Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Rétrospective sur l’échec du RMI

Rétrospective sur l’échec du RMI

En 1945, les grandes formations politiques partagent la conviction profonde que l’instauration de la Sécurité sociale va résoudre définitivement le problème de la pauvreté en protégeant chaque individu. Il est dans l’esprit que subsisteront seules quelques catégories résiduelles. Et effectivement, sous les Trente Glorieuses, la pauvreté a énormément reculé au point qu’elle perd son statut de question politique. Grâce à la Sécurité sociale, la classe ouvrière a été intégrée et n’a plus connu les problèmes de santé, de logement ou de nourriture. Au milieu des années 1970, la question de la pauvreté va pourtant de nouveau s’imposer comme incontournable. En effet, on découvre qu’il y a de plus en plus de gens non protégés et on parle de « trous dans le filet de protection de la Sécurité sociale ».

C’est dans ce contexte-là qu’émerge l’idée d’un revenu minimum que l’on appelle aussi « l’impôt négatif ». Cette idée est historiquement ultra libérale ; elle est née aux Etats-Unis sous Nixon, qui en avait fait le fer de lance de sa campagne. Les USA sont un pays alors (et toujours) où il n’y a pas de protection sociale et où coexistent la plus forte richesse mondiale et une des plus fortes pauvretés parmi les pays développés. Libérale, car l’objectif est de décharger le secteur économique du « poids » social que représentent les exclus. Ainsi, en 1974, Lionel Stoleru explique, dans son ouvrage Vaincre la pauvreté dans les pays riches, qu’il faut cesser de dépenser de l’argent dans la lutte contre la pauvreté et créer un revenu minimum d’existence. Tout en réservant la protection « classique » aux assurances privées, il est du devoir de l’Etat d’assurer un plancher financier pour les plus démunis. La socialiste Nicole Questiaux formule une critique très virulente des idées avancées par Lionel Stoleru, en supposant par exemple que cette logique, si elle était appliquée, conduirait indéniablement à la déstructuration de la protection sociale, et avertit que le revenu minimum aboutirait, à plus ou moins moyen terme, à la considération ses bénéficiaires comme des citoyens de seconde zone.

En 1981, les socialistes arrivent au pouvoir. Nicole Questiaux devient ministre de la Solidarité nationale dans le gouvernement de Pierre Mauroy. Préoccupée par la question de la pauvreté, elle demande alors une enquête sociale d’envergure dont les résultats ne seront jamais rendus publics. Pierre Bérégovoy explique : « Il n’est pas opportun de porter sur la place publique un dossier qui n’est pas bon politiquement. » L’hiver de 1983, exceptionnellement froid, provoque plusieurs morts de sans-abri, situation prise en relais médiatiquement par Coluche et l’abbé Pierre. Ce dernier, populaire par son appel de 1954, s’empare alors de la question en délivrant un discours qui va littéralement détonner dans les médias et surtout bousculer le gouvernement, qui est, de plus, socialiste, donc qui incarnait pourtant une espérance. Le problème de la pauvreté revient dès lors au premier plan et s’impose comme incontournable pour l’action politique. Un programme de lutte contra la pauvreté est alors lancé, ayant pour bénéficiaires les parents isolés, les services d’urgence pour les sans-abri et le développement d’une formation de travailleurs sociaux issus de catégories défavorisées. Le dernier point est très vite abandonné. Le programme se répète à l’hiver 1984 avec une enveloppe budgétaire qui passe de 60 à 500 millions de francs ; il aura lieu de même en 1985 et 1986. Ces crédits ont été adressés en priorité aux grandes associations caritatives, ATD Quart monde et Emmaüs. Cependant, très vite, ces associations ont dénoncé une mascarade qui vise à cacher le problème, rejoignant ainsi l’indignation des travailleurs sociaux. Le monde politique n’est pas en reste ; les rocardiens, qui avaient déjà travaillé sur la question de la pauvreté et qui refusent par ailleurs le revenu minimum (ils considèrent qu’il s’agit d’une assistance qui ne permet pas aux individus de se réinsérer), contestent cette politique. Ainsi ces derniers planchent sur l’idée du RMI en soulignant que le I de Insertion doit faire la différence avec l’assistance que suppose le revenu minimum, en indiquant que le travail de réinsertion doit être assuré par la société tout entière. François Mitterrand, ni plus ni moins, reprend à son compte les conclusions de Michel Rocard, et expose ainsi, dans une lettre adressée à tous les Français en 1986, la nécessité de l’instauration du revenu minimum d’insertion. Il décrète l’urgence. Après sa réélection, le texte est présenté aux assemblées en septembre 1988 et est voté en décembre 1988 (ce qui est une performance de rapidité). Il s’agit du seul texte dans l’histoire à avoir été voté à l’unanimité moins une abstention. Le texte rentre en application le 1er janvier 1989.

Ainsi, ce bref aperçu historique nous montre par quelle finesse les socialistes, qui philosophiquement refusent la politique de l’assistance, et ont donc longtemps combattu l’idée du revenu minimum, ont été en fait amenés à être les auteurs de la mesure du RMI. La dimension de l’insertion tant revendiquée par Michel Rocard n’aura jamais été prise en compte, et n’apparaîtra jamais dans le dispositif. Les libéraux qui, eux, justement, plaident pour la politique de l’assistance (à l’inverse de la politique de l’assurance), votent ce texte sans hésiter tant ils voient que leur approche de la question est finalement validée et reconnue. Le vote du texte illustre parfaitement bien le concept du « consensus mou » sur la question de la politique économique entre les deux grandes formations politiques. On peut par ailleurs relever l’extrême faiblesse du débat parlementaire, qui ne portera que sur la définition du taux du RMI. Ce dernier sera finalement fixé à 50% du Smic, rien d’original en soi. Aujourd’hui, les RMistes sont pointés du doigt, comme l’avait pourtant prédit si justement Nicole Questiaux. Assimilés à des « assistés », qualifiés de « fainéants », ils vivent d’autant plus mal cette situation de stigmatisation, de marginalisation. Pour autant le sont-ils ? Toutes les études ont démontré qu’un RMiste qui reprend l’emploi a un travail faiblement rémunéré ou précaire. Financièrement, une famille RMiste qui bénéficie donc d’aides parallèles (réduction dans les transports, aide au logement, réduction pour les loisirs) s’en sort beaucoup mieux avec le revenu minimum qu’avec le revenu d’un travail rémunéré faiblement. La protection sociale, qui visait l’objectif de réduire les inégalités, n’a fait que les renforcer en éclatant le système de protection, reflet de la fragmentation de la société.

Dans un prochain article, il sera traité de la question de l’échec de la Sécurité sociale, des inspirations aux réformes, en passant par la difficile mise en place de cette institution en 1945.

Ce texte a été rédigé avec le concours d’une synthèse personnelle du séminaire dispensé par Colette Bec.

Ouvrages :

Lionel Stoleru, Vaincre la pauvreté dans les pays riches, 1974

Jean-Michel Bélorgey, La gauche et les pauvres, 1999.


Moyenne des avis sur cet article :  4.31/5   (213 votes)




Réagissez à l'article

92 réactions à cet article    


  • Stravos (---.---.132.162) 20 décembre 2006 11:23

    C’est bien joli de critiquer le RMI et le consensus mou droite-gauche là-dessus, mais encore faudrait-il proposer une alternative à ce maigre filet de secours... Or je n’en vois pas trace dans cet article, sinon de pointer platement du doigt une catégorie de gens qui, dans son immense majorité, n’a jamais demandé à se retrouver dans pareil situasse... C’est un article qui nous laisse sur notre faim, chose à ne pas faire en cette période d’intense dévergondage culinaire...


    • parkway (---.---.18.161) 20 décembre 2006 14:52

      stravos,

      l’auteur fait un constat : les soi-disant socialistes sont en fait un parti anti-social.

      Il ne propose pas de solutions visibles, mais quand on réfléchit un peu, la solution apparaît : il faut virer les socialos !

      POINT !


    • nimportequoi (---.---.149.26) 20 décembre 2006 19:48

      Virer les socialos ??? Mais ce n’est pas l’UMP qui règne en maître absolu depuis près de 5 ans ?


    • nasko 20 décembre 2006 12:03

      Zerth, je ne saurais que trop vous conseiller de lire Loïc wacquant. Et si vous voulez vraiment vous faire hérisser les poils, visionnez « attention danger travail ». La vision du rmiste parasite n’existe que dans votre tête (et dans d’autres aussi). Certains le sont bien moins que des « travailleurs », tout dépend de ce que vous entendez par richesse.

      Autre chose, il y a un truc qu’il faut savoir. Aux united states of america, ils ont supprimé l’équivalent du rmi il y a 10 ans, je vous passe les détails, mais sachez que les prisons se sont remplies proportionnellement au nombre de gens qui devienrent totallement démunis suite à cette « réforme ». Le plus drôle, c’est qu’ils s’apperçoivent qu’un prisonnier leur coûte plus cher qu’un rmiste. A ça, rajoutons qu’il n’existe aucun, je dis bien aucun rapport entre le taux de remplissage des prisons et la criminalité d’un pays, fait sociologique prouvé et surprouvé. Conclusion : il y a un « marché » du travail, des gens n’y ont pas accés, on leur donne ou pas un revenu minimum de subsistance, si on ne leur donne rien arrive progressivement un autre moyen de subsistance qu’on peut appeler « travail informel de la rue » qui a long terme délite la société, on met ces travailleurs informels en prison pour éviter que cela ne se produise, et in fine, ça nous coûte encore plus cher. Moralité : faisons en sorte que les gens trouvent un travail plutôt qu’ils ne perçoivent le rmi, mais ne supprimons pas ce dernier. Comment faire ? Fastoche ^^ Empéchons les délocalisations, organisons des formations pour tous les ages.... et quand il y aura du travail et le moyen d’y accéder, rendons le plus attrayant par une politique de salaire et de promotion par le MERITE, pas par le canapé ou le cirage de pompe. Mais rien que le salaire, ce sera déjà pas mal. En effet, avec un smic on peut se loger se déplacer pour allé à son boulot et manger des produits douteux........Quelle différence avec un serf de la belle époque ou un esclave des temps joyeux ? Dans « pouvoir » il y a : « avoir le droit de » et « avoir les moyens de »...........ça sert à quoi d’avoir le droit si nous n’avons pas les moyens ?


      • Bourricot Zerth 20 décembre 2006 12:25

        Je ne juge pas le Rmiste comme un parasite. Vous avez du mal interpréter mon article...vraiment mal parce que je suis loin de partager cette conviction en effet détestable. Je n’ai fait que la relever et tenter d’expliquer justement en remontant aux sources de l’idée du RMI.

        Ce qu’on voit aujourd’hui c’est un système de protection sociale éclaté :
        - le rmi, dernier filet de protection
        - l’aide sociale, un palliatif
        - la prestation non contributive, le minima social par exemple
        - la Sécu Sociale qui alors philosophiquement fonctionne sur la répartition a concrétement un fonctionnement catégoriel donc éclaté donc des inégalités dans la protection.(plusieurs caisses)
        - la protection complémentaire obligatoire qui améliore les prestations
        - la protection complémentaire facultative, la prévoyance individuelle que ne peuvent s’offrir que les plus aisés et qui fonctionne sur le principe de la capitalisation.

        Ca c’est bien un système éclaté, les rmistes dans tout ca sont une population facilement stigmatisante.

        Attention je n’ai pas présenté de solutions, donc ne faites pas de présupposés sur mon compte et mes convictions trop facilement.


      • peter macaloai peter macaloai 20 décembre 2006 13:12

        Oui en regardant le pseudo documentaire danger travail j’ai eu le poil qui s’est herissé !c’est un bien beau film de propagande anti patron, anti entreprise, anti travail. Voir ces chomeurs profiter de ce que les autres travails et leurs fournissent de quoi vivre sans s’inquiété sont plus qu’alarmant sur ce à quoi aspire la France (encore que ce métrage a quelque années maintenant)

        Entre montré des images d’un patron de pizzeria (qui n’est pas très fut fut je vous l’accorde) l’interview de chomeurs et autre passioné de l’ultra gauche de reportage sur une usine de voiture dont les images datent au moins des années 70, il est peu de dire que ce films est loin d’etre un exemple d’impartialité, a mes yeux il tranpire la mauvaise foix et utilise des méthodes dignes des meilleurs propagande(coupage de certaines phrases par exemple). Ainsi meme en etant partisans avec l’auteur je ne comprend pas comment on peut approuvé un tel brulot...

        peter macaloai


      • Jaimz (---.---.101.8) 20 décembre 2006 17:11

        Votre constatation est réaliste, on mesure aujourd’hui les dangers du manque de pouvoir d’achat : vols, escroqueries, violences, contrebandes, drogues, ... les rapports de la Court Des Comptes concernant les statistiques de la Douanes Françaises sont très clairs, il y a une augmentation des délits en proportion du nombre de personnes radiées des listes de l’ANPE. Le RMi n’est plus suffisant pour vivre en France, cela couvre à peine les loyers, on voit que pour survivre en France il faut mettre son désespoir de côté et passer dans l’illégalité. Ce qui au final nous couteras plus cher que d’aider les gens et de les soutenirs dans leurs démarches d’insertion. Le salaire d’un gardien de prison est supérieur à celui d’une assistante sociale...


      • Chitah (---.---.91.222) 20 décembre 2006 12:11

        1 - il y a 1.2 millions de titulaires du RMI, dont 400 000 le sont depuis la création de ce dispositif, en 1988. Ainsi, dire « la dimension insertion n’existe pas » est un doux euphémisme.

        2 - je viens d’apprendre que les libéraux sont pour « l’assistance », ce qui me stupéfait un peu étant moi-même libéral. Au passage, il serait intéressant pour l’auteur d’abandonner ce concept intellectuel vide qu’est « ultra libéral ». Pourquoi « ultra » ? C’est quoi un « ultra socialiste », un « ultra centriste » ?


        • Bourricot Zerth 20 décembre 2006 12:32

          1 - Ce n’est pas le nombre qui démontre l’insertion. Pouvez vous donc m’illustrer l’insertion ? L’insertion a pour but de remettre dans le circuit des gens laissés à un momment sur le côté donc les amener finalement à retrouver un travail et quitter un dispositif d’aide de l’Etat.

          2 - Bien sûr que oui, les libéraux d’aujourd’hui ne sont pas d’hier. Les libéraux d’hier étaient contre l’interventionnisme de l’Etat tout à fait. Aujourd’hui ils sont bien plus disposés à ce que l’Etat intervient et sont pour indéniblement la politique de l’assistance. D’où le vote unanime du texte de loi portant le Rmi. Cela vous aurait-il échappé ? Quelle politique sociale va à l’encontre de la politique de l’assistance, celle de l’assurance qui est la Sécurité Sociale : fonctionnement basé sur la prévention, protection et répartition. Mais cette institution effectivement rencontre beaucoup de problèmes facilement explicables. Ca sera l’objet d’un nouvel article très prochainement.


        • pierrem (---.---.162.39) 20 décembre 2006 14:31

          Oui les termes sont à sens multiple. « Ultra libéral » me semble très claire pour différencier les libéraux qui prône l’intervention minimaliste de l’Etat (minarchisme) des libéraux plus modérés qui accepte que l’Etat aide un peu l’économie (en gros Madelin). Mais, on peut même aller plus loin avec le « libertarianisme » (néologisme horrible mais on peut ausi dire anarcho-capitalisme) à ne pas confondre avec le « libertarisme » (anarcho-syndicalisme). Les « libertarian » ou libertarien pensent que même la police ou la justice sont privatisable. La propriété étant le seul ciment de la société. (Attention en anglais « liberal » est en fait un peu comme notre gauche).


        • parkway (---.---.18.161) 20 décembre 2006 14:57

          pierrem,

          peut-on dire alors que l’OMC est libertarienne ?


        • pierrem (---.---.162.39) 20 décembre 2006 15:29

          En fait l’OMC est trop libertarienne pour les alter-mondialiste et trop contraignante (mercantillisme, douanes, fausse le libre-écahnge, etc.) pour les libertariens eux-même. Comme beaucoup de chose c’est une question de point de vu.

          N’oublions pas que les libertariens comme les communistes basent leurs arguments sur la fait qu’une telle société n’a encore jamais existée. Il peuvent ainsi prétendre « sa marchera si... ».


        • Lucie Fair (---.---.71.55) 20 décembre 2006 12:29

          Encore un article « bien pensant » stigmatisant la partie la plus vulnérable de la population,sous couvert d’une pseudo historique politico-sociologique des plus ennuyeuse (il est de bon ton actuellement dans les cercles conservateurs de « trouver qu’il y en a marre de subventionner ces fainéants de pauvres »et ceci le petit doigt en l’air en sirotant une coupe de champagne).

          L’auteur avoue quand même que ce papier n’est pas de lui mais de Colette Bec. Heureusement qu’il se présente « Simple citoyen lambda qui n’a rien écrit, rien théorisé ni rien pensé. »Qu’est ce serait si c’était le cas ...


          • Bourricot Zerth 20 décembre 2006 12:43

            Cet article « bien pensant » est bien loin de stigmatiser les Rmistes. Vous avez du vous arrêter avant la fin. Je trouve cela bizarre que les conclusions faites sur cet article soient finalement à contre courant total de mes convictions profondes. Effectivement, le Rmi est vu comme LA mesure sociale, pourtant c’est bien cette mesure qui stigmatise ses bénéficiaires. C’est cette mesure qui les place dans une position de perception par les autres d’inconfortable. Cela vous étonnera peut être mais je suis de ceux qui pensent que les Rmistes n’ont absolument rien à se reprocher et que c’est les politiques faute d’avoir pu convenablement leur répondre en leur assurant une réinsertion, ne leur a proposé qu’une politique d’assistance qui a juste de quoi garantir leur survie et n’a que comme but de les enfermer dans un cercle vicieux. Le Rmi illustre parfaitement bien le libéralisme. On décharge le secteur économique de cette question. Evidemment on ne va pas laisser crever les gens. Que fait-on ? Bah on les assiste mais en ne leur assurant derrière aucun avenir ! Dans un tel dispositif, c’est l’individu qui l’emporte sur le collectif et surtout sur la solidarité.


          • Lucie Fair (---.---.71.55) 21 décembre 2006 13:00

            C’est vrai ,je le reconnais, mais quand on titre un papier « échec du RMI »cela prête à confusion (et c’est faux il n’y a pas d’échec du RMI sa vraie raison d’être rend la chose impossible),votre article est quand même très confus. Mon post a quand même le mérite de vous faire un peu préciser votre point de vue plutôt que de vous abriter derrière une pseudo étude sociale.

            Le RMI est de 380€ et permet tout juste de ne pas être dans la misère totale et joue le rôle de dernier recours après le chômage. Il est évident que si on est jeune vu la modicité de ce revenu on ne peut que vouloir en sortir,insertion obligatoire ou pas. Quand on sait que le fort taux de chômage est maintenu artificiellement afin de tirer les salaires vers le bas plus d’autres raisons cyniques,on devine facilement quel rôle joue le RMI...

            Faites donc une enquête sérieuse et personnelle,ne faite pas confiance aux études partiales et proposez des solutions ça m’intéresse...En outre je m’étonne que les gens qui critiquent le RMI ont en général des bons salaires et trouvent qu’il payent trop d’impots afin de nourrir des paresseux...(ce qui n’est peut être pas votre cas...)


          • Bourricot Zerth 21 décembre 2006 17:14

            Non ca doit pas être mon cas. Je suis étudiant ; je ne survis que grâce à une assistance de l’état par l’APL, la bourse et une aide de mes parents. Sans ca je ne vivrais pas. Mes revenus sont équivalents à ceux d’un RMI. Je vis la galère du logement, je vis la galère des fins de mois, je vis la galère des loisirs qu’on ne peut pas se permettre de payer. Et plus que tout, je suis un futur travailleur social, j’ai déjà rencontré des publics en difficulté dans des centres sociaux et des centres d’animation, des rmistes, des sans papiers, des étudiants. L’étude n’est pas partiale, je trouve qu’elle est profondément juste mais effectivement qu’elle dérange. Et je n’oublie pas que pour tout le monde le Rmi a suscité lors de son application un immense espoir de tous les acteurs, associations, bénéficiaires, sociologues etc... Aujourd’hui il est juste de bon ton d’en faire un constat moins reluisant.


          • nasko 20 décembre 2006 12:34

            Un libéral c’est qqun qui veut laisser l’économie libre de la tutelle étatique. On aura dans ce cas un état gendarme (protege les bien et les individus et basta). Seulement en laissant l’économie libre, ce qui était de la concurrence parfaite au début (grâce entre autre, à une multitude d’entreprise sur le marché)se transforme peu à peu en concurrence faussée (situation de monopole ou de fausse oligopole....rappelons nous sfr, orange et bouygue). L’ultra libéraliste dira : c’est la loi du marché qui veut ça, si tel est le désir de Mr le marché, acceptons cette situation de monopole transnational. L’état dit donc à IBM : existe. Que se passera t il le jour ou IBM dira à l’état : creve ! Toute cette histoire, de toutes manière, n’est qu’un combat avec un verni sémantique entre dominants et dominés. Sachant que chitah a forcemment un bon boulot, bien payé avec possibilité de promotion, et pas moi. Pas besoin d’argumenter, chitah sera on ne peut plus d’accord avec moi quand il ou elle fera parti des gens exclus. C’est ça le probleme avec un darwinisme mal compris appliqué aux affaires économique : on en revient à un systeme pyramidal, faut bien écrémer...


            • dana hilliot dana hilliot 20 décembre 2006 12:36

              cher zerth,

              vous écrivez :

              =>Financièrement, une famille RMiste qui bénéficie donc d’aides parallèles (réduction dans les transports, aide au logement, réduction pour les loisirs) s’en sort beaucoup mieux avec le revenu minimum qu’avec le revenu d’un travail rémunéré faiblement.

              Sur quoi vous fondez vous pour affirmer cela ? C’est une espèce de bateau en ce moment dans l’opinion qui à ma connaissance ne repose sur aucune donnée fiable.

              Sinon, votre brève histoire de la genèse du RMI français est vraiment bien faite. Merci pour ce rappel.

              Je reviens toutefois sur le dilemne assistance/insertion. Les choses ne sont pas si tranchées. Je vous parle là en tant qu’ex-rmiste. Quand on prétend au rmi, on signe un contrat qui n’est pas forcément un contrat de retour à l’emploi. Disons que le I de insertion en est venu à signifier des choses plus large que le simle retour à l’emploi (comme vous le dites, souvent précaire et mal rémunéré).

              On peut par exemple bénéficier du rmi pour des raisons de santé : d’inemployabilité. Cette notion d’inemployabilité prend en compte le fait que certaines personnes, à certains moments de leur histoire, ne sont pas en mesure de se consacrer à un travail salarié. Elles ne sont pas pour autant considérées comme handicapées (au sens où une invalidité serait prise en charge par la cotorep), mais leur vulnérabilité rend la perspective d’un retour à l’emploi dangereuse pour la santé de l’individu. Le RMI existe alors dans ce cas pour permettre à la personne de ne pas couler complètement, de se maintenir tant bien que mal. (éviter par exemple de se retrouver sans toit).

              Les contrats d’insertion proprement dit voient leur efficacité mises en péril par la situatin du marché du travail du’ne part, et les ressources propres de la personne d’autre part. On trouve environ un tiers de rmistes qui constituent ce que certains économistes considèrent comme des personnes qui de toutes façons demeureraient inemployables même en situation de plein emploi. (en Angleterre par exemple, ces personnes sont considérées comme handicapéses et n’entrent pas dans les statistiques du chomage).

              Les deux tiers restants.. Beaucoup d’accidentés de la vie si je puis dire. Des gens qui ont perdu leur époux/épouses, se sont retrouvés isolés, on tperdu leur emploi etc.. Tout le mode connaît je crois dans so entourage des exemples de ces cycles de désocialisation , accompagnés généralement de phases dépressives etc.. Pas mal de diplomés aussi - qui n’étaient sans doute suffisamment pas « guerriers » pour réussir sur un marché du travail qui s’apprente parfois à un champ de bataille (il ne suffit pas d’avoir un diplome pour réussir professionnellement, parfois il faut aussi être un « battant » - or, il y a des gens qui ne sont pas des battants, ils ont d’autres qualités peut-être mais pas celle là. Moi par exemple :)

              Globalement je dirais que le rmi concerne surtout des personnes qui n’ont pas la tournure d’esprit pour réussir dans ce monde là, parce qu’il ne croit pas suffisamment à la réussite sociale, parce qu’ils ont parfois d’autres aspirations. L’existence du rmi nous renvoie aussi à mon avis au caractère univoque et tyrannique de notre modèle de réussite sociale. Et notre incapacité relative à faire une place décente à tous ceux qui ne sauraient s’épanouir dans un tel modèle.

              Enfin, je crois qu’il faut arrêter de délirer sur le bonheur qu’il y aurait à être au rmi. Je ne nie pas qu’ily ait une grande diversité de situation (il y a ne toute minorité de gens qui effectivement ont une attitude perverse vis-à-vis du rmi, et bien souvent il y a papa et maman derrière qui financent, et donc ils ne sont pas vraiment au rmi.)

              Mais majoritairement, le rmi c’est quand même une grosse galère. Le moindre centime devient vital. Il faut adopter un certain ascétisme (les rmistes sont souvent des décroissants qui s’ignorent. C’est pourquoi je suis assez énervé par le mouvement de la décroissance : c’est plus facile et gratifiant de devenir pauvre quand on a des sous, que lorsque de toutes façons, on n’a rien..)

              Et c’est surtout le désespoir : parce que sortir du rmi, je peux vous dire, c’est la croix et la bannière. Seul, on n’y arrive pas. la volonté ne suffit pas. Moi, j’ai eu la chance de rencontrer des travailleurs sociaux bienveillants et efficaces (peut-être parce que je vis dans un coin perdu et qu’ils sont moins sous pression que dans les zones urbaines) et d’amis, de proches, solidaires et patients. Parce qu’il faut du temps.

              Bref, le rmi, ça ne fait pas tout, mais ça laisse une chance de se maintenir à flots quelques temps, si on a la chance de ne pas être absolument seul. C’est peut-être le pue qui reste de solidarité instituée dans ce pays. Il faut le revoir, le modifier, certainement ( par exemple il n’est pas normal qu’un pays comme la France institue au travers du montant du rmi la pauvreté : je rappelle que le rmi est en dessous du seuil de pauvreté tel que défini par les instances européennes et l’INSEE. ). Mais je crois que ceux qui stigmatisent les rmistes le font dans la mesure où ils s’imaginent ne pas pourvoir devenir eux-mêmes un jour des rmistes. Tant mieux pour eux s’ils le croient. Moi je ne suis pas sûr que quiconque soient à l’abri des accidents de la vie.

              Merci pour votre texte en tous cas.


              • dana hilliot dana hilliot 20 décembre 2006 12:39

                ha oui excusez moi pour les coquilles de ma réponse précédente : mon clavier est en train de rendre l’âme..


              • Bourricot Zerth 20 décembre 2006 13:03

                Je vous remercie tout d’abord pour votre témoignage qui éclaire bien la situation.

                Le fond de mon article est bien d’essayer de démontrer que le RMI n’a pas réussi à atteindre un objectif primordial, la réinsertion. Comme vous dîtes c’est une vraie galère. Mon article tentait aussi de démontrer que c’est le propre du dispositif que d’amener à percevoir les Rmistes comme des « assistés » ou du moins ils sont bien stigmatisés et en marge de la société. Ce sont ces deux états de fait qui sont insupportables et qu’il faut combattre. Je suis arrivé à l’idée que c’était le dispositif lui même tel qu’il existe qui amène à bloquer le bénéficiare dans une situation plus qu’inconfortable et pour une longue durée parfois pour une existence entière et que le caractère spécifique de cette mesure en marge de la prtotection sociale place les bénéficaires dans une boîte où l’on peut dessus taguer toutes sortes de préjugés et d’étiquettes. J’espère avoir par ce commentaire mieux éclairé le fond de ma pensée.


              • parkway (---.---.18.161) 20 décembre 2006 15:09

                excellent dana hilliot !

                J’ai été chômeur non indemnisé pendant 5 ans, sans RMI, à la charge de ma femme et de mes beaux parents pour pouvoir vivre d’économies constantes ;

                je sais ce qu’est la précarité !

                On n’en sort difficilement ; j’ai eu de la chance(?)de tomber sur un bon chef de service au rectorat qui m’a bien aidé à m’en sortir.

                mais malgré tout, il m’a fallu 2 ans pour retrouver une capacité de travail intéressante, parce que psychologiquement et physiologiquement on est affaibli.

                Le RMI, comme le chômage,participe à l’abrutissement des masses !

                merci les socialos du PS, merci les « libéraux » !


              • Fred (---.---.155.75) 20 décembre 2006 15:26

                Parent plus un enfant :

                - RMI : 545, Smic : 986 net
                - APL : (simule pour un appartement de 500€ dans le 93 avec un enfant, http://www.caf.fr/SimuLog.htm) : 369€ pour le RMIste, 162€
                - Taxe d’habitation : nulle pour le RMIste, faible pour le smicard
                - Nounou : pas besoin pour le RMIste, apres toutes les aides surement autour de 100-200€/mois
                - transport : cheque mobilite pour le RMI, rien pour le smicard
                - prime de noel de 152€/an pour le RMI, rien pour le smicard
                - il y a ensuite d’autres aides pour les parents qui dependent du revenu

                Je ne dis pas que le RMIste roule sur l’or mais globalement a part les gens motives, prendre un boulot au SMIC n’est pas beaucoup que rester au RMI.


              • Fred (---.---.155.75) 20 décembre 2006 17:37

                ouah, j’ai oublie quelques mots dans mon poste.

                - les 100-200€ pour le nounou etaient bien sur pour le smicard.
                - j’ai oublie le « mieux » dans la phrase suivante : « prendre un boulot au SMIC n’est pas beaucoup mieux que rester au RMI. »


              • Christophe (---.---.108.186) 21 décembre 2006 12:20

                Votre conclusion pose en fait deux problématique duales :

                1 - Devons-nous considérer que le RMI et les aides afférentes comme un revenu trop élevé par rapport au minimal salarial ?

                2 - Ou devons-nous aborder la problématique, en partant de l’hypothèse, semble-t-il réaliste, que le RMI et aides afférentes ne couvrent pas les besoins vitaux minimum, que le minimal salarial est trop bas ?

                Si vous préférez, dans un raisonnement mathématique, lorsque nous exprimons une problématique de différentiel de deux nombres, il faut savoir si la valeur la plus basse est trop élevée (discours largement répendu par nos politiques de tous bords) ou est-ce la valeur la plus élevée qui est trop basse (cela étant un peu plus complexe à résoudre) ?

                Bien entendu, tout raisonnement à ce niveau pose le postulat que, dans une société, et en tant que libéral, chaque être constituant la société doit pouvoir s’exprimer en fonction de ce qu’il est ; c’est me semble-t-il une approche libérale (dans le sens éthimologique et non exclusivement économique). Il me semble que nous ne pouvons parler de libéralisme sans parler de société ; l’objectif étant de créer une société libérale et non exclusivement économiquement libérale au détriment des autres facteurs libéraux.


              • dana hilliot (---.---.204.174) 29 décembre 2006 16:01

                votre calcul est faux les allocations logements s’ajoutent au rmi mais le total est inférieur à la somme RMI + Allocations logements (on réduit le rmi si on touche à fond les allocs logements) Les aides diverses dont vous faîtes état sont souvent d’un très faible montant. Il faut vraiment arrêter avec ces comparaisons stupides entre salaire minimum et rmi. je vous assure que pour avoir vécu avoir un salaire de prof, puis un salaire au smic, puis un rmi, il n’y a pas photo. Le pire c’est de très loin le rmi. Votre vie se réduit à l’essentiel et encore : une fois le loyer et les charges payées, réduction ou pas, il ne vous reste que de quoi acheter des pâtes au liddle. Faut arrêter de raconter n’importe quoi quand même..


              • nasko 20 décembre 2006 13:02

                Dana, la décroissance n’a rien à voir avec la gratification ou autres élans psychologiques. C’est juste une problématique avec pour prémice de base : si la planete vivait comme la france, il faudrait trois terres. Comme les états unis, il en faudrait 5. C’est tout. Maintenant si des gens trouvent la décroissance « cool », tant mieux pour eux

                Zerth, ma critique se basait sur cette phrase : «  »«  »Assimilés à des « assistés », qualifiés de « fainéants », ils vivent d’autant plus mal cette situation de stigmatisation, de marginalisation. Pour autant le sont-ils ?«  »«  »«  » Vous supposiez ensuite que si ils l’étaient (parasites), on ne pouvait pas leur en vouloir parceque c’était mieux pour eux.......Ceci est pervers, car si ils ne pensent qu’à eux, alors oui, bien sur, il faut leurs en vouloir. Seulement est ce mieux généralement d’être au rmi ? Et d’autre part, peut être ne pensent ils pas qu’à eux même.... Vous me suivez ?


                • Bourricot Zerth 20 décembre 2006 13:09

                  Justement je suis d’avis qu’on ne peut pas leur en vouloir car ce ne sont pas eux qui font l’action politique. ils ne sont que les bénéficaires d’une mesure. Ils ne sont condamnables de rien et personne ne peut affirmer le contraire.

                  Un Rmiste qui retrouve un emploi précaire va perdre énormément. Soit il attend la fin de son contrat et risque au bout du compte d’être beaucoup plus mal qu’avant, au bout du rouleau. A terme de toute façon il devra retourner auprès des ASSEDIC, de l’ANPE et revenir au RMI. Soit certains d’entre eux vont vite abandonner car la situation ne leur permet pas de perdre trop de fonds.

                  Evidemment, des exceptions existent, des personnes qui vont trouver enfin un emploi stable et sécurisant avec à la clé une rémunération enfin correcte. Mais combien sont-ils ?


                • justice (---.---.115.146) 20 décembre 2006 13:02

                  Je suis un ancien rmiste, actuellement en CAE. J’ai un emploi très sale et éreintant, « heureusement », seulement à mi-temps (26 h/semaine). Je gagne 564 euros net. Avant je touchais 370 euros de RMI. J’ai donc 200 euros de plus qu’avant. Seulement j’ai perdu 40 euros d’APL (pour un logement de 9m²) et n’ai plus droit à une couverture sociale complémentaire. De plus mon emploi est précaire. Dans 2 mois retour case ANPE et ASSEDIC, ainsi que toutes les insultes des fonctionnaires et des nantis qui voient des fainéants partout. Malgré que mon travail soit dur, il me plait. Et tout le monde est content de moi. Seulement j’ai pas le droit de continuer. Quelle société de MERDE.


                  • seb (---.---.12.18) 20 décembre 2006 14:55

                    Moi ce qui me fatigue c’est que l’on a l’impression que les gens ne connaissent pas de RMISTES dans leur entourage. Mon père en était un après avoir subit un licenciement aux Chantiers de l’Atlantique (Alsthom) et fait quelques boulots par ci par là (jusqu’en dans la banlieue parisienne) en intérim. Il était tourneur-fraiseur. Comme ma mère avait un boulot d’ouvrière en imrimerie et bien la famille se contentait d’un salaire et d’un RMI. « Y a pas de boulot dans la région et puis vous avez + de 40ans... » la rengaine habituelle quoi et nous n’étions qu’en 1992 à peu près. Vous considerez cela comme de l’assistanat moi j’aimerai sincèrement que VOUS CONNAISSIEZ ce qu’est le RMI. Je ne dis pas qu’ils étaient à plaindre non plus surtout par rapport à d’autres qui sont maintenant SOCIALEMENT cassés à plus de 50 ans maintenant.

                    Mais je rassure les libéraux de tout poil mon père ne bénéficie plus du RMI il est décédé il y a 11 ans à l’âge de 46 ans


                  • (---.---.229.236) 20 décembre 2006 14:58

                    A la louche, il y a un bon tier de RMiste qui fraude et sont des glandeurs. Bien sur il y a de vrai besoin, et personne ne dit le contraire. D’ou l’idée de faire faire travailler les RMIste. Ca disuade les glandeurs.


                  • nimportequoi (---.---.149.26) 20 décembre 2006 19:56

                    C’est évidemment un commentaire grotesque. Non seulement on ne peut pas affirmer à la légère qu’un RMIste sur trois est un fraudeur et/ou un glandeur sans preuve. Mais par ailleurs l’idée de les faire travailler, et donc de prendre le boulot d’autres personnes, est complètepment ridicule puisque c’est déshabiller Pierre pour habiller Paul.


                  • nasko 20 décembre 2006 13:16

                    Ok zerth. Donc on garde le RMI ?


                    • nasko 20 décembre 2006 13:23

                      Peter macolai, c’est pas parcequ’un film met des images des années 70 que c’est le mal, voyez ? Il coupe des phrases, c’est pas pour autant que c’est de la propagande, appelons plus modestement cela du montage (sans comptez qu’il ne coupe pas les phrases) Ce n’est pas un « pseudo » docmentaire, c’est un documentaire. Pierre carles (le réalisateur)était ami avec pierre bourdieu, gageons que ce n’est pas un idiot.


                    • peter macaloai peter macaloai 20 décembre 2006 14:15

                      En ce qui concerne le films je n’ai jamais dit que c’etait le mal, mais je pense que cela traite de situation(les grandes entreprises) differente de maintenant, une epoque ou les syndicat etait necessaire pour defendre certains droits necessaire aux ouvriers.

                      En ce qui concerne le coupage de phrase, cela est d’autant plus choquant pour certaines phrases or cette technique n’est ni professionnelle ni digne d’un journaliste qui ferait son travail objectivement. Un documentaire est sensé documenté, pléonasme je presume, voir faire réagir et réfléchir, mais de la à orienté un sujet de la façon dont est orienté celui-ci, de surcroit avec de grossières ficelle, ne peut pas conduire à l’appelation de documentaire.

                      Enfin que Pierre Carles soit ami avec Pierre Bourdieux n’est gage de rien, quand bien meme j’aurais été ami ou meme le fils de Gabain n’aurait pas fait de moi un acteur de sa trempe.

                      peter macaloai


                    • parkway (---.---.18.161) 20 décembre 2006 15:15

                      peter macaloai,

                      « une epoque ou les syndicat etait necessaire pour defendre certains droits necessaire aux ouvriers. »

                      dans quel sens dîtes-vous ça ?

                      Vous trouvez qu’il y a trop de droit au travail ? et qu’on a plus besoin de syndicats ?


                    • nasko 20 décembre 2006 14:36

                      Bourdieu est un penseur d’envergure, pas un acteur, tu vois la nuance ? Ce n’est pas, tu as raison, parceque j’ai un ami boulanger que je saurais faire du pain. Mais si ce boulanger est parallèlement le plus grand sociologue français, si c’est mon ami, on pourra toujours penser que sa présence m’a grandie et bonnifiée. Non ? Impensable ? Mais laissons ces détails En fait, excuse moi, mais tu n’as pas vu ce film. Tu en parles comme si il sortait d’une production Pathé (avec le coq en arriere plan). Pourtant ce film est sortit à l’utopia, je m’en rappelle, il y a 4 ans. Il a été produit il y a 5. Donc question, pourquoi suis je en train de parler avec qqun de qqchose qu’il ne connait pas ou peu ? Genre j’ai lu « le capital »......les dix premiere pages et deux trois pages au milieu.


                      • peter macaloai peter macaloai 20 décembre 2006 20:39

                        Concernant les syndicats, ne me faites pas dire ce que je n’ais pas dit, je ne pense pas cela. En revanche, ce n’est la que mon humble avis, à l’epoque certaines profession etait penible et le droit du travail n’était pas aussi varier qu’actuellment, et certaine lutte était necessaire pour les employés, lutte qui passait par des greves. Aujourd’hui je trouve que certain syndicat, la CGT en particulier, n’est representatif de rien et mene des luttes d’un autre age au lieu de se concentré sur l’avenir du travail.

                        Apres pour le mÔssieu qui me tutois et qui croit savoir tout sur ma vie laisser moi vous dire que ce films je l’ai vue, et pas qu’une fois malgré le fait qu’il est douloureux à revoir par son manque d’objectivité. J’ai dit que le film sur l’usine de voiture était datés des années 70 (au passage la femme de l’ouvrier s’appelle Dominique puisque que n’ai pas vu le film), en revanche le films lui même est récent puisque on y voit Raffarin premier ministre et l’université d’été du Medef de 2003 il me semble.

                        Merci d’avoir essayer de contre argumenté, cher monsieur, je pensé que vous avez grandement apporté au débat.

                        peter macaloai


                      • (---.---.146.106) 20 décembre 2006 22:02

                        ok pour le vouvoiment. Qu’est ce qui vous a poussé à regarder plusieurs fois un documentaire que vous n’avez pas aimé ? (au passage : si l’auteur insiste sur certaines ficelles, c’est pour prendre le contre pied de la propagande habituel.....on ne discute pas normalement avec une personne qui s’est fait bourer le crâne.....sinon nous ne dirions pas que la sociologie est un sport de combat)


                      • peter macaloai peter macaloai 21 décembre 2006 08:22

                        Le pourquoi ais-je regarder le film a plusieurs reprise a 2 réponses : la première car je voulais savoir si mon avis était unique et si je pouvais le retrouver dans certains esprits aux pensées différentes des miennes, avec une approche du sujet differente de la mienne, la deuxième car à l’époque nous venions de commmencer les cours sur les médias et la manipulations par l’image et j’ai retrouver dans ce films exactement ce que le prof nous décrivait.

                        D’autre part c’est le pantin sur lequel il faut insister, les ficelles on est censé ne pas les voirs...

                        peter macaloai


                      • (---.---.146.106) 21 décembre 2006 13:38

                        Ok, donc tu es une personne de bonne volonté. Maintenant je vais te dire pourquoi tu te trompes. Il ne s’agit pas là de propagande ou l’on manie de grossières ficelles pour la simple et bonne raison que pierre carles ne cache pas par un titre trompeur la « thèse » de son travail. En fait, s’il avait appelé son documentaire : « les jeunes au RMI », alors nous aurions pû le taxer d’un manque flagrant d’objectivité, de non prise en compte de la totalité du champ du réèl. Or, son film s’appelle « attention danger travail ».

                        Pour shématiser : si un documentaire animalier sensé parler de la savane ne nous parle que des zébus, alors nous dirons qu’il est propagandiste, il occulte le reste de la savane. Si maintenant un documentaire animalier sur les zébus ne nous parle que des zébus alors nous n’auront rien à dire, nous étions prévenus.

                        Voila l’idée.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès