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Accueil du site > Actualités > Santé > Après le « mariage pour tous », la « mort pour tous » ?

Après le « mariage pour tous », la « mort pour tous » ?

Toujours à propos de "l’aide à mourir" et de la volonté de l’Élysée de légiférer sur l’euthanasie et le suicide assisté, quelques éléments de réflexion.

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Dans mes précédents articles, j’avais plus évoqué la forme, en particulier la méthode particulièrement contestable de la volonté présidentielle, à savoir, contourner l’avis négatif du 1er juillet 2013 en bouleversant et politisant la composition du Comité d’éthique et en instrumentalisant un groupe de 18 citoyens, triés on ne sait comment, qui, s’ils sont évidemment de bonne foi, ne représentent qu’eux-mêmes et n’ont publié qu’un avis à peine motivé sans avoir nourri leur réflexion d’éléments factuels ou statistiques. Je me penche aujourd’hui sur le cœur du sujet.


J’avais longuement évoqué ce sujet très délicat de la fin de vie, l’accompagnement des mourants, l’euthanasie et le suicide assisté dans une série d’articles en janvier 2011 ainsi que lors de la parution de divers rapports sur le sujet, mais il me paraît utile de revenir sur le fond dans ce nouveau contexte où le gouvernement souhaite absolument légiférer dans un domaine, la mort, qui me paraît bien trop intime et essentiel pour que cela se fasse à l’arraché comme pour le mariage gay (où les enjeux humains sont bien moindres).


Ce qui fait débat aujourd’hui

J’évacue un sujet qui est essentiel mais dont la quasi-unanimité est établie : la nécessité de renforcer les structures pour permettre l’accès à tous des soins palliatifs. Je rappelle ce qu’ils recouvrent : ils recouvrent des soins qui n’ont pas pour objet le traitement d’une maladie (en général parce qu’elle est incurable) mais qui accompagne le patient pour lui éviter au mieux la douleur. La douleur est une sensation très diversement ressentie par les personnes et il est très difficile de la définir et surtout, d’en identifier l’amplitude auprès des malades, surtout s’ils ne sont plus en état de la décrire. Mieux on traitera la douleur, moins on cherchera à mourir.

Il y a trois voies actuellement en débat sur ce sujet de la fin de vie, en dehors des soins palliatifs (qui, eux, ne font pas débat, sauf sur le point budgétaire, puisqu’il faudra bien les financer).

La sédation terminale : certains peuvent aussi évoquer l’euthanasie passive. Il s’agit d’administrer au malade des substances qui soulagent la douleur au maximum et qui, sans l’intention de tuer, peuvent précipiter la mort. Cette possibilité est déjà "offerte" par la loi Leonetti du 22 avril 2005. Peu de monde semble la connaître, y compris les médecins et autres personnels soignants, mais elle permet justement une "fin apaisée". C’est d’ailleurs la révolution de cette loi, unanimement approuvée par la classe politique. Les soins n’ont pas pour objet de faire mourir mais peuvent accélérer le processus.

L’euthanasie active : active pour la différencier de la sédation terminale. Au contraire de la précédente voie, il s’agit d’administrer au malade des substances mortelles, dans l’intention donc de tuer. C’est réalisé selon la conscience des médecins sur demande éventuelle du malade (s’il est en état) ou de la famille. Elle se pratique probablement en France malgré son illégalité.

Certains pourraient voir dans la différenciation de l’euthanasie active et de la sédation terminale une hypocrisie, puisque les deux aboutissent à une mort accélérée. Mais ce n’est pas de l’hypocrisie, c’est de la responsabilité.

Le professeur Didier Sicard avait expliqué la différence ainsi le 18 décembre 2012 : « La sédation, dès le début, est un geste d'accompagnement, de soin, qui est porteur de sa propre évidence, qui n'est pas programmé dans le temps, et qui va entraîner la mort dans un ou deux jours. C'est radicalement différent de l'euthanasie, qui relève d'un processus bureaucratique, d'une date programmatoire et même cérémonielle. ».

Aucun cas soumis à la justice n’a entraîné de condamnation et même si les personnes impliquées ont subi un éprouvant parcours judiciaire, cette interdiction oblige la responsabilisation d’un acte très grave, celui d’abréger la vie (et pas la souffrance). De plus, le travail des médecins n’est pas d’abréger la vie.

Le suicide assisté : dans le cas où le malade est encore en assez bonne condition, c’est de lui permettre de se tuer lui-même (de se suicider) en lui donnant les moyens de se suicider (substances létales etc.).

Le débat aujourd’hui se déroule autour de l’idée de légiférer sur l’euthanasie active et le suicide assisté. Ceux qui sont favorables à l’un, l’autre ou les deux voies extrêmes se basent sur deux arguments, la dignité et la volonté personnelle.


La dignité humaine

Le premier argument est de vouloir mourir "dignement". J’avoue être profondément heurté par cet argument car être malade, être en état très fragile, ce n’est pas être sorti de la dignité. Tout être humain est digne par sa propre existence, pas par son état. C’est refuser de voir la dignité humaine a priori dans chaque homme.

Le seul apport valable qu’a apporté le panel des 18 citoyens de leurs quelques week-ends de réflexion, c’est de formuler de manière très concise et excellente cette idée : « Ce n’est pas la pathologie qui fait l’identité. La dégradation du corps n’enlève rien à l’identité humaine ni à la dignité. ».

Pour moi, cette idée de dignité est un fondement essentiel du vivre ensemble. Considérer qu’on perdra sa dignité humaine parce qu’on sera malade, c’est la refuser à ceux qui, malades, essaient de vivre quand même. C’est dénier aux autres malades leur propre dignité. Pour tout dire, cela me fait frémir… car je n’ose en imaginer les conséquences quand les digues de l’euthanasie seront ouvertes.


La volonté personnelle

L’argument est bien plus solide que la dignité : il paraît logique de laisser à chacun la solution qu’il souhaite. La volonté personnelle, dans un contexte si intime, paraît en effet une raison qui devrait l’emporter sur toutes.

C’est d’ailleurs l’idée des "directives anticipées" prévues par la loi Leonetti du 22 avril 2005 : permettre à chacun, pendant qu’il est encore capable de le faire, de dire ce qu’on "fera de lui" en cas d’extrêmes souffrances et de la maladie incurable.

Le problème, c’est que c’est justement quand on est bien portant qu’on serait le plus susceptible d’exprimer cette volonté pour la fin de sa vie. Mais avez-vous remarqué que ce n’est pas aussi simple que cela quand on est gravement malade ?

La personne gravement malade va subir un certain nombre d’étapes psychologiques très différentes, des périodes d’indifférence et de déni peut-être, mais surtout, des périodes de combat et d’espoir, puis, des périodes de désespoir et d’abandon.

L’argument de permettre l’euthanasie active et le suicide assisté sur la seule volonté individuelle, considérant en plus que cette volonté est clairement et sincèrement exprimée (ce qui pose un vrai problème pratique par ailleurs), c’est considérer que la volonté ne varie pas, reste un invariant, tant durant la maladie que même, plus largement, durant l’existence. C’est considérer qu’on est dans le même état d’esprit bien portant que mourant. C’est refuser une évolution, c’est refuser des changements rapides d’humeur, de vision sur soi-même et sur les autres.

L’argument basé sur la volonté personnelle n’est donc qu’un argument très théorique qui ne prend pas en compte les soubresauts de l’humain en situation. La réalité humaine est un petit plus subtile. Le rapport de Jean Leonetti du 28 novembre 2008 a montré en effet que le désarroi dans lequel se trouve la personne en fin de vie renforce les fluctuations de sa volonté et rend dépassée toute déclaration d’intention antérieure.

De plus, rappelons quand même que lorsque les sondages sont réalisés, environ 100% des sondés sont bien portants et ne sont confrontés, au "mieux" (pour la pertinence du sondage) qu’aux cas de leur environnement proche mais certainement pas à leur propre cas.


Et si les conditions…

Si le législateur envisageait de légiférer sur l’euthanasie active ou le suicide assisté, il devrait y définir un certain nombre de définitions contraignantes pour éviter les abus. Car il faudrait bien distinguer cette "aide à mourir" du meurtre (voire assassinat, puisqu’il y aurait préméditation) ou de l’incitation au suicide (là aussi punie heureusement par la loi, jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, art. 223-13 du Code pénal).

Je passe rapidement sur le fait qu’il est tout de même étrange de vouloir d’un côté essayer de lutter contre le suicide (dont l’ampleur, notamment chez les jeunes et chez les sexagénaires, est affolante) et autoriser l’assistance au suicide dans des conditions qui, de toutes façons, seraient contournées.

Car c’est là le problème : quelles que soient les conditions que le législateur imposerait, elles seraient contournées. L’expérience des législations étrangères en la matière le montre largement.

Rappelons quelques faits.


Les abus avec l’euthanasie active

J’expliquais cet été (le 2 juillet 2013) que le nombre d’euthanasies pratiquées en Belgique (loi du 28 mai 2002) a triplé entre 2006 et 2011. En 2012, elles représentent 2% des décès. Aux Pays-Bas (loi du 12 avril 2001), le nombre d’euthanasies est en train de progresser chaque année de près de 20% (18% entre 2010 et 2011), un rythme qui était de 13% en 2009. Une douzaine de cas de démences avaient été signalés en 2009 (alors que le consentement éclairé devait être acquis). Le Luxembourg a suivi la législation de ses deux voisins du Benelux le 16 mars 2009.

Le consensus aux Pays-Bas est rompu depuis plusieurs années. En effet, de nombreux médecins allemands évoquent l’installation de personnes âgées néerlandaises sur territoire allemand (notamment en Rhénanie du Nord Westphalie) « qui craignent que leur entourage ne profite de leur vulnérabilité pour abréger leur vie ». Cette rupture de confiance montre qu’il y a crainte de dérapage.

Par ailleurs, les malades réclament nettement moins l’euthanasie s’ils sont soignés dans des centres de soins palliatifs (seulement 10% de demandes en Belgique en 2010-2011, au lieu de 50% auprès de médecins généralistes ou 40% auprès de médecins spécialistes).

Toujours en Belgique, même si ce sont des cas très exceptionnels, il faut aussi savoir que les prélèvements d’organes sont possibles sur des personnes décédées par euthanasie. On peut imaginer les abus que cela pourrait entraîner ultérieurement.

Accroissant le domaine d’application de la loi antérieure, le Sénat belge vient de voter le 12 décembre 2013 une proposition de loi étendant aux enfants (sans condition d’âge !) la dépénalisation de l’euthanasie sous réserve d’un accord parental. Le texte doit ensuite être discuté par la Chambre des représentants mais peut-être après les élections législatives qui auront lieu le 25 mai 2014. L’association Euthanasie Stop n’a pas hésité à dire : « Une nouvelle forme de barbarie est en marche, et à grande vitesse. ». L’euthanasie des enfants de 12 ans et plus est déjà légale aux Pays-Bas (et cinq cas y ont été officiellement recensés).


Les abus avec le suicide assisté

La Suisse ne punit l’aide au suicide qu’en cas de motif "égoïste", ce qui a conduit certaines associations à prospérer sur le marché très juteux de la mort autorisée. Chaque aide au suicide est facturée 6 600 euros. Un ancien dirigeant d’une de ces associations a même reconnu qu’il avait pratiqué des euthanasies actives (interdite en Suisse) en guise de suicide assisté pour un couple malade de diabète et d’épilepsie et pour un frère et une sœur atteints de schizophrénie et orphelins. Beaucoup de malades psychiques ont également été "suicidés avec assistance" de cette manière. Le suicide est très rapide : il se déroule moins de quatre heures entre la première démarche du malade et sa mort effective, parfois dans des conditions terribles (étouffé dans un parking public). 20% des suicides en Suisse proviennent du suicide assisté et les statistiques ne cessent de grimper.

Auditionnée le 7 octobre 2008, la Ministre de la Justice de l’époque, Rachida Dati, expliquait ainsi la complexité du sujet : « Y a-t-il si loin du "tu me demandes des médicaments pour t’aider à en finir, je vais te les donner" au "tu souffres tellement ! Si tu veux, je peux te fournir des médicaments…" ? Les dérives seront donc inévitables si on légalise ce droit au suicide, d’autant que de plus en plus de personnes meurent seules : ne faut-il pas les protéger contre les incitations déguisées de "proches" qui n’arrivent souvent qu’à la toute fin de vie ? Le Ministère de la Justice est bien placé pour savoir que l’assistance peut tourner à la provocation, à l’incitation déguisée. C’est en revanche compliqué à démontrer. ».

L’an dernier (le 19 décembre 2012), j’avais également cité le rapport Leonetti à propos du suicide assisté : « À [la] fragilisation de la volonté de la personne risque de s’ajouter une fragilisation de la détermination de son entourage. En effet, une telle obligation "morale" peut également gagner insidieusement le corps social. Selon Marie-Hélène Boucand [coordinatrice médicale de l’Association française des syndromes d’Ehlers-Danlos], lorsque la souffrance éprouvée par le malade en vient à désespérer son entourage ou l’institution qui le prend en charge, (…) le "je n’en peux plus" devient (…) pour le malade et pour ceux qui l’entourent, le "c’est insupportable", la seule issue logique pour la personne souffrante étant alors de disparaître. C’est même un choix qui pourrait progressivement s’imposer à l’entourage et à la société qui, sous couvert de l’argument ambigu de la compassion, en viendraient ainsi à accepter ou à proposer de supprimer la personne pour supprimer sa souffrance, tentation qui permettrait à tous de ne plus avoir affaire avec la souffrance et le souffrant. ».


La sagesse, seul critère pour évoquer la mort

Le 25 juin 1999 (lors de sa 24e séance), par sa recommandation 1418, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe avait vivement critiqué cette évolution en faveur de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté en encourageant ses membres « à respecter et à protéger la dignité des malades incurables et des mourants (…) en maintenant l’interdiction absolue de mettre intentionnellement fin à la vie des malades incurables et des mourants ».

Plus récemment, le 25 janvier 2012 (lors de sa 6e séance), par sa recommandation 1858, cette même instance proclamait avec force : « L’euthanasie, dans le sens de l’usage de procédés par action ou par omission permettant de provoquer intentionnellement la mort d’une personne dépendante dans l’intérêt alléguée de celle-ci, doit toujours être interdite. ».

Par ailleurs, l’Association médicale mondiale (WMA, fondée le 17 septembre 1947, regroupant 102 associations médicales nationales et plus de dix millions de membres et dont le siège est à Ferney-Voltaire) avait adopté en octobre 1987, lors de sa 39e assemblée générale à Madrid, une déclaration sur l’euthanasie réaffirmée en mai 2005 lors de la 170e session du conseil à Divonne-les-Bains : « L’euthanasie, c’est-à-dire mettre fin à la vie d’un patient par un acte délibéré, même à sa demande ou à celle de ses proches, est contraire à l’éthique. Cela n’interdit pas au médecin de respecter la volonté du patient, de laisser le processus naturel de la mort suivre son cours dans la phase terminale de la maladie. ».

Cette même instance avait aussi adopté en septembre 1992, lors de sa 44e assemblée générale à Marbella, une résolution sur le suicide assisté : « Le suicide médicalement assisté est, comme l’euthanasie, contraire à l’éthique et doit être condamné par la profession médicale. Le médecin qui, de manière intentionnelle et délibérée, aide un individu à mettre fin à sa propre vie, agit contrairement à l’éthique. Cependant, le droit de rejeter un traitement médical est un droit fondamental pour le patient et le médecin n’agit pas contrairement à l’éthique même si le respect e ce souhait entraîne la mort du patient. ».

La même résolution avait aussi réaffirmé l’opposition à l’euthanasie : « L’Association médicale mondiale réaffirme sa conviction profonde selon laquelle l’euthanasie est contraire aux principes éthiques fondamentaux de la pratique médicale. [Elle] exhorte les associations médicales et les médecins à s’abstenir de participer à la pratique de l’euthanasie, même lorsque la législation nationale l’autorise ou la dépénalise dans certaines conditions. ».

L’avis formulé le 16 décembre 2013 par le panel de 18 citoyens choisis par l’IFOP va cependant servir de matière pour que le Comité d’éthique puisse formuler un nouvel avis (pourtant déjà émis cet été mais avec une nouvelle composition de ses membres, plus proche du Parti socialiste).

Dans l’avis n°121, le Comité d’éthique avait affirmé : « Déplacer la frontière de l’interdit ne supprimerait pas cette frontière : quelle que soit la limite, il existera toujours des situations limites qui la rencontreront et qui l’interrogeront ».

Le président du Comité d’éthique Jean-Claude Ameisen (immunologue de renom) avait eu ces mots très sages le 1er juillet 2013, lors de la remise de cet avis : « Le maintien de l’interdiction faite aux médecins de provoquer délibérément la mort protège les personnes en fin de vie (…). Il serait dangereux pour la société que les médecins puissent participer à donner la mort. ».

Espérons que ses nouveaux collègues du Comité d’éthique le suivent dans ce qui est une évidence de la vie : la mort ne se décrète pas.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (18 décembre 2013)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Suicide assisté à cause de 18 citoyens ?
L’avis des 18 citoyens désignés par l’IFOP sur la fin de vie publié le 16 décembre 2013 (à télécharger).
Le Comité d’éthique devient-il une succursale du PS ?
Le site officiel du Comité consultatif national d’éthique.
Le CCNE refuse l’euthanasie et le suicide assisté.
François Hollande et le retour à l'esprit de Valence ?

L’avis du CCNE sur la fin de vie à télécharger (1er juillet 2013).
Sur le rapport Sicard (18 décembre 2012).
Rapport de Didier Sicard sur la fin de vie du 18 décembre 2012 (à télécharger).
Rapport de Régis Aubry sur la fin de vie du 14 février 2012 (à télécharger).
Rapport de Jean Leonetti sur la fin de vie du 28 novembre 2008 (à télécharger).
Loi Leonetti du 22 avril 2005 (à télécharger).
Embryons humains cherchent repreneurs et expérimentateurs.
Euthanasie : les leçons de l’étranger.
Euthanasie, le bilan d’un débat.
Ne pas voter Hollande pour des raisons morales.
Alain Minc et le coût des soins des très vieux.
Lettre ouverte à Chantal Sébire.
Allocation de fin de vie.


Les deux illustrations représentent deux tableaux de Salvador Dali :
"œufs sur le plat (sans plat) " (1932) et "Composition aux trois figures, Académie néocubiste" (1926).


 


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48 réactions à cet article    


  • bibou1324 bibou1324 18 décembre 2013 16:02

    De quel droit voulez vous interdire ceux qui le souhaitent de se suicider ? C’est leur vie, pas la votre. S’ils veulent qu’on les tue (le mot exact est effectivement tuer=donner la mort), ça leur sied à eux, à celui qui les « aide à mourir ».


    Je ne vois pas en quoi cela pourrait vous concerner. Occupez vous de vos oignons. 92% des français sont favorables à l’euthanasie. Mettez vous cela dans votre tête : votre point de vue, quand cela concerne une affaire PRIVEE de mort assistée, n’a pas à être exprimé.

    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 décembre 2013 16:13

      Bien sûr qu’ils y sont favorables, surtout quand ils ont été confrontés au problème et qu’ils ont refusé que les préjugés prennent le pas sur la volonté du patient. Et finalement dans mon cas familial, c’était illégal, mais bien mieux pour tous.


    • ecophonie ecophonie 18 décembre 2013 16:13

      « votre point de vue blablabla n’a pas à être exprimé » on est où là ?


    • bibou1324 bibou1324 18 décembre 2013 16:29

      Lors d’une transaction du domaine du privée entre 2 personnes consentantes, je ne vois pas en quoi les convictions du quidam qui passe dans la rue, à la moindre influence sur cette transaction. C’est un peu comme si je rentrais chez un notaire lors d’une vente immobilière en gueulant « je m’y oppose ! ». C’est indécent, inconvenant, c’est ce mêler des affaires des autres. Et en l’occurrence, c’est illégal, c’est de l’intrusion sur une propriété privée.


      Si mon voisin souhaite effectuer un acte qui heurte mes convictions, tant que cela n’influe pas sur ma vie et n’atteint pas à ce que le peuple considère comme de bon goût, je ne voit pas de quel droit j’aurais le droit de lui imposer mes convictions. Un peu comme si le chrétien du coin venait vous interdire de manger de la viande un vendredi chez vous.

      La mort est privée. On peut en discuter sur la place publique, bien sûr. Ce qui a déjà été fait, le résultat est là, l’écrasante majorité des français souhaite décider de sa mort. 

    • oncle archibald 18 décembre 2013 18:12

      @ Bibou : Vous nous dites que la mort est une affaire privée, certes, mais une loi sur la mort est une affaire publique et comme pour toute loi il y a lieu de regarder ce qui dans cette loi va constituer un progrès et aussi bien sûr quels sont les risques de voir la loi détournée de sa finalité.

      Vos post sont complètement muets sur le deuxième terme alors que là est la seule chose à discuter.

      Ce qui peut être contourné ou obtenu par ruse c’est le consentement de la personne la plus concernée, celle qui va mourir. Par définition une personne en fin de vie ou déprimée est une personne fragile, facilement influençable. Les héritiers pressés ça existe, n’importe quel médecin vous le dira. Et de la place dans les hôpitaux en déficit chronique il en manque, n’importe quel directeur d’hôpital vous le dira.

      L’auteur fait observer que entre la confidence lucidement faite à son médecin « je souffre trop je veux mourir maintenant » et la fausse compassion d’un héritier pressé qui va suggérer « tu souffre tellement, ne vaudrait-il pas mieux en finir maintenant » le « oui » obtenu ne sera pas le même. En outre si la loi autorise l’euthanasie une fois le patient mort il sera facile de dire que c’est ce qu’il souhaitait tant, le pauvre ! Donc ne nous leurrons pas cette loi offre une possibilité de meurtre commis légalement en toute impunité, et c’est très grave.

      Vous annoncez sans aucune preuve que « l’immense majorité des Français sont favorables à l’euthanasie ». Dans un sondage tout dépend de la façon dont on pose la question. Si c’est en occultant l’existence de la loi Léonetti il est facile d’obtenir une réponse massivement favorable. 

      Si vous demandez aux Français s’ils souhaitent qu’un médecin les tue ou s’ils préfèrent qu’un médecin les empêche de souffrir vous aurez sans doute une réponse plus nuancée. Moi, je pense que l’immense majorité des Français ne souhaite pas qu’on puisse supprimer la vie dans la mesure ou en cas de maladie irréversible il savent qu’il n’y aura ni acharnement thérapeutique ni souffrance physique.

    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 décembre 2013 18:20

      Toute loi entraîne fatalement des dérives. C’est pourquoi le cadre doit être parfaitement délimité, et la justice doit jouer son rôle en cas d’abus. Mais vous n’avez pas le droit de m’ôter le choix parce que vous, ça ne vous convient pas.


    • oncle archibald 18 décembre 2013 18:24

      Et la ceinture de sécurité en voiture on vous laisse le choix de la mettre ou pas ? Moi ça me convient, ma femme ça l’emmerde, mais elle la met quand même.


    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 19 décembre 2013 09:31

      je la mets aussi, mais ça m’emmerde de devoir le faire par obligation.


    • Alsete Alsete 19 décembre 2013 15:07

      « De quel droit voulez vous interdire ceux qui le souhaitent de se suicider ? »


      Il s’agit effectivement d’une question de droit mais ce n’est l’auteur de cet article qui se permet un droit de regard sur la mort d’autrui.

      L’auteur nous renvoie à une réflexion de fond sur un fait sociétal dont la compréhension mature nécessite qu’on en connaisse toutes les dimensions (médicales, sociales, juridiques, psychologiques) ainsi qu’un retour d’expérience de pays voisins avec lesquels, pour certains, nous partageons une culture commune (Belgique et Suisse).

      Je trouve donc cet article très bien documenté. Et votre réaction épidermique, ne reprenant aucun des arguments avancés.

      Que 92 % des sondés soient pour l’euthanasie est très attendu vu que tout le monde a peur de souffrir et également peur de la mort. Un sondage portant sur une peur ne peut que donner ce résultat qui n’a pas d’autre signification que ce qu’on savait déjà sur ces peurs.
      Cet argument que vous avancez est dont dévoyé.

      « votre point de vue, quand cela concerne une affaire PRIVEE de mort assistée, n’a pas à être exprimé »

      Ce n’est pas l’amour du droit d’expression qui vous étouffe !
      Toute la législation concerne le droit privé. Tout débat démocratique concerne le droit privé.
      Je vous renvoie donc votre première question : de quel droit interdiriez-vous à l’auteur d’exprimer son point de vue sur un sujet de société ?

      Il y a quelques années j’ai assisté à une conférence-débat sur l’euthanasie (sous les différentes formes que cite ici l’auteur de cette contribution).
      Tous les médecins et infirmiers présents ont exprimés un refus explicite de l’euthanasie. Il s’agissait pour l’essentiel de professionnels de santé exerçant en services de soins intensifs, confrontés au quotidien à la souffrance, à la mort et à la mort douloureuse.
      Ils savaient donc de quoi ils parlaient, étant de plus confrontés à des demandes de proches des malades dont ils avaient la charge. Tous ont argumenté que l’existence même de ce débat était la conséquence d’un déficit en unités mobiles de soins palliatifs.

      La question que l’on peut soulever concerne les intentions des acteurs politiques demandant de légiférer sur l’euthanasie. Courage politique ou au contraire abandon de responsabilités et d’investissement dans la réponse alternative que constituent les soins palliatifs ?

      Un point de sémantique pour terminer : étymologiquement euthanasie signifie « mort normale ». Que signifie normale ? Naturelle, normative, codifiée ?

      Avec ce sujet nous sommes bien au cœur de l’éthique et ce n’est que sur ce terrain de l’éthique que peut se fonder notre réflexion et celle du législateur.
       

      Alsete, Infirmier.



    • Aldous Aldous 19 décembre 2013 17:26

      Voulez vous empecher l’état de faire de substantielles économies ?

      Les derniers mois de vie des malades sont ceux qui coûtent le plus cher à l’état.

      En 1942, nazis ont fait d’enormes economies en liquidant par injection mortelle, surdose de drogue ou même par la famine des centaines d’adultes et d’enfants. Les victimes etait des « asociaux » : les patients en gériatrie, les victimes des bombardements et les travailleurs forcés étrangers. Le nombre total des euthanasiés est evalué à 275 000 personnes.

      Mais les Nazi etait de grands timides. Il faudrait s’y prendre bien plus tôt, comme l’explique Attali qui préconise de zigouiller tout le monde à partir de 65 ans... : « dès qu’il dépasse 60-65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. La vieillesse est actuellement un marché, mais il n’est pas solvable. Je suis, pour ma part, en tant que socialiste, contre l’allongement de la vie. L’euthanasie sera un des instruments de nos sociétés futures ».


    • signolab signolab 19 décembre 2013 18:38

      c’est ça, le cheptel ne doit pas trop vieillir, c’est pas bon pour la productivité. L’âge de cristal, ce vieux film de science-fiction , après 1984 et le meilleur des mondes. Tous les cauchemars deviennent réalité.


    • Arnaud69 Arnaud69 19 décembre 2013 18:54

      signolab

      Soleil vert n’est pas si loin.
      Sans rire, je n’ai pas retrouvé l’article mais par souci écologique certains pensent proposer la cryogénisation puis le broyage des corps pour faire du fertilisant...
      La mort écologique.

      Vu sur Google actualités rubrique : Santé !  smiley


    • volpa volpa 18 décembre 2013 16:07

      Nous ne sommes pas obligés de s’épousailler, mais passer de vie à trépas, si.

      Les socialistes et autres ne pouvant pas faire les réformes structurelles occupent le terrain pour amuser les singes.

      Ils sont persuadés qu’ils ont de l’avenir en faisant mont le FN.


      • Furax Furax 18 décembre 2013 16:19

        Je reprends un commentaire précédent :

        La gauche se croit « progressiste ». Quelle erreur !
        Elle est dépassée depuis longtemps !
        http://d-d.natanson.pagesperso-oran...
        à noter :
        « d’accorder une mort miséricordieuse aux malades qui auront été jugés incurables selon une appréciation aussi rigoureuse que possible  »
        et les Belges sont en train de refaire leur retard sur le petit moustachu.
        On prévoit « Outre Quiévain », l’oraganisation d’« Euthanathons » pour les enfants handicapés.
         
        Et, ce avec l’accord de la majorité de la population ! Comme « Outre Rhin »

        Mais soyons juste avec notre Président.
        Il nous propose une innovation plus qu’intéressante en ces temps de disette.
         Vingt clampins anonymes et bénévoles recrutés par un « institut de sondages » peuvent remplacer avantageusement une Assemblée Nationale et un Sénat aussi coûteux qu’inutiles !
        On les recrute pour un an et on les remplace.
        On pourrait même, parmi les vingt, désigner par tirage au sort, et toujours pour un an, un Président de la République !!! Il ne ferait certainement pas plus mal !!
         


        • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 décembre 2013 18:00

          Rien qui m’emmerde plus que les gens qui essaient toujours de politiser les sujets de société !


        • Furax Furax 18 décembre 2013 19:07

          @ Pepe
           Parce que vous pensez que les gens qui lancent ce débat ne font pas de politique ? smiley
          Il faut regarder autre choses que les émissions enfantines !
          Et si on vous emmerde trop, il vous reste le suicide. Ah, j’oubliais, il faut vous « assister » !


        • Pepe de Bienvenida (alternatif) 19 décembre 2013 09:36

          Réponse intelligente comme on pouvait s’y attendre. Je répète ma question pour les neuneus qui ont du mal la première fois : Ce débat doit-il être politisé ?


        • julius 1ER 19 décembre 2013 17:29

          Bien sûr que le sujet est politique, tout est politique dans la vie dès qu’on envisage de faire quelque chose en commun cela devient très vite politique simplement parceque les choix des uns se font au détriment ou à l’insu des autres !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


        • astus astus 18 décembre 2013 17:14

          Bonjour à l’auteur,

          Je trouve le titre de votre article singulier puisqu’il met en parallèle un choix de couple, qui n’a rien d’obligatoire et relève du domaine juridique, avec une évidence biologique qui concerne le champ moral et ontologique. Oui la mort pour tous est un fait qui nous concerne tous que nous le voulions ou non, car les ressuscités sont assez rares, alors que le mariage est un choix, ce que n’est pas la naissance. Il me semble que la possibilité de préparer sa propre mort quand on n’est pas encore confronté à sa présence imminente est une démarche digne et responsable qui signifie toute la valeur de l’ identité humaine et montre le primat de la conscience sur toutes les formes d’aveuglement. Mais il faut insister ici sur le fait que le souhait personnel d’ une euthanasie active ou un suicide assisté n’implique nullement que d’autres personnes y soient contraintes pour elles-mêmes d’une quelconque manière. Ce choix de la personne n’engage qu’elle, et il peut en effet varier durant le cours de l’existence, mais il est dans les deux cas important que ceux qui restent le sachent sans aucune ambiguïté possible. Dernier point, à une époque où la plupart des gens meurent à l’hôpital, j’affirme ma liberté en déniant strictement aux médecins le droit de disposer de mon corps à leur manière et de m’imposer de ce fait une façon de me soigner, ou de mourir, que je n’aurais pas choisie. 

          Cordialement.  

          • Pepe de Bienvenida (alternatif) 18 décembre 2013 17:37

            je plussoie. La liberté de choix ne contraint personne.


          • Furax Furax 18 décembre 2013 19:31

            Astus
            « Ce choix de la personne n’engage qu’elle »
            Certainement pas puisque vous allez demander à un médecin, qui a pour vocation de soigner , de vous donner la mort, donc de vous assassiner.
            Le médecin a pour devoir de vous éviter toute souffrance, c’est l’objet de la loi Léonetti. Si cela entraine la mort, le risque en est accepté.
            Le médecin n’est pas là pour vous tuer.
            Par ailleurs, cet engament, vous le savez, est la porte ouverte à des abus considérables. Les Pays Bas ont été rappelés à l’ordre par la commission des Droits de l’Homme des Nations Unies.
            « S’exiler pour survivre
            Il existe enfin un dernier point extrêmement inquiétant qui était jusqu’ici parfaitement méconnu. On l’a dit, la loi semble être l’aboutissement d’une réflexion consensuelle de la société hollandaise dans son ensemble. Pourtant, ce consensus paraît s’effriter plus qu’on ne le pense. L’Ordre des médecins allemands fait état de l’installation croissante de personnes âgées néerlandaises en Allemagne, notamment dans le Land frontalier de Rhénanie du Nord-Westphalie. D’après la mission parlementaire française qui rapporte cette information de taille, « s’y sont ouverts des établissements pour personnes âgées accueillant des Néerlandais. C’est le cas notamment à Bocholt. Ces personnes craignent en effet que leur entourage ne profite de leur vulnérabilité pour abréger leur vie. N’ayant plus totalement confiance dans les praticiens hollandais, soit elles s’adressent à des médecins allemands, soit elles s’installent en Allemagne. De telles réactions dont la presse allemande s’est fait l’écho démontrent que les pratiques médicales hollandaises sont mal vécues par une partie de la population [5 ». 
            http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/touche-pas-a-ma-vie-99021
            Les belges en sont à euthanasier les enfants et des « dépressifs »qui « voulaient mourir »y ont vu leur désir satisfait !
            Enfin, concernant la méthode, il y a un océan entre ce « bidouillage » étrange, cette commission bidon sélectionnée par l’ ifop et la loi Léonetti, de 2005, remarquablement préparée par nombreuses concertations et VOTEE A L’ UNANIMITE, ce qui est exceptionnel, vous en conviendrez, à l’Assemblée Nationale ! L’actuel pouvoir s’honorerait à se fixer les mêmes contraintes.


          • astus astus 18 décembre 2013 21:05

            Furax,

            Gardons nous des excès, dans un sens comme dans l’autre, car ils sont de mauvais conseillers. S’il est vrai que le médecin a pour vocation de soigner, il n’est pas sans ignorer que ses bons soins se terminent toujours mal, avec la mort du patient. Cessons donc toute hypocrisie : un bon médecin est celui qui accompagne son patient jusqu’à l’ultime, c’est à dire jusqu’à la mort. Et de nombreux médecins ne trouvent actuellement malheureusement pas d’autre solution que de pratiquer cette aide contre la loi en catimini, comme les Justes face aux lois iniques de la ségrégation raciale. Mais je vous rassure, il ne s’agit nullement de transformer les médecins en « assassins », d’abord parce que ceux qui le souhaitent pourraient invoquer, légitimement et légalement (si la loi évoluait) une clause de conscience. Enfin et surtout parce qu’il n’est pas forcément nécessaire de médicaliser la mort, et donc de passer uniquement par un médecin pour se procurer des produits létaux. Mais bien entendu tout cela demande à être soigneusement encadré, et je vous accorde qu’il risque y avoir quelques dérives. Mais citez moi un seul exemple de loi qui ne soit pas actuellement contournée ou mal appliquée. De toute manière cette évolution est inéluctable pour des raisons bassement matérielles que l’on s’en félicite ou qu’on le déplore : éclatement de la cellule familiale, éloignement géographique des descendants par rapport à leurs parents, tarif élevé des maisons de retraite ou de soins, coût devenu insupportable pour la société des soins en fin de vie (d’autant qu’il n’y aura pas grand chose pour payer les retraites...). Pour finir je formule le vœu  que ce sujet ne suscite aucune polémique d’aucune sorte, mais au contraire un vrai travail d’échange et de réflexion entre des gens informés et responsables qui ont parfaitement le droit d’avoir des avis différents, que toutefois la loi doit trancher.

            Bien à vous 

          • Furax Furax 18 décembre 2013 21:51

            @Astus

            " De toute manière cette évolution est inéluctable pour des raisons bassement matérielles que l’on s’en félicite ou qu’on le déplore : éclatement de la cellule familiale, éloignement géographique des descendants par rapport à leurs parents, tarif élevé des maisons de retraite ou de soins, coût devenu insupportable pour la société des soins en fin de vie (d’autant qu’il n’y aura pas grand chose pour payer les retraites...)« 

            Là, on touche  »noyau dur« .
            Soyons clairs ; Il s’agit d’éliminer les vieux (puis les handicapés, puis d’autres, le petit moustachu était très »progressiste«  !)
            On vous jurera, la main sur le coeur que »NON JAMAIS VOYONS !« .
            Mais tout le monde vous le dit : » les soins palliatifs ça coûte cher !« . La Sécu est dans le rouge ! Eh bien il suffit de les dérembourser...
            Imaginez la pression sur le vieillard pour qu’il signe enfin sa »demande de suicide" !
            O SAINT POGNON ! Belle humanité. Nous serons nettement bien en dessous des baboins..


          • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 19 décembre 2013 16:53

            «  j’affirme ma liberté en déniant strictement aux médecins le droit de disposer de mon corps à leur manière et de m’imposer de ce fait une façon de me soigner, ou de mourir, que je n’aurais pas choisie.  »


            Oui, mais votre liberté va impacter les revenus des médecins et des services hospitaliers à la baisse. Et ça, c’est mal vu !

            • L'enfoiré L’enfoiré 18 décembre 2013 18:01

              Quant au mariage pour tous, c’est aussi réglé depuis dix ans.

              J’ai vu que Fogiel en a profité avec François.... donc ça marche.

            • Constant danslayreur 18 décembre 2013 19:49

              Moi président je résume :

              Au premier dans mon HLM, Il y a Félicie, la petite vieille sans sac mais avec ressac et un tas de plis tout plissés, dont on ignore si elle a des fuites - hors celle de son 2ème mari entre les 2 guerres évidemment- mais dont on sait qu’elle n’a plus toute sa tête, alors de là à savoir compter, pas pousser mémé dans les orgies…

              Bref cette gentille citoyenne a des économies dont elle n’a plus l’usage non plus, vous me direz que ses économies ne me regardent pas mais bon, mon gouvernement va quand même l’aider à les … gérer. Je dirais même allègrement qu’il faut dégraisser le mammouth et taxer les plans d’épargne des plans de vies qui ne nous … regardent pas.

              Ensuite il y a les deux maniérés du deuxième, tellement qu’on ignore qui est quoi et qui descendent les escaliers chaque matin en se tenant par la main que c’en est à se demander ce qu’ils se tiennent d’autre une fois seuls, remarquez je dis ça, mais le c…l des autres cela ne nous regarde pas, m’enfin bon, j’ai quand même décidé de les marier et qu’ils puissent adopter puis divorcer à leur guise après l’avortement légal même s’ils sont exempts. Ainsi une fois mariés, non seulement ils ne seront plus dans l’illégalité comme ça devant les gens, mais surtout et une fois casés, ils ne risquent plus d’aller aux p… malin !

              A propos justement, la Sophie du 3ème qu’arrête pas de me taquiner comme quoi, pour moi ce serait gratuit, une gentille fille au demeurée généreuse et tout et tout mais pas ses clients non, rapproche toi... me suis laissé dire que nombre d’entre eux seraient …ma-ri-és si môssieur mais je le sais bien que ça ne nous regarde pas, il n’empêche que mon gouvernement a décidé de sévir, les pu…oui, aller aux pu… non.

              Le Jérôme du 4ème ? le caissier à bricetbrocramayade ? Loool Méga Giga Téra loool, meuh non voyons tu vois bien qu’il a une tête de puceau le petit, l’a même encore des joues et puis avec quoi il se les paierait les péripéties à la tienne dis moi, lui qu’est obligé de travailler le Dimanche pour espérer tenir jusqu’au Samedi ? Jérôme aller se déniaiser n’importe quoi !

              Puisqu’on en parle et même si ça ne nous regarde pas, tu trouves normal toi que les enseignes fassent travailler les gens le jour du seigneur dans un pays où plus grand monde n’y croit hein ? C’est une honte, Zou, plus de travail le Dimanche je vais demander aux palabreurs de palabrer sur ça aussi

              Travailler le Dimanche et puis quoi encore, des coups à vous donner des envies de dictature et puisque tu en parles, un peu que les dictateurs des autres ne nous regardent pas, mais ce serait quand même pas mal si on pouvait aller leur péter la gueule à ces cons là, eux et leur populace de merde qui les a supportés tout ce temps, c’est décidé j’en parle à Fablius, il sait y faire...

              Tu vois que je me démène pas mal pour mes électeurs, cela dit, je ne suis pas tout-à-fait satisfait de l’action de mon gouvernement, ce qu’il faudrait ce serait aider les gens plus que ça beaucoup plus, tiens pas plus tard qu’il y a à peine davantage je me disais imagine que Félicie à force de goutter en arrive à la goutte qui fait déborder l’urne, et veuille en finir avec cette odeur tenace de pipi de chat et de maîtresse de, dans son appartement et dans son lit, crois-tu qu’avec sa goutte et ses rhumas elle puisse sauter par-dessus bord hein ?

              Ou encore qu’avec ses frêles bras elle puisse accrocher une corde au plafond ? Et quand bien même elle y arriverait t’imagines un peu si elle se rate qui s’dilatte et le foie qu’est pas droit, pauvre trou de la sécu, un gouffre… en fait ce qu’il faudrait ce serait aider les suicidaires à ne pas se rater et à ne pas avoir mal et puis pour que les médecins n’aient pas de scrupules à assassiner un suicidé, je vais y donner force de loi moi.

              Ensuite, mais ça il ne faut pas le dire autour de vous, je vais aussi alourdir les droits de succession de sorte que si Félicie a l’heur d’avoir un héritier ponctuel, icelui suppliera mon gouvernement pour que l’État hérite à sa place... oui une intuition.


              • foufouille foufouille 18 décembre 2013 19:51

                pour ceux qui sont qui sont pour, je propose qu’on leur mettent les tripes a l’air 15 jours. et tous les jours on leur proposera une TS assistée
                ce sera un libre choix : la mort ou la vie


                • Pepe de Bienvenida (alternatif) 19 décembre 2013 09:28

                  Commentaire profondément débile. Si c’est ce que vous appelez débattre, on comprend que le pays aille mal.


                • foufouille foufouille 19 décembre 2013 10:05

                  tu sauras au moins de quoi tu parles et pas juste un regard imaginaire


                • Pepe de Bienvenida (alternatif) 19 décembre 2013 10:12

                  Le cas de mon père était beaucoup moins imaginaire.


                • foufouille foufouille 19 décembre 2013 10:54

                  mais tu ne l’a pas vécu. moi si. et je peut t’assurer que quand on est presque mort, il est tentant d’accepter la fin avec un peu d« aide »

                  quand il y aura 10 000 morts comme en GB ?


                • Pepe de Bienvenida (alternatif) 19 décembre 2013 11:17

                  C’était ton choix. Respecte au moins celui des autres.


                • foufouille foufouille 19 décembre 2013 13:12

                  sauf que ce sera pas un choix. on te fera comprendre que c’est mieux de mourrir, que tu coutes cher, que tes chances de survie sont faibles, que tu seras indigne, etc


                • viva 18 décembre 2013 20:31

                  On va tous mourrir, mais on ne pas voir cet évènement de la même façon comme une personne sur le point de mourrir.


                  Tant qu’on est pas face à sa propre mort, il est facile de faire le fanfaron et de souhaiter ceci ou cela pour les autres, parce qu’on est pas en train de mourrir.
                  Qui vous dit que vous ne souhaiterez pas que ces quelques minutes, heures, jours ne soit pas un moment que vous aurez envi de passer avec vos proches ?

                  Evoquons le cas de la personne qui va devoir tuer à la chaine, ce que je sais c’est que cette personne sera soit un psychopate soit un individu qui se met psychiqument en danger. 

                  Il est aussi possible de faire comme dans un certain pays ou le cout est de 15000 euros l’assistance, tout de même !!!
                  Il y a une autre solution, une petite gélule que la personne peut se préparer de son vivant et avaler elle même au pire avec un peu d’aide. 

                  Je trouve terriblement égoïste et lache de ne pas le faire soi même mais par contre de demander à d’autre d’avoir à porter cela.
                  Derrière tout cela se xache tout de même des eugénistes, tout le monde sait comment cela finira.
                  On va comment par les mourrants qui souffrent, puis les simples mourrants, puis les très malades, puis les très vieux dépendants, puis les très vieux,.......les handicapées et puis et puis et puis, il aura un age limite.
                  C’est pourquoi il faut s’opposer avec force au suicide assisté, ce n’est pas un sujet anodin, il y a toute une littérature sur ce sujet et l’aspect idéologique n’est jamais absent dans ce débat.
                  Ceux qui font de la propagande la dessus n’ont pas tous pour ambition de limiter la souffrance loin de la.





                  • France Europe République Morice Bonaparte 18 décembre 2013 21:56

                    La vie n’a d’intérêt que si on peut en profiter... quelqu’un qui morfle le martyr et demande à abréger ses souffrances est dans son droit, point barre. 


                    • foufouille foufouille 19 décembre 2013 15:38

                      la vie est la vie
                      quand tu es mort c’est définitif


                    • heliogabale heliogabale 18 décembre 2013 22:23

                      Que devient Ariel Sharon ?

                      La question de l’euthanasie est liée au progrès de la médecine...

                      Qu’attend-on de la médecine ? Qu’elle améliore la santé de chacun...vivre plus longtemps en bonne santé est très certainement un bienfait.

                      Cependant, vivre plus longtemps en mauvaise santé n’est pas du tout un bienfait ; qu’une chimiothérapie augmente l’espérance de vie de six mois ou un an, ça me paraît tellement dérisoire et pathétique...

                      Allonger la vie par la souffrance, voilà une chose bien terrible...

                      C’est difficile à trancher...il me semble que c’est du ressort du patient et de lui seul...


                      • fredvd 19 décembre 2013 09:06

                        Je suis tout a fait d’accord avec vous. C’est une décision qui ne regarde que le patient et son médecin. La loi qui existe en Belgique ne sert qu’a baliser les différentes étapes qui conduisent à la décision final qui est du ressort de la personne mourante uniquement. Elle ne donne pas un droit à l’euthanasie, mais à une demande pour un éventuel acte d’euthanasie.

                        Le médecin n’a aucune obligation d’accepter le demande du patient.

                        Les rapports annuels de la commission « euthanasie » sont disponible via le site fédéral du gouvernement belge. Cette commission n’intervient pas dans la décision, comme aucun autre niveau de pouvoir, elle vérifie que les différentes étapes qui on conduit à l’acte d’euthanasie ont été respectés par le médecin, le dossier peut être transmis à la justice si ce n’est pas le cas. 


                      • bartneski bartneski 19 décembre 2013 08:52

                        mmmouais...

                        Ce qui est bien quand on est mort, c’est que ça, c’est fait.

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