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Accueil du site > Actualités > Politique > The Economist prévient les français : Gare à vous !

The Economist prévient les français : Gare à vous !

Dans son édition du 31 mars 2012, l’hebdomadaire britannique The Economist a fait sa couverture sur ce titre “France : le déni”, l’élection la plus frivole du monde occidental. L’article est disponible en ligne sur http://www.economist.com/node/21551478

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Le déjeuner sur l’herbe

Le numéro a fait du bruit dans le landerneau des commentateurs français. Rappelons ici que The Economist est un des journaux les plus influents de la planète. Tirant à 1,5 millions d’exemplaires, 50% de plus qu’en 2000, le journal défie la crise de la presse écrite. Lu par les décideurs économiques mais aussi politiques, vous le trouverez en bonne place dans la plupart des aéroports du monde au même titre que Cosmopolitan et Psychologies. Fondé en 1843 pour promouvoir la liberté du commerce (Free-trade), l’hebdomadaire est une des voix des “marchés” au même titre que son actionnaire à 50%, le Financial Times ou encore le Wall Street Journal. 

Que nous dit The Economist ?

  1. Les réformes en cours en Europe revigorent l’observateur. MM. Monti en Italie et Rajoy en Espagne s’attaquent au marché du travail (entendez par là qu’ils démantèlent le droit du travail et les droits syndicaux) et les Grecs malgré leurs problèmes ont compris que le temps de la dépense sans limite et de l’évasion fiscale est fini.
  2. Seule la France n’a pas compris que les temps ont changé. Les fondamentaux sont mauvais : dette publique à 90% du PIB et en augmentation, exportations stagnantes alors que celles de l’Allemagne progressent.
  3. Les politiciens français sont face à une population qui, quasi-seule dans ce cas dans le monde développé, croit que la mondialisation est une menace aveugle plutôt qu’une source de prospérité. Donc, les politiques font des promesses extravagantes. Beaucoup de patrons français s’accrochent à l’espoir, qu’une fois élu, le nouveau président, quelque qu’il soit, se rendra à la raison, oubliera ses promesses et poursuivra le même programme de réformes que les autres gouvernements européens. The Economist doute toutefois que cela sera possible.
  4. En fait, le journal voit une possibilité encore plus inquiétante que le manque de sincérité, c’est celle que MM. Sarkozy et Hollande croient vraiment ce qu’ils disent (sic). Et avec M. Hollande, le vainqueur le plus probable, ceci pourrait avoir des conséquences dramatiques. The Economist rappelle le précédent de 1981. Il fallut deux dévaluations et des mois de “punitions” par les marchés pour forcer M. Mitterrand à faire marche arrière. Or, The Economist ajoute qu’à l’époque, il y avait le contrôle des changes, un marché commun beaucoup moins intégré et pas de monnaie unique. En mai 2012, quelques semaines, non des années seraient suffisantes aux investisseurs pour assécher le marché des titres de la dette souveraine française. Même avec M. Sarkozy, ce risque ne disparaitra pas bien qu’il ne propose rien d’aussi stupide qu’un taux d’imposition à 75%. Et le journal de conclure en déplorant qu’aucun candidat ne propose les réformes radicales et la réduction structurelle des dépenses dont la France aurait besoin.

Il est tout de même remarquable que des vues aussi biaisées soient la vulgate de la pensée économique et politique actuelle. Commentons les quatre affirmations que nous avons relevées :

  1. La réforme-démantèlement du droit du travail et des droits syndicaux en cours en Italie et en Espagne a été effectué dans les années 1980 par Mme Thatcher et M. Reagan. Donc, le Royaume Uni et les Etats-Unis ont accompli les “bonnes” réformes que l’Europe continentale, à l’exception de l’Allemagne, tarderait à faire. Par conséquent, les deux pays que séparent un océan et la même langue devraient avoir des résultats bien meilleurs que ceux de la France.

  2. Or, qu’en est-il ?
    * Déficit public en pourcentage du PIB cumulé à fin 2010 : Etats-Unis, 89%, France, 84%, Royaume-Uni, 79% et Allemagne... 79%.
    3 Déficit public annuel en 2012 en pourcentage du PIB selon les propres statistiques de The Economist : Etats-Unis -7,8%, Royaume-Uni, -7,6%, France -4,7%... Sauf erreur de ma part, les dettes publiques des deux pays anglo-saxons croitront en 2012 encore plus vite que celle de la France et sont à un niveau comparable voire supérieur pour les Etats-Unis.
    * Pour les déficits de la balance courante prévus en 2012, indicateur qui mesure ce que le pays doit emprunter à l’étranger, les Etats-Unis sont en pourcentage du PIB à -3%, le Royaume-Uni à -1,4% et la France à -2,1%. Pas de quoi pavoiser donc pour les soit-disant bons élèves. Tout le monde semble logé à la même enseigne.
    * Quand on compare l’évolution de la dette publique entre 2006 et 2010, mesurant ainsi une sorte de cout de la crise, on voit que la dette publique du Royaume-Uni est passée de 43% à 77% du PIB soit une augmentation de 34%. Celle des Etats-Unis est passée de 65% à 89% soit 24% de plus alors que celle de la France a cru de 17%. Notons que l’Italie de l’infâme Berlusconi a augmenté sa dette publique de 11% pendant la crise. Bien sûr, l’Italie était beaucoup plus endettée en 2006. Il reste que la France fait plutôt mieux que les anglo-saxons. On voit donc que The Economist utilise les données macro-économiques de façon sélective, sans les mettre en perspective et sans les comparer. Le but est d’asséner son message qui est clairement idéologique. Source : CIA factbook 


  3. Selon The Economist, la mondialisation est par définition bonne et apporte la prospérité. Les Grecs et les Argentins qui vivent ou ont vécu un désastre social, les Russes dont la transition vers l’économie de marché aura couté dix ans d’espérance de vie apprécieront. Il en va de même des pays du Sud qui restent exportateurs nets de capitaux vers le Nord. La Chine elle-même paie un lourd tribut en termes écologiques et sociaux pour ses excédents commerciaux. Entre 2000 et 2010, les salaires allemands ont baissé en termes réels, c’est-à-dire déduction faite de l’inflation, de 2,5%. Cette baisse a atteint 20% pour les bas salaires.2 L’espérance de vie des 15% les plus pauvres a baissé en Allemagne sur la dernière décennie. Comment mesurer ces “externalités” de la mondialisation ?
     
  4. Enfin, et ce me semble le plus intéressant, The Economist ne nous promet pas les chars soviétiques à Paris en cas de victoire de M. Hollande mais plutôt les traders de Goldman Sachs. Sans fard, le magazine annonce que quelques semaines suffiront aux marchés pour faire capituler n’importe quel gouvernement français. Dans son style assez inimitable, The Economist se demande crument comment il se fait que les électeurs français et leurs responsables politiques soient assez stupides pour ne pas s’en rendre compte. Pour ce dernier point, nous pouvons faire toute confiance au journal. Il soutiendra et justifiera de toute sa crédibilité pseudo-scientifique ce qui sera une attaque spéculative coordonnée.

 

En fait, il me semble que, sans doute involontairement, l’hebdomadaire britannique conforte les candidats souverainistes. En effet, Mme Le Pen et M. Dupont-Aignant vont répétant que l’Euro ne donne pas de marge de manoeuvre à la France. La politique proposée par M. Mélenchon est encore plus anathème pour The Economist et pourtant Jean-Luc Mélenchon n’en tire pas la conclusion que, pour la mener, il faudrait sortir de l’Euro. C’est ce que M. Mitterrand avait finalement décidé de ne pas faire en choisissant de rester dans le Système Monétaire Européen (SME) en 1983. S’il y a une frivolité des hommes politiques français, c’est celle de ne pas dire qu’en effet, les marchés financiers vont se déchainer si on ne se comporte pas comme ils le souhaitent. Il faut excepter des frivoles M. Sarkozy qui est le candidat désigné par les marchés et par ses pairs en Europe. Les autres candidats, M. Hollande en tête, me semblent manquer de clarté en ne préparant pas l’électorat au fait qu’il y a un prix à payer pour mener la politique qu’ils proposent. Relancer par la consommation sans intervenir sur le commerce aux frontières, c’est-à-dire par des mesures protectionnistes incompatibles avec les règles européennes, creusera le déficit commercial comme en 1981. Et alors, ne pas changer les règles du jeu monétaire rendra très difficile le financement de la dette publique et coutera beaucoup plus cher. Les capitaux fuiront en masse. Ce scénario est déjà à l’oeuvre en Hongrie qui elle, n’est pas dans la zone Euro. Promettre du sang et des larmes est britannique, pas électoraliste.

Par ailleurs, on voit que, sous couvert d’expertise économique, The Economist ne se gêne pas pour intervenir sans complexe de manière partisane et biaisée dans le débat politique. Cette utilisation de la science économique à des fins idéologiques est bien connue et a fait l’objet de nombreuses publications récentes.3

1 Le classement des dettes publiques proposés par Wikipedia est celui du CIA factbook :http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_pays_par_dette_publique

2 http://lexpansion.lexpress.fr/economie/les-bas-salaires-allemands-en-chute-libre-depuis-dix-ans_259011.html

3 Pour la situation en France, lire Laurent Mauduit, Les imposteurs de l’économie, Avril 2012. Pour les Etats-Unis, voir le remarquable documentaire de Charles Fergusson Inside Jobs (2010) et pour une analyse universitaire, lire “The Puzzle of Modern Economics, Science or Ideology ?”, Roger E. Backhouse (2010). 


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78 réactions à cet article    


  • Buddha-dassa 16 avril 2012 10:05

    un humain se dirige par la peur et l’espoir...saut ceux qui ont un cerveau 
    y a t’il dans le monde une volonté de vivre ensemble collectivement en partageant ? pas du tout..

    le reste est combat...


    • xray 18 avril 2012 16:40


      Le vote utile 

      « Voter utile », c’est voter pour un candidat qui propose des solutions pour échapper au désastre européen qui vient après les élections. 
      Non pas de voter pour les candidats ultra médiatisés asservis aux intérêts étrangers. 

      Se sortir de l’Europe ! Et, vite ! 
      http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2010/06/30/se-sortir-de-l-europe-et-vite.html 

      Les tueries de Montauban-Toulouse 
      (Une tricherie électorale à l’américaine) 
      http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2012/04/10/mohamed-merah-une-tricherie-electorale-a-l-americaine.html 




    • kot begemot kot begemot 16 avril 2012 14:57

      à qui appartien « The Economist » ? M.Rotschild ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 16 avril 2012 22:41
       La vraie question, c’est : la provocation des Anglais vise-t-ellle : 

      1) à instrumenter la France pour lui faire prendre l’odieux des premiers gestes nécessaires de confiscation de la monnaie bidon en circulation - une mesure que les autres imiteront ensuite en disant qu’ils n’ont plus le choix.... ou

      2) à lancer une attaque économique massive contre la France en profitant de son moment de plus grande faiblesse entre Sarkozy... et sans doute rien tout.

      La spéculation sur la dette - qu’on vient de rendre possible - va va vite nous informer sur ces deux hypothèses.

      Dans un cas comme dans l’autre, ce devrait être le signal clair qu’il faut renverser les alliances. Nos ennemis ne sont ni à l’Est ni au Sud. Pourrons nous lutter contre l’hégémonie anglo saxonne qui a la perversité des pouvoirs veillissants ?

      Nous ne sommes pas les plus forts, mais les Anglais devraient pourtant se souvenir que les déclarations « à la Brunswick » créent en France les conditions pour des Valmy.





    • JL JL1 16 avril 2012 23:05

      PJCA,

      vous pourriez SVP préciser ce que vous entendez par « rien du tout » dans cette phrase : "lancer une attaque économique massive contre la France en profitant de son moment de plus grande faiblesse entre Sarkozy... et sans doute rien tout."  ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 avril 2012 07:09

      @ JL 1


      Je le puis, mais c’est sans plaisir. 

      Quand Sarkozy parle de changer les regles du jeu avec la BCE on peut être sceptique, mais Hollande, lui, semble en être satisfait, ce qui est enore plus loin d’une solution. La politique de Serkozy sur la question des retraites a été infâme, mais je ne comprends même pas celle que voudrait suivre Hollande.

      Ce que je vois des engagemenns que semble prendre et des principes que semble défendre Hollande, me laisses perplexe. J’ai parlé de « rien’ », mais j’’aurais pu parler de ’vide", ou d’inconsistance. Je ne vois pas du tout comment il en sortira une politique cohérente autre que réactive. 

      Ce n’est pas un hasard si ceux qui veulent un changement à Gauche vont vers Melenchon.

      Pierre JC Allard

    • JL JL1 17 avril 2012 09:16

      PJCA,

      quand vous postez sans plaisir, seriez vous plus lucide ? Je ne reconnais pas là celui qui depuis un moment fait campagne pour l’abstention et démotive avec talent hélas, je dois le dire, les électeur français.

      Oui, ceux qui veulent du changement vont vers Jean-Luc Mélenchon ! Et alors !? Où est le problème ? Dites le, ça nous intéresse.


    • lagabe 17 avril 2012 09:32

      oui , c’est clair que les anglos-saxons ont de très gros problèmes
      Au niveau du déficit annuel , il est supérieur aux grecs
      Et il suffit d’aller la , pour comprendre
      http://fortune.fdesouche.com/271631-50-chiffres-incroyables-sur-leconomie-des-etats-unis-en-2011#more-271631

      3. Si le nombre d’américains « ayant ou désirant un emploi » étaient aujourd’hui le même qu’en 2007, le taux de chômage officiel selon le gouvernement serait de 11%.

      4. La durée moyenne de chômage entre 2 emplois pour un actif américain est de 40 semaines.

      5. Une étude récente a montré que 77% des PME ne prévoient pas d’embaucher.

      6. Il y a aujourd’hui moins d’emplois salariés aux USA qu’en 2000, alors que la population a augmenté de 30 millions de personnes.

      30. La crise des retraites aux USA continue à empirer. Selon le Employee Benefit Research Institute, 46% des actifs ont moins de 10 000$ d’épargne pour leur retraite, et 29% des actifs ont moins de 1000$ d’épargne retraite.

      31. Aujourd’hui, 1 personne âgée sur 6 vit sous le seuil de pauvreté.

      Si j’avais à choisir ou vivre en Grèce ou en France ou dans US ou Angleterre , mon choix est fait



    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 16 avril 2012 10:51

      À l’auteur :
      « En fait, le journal voit une possibilité encore plus inquiétante que le manque de sincérité, c’est celle que MM. Sarkozy et Hollande croient vraiment ce qu’ils disent (sic). Et avec M. Hollande, le vainqueur le plus probable, ceci pourrait avoir des conséquences dramatiques. The Economist rappelle le précédent de 1981. Il fallut deux dévaluations et des mois de “punitions” par les marchés pour forcer M. Mitterrand à faire marche arrière. »

      Qui, de la Droite ou de la Gauche, a le plus endetté les Français(e)s de 1974 à 2010 inclus ?



      • bigglop bigglop 16 avril 2012 18:36

        Bonjour à tous,
        Merci à l’auteur pour cet excellent article qui pose bien le décor.
        Pour le compléter, je vous suggère la lecture de deux articles :
        du site d’Olivier Berruyer
        http://www.les-crises.fr/geab-64/

        et le commentaire de @Wesson sur Avox :

        bonjour Ariane,

        "Il faudra que Hollande vende sa politique à son peuple. Il lui faudra donc le tromper . Tout ceci étant dans la lettre de Chevreux aux marchés."

        Et pour ceux qui auraient des doutes, voici la fameuse lettre de Cheuvreux, datée du 8 mars 2012 et signée de Pascal Perrineau (professeur à Science Po Paris) et Nicolas Doisy (Chef économiste chez Cheuvreux).

        http://www.reporterre.net/IMG/pdf/Chevreux-Hollande.pdf

        Voici la traduction de la 1ère page effectuée par mes soins, j’ai essayé de garder la mise en forme (gras, souligné :"

        Hollande devra clarifier sa position sur le marché du travail et les réformes fiscales lorsqu’il sera probablement élu président le 6 mai prochain. Bien entendu, il est resté évasif sur la question pour des raisons purement électorales : S’il clarifiait maintenant sa position, il pousserait les électeurs vers les extrêmes, ce qui complexifierai l’équation politique.

        Mais Hollande a déjà fait savoir aux électeurs centristes qu’il ne reviendrait pas sur les mesures utiles de son prédécesseur, à commencer par l’adoucissement du régime infâme des 35 heures.

        Jusqu’à présent, il n’a pas annoncé non plus un accroissement substantiel de l’interventionnisme de l’état, à commencer par son engagement de ne pas augmenter le nombres de fonctionnaires.

        Dans tous les cas, Hollande devra déplaire soit au marché financiers, soit à ses électeurs comme il l’a fait avec Mitterand en 1981-83, alors qu’il était son conseiller économique. Mais, son euro-pragmatisme devrait éveiller en lui la menace d’attaque du marché sur la dette Française, dû notamment à cause de la colère que suscite la France à ses pairs Européens concernant son inaction (à réformer le code du travail et la fiscalité).

        Par conséquent, et dans le cas du pire scénario (mais pas le plus probable), le marché le forcera à effectuer un demi-tour comme en 1983. Bien entendu, Hollande devra gérer sa Gauche, notamment celle du référendum raté de 2005 sur la constitution Européenne. Ses partenaires Européens seront alors bien avisés de lui laisser prétendre qu’il a obtenu quelques concessions de leur part sur sa politique de croissance, même si cela est faux.

        "C’est un monument de cynisme qui en dit long sur ce qui nous attends. Les marchés ont déclarés une guerre aux peuples d’Europe, et ont décidé de leur imposer une dictature financière. C’est très exactement ce que ce document explique !

        Conclusion :

        Entre ses déclarations au Guardian et son discours de Vincennes, Hollande reste un faux-cul comme sous la Mitterrandie

        http://www.arsin.fr/pages/billets-d-actualite/hollande-guardian-ce-qu-il-a-vraiment-dit.html

        http://www.youtube.com/watch?v=168FnNyNJKE

        ACTA - Mélenchon

        http://www.youtube.com/watch?v=zgC91MnBA_w&feature=related




      • medialter medialter 16 avril 2012 10:56

        Non mais j’y crois pas smiley La City, principal artisan de la mise en place d’Hitler au pouvoir, qui vient donner des leçons aux français, déjà suffisamment débiles pour reconduire l’UMPS.

        Mais des leçons, non pas parce que l’UMPS représente les caporaux parfaits pour faire le relais de la finance internationale et de son bras armé l’OTAN, mais parce que ils ne sont pas suffisamment alignés. A quoi aurait-on eu droit dans les merdias s’ils l’avaient été ?

        Cet article de « the economist » prouve au moins une chose, c’est que nos candidats ont atteint une telle perfection dans le domaine du mensonge qu’ils arrivent même à tromper la presse financière. Oui, français, vous êtes vraiment dans une sacrée merde

        Info-medialter


        • Krokodilo Krokodilo 16 avril 2012 11:39

          C’est un torchon, où des articles anonymes répandent depuis des dizaines d’années la bonne parole ultralibérale, moins d’Etat, moins de régulation nationale et internationale. Laurent Joffrin l’a joliment surnommé « la pravda du capitalisme »


          • noux noux 17 avril 2012 01:15

            Faites tourner ce reportage censuré en France svp :

            http://www.youtube.com/watch?v=BfDdSTK6lBs&feature=share


          • Cocasse Cocasse 16 avril 2012 11:46

            Ca donne l’impression d’un chantage de mafieux.


            • sisyphe sisyphe 16 avril 2012 13:25

              Ce n’est pas une « impression » ; c’est EXACTEMENT ce qui se passe.
              The Economist, la Pravda de l’ultralibéralisme, ardent défenseur des mafias financières, rameute ses traders et spéculateurs, pour « punir » un pays qui ne se plierait pas à ses diktats.

              D’ailleurs, le processus est enclenché :

              Les premiers contrats à terme sur la dette française sont lancés

              Extraits :

              Face à la polémique, François Baroin, le ministre des finances, a expliqué, vendredi 13 avril, que Bercy « n’avait aucun pouvoir d’autorisation ou d’interdiction concernant l’initiative d’une plate-forme boursière privée ». L’Autorité des marchés financiers (AMF) avait fait savoir, un peu plus tôt, qu’elle n’avait pas non plus cepouvoir.

              « Si j’avais pu interdire ce contrat, je l’aurais interdit, explique Jean-Pierre Jouyet, le président de l’AMF. Ce dossier révèle une faille politique, avec l’absence depouvoir européen permettant d’interdire ou de suspendre ce genre de produits lors de périodes délicates. Mais ce dossier a aussi une dimension symbolique, il démontre l’insuffisante solidarité européenne en ces temps de crise. »

              (...) A l’Agence France Trésor (AFT), chargée de gérer la dette de l’Etat, on expliqueavoir été prévenu par Eurex très peu de temps avant l’annonce du lancement du produit, le 21 mars. « Si l’AFT considère que le produit d’Eurex est nocif, elle pourrait le dire haut et fort, juge l’eurodéputé Pascal Canfin (EELV). Elle aurait aussi les moyens politiques de le freiner, par exemple en faisant pression sur les banques plaçant la dette française pour qu’elles ne participent pas à ce marché. »Interrogés pour savoir si ce contrat était ou non une bonne chose, l’AFT et le cabinet du ministre des finances n’ont pas donné suite.

              et le meilleur pour la fin :

              Chez les banquiers spécialisés, on juge toutefois que ceux intervenant sur le marché de la dette avec de gros moyens avaient déjà accès aux autres outils. « ’Future’ ou pas, si des gens veulent vendre la France, ils la vendront », glisse l’un d’eux.

              On ne saurait mieux signifier que le sort de la France est à la merci des mafias financières, si aucune réelle mesure de protection contre ces mafias n’est adoptée.


            • Montagnais Montagnais 16 avril 2012 13:05

              Entre ses leçons de morale à l’Inde, ses titres pour ridiculiser l’Italie (l’Italie trouillarde), ses naïfs émerveillements style Science & Vie année 50 (the Flying car.. pour bientôt.. en avant les jeunes..on s’ra sauvés par la techno..), j’en passe et des meilleures, the Coneaumisse is the journal le plus con crétinisé que la presse collabo ait inventé. 


              Merci à l’Auteur de nous l’avoir rappelé. 

              Et si je n’avais pas peur de voir mon commentaire plié, je dirais qu’on lui p.. joyeusement au c.. à se torchec.. Vous me suivez ?

              The coneaumass devrait lire www.adbusters.org tiens.. ça leur ferait du bien..

              Et ça leur éviterait de plagier bêtement sans rien comprendre. Tenez, leur dernière sortie sur le sujet : 


              Y parlent même pas d’Adbusters ces graciosos.. CQFD. 

              • Jason Jason 16 avril 2012 13:23

                Comme le répondait un général français à un diplomate britannique au début du siècle précédent, qui lui disait : « Du sublime au ridicule, il n’y a qu’un pas. » Le français lui répondit, « Oui, c’est le pas de Calais ».

                Remarque tout à fait d’actualité envers ce père fouettard, donneur de leçons, dans sa suffisance nauséabonde de petit canard britannique.

                Que cette misérable feuille de chou fasse d’abord la liste de crétins, d’incapables et de corrompus qui ont peuplé les gouvernements britanniques de ces 30 dernières années, et on parlera.


                • Lamouet 16 avril 2012 13:29

                  The Economist peut raconter ses âneries. 
                  Pour ce qui est des programmes, il est sûr que celui du FDG va susciter un véritable appel d’air aux candidats à l’immigration :
                  Régularisation systématique des sans papiers, simplifications des procédures de naturalisation, établissement d’un titre de séjour unique pour dix ans.
                  Il a été fort justement dit par des hommes politiques de droite comme de gauche que la FRANCE ne peut pas accueillir toute la misère du monde.
                  Plusieurs événements récents ont posé les problèmes des sociétés multiculturelles (il ne s’agit bien sûr pas de "hiérarchiser ces cultures)
                  Ce programme signe la faillite économique et culturelle du pays.


                  • Inquiet 16 avril 2012 14:10

                    Quand le philosophe montre la lune, l’idiot regarde son doigt.


                    Alors, Lamouet, vous pariez sur quoi : l’index, le majeur ou l’auriculaire ? Ou devrais-je dire entre : l’halal, le niqab ou le permis de conduire ?


                  • Roubachoff 17 avril 2012 02:12

                    Quand Lamouet survole un sujet, il pleut des chiures d’oiseau. Tous aux abris !


                  • Cocasse Cocasse 17 avril 2012 10:45

                    Autant je suis d’accord concernant cette analyse du programme FDG en matière d’immigration, autant je suis outré par vos copié-collés récurrents.
                    Et surtout vous vous permettez d’intervenir de la sorte ici, alors que vous êtes totalement hors-sujet.


                  • Pandy Pandy 16 avril 2012 13:57

                    La France en plein déni économique :
                    —>
                    http://www.youtube.com/watch?v=Hl8-v9r0tZI


                    • sisyphe sisyphe 16 avril 2012 14:13

                      Illustrer la « prophétie » de « The Economist » par l’ultralibéral Mathieu Laine, c’est demander à Bush si le flacon exhibé par Colin Powell à l’ONU était bien la preuve « d’armes de destruction massive » !
                       smiley

                      Trop fort !


                    • Tristan Valmour 16 avril 2012 14:24

                      Le temps de la diplomatie est terminé. Le temps des menaces est révolu. Place à la guerre contre les banquiers, les financiers, les traders, les marchés. Il faut frapper.

                      Merde, la France, c’est la France ! Elle n’a pas à se laisser dicter sa politique par qui que ce soit ou quoi que ce soit. On va où là ?

                      Halte au chantage. Mieux vaut mourir libre que vivre enchaîné.

                      Il y en a marre des gens qui font de l’argent sur du vent. Marre des esclavagistes. Place aux vrais entrepreneurs et aux vrais travailleurs.

                      Il faut cesser d’avoir peur. Que le peuple se lève et crie à l’unisson : ASSEZ !

                      Assez des profiteurs, des corrompus, des magouilleurs, des hâbleurs.

                      Il faut se rendre compte qu’on menace la France quand même ! Des gens menacent tout un pays, des citoyens et la démocratie. Ce sont des terroristes.

                      Les financiers sont de véritables terroristes.

                      Et contre le terrorisme, on ne négocie pas, on ne parlemente pas. Il faut se radicaliser et aller jusqu’au bout pour lancer un message clair : HALTE.

                      Tous ces connards d’affameurs sont allés trop loin. Si on n’agit pas maintenant, il n’y aura plus de lendemains.

                      Votons Melanchon ou Le Pen ou pour tout autre candidat qui combat ce système inique, ce système dépravé qui conduit la Terre et les peuples à la ruine.


                      • colza 16 avril 2012 16:29

                        @ Tristan Valmour
                        Entièrement d’accord, je préfèrerais crever que de céder au chantage.
                        Pour ma part, je voterai JL Mélenchon (avec un E, SVP), j’ai certaines « réticences » à l’encontre du FN smiley


                      • paul 16 avril 2012 14:34

                        Le terme « déni » employé par The Economist a été vite repris par les adeptes du serrage de ceinture, du tout de vis et de la règle d’or, notamment par Copé .
                        The Economist, c’est tout simplement la voix de la City dont un excellent documentaire sur LCP a montré comment elle dirigeait en réalité la politique économique anglaise .Le réseau des paradis fiscaux en particulier y est clairement démontré : c’est là le vrai déni .

                         www.publicsenat.fr/ lcp/ politique/ city-finance-eaux-troubles


                        • colza 16 avril 2012 16:31

                          Normal, la City, sorte de vatican bancaire, assure la survie de la Grande Bretagne.
                          Anéantissez la City et les Anglais n’existent plus !


                        • c.d.g. 16 avril 2012 14:38

                          The economist est un journal liberal, qui ne cache pas ses opinions. Vous critiquez le fait qu il donne son avis sur nos 2 principaux politiciens mais ce n est pas la premiere fois qu il le fait. C est eux qui ont ecrit que Berlusconi etait indigne de diriger l italie

                          Ils ont quand meme raison de signaler que nos 2 candidats font comme s ils pouvaient depenser sans compter et non pas comme s ils vont heriter d une economie en perdition

                          Sinon je ne crois pas comme vous qu il y aura une attaque speculative coordonnee. Aucune coordination n est necessaire car les marches sont assez moutonniers. Et si la France ne veut pas dependre de traders anglo saxon, c est simple : il lui suffit de ne pas vivre au dessus de ses moyens (autrement dit soit d augmenter les impots (mais c est pas populaire) soit de baisser les depense (mais ca aussi c est pas populaire, mais ca s appelle gouverner))

                          PS : vu comme vous depeignez l Allemagne, je suppose que vous y avez jamais mit les pieds. C est un pays bien plus prospere que la france. On n y trouve pas partout des gens dormant dans la rue comme en France


                          • Blé 16 avril 2012 17:31

                            Les français ont payé et payent tous les jours la crise subprimes.

                            Au fait, elle vient d’où cette « Dette » de la France ? De l’ augmentation des salaires dans le privé et le public ?

                            Je ne sais pas si vous avez remarqué mais les français s’appauvrissent un peu plus chaque année pendant que les millionnaires et milliardaires s’enrichissent. Ces derniers vont remplir les coffres des paradis fiscaux, construire des villas dans les îles, acheter des bateaux de luxe, et des avions, etc... Si l’économie est en perdition en France, elle ne l’est pas pour l’ oligarchie qui nous gouverne.

                            Les pauvres en Allemagnes sont aussi peut entendu qu’en France. Il y a de la misère mais ce pays la cache et surtout n’en parle jamais.


                          • karina 16 avril 2012 14:39

                            Nicolas Sarkozy promet une autre BCE aux français , sauf qu’il évite soigneusement de le dire devant Angela Merkel .



                            • lejules lejules 16 avril 2012 15:00

                              bonjour a tous

                              la propagande naziberale en a rien a f... de la democratie, du social ou de la liberté elle continue son travail de sape en s’arogeant le droit d’etre le parti des honnetes gens, des gens responsables et respectable.qui y croit encore ?

                              alors pour qui voter ?

                              http://www.youtube.com/watch?v=0vQ6D1Wm8A8&context=C4c30d79ADvjVQa1PpcFPbgR6CyRpEjVs0uDti93AqOUIZzCDS9NY=

                               

                               


                              • ph11 19 avril 2012 05:04

                                De qui est cette citation ?

                                « La lutte contre la finance internationale et le capital de prêt est devenu le point le plus important de la lutte de la nation [...] pour son indépendance et sa liberté économique. »

                                De Hollande ? De Montébourg ? De Mélenchon ? De Poutou ?


                              • Wàng 19 avril 2012 21:30

                                C’est pas de Hitler ? smiley

                                Brom Bawerk a démontré depuis longtemps l’erreur d’Aristote et de Marx sur le caractère illégitime des prêts à intérêts, et je dis ça en étant un grand admirateur d’Aristote.

                                Mais le problème c’est que 150 ans après que le marxisme ait été réfuté au plan théorique puis pratique (Lénine, Mitterrand, inexistence des cartels exploitant le travail), on a encore des gens qui veulent croire au socialisme aujourd’hui !


                              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 avril 2012 07:30

                                Ce qui est surréaliste, c’est le montage en épingle des déclarations de Melenchon et de ses avancées dans les sondages, alors que l’on sait très bien que le centre de gravité des opinions politiques en France reste au centre-droit et que les deux-tiers des Français voteraient pour le diable plutôt que pour Melenchon ! 


                                Si vous voulez Melenchon à l’Elysée, il faudra qu’un million de Français aille l’y conduire par les rues et que vous ayez convaincu l’armée et la police de ne pas s’en mêler.... Et il ne faudrait pas appeler ça une élection.

                                PJCA



                              • JL JL1 17 avril 2012 09:26

                                « les deux-tiers des Français voteraient pour le diable plutôt que pour Melenchon ! » (PJCA)

                                Peut-être, mais quand les foules acclament Mélenchon, ces deux tiers-là sont paralysés devant leurs télévisions qui leur parlent d’amour et de leurs peurs, guérissent les blessures par des propos qui les rassurent !

                                 smiley


                              • ph11 19 avril 2012 04:52

                                « Peut-être, mais quand les foules acclament Mélenchon, ces deux tiers-là sont paralysés devant leurs télévisions qui leur parlent d’amour et de leurs peurs, guérissent les blessures par des propos qui les rassurent ! »

                                Et voilà : on commence à considérer que ces 2/3 ne sont pas le « vrai » peuple et devra être rééduqué, surveillé, contraint pour être socialement correct.


                              • JL JL1 19 avril 2012 11:47

                                Ouiiii ?

                                Bof !


                              • ph11 19 avril 2012 04:50

                                Super, la Corée du Nord, ce sacré pays décroissantiste et nationaliste, c’est une perspective d’avenir réjouissante…


                              • regul7 16 avril 2012 16:54

                                Ce rapport confirme ce que je vous ai dit il y a un mois !!! Que Sarko peut sauver la France personne d’autre. ?? ça fait mal mais il n’y a pas d’autres possibilités ! Amitiés amis Français.


                                • Jason Jason 16 avril 2012 17:22

                                  @ regul7

                                  C’est de l’humour.... britannique ?

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