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Accueil du site > Actualités > Politique > Un roi illettré est un âne couronné

Un roi illettré est un âne couronné

Alors que le Président de la République s’attaque à l’épreuve de culture générale dans les concours adiministratifs, les universitaires contre attaquent en dénonçant son inculture...

"Illiteratus rex quasi asinus coronatus est". Cette citation tirée de Politicratus, ouvrage de Jean de Salisbury écrit au XIIème siècle, est le nouveau slogan proposé par les universitaires en réponse au discours de Nicolas Sarkozy lors de ses voeux à l’éducation nationale où le président avait été particulièrement virulent (voir la vidéo).

Les universitaires n’étant pas violents mais un rien potaches, les voici qui organisent en gare d’Avignon, la cité des papes, une lecture gratuite de la Princesse de Clèves, fustigée par notre Leader Masimo, lequel goûte assez peu les auteurs classiques, leur préférant évidemment la lecture d’un compte de résultats. Pire, En Sorbonne, haut lieu universitaire mondial, on a assisté à un discours particulièrement percutant d’un président excédé mais qui a su néanmoins faire rire l’assistance (vidéo en fin d’article). A Chambéry, dans une lettre adressée à Xavier Darcos, un enseignant retraité vient de refuser les palmes académiques, au motif que son bilan de carrière, au vu de la réforme en cours, constitue un échec et ne mérite pas les honneurs...

Ainsi les enseignants et enseignants-chercheurs optent désormais pour des actions plus proches de la population, laquelle devient solidaire du mouvement malgré une propagande particulièrement dure (lire notamment l’article du Figaro, journal indépendant, dans lequel Jean Robert Pitte chercheur et gastronome, se répand amèrement sur ses collègues, à l’appui de chiffres invérifiables).

Culture contre bling bling, littérature contre presse people, humour contre tyrannie, pacifisme contre violence et provocation, information contre propagande, les universitaires ont adapté leur stratégie et gagnent progressivement la sympathie des Français, à l’inverse du président de la République et de ses ministres qui chutent dans les sondages.

Pour compenser la chape de plomb d’une presse obscurantiste, Internet devient le média privilégié où circule une information libre et indépendante. Un drôle de boulot pour l’officine de barbouzes qui a été chargée de surveiller et repérer les leaders d’opinion sur le net par les ministres de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur (lire l’article de Rue89). Un bel exemple de dépense de l’argent public pour une mission qui consiste à dénoncer la liberté d’expression. Eric Besson n’est pas le seul à relancer cette vieille tare vichiste qui en d’autres temps conduisit juifs, communistes, franc maçons et homosexuels dans les camps de la mort. A quand un Veld’hiv pour les fonctionnaires ?


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85 réactions à cet article    


  • Théodore Martial 16 février 2009 10:19

    Excellent et courageux article, face aux "barbouzes" serviles d’un petit voyou de banlieue.


    • dalat-1945 16 février 2009 16:31

      Merci Mage pour cette reflexion.


    • faxtronic faxtronic 16 février 2009 18:01

      la terre n est qu un seul pays..... trop kawaii ce gars. Tu prend qui alors pour gouvernement de ton seul pays ??


    • samregarde samregarde 16 février 2009 18:19

       @ Boisguibert : 

      Quel rapport avec le sujet de l’article ??


    • Bois-Guisbert 16 février 2009 19:53

      Et à part tout ça, M’sieur Mage, vous n’avez rien, dans l’arrière-boutique pour ces millions et ces millions de Français "qui n’en veulent pas de vos migrants, même en photos dans leur water" ?

      Parce que, vous savez, ce sont ceux-là qui font barrage au retour de la gauche à l’Elysée et plus encore à l’accession des écoluches.

      Au point de voter encore une fois pour un issu de l’immigration hongrois en 2012...

      C’est pourquoi vous avez infiniment tort de les traiter par-dessous la jambe au nom de vos poisseuses théories humanistes. Mais, bon, moi, ce que j’en dis smiley


    • Bois-Guisbert 16 février 2009 23:40
      Pauvre Arthur Mage,
       
      « Le respect de la vie est aujourd’hui plus important que celui des frontières. »
       
      Je ne parle pas de frontières, je parle d’homogénéité culturelle. Je parle de retour dans leur pays d’origine de gens qui n’ont rien à f…tre ici, il me parle respect de la vie.
       
      « J’ajouterai : sous le ciel bleu, partout, je respire ; pourquoi pas mes semblables ? La Terre n’est qu’un seul pays. »
       
      Il devrait aller prêcher en Belgique, parce qu’en ex-Yougoslavie, c’est trop tard… En Algérie aussi, et là depuis 47 ans…
       
      « Plus sérieusement : chaque chose en son temps, mais ce qui est sûr, c’est que peu à peu, l’humanité s’unit sur un socle de valeurs et de règles communes… »
       
      Sûrement. Mais on sait pas encore bien lesquelles, parce qu’elles jouent pas du tout en faveur des sinistrés du Darfour, ni au profit des sidéens d’Afrique australe. Et pas davantage, des affamés endémiques d’Ethiopie.
       
      « …qui permettront, ainsi qu’il en déjà le cas pour les marchandises, à chacun d’aller où bon lui semble.... »
       
      C’est-à-dire à deux milliards de primitifs de venir s’encaquer en Europe, tandis que trois cent millions d’Européens iront démontrer ce qu’on peut faire, en trente ans, avec des pays jusque-là sous-développés…
       
      Avant que le double exode ne recommence en sens inverse… Nos vies seront beaucoup plus variées que maintenant, il faut reconnaître.
      Et vous ne répondez toujours rien...

      Quoi que vous fassiez, M. Mage, il y aura toujours des NOUS et des EUX qui ne seront jamais des NOUS.

      Il y aura toujours des peuples efficients et des peuples médiocres. Il y aura toujours au-dessous des mains qui se tendent pour recevoir et au-dessus des mains qui donnent...

      La solidarité avec vos frères du sud, on sait ce que c’est : NOUS qui fournissons la bouffe et EUX qui mettent les estomacs, puisqu’ils n’ont pratiquement rien d’autre à offrir...

      Ou pratiquement rien, si on en croit le journaliste irlandais Kevin Myers signataire d’un tonitruant éditorial du Irish Independant du 10.7.2008 : A part le sida, l’Afrique ne nous apporte rien...

      Ce qui fait qu’ils sont barrés vos lendemains qui chantent...

    • sisyphe sisyphe 17 février 2009 05:42

      Ca y est ; le papé nous ressort sa vieille rengaine de souchien...
      Sage, papé ; ils sont partis, les méchants nègres et zarabes ; on est entre nous, là ; calme...
      Prends tes pilules et ta tisane...
       smiley


    • Ecométa Ecométa 23 février 2009 10:32

      « On retiendra cependant que par exemple, rien que pour le mois de janvier 2009, on a vu à ma connaissance trois changements que la France attendait depuis plusieurs décennies : la disparition de la pub à la télé publique, le regroupement de l’Assedic et de l’ANPE en une seule structure et enfin, la naissance d’un nouveau statut appelé l’auto-entrepreneur, qui permet pour la première fois de créer une entreprise sans avoir à payer les moindres taxes ou impôts lorsque celle-ci ne fait aucun bénéfice ».

       

       

      Moins de pub, sans aucun doute, la disparition de la pub certainement pas ; pas de juste milieu avec Sarkozy… c’est tout ou rien !

       

      Concernant l’Assedic et l’ANPE, le chômage en fait, Sarkozy est persuadé, raisonnement simpliste de « beauf », que ce sont les chômeurs qui sont responsables du chômage … alors que c’est le système ; le capitalisme financier, qui, de puis une bonne trentaine d’années, fait du chômage et de la précarité de l’emplois les seuls modes d’ajustement de l’économie !

       

      Pour l’auto-entrepreneur n’est pas une invention de Sarkozy, la formule existe depuis plusieurs années, elle vient seulement d’être améliorée. Cette formule, au demeurant intéressante, permet surtout aux gens retraités, qui ont un savoir faire intéressant pour les entreprise, contre rémunération, de continuer de travailler et d’avoir des revenus en plus de leur retraite !  

       

      Une autre particularité de Sarkozy : il est persuadé, toujours raisonnement simplistes de « beauf » que ce sont les « riches », même les « supers riches » qui sont le moteur de l’économie d’où les cadeaux incommensurables de début de mandat ; cadeaux fiscaux qui ne sont pas prêt de s’arrêter ! Ceci est d’autant plus vrai que les niches fiscales sont nombreuses pour les riches et qu’ils avaient des tas de moyes, sauf à les avoirs déjà tous utilisés, et c’est dire leur richesse, de réduire leur imposition !

       

      Donc, sachant déjà toutes les différentes niches fiscales existantes, et donc la possibilité de réduire son imposition pour un riche, selon le SNUI (Syndicat National Unifié des Impôts), en 2008, environ 235 0000 contribuables recevront un chèque de 3500 € ; 18000 un chèque de 31.000 € ; et 1000 un très gros chèque de 250.000 € !  En 2008, et ça continuera désormais tous les ans !


    • Ecométa Ecométa 23 février 2009 12:45

      Mon message s’adresse à Arhur Mage


    • Yena-Marre Yena-Marre 16 février 2009 10:41

      Bonjour ,
      Dans le passé , on a eu un roi soleil , maintenant c’est un roi loupiote qui ne brille ni par sa culture , ni par sa gouvernance .


      • sisyphe sisyphe 16 février 2009 15:45

        Difficile de se vouloir roi soleil, quand on est con comme la lune...
         smiley


      • dalat-1945 16 février 2009 15:51

        Cà se voit tout de suite, Sisyphe est un grand intellectuel de gauche !


      • sisyphe sisyphe 16 février 2009 16:06

        dalat président !
        dalat président !!
         smiley


      • pissefroid pissefroid 16 février 2009 17:57

        @ Yena-marre
        Commentaire rigolo (c’est ce que j’imaginais en lisant le titre de l’article)


      • Lairderien 17 février 2009 00:58

        Faut pas insulter la lune svp, elle au moins nous éclaire la nuit !!!!


      • Fergus fergus 16 février 2009 10:45

        Jean Robert Pitte, très marqué à droite, est le relais de l’Ump au sein du monde universitaire et fréquemment son porte-parole sous couvert d’un discours centré sur les problèmes de l’Université. En un mot, il est dans ce milieu ce qu’est le Figaro dans celui de la presse écrite.


        • Fergus fergus 16 février 2009 10:48

          La grandeur d’un pays passe, pour une part plus large qu’on ne le croit, par la culture de ses dirigeants et le respect qu’ils inspirent. De ce point de vue là, nous sommes très mal engagés !


          • Jihem Jihem 16 février 2009 11:14

            Alors que le Président de la République s’attaque à l’épreuve de culture générale dans les concours adiministratifs, les universitaires contre attaquent en dénonçant son inculture...

            A quoi servent les diplômes universitaires ? N’est-ce pas la preuve que l’on a le niveau requis pour le diplôme dont on est titulaire ? Les concours de recrutement des fonctionnaires doivent être axées sur les compétences et connaissances liées aux fontions et non sur un bachotage scolaire.

            Facile de dénoncer l’inculture du président. C’est même plutôt prétencieux.
            Pour les enseignants, la bonne culture , c’est la leur, c’est à dire la culture livresque et théorique dans laquelle ils ont baigné toute leur existence. Est-ce la seule ?

            Quant à la baisse des sondages ......ils remonteront.

            Je conçois fort bien que l’on ne soit pas d’accord avec Sarko, mais il faut avancer de vrais arguments . Jusqu’à maintenant, personne n’en propose , de Besancenot , le trotskiste du siècle dernier au Ps qui se contente de resservir les vieilles recettes de 81.

            Maintenant , pour revenir au pb des enseignants chercheurs, il ne faudrait pas se voiler la face . Il est de notoriété publique que certains chercheurs ne publient pratiquement rien, car ils se consacrent à des activités extérieures "privées" et rémunératrices. Il faut remettre les choses en ordre et je suis parfaitement conscient que les traitements doivent être plus attractifs.


            • Yena-Marre Yena-Marre 16 février 2009 12:07

              "A quoi servent les diplômes universitaires ? "

              Je ne sais pas , mais ce je ne crois pas que vous soyez titulaire du moindre diplome vous ......en tous cas vous meritez le bonnet d’ane !


            • Kelson 16 février 2009 12:39

              Merci d’arrêter de réduire le travail d’un chercheur à son nombre de publications... les bibliothèques sont encombrées de publications inutiles dont la seule présence est le symptome d’un système où le seul but est de faire du chiffre. Comme pour le PIB (pour une société) ou le nombre de brevets (pour l’innovation), le nombre de publications ne reste qu’un indice parmis d’autres.


            • Jihem Jihem 16 février 2009 13:23

              Yean-marre,

              Je ne sais pas , mais ce je ne crois pas que vous soyez titulaire du moindre diplome vous ..

              Je ne sais pas si , vous, vous êtes diplômé, mais soit vous ne savez pas lire, soit vous ne comprenez pas ce que vous lisez.



            • JL JL 16 février 2009 14:37

              @ Kelson : ""… arrêter de réduire le travail d’un chercheur à son nombre de publications... ""

              Il faut savoir que les brevets ne protègent que les inventions susceptibles de faire l’objet d’applications industrielles. En sont écartées les idées et les découvertes fondamentales, au grand dam des industriels qui font du lobbying contre ça, notamment dans le domaine du vivant.

              La frontière entre ce qui est brevetable et ce qui ne l’est pas est parfois ténue, subjective : une publication est LE moyen de verrouiller la prise de brevets par des tiers. Et c’est pourquoi les publications scientifiques, outre qu’elles contribuent à faire avancer la recherche par la mise en commun des connaissances, sont si importantes pour les chercheurs qui émargent sur fonds publics.

              Nb. Le secret est une alternative au brevet, surtout vrai dans le domaine des procédés de fabrication.

              Ceci étant, les PPP (partenariats public privé) permettent aux industriels de contribuer au financement de la recherche publique. Ou si l’on préfère au verre à moitié vide, le verre à moitié plein : financer la recherche privée sur fonds publics.


            • JL JL 16 février 2009 14:39

              erratum : la publication est LE moyen d’interdire la prise de brevets par des tiers


            • dalat-1945 16 février 2009 15:23

              Merci Jihem pour ce commentaires réaliste et plein de bon sens !

              Je connais des chercheurs qui ne sont jamais sortis de l’Université et n’en jamais exercé un métier quelconque. Ils font de la recherche parfois sur des sujets directement liés à des activités du privé.De quoi se taper le derrière par terre !

              Le réveil sera difficile un jouir pour eux !


            • Dudule 16 février 2009 22:06

              Figurez-vous que je connais des gens qui exercent un métier quelconque et qui n’on jamais mis les pieds dans un institut de recherche. C’est dingue, hein !

              Plus sérieusement, je ne vois pas pourquoi le salariat et ses méthodes de "management" modernes plus ou moins stupides devrait-être l’aune à laquelle tout le monde doit être jugé. C’est plutôt la réforme en cours qui met en lumière la bêtise absolue de ce gouvernement qui voudrait évaluer de la même façon un commercial et un chercheur universitaire. Voilà une preuve, s’il en était encore besoin, que le "management" sert de masque à une pensée autoritaire et totalitaire.

              Je précise que je suis salarié du privé.



            • Apo 16 février 2009 23:13

              Cette exigence que réclament les politiques aux chercheurs, peut-être devraient-ils d’abord se l’appliquer à eux-même.

              Prenons le cas par exemple de notre bien aimé président qui aime tant donner des leçons aux autres.
              Le Parisien a révélé dernièrement qu’il n’a pris la parole que 10 fois en séance et n’a déposé qu’un seul amendement en 12 années de député. Voilà ce que donne la "culture du résultat" chère à qui vous savez.


            • Zawgyi 17 février 2009 08:26

              Comment jugé l’inutilité d’une publication sans tomber dans l’arbitraire ? Une sujet qui vous semble tout à fait futile et inintéressant peut s’avérer être la passion de quelqu’un d’autre. Quant à dire que ce qui est utile c’est ce qui permet une application, comme certains le sous-entendent, ce serait alors se priver de l’ensemble des oeuvres philosophiques, sociologiques, historiques, ethnologiques, etc. Nous avons la chance de vivre dans un pays et à une époque où n’importe qui peut publier n’importe quoi. Réjouissons-nous, même si la qualité n’est pas toujours au rendez-vous. Essayez de vivre dans une dictature comme la Birmanie où un seul vers de poème peut vous envoyer en prison, vous comprendrez alors la chance que nous avons d’avoir des chercheurs qui publient tout et n’importe quoi.


            • JL JL 16 février 2009 11:29

              "

              Sarkozy défie l’intelligence "Le dialogue politique est un outil curieux, qui ne marche que dans un sens : celui où le public est supposé écouter (respectueusement) les (sages) décisions prises par les gouvernants." La "stratégie de Lisbonne" ou le "processus de Bologne", vise la marchandisation de l’enseignement supérieur, sur un modèle de gestion entrepreneurial. Sarkozy, ne connaît rien à la recherche, ne sait ni comment elle fonctionne, ni même à quoi elle sert."


              • srobyl srobyl 16 février 2009 11:44

                Pas à dire, un vrai chantre de la réforme, (mais pas un chantre mou !), un courageux petit soldat qui lutte contre l’immobilisme, gesticulation d’épaules à l’appui, dans ce discours de St Lô.... beaucoup de redondances quand même, et de mises en garde péremptoires ; 
                Si vous optez pour le statu quo, "ça ira pas..." dit-il. Mais si Nico  !!"Ah ça ira, ça ira ,ça ira !!"


                • Serge Serge 16 février 2009 12:10

                  Voici le commentaire de Emmanuel de Wasqueriel,historien :

                   " N.Sarkozy est profondément l’homme du présent,d’un présent aussi immédiat,aussi fin qu’une feuille de papier à cigarette.Il ne semble avoir,sur le plan symbolique,ni passé ni avenir,et ne se réclame pas d’une continuité historique.N.Sarkozy est un président amnésique,y compris de son propre passé...Le Talleyrand de Sarkozy,c’est Bolloré et son yacht."

                  Entièrement d’accord...j’ajouterai seulement : il a en permanence les yeux fixés sur sa ligne bleue...le Cac 40 !


                   


                  • JL JL 16 février 2009 12:29

                    @ Serge, oui, c’est exactement ça : Nicolas Sarkozy est roi d’une société du spectacle. L’actualité n’a pas de mémoire. A l’instar de ce qu’écrivait Lewis Carrol :

                    "Les mots ont le sens que je leur donne au moment où je les pronce.

                    La question, dit Alice, est de savoir si vous avez le pouvoir de faire que les mots signifient autre chose que ce qu’ils veulent dire.

                    La question, riposta Humpty Dumpty, est de savoir qui sera le maître. Un point c’est tout
                    ". (De l’autre coté du miroir)


                  • Emmanuel Aguéra LeManu 16 février 2009 19:28

                    Peut-être mais à la fin "Humpty-Dumpy had a great fall"....

                    Le ciel vous entende.


                  • JL JL 16 février 2009 19:32

                    @ le Manu  smiley  smiley  smiley


                  • Serge Serge 16 février 2009 12:16

                    Au sujet des médias voici une déclaration de Pujadas qui est sans appel...

                    " Le principal danger qui nous guette est plus l’autocensure que la censure.Je ne crois pas que N.Sarkozy veuille mettre l’nformation à sa botte (? ?? ou !!!), mais comment s’affranchir de celui qui vous a fait roi ?"
                     
                     Après çà si les Français n’ont pas compris ?


                    • Fergus fergus 16 février 2009 15:31

                      Et Pujadas peut en parler en maître, lui qui pratique déjà cette autocensure avec un incontestable talent !


                    • Emmanuel Aguéra LeManu 16 février 2009 19:30

                      C’est pour ça qu’ils sont si pressés de mettre la main sur Internet...


                    • grangeoisi 16 février 2009 12:20

                      Très intéressant de voir les opinions "nuancées" sur des problèmes de fond dans le domaine de l’enseignement supérieur ou non !

                      L’université suivant l’adage forme des universitaires donc peu utiles au monde du travail !! Aussi faux que de dire que le CHU serait inutile et je choisis cet exemple non sans malice, le CHU étant la réussite et l’honneur de la médecine française.

                      En fait il faut des universités "CHU" dans tous les domaines et entre autres dans le domaine de la recherche , laquelle recherche se "cherche" smiley, et les chercheurs le sentent bien : il faut des réformes pour aboutir à une meilleure symbiose "nécessité" "application" et "fondamental" avec une direction collégiale définissant des budgets, des ressources, des planifications afin que l’ensemble ait de la cohérence, une grande lisibilité et une utilité reconnue de tous.

                      Le grand reproche à faire au monde universitaire est qu’il a des crises permanentes de "calcaire" : c’est plus la connaissance qui fait bouger l’université que l’université qui fait bouger la connaissance .

                      Bien des réformes auraient dû voir le jour au sein même de ce monde et sans doute la désignation étatique des recteurs avec pour corollaire un certain respect d’une politique ( le mieux étant d’ailleurs pas de vagues durant le rectorat, la manifestation estudiantine ne faisant partie que des aléas dont la gestion est renvoyée aux responsabiltés gouvernementales) n’encourage ni le sommet ni la base à des remises en question profondes ni à une possibilité réelle de collégialité.

                      Espérons que les manifs actuelles puissent déboucher sur des réformes sensées.


                      • Tristan Valmour 16 février 2009 12:28

                        Bonjour monsieur Servin

                        Bravo pour votre article qui résume parfaitement la situation. Deux choses essentielles différencient l’homme des autres animaux : l’homme sent qu’il sent ; l’homme est un être de culture.

                        Sarkozy n’a strictement rien compris aux épreuves de culture générale dans les concours.

                        Les QCM, exercices de grammaire, d’orthographe, de mathématiques et de langues (pour les concours cat C et B), permettent d’établir des normes dans l’administration. Ce sont effectivement les connaissances, la culture, qui sont examinées.

                        Les dissertations, synthèses de documents, notes de synthèse, rapports… (cat B, A, A+) n’ont aucunement vocation à mesurer la culture d’un candidat, mais sa faculté à analyser un énoncé, à élaborer une problématique et un raisonnement construits, à démontrer une thèse, à employer des arguments, à illustrer à l’aide d’exemples, à communiquer clairement, à employer une démarche inductive et/ou déductive, analytique/synthétique, etc. Ce sont la méthode et le raisonnement qui sont examinés.

                        Peut-être que Sarko veut abêtir la fonction publique pour mieux la critiquer et la manipuler ?

                        En passant, je relaie ici une information donnée par mes anciens collègues universitaires : Darcos et Péqueresse demandent aux professeurs d’université d’inciter leurs étudiants de licence à s’inscrire aux rectorats, une fois la licence obtenue, pour enseigner en classe. Eh oui, les collégiens et lycéens auront désormais pour professeurs des étudiants de 21 ans au savoir aléatoire, et sans aucune connaissance pédagogique !



                        • timiota 16 février 2009 12:48

                          Juste pour rappeler

                          Jean de Salisbury est aussi celui qui cite Bernard de Chartres (Metalogicon, III) (bernardus Carnotensis) pour sa vision célèbre

                          "Nous sommes des nains sur les épaules des géants, si nous voyons plus loin qu’eux, ce n’est pas parce que notre vue est plus aigue, etc."

                          Citation à double sens : (i) il faut rendre hommage aux générations qui nous ont précédé
                          et nous ont apporté le savoir... mais (ii) on a envie de raconter autre chose qu’eux !

                          Il y a donc tension de tout temps entre savoir et transmission du savoir vers des individus qui doivent le revisiter. C’est une partie de la démarche universitaire. L’aspect "valorisation" n’est pas incompatible à mon avis, mais c’est là un long débat.

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