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Accueil du site > Actualités > Religions > Le christianisme en question : un devoir de vérité

Le christianisme en question : un devoir de vérité

 Je suis très étonné de la vacuité de certains ouvrages considérés pourtant comme des best-sellers. Je suis encore plus étonné de l’engouement qu’ils suscitent. Malgré son intérêt romanesque, le Da Vinci Code, qui invente des secrets absurdes que le Vatican chercherait à cacher, est un triste exemple d’égarement de la pensée - ou de diversion - ce qui fait passer à l’arrière plan les réflexions nouvelles que, d’ailleurs, le magistère de l’Eglise ignore ou fait semblant d’ignorer.

Je ne citerai pour mémoire que deux grands savants, aujourd’hui disparus, qui m’ont beaucoup influencé et dont je ne fais que poursuivre la pensée. Il s’agit d’André Dupont-Sommer qui eut la franchise d’écrire que les nouveaux textes révèlent que l’Église chrétienne primitive s’enracine, à un degré que nul n’aurait pu soupçonner, dans la secte juive essénienne et de Claude Tresmontant, auteur du « Christ hébreu », qu’on laissa mourir sans même lui donner la possibilité d’un débat.

  Nous sommes en l’an 61, neuf ans avant la guerre de Jérusalem de 70 que j’ai évoquée dans mon précédent article. Admettons que Paul - saint Paul - soit arrivé à Rome vers cette date après un voyage par mer passablement mouvementé (Actes des Apôtres 27 et 28). Confortablement installé dans un logement de location, il y enseigne sans entrave pendant deux ans la parole de Dieu : ceci nous porte au moins jusqu’en 63. Puis plus rien : le journal de marche des Apôtres s’arrête brusquement sans transition ni conclusion. C’est l’époque où des troubles commencent à éclater en Judée, signes annonciateurs de la guerre prochaine.

 En ce temps-là, l’empereur Néron régnait encore. L’Histoire en a fait le persécuteur par excellence des chrétiens. Et tout naturellement, on a pensé que si les Actes des Apôtres s’arrêtaient brusquement après l’an 63, c’est parce que Paul et ses compagnons avaient disparu dans la tourmente de la répression néronienne, après l’incendie de Rome de juillet 64. Tout cela est faux, archi-faux ; il n’y a aucune preuve.
 Non ! Paul n’est pas mort en 64 ; et le malheureux Néron n’est en aucune façon son meurtrier. Au moment où l’Apôtre disparaît des Actes, nous le voyons avec surprise ressurgir d’une manière, ô combien remarquable, sur la grande scène de l’Histoire, à Jérusalem même, lorsque la guerre éclate, mais sous son vrai nom de Saul.

En 63, Paul était à Rome, libre. En 66, Saul est à Jérusalem, libre. Dans son ouvrage sur la guerre des Juifs, Flavius Josèphe le cite en premier parmi les notables de la ville.

 Débordés par les révolutionnaires, les notables se rendent compte que la répression romaine va s’abattre sur Jérusalem, et beaucoup d’entre eux prévoient déjà le désastre.
 Ils envoient Simon, fils d’Ananias, auprès du gouverneur Florus et Saul auprès du roi Agrippa, pour lui demander d’intervenir rapidement afin d’étouffer dans l’œuf la révolution.
 Saul (c’est-à-dire Paul) arrive devant le roi Agrippa. Il ne l’a pas vu depuis son entretien de Césarée, mais cette fois, c’est en ambassadeur qu’il se présente et non en prisonnier. Il persuade le roi, et celui-ci, aussitôt, envoie à Jérusalem 2 000 cavaliers recrutés dans l’arrière-pays de Gamala sous le commandement de Philippe... Philippe ? Mais oui, l’Apôtre Philippe des évangiles  !!! Philippe est lieutenant du roi, fils de Joachim, lui-même ancien commandant en chef de l’Armée.
 Le légat de Syrie, Gallus Cestius, engage de son côté ses légions, mais à la suite de manœuvres malheureuses, il est mis en déroute devant Jérusalem.
 Les notables se rassemblent autour de Saul et de Philippe dans l’oppidum de Jérusalem (Sion). Les révoltés les assiègent. S’étant rendu compte de l’échec de l’intervention romaine, Saul et Philippe s’échappent de la ville et se présentent au légat de Syrie qui fait retraite.
 Saul lui demande instamment de l’envoyer, lui et ses compagnons, en Grèce où Néron se trouve en visite. Il veut attirer l’attention de l’empereur sur l’extrême gravité de la situation (cela signifie que saint Paul a prévu de s’agenouiller devant l’empereur romain).

 Informé par le citoyen romain Saul sur les revers subis en Judée par ses armées, Néron est inquiet. Depuis la Grèce, il désigne Vespasien pour rétablir l’ordre.
 En 67, Philippe se rend à Rome auprès de l’empereur. Mais celui-ci se trouvait dans une situation désespérée à cause des troubles. Il ne le reçut pas et Philippe revint aussitôt.

 Après la chute de Gamala, Flavius Josèphe ne parlera plus ni de Saul ni de Philippe, mais Juste de Tibériade, parent par alliance de Philippe, écrivit un livre introuvable sur ces événements.

 On voit que c’est une grave erreur d’avoir pensé que Saul, après sa conversion, aurait abandonné son nom pour prendre celui de Paul. Flavius Josèphe nous prouve dans le passage que je viens de rappeler que Saul, au début de la guerre de Jérusalem, s’appelait toujours Saul. Il faut comprendre que Paul n’était qu’un nom-code, un pseudonyme ou un autre nom pour parler au nom de Dieu. Philippe, en revanche, n’a pas senti la nécessité d’user de deux noms différents. Mais il faut remarquer, en ce qui concerne le Pierre/Simon des évangiles, que Flavius Josèphe, comme je l’ai montré par ailleurs, ne le connaissait que sous son vrai nom de Simon.
 
 Il s’ensuit que si les évangiles, les actes des Apôtres et les épîtres désignent ces notables sous des noms-codes (Pierre, Paul), Flavius Josèphe, en revanche, ne les met en scène que sous leurs véritables noms (Simon, Saul)

 Deux épîtres de Pierre nous sont parvenues, deux épîtres au style bien différent, l’une étant très proche du style des lettres de saint Paul. Mais oui, lecteur, tu as deviné. Après la mort de Simon/Pierre, c’est Saul qui a pris la tête de l’Eglise, mais non pas sous son nom-code de Paul mais sous celui de Pierre, autrement dit un Pierre II.
 Cette lettre de Pierre II/Saul est une véritable proclamation adressée aux jeunes églises d’Asie Mineure... On se rappelle que notre Paul avait passé beaucoup de temps à sillonner la contrée pour y fonder des communautés. J’ai expliqué comment Jean de Gischala, cité rivale de Gamala, y avait proclamé son Apocalypse. Manifestement, c’est l’Asie Mineure qui offre à l’Eglise de Gamala la zone d’expansion la plus favorable. C’est sur l’Asie Mineure que Pierre II/Saul doit faire porter son effort ; c’est en Asie Mineure qu’il envoie cette épître, et cela, de toute évidence, avant la guerre de Jérusalem.

 En voici le résumé :

  « Pierre (c’est-à-dire Saul), apôtre de Jésus-Christ, aux élus et aux voyageurs de la diaspora. Vous sur qui la main de Dieu s’est posée pour que vous obéissiez à Jésus-Christ et pour que vous soyez aspergés de son sang, soyez bénis ! Car Dieu vous a gardés pour le salut qui doit se révéler dans le dernier moment.
 Exultez ! car voici le temps des épreuves et voici qu’ensuite viendra la révélation de Jésus-Christ en gloire.
 C’est pour vous que les prophètes ont annoncé les souffrances du Christ (dans le corps des communautés) et les gloires qui le suivirent (les quatre évangiles).
 Ceignez les reins de votre intelligence ! Soyez saints comme le Père est saint pendant tout le temps que durera encore votre exil. N’oubliez pas que vous avez été rachetés par un agneau sans tache : Christ que Dieu a relevé des morts, en lui donnant la gloire (le conseil essénien martyr... la gloire du martyre... conseil essénien martyr... et ressuscité).
 Vous qui avez goûté que le Seigneur est bon (dans vos rapports avec la nouvelle Eglise), venez vers lui comme des pierres vivantes. La pierre (essénienne et baptiste) que le bâtisseur (Hérode le Grand) a rejetée, voici qu’elle est devenue la pierre d’angle. Vous qui n’étiez pas un peuple, vous êtes aujourd’hui le peuple de Dieu...

 La fin des choses est proche. Ne vous effrayez pas du feu qui éprouve les cœurs. Car le moment du jugement arrive, et c’est par la maison de Dieu (Jérusalem) qu’il va commencer.
 Et vous les Anciens, je vous exhorte à faire paître avec ardeur le troupeau de Dieu qui est chez vous, afin de mériter la couronne de gloire que le souverain Berger vous donnera quand il viendra.
 Soyez humbles, sobres, solides dans la foi ! Veillez et souffrez s’il le faut. Car les souffrances ne dureront que peu de temps, puis Dieu viendra pour vous rétablir, vous affermir et vous fortifier. Amen. »

 Que le lecteur replace cette lettre juste avant la guerre de Jérusalem. Et qu’il se mette à la place des communautés qui recevaient de telles directives. Oui ! c’était une ambiance de fin du monde !...

 Bref, c’est à Rome, ou à son retour, que Paul a pris la succession de Simon/Pierre. C’est à Rome ou à son retour que Paul s’est revêtu, comme d’un habit, du nom illustre auquel Jésus avait confié les clefs de son Eglise.
 
Première conclusion : je ne peux que reprendre le commentaire que j’ai fait à la suite de mon article du 15 octobre dernier http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/a-jerusalem-il-y-a-presque-2000-8281 :

En l’an 70, Jean-Baptiste et Simon/Pierre, en tant que personnes chefs de courants, avaient disparu, le premier décapité, le second crucifié. L’évangile de Matthieu, en l’an 48, est le compromis sur lequel ces deux courants se sont mis d’accord, à savoir un Jésus plus ou moins anonyme descendu dans le grand conseil essénien souffrant et martyr, ce qui n’exclut pas un retour en gloire dans le ciel avec un cortège d’anges (avant que la génération vivante disparaisse). Ce Jésus, c’est le Jésus de Nazareth des évangiles. Mais en l’an 70, il ne s’agit pas de Jésus de Nazareth qui, en manquant à la promesse des Ecritures, n’a pas rétabli Israël dans ses prérogatives de peuple souverain élu de Dieu. Il s’agit d’un Jésus du ciel dont on attend la venue ; une venue annoncée par le texte de l’Apocalypse de Jean de Gischala (à ne pas confondre avec le Jean de l’évangile) à Jérusalem ; et non du Jésus des évangiles qui est déjà venu.

En revanche, ma présente étude montre que saint Paul y espérait aussi, à Jérusalem, le retour en gloire de son Jésus, celui qui était déjà venu dans le corps des communautés saintes des évangiles.

Je rappelle également cet autre commentaire de mon dernier article : Il est probable que parmi les notables juifs, une bonne partie d’entre eux ont soutenu, voire encouragé, voire déclenché le mouvement - et parmi ceux-là saint Paul - mon étude en est la preuve. Peut-être ont-ils cru à une révolution pacifique ? Il aurait suffi pour cela que le Néron soi disant impie, ou son successeur, soit renversé et remplacé par un empereur pieux conforme à leurs croyances. Le problème est que ces notables ont été débordés par leur base populaire et que la plupart d’entre eux y ont perdu la vie.
 
Merci à l’historien Flavius Josèphe qui nous permet de comprendre un peu mieux ces tragiques événements ! Merci à lui d’être le juge de paix qui nous permet d’affirmer, contrairement aux avis des exégètes, que les textes du Nouveau Testament n’ont pu être écrits qu’avant la guerre de Jérusalem et que la chute de la ville marqua pour les Juifs assiégés la fin de leur incroyable espoir.
 
Josèphe écrit que, comme les pierres des catapultes étaient blanches, les Juifs les voyaient arriver, et ils donnaient l’alerte en criant : « le Fils arrive ! ». Mais le Fils n’est pas descendu du ciel.
 
Deuxième conclusion : cela fait 27 ans que le "Christ hébreu" de Claude Tresmontant est paru, 14 ans que mes deux "Histoire du Christ" ont été publiés. Par Jupiter tout puissant, quand est-ce que nos intellectuels et exégètes de France s’arrêteront-ils de bafouiller sur ce sujet et d’écrire n’importe quoi !
 
E. Mourey

Extraits de mes ouvrages

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78 réactions à cet article    


  • Yvance77 18 octobre 2010 10:36

    Bonjour Monsieur Mourey,

    Je vous cite : "Malgré son intérêt romanesque, le Da Vinci Code, qui invente des secrets absurdes que le Vatican chercherait à cacher, est un triste exemple d’égarement de la pensée - ou de diversion - ce qui fait passer à l’arrière plan les réflexions nouvelles que, d’ailleurs, le magistère de l’Eglise ignore ou fait semblant d’ignorer.« 

    Tout comme je n’aime pas l’Islam, je n’aime pas plus la Chrétienté et tout ce qui touche au religieux. Je suis paien, et ca me va bien. J’ai bien essayé mais Dieu s’est montré étrangement absent à certaines période de ma vie.

    Et votre citation me chagrine. Me chagrine car comme toutes les religions vous passez à côté de certaines petites choses qui font aussi le charme d’une vie.

    Quand je vois le »Da Vinci Code " (que je n’ai pas aimé pour tout vous dire) je vois une fiction, un film, un amusement ... rien d’autre. Je n’en tire aucune conclusion sur la religion (qui la mienne et déjà faite ou pas c’est selon) ... je regarde simplement pendant deux ou trois heures un produit cinématographique qui puisse m’émouvoir ou pas.

    Et c’est là ou la religion est étouffante, schizophrène, restrictive, nocive et dangeureuse ... elle n’autorise rien ou presque. On ne peut rire de rien avec un coran, une bible ou une torah dans les mains. C’est pas fait pour cela sans doute ... mais il faudrait voir à nous lacher et nous laisser apprécier ce que bon nous semble, sans jugement.

    Avec respect cela dit.

    Bien à vous


    • Antenor Antenor 18 octobre 2010 10:52

      Il faut replacer les choses dans leurs contextes. Il est clair que ces textes ne sont plus adaptés à notre époque.

      La première chose à prendre en compte est l’analphabétisme de 90% de la population jusqu’au 19ème siècle. Jusqu’alors la religion pour le paysan lambda c’était quoi ? Une heure par semaine à écouter le curé  ? Le but des clercs sincères était d’essayer de donner un cadre de valeurs et de repères à la population pour éviter qu’elle ne sombre dans la superstition. Les religions sont des oeuvres humaines donc forcément imparfaites. Toute socièté est basée sur un ensemble de valeurs forcément contraignantes.


    • Massaliote 18 octobre 2010 11:28

      Yvance, « mais il faudrait voir à nous lacher ». Personne ne vous oblige à lire l’article ? Il faudrait voir à nous lacher, c’est ce que j’ai souvent pensé devant les attaques incessantes de ma religion (catholique) par des athées virulents. Ce n’est pas votre cas, et j’apprécie souvent votre bon sens, mais il arrive fréquemment que des athées tentent d’imposer à tout prix leur vision du monde.

      Par ailleurs, Monsieur Mourey écrit toujours des articles très intéressants et j’apprécie beaucoup son érudition et son style.


    • Emile Mourey Emile Mourey 18 octobre 2010 11:55

      @ Yvance 77

      Je pense que vous n’avez pas bien compris mon article. Mon article n’a rien à voir avec un prosélytisme religieux, il ne traite que d’histoire. C’est en anthropologue que j’essaie de comprendre ces événements. Pourquoi me le reprocher alors que vous acceptez sans problème les études de Levi Strauss sur d’autres populations dites sauvages ?


    • Heil Cartman Heil Cartman 18 octobre 2010 11:57

      Faudrait savoir, on parle de Chrétienté ou de Catholicisme ?


    • Yvance77 18 octobre 2010 12:33

      Monsieur Mourey re-bonjour,

      Bien compris au contraire le sens de l’article. C’est simplement votre citation que je trouve mal-formulée.

      Mais rien de bien méchant ceci étant.

      @ Massialote

      Je comprends votre irritation, et mon propos est tout aussi malheureux j’en conviens.

      Cela dit : je suis orthodoxe bien que je m’en suis écarté pour suivre une voie que je qualifierais de plus animiste.

      Bye


    • vin100 18 octobre 2010 12:39

      @ Emile M.

      Anthropologue ???
      Sacré Emile, vous usez de termes sans aucun rapport a quoi que ce soit.

      I n’y a abolument rien d’Anthropologique dans votre article car il n’y a en rien la moindre explication de quoi que ce soit comme analyse scientifique des « croyances » comme fondement des structures sociales.

      Votre article est un sympathique article fantaisiste, cela oui.
      Il suit malgré vos éternelles digressions, une trame pseudo historique, cela oui,

      Mais en rien, de loin ou de près, c’est un article d’Anthropologue ou d’ Anthropologie


    • Shaytan666 Shaytan666 18 octobre 2010 13:53

      Faudrait savoir, on parle de Chrétienté ou de Catholicisme ?

      Faut pas oublier que les mots catholiques et catholicisme ne sont apparus qu’à la fin du XVIème siècle, avant on parlait uniquement de chrétiens.


    • BDKnut BDKnut 18 octobre 2010 18:33

      Yvance77 : 

      « Tout comme je n’aime pas l’Islam, je n’aime pas plus la Chrétienté et tout ce qui touche au religieux. Je suis paien, et ca me va bien. »

      Vous n’aimez pas tout ce qui touche au religieux mais vous êtes païen ? Sachant qu’un païen n’est rien d’autre qu’un croyant d’une religion polythéiste, j’ai bien l’impression que vous venez de vous tirer une balle ds le pied ... smiley

      Enfin, pour ce que j’en dis ...

      AH

    • Emile Mourey Emile Mourey 18 octobre 2010 12:03

      @ Amaury Watremez

      Sur quels éléments vous basez-vous ?

      Mais sur toute la documentation que j’ai pu trouver en la soumettant à la critique de la logique. Et je répète que ce sont bien Dupont-Sommer et Tresmontant qui m’ont fait avancer et qui m’ont conforté dans mes recherches.

      Il n’y a pas d’éléments comme par miracle. C’est le puzzle qu’il faut repenser et remettre en ordre sur le plan historique.


    • Shaytan666 Shaytan666 18 octobre 2010 11:04

      Sur quoi vous basez vous pour dire que ce que vous écrivez est vrais ? Il est de notoriété publique que les écrits de Flavius Josèphe ne peuvent pas être pris pour argent comptant.
      Vous avez fait une étude, c’est très bien mais de là à affirmer que c’est votre version qui est la bonne et que les autres sont des « imbéciles » il y a un pas que vous n’hésitez pas à franchir.


      • Emile Mourey Emile Mourey 18 octobre 2010 12:09

        @ Shaytan666

        S’il fallait faire confiance à la notoriété publique, personne ne pourrait jamais remettre en cause la compréhension historique.

        C’est un peu facile de dire que Flavius Josèphe raconte n’importe quoi.


      • Shaytan666 Shaytan666 18 octobre 2010 12:45

        Vous n’allez quand même pas nier, que beaucoup d’historiens remettent en cause l’objectivité des écrits de Flavius Josèphe !


      • non666 non666 18 octobre 2010 11:51

        Emile Mourey est fort courageux en vérité.

        Il constate que certaines thèses ne tiennent pas et que leur vérité reste quand meme la Norme.
        Il explore donc d’autres pistes et s’appuis sur le principe des ciseaux d’arkham pour envisager des pistes suposées plus logique(pour lui)
        Aux vues de SES références et de SES lectures, il constate que SA version tiendrait un peu mieux la route que celle qu’il denonce.
        Il ouvre un debat .
        Que ceux qui ont des sources qui le contredisent lui jètent la première pierre....
        Sinon taisez vous a jamais !

        Je connais des croyants qui adhèrent a la version officielle du 11 septembre « parce que c’est dit à la télé », la nouvelle Eglise cathodique que nul ne peut contredire.
        Ils n’examinent aucune preuve, aucun fait, ces gentils fidèles de TF1, FoxNews ou Europe1.
        Ils CROIENT.

        Emile est un apostat, il pietine les dogmes qui ne tiennent pas la route et ose fouler les rites sacrés. S’il reussit ce sera un visionnaire.
        S’il est mis en echec par d’autres preuves et qu’il persiste ce sera un sectaire aveugle.
        S’il est mis en echec et qu’il persiste mais qu’il entraine quand meme l’adhesion, il pourra avoir une Eglise bien a lui ayant pignon sur rue.
        Qu’est ce que l’Eglise catholique ou les sectes protestantes ?
        Des mensonges bien commercialisés.
        Qu’est ce que le judaisme ?
        Un mensonge mieux commercialisé centré sur un ethnie.

        Au moins notre mimile debrousaille de vieux chemins trop longtemps laissés a l’abandon.





        • Emile Mourey Emile Mourey 18 octobre 2010 12:22

          @ non666

          Merci pour votre commentaire. Fonder une nouvelle église ? Certainement pas ! bien que je ne voie pas d’inconvénients à ce qu’il y ait toujours des officiants pour célébrer notamment l’entrée dans l’existence et sa sortie... puisque c’est la coutume depuis, semble-t-il, les temps les plus reculés et un peu partout dans le monde. En ce qui me concerne, je suis plutôt, avec quelques différences, dans le pensée de Marcel Gauchet et d’une évolution de la société en dehors de toutes religions. Il faut l’accepter pour le christianisme ; certaines formes de pensée dont nous avons hérité le permet, et même, nous y encourage. Il faudra le faire également pour l’islam. Ce sera plus difficile mais c’est la seule solution. L’Allemagne vient de reconnaître l’échec du multiculturalisme. Il n’y a que notre ministre de la Culture et nos gouvernants qui y croient encore.


        • Heil Cartman Heil Cartman 18 octobre 2010 13:16

          Il faudra le faire également pour l’islam. Ce sera plus difficile mais c’est la seule solution. L’Allemagne vient de reconnaître l’échec du multiculturalisme. Il n’y a que notre ministre de la Culture et nos gouvernants qui y croient encore.

          Ah bah quand même ! Je me demandais à quel moment on allait en venir à l’Islam et à l’immigration. Un article qui parle de Chrétienté et qui n’est pas dévoyé en pamphlet anti-Islam ? On aurait tout vu (heureusement le mal est réparé, Calmos, Kirmissa et autres bas-du-front vont pouvoir venir commenter cette déclaration et nous faire part de leurs lumières (sic)).


        • Emile Mourey Emile Mourey 18 octobre 2010 13:43

          @ Heil Cartman

          Faux ! vous ne trouverez rien dans mes écrits d’anti-islam, ni non plus d’ailleurs de pro-islam. Ce que je dis n’est qu’une évidence. Si l’on demande à notre société de poursuivre son évolution sans intervention des institutions chrétiennes, il faut aussi l’exiger des institutions musulmanes. Quant aux immigrés, il est bien évident que s’ils ont choisi de venir en France, cela suppose qu’ils acceptent de s’adapter à sa culture et de devenir français.


        • Heil Cartman Heil Cartman 18 octobre 2010 14:41

          il est bien évident que s’ils ont choisi de venir en France

          Historiquement c’est une condition qui ne fut pas forcément évidente pour chacun d’entre eux.


        • ali8 18 octobre 2010 16:09

          quand vous êtes allé en Algérie vous êtes vous adapté ??

          ou avez vous frappé pour inculquer votre culture (judéo-chtétienne’laïque à la sauce napolitaine) ??
          mais oui bien sür


        • Emile Mourey Emile Mourey 18 octobre 2010 16:40

          @ Ali8

          Vous connaissez bien mal votre histoire, car la France a toujours respecté les croyances musulmanes des habitants de l’Afrique du Nord. Les tentatives de conversion à la religion catholique, c’est en Afrique noire qu’elles ont eu lieu.

          Sachez qu’à cette époque, la majorité des officiers français étaient de confession ou de culture chrétienne et qu’il n’était pas dans leurs principes et habitudes de frapper qui que ce soit. Vous regardez trop la télévision.


        • BEBE 18 octobre 2010 20:49

          moi je connais des naifs qui gobent la version de dylan AVERY du 911 parce que ça fait bien d’être original alors que c’est ringard de l’être.

          quant au judaisme...ce n’est rien d’autre que la métaphore d’une histoire vraie. Celle des Israélites. http://flte.fr/pdf/pdf45.pdf


        • Emile Mourey Emile Mourey 18 octobre 2010 21:08

          @ BeBe

          Hélas non ! L’histoire ancienne du peuple juif correspond bien à ce que la Bible rapporte. La thèse de Finkelstein ne repose sur aucun argument sérieux. Contrairement à ce qu’il affirme, le chameau était bien domestiqué au temps d’Abraham. Des documents archéologiques (statuettes) ont été depuis publiés par la presse. J’ai moi-même publié des articles pour montrer ses erreurs d’interprétation.


        • BEBE 18 octobre 2010 21:22

          la thése d’Israel FINKELSTEIN et celle de Pierre de MIROSCHEDJI reposent sur la continuité du peuple CANANEEN sous une autre forme.
          http://fr.wikipedia.org/wiki/Donn%C3%A9es_arch%C3%A9ologiques_sur_la_conqu%C3%AAte_de_Canaan


        • Emile Mourey Emile Mourey 18 octobre 2010 21:40

          @ Bebe

          il s’agit d’un article outrageusement orienté. Tellement orienté qu’on y fait même pas mention des professeurs et archéologues qui contestent la thèse Finkelstein. Alors que la Bible permet de retrouver la date de l’exode (les Hébreux tenaient le plus grand soin à dater les évènements) pourquoi inventer une date postérieure, c’est absurde. Dans ces conditions, il est bien évident qu’on se trouve face à des contradictions. Ensuite, c’est un peu facile de dire, puisqu’on n’y comprend plus rien, que c’est un mythe et que l’exode n’a jamais eu lieu. Re-absurde !!! Si vous vous intéressez à ce sujet, voyez les articles que j’ai rédigés ; il n’y a pas de mystère, tout s’accorde à la perfection, texte et vestiges archéologiques.


        • BEBE 18 octobre 2010 21:49

          Pierre WATREMEZ

          Histoire du peuple de Dieu et rédaction de la Bible

          Association VIVRE LA BIBLE à Montrouge
          Quatrième édition - Janvier 2005

          1. Avant l’unification, la protohistoire

          Vers l’an 1000, David, choisi comme roi, d’abord par sa tribu de Juda, puis par les autres tribus, crée une nation. Il rassemble, sous une double couronne, des tribus déjà partiellement unifiées dans le nord avec sa propre tribu de Juda pour former le peuple des Fils d’Israël.

          Quelle est l’origine de ces tribus ? Selon les souvenirs que la Bible conserve, les ancêtres seraient sortis d’Égypte vers le 13ème siècle, tous descendants d’un personnage nommé Jacob (ou Israël), père de douze fils, dont seraient issues les douze tribus d’Israël. Ce Jacob-Israël est donné comme frère d’Esaü, ancêtre des Edomites. Jacob et Esaü sont fils d’Isaac et petits-fils d’Abraham. Isaac a un demi-frère, Ishmaël, ancêtre des Arabes. Ishmaël et Isaac descendent d’Abraham.

          Les tribus d’Israël se seraient installées en pays de Canaan, entre la mer Méditerranée et le Jourdain, à l’exception de deux d’entre elles restées en Transjordanie.

          Cette présentation est loin d’être admise par les historiens. Ils estiment que l’origine du peuple d’Israël est assez différente. D’une part, des tribus, venues du nord au 12ème siècle, se seraient établies dans le nord du pays de Canaan (Galilée) ; d’autre part, des tribus d’origine sémite, et nomadisant dans les déserts, à la jonction de l’Asie et de l’Afrique, se seraient infiltrées peu à peu. Les unes venues du sud ont occupé les monts de Juda ; les autres, venues de l’est, ayant franchi le Jourdain, se sont répandues dans les monts d’Ephraïm et de Samarie, et sur le plateau de Benjamin. A travers un jeu d’alliance, a dû se former, vers le 11ème siècle, une sorte de confédération. Dans ce processus, la population antérieure, que la Bible appelle les Cananéens, a été assimilée. La rencontre entre les deux populations semble s’être faite sans grand heurt. Les récits de combats que raconte le Livre de Josué ont une valeur plus didactique qu’historique.

          Toutefois, le souvenir de certains événements historiques sont vraiment portés dans les textes de la Bible, tout particulièrement dans les livres des premiers prophètes. Ainsi, la sortie d’Égypte est comprise comme l’événement fondateur du peuple. C’est durant le séjour dans le désert du Sinaï qu’Israël aurait découvert son Dieu, un dieu qui sauve. Si ces faits n’ont pas été vécus par toutes les tribus, ils ont pu concerner plusieurs d’entre elles, sans doute celles qui constituent la « maison de Joseph ». Au fur et à mesure que se réalisait l’unification du peuple, ces souvenirs sont devenus un trésor commun, constitutif de l’histoire du peuple d’Israël.

          Avant le 10ème siècle, aucun des livres bibliques n’existait. Sans doute, des légendes circulaient, oralement, qui seront reprises plus tard par un rédacteur. Le livre des Juges a, semble-t-il, conservé de tels récits. Peut-être certains exploits des héros étaient-ils chantés à la façon des « Chansons de geste » du Moyen-Age. Le Cantique de Débora (Jg ch. 5) en serait un organe témoin ; ou encore les Bénédictions de Moïse dans le Deutéronome (ch. 33), ou le Cantique de Moïse (Ex ch. 15) ; ces textes ont été remaniés plus tard.


        • Heil Cartman Heil Cartman 19 octobre 2010 08:00

          Sachez qu’à cette époque, la majorité des officiers français étaient de confession ou de culture chrétienne et qu’il n’était pas dans leurs principes et habitudes de frapper qui que ce soit. Vous regardez trop la télévision.

          http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9g%C3%A8ne

          Gégène
          Gégène est un terme de l’argot militaire français, diminutif de génératrice et désignant une dynamo électrique manuelle dont l’utilisation première est d’alimenter les téléphones de campagne. La gégène est utilisée pour torturer des personnes en leur appliquant les électrodes afin de faire circuler un courant électrique entre diverses parties du corps.

          La torture à l’électricité a très souvent été utilisée depuis l’apparition des premiers générateurs. La gégène n’est qu’une variante portative de cette dernière. Le recours à la gégène remonterait à la guerre d’Indochine. Elle fut ensuite utilisée durant la guerre d’Algérie, par les militaires français, sur les membres présumés du Front de libération nationale (FLN), pour leur soutirer des informations [1].

          Il n’est pire aveugle que celui qui refuse de voir......


        • Emile Mourey Emile Mourey 19 octobre 2010 10:09

          @ Heil Cartman

          Votre commentaire est hors sujet. Vous regardez trop la télévision, ce qui vous conduit à des généralisations absurdes. Je ne suis pas dans la mouvance à laquelle vous faites allusion. Moi et ma famille n’ont jamais voté pour les dirigeants des partis politiques qui ont conduit la politique algérienne (gauche et gaullistes).


        • Heil Cartman Heil Cartman 19 octobre 2010 10:28

          Mais bien sûr, en fait les exactions en Algérie n’ont jamais existé, c’est la faute à la télé.

          Ca ira pour moi, je vois le niveau de votre travail « historique ».


        • vin100 18 octobre 2010 11:59

          Sacré Emile !

          Comme tous les Gnostiques l’Emile avec une assurance et une argumentation sans fondement en déduit toujours une Révélation finale qu’il nous assène, pauvre ignorants que nous sommes tous (sauf lui).
          Qu’importe les érudits et l’étât actuel de la « science ».
          Emile, Lui, va nous faire découvrir ce que l’on nous cachait depuis si longtemps.

          Cela est typique des Gnostiques qui crient en permanence au complot et voient le secret et la conspiration comme cadenas de la vraie Vérité.

          Cela va des Valentiniens, des Basiiens, des Ophites, des Carpocratiens, des Babelognostiques, des Séthiens, des Manichéens ou de ceux qui vous expliquent avant de se rétracter le vrai sens des attentats du 11 Septembre façon Bigard.

          Emile est de cette clique que je ne critique pas en tant que telle car leurs poésie paranoïaque est plutot a ranger cliniquement ou historiquement dans les fantaisies mentales de l’Humanité.


          • Emile Mourey Emile Mourey 18 octobre 2010 12:46

            @ vin 100

            Où est le débat ? Je vous soumets un raisonnement sur des textes et vous parlez d’autres choses qui n’ont rien à voir avec le sujet.


          • vin100 18 octobre 2010 12:18

            @non 666

            Vu le pseudo, façon Esotérique, je m’apercois que la secte des Gnostiques compte aussi quelques supporters.
            Allez y piochez braves gens :
            Débrouissaillez vos «  vieux chemins trop longtemps laissés à l’abandon » ?

            Votre Onanisme ne fait de mal a personne.


            • Shaytan666 Shaytan666 18 octobre 2010 13:59

              Dan Brown écrit des bouquins, il n’est pas plus abruti qu’Homère qui a également écrit de belles histoires mais qui n’ont absolument aucune vérité historique.
              Maintenant personne ne vous oblige à acheter ses livres hein !
              Gérald Messadiè écrit également de magnifiques livres mais c’est à chacun d’en trier le vrais du faux.


            • Emile Mourey Emile Mourey 18 octobre 2010 14:57

              Homère écrit des textes à contenu historique qu’il magnifie. Ce n’est que récemment, en suivant la mode de notre époque, et parce qu’on est incapable de les comprendre, qu’on a relégué la guerre deTroie dans l’armoire des légendes. Les raisins sont trop verts et bons pour les goujats.


            • glopy1 18 octobre 2010 15:56

              j’approuve assez la réponse d’yvance... pourquoi ces question ... le da vinci code est une fiction, ben comme la religion catholique est une fiction aussi.. qu’est ce qui choque ?


              • Emile Mourey Emile Mourey 18 octobre 2010 16:28

                @ glopy1

                Le Da Vinci est une fiction mais qui prétend faussement s’appuyer sur une réalité historique. Les évangiles et les textes islamiques peuvent donner l’impression que ce sont des fictions alors qu’ils correspondent à des réalités historiques.


              • Shaytan666 Shaytan666 19 octobre 2010 10:30

                Les évangiles ayant une vérité historique, restons sérieux là !
                Que l’empereur Auguste aie ordonné un recensement c’est très possible, mais sûrement pas dans les conditions décrites par les évangiles.
                Ponce Pilate a bien été préfet de Judée entre 26 et 36 A.D. mais c’est tout.
                Rien mais alors rien ne prouve que Jésus aie vécu à Nazareth, certains s’accorde même pour dire qu’à l’époque ce village n’existait pas et que ce sont les croisés qui l’ont construit pour faire coller les évangiles à la réalité.
                Mr Mourey, trouvez moi un seul fait historiquement prouvé dans les évangiles !


              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 18 octobre 2010 16:39

                3 remarques :


                1) Flavius-Josephe est le seul à parler, au premier siècle, de Jésus comme d’un être ayant réellement (historiquement) existé. Tous les penseurs chrétiens s’appuient sur son texte comme preuve historique de cette existence, car il n’ y en a pas d’autre avant ce texte, tous les autres textes sont plus tardifs et légendaires (actes des apôtres et les évangiles). Ils serait paradoxal que des chrétiens récusent la validité de ce texte, sauf à remettre en question cette existence de Jésus comme réelle ! 

                2) L’authenticité de ce texte reste donc sujette à caution mais ce qui est certain c’est que cet auteur fait de Jésus le Christ, auquel il ne pouvait pas croire, d’une façon assez incohérente avec son judaïsme revendiqué. il pourrait s’agir d’une dénomination rapportée sous la forme d’un sobriquet, ou d’une interpolation , ce qui semble militer en faveur de l’authenticité, hormis peut-être cette dénomination chrétienne de Jésus, de ce texte...La majorité des exégètes aujourd’hui, après Renan, considèrent que la référence chrétienne de Jésus dans le texte de F-J est apocryphe.

                3) Saint-Paul : « Tout pouvoir vient de Dieu » (celui de Néron compris)



                • Emile Mourey Emile Mourey 18 octobre 2010 17:36

                  @ Sylvain Reboul

                  1) Concernant le fameux paragraphe authentique ou non concernant la mention du ou d’un Christ (il faudrait vérifier la traduction, mais ce n’est qu’un détail), comme l’a dit un commentateur précédent, il ne faut pas trop prendre à la lettre ce qu’écrit Flavius Josèphe. Dans le cas où le passage serait authentique, ce que je ne crois pas, Flavius Josèphe ne ferait que rapporter un ouï-dire, comme il en donne plusieurs fois l’exemple, et donc sans vérifier ses sources (voyez mon article précédent). Il y avait à cette époque tellement de choses mystérieuses que personne ne s’étonnait. D’ailleurs, il y avait d’autres christs puisque l’évangile met en garde la population contre eux. Quant au phénomène de la résurrection, c’est parce que nous raisonnons dans notre époque que cela nous interpelle, mais à l’époque de Flavius, j’en doute. Une rumeur avait même couru que Néron était ressuscité.

                  Quant au judaïsme de Flavius Josèphe, il faut aussi savoir qu’il avait commencé son instruction chez les Esséniens. Certes, il en a parlé ; mais pouvait-il tout dire sachant qu’il avait dû prêter serment de ne pas dévoiler certains secrets ?

                  2) En ce qui concerne les dates auxquelles les évangiles , épîtres, et actes des Apôtres ont été rédigés - et c’est là le scandale - le professeur Claude Tresmontant, qui était très certainement le plus qualifié pour en parler, a exposé en long et en large tous les arguments qui lui permettaient d’affirmer que ces textes avaient été écrits avant la guerre de Jérusalem. C’est d’ailleurs une totale absurdité de penser qu’ils ont pu être écrits après. Pour Tresmontant, il lui paraît évident que l’évangile de Jean qui nous est parvenu en grec est un pur décalque d’un texte rédigé en hébreu ancien. Il lui paraît évident, et il le démontre, que ces textes sont de première main et qu’ils n’ont pas fait l’objet de réécriture ou de modifications ultérieures. D’ailleurs, où sont les critiques que, normalement, les exégètes auraient dû faire s’ils estimaient que Tresmontant se trompait, je n’en vois pas, et pourtant, on fait comme si Tresmontant n’avait jamais existé.

                  3) Tout pouvoir vient de Dieu a écrit saint Paul. Pensait-il à Néron ? c’est possible. Ayant passé quelques années à Rome, il l’a peut-être fréquenté... ou sa femme ?


                • Ronald Thatcher rienafoutiste 18 octobre 2010 16:54

                  c’est beau le romanesque...

                  Emile, connaissez-vous l’histoire de la jeunesse de jésus (Issa) en Inde, de 14 à 20 ans dans une école brahmine de Jagannath, et des six autres années parmi les bouddhistes du Tibet ?

                  D’après le livre « La vie inconnue de Jésus-Christ en Inde et au Tibet » de Nicolas Notovitch de 1894, 
                  qu’en est-il pour vous de ces suppositions relayées par les historiens bouddhistes et hindouistes ?

                  ça vaut bien le Da Vinci code ! 

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