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Accueil du site > Actualités > Politique > Un droit de dissolution populaire ?

Un droit de dissolution populaire ?

La forme démocratique doit prévoir des conditions de dissolution lorsque le détenteur du pouvoir, le peuple, considère que son intérêt n’est manifestement plus rencontré, plus servi par la classe politique à laquelle il a octroyé un mandat de gouvernance. Rien d‘autre qu’un mandat de gouvernance.

La situation politique dans laquelle se trouve l’Italie pose une question essentielle pour le fonctionnement de tout état démocratique. Une question consubstantielle au concept même de démocratie. En effet, l’Italie est aujourd’hui mise de facto sous tutelle par les instances internationales. La loi budgétaire de cet été, acte politique suprême par lequel un exécutif, sous le contrôle du législatif, décide des ses actions au service de la collectivité, a été rédigé sous les indications techniques de la BCE. Mario Draghi et Jean-Claude Trichet, dans une lettre adressée le 29 septembre dernier au gouvernement italien, ont explicitement indiqué quelles devaient être les mesures à prendre pour assainir l’économie d’un pays théoriquement souverain : réforme du système fiscal afin d’augmenter la compétitivité des entreprises, libéralisation des services publics locaux, privatisations à large échelle, réduction des salaires, flexibilité des embauches, allongement du départ de l’âge à la retraite, etc.

De même, vu l’inefficacité de cette même manœuvre budgétaire, le Fonds de sauvetage européen, sous le directoire de la France et de l’Allemagne, vient une fois encore de rappeler à l’ordre l’exécutif italien en conditionnant son aide financière à la mise en œuvre de certaines mesures très précises. Mesures du même accabit que celles préconisées par la banque centrale européenne. Ces requêtes n’émanent pas d’instances démocratiquement élues, naturellement, leur légitimité est économique, exclusivement économique, elle est celle du prêteur face à l’emprunteur criblé de dettes dont elle craint l’insolvabilité. 

Dans la foulée du sommet européen de ce week-end, M. Berlusconi a convoqué en urgence un Conseil des Ministres et a rappelé à ses troupes la situation apocalyptique dans laquelle se trouve le pays : « Les exigences européennes sont importantes, électoralement impopulaires mais inéluctables, nous n’avons plus le choix », leur a-t-il dit en substance. Cette mise sous tutelle par les instances internationales s’opère aux dépens d’un gouvernement certes démocratiquement élu, mais dont la légitimité semble aujourd’hui fortement compromise y compris au sein de la société civile italienne. La fédération des entreprises, les 5 plus importantes associations de commerçants du pays, le monde catholique (réuni pour la première en conclave depuis 20 ans au vu de la gravité de la situation) ont vertement rappelé à l’ordre M. Berlusconi, lui demandant d’agir ou de remettre son mandat entre les mains du Président de la République. Un sondage publié il y a trois jours indiquait, par ailleurs, que moins d’un électeur sur cinq déclare avoir encore confiance en les capacités de l’exécutif à sortir le pays de l’impasse, alors qu’on se situait à près d’un sondé sur deux en février 2010.

Dans ces conditions, avec un pays au bord du précipice, peut-on dire que nous sommes face à un gouvernement illégitime au sens où Locke l’entendait, au XIXème siècle, dans son Traité du gouvernement civil  ? Face à un gouvernement qui n’est plus en mesure d’assumer sa mission essentielle – à savoir, précisément, servir l’intérêt général ? Les Italiens sont-ils confrontés à une forme de prévarication politique au sens d’un manquement manifeste aux devoirs d’une charge publique ? Pour des raisons de calendrier judiciaire, M. Berlusconi risquerait gros à présenter sa démission. Il se trouverait en effet dans l’impossibilité d’invoquer l’empêchement légitime à répondre aux convocations des tribunaux, notamment dans l’affaire Mills (comme ce fut le cas, à juste titre, pour sa participation au dernier sommet européen), et risquerait ainsi de voir certains procès arriver à leur terme et donc d’être condamné. Parallèlement, ses alliés, la Ligue du Nord, malgré les menaces constamment réitérées, et les autres groupuscules soutenant la majorité, n’ont aucun intérêt, eux non plus, à retourner aux urnes dans un contexte électoralement aussi négatif, dans la foulée des défaites aux communales et aux référendums. Leurs chances de réélection seraient, dans ce cas de figure, fortement compromises ; les possibilités d’un contrôle réel, objectif du législatif sur l’exécutif sont donc inexistantes. De même, en l’état, le seul pouvoir politique du Président de la République, contre-pouvoir naturel au sein du corps exécutif, est d’exiger que la majorité en place vérifie, par un vote de confiance, l’état de sa gouvernabilité, ce qui a été fait la semaine dernière, le gouvernement Berlusconi sauvant sa tête d’une seule voix d’écart.

Nous sommes donc face à un biais démocratique qui nous fait penser que la démocratie telle que nous la connaissons ne peut être la dernière forme d’amélioration du mode de gouvernement. La démocratie doit en effet être substance, non seulement forme. A cette fin, la forme démocratique doit quant à elle prévoir des conditions de dissolution lorsque le détenteur du pouvoir, le peuple, considère que son intérêt n’est manifestement plus rencontré, plus servi par la classe politique à laquelle il a octroyé un mandat de gouvernance. Rien d‘autre qu’un mandat de gouvernance. A défaut de possibilité de dissolution d’un gouvernement qui s’écarterait de sa propre raison d’être, l’esprit démocratique – qui repose, précisément, sur cette notion de délégation de pouvoir – est victime d’une forme de perversion. D’appropriation arrogante du pouvoir. Ce qui ne peut être accepté. A l’aune de l’exemple italien, il nous semble donc important que cette réflexion soit menée non pas par le monde politique, qui ne peut réfléchir sur lui-même, mais par la société civile.


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42 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 27 octobre 2011 11:59

    Il me semble effectivement que le pouvoir de révocation serait un grand pas en avant vers le un vrai système démocratique.
    Et je pense que ce Droit devrait s’appliquer individuellement , donc pour chaque élu, auprès de SES électeurs. Evidemment, avec des conditions précises et draconiennes.
    Ce serait un grand pas en avant vers la disparition du pouvoir d’influence des lobbies qui sont actuellement tout puissants en influençant les « élus » pour prendre des décisions en leur faveur et à l’encontre de l’intérêt du citoyen/consommateur.
    Egalement, la garantie que le « représentant du peuple » ne défend pas d’abord ses propres intérêts.

    Rappelons nous tout de même que ce pas en avant, devra être imposé aux « élites ». Personne de censé ne scie la branche sur laquelle il est assis.


    • alphapolaris alphapolaris 27 octobre 2011 14:18

      +1

      je pense que les mandats devraient être à durée indéterminée, mais révocable par le peuple, et soumis à des promesses écrites et vérifiables. L’élu reste en poste tant qu’il respecte les objectifs pour lesquels il s’est fait élire, pour cela, un vote de confiance est organisé régulièrement. S’il perd la confiance du peuple, il est définitivement révoqué, avec impossibilité à vie de se présenter pour un mandat équivalent (ce qui veut dire qu’on est député ou sénateur une seule fois dans sa vie, mais on peut être député, puis sénateur), ceci pour éviter la professionnalisation de la politique, et apporter régulièrement de nouvelles têtes, de nouvelles idées. Il y a assez de gens très compétents en France pour se le permettre.

      En fait, ce fonctionnement est exactement le même que celui des cadres dans les entreprises.

      Quant aux lobbys, il faut définitivement les interdire. La situation ubuesque actuelle est que les entreprises ont plus de pouvoirs que les citoyens, alors qu’elles ne votent pas. Pour preuve : les lobbys ont libre accès à l’assemblée et aux députés ; pas les citoyens.


    • si les italiens n’ ont pu vider leur obsede...avec 67 affaires de cul...pourrons nous virer notre
       
      despote qui lui a 67 affaires pourries sur la conscience de karachi a bettencourt.

      SINCEREMENT LES DEUX DEVRAIENT SUBIR LE MEME SORT QUE MUSSOLINI


    • francoisR 27 octobre 2011 12:16

      Personnellement, je pense que le système démocratique actuel, à savoir, la démocratie représentative (http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie_repr%C3%A9sentative), est arrivé à maturité. Je pense qu’il faut maintenant le changer pour instaurer une démocratie directe (http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie_directe). 

      Votre proposition qui est d’octroyer le droit de dissolution directement aux citoyens va dans le sens de cette démocratie directe !

      • PhilVite PhilVite 27 octobre 2011 12:57

        OK pour les dissoudre, mais à l’acide sulfurique !
        Juste pour être sûr qu’ils n’y reviendront pas !


        • alphapolaris alphapolaris 27 octobre 2011 14:19

          C’est un commentaire au vitriol ça smiley


        • De la hauteur 28 octobre 2011 03:10

          L’acide prussique est mieux !


        • BA 27 octobre 2011 12:59
          Anonymous : Opération CashBack le samedi 5 novembre 2011 :


          • lambda 27 octobre 2011 14:03

            @ anonymous

            allez donc essayer de retirer 2000 ou 3000 ou plus en espèces à votre banque et vous aurez ceci :

            - votre banquier vous demandera « Pour quoi faire ??? »

            Avec plaisir vous lui répondrez « Monsieur ça ne vous regarde pas »

            Il en conviendra mais il vous sortira ,un discours sur le blanchiment d’argent et bla bla bla

            Et avec délice vous lui répondrez qu’il ferait mieux de s’occuper du blanchiment dans les paradis fiscaux plutôt que de de s’occuper de vous pour 3000 euros

            Alors, il vous parlera des artisans !!! tiens donc !!!

            Vous lui répondez « Que viennent faire ici les artisans ??? »

            Et avec plaisir vous lui direz ceci«  »Monsieur bien que n’ayant aucune justification à vous donner, je vais vous faire plaisir et vous expliquer que je retire mon argent pour le garder chez moi, n’ayant plus aucune confiance dans l’institution bancaire

            Et là, vous lui expliquez que vous connaissez l’origine de la Réserve Fédérale, que vous vous souvenez de la loi Pompidou Giscard en 1973 et que vous avez entendu la confesion d’un « assassin financier » du nom de John perkins etc.........etc
            ....
            Et là vous découvrez que lui , le représentant de la banque, qui exécute les ordres de persécution de son client, ne connait rien à tout ça 

            Et vous finissez , vous, petit client qu’on a voulu impressionner lui conseiller de s’informer

            Mais ce n’est pas pour autant que vous pouvez repartir avec vos liquidités

            Il vous faudra 3 à 4 jours, et beaucoup bugs dans les virements de banque de banque pour enfin toucher de vos doigts cette monnaie qui pourtant vous appartient

            Alors j’adhère totalement à l’idée d’Anonymous mais elle est impossible dans le concrêt, ce qui n’est pas une raison pour ne pas aller leur faire peur !!!!!!!!!!


          • diogene 27 octobre 2011 14:52

            @ lambda

            Il y a une solution pour vider son compte. C’est d’en ouvrir un autre dans un credit cooperatif.

            exemple http://www.credit-cooperatif.coop/

            Choisir l’option tranfert de compte d’une autre banque vers le coop.
            Le coop se chargera de faire cloturer votre compte et de le transferer sur votre nouveau compte coop.

            Et voilou


          • lambda 27 octobre 2011 16:29

            @ diogène

            ce queje voulais dire c’est qu’il est impossible de retirer des liquidités immédiatement si la somme dépasse 1000 ou 2000 et plus
            Il faut passer au bureau de conseiller et on est prié d’attendre 4 à 5 jours avec questionnaire à la clé !!
            C’est ce que je voulais dénoncer dans le principe
            Bien sûr les virements de banque à banque ne pose pas de problème en général mais demander de nous rendre physiquement notre argent leur pose problème


          • roro46 28 octobre 2011 01:14


            « allez donc essayer de retirer 2000 ou 3000 ou plus en espèces à votre banque et vous aurez ceci : - votre banquier vous demandera  »Pour quoi faire ???« 

            Je viens pourtant de le faire, malgré les questions.
            Malgré les questions, les  »vous ne pouvez pas faire ça« , si vous insistez, simplement parceque vous EN AVEZ LE DROIT, vous les pouvez. VOUS LE POUVEZ !!
            C’est votre pognon, bon dieu !!!! Récupérez-le. Vous en AVEZ LE DROIT. Vous LE POUVEZ.

            ça me rappel une discussion :  »j’en ai marre d’aller déffiler connement de bastille à nation pour rien. Il faut aller directement à l’élysée, et les sortir par la peau du c...« 

            Réponse :  »mais on a pas le droit" !!!

            Ben oui, mais avec ce genre de reflexions............
            On avait pas le droit non plus de prendre la bastille .......
            ..Alors.. ?

            ALLEZ ! DEBOUT !


          • Alpo47 Alpo47 27 octobre 2011 13:13

            Ne pourrait on, par exemple, imaginer un système où, tous les mois (ou plus si urgence), l’élu rend compte à un groupe représentatif de ses électeurs ?
            Le groupe pourrait notamment définir par avance, la prise de position et vote de son élu, lors d’un prochain sujet traité au parlement. Et l’élu obligé de se limiter aux décisions de ses électeurs.
            Finies, concussion, retournements de veste, influences extérieures.


            • alphapolaris alphapolaris 27 octobre 2011 14:26

              Exactement ! Voir mon message précédent !

              De toute façon, le système démocratique actuel date du XVIIIème siècle, époque ou l’analphabétisme régnait en maître, et où il fallait des représentant du peuple, élu par un moyen simple, le vote à un seul bulletin.

              Nous sommes au XXIème siècle. Les gens ne sont plus analphabètes et mieux que ça, ils utilisent massivement internet. C’est une révolution, qui d’un point de vue historique est peut être de plus grande ampleur que l’avènement de l’imprimerie.

              Nous devons réinventer la démocratie. Je trouve particulièrement frustrant le vote à un seul bulletin où on doit choisir en mode tout-ou-rien une seule personne. C’est très grossier, et répondait aux besoins du XVIIIème siècle, mais plus du notre.


            • Klisthène 2017 Kxyz 27 octobre 2011 13:30

              En démocratie, où le suffrage universel l’emporte toujours, on n’a que les élus que l’on mérite. 


              • robin 27 octobre 2011 13:44

                Mais si les élus toutes tendances confondues s’assoient régulièrement sur leurs engagements, vous faites comment, vous priez ?


              • non667 27 octobre 2011 14:12

                à robin
                Mais si les élus toutes tendances confondues ,
                généralisation abusive fausse et trompeuse
                comme le montre le front ripoublicain le fn ne fait pas parti du système N.O.M. et présente une autre alternative sensée a essayer quoi qu’en disent les propagandistes et complices du 9-11 et des armes de destructions massives  !


              • robin 27 octobre 2011 16:45

                Par non667 (xxx.xxx.xxx.25) 27 octobre 14:12

                à robin
                Mais si les élus toutes tendances confondues ,
                généralisation abusive fausse et trompeuse
                comme le montre le front ripoublicain le fn ne fait pas parti du système N.O.M. et présente une autre alternative sensée a essayer quoi qu’en disent les propagandistes et complices du 9-11 et des armes de destructions massives !

                -----------------------------------------------
                Je ne parlais que de ceux qui étaient aux affaires nationales (sur ce quand on vu les carambouilles que le FN a déjà fait en local, ça donne pas franchement envie) ET Qu’a été faire en Israël Marine, prendre ses ordres ?


              • robin 27 octobre 2011 13:47
                Article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793

                Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.


                • non667 27 octobre 2011 14:16

                  à robin
                  Article 35
                  cause toujours
                  le N.O.M. s’y assoie dessus comme sur un vulgaire palestinien  ! smiley


                • robin 27 octobre 2011 16:46

                  Par non667 (xxx.xxx.xxx.25) 27 octobre 14:16

                  à robin
                  Article 35
                  cause toujours
                  le N.O.M. s’y assoie dessus comme sur un vulgaire palestinien ! 
                  ---------------------------------------------------
                  Faudrait déjà que les moutons condescendent à foutre la tête en dehors de TF1 et viennent donner un coup de main aux indignés, là on verrait bien si la police tire sur la foule ou pas !


                • non667 27 octobre 2011 20:58

                  à robin
                  là on verrait bien si la police tire sur la foule ou pas !
                  on n’est pas chez les dictateur arabes !
                  la solution pour le N.O.M. a été expérimentée en france en 1968
                  5 semaines de grève générale jusqu’à paralysie, plus d’essence ,nourriture , argent = essoufflement des indignés ,division (d’autant plus qu’ils n’ont pas de revendications précises ni de projet unique ! ), chienlit , (provoc ) le N.O.M propose le retour à l’ordre par les élections = le N.O.M. les remportent à une écrasante majorité comme en 68 !


                • Klisthène 2017 Kxyz 27 octobre 2011 14:32

                  @ demande aux tunisiens....

                  c est le silence du Peuple qui fait d eux les assujettis ..de ces nomenklaturas...
                  tu sais dans un des projets de constitution pour une Républik digne de ce nom
                  je propose que tout représentant ayant directement ou indirectement été corrompu ou ayant détourner les deniers publiks verrait tout son patrimoine saisi.
                   après jugement d une Haute cour de la Républik saisi par juges et citoyens et rendant verdict pas 20 ans après .
                  je t assure que les représentants politik auraient tout autre comportement...


                  • kemilein 27 octobre 2011 14:58

                    c’est bien là le drame encore une fois.

                    DémoCratie : dèmos, le peuple - Kratos, dieu du pouvoir, pouvoir.
                    la Démocratie n’est que la reconnaissance du Pouvoir au peuple. Waouh ! Ze Power ?? mais de quel pouvoir parle-t-on ? de celui de voter comme on leur dira.

                    de plus la démocratie n’est pas une forme de gouvernement (elle serait même opposée au gouvernement, puisque au fond démocratie égale Anarchie) le Système politique actuel se nomme gouvernement représentatif.

                    tant que la masse des gens ne parleront pas de DémosArchie, soit le peuple et arké le gouvernement, c’est-à-dire que le peuple gouvernement effectivement, alors vous en resterez a vos apparat qui amusent la galerie.

                    et vue la société du spectacle, l’amusement et la diversion plait beaucoup au petits esprit médiocre.


                    • bernard29 bernard29 27 octobre 2011 14:58

                      le droit de révocation existe ; ça s’appelle l’élection. Mais on peut remarquer que ce n’est pas parce qu’un élu a fait des conneries qu’il n’est pas réélu. C’est même plutôt l’inverse.

                      Pour parler de l’Italie, pourquoi Berlusconi est jusqu’à maintenant toujours réelu ; non ?

                      En allemagne il a fallu, 4 dissolutions du bundesstagg en 1 an et demi pour qu’Hitler arrive au pouvoir. ( voir le film de France 2 « Apocalypse Hitler » , mardi soir )


                      • robin 27 octobre 2011 16:43

                        le droit de révocation existe ; ça s’appelle l’élection

                        HA HA HA !!! Comme le système est verrouillé droite-gauche (UMPS s’entend) votre truc marche pas....lol !

                        Vous en avez une autre comme celle là !


                      • bernard29 bernard29 27 octobre 2011 17:03

                        non, ça suffit comme argument pour ma démonstration.

                        Comment vous allez révoquer notre « Sarko national », sinon par un vote ? Vous imaginez un « dégage » à la « Ben Ali » en manifestant sur les Champs Elysés. En 68, De Gaulle est parti se promener, et on a eu qui ???


                      • moussars 27 octobre 2011 15:44

                        Un constat que personne ne peut nier en prenant le cas de la France et de l’élection de Sarkozy :

                        En 2007, le programme de ce dernier était aux antipodes de ce que nous vivons. Qu’il invoque la crise ne change rien :
                        1.- Il reconnaît lui même que nous ne sommes pas dans les conditions qu’il évoquait dans son programme. Que la crise en soit responsable ou non, c’est un fait qu’il ne tient aucune des promesses qu’il avait avancées alors : chômage, baisse des impôts (directs et indirects), réduction des inégalités, augmentation du pouvoir d’achat...
                        2.- Pas responsable de la crise ?
                         a) Seule un partie du déficit est due à la crise : Sarkozy est le spécialiste des dérapages financier à chacun de ses passages (ministre du budget, ministre de l’économie, président de la République). C’est un fait têtu. Il n’y a pas d’interprétation divergente possible.
                         b) Cette crise systémique financière est le résultat inéluctable (seule manquait avec 100 % de certitude) la date exacte et le nom de la « goutte » d’eau qui allait faire déborder le seau de détritus de crédits dérivés : subprimes, cds, délits permanents de délits d’initiés (flash notes, darks pools, trading haute fréquence, cdo, cdo de cdo...).
                         c) Chaque jour on découvre de nouveaux individus qui avaient prévenus des dérapages incontrôlables qui nous guettaient. Mais pour un non averti, le quasi arrêt des échanges monétaires inter-bancaires, en 2007, annonçaient les conséquences des crimes du monde financier...

                        Si donc Sarkozy a été élu sur un programme qu’il n’a pas tenu (ou pu tenir disent à tort ses défenseurs), la seule conclusion démocratique, c’est que des élections auraient dû avoir lieu dès la manifestation de la crise systémique connue du grand public (citoyens électeurs) en 2008.
                        Il y a sinon un énorme déficit de la démocratie.
                        Le reste n’est que les premiers soubressauts d’une dictature qui vient...


                        • moussars 27 octobre 2011 15:49

                          Ici, http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=DsDd-uP7yl0 <http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=DsDd-uP7yl0>
                          vous verrez ce que sont nos représentants élus de Bruxelles soi-disant démocratiquement, toutes tendances confondues...
                          Vive l’Europe truquée, vive la démcratie non libre et faussée...


                          • joelim joelim 27 octobre 2011 15:59

                            Il faudrait déjà utiliser les termes corrects, comme « mandataire national » ou « représentant principal » à la place de la falsification démocratique qu’est le terme « chef de l’Etat » qui nous est vendu tous les jours par les journaux télé-hypnotiques.

                            Mais ça n’arrangerait pas du tout les affaires de l’oligarchie, or comme c’est elle qui fixe les orientations des émissions télévisées des chaînes les plus regardées...

                            Et si la démocratie ne pouvait s’obtenir que par une information-communication démocratique ?Donc des journaux télévisés dont les instances dirigeantes soient élues ?

                            • hommelibre hommelibre 27 octobre 2011 16:54

                              J’étais pour cette idée de révocation il y a quelques années. Mais en y réfléchissant plus je n’y suis plus favorable.

                              1. D’abord il y a des élections avec des délais assez raisonnables. Pouvoir changer de direction d’une pays tous 4 ou 5 ans, c’est pas mal.

                              2. Mettre en place un tel système est très lourd. Elire un conseil de citoyens qui demande régulièrement des comptes et recommande ensuite d’organiser ou non des élections ? Lent et lourd. Un rouage de plus dans l’administration. De plus, démocratie oblige, si ce conseil recommande la tenue de nouvelles élections, il faut pouvoir opposer un recours, donc l’un dans l’autre cela prendra vite au moins des mois voire un an.

                              3. Car il faudra aussi limiter les pouvoirs de ce conseil, puis lui donner des indemnités, et élire une commission qui surveille ce conseil de citoyens et enquête pour savoir si lui-même n’est pas sous l’influence d’un lobby. Bref, ça va pas être donné.

                              4. Ensuite un gouvernement qui ne peut modifier son programme selon les réalités du moment est figé, bloqué, rigide, et va à l’erreur car incapable de s’adapter. Et puis un gouvernement qui doit toujours plaire et ne peut plus prendre le risque d’une impopularité, c’est mauvais. Même s’il y a des limites à modifier un programme, il faut laisser une marge.

                              5. Il faut du temps pour évaluer vraiment une politique. Si un élu vit en permanence dans le stress il fera soit des conneries soit rien du tout.

                              Les élections c’est quand-même la meilleure révocation. La révocation ou la destitution sont des choses graves. Il faut des actes graves pour les justifier. Aux USA Nixon a été destitué après des années d’enquête. L’équipe de Bush aurait pu l’être. Ce n’est pas si simple.

                              Pour l’article 35 des droits de l’Homme, pour estimer qu’un gouvernement viole réellement les droits d’un peuple, il en faut quand même beaucoup. Il faudrait qu’il envoie l’armée tirer sur les bureaux de vote lors d’une élection, par exemple. Ce n’est pas une promesse non tenue qui justifie cet article.


                              • Bobby Bobby 27 octobre 2011 17:22

                                Bonjour,

                                Et si, nous revenions à un système vraiment plus démocratique ?

                                Où, il n’y aurait plus d’élection, ou le pouvoir serait exercé par des personnes qui ne l’aurait pas désiré, et auquel elles n’auraient qu’accepté la charge pour un an, pas plus... et qui ne pourraient pas plus exercer de mandat politique par la suite !

                                Les systèmes actuels sont tout le contraire de démocrates. Ils en sont l’antithèse car le pouvoir est exercé par des personnes qui en ont fait un véritable métier, et n’en restent pas loin, une fois qu’ils l’ont exercé !

                                Nous vivons en fait dans un véritable système oligarchique où les discours présentent parfois un peu de différences... les changements, pratiquement inexistant ! tant la marge de manœuvre est étroite entre la soi-disant gauche et la droite,... parfois la plus extrême.

                                La classe politique nous a habitué à nous faire gober les plus grosses couleuvres et plus de 80% de la population les avalent avec le sourire c’est effarant !

                                Aujourd’hui, le peuple n’a plus aucun pouvoir de contrôle ! les machines à voter, cerise sur le gâteux, ne rendent... que ce qu’ont décidé... ceux qui les ont mise en place ! Quand arrêtera-t-on de se moquer du peuple ? lorsque celui-ci balancera tout ce petit monde de profiteurs par dessus bord ? Est-ce donc le prix à payer pour retrouver un « consentius » ?

                                Pour info : http://www.dailymotion.com/video/xiyzhh_etienne-chouard-conference-le-tirage-au-sort-comme-bombe-politiquement-durable-contre-l-oligarchie_news#rel-page-4


                                • Bobby Bobby 27 octobre 2011 17:24

                                  erratum : gâteau... bien sûr !


                                • bernard29 bernard29 27 octobre 2011 17:23

                                  Bien évidemment, il faut un statut pénal du président et donc des possiblités de « destitution » en cas de crimes, délits etc.., mais lorsqu’il s’agit de révocation pour raisons politiques, il n’y a que l’élection.

                                  Cependant notre démocratie souffre d’un manque de contrôle démocratique ( séparation des pouvoirs inexistante , disparition des contre pouvoirs etc etc) et d’un larguage des citoyens.

                                  c’est pour cela qu’il est nécessaire de réfléchir à l’établissement d’un « contre-pouvoir citoyen » afin de faire vivre le débat démocratique, et de contrôler les pouvoirs publics

                                  voici une proposition Contre pouvoir citoyen 


                                  • miha 27 octobre 2011 17:24

                                    Il faut cesser de parler de notre système comme d’une démocratie, c’est une oligarchie.

                                    Nous serions en démocratie si la constitution était écrite par le peuple ; c’est la base de la démocratie.

                                    On nous manipule en nous faisant croire qu’il suffit d’avoir le droit de vote pour que le peuple ait le pouvoir (rappel : démocratie = pouvoir au peuple).

                                    Force est de constater que nous n’avons AUCUN pouvoir.

                                     


                                    • bernard29 bernard29 27 octobre 2011 23:24

                                      Si vous voulez que le peuple écrive la constitution, vous n’êtes pas sorti de l’auberge !!


                                    • Bobby Bobby 27 octobre 2011 17:32

                                      N.B. avant l’élection de N.Sarkosy, et alors qu’il était en tête pour la présidence, j’avais prédit à un contact français : « vous allez vous en mordre le doigts ! »... comme j’aurais aimé que cette prédiction ne se fut pas avérée ! je reconnais avoir été fort loin d’en présumer à quel point !


                                      • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 28 octobre 2011 01:33


                                        Pas suffisant.

                                        Il faut remplacer la démocratie représentative... par une démocratie participative, collégiale, avec vote électronique sur TOUTES les décisions...


                                        • Bobby Bobby 17 novembre 2011 10:51

                                          ... par exemple oui !


                                        • CAMELEON 28 octobre 2011 01:36

                                          L’Islande l’a prévu c’est pour cela même que plus de 300 personnes sont jugées suite à la crise de trois banques dont l’ex premier ministre

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