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Accueil du site > Actualités > Religions > « L’Islam des interdits » d’Anne-Marie Delcambre

« L’Islam des interdits » d’Anne-Marie Delcambre

Dans un essai qui aurait tout aussi bien pu s’intituler « Le Côté obscur de l’islam », Anne-Marie Delcambre affirme que c’est la religion musulmane, et non l’islamisme, qui pose problème. Bien qu’elle fasse preuve d’une véritable liberté de ton en s’affranchissant des coutumières allégeances hypocrites au « religieusement correctes », elle rend toutefois sa thèse inaudible aux oreilles de ceux des musulmans qui sont ouverts à une critique constructive des dérives de l’islam.

« Au risque de choquer, il faut avoir le courage de dire que l’intégrisme n’est pas la maladie de l’Islam. Il est l’intégralité de l’Islam ». Telle est la thèse, brutale, que défend Anne-Marie Delcambre, docteur en civilisation islamique et professeur d’arabe au lycée Louis-le-Grand. Publié en 2003, L’Islam des interdits est un réquisitoire rapide, formé d’une vingtaine de courts chapitres proposant une étude - sourates à l’appui - des rapports entre l’islam et, pêle-mêle, les femmes, la science, les Juifs, la guerre, la démocratie, la politique, le mysticisme, les chrétiens, les droits de l’homme, etc.

Anne-Marie Delcambre est l’auteur d’un Mahomet, paru dans la collection Découvertes-Gallimard et d’un « Repères » sur l’Islam plusieurs fois réédité aux éditions de La Découverte. Si sa démonstration repose sur une lecture partielle du Coran et des hadiths - qui ne sont mobilisés qu’à charge -, il serait donc erroné de la réduire à la diatribe gratuite d’une extrémiste isolée. Il serait également maladroit de qualifier sa thèse d’« islamophobe » - le terme étant au cœur d’une polémique encore trop vive pour que l’on puisse l’utiliser dans un sens parfaitement univoque. Nul remugle de haine ne s’exhale de ce livre, loin s’en faut. On y trouve en revanche le constat d’une inaptitude quasi-congénitale qu’aurait l’Islam à séparer le politique du religieux, à assurer la mixité hommes-femmes et l’égalité des musulmans et des non-musulmans. On y trouve surtout une vive défiance à l’égard d’un corpus de règles strictes dont les musulmans seraient les premières victimes. En effet, le tropisme juridique de l’auteur (qui est également docteur d’Etat en droit) la conduit à ne s’intéresser qu’à un islam littéraliste et maximaliste, c’est-à-dire tel que tout musulman orthodoxe serait idéalement censé devoir le pratiquer. A savoir, un islam de la charia qui autorise - quand il ne l’encourage pas - la polygamie, la lapidation et la guerre sainte !

Religieusement incorrect
A une époque où, sous couvert de « biographie » censée se nourrir aux « sources les plus fiables », Tariq Ramadan réactualise le genre éculé du panégyrique dans un ouvrage consacré à Mahomet (cf. son récent Muhammad, Vie du Prophète), on sait gré à Anne-Marie Delcambre de s’appuyer sur des données historiques, factuelles et vérifiables, souvent très en décalage avec le mythe lénifiant d’un Coran « christianisé » qui ne serait que « message de paix et d’amour ». Mais n’utilisant le terme d’« islam » - qu’elle ne définit à aucun moment - que pour évoquer une doctrine figée dans l’obscurantisme du VIIe siècle après J-C, l’auteur court le risque du malentendu. Comme celle qui a valu à Robert Redeker de recevoir les menaces de mort que l’on sait (cf. « Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? », Le Figaro, 19 septembre 2006), la thèse d’Anne-Marie Delcambre a la rudesse de ces opinions tranchées qui engendrent des crispations plutôt qu’elles n’invitent à la réflexion.

Car l’islam « juridique » dont elle nous entretient est aux antipodes des pratiques paisibles et sans histoires qui sont celles de millions de musulmans de par le monde. De sorte qu’un musulman lambda ne peut que se braquer face à une telle charge contre ce qui est constitutif de son identité la plus intime - ce que les sciences de l’information et de la communication appellent une « dissonance cognitive ». Il ne comprendra pas qu’on lui présente en moins de 150 pages les « épines du Coran » sans jamais en évoquer les « fleurs ». Enfin, il sera choqué par cette tendance de l’auteur à minimiser presque systématiquement les apports de la civilisation islamique à l’histoire de l’humanité. Sur ce dernier point, les notes de bas de pages et la brève bibliographie proposées n’étanchent malheureusement pas la curiosité du lecteur.

Islam juridique et islam sociologique
Se concentrant sur l’islam « juridique », Anne-Marie Delcambre passe donc à côté de l’islam « sociologique », c’est-à-dire tel qu’il est vécu par l’essentiel de ses lecteurs musulmans. Soit une religion cantonnée à la sphère privée, où le partage, la droiture et l’hospitalité sont des valeurs cardinales, et où le respect des aînés ainsi qu’une certaine pudeur allant à contre-courant du reste de la société ont encore voix au chapitre. Bref, un islam affable et banal qui s’offusque qu’on lui fasse à longueur de temps tous ces mauvais procès d’intention : nocivité ontologique (le glissement « islam-islamisme-terrorisme »), velléités de domination (le thème de l’« islamisation » cher à Philippe de Villiers), incompatibilité avec le régime laïque, archaïsme, etc.

Mais ces considérations ne doivent pas évacuer le nécessaire débat sur le rapport de l’islam à la violence car si le Coran s’est transformé en succès de librairie les jours qui ont suivi le 11-Septembre 2001, c’est qu’une inquiétude a, depuis lors, saisi de très nombreux Européens : et si l’islam portait en lui la guerre comme la nuée l’orage ? Il n’est jamais sain d’esquiver les questions que tout le monde se pose, le silence imposé par une certaine bien-pensance sur ce sujet n’aboutissant qu’à accroître la suspicion. Ne serait-ce que pour contribuer à crever l’abcès et à dissiper les fantasmes qui ont fini par se cristalliser autour de l’islam. Le problème de la violence mérite d’être pris à bras le corps.

Le problème de la violence
L’islam ne serait donc pas une religion particulièrement pacifique. Certes. Mais connaît-on un seul système de pensée qui, ayant produit des saints, n’a pas enfanté ses monstres ? Qui, de Ben Laden et d’Averroès, incarnent le mieux la « vérité » de l’islam ? Qui, de Torquemada et de Mère Térésa, le « génie » du christianisme ? Les sceptiques rétorquent que l’Evangile - contrairement au Coran - légitime et rend possible la critique des dérives ou des crimes commis au nom du Dieu d’amour. Mais, a fortiori, n’est-il pas scandaleux qu’une religion dont le commandement central est de « tendre l’autre joue » ait pu commanditer ou laisser commettre en son nom les pires barbaries ?

En vérité, il convient de rompre avec le fétichisme du texte. Si une idée s’incarnait purement dans l’Histoire, en d’autres termes, si l’Histoire ne consistait qu’en des manifestations d’essences, alors on n’explique pas pourquoi le « socialisme » par exemple, s’est illustré à la fois par le goulag et les congés payés ! La « République », par la guillotine et l’abolition de la peine de mort, par la colonisation et l’abolition de l’esclavage... On renonce aussi à comprendre la raison pour laquelle des bouddhistes, réputés adeptes de la non-violence, brûlent aujourd’hui des églises au Sri Lanka !

On objectera que l’Inquisition est loin derrière nous tandis que les talibans sont nos contemporains. Cet argument du décalage historique est solide. On est effectivement fondé à se demander pour quelle raison le monde musulman semble vivre, à l’heure actuelle, son Moyen Age, et pourquoi il était à son zénith au moment même où les bûchers de l’Eglise catholique assombrissaient le ciel d’Occident ? Régis Debray nous fournit peut-être une clé d’interprétation de ce chassé-croisé des civilisations : « Toute croyance collective tendra au fanatisme dès lors qu’elle se voit au défi de disparaître, minoritaire ou assiégée. L’intolérance, comme la ruse, est l’arme du faible contre le fort, du périphérique contre le central. Et l’indifférence polie à l’autre que soi, la marque la plus sûre d’une position d’hégémonie. Il est facile de respecter ceux dont on n’a plus rien à craindre. L’Occident d’aujourd’hui prêche urbi et orbi la tolérance d’autant mieux qu’il n’est pas menacé dans ses forces vives, pour l’heure. Car la tolérance, le bien suprême, est d’abord un luxe, lequel dépend des rapports de force. Al Andalus (711-1492) dominait son pourtour. L’Islam de Grenade pouvait sourire à tous. Celui de Kaboul est odieux. Quand la chrétienté elle-même s’est sentie insécure, elle a bâti l’Inquisition en « rempart de la foi », inventé les Croisades et les pogroms. Aucune religion, aucune civilisation n’est vaccinée contre la haine de l’autre, et telle qui prêche à présent la concorde, brandissait hier ses foudres » (in Dieu, un itinéraire, Odile Jacob, 2001, p. 76).

On referme l’Islam des interdits avec ce sentiment de perplexité que nous a déjà inspiré Michel Onfray et sa sévère diatribe dirigée contre les trois monothéismes (cf. son Traité d’athéologie). Une étude de « l’islam juridique » mérite mieux et certainement plus qu’un résumé de 150 pages destiné au grand public qui, dans le contexte de l’après-11-Septembre, acquiert le plus souvent ce type de livres non pour y trouver matière à interrogations mais dans la quête de réponses définitives et de certitudes qui ne manqueront pas, hélas, de conforter ses préjugés.

Anne-Marie Delcambre, L’Islam des interdits, Paris, Desclée de Brouwer, 2003, 146 pages.


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490 réactions à cet article    


  • miaou (---.---.2.254) 22 janvier 2007 13:11

    Excellente analyse, qui reprend une thèse que j’exprime souvent sur Agoravox, à savoir que TOUS les systèmes de pensée peuvent potentiellement verser vers l’intégrisme (avec le bémol que le christianisme à l’heure actuelle semble davantage menacé que l’Islam ; pourtant c’est l’Islam qui se radicalise le plus).

    Néanmoins, je reste convaincu par la thèse d’Anne-Marie Delcambre, parce que je crois à la puissance de l’écrit. Un texte vicié dès le départ, un modèle aussi constestable que Mahomet, ne permettront jamais un retour vers plus d’apaisement à travers une relecture de ces textes fondateurs (possibilité ainsi offerte au christianisme, mais en aucune façon au nazisme via « Mein Kampf », par exemple) Bien sûr, sur les millions de musulmans sur Terre, tous ne sont pas des monstres ou des terroristes, et beaucoup sont sympatiques et veulent mener une vie normale et calme ; mais ce ne sont pas les musulmans qui sont en procès, mais l’Islam...


    • Julot (---.---.230.84) 28 janvier 2007 22:17

      On peux penser que l’Islam est intolérant. Mais est-ce souhaitable de poser le problème de la sorte.

      Si les musulmans veulent lire le Coran en y voyant un message de paix, ils y parviendront. Ne partageons pas les camps entre Juifs et Musulmans.

      Sinon, on aura la guerre, et la il faudra bien choisir un camp. En tant que Francais non croyant, je n’ai pas la moindre envie de choisir entre musulmans et juifs.

      Ca commence à bien faire cette rivalité. Nous ne sommes pas au proche orient. Si certains haissent les juifs, ou les musulmans, ils n’ont qu’à se barre et aller faire la guerre ou elle se trouve. Moi je n’en veux pas en france.

      On prie qui on veut, quand on veut. Et ca ne regarde personne d’autre.


    • (---.---.152.226) 28 janvier 2007 22:24

      C’est plutôt aux juifs et aux musulmans qui manquent de discrétion en France à se barrer, et vite fait. Qu’ils trouvent un autre champ de bataille.

      Quelle faute énorme de la part de nos pouvoirs publics de cautionner à ce point le CRIF, le CFCM et l’UOIF ! Ces organismes devraient être interdits.


    • Jean 30 décembre 2009 20:25

      C’est très facile de pointer l’Islam comme étant une religion d’interdits, voyez plutôt les valeurs de cette belle religion ! Si vraiment l’islam était un obstacle, elle serait vraiment la 2ème religion du monde ? Voyez plutôt les choses sous un autre angle.

      horaire de prière


    • Visiteur Indigène (---.---.180.214) 22 janvier 2007 13:13

      C’est une guerre illégitime contre l’Islam tout azimuth qui est engagé et Mme Delcambre, sioniste convaincue, participe à préparer les opinions. Elle est dans son rôle et lui faire contradiction serait une inutile perte de temps.

      La bataille de Bagdad vient de commencer, rira bien qui rira le dernier...

      Bourrez-vous le mou et maintenant place aux islamphobes et autres hasbaris de service, le déversoir est ouvert...


      • seb59 (---.---.180.194) 22 janvier 2007 13:23

        @ visiteur indigene

        Pas la peine , c’est deja gagné !

        « Toute croyance collective tendra au fanatisme dès lors qu’elle se voit au défi de disparaître, minoritaire ou assiégée. L’intolérance, comme la ruse, est l’arme du faible contre le fort, du périphérique contre le central »


      • (---.---.138.115) 22 janvier 2007 13:30

        c’est d’autant moins la peine qu’il est loin d’avoir le niveau face à elle ... smiley


      • (---.---.229.236) 22 janvier 2007 14:07

        « L’intolérance, comme la ruse, est l’arme du faible contre le fort, du périphérique contre le central »

        Seul le Fort peut être intolérant, car la tolérance, c’est de ne pas détruire ce qui vous dérange et que l’on a les moyens pourtant de détruire. C’est pour cela que la tolérance est toujours limité dans le temps, et quelle cesse selon le bon plaisir du fort.

        Parler de faibles intolérants, par exemple face au Nazi dans l’allemagne, ce serait n’importe quoi. Seul els Nazi pouvaient être tolérants, pas les Juifs.

        Donc le debrézs déconne.


      • Gwendal JL (---.---.73.200) 22 janvier 2007 16:15

        @inconnu, ne confondez-vous pas tolérance et clémence ?


      • parkway (---.---.18.161) 22 janvier 2007 16:20

        gwendal,

        ne répondez pas à adolphos, il est lui-même très perturbé...

        notez son IP et regardez ses commentaires, vous verrez par vous-même.


      • Serpico Serpico 22 janvier 2007 16:47

        Visiteur Indigène :

        Je ne sais pas si Delcambre est sioniste ou pro-palestinienne mais cela n’a aucun intérêt du moment que sa thèse est publique, documentée et, oui, pertinente.

        Quand un pompier vient éteindre l’incendie qui ravage ma maison, je ne lui demande pas à quel parti politique il appartient.

        Quand le médecin diagnostique un cancer, qu’il soit du FN ou du PS ne changera rien à la maladie.

        Cela dit, je trouve que l’auteur de l’article a très bien commenté le travail de Delcambre.

        Il est certainement vrai que l’Islam -comme toute religion d’ailleurs, car on semble l’oublier maintenant qu’on a nettoyé le christianisme de ses scories- est contraignant, injuste pour la femme même s’il a constitué un progrès au début et surtout offensif.

        Bien entendu, la vraie réforme de l’Islam est déjà dans le coeur des musulmans qui le vivent tranquillement : il ne faut pas s’imaginer qu’ils sont différents des autres adeptes d’autres religions. A part quelques forcenés ou des « savants » religieux, personne chez les mulmans ne peut prétendre être un modèle de religiosité ni faire croire qu’il connaît tout ce que les critiques occidentaux connaissent MIEUX que lui.

        Même les vieilles personnes récitent leurs versets de prières sans se rendre compte qu’elles racontent n’importe quoi : la plupart ne sont jamais allées à l’école. Quand on prête l’oreille, on entend un sabir incroyable.

        Même ceux qui sont instruits ne passent pas leur temps à lire le Coran sauf peut-être pour faire une recherche.

        L’Islam est tel qu’on le connaît chez les pratiquants. Si on s’attache à décortiquer un texte que presque personne n’utilise dans la grande masse des fidèles, on aboutit à une représentation erronée de la réalité.

        Si on décortiquait la Torah et le Talmud comme on le fait pour le Coran et les Hadith, on ne serait pas dépaysé. On serait aussi judéophobe qu’islamophobe.

        Bien sûr, il y a une ligne rouge à ne pas franchir : même si la Torah parle de meurtre et de massacres et même si vous en apportez la preuve, au mieux on regardera ailleurs et en général, on vous traitera d’antisémite.


      • (---.---.229.236) 22 janvier 2007 18:03

        D’ailleur, ne pas oublier que la religion socialiste est pire que l’Islam, à la fois dans ses méthodes et dans ses but ignobles, sans même évoquer les charniers de dizaines de millions d’individus qui couvrent la planéte..


      • Gwendal JL (---.---.73.200) 22 janvier 2007 18:52

        @ parkway, merci. Impressionnant !


      • canelle (---.---.72.86) 23 janvier 2007 00:12

        comment poser en procès une religion qui ne demande qu’a se subsituer aux divers remarques et préjugés qu’on lui attribue ? l’islam est objet de nombreux clichés, mais tout comme le christiannisme et tout autre religion, elle à ses inconvenients et ses zones d’ombres mais cela reste tout autant un precepte posé et clairement défini. Ce sont les gens qui en font ce qu’elle devient aujourd’hui c’est à dire une religion ou la violence prone. Il faut savoir que la base de la religion musulmane est d’aimer son prochain et meme si cette dernière est parfois peu illustrée, elle reste un precepte certain dans le coeur de chaque pratiquant.


      • Denis (---.---.14.200) 29 janvier 2007 16:04

        Mais c’est totalement faux : tout n’est pas identique et de même valeur. Cette idée est de la pure propagande diffusée par les tenants d’un mondialisme bien pensant et égalitariste. Cette idée qu’au fond, il n’y a qu’un Dieu bien gentil et que chacun fait un peu ce qu’il veut est niaise. Que tout se vaut ... Les religions ont des écrits, La Bible, les Evangiles, le Coran qui ne sont pas des copiés-collés, dont le sens est différent. Qui s’étudient, s’évaluent, se jugent à moins d’en être incapable ou d’avoir des arrières pensées ? Le nier est dangereux et stupide, c’est de la désinformation. Ce serait comme si face aux lois de la République, chacun disait qu’il peut adapter selon sa pensée ou ses besoins, un peu comme dans les banlieues, finalement ...


      • milla (---.---.13.207) 1er février 2007 04:10

        Merci Serpiko pour cette synthèse assez bien argumantée, elle n’est d’ailleurs pas la première à soulever le problème de l’islam, Leila Babès dans son « Loi d’Allah loi des hommes » était assez bien placée pour dénoncer cette science sélective, et tous les musulmans n’adhèrent certainnement pas à cette « islamologie » qui essaye mais en vain de s’« institutionaliser ».

        Pourquoi ? parce qu’ils n’en veulent pas et que le cliché du pratiquant pur est devenu complétement obsolète, la preuve en est, si c’était le cas, ils n’en arriveraient pas à se radicaliser de nos jours, s’ils le font c’est parce qu’ils se rendent compte que les gens s’en foutent. Logique, la docilité ne requiert pas de despotisme !!. smiley


      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 22 janvier 2007 13:26

        Philippe Nemo : « Que l’esprit scienfique de l’Occident n’ait rien dû d’essentiel au monde musulman, on en a une preuve indirecte dans le fait que l’averroïsme n’eut guère de lendemains en islam même. Les sociétés musulmanes ne connurent pas, par la suite, le même développement du rationalisme et de la science, ni le même prométhéisme transformateur, caractéristiques des sociétés occidentales. C’est bien le signe qu’il régnait en islam un autre esprit. Ce qu’on peut lire à ce sujet dans la littérature anti-occidentaliste est intellectuellement bien faible. Le retard de l’islam, en termes de sciences, de techniques, de développement économique, serait dû à l’ « oppression » dont il aurait été victime de la part des puissances colonisatrices, qui auraient délibérément « bloqué » » son développement [...]. Cette façon de présenter les choses n’est pas raisonnable. Si l’islam avait eu dans sa culture tous les éléments permettant un développement endogène, il se serait développé et n’aurait probablement pas, de ce fait, été colonisé. S’il n’y avait eu qu’un retard, la colonisation même lui aurait permis de le combler rapidement, selon le scénario qui s’est produit au Japon. Il faut donc croire qu’il y a, en matière de développement scientifique et économique, un problème de fond avec l’islam lui-même, je veux dire avec le rapport au monde que cette religion implique, avec le type de société qu’elle engendre. » Qu’est-ce que l’Occident ?, Paris : PUF, 2004 (octobre), page 142, note 57.


        • ZEN zen 22 janvier 2007 14:30

          @Courouve

          Une citation détachée d’une oeuvre, de l’engagement d’un auteur, n’a aucun sens..

          Il faut savoir, c’est facile à vérifier, que l’auteur est un ardent défenseur de l’Occident Chrétien, qu’il défend les thèses de l’ultralibéral Hayek en économie,qu’il est cité par A.Madelin comme un auteur exemplaire (il est par ex pour le démantélement/privatisation de l’éducation nationale), référencé par le site Résilience tv....

          Voilà ce que ne dit pas Courouve.

          http://www.turgot.org/a36-Philippe_Nemo.html?TURGOT=084fdb866e2850448c6fc7498ac12086


        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 22 janvier 2007 14:38

          Si vous souhaitez n’être confronté qu’à vos propres idées, remplacez donc votre écran d’ordi par un miroir.

          Les citations ont un sens quand elles sont bien choisies, c’est-à-dire quand le citateur a lu et compris l’ensemble de l’ouvrage.

          Que Madelin cite Némo n’a aucun intérêt pour la question qui nous occupe, celle de l’islam.

          Il ne faut pas ramener tous les sujets à la diabolisation du FN (point Godwin) ; c’est contre-productif.


        • ZEN zen 22 janvier 2007 14:52

          @Courouve

          Aligner des petits faits divers(on pourrait continuer ainsi longtemps), toujours dans le même sens, pour créer la peur , la confusion et finalement l’amalgame, voilà une méthode dont vous êtes coutumier, et que pratique journellement un parti que vous connaissez bien...

          Vous ramenez mon intervention à une anecdote, sans rien dire sur l’essentiel. Ayez au moins le courage de vos convictions.


        • parkway (---.---.18.161) 22 janvier 2007 16:26

          je ne suis pas pro-islam, mais bon est-ce que notre « culture occidentale » ne doit pas être remise en cause ?

          N’est-ce pas elle qui va, finalement, amener la catastrophe planétaire attendue d’ici quelques années ?

          on a tout misé sur le confort et le matériel, et on va payer, y compris les soi-disant non « civilisés ».

          Je ne sais pas qui va avoir tort ou raison dans cette histoire, mais nous serons tous les dindons de la farce...

          y compris ceux qui ont eu tort d’avoir raison, j’ai tort là ?


        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 22 janvier 2007 16:59

          Il n’ y a jamais une cause unique et encore moins uniquement religieuse à une situation historique complexe.

          L’arrêt de « l’interprétation » du Coran et des hadiths est tardive (12ème) et a eu des motifs de domination politico- religieux et non pas des motifs proprement religieux inscrits dans le Coran dont les sourates sont du reste contradictoires sur la question de la violence (ni plus ni moins et peut-être moins que dans l’ancien testament dont se réclament aussi les musulmans) . Ces motifs se comprennent dans le contexte encore en cours de la lutte poltico-religieuse entre sunnites et chiites qui eux admettent l’évolution interprétative sous le contrôle étroit des hiérarques religieux et la résurgence actuel de l’intégrisme est a rapporter à la faiblesse relative politique du monde musulman dans le cadre de la mondialisation en cours par rapport au monde dit occidental (mais universaliste dans le définition des droits de l’homme) détenteur de la puissance scientifique et technique, et donc économique et sociale.

          Le thèse de l’auteur de l’article est donc juste et celle de l’ouvrage qu’il rapporte semble, dans ce rapport, essentialiste ou métaphysique et précisément anti-historique et donc hors du champs de la vérité. Mais, dès lors que celle-ci prétend à tort se situer dans ce champ, pour des motifs eux-mêmes politico-idéologiques discutables, elle est mystificatrice et dangereuse dans ses effets de blocage et de haine islamophobe qu’elle peut entretenir en les justifiant sur des esprits trop peu critiques ou sans culture historique.

          Il n’ y a pas d’explication a-historique possible à une situation historique.


        • fouadraiden fouadraiden 22 janvier 2007 19:03

          l’islam,sa civilisation, était donc condamné ,et ce dès l’origine.c’est donc cela.le japon en serait la preuve selon vous. mais qu’aurait on fait si ,comme les bédouins Séoud, nos amis japonais s’etaient retrouvés à la tete de puits de pétrole ?


        • fouadraiden fouadraiden 22 janvier 2007 19:11

          je tiens malgré tout à vous rappeler une chose importante.le coran se veut la fin de toute interprétation possible en matière de controverse religieuse.il ne faut donc pas aller sur ce terrain là pour confondre les « amis » de l’islam.vous leur donneriez raison malgré vous.

          de ce point de vue les adversaires de l’islam ont raison .le coran c’est la dernière parole possible

          cela a t il constitué un frein au developpement de la pensée arabe ?

          c’est un possibilité a ne pas négliger dans la culture arabo musulmane

          les arabes ont cru détenir la dernière parole divine,cela nous le savons.

          comment mesurer l’impact de cette conviction sur la théorie de la connaissance de la pensée islamique ?

          l’islam,en tant que pensée et société, est il une impasse ?

          la question mérite d’etre posée


        • (---.---.218.113) 22 janvier 2007 21:44

          de quel chretiens parlez vous ?ceux des favelas d’amerique du sud ? de quels musulmans ceux de Dubai ou ceux du Brunei ou ceux d’Arabie Saoudite ? qui a ete puni par dieu ?


        • Esteban Manchego Esteban Manchego 27 janvier 2007 16:18

          @ fouadraiden,

          sur l’explication du développement du Japon et son utilisation comme contre-exemple cf. P. Bairoch, Le tiers monde dans l’impasse. Il montre que le Japon ne montrait que peu d’intérêt comme colonie (pas de ressources naturelles, éloignement géographique de l’Europe), et que s’il a pu se développer, c’est parce qu’il n’en a pas été empêché par une invasion coloniale. A mettre en parallèle avec la Chine (qui a fini par faire son décollage mais bien plus tard).


        • milla (---.---.13.207) 1er février 2007 04:35

          Le film de Youcef Chahine, Le destin... Le philosophe Averroès a commenté le De Anima d’Aristote, et a été attaqué par Saint Thomas d’Aquin, une attaque à laquelle il avait déjà fait réponse, celle d’Al Ghazali, un mystique égyptien.

          Pourquoi ? parcequ’Averroès avait prouvé qu’il n’était pas interdit de philosopher sur les bibles, qu’à verset irrationnel, un verset contredisait ce même verset, qu’il fallait en somme réflexion et raisonnement.

          La plupart de ses écrits ont été brulés, c’est un des plus grands noms cités en occident pour le rationnel, athée même , mais à son époque comment dire qu’on est athée ?.

          Il a écrit le discours de la double vérité, et la raison dans l’Islam, et s’il est à peine connu en Islam même, c’est parce que le faire connaitre engendrerait la fin de la loi coranique fabriquée de toute pièce par les pouvoirs religieux. milla smiley


        • (---.---.17.187) 1er février 2007 04:40

          Rien pipé sur le coup mais à coup sur génial smiley


        • Briseur d’idoles (---.---.162.45) 22 janvier 2007 13:42

          L’Islam n’interdit que l’idolâtrie !

          Mais ne pourrait-on pas parler des « INTERDITS DU JUDAÏSME » ?

          Car il sont infiniment plus évidents que ceux de l’Islam !


          • Senatus populusque (Courouve) Courouve 22 janvier 2007 14:12

            La controverse sur la place de l’islam relancée

            . Au coeur de la polémique qui agite Londres : une policière musulmane qui a refusé de serrer la main du chef de la police pour des raisons religieuses. . Un incident qui relance le débat au Royaume-Uni sur la place à accorder aux pratiques religieuses dans le cadre professionnel.

            LCI - le 21/01/2007

            Le nom de l’agent par qui la controverse est arrivée (ou plutôt a refait surface) n’a pas été communiqué. Tout au plus sait-on qu’il s’agit d’une femme, membre de la police à Londres, qu’elle est musulmane... et qu’elle a refusé de serrer la main du chef de la police britannique Sir Ian Blair, lors d’une cérémonie de remise des diplômes aux nouvelles recrues. La policière a invoqué le respect d’une pratique stricte de l’islam et de ses principes selon lesquels une femme ne peut serrer la main, ni embrasser, un homme autre que son époux ou parent proche.

            Embarras au sein de la police britannique, qui a tout d’abord tenté de garder l’incident discret, avant de minimiser : la « requête a seulement reçu une réponse positive » en raison de la volonté de ne pas gâcher le déroulement d’un événement clef, a reconnu une porte-parole. Elle a toutefois ajouté que la police ne tolérait normalement pas ce genre de demandes et qu’un agent pouvait être renvoyé s’il n’accomplissait pas son devoir. A noter que la policière a été diplômée après avoir passé avec succès l’ensemble des épreuves requises lors d’un stage d’entraînement de 18 semaines... dont les épreuves de sécurité, qui requièrent un contact physique avec un autre individu.

            Le précédent du voile à l’école

            Le quotidien britannique Mail on Sunday, citant des sources policières, s’étend davantage sur la réaction de « Sir Ian » lorsqu’il s’est retrouvé confronté à cette demande de la policière. « Cela ne lui était jamais arrivé auparavant et il était sacrément furieux », affirme le journal. « Mais il a donné son accord pour ne pas provoquer de scène ». Malgré la discrétion observée par leur hiérarchie, l’affaire semble devenue, toujours selon le Mail on Sunday, un grand sujet de conversation entre policiers, beaucoup s’interrogeant sur la capacité de la jeune femme à arrêter des gens « si elle refuse de toucher les hommes ».

            L’affaire est loin d’être anodine, car la question de l’intégration des musulmans dans la société britannique est devenue l’une des priorités politiques dans le pays, depuis les attentats de juillet 2005 dans les transports en commun londoniens par quatre kamikazes musulmans britanniques qui avaient tué 52 voyageurs. Une affaire similaire avait déjà secoué le pays l’année dernière lorsque une assistante musulmane d’enseignement de 24 ans avait refusé d’enlever en classe le voile intégral qu’elle portait sur le visage. Elle avait déclaré être disposée à le faire en présence des enfants, mais pas en présence de ses collègues mâles. Elle avait été renvoyée en novembre.


          • Briseur d’idoles (---.---.162.45) 22 janvier 2007 15:01

            En dehors de tes quelques moments de lucidité ou tu dis quelques vérités sur la « Secte Sioniste » d’Etat, tu puise quand même ton « argumentaire » chez ses tenants !


          • Briseur d’idoles (---.---.162.45) 22 janvier 2007 15:34

            L’Islam ne m’interdit rien de plus que ma Raison ne m’interdise !


          • bryanferry (---.---.108.64) 24 janvier 2007 19:46

            la burka dans nos villes (elles ressemblent a des esclaves que l’on améne au marché)des vétements de bédouins et la barbe en plus !!ces gens la ne sont jamais emmerdés par l’ANPE pour non recherche d’emploi ,nous assistons a une islamisation rampente il faudrait interdire sans relache ces coutumes moyenageuse les religions ne sont que des sectes !!et l’islam la pire ,


          • lord_volde lord_volde 3 septembre 2009 04:07

            Quatre kamikazes musulmans : c’est une nationalité « l’islam » ! Ces hommes sont donc des ressortissants musulman sans « s » ou simplement la vision déformée vu sous le prisme politico-médiatique de la presse « chrétienne » ou « juive » occidentale (je catégorise comme l’auteur de ces lignes) consistant à faire peser sur l’islam ou le musulmanisme par amalgame interposée l’horreur d’un comportement antisocial et criminel.
            Quand des Hispaniques ou des Irlandais ou des Corses sont présentés comme auteurs d’un attentat, parle-t-on de X-chrétiens terroristes ou simplement de membres d’une organisation politique indépendantistes ?
            Quand des membres du mossad et la la CIA ont commis les attentats du 911 pour ouvrir l’opportunité d’entrer en guerre sans fin contre un ennemi invisible qui n’existe pas, a-t-on parlé de terrorisme judéo-chrétiens ? Cette vision et présentation par catégorisation religieuse est simplement une propagande d’endoctrinement d’un monde huntigtonien passant par des représentations essentiellement religieuses. C’est une hérésie. 


          • ropib (---.---.27.229) 22 janvier 2007 13:52

            Je pense en effet que l’intégrisme est à la base même de tout monothéisme : une seule volonté, une seule orientation, un seul plan, une seule loi, une seule pensée.


            • Briseur d’idoles (---.---.162.45) 22 janvier 2007 14:02

              Je doute que tous les musulmans pensent comme moi et pourquoi diviser le monde selon les « appartenances » fluctuantes des uns et des autres !


            • ropib (---.---.27.229) 22 janvier 2007 14:21

              @Briseur

              Je parle du monothéisme pas des pratiquants. D’ailleurs les pratiquants n’appartiennent à rien ni personne : la communauté ne fait pas l’identité, parfois, chez certains seulement, elle conditionne l’auto-identification tout au plus.


            • miaou (---.---.2.254) 22 janvier 2007 15:52

              « Je pense en effet que l’intégrisme est à la base même de tout monothéisme »

              Pourquoi uniquement le monothéisme ? La tendance à l’intégrisme concerne potentiellement TOUS les systèmes de pensées. Si l’on prend les religions archaïques non monothéistes, il est indéniable, comme le souligne René Girard, qu’elles sont sacrificielles à la base. Le judaïsme est l’histoire est la sortie de ce sacrificiel (non-sacrifice d’Isaac par Abraham, histoire de Joseph et de ses frères, Job...) dont le christianisme est le point culminant (mise en évidence du caractère innocent de la victime sacrificielle) ; l’Islam, religiion archaïsante est certe revenue en arrière (sacrifice de moutons, lapidation de Satan....), mais n’atteint pas même de loin les abomination de certaines religions précolombiennes (et je ne suis pas un défenseur de l’Islam) : voir l’article sur Apocalypto.

              Quant aux idéologies séculières (républicanisme avec la Terreur, science avec le scientisme, communisme avec le stalinisme, nationalisme virant au fascisme...), aucune ne sort indemme du danger de l’intégrisme.

              Pourquoi alors se focaliser sur le monothéisme ? L’explication des dangers de l’unité (ou de l’unicité) n’est pas acceptable, il revient à disqualifier la communauté des physiciens à la recherche d’une Théorie du Tout (via l’unification des forces).


            • bey mustapha BEBBOUCHE (---.---.161.77) 23 janvier 2007 20:25

              @ ropib,

              Bonsoir,

              Vous dites : « Je pense en effet que l’intégrisme est à la base même de tout monothéisme : une seule volonté, une seule orientation, un seul plan, une seule loi, une seule pensée ».

              Détrompez-vous, l’intégrisme en est une chose ; le monothéisme en est une tout autre chose.

              Monothéisme signifie un seul Dieu ; un Dieu Unique qui ne peut ni enfanter ni être enfanté.

              ( Il n’a pas de fils ou de fille ; Il n’a pas de père ou de mère : c’est un Dieu Unique) : en Islam c’est la définition de Dieu .

              Comme Dieu est Unique , il a défini une seule orientation à l’Humanité donc une seule loi : car Dieu dirige l’Homme vers la Vérité ; est celle-ci est à son image et est Unique.

              A bientôt


            • milla (---.---.27.138) 1er février 2007 13:28

              Désolée Ropib, « Monotheisme » n’est pas « HENOTHEISME », et tu ne fais que lire, et ça arrange bien des gens d’ailleurs, « dieu n’a ni été enfanté et n’a pas enfanté, mais son »trône« l’attendait dans son »royaume«  » ce qui présuppose un « créateur » dur « trone », et « allah » (allat au féminin) était un dieu « parmi » les dieux du « polythéisme » dans cette région. La différence avec la mythologie est dans la création, parce que’elle nait du chaos, puis gaia chronos... etc... alors que dans le monotheime, on passe au régime patriarcal, c’est dieu qui crée la terre...

              Et si on en était encore resté a poly, évidemment, on peut toujours imaginer que les roux doivent être sacrfiés, ou mêmes déposer des offrandes devant les hotels, offrandes de nourritures aux dieux alors que les gens mourrraient de faim,vous imaginez comment étaient les « hommes » à cette époque ? pensez-vous qu’il ait changé ?

              De nos jours, n’importe qui écrit n’importe quoi, il n’y pas de limites, de Darwin on dérive au Darwinisme, de l’Islam, Islamisme, Freud, freudisme, le problème c’est ce « isme » que des dogmes pour atteindre qui ? ceux qui sont en bas, pourquoi ?, pour le « communautarisme » c’est mieux pour régner non ?

              "Pensez au constraste affligeant qui existe entre l’intelligence radieuse d’un enfant en bonne santé et la faiblesse de pensée de l’adulte moyen. Serait il possible que l’éducation religieuse précisément porte une responsablilté dans cette atrophie relative ? A mon, avis il faudrait très longtemps à un enfant non influencé, pourqu’il se fasse des idées et les choses au demà de ce monde. Peut être que ces idées empreinteraient alors, les mêmes voies qu’elles ont prises chez ses aîeux, mais on attend pas que ce développement aiet lieu, on lui sert les doctirnes religieuse à un moment ou ils n’a ni intérêts qpour elles, ni d’en saisir la portée, retarder le dévelloppement sexuel hâter l’influence religieuse son bien les deux programmes principaux du programme d’aujourd’hui, n’est ce pas ? Lorsqu’ensuite s’éveille la pensée de l’enfant les doctrines religieuses sont alors d’ores et déjà devenues inattaquables". Sigmund Freud, le malaise dans les cultures...

              milla smiley

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Rudy Reichstadt

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