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Accueil du site > Actualités > Religions > C’est Calvin qui brûle la planète !

C’est Calvin qui brûle la planète !

L’année 2009 est celle du 500ème anniversaire de la naissance de Calvin, fêté comme il se doit par les calvinistes du monde entier. A l’heure du sommet de Copenhague, où le capitalisme libéral est accusé une fois encore d’épuiser et de détruire « la planète que nous laisserons à nos enfants », il n’est pas inutile de relire la thèse classique de Max Weber, qui fait de l’éthique protestante et puritaine l’essence même du capitalisme anglo-saxon. Et si l’inexorable Prédestination contribuait à faire de notre bonne vieille terre un véritable enfer environnemental ?

Jean CalvinSi l’on en croit les commentaires qui fleurissent sur la toile à l’occasion du 500ème anniversaire de la naissance de Jean Calvin, le grand réformateur protestant serait un homme de liberté, de fraternité et d’humanisme (voir le site de "l’année Calvin" qui s’achève). Sans vouloir le moins du monde réveiller les guerres de religions, ni même entrer dans la querelle théologique sans fin qui sépare catholiques et protestants, penchons nous sur les racines calvinistes du capitalisme moderne, qui a envahi la planète et a semblé triompher après la mort du communisme.
 
Pour cela, il nous faut interroger L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme le texte fameux de Max Weber . il montre que les protestants (et plus particulièrement les calvinistes) réussissent dans les affaires parce qu’ils croient en la Prédestination. Ils pensent, nous dit Weber, que la réussite matérielle témoigne de la grâce divine toute-puissante. Le sociologue écrit que l’éthique protestante, « ascétique », calviniste et puritaine poursuivra sa marche inexorable « jusqu’à ce que la dernière tonne de carburant fossile ait achevé de se consumer ». Cette page, prophétique, date de 1905 ! Max Weber
 
Logiquement (c’est Max Weber qui le reconnait lui même) la conséquence de la Prédestination devrait être le fatalisme, et non le travail acharné pour réussir. En réalité, les capitalistes protestants ne sont pas rationnels . Ils n’agissent pas afin de réussir dans leurs entreprises. Ils sentent la grâce divine agir en eux.
 
L’éthique de l’ascèse dans le travail, assez valable pour justifier le labeur dans une échoppe de drapier en Nouvelle Angleterre, à la fin du XVIIIème siècle, prend une tout autre tournure lorsqu’il s’agit d’une multinationale du XXème. Car un tel système de valeur, prônant le travail pour le travail, comme une prière dédiée au Créateur, le réinvestissement des profits dans l’outil de production, sans jamais céder à l’oisiveté, mère de tous les vices, est d’une efficacité sans égal. Bon gré, mal gré, tout l’Occident développé a dû imiter les entreprises américaines impériales, ou du moins mimer leur organisation et leur mode de gestion.
 
Ce qui reste de l’éthique protestante aux Etats-Unis, ce n’est pas seulement l’invocation lancinante de Dieu dans la politique et les affaires (que les européens, même croyants, ne comprennent pas), c’est l’idée que toute réussite économique, dés lors qu’elle est honnête (si elle ne l’est pas, les américains sont alors beaucoup plus sévères avec les tricheurs que les européens), est un témoignage de la grâce divine. Alors que dans les pays latins et catholiques, en France en particulier, toute fortune insolente déclenche jalousie et suspicion.
 
Cela fut longtemps considéré comme une preuve d’arriération. Mais aujourd’hui, c’est peut-être un avantage, face à la crise profonde de notre modèle de développement économique. Pour les protestants, contrairement aux catholiques, il est impossible d’admettre qu’une entreprise qui réussit honnêtement puisse produire quelque chose de mauvais comme le réchauffement climatique ou l’épuisement des ressources naturelles. A la limite, la puissance américaine elle même, la force de son économie, de sa culture hollywoodienne, de sa titanesque accumulation d’armes de destruction massive, sont un témoignage de l’approbation divine. « In god we trust. »
 
Divine croissance
 
Aujourd’hui, c’est donc largement le dogme de la prédestination qui brûle, souille et détruit "la planète que nous allons laisser à nos enfants." Il ne faut pas s’étonner que les Etats-Unis aient tant de mal à accepter des limites environnementales au développement économique sans frein, qu’on leur propose par exemple avec le protocole de Kyoto, refusé par Bush, et au sommet de Copenhague. Cette résistance est notamment forte dans les milieux conservateurs gardiens des traditions religieuses de l’Amérique mais aussi chez les néo-conservateurs passés par la gauche marxiste et retournant, par intérêt, mais aussi par conviction, aux "fondamentaux" qui ont fait selon eux la grandeur de l’Amérique. La réussite d’une entreprise, si le cours de Wall Street est bon, n’est-elle pas directement voulue par Dieu ? La croissance économique est bel et bien d’origine divine...
 
Le paradoxe, c’est que le capitalisme anglo-saxon, qui domine la planète, a aussi créé un mode de vie qui est à l’opposé même des principes du calvinisme et du puritanisme et en grande partie par opposition à ceux-ci. L’éthique protestante issue de la Prédestination, se renverse en culte exacerbé de la liberté. Mais la conception originelle des pères fondateurs subsiste dans le monde du travail.
 
Il ne faut pas reprocher aux calvinistes d’aujourd’hui les méfaits du capitalisme devenu fou et planétaire. Car toutes les sociétés modernes industrialisées se sont ralliées progressivement à leur système, si efficace qu’il a éliminé tous les concurrents, en terminant par le communisme lui même. 
 

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16 réactions à cet article    


  • Gollum Gollum 18 novembre 2009 12:01

    Pour cela, il nous faut interroger L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme le texte fameux de Max Weber . il montre que les protestants (et plus particulièrement les calvinistes) réussissent dans les affaires parce qu’ils croient en la Prédestination. Ils pensent, nous dit Weber, que la réussite matérielle témoigne de la grâce divine toute-puissante.


    On ne voit pas bien le rapport entre la prédestination et le fait de réussir dans les affaires, à moins d’une singulière corruption de l’Esprit, propre au Protestantisme.

    En tous cas, celui-ci n’a jamais vu aucune incompatibilité entre Dieu et l’Argent en violation totale des paroles du Christ qui sont on ne peut plus claires dans ce domaine.

    Il est possible que cela provienne aussi de la singulière sur-valorisation de l’Ancien Testament, par rapport au Nouveau chez les protestants.

    • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 18 novembre 2009 12:44

      Weber constate après une longue recherche que les protestants (surtout les calvinistes) réussissent mieux dans les affaires que les catholiques par exemple. Il reconnait que ce n’est pas « logique », car croire en la prédestination devrait inciter au fatalisme ou à la contemplation. Mais les faits sont là et d’ailleurs Calvin lui même a dit que la réussite matérielle était un signe de la grâce divine et les calvinistes se sont livrés au travail acharné dans un esprit d’obéissance et d’austérité monacale. Ils ne sont pas pour autant attachés aux biens de ce monde, puisqu’ils ne se servent pas de l’argent pour le plaisir, mais pour travailler encore plus. En particulier, les puritains chassés d’Europe par les persécutions à partir du 17ème siècle, ont trouvé dans les terres vierges de l’Amérique du Nord le lieu idéal pour bâtir un pays leur convenant. Bien sûr, d’autres immigrations, italienne, irlandaise, française ont influencé l’Amérique naissante. Mais l’empreinte des pères fondateurs de la nouvelle Angleterre est restée puissante, au moins sur la conception du travail et de l’entreprise. Car ils sont plus efficaces que les autres, pour bâtir des réussites économiques, donc faire de la croissance, et au bout du processus, entrainer toute l’économie mondiale dans une course folle, comme nous le voyons aujourd’hui. Même si ce n’était pas l’intention originelle des puritains et calvinistes.


    • Philippe D Philippe D 18 novembre 2009 15:10

      Bon article.

      Ce qui est intéressant est cette différence entre prédestination et fatalisme.
      Comment la « culture » de base d’un faible nombre d’immigrants a réussi à forger l’esprit collectif d’une nation. Même si cette influence sera de moins en moins perceptible pour une vision redigérée et n’ayant plus grand chose à voir avec l’idée rigoriste de départ.

      Intéressant aussi l’opposition entre ce capitalisme protestant et le rationalisme.
      On pourrait dire malgré tout qu’ils sont volontaristes et pragmatiques et de ce fait pas si éloignés que cela du rationalisme.


      • Le péripate Le péripate 18 novembre 2009 16:43

        Mouais. Étant de famille protestante, la thèse de Weber m’avais interrogé quand je l’ai découverte.

        La prédestination a peut-être joué un rôle, il est difficile de le soutenir, ou de l’infirmer.

        Bien plus surement le fait de lire a été déterminant. L’éducation. Pendant que le protestant lisait la Bible, le catholique moyen entendait la messe en latin, sans rien y comprendre. D’ailleurs Vénitiens, Lombards et Juifs n’étaient pas protestants, et les Anglais, anglicans.

        Une explication donc criticable (elle n’explique pas grand chose), et on voit l’usage détournée qui en est faite ici.


        • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 18 novembre 2009 23:40

          Lire la bible aide à faire de bonnes affaires ? Pourquoi ?
          Il existe bien entendu d’autres formes de capitalisme, mais aucune n’est aussi efficace, ne gagne autant d’argent. D’où son triomphe actuel. Et la catastrophe qui suit ce triomphe.


        • Parpaillot Parpaillot 18 novembre 2009 23:51

          Bonsoir Péripate ...

          " Bien plus surement le fait de lire a été déterminant. L’éducation. Pendant que le protestant lisait la Bible, le catholique moyen entendait la messe en latin, sans rien y comprendre. "

          Tout à fait d’accord avec vous !


        • Le péripate Le péripate 19 novembre 2009 00:09

          Bonsoir « Parpaillot » ! smiley


        • Moristovari Moristovari 18 novembre 2009 17:58

          La persistance des valeurs religieuses, à défaut des croyances, dans notre civilisation occidentale tendant vers l’athéisme peut être surprenante ; ce ne l’est plus quand on constate leur affinités, leur utilités voir leur nécessités dans les systèmes organisant nos vies et nos fonctions. Cet article offre sur ce thème un bon aperçu des relations quelque peu honteuses entre protestantisme et capitalisme.

          Cet article a aussi le mérite de rappeler que le premier siècle de règne de capitalisme offrit assez de matière aux penseurs pour discerner bien des défauts. Ainsi un ouvrage de 1905 peut-il encore nous instruire sur ce sujet si actuel.


          • anty 18 novembre 2009 21:19

            Une religion qui à réussit à faire construire le bonheur de et par l’humain grâce à son travail ce que aucune religion n’a réussi auparavent .

            Le protestantisme est sans aucun doute le précurseur de nos sociétés démocratiques modernes.


            • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 18 novembre 2009 23:36

              Les Etats-Unis, c’est le paradis, selon vous ? Pour les privilégiés, sans doute. Et la planète mondialisée ? Voilà un paradis qui se réchauffe dangereusement. Ce n’est pas encore l’enfer, mais cela ressemble beaucoup au purgatoire...des catholiques.


            • Parpaillot Parpaillot 18 novembre 2009 23:49

              Votre article est singulièrement manichéen. Il cherche à démontrer qu’il existerait un capitalisme proprement protestant qui se distinguerait des autres capitalismes, ceux qui seraient issus d’autres religions.

              A l’heure de la globalisation des marchés et du règne des multinationales, on se demande bien en quoi le capitalisme protestant, pour autant que l’on puisse l’identifier et le qualifier dans un société multinationale, serait en ce XXIème siècle, différent des autres ?

              Voir dans les dérives de la croissance américaine des causes essentiellement protestantes relève d’une vue de l’esprit. En effet comment expliquez-vous que cette culture américaine de la croissance soit à l’opposé de celle des pays nordiques quant à eux très soucieux de l’environnement ? Ne sont-ils pourtant pas protestants eux-aussi, même s’ils sont luthériens ?

              Il est vrai en revanche que le protestant en tant qu’individu, est généralement assez austère, rigoureux et peu ostentatoire dans son comportement.

              Je rejoins aussi « Le Péripate » lorsqu’il écrit :

              " Bien plus surement le fait de lire a été déterminant. L’éducation. Pendant que le protestant lisait la Bible, le catholique moyen entendait la messe en latin, sans rien y comprendre. « 

              Il faut en effet rappeler que le protestant était tenu de savoir lire, puisque sa source, sa seule référence religieuse est la bible et que celle-ci était écrite dans la langue vernaculaire au lendemain de la Réforme déjà.

              Voir ici par exemple la bible d’Osterwald.

              Finalement votre conclusion :

               » Il ne faut pas reprocher aux calvinistes d’aujourd’hui les méfaits du capitalisme devenu fou et planétaire. "

              Qui nous rassure un peu !

              Cordialement !


              • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 19 novembre 2009 00:13

                Cher Parpaillot,
                Une forme de protestantisme, le calvinisme, sous une forme particulièrement austère, le puritanisme, chassé d’Europe, a cru trouver aux Etats-Unis une terre d’élection pour son projet.
                Oui, ce capitalisme a progressivement conquis la planète, car il est plus efficace que tous les autres systèmes, comme le montre Max Weber après une enquête minutieuse. Les élites catholiques et latines ont du s’incliner et adopter des modèles semblables. Au bout du compte, le communisme lui même a explosé parcequ’il ne faisait pas le poids, la concurrence était trop forte.
                Maintenant ce capitalisme d’origine calviniste, a du mal a remettre en cause la croissance économique sans limite et sans contrainte qui détruit la planète.
                Cela dit, l’intention des pères fondateurs puritains n’était pas cette croissance aveugle, donc on ne peut pas le leur reprocher...d’un point de vue catholique, bien sûr...


              • brieli67 20 novembre 2009 07:51

                @ auteur

                http://www.payer.de/kommkulturen/kultur1331.htm

                Qui sont donc vos PURITAINS aux States ??


                • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 20 novembre 2009 10:31

                  Il n’y a pratiquement plus de vrais puritains, aujourd’hui, aux Etats-Unis, mais leurs valeurs continuent à impregner la société américaine, dans le domaine de la conception du travail et de la religion.
                  La droite conservatrice, dans certains états se réclame ouvertement de ces valeurs. Ailleurs, c’est plus diffus. Mais le puritanisme fait partie des racines de tout le pays.


                  • eric 12 février 2012 18:53

                    J’ai découvert votre article par hasard et avec un grand retard.....
                    Vous avez tous faux, mais je sens un réel intérêt pour la question...
                    Vous devriez lire si ce n’est pas fait :
                    Emmanuel Todd : qui montre que Weber a confondu la description de la famille souche allemande avec l’éthique du protestantisme
                    Trevor Rooper, ( le bouquin sur l’Europe d’Erasme)qui montre que le capitalisme est né très logiquement dans les pays alors les plus évolués et les plus riches, Italie, Espagne, Belgique, en terre catholique, et qu’il s’est littéralement réfugié en terre calviniste pour échapper à la contre réforme, mais surtout à la mainmise aristocratique, favorisée par l’apparition de canons à longue portée permettant de rançonner les villes bourgeoises. Il est notamment fasinant de voir que les sois disant Banquiers Hollandais calvinistes des autrichiens, sont en réalité des espagnols et portugais, des belges, souvent marranne mais aussi catholiques, ayant fui pour la hollande et repartis essaimer dans tout l’Europe. Calvinistes d’opportunité, mais ayant des modes de vie qui montrent bien que leur conviction n’est qu’une façade.
                    Et surtout Calvin, dont la théorie de la double prédestination n’a pas grand chose à voir avec ce qui en est dit ici, et qui correspond plutôt à la vulgate enseigné dans les lycée français (j’y ai eu droit) ce qui se comprend aisément. Le caractère très minoritaire du calvinisme en France fait que cela n’intéresse pas beaucoup d’historiens en dehors de l’épisode des guerres de religions.

                    Au delà des aspects factuel, il y aussi un problème de logique. La révolution industrielle et capitalistique a commence en Grande Bretagne, Allemagne, Belgique, accessoirement en France, trois pays dans lesquels les calvinistes sont de toutes petites minorités.....

                    La pollution de masse caractérise des pays qui non seulement n’ont jamais été réformés, mais ne sont toujours pas capitalistes libéraux au sens ou des calvinistes l’entendent. Chine Russie, etc... En revanche, il est vrai que le pays qui a fait le plus de progrès relatifs dans la lutte contre les effets de serre est bien l’Amérique, grâce à une politique volontariste et souple pendant le mandat de Bush ( vous devriez facilement retrouver les chiffres).

                    Tant qu’à rechercher l’origine des malheurs du monde, je vous conseille également la série d’Arte sur les origines de l’homme, dont la thèse est que c’est Sapiens Sapiens, lui même qui est, depuis l’origine, une espèce qui surexploite son environnement....

                    Ceux qui brûlent la planète, c’est vous, et c’est moi. Il me semble que partir de ce constat serait plus constructif.....


                    • Pierre de La Coste Pierre de La Coste 13 février 2012 22:39

                      Max Weber a été très critiqué, mais aussi défendu. Il ne faut pas dire que X ou Y a tout faux. C’est plus compliqué. Le débat est ouvert.

                      En particulier Jacques Ellul l’a défendu point par point. Il a montré que ces critiques s’adressaient à une sorte de caricature de la pensée Weberienne. Weber n’a jamais dit que les calvinistes ont inventé le capitalisme. Il a souligné que l’ethique protestante pouvait être portée par des non-protestants ou des non-croyants.

                      D’autres facteurs expliquent l’essor du capitalisme aux USA, en particulier la richesse d’une terre pratiquement vierge.Mais le protestantisme rigoureux a joué un rôle essentiel, alors que le Brésil catholique restait (jusqu’à présent) mal exploité.

                      Bref, l’esprit ascétique protestant n’a fait que servir d’accélérateur à une révolution qui est aussi, bien entendu, scientifique et technique.

                      Quand à Georges Bush nous ne sommes simplement pas d’accord politiquement. Au crime de la guerre d’Irak, s’ajoute son attachement aveugle aux lobbys pétroliers du Texas, qui l’ont fait refuser ou retarder tous les accords internationaux liés à l’environnement.

                      On retrouve bien là, au milieu de bien autre chose l’idée d’une croissance économique voulue par Dieu, et qui ne peut rien comporter de mauvais. Ce qui sert aussi l’Amérique predestinée à régner sur le monde. Mais d’autres facteurs jouent, notamment la stupidité et le manque d’envergure de Bush JR.

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