à inventer.

                          Comment voulez faire passer quelque chose de mieux, face à des gens qui veulent souvent occuper toute la place, la tribune, la scène, inventer un monde nouveau avec des gens qui prennent autant de place dans l’esprit des autres, jour après jour au quotidien, matin et soir, mission impossible vous ne croyez pas ?



                          • Marc P 2 février 2009 14:12

                            Bonjour,

                            "Je crois sincèrement que les élites politiques ont des œillères et que les citoyens sont devenus borgnes",

                            Si l’on ajoute le constat consternant selon lequel "la cécité de la main invisible fait loi", Adam Smith que j’admire tant doit se retourner sur son nuage au paradis...

                            Et depuis que j’ai appris que dans 1 litre de thé , il y a 120 litres d’eau virtuelle (mais réellement utilisée) et dans un kilo de boeuf 13,5 tonnes d’eau...,
                             
                            http://fr.wikipedia.org/wiki/Eau_virtuelle

                            j’avoue que la science écolo-économico-financière a une longue route devant elle... et que Dupuy n’a pas fini de nous l’expliquer...


                            Bonjour chez vous !

                            Marc P




                            • PapyJC_78 2 février 2009 16:12

                              "Et depuis que j’ai appris que dans 1 litre de thé , il y a 120 litres d’eau virtuelle (mais réellement utilisée) et dans un kilo de boeuf 13,5 tonnes d’eau..., "

                              Je crois qu’il faut, pour être objectif, relativiser cette notion d’eau virtuelle, au minimum pour la part d’eau concernant l’irrigation. L’eau d’irrigation retourne tôt ou tard à un océan et subit le cycle habituel de l’eau qui en fait revenir au moins une partie sur la terre ou pousse le thé et/où broute le boeuf (qui rejette aussi une grande partie de l’eau qu’il boit).


                            • Marc P 2 février 2009 16:49

                              Bonjour Papy,

                              D’accord pour relativiser , mais d’accord aussi pour ne pas perdre de vue cet angle d’approche, car l’évaporation de l’eau de mer est un traitement naturel certes, mais chronophage si j’ose dire et c’est Benjamin Franklin lui même, politique et physicien qui nous a asséné l’adage autant que le seul traité d’économie en 3 mots que je connaisse... (on le lui atribue)

                              "Time is money"...

                              Le temps du pétrole rare s’annonce, celui de l’eau douce chère "émerge"... et pour cause...

                              bien à vous...



                            • PapyJC_78 2 février 2009 17:09

                              Bonjour Marc,
                              Nous sommes bien en phase.
                              cordialement


                            • Frabri 2 février 2009 14:16

                              L’économie n’est pas un jouet, elle n’est pas faite pour être relancée. A force de la relancer ils ont fini par la déglinguer, elle est naze, c’est plus la peine de la relancer il faut la jeter a la poubelle et en faire une toute neuve, et il faudra en prendre soin, il faudra pas s’amuser a la relancer.

                              Pour cela comme le dit Hervé Kemps il faut sortir du capitalisme.

                              http://www.article11.info/spip/spip.php?article237


                              • antitall antitall 2 février 2009 14:35

                                "Et il nous faut garder en tête qu’on agit avec plus de de force et d’efficacité quand on est mu par le désir de réaliser quelque chose. A nous de savoir vers où on veut aller : le nouveau monde, ou l’asservissement."

                                Une bonne phrase !!! ce monsieur respire le bon sens.....excellent !


                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 2 février 2009 15:06

                                Bonjour Bernard,

                                Tu en dis trop ou pas assez : comment peux-tu concilier le refus de la croissance pour la croissance et la capitalisme vertueux, à défaut d’être vert, pour lesquels tu milites.
                                 
                                1) Un capitalisme vertueux (qui rechercherait pas le profit pour le profit maximum des seuls actionnaires) est-il possible, si tant est qu’il ait un sens ?

                                2) Un capitalisme sans croissance du profit et du marché a-t-il un sens ? Et si oui lequel et à quelles conditions ?

                                La seconde question commande la première...


                                • Marc P 2 février 2009 16:55

                                  La décroissance négative peut êlle être vertueuse... ?

                                  Pardon, je me laisse aller quelques peu alors que le sujet mérite une studieuse réflexion...

                                  Pour l’anecdote, comment les Russes ont ils appelé le jeu de "Monopoly" quand le mur a chu ?
                                  "Manager", car le monopole ils espéraient en avoir fini avec...


                                  Une seule solution, l’égoïsme altruïste... qui a dit "un truïsme" ?


                                  Marc P


                                • Emmanuel Aguéra LeManu 2 février 2009 17:18

                                  Alors-là je vous tiens petit chenapan ! Vous avez bien parlé de "décroissance négative"  ?
                                  Je croyais n’y rien comprendre. J’en suis maintenant sur...


                                • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 février 2009 17:51

                                  Léon, au lieu de réfléchir intelligemment, à répliqué à Sylvain un sarcasme dont il est coutumier ici. Léon est borgne ou s’il est instruit, il aime bien enfoncer le crayon dans l’oeil du voisin pour le rendre borgne et se rendre intéressant.

                                  J’ai opposé à une économie Empire de compétition une économie nécessaire à concevoir

                                  L’économie de compétition a pour fétiche le PNB et pour une entreprise, c’est le chiffre d’affaire entre autres paramètres

                                  Le contraire d’une économie de compétition n’est pas une économie décroissante

                                  La croissance est le fétiche des capitalistes

                                  La décroissance est le fétiche des moralisateurs écolos, alter, baba, bobo


                                • antitall antitall 2 février 2009 21:13

                                  "La décroissance est le fétiche des moralisateurs écolos, alter, baba, bobo"
                                   
                                  Pauvre Bernard,t’as pas tout compris.....ou tu ne veux pas comprendre,ce qui est plus grave,t’es pas vieux,tu finira par piger quand-même,wait and see smiley retire vite tes économies de la bourse.....avant d’être complétement ruiné...


                                • ddacoudre ddacoudre 2 février 2009 23:34

                                  cela fait un moment que je n’avait pas lu un de tes posts.
                                   je trouve provocante ta question mais je n’y répondrais pas à la place de celui que tu interroges. il n’y aura pas de miracles seul les citoyens y croient, c’est pour cela qu’ils avait élu un l’illusionniste qui sort le lapin de son chapeau.

                                  le capitalisme issus de l’industrialisation ne vas pas disparaitre, c’est la création de capital par une répartition inégalitaire qui doit disparaitre, ce qui ne fera pas disparaitre la concentration des capitaux qui se fera seulement sur l’épargne de tous plutôt que par la seule fortune de quelques oligarchies.

                                  sauver les banques et les remettre en route pour leur rôle central est vital pour que tout ne s’écroule pas. pour autant, il faut que le pouvoir politique retrouve la main pour accompagner et préparer l’avenir qui se dessine et dont tous les experts s’accordent à dire que cela se fera dans la recherche de productions propres.

                                  ainsi palier cette crise du système bancaire induite par la redistribution inéquitable des richesses qui ont été redistribuées au travers du commerce, n’est pas une finalité si cela est pour aboutir a la continuité de ce commerce mondial.

                                   

                                  il est clairement compréhensible que malgré le choc les puissants vont se refaire une santé et ils risquent face à leur grande peur de verrouiller encore plus le système en prétextant de le soustraire aux crises, ce qui serait pire, mais dont je présents que ce sera ; car donne moi une seule bonne raisons pour qu’ils baissent les bras, alors qu’ils n’ont aucun adversaire valide. il reste à construire demain avec ce qui est aujourd’hui et qui ne peut disparaitre d’un coup de baguette. cette nouvelle direction ce ne sont pas ceux qui sont aux commandes qui nous la feront prendre je suis d’accord sur le fond avec duguet.

                                  il ne peut pas en être autrement nous avons par la pensée unique mis sous silence toute autre manière de penser, aujourd’hui se vide est un obstacle au changement de transition.

                                  Ton parti n’est pas encore en état de pouvoir assumer le présent pour lequel il doit se reconstruire et de préparer un avenir autre que celui qui nous met dans la merde sur tous les aspects.

                                  et vous ne pourraient pas prétendre vouloir préparer le futur si vous ne renonçaient pas à l’Europe libérale entrepreneuriale qui est devenu le carcan empêchant toutes innovations politiques.

                                  ce n’est pas de cet étau que voulait les pro européens, ils voulaient un état pas une entreprise, même s’ils avaient compris que c’est par le commerce que cela adviendrait, ce qui ne signifiait pas lui donner le pouvoir.

                                  reprendre la main veut dire recouvrer le pouvoir démettre de la monnaie pour allez dans la voie de la production propre que ne prendront pas les puissants si elle ne leur rapporte pas du fric, et les seuls qui peuvent soutenir des innovations propres mais pas suffisamment rentables sur les critères capitaliste ce sont les ETATS.

                                  cordialement.





                                   


                                • ddacoudre ddacoudre 2 février 2009 23:35

                                  bonjour reboul le post au dessus est pour toi


                                • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 3 février 2009 09:46

                                  Je ne vois pas dans votre réponse à une question posée à Bernard, une solution internationale à un problème international qui, que vous le vouliez ou non, est tel et le restera : le fétichisme de la monnaie nationaliste dont vous faites profession ne garantirait en rien contre le simple fait que les monnaies sont impliquées dans des échanges internationaux, sauf à revenir à un protectionnisme verrouillé digne des ex-pays de l’est, mais quid de la dimension internationale de toutes les grandes entreprises en France, quid du fait que nos PME souffrent de la difficulté d’accès au marché mondial ?

                                  La valeur d’une monnaie ne se décide pas par la volonté souveraine d’un état national (sauf en Chine justement avec les conséquences politiques et sociales que l’on sait), elle est toujours relative à celle des autres en particulier du dollar et si le franc franchement franchouillard était ressuscité, il s’apprécierait par rapport au dollar, Mark ou à l’Euro que les autres conserveraient peut-être dans le cadre du marché international.

                                  J’ajoute que si l’on pense que le souci écologique doit être mis au centre de de la vie économique, il est absurde de vouloir faire de l"économie une affaire purement nationale...


                                • Elson Elson 2 février 2009 15:52

                                  @ l’auteur

                                  Vous semblez méconnaître l’évolution de la pensée politique chez les écologistes : je vous renvoie au manifeste du mouvement europe écologie pour les prochaines élections européennes http://www.europeecologie.fr/manifeste . Ils décrivent une voie alternative à celles que vous décriez, une voie raisonnable et désirable, plaçant l’homme et son environnement (et non plus le simple profit) au centre du projet de société.

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