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Accueil du site > Actualités > Politique > Vincent Peillon ose attaquer les médias

Vincent Peillon ose attaquer les médias

Ça fait tellement longtemps qu’on l’attendait. Enfin, un homme politique un peu (beaucoup) plus courageux que les autres ose dénoncer la proximité lamentable des médias et des pouvoirs en place.

Peillon avait d’abord choisi de boycotter l’émission de France 2, le 14 Janvier, qui avait instauré un débat sur l’identité Nationale autour du ministre Besson, conformément aux voeux du gouvernement. Celui-ci avait décidé unilatéralement de lancer un débat sur l’identité Nationale, en pleine crise économique, quand le chômage grossit à la vitesse grand V, que l’économie périclite et que le crise financière pose maintes interrogations.
 
Est-ce que c’est le rôle d’une télévision publique de relayer pleinement le thème politique décrété par un parti politique, fût-il au pouvoir, alors que nombre d’autres partis et de citoyens récusent ce diktat gouvernemental ?
 
Toujours est-il que Peillon a refusé de se rendre à l’émission au dernier moment. Si certains critiquent la méthode, on peut remarquer qu’elle fait tache dans un microcosme politique avide de prestations télévisuelles, sur tout et n’importe quoi.
 
Le 23 Janvier, Peillon en a remis une couche, ou plutôt plusieurs, dans un entretien au "Monde" :
 
Il argumente : "Les Français sont préoccupés par l’emploi, la santé, l’éducation, le logement, mais l’audiovisuel public a décidé de programmer une série de débats sur l’identité nationale et l’immigration. Un débat qui fait honte à la France et stigmatise plusieurs millions de nos compatriotes. Sept émissions sur neuf organisées aux heures de grande écoute ont été consacrées essentiellement à cette question. Il fallait arrêter cela."
 
Je ne peux qu’approuver. Pendant des années, les médias ont donné antenne ouverte à nombre "d’experts" en économie venus nous vanter les incomparable bienfaits du libéralisme. Aujourd’hui, alors qu’on patauge dans la crise financière, il me semble que le débat sur l’identité Nationale fait figure de dérivatif à but électoraliste. En tout cas, cela ne s’impose pas.
Pourquoi pas un débat sur les pratiques scandaleuses des dirigeants économiques, encore une fois mises en lumière par l’affaire Proglio. Ce genre de débat, nous n’en sommes pas submergés.
 
Peillon enfonce le clou : "La perspective de la nomination du président du service public par le président de la République exerce déjà une pression sur leur travail (des journalistes) et favorise la servilité de certains dirigeants. Mais il faudra aussi réformer le CSA pour le rendre indépendant et pluraliste, assurer, comme dans d’autres pays européens, des ressources stables au service public et à la presse qui ne passent pas par les cabinets des ministres. Une vraie loi anticoncentration est aussi indispensable."
 
Il ajoute : "Dans le classement de Reporters sans frontières sur la liberté de la presse, la France est aujourd’hui 43e. Elle était 11e en 2002."
 
Devant des journalistes, il lance : "il faut saisir collectivement la question de l’indépendance des médias". "Je suis inquiet de la berlusconisation de la presse privée" et des "problèmes considérables" des médias publics".
 
En réponse à ce réquisitoire, la presse a commencé à lancer un feu nourri. Ainsi, l’interviewer du "Monde" lance sans rire : "Réclamer publiquement la démission d’un journaliste n’est cependant pas la preuve la plus éclatante du respect de la liberté des médias…"
 
Patrick de Carolis tente une attaque "M. Peillon est un homme qui est en perdition ». Il ajoute "Il y a deux façons de faire de la politique, sur les cimes et dans le caniveau. Et je vois que M. Peillon a choisi »
Ainsi, oser attaquer l’attitude de M. de Carolis et la direction de France 2 , c’est tomber dans le caniveau. Pourtant il serait bien intéressant de connaitre les tractations d’une désignation à la présidence de la télévision Publique et les répercussions sur les nominations de cadres dans cette même télé.
 
L’UMP, qui n’a pas l’habitude de défendre un système accepté docilement par le monde politique, lance une attaque hallucinante par Franck Louvrier, porte-parole de l’Élysée, " une proposition originale : amputer le temps de parole de l’opposition des minutes que Vincent Peillon n’a pas utilisées sur France 2 :"
 
Peillon ajoute aussi : "Le président de la République a déjà la mainmise sur de nombreux médias privés, par sa proximité avec les propriétaires des principaux grands groupes privés. Et maintenant, cela concerne le service public !"
Tout le monde se souvient de l’augmentation exponentielle des affaires de délinquance aux journaux de TF1, lors de la campagne présidentielle de 2002, dénoncée par le "Canard Enchainé". A tel point qu’on avait vu M. Le Pen au deuxième tour à la place du confus Jospin.
 
Pourtant, on avait très peu entendu s’exprimer les responsables du PS sur cette affaire, pourtant scandaleuse. Est-ce que les politiciens du PS seraient à ce point inféodés à la machine médiatique qu’ils acceptent que celle-ci décide décide d’appuyer tel ou tel candidat ?
En tous cas, alors que beaucoup d’internautes ont fait ce constat d’une information fortement orientée et partiale sur nos médias, c’est le silence de bronze autour de Peillon, quand il ne s’agit pas de désaveu plus ou moins larvé. Les politiques de gauche et d’ailleurs seraient donc satisfaits de l’information médiatique ?
 
Ou est-ce qu’ils sont tellement avides de participer au système qu’ils n’osent les critiquer.
Ou est-ce que la machine médiatique aurait acquis un tel pouvoir que les politiques n’osent plus moufter, quoi qu’il arrive ?
 
C’est ce que Peillon sous-entend dans cette vidéo : "La puissance des médias, elle est considérable et ils font peur".
 
En tous cas, on ne peut pas dire que ces mêmes politiques aient fait grand chose dans le passé pour garantir une quelconque indépendance des médias. Le CSA n’est qu’un organisme de régulation basique, d’ailleurs sous le contrôle des politiques, et qui n’a aucune action sur la validité et l’impartialité de l’information. Il aurait pourtant bien fallu en plein développement des médias, mettre en place un outil qui garantisse une certaine pluralité dans les rédactions, une capacité d’enquête indépendante des puissances financières, une expression des opinions à contre-courant ou politiquement incorrectes.
 
Mais rien de cela n’a été même ébauché. C’est pourquoi aujourd’hui, nous avons des médias qui produisent tous la même information conformiste et alignée sur les thèmes des pouvoirs en place. N’importe qui peut se dire que cet état de fait a favorisé la mise en place de choix politiques et économiques, dont on voit aujourd’hui qu’ils sont très largement favorables aux élites, et aux dépens des peuples.
 
Aussi, il est temps que les citoyens se lèvent contre ce diktat de la pensée unique et de la soumission aux intérêts puissants qu’on observe si souvent dans les médias. Rien que pour cela, Peillon mérite d’être soutenu dans sa démarche si rare dans le monde politique.
 
 

Moyenne des avis sur cet article :  4.04/5   (83 votes)




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70 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 26 janvier 2010 10:01

    pour un type qui se sert continuellement des médias pour se faire mousser , il manque pas d’air ! Peillon est un arriviste de la pire espèce et un hypocrite , car au pouvoir si il y arrive un jour ce qui n’est en rien une certitude d’où sa frustration , il ferait pas mieux que tous les gouvernants de la Veme republique !


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 26 janvier 2010 10:12

      C’est vrai, depuis ce coup un peu lâche, il faut le reconnaitre, l’on ne parle que de lui. Vous n’avez pas noté que de Carolis a dit de lui : « il n’existe pas » ( ! ) Finalement, cet homme propulsé par un joli coup médiatique, peut se servir de cet élan pour monter devant la scène et vu qu’il démontre d’une véritable pensée critique, il pourrait être un homme providentiel. merci à vous de le soutenir.


      • Traroth Traroth 26 janvier 2010 18:42

        Je ne vois toujours pas ce que cette histoire a de lâche. Personne n’est en mesure de me l’expliquer, d’ailleurs. Je trouve sa provocation plutôt couillue, au contraire !


      • geo63 26 janvier 2010 10:27

        Un petit exemple de servilité : je regardais vaguement et par hasard le JT de 20h de la deuxième chaîne et Le David Pujadas nous annonce que le couple Sarkozy junior (Jean) vient d’avoir un bébé, quel est l’intérêt d’une telle annonce absolument banale sinon considérer que le jeune Sarkozy est déjà un personnage tellement éminent que le fait doit être relaté, merde alors, mais le petit présentateur poursuit : « compliments à toute la famille », on aura compris bien sûr : compliments au seigneur et maître Nicolas Sarkozy. Pourquoi ces compliments pour un fait si banal et totalement étranger à des informations dignes de ce nom sur une chaîne subventionnée par les gogos que nous sommes. Remerde alors !


        • curieux curieux 26 janvier 2010 12:56

          Oui mais Bernardo Pujadas et Sarko ont un point commun : C’est le nanisme... dans tous les cas


        • ZEN ZEN 26 janvier 2010 10:51

          geo63
          Pour une nouvelle, c’est une nouvelle ! smiley
          Du storytelling pur
          Sur la voie d’une berlusconisation soft ?

          A côté du « Cavaliere » , le héros de O.Welles est un amateur , et Sarkozy a encore du chemin à faire...
          Contrôlant une bonne partie des médias et des maisons d’édition , il est maître du parlement et s’est annexé la justice(immunité) , vidant de sa substance la démocratie italienne, s’ingéniant à nier la politique elle-même.
          Dictature molle , libéralisme « fun » sur fond de médiacratie...________
          "
          . « Un menteur professionnel qui ment à tous, toujours, et aussi à lui-même, au point de croire à ses propres mensonges », disait de lui l’ex-directeur du « Giornale », Indro Montanelli, après l’avoir connu comme éditeur pendant près de quinze ans. « Silvio n’est pas un menteur ; il raconte des histoires. Comme doit le faire un bon vendeur », nuançait son ami Bettino Craxi. Un génie du marketing politique « postmoderne », renchérit même Umberto Eco, persuadé que l’opposition et l’opinion internationale ont totalement sous-estimé son « prodigieux instinct de vendeur ... »


          • vergobret 26 janvier 2010 15:26

            S’il m’est permis un com sur le personnage plus une généralisation,

            « La carte électorale de B. correspond à la carte géographique de la mafia (locale). »
            Jean-François Gayraud, Com Divisionnaire, conseil juridique et gendarmerie pour MAM.
            Et aussi,
            "De longue date, le milieu a compris l’intérêt d’approcher, si possible, de compromettre les puissants du jour. Dans une société du spectacle où artistes et vedettes jouent un rôle de phare et parfois de modèles, l’auteur nous dévoile les techniques et méthodes déployées par le crime organisé pour pénétrer le milieu du cinéma, de la mode, de la chanson ou encore de la vidéo.« 
            Conf (16 10 09, ESC Amiens) pour »Showbiz, People et Ccorruption" O. Jacob, Paris, 2009.
            Merci



          • vergobret 26 janvier 2010 15:41

            Mon précédent com est une réponse (amicale) élargie à Gélone, le personnage décrit n’est pas Peillon, bien sûr.


          • Bardamu 26 janvier 2010 10:51

            Un article nécessaire, donc bienvenu, sous la plume d’un auteur que je trouve par ailleurs par trop bien-pensant (car socialo !?)... je l’en remercie donc !

            Que Peillon ait pu récemment faire preuve de grande lâcheté, ce, pour exemple, à l’encontre d’un Bruno Gollnisch exemplaire dans un précédent débat, a certes son importance quant à estimer la valeur et le prétendu courage du personnage, mais il s’agit en l’affaire présente de toute autre chose !

            Qu’importe Peillon, dirais-je, quand seule compte sa réticence, aussi dictée par un ego démesuré soit-elle, de se voir ici manipulé... même si le manipulateur d’hier devient le manipulé d’aujourd’hui !

            On se moque bien de ce Peillon-là, mais non du pavé dans la mer d’huile médiatique qu’il balance à présent.

            Car, en y regardant de plus près, l’on constatera que :

             -sans nul doute a-t-il été manipulé, cette Chabot inféodée au puissant étant des plus viles, serviles, mensongères et antipathiques -elle porte sa bassesse sur son visage, non pour sa laideur -ô combien excusable !- mais pour sa physionomie retorse ;

            -à l’évidence, les médias sont-ils devenus un pouvoir autocratique, et d’autant dangereux que l’exercice même de cette omnipotence s’exerce à la faveur de qui les nourrit.
            Certes peuvent-ils changer de maître du jour au lendemain : n’est-ce pas là le propre du collabo ?

            -ce débat -Chabot-Besson, donc Besson-Besson (car ce n’était que ça !)-, comme celui d’hier soir qui a mis en scène le petit président donnant à tous une inoubliable leçon de démagogie pédophile victimaire -« je suis victime, vous êtes les enfants que j’abuse »-, a bien été commandité par le pouvoir politique en place !

            Car, lorsque l’on sait qui dirige ces médias, l’on devine aisément ensuite pour qui ils tapinent -à propos d’hier soir, seul le syndicaliste a su résisté à la tartuferie du ridicule-en-chef : si les syndicats sont vendus, tous les syndicalistes -et seulement ceux de base- ne sont pas encore achetés ;

            -en dernier lieu, la réaction des internautes à ce sujet -ils se sont plutôt viscéralement opposés à Peillon- prouve qu’avant tout ceux-ci sont en recherche de stigmatisation, de sensationnel, de rumeur, de défoulement, de ressentiment (« nietzschéen »), de phénomènes de foule, plus que de réflexions, voire même de libertés.
            Qu’ils fassent attention nos garçons de ne pas ainsi saboter le dernier instrument d’expression libre existant : le Net !


            • Philou017 Philou017 26 janvier 2010 12:27

              @Bardamu : "Un article nécessaire, donc bienvenu, sous la plume d’un auteur que je trouve par ailleurs par trop bien-pensant (car socialo !?)... je l’en remercie donc !"
              Moi, bien-pensant ? ca alors...

              "Que Peillon ait pu récemment faire preuve de grande lâcheté, ce, pour exemple, à l’encontre d’un Bruno Gollnisch exemplaire dans un précédent débat, a certes son importance quant à estimer la valeur et le prétendu courage du personnage, mais il s’agit en l’affaire présente de toute autre chose !"

              Concernant cette affaire, on peut se demander s’il s’agit de courage ou d’inconscience. A moins que Peillon ne soit que le fer de lance d’un groupe de personnalités ayant décidé de mettre les pieds dans le plat indigeste des médias.

              Bayrou il y a quelque temps, s’était fait éreinter par la presse sur son accrochage avec Cohn Bendit, très certainement suite à ses critiques sur les médias.
              Le système sait se faire craindre.
              C’est pourquoi je pense qu’il faut soutenir Peillon à fond.


              • Bardamu 26 janvier 2010 17:38

                Et vous avez raison !


              • A. Nonyme A. Nonyme 26 janvier 2010 12:42

                Peillon ? C’est pas le mec qui a vu des soucoupes ?


                • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 26 janvier 2010 12:46

                  Pour les articles de Morice, les échos que j’en ai eu c’est qu’ils étaient plus que limite : je me ferai ma propre opinion une fois qu’ils seront parus ...

                  Si quelqun a des infos non confidentielles ...


                • ZEN ZEN 26 janvier 2010 12:58

                  Moderato, ma non troppo...


                • curieux curieux 26 janvier 2010 12:59

                  Peillon a raison mais il aurait pu le faire il y a longtemps. De plus, sur Le Monde, un média complétement pourri, ca colle pas trop


                  • tvargentine.com lerma 26 janvier 2010 13:13

                    Ce type est un bouffon qui n’avait déjà pas beaucoup de crédibilité tant par son manque d’idées politiques mais mantenant il lui colle à la peau l’étiquette de capitulare comme ces « socialistes » sont Pétain

                    Un démago de + qui voudra se présenter en 2012 aux présidentielles  smiley smiley smiley smiley smiley smiley
                      smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley


                    http://www.tvargentine.com


                    • Traroth Traroth 27 janvier 2010 10:58

                      Quelle capitulation ? C’est la droite qui essaye de se rattraper aux branches en l’accusant de n’importe quoi, maintenant que les copinages avec les médias et particulièrement Arlette Chabot sont devenus beaucoup trop visibles !

                      Peillon a pris un gros risque en ne venant pas à cette émission, et c’est en train de payer !


                    • WINSTON WINSTON 26 janvier 2010 13:14

                      Du courage ...Non. C’est un tribun parmis d’autre qui utilise à foison les divers relais d’opinion & médias. 


                      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 26 janvier 2010 13:25

                        Attaque comique et risibile

                        Le PS, dont le public connait lees moindres courants, les moindres faits et gestes, eneficie autant des medias que l’UMP.

                        Les gens de droites ne disent ils pas que les journalistes sont globalement a gauche ?

                        Peillon, quelques soit ses idees, ne doit pas se confondre avec le PS, or il semble qu il ait du mal a percer au sein du PS ! Qu il demande des conseils a la ni sainte ni vierge du Poitou http://lci.tf1.fr/biographies/segolene-royal-4883634.html , ou au Catalan Bac +3 sponsorisé par le Bilderber, ou a l’ex syndicaliste etudiant http://www.agoravox.fr/actualites/info-locale/article/scandale-a-orly-30407 , voire au Saint Just des bacs a sables http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/medias/presse/20100112.OBS3440/ar naud_montebourg_attaque_closer.html


                        • Philou017 Philou017 26 janvier 2010 13:38

                          « Attaque comique et risibile »

                          Quand on sait à quel point la popularité des hommes politiques aujourd’hui dépend des médias, l’attitude de Peillon n’a rien de risible.

                          « Le PS, dont le public connait les moindres courants, les moindres faits et gestes, beneficie autant des medias que l’UMP. »
                          Ca se discute. En tous cas, ca n’enlève rien à l’action de Peillon, dont les copains politiques ont plutôt tendance à s’agenouiller devant la machine médiatique, de peur qu’elle les ignore.

                          « Les gens de droites ne disent ils pas que les journalistes sont globalement a gauche ? »
                          Le PS propose une politique basée sur le libéralisme, qui a peu de choses à voir avec une vraie politique de gauche. Le reste, ce sont des postures politiques qui ont peu de profondeur.

                          Quand aux journalistes en place, ils sont surtout choisi pour leur acceptation du système tel qu’il est , leur peu de sens critique, le conformisme de leurs opinions et une attitude globalement compréhensive envers les puissances politiques et financières.


                        • Céphale Céphale 26 janvier 2010 15:15

                          D’accord avec vous Philou : l’attitude de Peillon n’a rien de risible. Au contraire elle dénote une rare abnégation au profit de la liberté de la presse. Quand il a pris sa décision, avec l’accord de Martine Aubry, Peillon se souvenait peut-être de la chanson de Guy Béart : « Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté ». 


                        • ddacoudre ddacoudre 26 janvier 2010 14:15

                          bonjour philoup

                          je suis bien d’accord avec toi il faut défendre l’audace de Peillon, il y en a marre de nourrir nos esprits à la soupe des marchand de spectacles.

                          http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=68278

                          cordialement.


                          • enlight 26 janvier 2010 14:44

                            à l’auteur

                            article intéressant

                            Peillon est d’une autre génération que les vieux qui gouvernent, a un physique avantageux, s’exprime bien ... à part Valls, il n’y en a pas d’autre .

                            Qu’il soit arriviste ne peut lui être reproché, tous le sont !

                            Ce qui est gênant c’est que si l’identité nationale est aujourd’hui instrumentalisée, c’est à cause de la gauche autant que de la droite dont la politique immigrationniste, avant d’être anti-nationaliste, est anti-républicaine car aucun vote démocratique n’a décidé de l’immigration de masse qui coûte 50 milliards d’euros par an .

                            La gauche ne reçoit que ce qu’elle mérite .

                            De plus, si le pouvoir actuel peut autant abuser, c’est parce que Mitterrand, après avoir dénoncé dans Le coup d’Etat permanent la Constitution de la Ve République, s’en est servi au lieu de la réformer .

                            Outreau, cela date de la gauche plurielle, Badinter a largement été une caution symbolique sans réforme garantisisant l’Etat de droit .

                            Peillon est ambigu à la manière mitterrandienne, désolé, je préfère Valls .

                            Si Valls n’est pas choisi par la gauche, ce sera Bayrou qui sera au second tour à la prochaine élection présidentielle .









                            • enlight 26 janvier 2010 15:02

                              Et surtout, Peillon a donné l’image d’un déserteur du débat politique ...


                            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 26 janvier 2010 14:45

                              Le mensonge et le mépris de la parole donnée publiquement à des journalistes du service public , la capture d’un parti socialiste, même pas consulté, sont-ils une belle leçon de courage et de démocratie ?


                              Tout ce que VP peut gagner à cette misérable manoeuvre, c’est sa mise hors jeu de la vie politique : qui déserte la confrontation et le débat sur les médias, ne serait-ce que pour en dénoncer les conditions et cela, en trahissant la confiance de journalistes du service public (plutôt meilleurs que d’autres) , se condamne au silence. Une parole mensongère, une promesse trahie sciemment, reviennent à se tirer une balle dans le pied ; même son parti, même son ami Rebsamen, après quelques hésitations, le désavouent.

                              Emmanuel (Kant), revient l’inspirer, Vincent (Peillon) a perdu sa boussole (comment s’orienter en politique) ! 



                              • Antoine Diederick 26 janvier 2010 15:19

                                pas sûr, il vient peut-être sans gloire, d’ouvrir un portail de visibilité appuyée ...


                              • ddacoudre ddacoudre 26 janvier 2010 15:22

                                bonjour sylvain

                                je ne vais pas nier les risques que tu soulèves, et qu’au bout, vu qu’il ne maitrise pas les médias ce soit contre productif, alors s’il en meurt souhaitons que ce ne soit pas en vain.

                                j’avoue que tu me surprends dans l’analyse, de ne pas voir un signe positif dans la remise en cause de la puissance médiatique, même si le moyen te déplait, et que peut-être il y a comme tu le dis un « déboussolement ».

                                j’aurais bien aimé que tu dises que c’est là une voie à suivre de manière plus structuré plus franche, plus honnête, plus ce que tu veux, plus Kantienne.
                                cordialement.


                              • Nometon Nometon 26 janvier 2010 15:31

                                @Sylvain Reboul
                                « Même son parti... le désavoue »

                                C’est tout à fait faux. Martine Aubry était informée du coup d’éclat de Peillon et des conséquences possibles. Et par la suite, le Parti socialiste a soutenu Peillon par la bouche de nombreux de ses représentants, portant plus loin l’estocade contre la télévision sarkozyste.

                                Ceux qui désavouent Peillon (dans son propre camp), ce sont les royalistes (dont vous êtes) qui ne cherchent qu’à se venger de lui et à toute occasion. Vous n’êtes même plus capable d’écrire son nom (vous écrivez « VP »), c’est dire votre estime.

                                Parlez donc au nom de Désirs d’avenir, M. Reboul, mais pas au nom des socialistes dont manifestement, vous vous éloignez de plus en plus. St surtout, gardez-vous de ce type de mensonges : ils servent peut-être la cause de la Dame du Poitou, mais sûrement pas celle de la gauche.


                              • Philou017 Philou017 26 janvier 2010 16:53

                                S Reboul : "Le mensonge et le mépris de la parole donnée publiquement à des journalistes du service public , la capture d’un parti socialiste, même pas consulté, sont-ils une belle leçon de courage et de démocratie ?« 
                                Parole ? Peillon dit qu’il a été informé au dernier moment que l’émission tournerait autour du ministre Besson.
                                Le PS pas consulté ? Et alors. Il faut organiser un référendum au PS avant de s’exprimer ?
                                Il est vrai qu’une initiative du PS sur le sujet serait bienvenue. Mais compte tenu du caractère opportuniste et arriviste de la plupart des dirigeants, on est pas prêt de la voir.
                                Peillon a donc parfaitement eu raison de prendre l’initiative de ce débat, que les éléphants fuient lâchement.

                                 »Tout ce que VP peut gagner à cette misérable manoeuvre, c’est sa mise hors jeu de la vie politique : qui déserte la confrontation et le débat sur les médias, ne serait-ce que pour en dénoncer les conditions et cela, en trahissant la confiance de journalistes du service public (plutôt meilleurs que d’autres) , se condamne au silence.« 
                                Déserter la confrontation ? sur un thème pourri voulu par l’UMP, dans des conditions nauséabondes ?
                                Peillon a eu mille fois raison.
                                Les manoeuvres misérables, c’est celles qu’on voit en ce moment, ou des responsables du PS essaient péniblement de se désolidariser de Peillon pour rester ami-ami avec les médias. Quelle triste spectacle.
                                Trahir la confiance .... Quelle rigolade, monsieur Reboul. Il y a tellement d’arrangements entre les journalistes et les vedettes politiques, qui partagent les mêmes repas, les mêmes cocktails.. ; C’est notre confiance, celle du peuple qui a été trahie depuis longtemps.

                                  »Une parole mensongère, une promesse trahie sciemment, reviennent à se tirer une balle dans le pied ; même son parti, même son ami Rebsamen, après quelques hésitations, le désavouent.« 
                                Vous êtes bien embêté pour critiquer Peillon, insistant lourdement sur je-ne-sais-quelle trahison. En bon militant socialiste avide de résultats électoraux, vous évacuez la question centrale de la soumission des médias aux pouvoirs en place.
                                Ce faisant, c’est l’idéal socialiste que vous trahissez.


                                 »Emmanuel (Kant), revient l’inspirer, Vincent (Peillon) a perdu sa boussole (comment s’orienter en politique) ! "

                                Les médias servent les puissants, à notre époque plus que toute autre. Kant viendrait vous l’affirmer s’il le pouvait.
                                Ne confondez pas bon sens et courage politique avec la Boussole Electorale.


                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 26 janvier 2010 17:14

                                Il faut suivre : 


                                MA, au nom de PS, a déclaré par la suite qu’elle ne s’associait pas à la demande (de VP) de démission de A.Chabot , laquelle est indissociable de ce coup tordu, car elle prétend le justifier. Nombre de socialistes de la direction ont exprimé des doutes sur ce procédé qui consiste à mentir et à trahir sa parole pour disqualifier une journaliste du service public, au lieu de dénoncer publiquement le thème de l’émission et de critiquer les mensonges et la manoeuvre de Besson qui a pu impunément ainsi présenter sa position comme plus à gauche que celle de Marine Le Pen , ce qui était facile pour VP, alors qu’il était maître de la conclusion , sauf à penser qu’A.Chabot aurait pu le faire taire ; ce qui est (et non pas aurait été) un aveu surprenant de faiblesse politique.

                              • Philou017 Philou017 26 janvier 2010 19:14

                                S Reboul : " Nombre de socialistes de la direction ont exprimé des doutes sur ce procédé qui consiste à mentir et à trahir sa parole pour disqualifier une journaliste du service public, « 

                                Peillon a joué la chaise vide pour dénoncer l’attitude des médias, pas pour discréditer Arlette Chabot. S’il avait participé au débat, personne n’aurait retenu ses objections. Quand on rentre dans un jeu pourri au départ, surtout dans le cadre des médias, ce que vous pouvez dire ne sert à rien.
                                On pourra toujours dire que vous êtes opportuniste, que c’est une manoeuvre, etc
                                La chaise vide, cela a une tout autre valeur symbolique : je ne participe pas à un jeu dont les dés sont pipés des le départ.

                                Ca aurait pu être critiquable si Peillon avait seulement voulu faire un coup. Mais ses propos actuels démontrent une réflexion sur les médias, qui va beaucoup plus loin qu’une simple contestation d’une émission. En cela, son choix apparait justifié.

                                 »au lieu de dénoncer publiquement le thème de l’émission et de critiquer les mensonges et la manoeuvre de Besson qui a pu impunément ainsi présenter sa position comme plus à gauche que celle de Marine Le Pen , ce qui était facile pour VP, alors qu’il était maître de la conclusion , sauf à penser qu’A.Chabot aurait pu le faire taire ; ce qui est (et non pas aurait été) un aveu surprenant de faiblesse politique."

                                Vous en restez à des considérations de politique politicienne. Peillon conteste plus que l’émission de Chabot. C’est le déséquilibre des médias qu’il dénonce, et toutes les dérives qu’on observe depuis des années. Avez-vous lu mon article ?

                                Qu’a fait la PS à ce propos : RIEN.
                                Il est regrettable de penser que les dirigeants du PS preferent occulter le problème des médias de peur visiblement de subir des rétorsions de leur part. Tu parles d’une opposition déterminée.
                                Le PS apparait malheureusement comme d’habitude dans cette affaire : comme une machine électorale uniquement préoccupée de gagner les prochaines élections et certainement pas de changer le système en profondeur.

                                Or, rien ne changera si on ne change pas les dés d’un système qui sont pipés de façon profonde au profit d’une oligarchie, dont font partie nombre de dignitaires du PS.
                                Penser le contraire, c’est se bercer de douces illusions.


                              • curieux curieux 26 janvier 2010 21:29

                                Ou l’on voit que tous les piqués sont des Sarkozizistes.


                              • dom y loulou dom 27 janvier 2010 01:29

                                deux voies possibles

                                les vérités ou les mensonges

                                les premiers n’ont pas besoin des seconds

                                les seconds ont un besoin vital des premiers


                                à méditer forcément



                                Monsieur Sylvaint, c’est quoi un « journaliste du service public » ?

                                quand toutes les infos qui nous sont servies passent par Reuters et que Reuters est une propriété Rothschild ?



                                mais c’est une folie de croire que les gens ne pensent que par les journaux ou les écrans...

                                n’est-ce pas ?



                                *voir Bilal


                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 27 janvier 2010 08:22

                                Tous les coups ne sont pas permis à gauche (mensonge et manipulation des journalistes) et encore moins vis-à-vis du service public d’information.


                                Mon désaccord porte sur un point essentiel : notre parole peut et doit être entendue dans les médias, ce qui interdit des attaques par coups tordus, fausses promesses, ruptures d’engagement etc..et aveugles contre une journaliste et une chaine du service public. 

                                Il n’ y a aucune raison de supposer, comme vous la faites, que VP aurait été incapable de faire entendre sa voix dans un face à face avec A. Chabot , laquelle n’est pas aussi pourrie que vous le dites et qui de toute façon n’avait nullement l’intention de censurer des propos défavorables à E. Besson et à la politique du pouvoir, puisqu’elle l’avait invité dans ce but.

                                Vous faites à A Chabot un procès d’intention et lui supposez un pouvoir rhétorique qu’elle n’a pas, ce qui est tout à la fois injuste et une marque de faiblesse à convaincre.

                                L’attitude de VP est irresponsable (infantile) et c’est bien pour cela qu’elle a été désavouée, après quelque hésitation, par B.Hamon porte parole du PS. On ne bouscule pas impunément les règles du jeu en plein jeu ainsi que l’éthique de base si l’on veut convaincre et gagner.



                              • Terran 26 janvier 2010 14:59

                                Bayrou avait lui aussi attaqué les médias.
                                Peillon est pas le premier, mais on lui donne de la crédibilité, quel paradoxe !
                                Tout cela n’est que de la comédie pour apaiser la plèbe.

                                Pendant ce temps là, le cancer financier avance, tout est bon pour gagner du temps.


                                • delamothe delamothe 26 janvier 2010 15:11

                                  Peillon a géné tous les amis de Sarko premier que ce soit dans les medias, à l’ump ou meme au ps.... Car il a permis aux telespectateurs de relever la contradiction manifeste de ce pouvoir immigrationniste , pro UE et mondialiste. Il permet de faire monter le FN qui va etre le boulet de l’ump dans les prochaines années. De la à penser que Martine Aubry avait demandé à Peillon de ne pas participer à l’émission...


                                  • Antoine Diederick 26 janvier 2010 15:18

                                    Peillon vient surtout de comprendre que pour exister il suffit d’utiliser les médias.... smiley

                                    dommage car il est plutôt sympa...


                                    • Philou017 Philou017 26 janvier 2010 19:15

                                      Je ne crois pas. Critiquer de cette façon les médias, c’est s’engager dans un dur combat, et ce n’est certainement pas un coup médiatique.


                                    • Cascabel Cascabel 26 janvier 2010 20:06

                                      Il ne critique pas les médias, il fait de la politique politicienne comme on l’a connait depuis trop longtemps.


                                    • A. Nonyme A. Nonyme 26 janvier 2010 16:39
                                      Vincent Peillon ose attaquer les médias« Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnait »...

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