Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Santé > 1er Août, la loi sur l’internement psychiatrique sans consentement (...)

1er Août, la loi sur l’internement psychiatrique sans consentement est entrée en vigueur

Et oui, pendant que vous êtes en vacances……une loi inique est votée

En dépit de l'opposition de la majorité des professionnels du secteur, la réforme de la loi sur l'internement psychiatrique sans consentement légal est entrée en vigueur, lundi 1er août. Promulguée le 5 juillet, cette réforme, qui autorise notamment les soins sans consentement à domicile, est dénoncée comme un texte "sécuritaire" par l'opposition et l'ensemble des syndicats de psychiatres.

Pour une foi des professionnels et des non professionnels sont d’accord : Profonde inquiétude quant aux dérives sécuritaires possibles. Des collectifs et des indépendants s’opposent à cette loi, qui est "absurde, incohérente et inapplicable". Le texte, qui instaure deux changements majeurs, pose en outre un problème d'applicabilité. La première évolution prévoit l'élargissement de l'obligation de se soigner pour les malades qui ne peuvent y consentir librement. Après au maximum 72 heures d'observation, un patient peut se voir prescrire soit une hospitalisation complète, soit un "programme de soins", qui réside dans une hospitalisation partielle ou des soins à domicile. La nouvelle loi introduit la possibilité d’imposer des soins sous contrainte « en ville sans hospitalisation ». Elle instaure aussi un contrôle systématique de toutes les hospitalisations sans consentement par la justice. Désormais, un juge des libertés et de la détention doit se prononcer sur le bien-fondé de ces soins sous contrainte au bout du quinzième jour, puis tous les six mois. Cette obligation a été imposée par deux décisions du Conseil constitutionnel, en novembre 2010 et juin 2011. Jusque-là, ce contrôle par un magistrat était facultatif et devait être réclamé par le patient. Chaque année, les juges se prononçaient sur environ un millier de dossiers. Désormais, on estime qu’ils devront en traiter 70 000. La loi stipule que l’audience au cours de laquelle le magistrat entend le patient se déroule au siège du tribunal de grande instance (TGI). Le texte offre toutefois deux autres possibilités : si le juge accepte de se déplacer, cette audience peut avoir lieu dans une salle spécialement aménagée dans l’établissement de soins. Elle peut enfin se dérouler par visioconférence, le patient restant à l’hôpital et le juge au tribunal. La question du transport au tribunal : Aujourd’hui, dans bien des départements, psychiatres et magistrats ont du mal à se mettre d’accord. Globalement, les juges semblent plutôt préférer que les audiences se déroulent dans les tribunaux. « Les juges des libertés et de détention sont débordés de travail et n’ont pas le temps de se déplacer dans les hôpitaux. De leur côté, les psychiatres estiment préférable que l’audience se déroule à l’hôpital, pour permettre au patient de rester dans son cadre habituel et sécurisant. Au bout de dix à douze jours d’hospitalisation, beaucoup de malades sont encore dans un état délirant ou de grande agitation, ce qui rend très délicat leur transport vers un tribunal. Une pétition dénonçant ce « transport indigne » et « contraire au respect minimal de la dignité du malade » a été déjà signée par près de 3 500 psychiatres et soignants. « Un autre problème est le fait que dans un tribunal, toutes les audiences sont publiques. Comment dans ces conditions pourra-t-on s’assurer du respect du secret médical ? » Voila en gros le tableau. Pour faire court, encore plus d’abus psychiatriques en perspectives, et moins de libertés pour des patients qui bien trop souvent, n’ont rien demandés. Car en fait, quel est la capacité d’observation d’un juge des libertés face à un comportement différent d’un citoyen lambda ? Va-t-il être tenté d’opter pour la solution de facilité, à savoir l’internement vite fait, mal fait ? Quant aux abus psychiatriques, vont-ils redoubler faute de temps et pour pallier aux inconvénients cités ci-dessus ? Très certainement. A revoir donc, si c’est encore possibl. 


Moyenne des avis sur cet article :  4.9/5   (42 votes)




Réagissez à l'article

38 réactions à cet article    


  • Lorelei Lorelei 3 août 2011 10:44

    Bjr clojea


    En effet c’est une loi terrible qui est voté et qui annihile une liberté fondamental à l’individu faudrait songer à aller devant la cour européenne des droits de la personne.

    • Clojea Clojea 3 août 2011 11:36

      salut Lorelei : Merci de ton passage. Le chemin sera long et difficile jusqu’à la cours européenne, mais cela vaut le coup d’être tenté.


    • flesh flesh 3 août 2011 17:09

      Faites pas ça, ça va leur donner l’idée de l’étendre à toute l’Europe


    • Ariane Walter Ariane Walter 3 août 2011 11:26

      Bonjour Clojéa !

      Encore un de ces sujets qui font frissonner quant à notre liberté future.
      On dirait que ces lois sont faites pour rassurer une certaine clientèle de la droite pure et dure qui veut plus de sécurité sans se rendre compte ce que cela signifiera pour eux et leurs enfants.
      On vient t’arrêter, on t’embarque et on te soigne...parce que qu’un voisin te trouve dangereuse !!!

      le règne du sarKome, un sacré cancer !!


      • Clojea Clojea 3 août 2011 11:38

        Salut Ariane. Merci de ton passage. Malheureusement le problème des internements abusifs n’est pas nouveau, et il faudra que ça cesse, dans notre pays soi disant civilisé....


      • xray 3 août 2011 23:04


        Médical terreur ! 

        Dans ce texte, on prononce beaucoup : « Malades et patients ».
        Le vrai problème est que cette loi cible des personnes qui ne sont ni malades, ni patients. 

        En France, on n’a pas de pétrole mais on dispose d’une mine d’or inépuisable en argent social. (Argent social dans lequel, depuis longtemps,  certains puisent à volonté.) 

        Sida, un petit mensonge 
        http://mondehypocrite.midiblogs.com/archive/2011/01/31/sida-un-petit-mensonge.html 



      • foufouille foufouille 3 août 2011 11:27

        "De leur côté, les psychiatres estiment préférable que l’audience se déroule à l’hôpital, pour permettre au patient de rester dans son cadre habituel et sécurisant."
        plutot pour les gaver de cachets ?


        • Clojea Clojea 3 août 2011 11:40

          Exact Foufouille, c’est aussi le problème, merci de ton intervention. Le champ libre aux psychiatres n’est pas bon non plus, car trop de dérives.


        • voxagora voxagora 3 août 2011 11:44

          Comme 84.375 signataires,

          psychiatres, psychanalystes, infirmiers, juges, enseignants .. 
          vous pouvez signer la pétition de l’APPEL DES APPELS
          contre LA NUIT SECURITAIRE

          • Clojea Clojea 3 août 2011 15:45

            Oui, excellente idée. Merci de votre passage.


          • Laratapinhata 3 août 2011 15:41

            C’est quoi la différence avec « le placement d’office », qui n’est pas nouveau , ?


            • Clojea Clojea 3 août 2011 15:46

              Bonjour Laratapinhata : Encore plus de facilité pour interner quelqu’un qu’avant, donc plus de répression et plus de portes ouvertes aux abus.


            • SweetDouce SweetDouce 3 août 2011 15:55

              Merci pour cet article frissonnant ! Je m’exprime rarement ici mais je suis avec attention les articles, et je dois dire que là je suis attérée !

              Sans parler de dénonciaitons calomnieuses dont fait part Ariane, on peut aussi se poser la question de l’évolution des lois.... qui sera, demain, désigné comme fou ou malade ? On peut imaginer toutes les dérives....

              Plus ou moins sur le sujet, le film de C. Eastwood : L’échange où il traite de l’internement psychiatrique comme solution aux troubles de l’ordre public : une femme contredit les conclusions de la police... rien que ça...


              • Clojea Clojea 3 août 2011 16:26

                Bonjour SweetDouce et merci pour votre intervention. Puisque l’on parle de film, et si vous ne l’avez pas vu je vous le conseille, l’excellent film avec Nicholson « Vol au dessus d’un nid de coucous ». Edifiant, l’univers glauque de certains HP....


              • Jean-Luc LUMEN 22 août 2011 02:29

                Lisez l’article L3213-2 du même code de la santé, en sachant que Napoléon 1 la pondu
                pour remplacer les lettres de cachets

                Article L3213-2 hospitalisation d’office pour trouble à l’ordre public (source légifrance) en 1838 cela s’appelait "compromettrait l’ordre public"

                En cas de danger imminent pour la sûreté des personnes, attesté par un avis médical ou, à défaut, par la notoriété publique, le maire, le préfet (Le mot préfet a disparu du texte et remplacé par représentant de l’état) et, à Paris, les commissaires de police,

                n’est ce pas beau la notoriété publique ( ragots ou rumeurs fabriquées pour l’occasion) qui fait office de preuves à charge...les nazis n’ont rien inventé, ils n’ont fait que de copier le pays des droits de l’homme.

                Jean-Luc LUMEN
                victime de ripoux
                 


              • franc 3 août 2011 17:54

                cette loi est une horreur ,une loi tyrannique ,une loi scélérate comme la loi qui interdit les cabanes et les tentes pour les SDF--------------------------------------------------la démocratie française digne de ce nom est morte


                et dire que ces soi-disant démocrates dénonçaient les asiles psychiatriques au temps de l’union soviétique qui y enfermerait ses opposants ,là on fait pire n’importe qui et même pas ceux qui gênent, peut être enfermé dans un hôpital psychiatrique où entretemps on le gave de produits chimiques qui le rend fou et après on montre au juge qu’ il est effectivement fou et le juge prend acte quand il n’est pas complice lui-même --------------------------------------------------c’est terrifiant


                • Clojea Clojea 3 août 2011 18:21

                  Exact Franc, et c’est pour ça que j’ai écris ce billet, car trop c’est trop.


                • Jean-Luc LUMEN 22 août 2011 02:18

                  plus que terrifiant...

                  - la France n’a jamais été une démocratie, lisez mon commentaire en fin de page.

                  - allez sous hospitalisation d’office, vous y aurez un petit aperçu des dégâts

                  - ou tapez mon nom dans votre moteur de recherche.

                  Jean-Luc LUMEN
                  victime de ripoux, d’un préfet ripoux et de l’article L3213-2


                • jeanclaude 3 août 2011 18:29

                  J’ai du mal à vous suivre dans votre conclusion.

                  Je veux bien que la loi soit difficilement appliquable pour ce qui est de la rencontre périodique du juge et du patient.

                  Mais vous n’expliquez pas pourquoi vous craignez un redoublement des abus psychiatriques ? A moins que vous ne soyez de ceux qui sont convaincus qu’il y en a beaucoup en permanence, donc indépendamment de l’évolution de la loi.

                  Vous en dites trop ou pas assez. A priori le contrôle étendu du juge est une garantie supplémentaire pour le patient, qui doit limiter les internements abusifs.
                  De même l’obligation de soins à domicile est un progrès, au moins sur le papier, s’il peut éviter l’hospitalisation.

                  Pour être vraiment objectif, il faudrait donc que vous alliez plus loin dans votre analyse, avec des explications plus techniques quant aux modalités juridiques de cette procédure. Et un exposé plu étayé des oppositions de la profession : sont-ils contre par principe (mais dans beaucoup de pays le juge a déjà ce rôle plus étendu qu’en France) ou parce que c’est inappliquable ?

                  Le monde de la santé psychiatrique est, me semble-t-il, assez remonté contre le gouvernement, du fait que les moyens financiers ne suivent pas les besoins. Cet état d’esprit, qu’on peut comprendre ou regretter, l’incite probablement à être « contre » quoiqu’on réforme.

                  Dire aussi que ce sont des lois sécuritaires est une prise de position partisane, sauf à me préciser pourquoi. Qu’un patient qui ne va vraiment pas bien soit obligé de se soigner est une restriction à sa liberté. Restriction un peu théorique, puisque souvent son refus de soin, voire la négation de son état actuel et potentiel sont des caractéristiques de sa maladie.


                  • Clojea Clojea 3 août 2011 20:00

                    @ Jean Claude : Mon article ne se veut pas exhaustif, loin de là. Je veux juste montrer qu’avec cette loi, les internements abusifs vont juste augmenter. Déjà il y en avait, et il y en aura encore plus. Un juge face à la « folie » (Et ce terme ne se veut pas péjoratif), risque d’avoir l’esprit de jugement faussé, donc ce ne sera pas fiable. Les psychiatres, eux risquent d’avoir encore plus de coudées franches pour « droguer » les gens. Résultat des courses : Rien de bon pour les patients, donc encore plus d’abus en perspectives. Le monde psychiatrique est assez remonté contre le gouvernement, car soi disant faute de moyens. Moi, je pense qu’ils sont remontés car pas du tout dans la bonne direction pour guérir les gens, donc au bout d’un moment ils deviennent acariâtres. Normal, car en situation d’échec.


                  • Captain Zeupa 3 août 2011 19:19

                    Géniale cette loi, on va pouvoir enfermer plus facilement des fous comme Alain Soral ou Dieudonné ! smiley


                    • Clojea Clojea 3 août 2011 20:01

                      @ Zeupa : Et quelques autres..... smiley


                    • njama njama 3 août 2011 19:32

                      Voter une loi est une chose, la faire appliquer en est une autre ... surtout quand de multiples résistances passives (ou dormantes) sont au taquet pour faire obstacle à son emploi si besoin ...
                      vue les frondes corporatistes
                      " Intersyndicale des Psychiatres Publics, Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux et Intersyndicale de Défense de la Psychiatrie Publique, Syndicat des Psychiatres d’Exercice Public,Union Syndicale de la Psychiatrie Comité d’Action Syndical de la psychiatrie Syndicat des Psychiatre Français,Syndicat National des Psychiatres Privés, Union Syndicale des Magistrats Syndicat de la Magistrature"
                      contre cette réforme, syndicat de la magistrature, syndicats de médecins, de psy..., cette velléité du gouvernement ne ressemble qu’à un pet nauséabond !


                      • Clojea Clojea 3 août 2011 20:03

                        @ njama : Les frondes corporatistes défendent leur beefsteack. Moi je dénonce les internements abusifs, passés, présents et malheureusement à venir, du fait d’une légifération inutile et excessive en ce domaine


                      • njama njama 3 août 2011 20:47

                        Les frondes corporatistes défendent leur beefsteack.

                        beefsteack smiley smiley smiley ????
                        leurs prérogatives peut-être ... leurs éthiques également. Ce n’est pas je pense une affaire de bouts de gras, ils ne gagneront ni mieux, ni moins !

                        Il y a comme un mélange des genres quand le politique voudrait se vêtir de l’habit d’Esculape, interpréter son Art ... enfin je trouve cela très risibleet très grotesque. C’est une grosse farce qu’une Autorité politique puisse prétendre être une Autorité médicale ... qui n’a jamais existé sauf dans les fantasmes de quelques docteurs Folamour. Si les ordonnances politiques ordonnent, celles des médecins prescrivent.

                        L’offensive (politique) me semble être portée directement contre la déontologie médicale, être une offensive par règles juridiques interposées contre ce si précieux consentement du « patient » !
                        Une brèche qui pourrait en ouvrir d’autres ...


                      • Mr-J 3 août 2011 21:08

                        C’est tout les enfants indignes qui vont être contents.


                        • Fred Fred 4 août 2011 01:51

                          Je me permets de poster un complément résumant à lui seul les malversations dont notre gouvernement fait siennes aujourd’hui en France, sans parler des lois et décrets votés dans le plus grand silence.

                          décembre 2006. Nicolas Sarkozy lance en pleine campagne présidentielle : "Je veux que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir. Parce que le droit à l’hébergement, c’est une obligation humaine". 

                          articles L 345-2-2 et suivant du Code de l’action sociale et des familles. Le premier indique que « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence ». Le deuxième rappelle que « Toute personne accueillie dans une structure d’hébergement d’urgence doit pouvoir y bénéficier d’un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu’elle le souhaite, jusqu’à ce qu’une orientation lui soit proposée. »

                           

                          Paris, juillet 2011. Des centaines de familles sont contraintes de trouver refuge dans les services d’urgence des hôpitaux déjà débordés. Xavier Emmanuelli, fondateur du Samu social, jette l’éponge après 18 ans de service.

                          Dans une tribune publiée par Libération, des salariés et des équipes mobiles s’adressent directement à Nicolas Sarkozy, lui rappelant : "Vous aviez dit zéro SDF... Vous achevez votre mandat en diminuant de manière drastique les budgets alloués à l’hébergement. Pour nous, professionnels de l’urgence sociale, ç’en est trop."

                          Les crédits dévolus à l’association ont été ramenés de 110 millions d’euros en 2010 à 90 millions cette année. Le financement de l’hébergement en hôtel a été amputé de 25 %, avec des conséquences immédiates sur les demandes d’hébergement d’urgence : 5 000 nuitées en moins en Ile-de-France chaque jour, dont 3 500 à Paris.

                           

                          La démission du président fondateur du Samu social, Xavier Emmanuelli, a précipité le mouvement social.AFP/NATALIA KOLESNIKOVA

                           

                          Ces restrictions budgétaires sont réalisées sur fond de réorientation de la politique du gouvernement autour du concept du « Logement d’abord »  : donner la priorité à un accès de long terme des personnes sans domicile à un véritable logement, sans passer par la case de l’hébergement d’urgence, très coûteux.

                          Mais les associations estiment que le gouvernement « met la charrue avant les bœufs » en commençant à réduire le nombre de places en hébergement sans veiller à ce que les logements soient disponibles en nombre suffisant. Le secrétariat d’Etat au logement, Benoist Apparu, répond qu’il existe 115 000 places d’hébergement d’urgence dans toute la France, et que si 4 500 doivent disparaître d’ici à la fin de 2011, 4 500 nouveaux logements seront créées dans le même temps, doublant ainsi leur nombre. Une étude, publiée le 26 juillet, montrait cependant que les trois quarts des parents avec enfants qui sollicitent le 115 reçoivent une réponse négative à leur demande, laissant sans hébergement plusieurs centaines d’enfants.

                           

                          DISPOSITIF DE RÉSERVE DE SÉCURITÉ NATIONALE

                           

                          « Chapitre unique

                          (AN1) « Art. L. 2171-1. – En cas de survenance, sur tout ou partie du territoire national, d’une crise majeure dont l’ampleur met en péril la continuité de l’action de l’État, la sécurité de la population ou la capacité de survie de la Nation, le Premier ministre peut recourir au dispositif de réserve de sécurité nationale par décret.

                          « Le dispositif de réserve de sécurité nationale a pour objectif de renforcer les moyens mis en œuvre par les services de l’État, les collectivités territoriales ou par toute autre personne de droit public ou privé participant à une mission de service public.

                          « Il est constitué des réservistes de la réserve opérationnelle militaire, de la réserve civile de la police nationale, de la réserve sanitaire, de la réserve civile pénitentiaire et des réserves de sécurité civile.

                           

                          (S1) « Art. L. 2171‑2. – Le décret mentionné à l’article L. 2171-1 précise la durée d’emploi des réservistes, laquelle ne peut excéder trente jours consécutifs. Cette durée d’activité peut être augmentée dans des conditions et selon des modalités fixées par décret en Conseil d’État. 

                           

                          (S1) « Art. L. 2171‑3. – Les périodes d’emploi réalisées au titre du dispositif de réserve de sécurité nationale ne sont pas imputables sur le nombre annuel maximal de jours d’activité pouvant être accomplis dans le cadre de l’engagement souscrit par le réserviste.

                          « L’engagement du réserviste arrivant à terme avant la fin de la période d’emploi au titre de la réserve de sécurité nationale est prorogé d’office jusqu’à la fin de cette période.

                           

                          (S1) « Art. L. 2171‑4. – Lorsqu’ils exercent des activités au titre du dispositif de réserve de sécurité nationale, les réservistes demeurent, sauf dispositions contraires prévues par le présent chapitre, soumis aux dispositions législatives et réglementaires régissant leur engagement. 

                           

                          (S1) « Art. L. 2171‑5. – Aucun licenciement ou déclassement professionnel, aucune sanction disciplinaire ne peut être prononcé à l’encontre d’un réserviste en raison des absences résultant de l’application du présent chapitre.

                          « Aucun établissement ou organisme de formation public ou privé ne peut prendre de mesure préjudiciable à l’accomplissement normal du cursus de formation entrepris par un étudiant ou un stagiaire en raison des absences résultant de l’application du présent chapitre.

                           

                          (AN1) « Art. L. 2171‑6. – Lors du recours au dispositif de réserve de sécurité nationale, les réservistes sont tenus de rejoindre leur affectation, dans les conditions fixées par les autorités civiles ou militaires dont ils relèvent au titre de leur engagement.

                          « En cas de nécessité inhérente à la poursuite de la production de biens ou de services ou à la continuité du service public, les réservistes employés par un des opérateurs publics et privés ou des gestionnaires d’établissements désignés par l’autorité administrative conformément aux articles L. 1332‑1 et

                           

                          L. 1332‑2 peuvent être dégagés de ces obligations.

                          « Les conditions de convocation des réservistes sont fixées par décret en Conseil d’État. Ce décret détermine notamment le délai minimal de préavis de convocation.

                           

                          (S1) « Art. L. 2171‑7. – Un décret en Conseil d’État détermine les conditions d’application du présent chapitre. »

                           

                          (S1) Article 2

                          Après l’article L. 4211-1 du même code, il est inséré un article L. 4211-1-1 ainsi rédigé :

                           

                          « Art. L. 4211-1-1. – Les membres de la réserve opérationnelle militaire font partie du dispositif de réserve de sécurité nationale mentionné à l’article L. 2171-1 dont l’objectif est de renforcer les moyens mis en œuvre par les services de l’État, les collectivités territoriales ou par toute autre personne de droit public ou privé participant à une mission de service public en cas de survenance sur tout ou partie du territoire national d’une crise majeure. »

                          sic…« SERVICE DE SÉCURITÉ NATIONALE

                          « Chapitre unique

                           

                          (S1) « Art. L. 2151‑1. – Le service de sécurité nationale est destiné à assurer la continuité de l’action de l’État, des collectivités territoriales, et des organismes qui leur sont rattachés, ainsi que des entreprises et établissements dont les activités contribuent à la sécurité nationale.

                          « Le service de sécurité nationale est applicable au personnel, visé par un plan de continuité ou de rétablissement d’activité, d’un des opérateurs publics et privés ou des gestionnaires d’établissements désignés par l’autorité administrative conformément aux articles L. 1332-1 et L. 1332-2.

                          « Seules les personnes majeures de nationalité française, ressortissantes de l’Union européenne, sans nationalité ou bénéficiant du droit d’asile peuvent être soumises aux obligations du service de sécurité nationale.

                           

                          (S1) « Art. L. 2151‑2. – Dans les circonstances prévues aux articles L. 1111-

                          2 et L. 2171-1 ou à l’article 1er de la loi n° 55‑385 du 3 avril 1955, le recours au service de sécurité nationale est décidé par décret en Conseil des ministres.

                           

                          (S1) « Art. L. 2151‑3. – Lors du recours au service de sécurité nationale, les personnes placées sous ce régime sont maintenues dans leur emploi habituel ou tenues de le rejoindre.

                          « Elles continuent d’être soumises aux règles de discipline et aux sanctions fixées par les statuts ou les règlements intérieurs de leur organisme d’emploi.

                           

                          (AN1) « Art. L. 2151‑4. – Les employeurs mentionnés au deuxième alinéa de l’article L. 2151‑1 sont tenus d’élaborer des plans de continuité ou de rétablissement d’activité et de notifier aux personnes concernées par ces plans qu’elles sont susceptibles d’être placées sous le régime du service de sécurité nationale.

                           

                          (S1) « Art. L. 2151‑5. – Les modalités d’application du présent titre sont déterminées par décret en Conseil d’État. »

                          (AN1) Article 5 bis 4

                          À la fin du deuxième alinéa de l’article L. 2211‑1 et au premier alinéa de l’article L. 2212‑1 du même code, le mot : « défense » est remplacé par les mots : « sécurité nationale ».

                           

                          (AN1) Article 6 5

                          Aux articles L. 4271‑1, L. 4271‑2, L. 4271‑3, L. 4271‑4 et L. 4271‑5 du même code, la référence : « L. 2151‑4 » est remplacée par la référence : « L. 2151‑3 ».

                           

                          (AN1) Article 7  6

                          La seconde phrase du second alinéa de l’article L. 1424‑8‑4 du code général des collectivités territoriales est supprimée.

                          Délibéré en séance publique, à Paris, le 13 juillet 2011.

                           

                          Le Président,

                           

                          Signé : Gérard LARCHER


                          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 4 août 2011 07:52

                            Bonjour Clojéa,

                            moi je suis d’accord, je vais d’ailleurs de ce pas porter plainte contre mon arrière arrière grand père mort en 14, contre Eric Boeurk et Césarkozy, enfin, Le Tsarkonazy, enfin toute la clique et surtout Bernard Henri Lobby ! Mais non , Je suis pas fouuuA NSQ%EIYFA+.


                            • Clojea Clojea 4 août 2011 08:02

                              Salut Lisa : Très drôle surtout le Bernard Henri Lobby.... La béchamel de BHL, et encore c’est presque une insulte à cette délicieuse sauce.... Merci pour ton passage.


                            • jeanclaude 4 août 2011 11:12

                              @ Clojea.
                              Je ne vais pas continuer sur l’internement arbitraire. Il y a beaucoup de prises positions sur ce sujet par des personnes de bonne foi. Je ne partage pas du tout leur appréciation de la psychiatrie publique française, qui est une des meilleures du monde. Je me permets juste un seul argument : on ne peut sur ce sujet se baser uniquement sur des faits individuels dont on a pu avoir connaissance. Une personne qui se plaint des soins sans consentement qu’elle a reçus peut avoir raison ou tort sur ce qu’elle exprime. Quant à la « folie », c’est un sujet tellement complexe que certains ont des convictions sans prendre la peine de s’informer suffisamment de manière « scientifique ».

                              Je maintiens que la France était jusqu’à présent un des seuls, sinon le seul pays démocratique « occidental » à confier la privation de liberté, du moins à ses débuts, à l’autorité administrative. Une intervention plus précoce du juge est donc théoriquement un progrès. Sauf à dire une fois de plus que les états qui font ainsi sont moins démocratiques que nous.

                              Quinze jours, c’est peu pour le psychiatre vis à vis de son patient. Ce serait beaucoup (trop long) pour vous si vous estimiez être interné à tort.

                              Je ne me fais aucune illusion sur la manière dont mes propos vont être pris par tous ceux qui sont de toute façon contre sans prendre la peine de connaître à fond le sujet.

                              Par exemple ce que raconte @« Par njama » est gentil, mais ne correspond en rien à la manière dont cela fonctionne dans notres pays depuis 1884. Premièrement il confond le politique et l’administratif. Deuxièmement l’administratif et le judiciaire sont dans le coup d’après la loi depuis toujours. Il suffirait juste qu’il prenne la peine de lire sur Internet/Légifrance le passage du Code de la santé publique consacré à la santé mentale : Troisième partie, livre II-Lutte contre les maladies mentales.
                              Il y verrait que le psychiatre envoie des certificats médicaux au préfet et au juge dès l’entrée en hospitalisation non choisie jusqu’à ce que le patient retrouve sa liberté. Il n’aurait donc pas écrit quelque chose qui ne correspond pas du tout à la réalité. Bref, il a des préjugés.


                              • Jean-Luc LUMEN 22 août 2011 02:09

                                Je ne me fais aucune illusion sur la manière dont mes propos vont être pris par tous ceux qui sont de toute façon contre sans prendre la peine de connaître à fond le sujet.

                                Il y verrait que le psychiatre envoie des certificats médicaux au préfet et au juge dès l’entrée en hospitalisation non choisie jusqu’à ce que le patient retrouve sa liberté. Il n’aurait donc pas écrit quelque chose qui ne correspond pas du tout à la réalité. Bref, il a des préjugés.

                                jeanclaude ... ces vous qui vous faites des illusions, le préfet n’en rien à faire des certificats médicaux et le juge des libertés n’a jamais été prévenu dès l’internement, éventuellement je dis bien éventuellement maintenant avec la nouvelle loi...mais j’en doute.

                                jeanclaude...dite moi ce que vous pensez du texte de l’article L3213-2 du même code de la santé publique qui dit....« ou, à défaut par la notoriété publique....... »

                                encore une chose...Mettez mon nom dans votre moteur de recherche.

                                Jean-Luc LUMEN
                                Victime de ripoux et d’un préfet ripoux. 


                              • emmanuel muller emmanuel muller 4 août 2011 11:29

                                C’est applicable a un président de la république ?


                                • TSS 4 août 2011 16:46

                                  cela ouvre la porte à tous les abus et en premier lieu à la liberté de parole !

                                  la personne qui osera dire « me touche pas la main tu vas me salir » ,à Sarkho ,sera ipso

                                   facto considéré comme ayant un problème et sera interné pour soins et comme cela si il n’est

                                  pas fou il le deviendra !!

                                  idem pour celui qui dira à son voisin « Sarkho et Fillon sont des clowns » et hop :: camisole .

                                  quelle belle democrature que la notre... !!


                                  • Verdi Verdi 5 août 2011 13:11

                                    J’ajoute mon indignation à l’indignation générale, manifestée à travers les commentaires.

                                    A titre personnel, j’ajoute mon écoeurement de voir ce cancer Sarkozy détruire un à un les fondements d’une société, certes imparfaite, mais qui fonctionnait jusque-là grâce à l’imprégnation humaniste léguée par nos aînés.

                                    Le fascisme est bien là ! A nous de le combattre sans pitié !

                                    Merci à vous Clogéa !


                                    • Jean-Luc LUMEN 22 août 2011 01:32

                                      Bonjour,

                                      sachez quand même que cette loi a été pondue initialement par Napoléon I *, dont le but était de remplacer les lettres de cachets en y ajoutant l’article 19 qui se nomme de nos jours L-3213-2....Article que Napoléon I a eu le soin de camoufler au milieu du code de la santé publique.

                                       Article L3213-2 hospitalisation d’office pour trouble à l’ordre public (source légifrance)  en 1838 cela s’appelait « compromettrait l’ordre public »

                                      En cas de danger imminent pour la sûreté des personnes, attesté par un avis médical ou, à défaut, par la notoriété publique, le maire et, à Paris, les commissaires de police, le préfet ( remplacé par représentant de l’état)

                                       Vous avez du tiquer…ou non ?... sur les mots  « ou, à défaut par la notoriété publique… » D’après vous que peuvent bien, signifier ces quelques mots et leurs conséquences… ?

                                       Donc, déjà Napoléon avait prit les devants en donnant les pleins pouvoirs aux préfets…concernant l’établissement de la preuve en stipulant que les ragots ou une rumeur pardon la notoriété publique (fabriquée pour l’occasion) remplacerait avantageusement des preuves du « délit » tout en écartant le système judiciaire

                                      Rien ne vaut une belle petite loi ou un article bien rédigé, pour éliminer un opposant ou une personne qui dévoile vos exactions vos escroqueries…bref celui qui se met en travers de vos projets Rien ne vaut

                                      Faut il ajouter que les nazis sous Hitler non rien inventés, ils n’ont fait que de copier ce bel article.

                                      Faut il ajouter qu’aucun gouvernement depuis Napoléon I n’a voulu abroger ce texte ni cet article.

                                      Faut il ajouter,…qu’heureusement la France est le pays des droits de l’homme, où serions nous si ce n’était pas le cas… ????????

                                       Dois je ajouter que dans le cas précis, que d’innombrable avocats semblent ne pas connaître le juge des libertés et de la détention…mon avocate a dû en être prévenu par mon fils… !!!!!!!!!!!!!

                                      Quand à ma députée mademoiselle Aurélie Filippetti…son aide je l’attends encore aujourd’hui, elle n’a même pas voulu recevoir mon épouse

                                      Les deux nommé ci-dessus ne voulaient certainement pas déplaire au préfet Bernard NIQUET....Cela laisse rêveur du pouvoir d’un préfet

                                       Cette loi n’est que la suite logique d’un pas de plus vers une dictature qui ne veut dire son nom.

                                      * Napoléon 1 ...a de même rétablit l’esclavagisme

                                      Jean-Luc LUMEN, victime de ripoux et de l’article L3213-2

                                      Petites lectures

                                       - Le livre d’Éric BRUNET,  la Bêtise Administrative, pages 177 à 181.
                                      comment un vieux paysan a été dépouillé de ses biens, par un maire pourri appliquant l’article  L-3213-2

                                      - Les Dérives de l’Hospitalisation d’Office, ---- PIRE QUE LA LOI DE 1838 ---Par Pierre PARESYS,

                                      LE DUALISME JURIDICTIONNEL EN MATIÈRE D’HOSPITALISATION D’OFFICE ...

                                      • Jean-Luc LUMEN 22 août 2011 01:52

                                        Re bonjour,

                                        Pour ceux qui auraient encore des illusions sur la « bonté » de l’homme

                                        Qui de vous connait l’expérience de Stanley Milgram... ?
                                         Torture et obéissance, soumission à l’autorité - Stanley Milgram  

                                        http://www.psychoweb.fr/articles/psychologie-sociale/218-torture-et-obeissance-soumission-a-l-autorite-stanley-mi.html

                                        Section : articles, Catégorie : psychologie sociale

                                        Proposé par Stephane Desbrosses, le 21-12-2007

                                        Stanley Milgram, l’un des auteurs les plus célèbres en PsychologieAu cours des années 1960, des recherches sur la soumission en l’autorité ont été menées par le sociopsychologue Milgram, de l’Université de Yale. Dans une expérience ahurissante et non moins intéressante, il invitait des sujets par groupe de deux et les faisait procéder à un tirage au sort. l’un se voyait affublé du rôle de maître, et l’autre celui d’élève.

                                        Expérience choc

                                        Milgram annonçait alors à ses sujets « maître » qu’il désirait étudier les effets de la punition sur l’apprentissage de syllabes à mémoriser. Il attendait d’eux qu’ils jouent le rôle de « maître », chargé de punir « l’élève » de plus en plus sévèrement pour chaque erreur commise. Il les plaçait alors devant une série de boutons, dont la manipulation déclenchait l’émission de chocs allant de 15 à 450 volts (ce dernier voltage étant capable d’occasionner de grandes souffrances et des dommages physiques importants. A vrai dire, un simple choc de 24 volt peut entraîner la mort). Quant à « l’élève », il était assis dans une pièce voisine, sur un siège bardé de fils électriques.

                                         Milgram avait insisté, auprès des sujets « maîtres » sur le fait que l’usage des chocs constituait la partie essentielle de l’expérience, et que celle-ci ne vaudrait rien si ses ordres n’étaient pas suivis.

                                         A noter : Avant l’expérimentation, Milgram estima qu’un tiers des sujets iraient jusqu’à 300 volts. Ces proches trouvaient déjà cette estimation trop prétentieuse. Il n’était même pas question pour l’auteur de songer à ce qu’un seul puisse aller jusqu’à 450 volts tellement cela semblait ridicule.

                                         Parfois, dans notre belle discipline qu’est la psychologie sociale, les résultats font mal... Les résultats de cette expérimentation sont de ceux-là : les deux tiers des sujets « maîtres » allèrent jusqu’au bout, se soumettant complètement à l’autorité de l’expérimentateur, qui n’avait pourtant aucune possibilité de les punir ou de les récompenser.

                                        Maîtres cobayes et élèves simulateurs

                                        On vit ainsi d’honnêtes pères de famille et des gens paisibles, envoyer à l’élève, malgré ses gémissements, des décharges de 75 volts, puis, malgré les supplications du sujet, des chocs allant de 150 à 300 volts, voir 450 volts, intensités qui entraînaient des hurlements de douleur de la part de l’élève. Et cela, simplement parce que l’expérimentateur, placé à côté du « maître », lui ordonnait de poursuivre l’administration de décharges électriques. (En réalité, l’ « élève » ne recevait pas de décharge. il s’agissait d’un compère qui fournissait volontairement des réponses inexactes, et simulait la souffrance. Le tirage au sort était truqué : le compère était toujours choisis comme « élève »... Belle discipline que la notre, disais-je précédemment.).

                                         Des chercheurs du Moyen-Orient refirent l’expérience à l’université de Jordanie auprès de jeunes sujets de 6 à 16 ans ainsi que d’universitaires et ils trouvèrent, malgré les différences culturelles, un pourcentage de 65 %, identique à celui obtenu à Yale.

                                         Il faut donc accepter l’évidence : près de deux personnes sur trois, lorsqu’elles sont confrontées directement à l’autorité, sont prêtes, semble-t-il, à obéir aveuglément.

                                        Expertise et docilité

                                        Mais qu’advient-il lorsque l’ordre de poursuivre est communiqué non plus directement, mais à l’aide d’un interphone par exemple, ou lorsque l’expérience doit se dérouler en l’absence momentanée de l’expérimentateur ? il apparaît que dans de telles conditions, le pourcentage de sujets « obéissants » tombe à un peu plus de 20 %. Il semble donc que les conditions de soumission se modifient, dès le moment où le libre arbitre de l’individu a la possibilité de se manifester.

                                         Qu’en est-il alors des personnes appelées à fonctionner dans des institutions régies par des règles strictes, et soumises au pouvoir quasi absolu d’une minorité « d’experts » ? Des chercheurs (Hoffling et al., 1966) tentèrent de l’observer auprès des infirmières, responsables chacune d’un des 22 services rattachés à deux hôpitaux, l’un public et l’autre privé. Les résultats de cette expérience montrent un pourcentage réellement impressionnant de soumission docile à un supérieur hiérarchique (ici, c’était un médecin, En savoir plus sur cette expérience ?).

                                        Milgram a montré, lui aussi, que lorsqu’un sujet sait qu’il n’a qu’un rôle d’intermédiaire et qu’il ne peut donc être directement tenu pour responsable de l’acte posé, le taux de docilité monte à 90 %. Alors, que conclure ? Doit-on désespérer devant de telles constatations, en se disant que la soumission à l’autorité est bel et bien inscrite dans la nature humaine ? Assurément non. Des recherches ultérieures ont montré que lorsque les sujets étaient en présence d’autres individus refusant d’obéir, ils refusaient à leur tour de le faire, dans une proportion de 90 %.

                                        Il semble donc que l’espoir repose et continue de reposer sur la présence d’individus ou de groupes oeuvrant sans arrêt à dénoncer les abus et l’injustice, afin de servir de contrepoids aux tendances à l’apathie et à la soumission, qui caractérisent la majorité.

                                         A méditer...

                                        Stephane Desbrosses


                                        • gAlly Yokosuka 22 août 2011 13:04

                                          Bonjour,

                                          Juste pour indiquer que la photo utilisée pour cet article n’est pas libre de droite et c’est une de mes photos...
                                          Cordialement

                                          • gAlly Yokosuka 22 août 2011 13:53

                                            Et on ne m’a toujours pas interné de force !... :P

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès