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Accueil du site > Actualités > Santé > Après Médiator, la presse vante une utilisation détournée d’un (...)

Après Médiator, la presse vante une utilisation détournée d’un médicament...

Incorrigibles journalistes ! Les ravages du Médiator se dissipent progressivement de la conscience collective. Le système sanitaire nouveau est arrivé. Plus de prescriptions hors AMM ! Promis, juré, on a compris la leçon !
Et voici que la presse s'emballe pour un médicament qui aurait des propriétés extraordinaires... hors indication !

Tout commence par un article du Parisien : "Un relaxant bientôt testé contre l’alcoolisme", illustré par une photo du générique de Sanofi qui domine le marché des ventes de ce médicament. Autant le préciser tout de suite, contrairement aux apparences, il ne s'agit pas d'une publicité ! (Il est interdit en France de faire de la publicité pour un médicament nécessitant obligatoirement une ordonnance). Toute ressemblance etc.

"D’ici quelques mois, on saura enfin avec certitude si le baclofène, un simple cachet contre le torticolis commercialisé depuis 1975, peut stopper durablement l’alcoolisme chez ceux qui en sont atteints."


Le suspense était effectivement insoutenable pour ce médicament sorti tout juste un an avant le Mediator.

Cela fait des années qu’on attendait que cette étude soit lancée, se réjouit Sylvie, porte-parole de l’Association Baclofène, qui n’a aucun doute sur les résultats. (...) « A l’époque, il n’y avait pratiquement aucun médecin qui prescrivait du baclofène contre l’addiction à l’alcool. [NDLR : pourquoi l'aurait-il fait ?] Je suis donc allée m’en procurer en Espagne où une pharmacie sur deux le donnait sans ordonnance », se souvient cette informaticienne de la région toulousaine. (...) Cela fait maintenant trois ans que Sylvie est sobre et ceci sans aucun effet secondaire. « J’ai diminué les doses, [NDLR : pourquoi ? Effets secondaires ?] mais je continue à prendre le médicament », confie Sylvie, qui a depuis trouvé en France un médecin qui veut bien le lui prescrire.

Le genre de médecin qui devait prescrire du Médiator par camions entiers !

Dans l'article du Parisien, 3 phrases rabat-joie de l'AFSSAPS expliquent que ce médicament n'a pas d'indication dans le sevrage alcoolique.

Heureusement, de grands médecins viennent rassurer le lecteur :

Chef de service au groupe hospitalier Paul-Guiraud à Villejuif (Val-de-Marne), Renaud de Beaurepaire estime même qu’il serait « criminel de ne pas prescrire de baclofène aux alcooliques ». ...

Comme d'autres auraient pu trouver criminel de ne pas prescrire de Médiator pour faire perdre du poids...


Vient ensuite un article dans lequel le Professeur Lejoyeux rappelle ce qu'est l'addiction à l'alcool et met en garde contre les "pilules miracles" : il convient d'évaluer ce produit, et "il faudra toujours y associer une approche relationnelle et psychothérapique."

Un article donc curieusement très enthousiaste pour nous parler des propriétés encore non démontrées après 36 ans de commercialisation d'un médicament sur prescription médicale obligatoire. L'article est ponctué de quelques mises en garde qui rappellent celles qui s'affichent en tout petit sur les publicités à la télévision.

Le Parisien présente le baclofène comme "un simple cachet contre les torticolis". On ne pouvait pas trouver description plus rassurante. Le baclofène est un médicament indiqué dans les contractures musculaires en cas de sclérose en plaques, affections médullaires [=moelle épinière], et contractures d'origine cérébrale.

Il s'agit là d'une substance qui agit sur des récepteurs cérébraux. La notice du médicament attaque fort : le baclofène sera administré uniquement si le bénéfice est supérieur au risque.

Côté effets secondaires :

sédation, somnolence surtout en début de traitement, asthénie, dépression respiratoire, confusion, vertiges, céphalées, insomnie, état euphorique, dépression, ataxie, tremblements, hallucinations, sécheresse buccale, paresthésie, dysarthrie, dysgueusie, acouphène, hypotonie musculaire, hypothermie, troubles de l'accommodation, bradycardie, hypotension, nausées, vomissements, constipation, diarrhées, douleurs abdominales, anorexie, fonction hépatique anormale (augmentation des phosphatases alcalines et des transaminases), hyperhidrose, éruption cutanée, aggravation d'une dysurie préexistante.

Contrairement au Parisien, le Vidal n'a pas choisi de le présenter comme "un simple cachet contre les torticolis".

Et voici que la presse nationale va reprendre unanime et joyeuse ces informations pour nous annoncer qu'une étude va être conduite dans le sevrage de l'alcool ! Pénurie estivale de scoop ? A ce stade, aucune donnée validée ne permet de savoir si l'on peut ou non prescrire ce médicament chez des patients alcooliques. Et les résultats ne seront pas disponibles avant plusieurs années !

France-Soir : "Le Baclofène est-il un remède contre l'alcoolisme ?" :

"Du Baclofène, ce médicament des laboratoires Sanofi, on connaissait les effets relaxants, les comprimés étant notamment utilisés pour soigner les torticolis. Ce que l'on connaissait moins, c'était les apparents effets du médicament pour lutter contre l'alcoolisme. Sur les 100.000 consommateurs français de Baclofène, environ 10.000 l'utiliseraient pour soigner leur dépendance à l'alcool. Et la guérir.

Selon France-Soir, ce médicament permet de "guérir" la dépendance à l'alcool. Pourquoi donc faire des études et octroyer des AMM alors qu'il suffit de lire France-Soir ! Après de telles retombées, nul doute que le mésusage de ce médicament va flamber !

L'article s'achève par une mise en garde légale dont le ton monocorde contraste avec l'enthousiasme général de l'article : "L'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) est en revanche beaucoup plus réservée. L'agence vient de publier une mise en garde destinée aux utilisateurs du Baclofène et dans laquelle elle rappelle que le médicament n'a, pour l'heure, aucune autorisation de mise sur le marché pour soigner l'alcoolisme. "

France-Info se livre à un véritable travail d'investigation : "Une alcoolique témoigne : elle a commencé à prendre le relaxant il y a trois ans. Aujourd’hui : indifférence totale à l’alcool ! Pas même l’envie d’une gorgée de bière !". Un enthousiasme également modéré par la même mention légale :"Un médicament détourné, ça rappelle l’affaire du Médiator. On connait aujourd’hui les effets dramatiques de cet antidiabétique quand il est utilisé comme coupe faime. D’où la mise en garde publiée par l’agence du médicament, et cette étude scientifique pour tenter d’en savoir plus."

Europe 1 reprendra cet article au mot près, et à la faute d'orthographe près sur le mot "coupe faime" !

TF1 : "Chez cette ancienne alcoolique, sobre depuis trois ans, la prise du Baclofène a provoqué une "indifférence totale à l'alcool". Elle en consomme toujours aujourd'hui, grâce aux prescriptions d'un médecin convaincu des effets du médicament.

Et Yves Montuelle, dans l'Express de conclure en titrant directement : "Le baclofène est un outil contre l'alcoolisme"

Il affirme même : "Le baclofène fonctionnerait sur l'organisme comme un substitut. L'alcool agit comme un relaxant en venant se fixer sur certains récepteurs spécifiques du corps humain. Le médicament, un décontractant musculaire, se fixerait sur ces mêmes récepteurs. Différence de taille : il ne crée pas la dépendance, source de souffrance chez les alcooliques." (...) Parmi ces patients, Camille* a enchaîné les cures de désintoxication pendant six ans. Cette mère de deux enfants est alcoolique. Elle buvait en moyenne 2 à 3 litres de vin par jour. Cette infirmière, en congé maladie depuis près de quatre ans, a commencé à prendre du baclofène il y a trois mois. Au début son médecin lui a prescrit ce médicament à raison de 15 mg par jour avant d'augmenter progressivement les doses. "Jusqu'à 90 mg, le baclofène n'avait aucun effet, je continuais à boire", explique-t-elle. Mais depuis 8 semaines, elle en prend 100 mg par jour [NDLR : soit 10 comprimés par jour !!!], et se dit différente : "Je me sens détachée de l'alcool, je n'en ai plus besoin."

La mise en garde de l'AFSSAPS a cette fois complètement disparu.

Aucune donnée scientifique sur le sujet, une étude qui va simplement être lancée, une apparente sécurité d'emploi. Des professeurs qui trouvent criminel le fait de ne pas prescrire ce médicament alors qu'ils ne déclarent pas leurs conflits d'intérêts...

A quoi sert donc cet article du Parisien ?

Ce vieux médicament ne va-t-il pas comme par hasard être réévalué avec les autres cet été ?

Qu'est-ce que c'est que cette "Association Baclofène" qui vient tout juste d'être créée (08/05/2011), au moment où de nombreux médicaments doivent être réévalués ? Qui la finance ?

Comment un tel article peut-il être repris par tous les médias ? Quelle agence de communication a assuré ces retombées ?

A qui profite le crime ?


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42 réactions à cet article    


  • mick_038 mick_038 30 juillet 2011 02:51

    Les bonnes vieilles habitudes des fabricants d’armes chimiques...
    Sponsorised by Wouten Basson, Inc. & Monsanto


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 31 juillet 2011 04:13

      Je ne me suis pas encore fait une opinion sur le baclophene, mais j’ai une grande méfiance envers les auteurs de cet article. Il n’y a pas si longtemps, ils intervenaient sur ce site pour dénigrer les médicaments génériques 


       
      Aujourd’hui ils partent en guerre contre un produit peu couteux qui menace de remplacer des médicaments plus chers. 

      A cela s’ajoute la grande réticence de Agoravox, dont j’ai déja parlé, à publier des articles critiques des us et comportements de la médecine et des fabricants de médicaments.

      Les petits plaidoyers se faisant plus pressants de part et d’autres, les industries de la santé prenant une part croissante du revenu et le patient/client n’ayant pas l’expertise de juger, il me semble de plus en plus urgent que soit nationalisé le secteur pharmaceutique. Je souligne que c’est, avec le secteur financier, le seul secteur dont je souhaiterais la nationalisation.



      Pierre JC Allard



    • JL JL 31 juillet 2011 08:10

      Bjr PJCA,

      Vous dites : « Je souligne que c’est, avec le secteur financier, le seul secteur dont je souhaiterais la nationalisation »

      Vous n’auriez pas oublié le nucléaire ?


    • Valas Valas 31 juillet 2011 08:50

      @ Pierre JC Allard

      Vos propos sur les médicaments génériques me consternent, excés de naiveté de votre part ???

      Parce qu’il y en a des saloperies dans les génériques et ils ne sont vraiment pas efficaces comparés aux médicaments classiques, évidemment la molécule concernée étant déjà beaucoup moins concentrée dans ces génériques associée à une des adjuvants plus néfastes pour la santé.

      Les médecins aujourd’hui ne se plaignent plus, pourquoi ? Parce qu’ils ont petite part du gateau ! Et que grace aux génériques les patients reviennent beaucoup plus souvent voir les médecins, vu que ça ne marche pas !

      Dire que le gouvernement à tout mis en oeuvre pour réduire le déficit de la sécurité sociale, du beau foutage de gueule oui !


    • Spip Spip 31 juillet 2011 13:56

      Qui est naïf ?

      Ou avez-vous constaté (pas lu) que les génériques ne marchent pas et que la molécule y est plus diluée que dans le princeps ? Pour le Lioresal ou le Baclofène c’est 10 mg de la même substance, point-barre. Pour ma part, je suis sous ce produit depuis très longtemps, princeps d’abord puis le générique quand il est apparu : aucune différence thérapeutique, aucun effet secondaire nouveau.

      Néanmoins, si une différence était observée, le médecin a toute liberté pour revenir au princeps. LE GÉNÉRIQUE N’EST PAS OBLIGATOIRE.

      La réserve portant sur les adjuvants est commune à tous les médicaments, génériques ou pas. Elle est toujours signalée sur les notices et concerne souvent la présence de lactose (l’intolérance à ce produit étant une maladie héréditaire rare)

      Sur les effets secondaires : le signalement est obligatoire si 0,001 % des patients traités ont présenté un problème, même un simple doute. Alors, pas de panique !

      Si les médecins ont été encouragés à prescrire des génériques, c’était bien pour faire baisser le prix des princeps, dont les frais de recherche étaient amortis depuis longtemps et le prix maintenu artificiellement haut. Ca marche, puisque ma pharmacienne me délivre, de temps en temps, du Lioresal devenu parfois moins cher que le générique, suivant les livraisons...


    • Valas Valas 31 juillet 2011 15:39

      @ SPIP

      Votre « point-barre » ne correspond malheureusement pas à la réalité ! ce terme « point-barre » donne une intonation plutôt prétentieuse et très désagréable... Ne prenez pas n’importe qui de haut Spip !
      Concernant la discussion, la puissante industrie pharmaceutique privatisée s’enfonce encore plus dans le principe qu’il n’y a pas de petit profit !
      Concernant les produits génériques : D’un lot à l’autre les proportions peuvent changer et les solvants rajoutés sont d’autant plus néfastes qu’ils sont plus concentrés que les produits classiques ! Je ne parle même pas des placebos etc... Je suppose que vous savez vous aussi comment ça se passe concrètement en laboratoire pharmaceutique ? Si c’est le cas vous savez aussi bien que moi que les chiffres indiqués sur les petites étiquettes ne correspondent pas toujours à la réalité et c’est la raison pour laquelle ils sont moins chers !!! La puissante industrie pharmaceutique ne va pas non plus dévoiler la proportion détaillée des adjuvants rajoutés !
      Donc... J’ai du mal à suivre vos propos.... Point-barre !


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er août 2011 01:27

      @ JP


      Une nationalisation, dans une société qui veut reconnaitre les droits acquis, implique que les actifs d’un privé sont achetés à leur valeur actuelle. Je ne suis pas convaincu que ce soit aujourd’hui la bonne solution pour les biens du secteur du nucléaire dont l"État n’est pas déjà propriétaire

       PJCA

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er août 2011 01:37

      @ Valas


      « Parce qu’il y en a des saloperies dans les génériques et ils ne sont vraiment pas efficaces comparés aux médicaments classiques »  

      Il me semble raisonnable de penser que le fabricant d’un produit générique, qui n’a pas a se créer une réputation puisse être parfois plus laxiste. Je ne crois pas qu’une généralisation soit justifiée, mais je crois que le risquer est suffisant pour que je préconise la nationalisation du secteur et donc la fabrication de tout médicament sous le contrôle de l’État. Il s’y fait trop de bêtises et la tentation de tricher est trop forte.


      PJCA

    • robespierre55 robespierre55 30 juillet 2011 06:59

      Article partiel et partial renseignez-vous avant de condamner une molécule dont vous ne connaissez rien.
      http://www.forum-baclofene.fr/


      • robespierre55 robespierre55 30 juillet 2011 19:39

        Merci pour votre réaction éclairée et éclairante (de fait). Je connais assez bien les voies de signalisation passant par les protéines G hétérotrimériques donc en particulier celle des récepteurs de type GABA-B.

        Si les mécanismes intimes liés à ces voies de signalisation sont encore imparfaitement connus, il conviendrait que de rédacteurs prétendant expliquer l’utilité ou l’inutilité de telle ou telle molécule ait le savoir nécessaire à leur discours, ce qui n’est manifestement pas le cas ici.


      • robespierre55 robespierre55 30 juillet 2011 19:44

        Zut, c’est plein de fautes. désolé.

        Un bisou ?


      • robespierre55 robespierre55 31 juillet 2011 04:10

        Je suis encore plus moche en vrai.


      • YBaclo YBaclo 30 juillet 2011 12:00

        Bonjour,
        Merci pour cette revue de presse et surtout pour les bonnes questions que vous posez à la fin.

        Revue de presse : depuis le 28 juillet, j’en ai dénombré 38.
        Parmi celles que vous n’avez pas citées, je recommanderai particulièrement :
        Sciences et avenir   Le Point et Slate

        Vos questions : enfin celle auxquelles je peux répondre...
        Association Baclofène ?, association de malades et ex-malades, tous bénévoles, financée par ses adhérents, statuts, membres fondateurs, documentations, objectifs tout est transparent et est ici www.baclofene.org

        A qui profite le crime ? , poser la question c’est presque déjà donner la réponse...

        Pour le Médiator (puisque vous établissez le parallèle), c’était vendre un médicament qui rapportait de l’argent aux détriments des morts qu’il causait.

        Pour le Baclofène c’est l’inverse, c’est empêcher de vendre un médicament qui ne coûte rien pour ne pas faire de l’ombre à la poule aux œufs d’or que représente le traitement « traditionnel et rarement efficace » de l’alcoolisme.

        7 années de retard dans la mise en œuvre de la découverte du Pr Olivier Ameisen, c’est au minimum déjà 100 000 morts... Attendre des résultats « officiels » pour 2013 c’est combien de morts inutiles ?

        Cordialement,
        Yves BRASEY Vice-Président de l’Association Baclofène. www.baclofene.org et www.baclofene.com pour le forum d’entraide. 



        • lagabe 31 juillet 2011 09:09

          je suis depuis 18 ans un traitement par Liorésal (Baclofène) contre la spacisité et sans problème


        • LouisBaston 30 juillet 2011 12:39

          Bonjour,

          Votre article va un peu trop loin à mon goût. Déjà tout médicament commercialisé est fourni avec une notice où les effets secondaires sont légions.

          Vous ne parlez également pas de placebo tels que l’Aotal ou le Revia prescrits à outrance et qui sont d’une inefficacité totale Et qui eux proftient bel et bien au ’crime’.

          Cela aurait permis à votre article de gagner en crédibitilité en comparant les médicaments autorisés par l’AMM et le baclophène dans le cadre de l’alcoolisme...

          Mauvais article, pour une fois, vous vous trompez de cîble...


          • Clojea Clojea 30 juillet 2011 16:18

            Efficace ou pas, on est en droit aujourd’hui de se poser des questions sur les molécules en vente dans les pharmacies et fabriquées par les labos. En effet, il y a l’affaire Médiator, mais il y a eu d’autres affaires.Le Baclophène, je ne connais pas, mais cela me semble curieux qu’il y ait une molécule ayant vaincu la dépendance à l’alcool. Pourquoi pas, mais quels sont les effets secondaires réels....


            • YBaclo YBaclo 30 juillet 2011 17:03

              @ Clojea

              Pour être clair : en 40 ans d’utilisation par voie orale, le Baclofène a fait 0 mort, même à hautes doses, même lors de TS. La simple aspirine ne peut pas en dire autant...

              Même l’AFSSAPS est obligée de l’admettre http://www.baclofene.org/baclofene/cas-d%E2%80%99exposition-au-baclofene-donnees-des-centres-antipoison-et-de-toxicovigilance-2003-2007-082009/

              Concernant les effets secondaires, ils existent peu ou prou en fonction des personnes et comme pour tous les médicaments. Mais, d’une part ils sont passagers et réversibles, d’autre part ils sont ridicules en rapport aux ES résultants de l’absorption d’une bouteille de whisky ou autres...

              Cordialement,
              Yves Brasey www.baclofene.com&nbsp ;&nbsp ; www.baclofene.org
               


            • picpic 30 juillet 2011 16:30

              COOOL je vais pouvoir me laisser sombrer dans l’alcoolisme en toute tranquillité !


              • YBaclo YBaclo 30 juillet 2011 17:11

                @ Picpic

                Eh bien non ! justement.

                Sur l’ensemble de la population buvant de l’alcool, cette maladie en concerne environ 10 %, ceux que l’on montre du doigt en les traitant d’alcoolos...

                Grâce au baclofène, ils retrouvent leur libre arbitre et redeviennent des gens « normaux ». C’est à dire quelques verres (normes OMS) ou un rejet total.

                Yves

                 


              • picpic 30 juillet 2011 20:35

                Hmmm ?
                Donc, tapisser les journaux et prétendant qu’une molécule miracle peut vous guérir de l’alcool n’est pas un mauvais message envoyé à l’inconscient de certains buveurs ?
                C’est cela que je souligne, avec ironie.


              • eugène wermelinger eugène wermelinger 30 juillet 2011 19:38

                Allo, les pharmaciens : ce médicament est issu de quelle plante ?


                • cathy30 cathy30 30 juillet 2011 22:54

                  Si votre médecin vous refuse le baclofène, allez en voir un autre.
                  http://www.slate.fr/story/41807/alcoolisme-medicament-miracle-baclofene-interdit


                  • toto 30 juillet 2011 23:31
                    Effets indésirables ASPIRINE

                    Gastrite, douleurs abdominales, saignements du nez ou des gencives.
                    hémorragie du tube digestif : vomissements sanglants, selles noires, ou plus souvent pertes de sang imperceptibles, responsables de l’apparition progressive d’une anémie ;
                    accidents allergiques : urticaire, œdème, asthme.
                     surdosage : bourdonnements d’oreille, sensation de baisse de l’audition, maux de tête.


                    • toto 30 juillet 2011 23:41

                      tout est poison, rien est poison, ce n’est qu’une question de dosage...

                      toto en lien avec la pharmacie...sous baclo depuis 3 mois


                      • Spip Spip 31 juillet 2011 01:54

                        Article assez ahurissant.

                        - Concernant le Mediator, le fond du problème n’est pas une question d’AMM. Avec ou sans AMM, il a provoqué des valvulopathies mortelles !

                        - Le Baclofène maintenant : que des journalistes de la presse généraliste s’emballent, c’est leur problème (et le vôtre, si j’ai bien compris). Personnellement, quand je recherche de l’info médicale ce n’est pas là que je vais me fournir.

                        Ce que vous appelez ironiquement « suspense » n’est que le résultat d’atermoiements pour mener enfin des études aux doses efficaces pour l’alcoolisme, c.a.d. au delà de l’indication AMM qui ne concerne, pour le moment, que la visée myorelaxante.

                        La première tentative a été faite par un médecin, devenu alcoolique sévère, et dont le seul conflit d’intérêt personnel a été de se prendre lui-même comme cobaye en augmentant progressivement la dose... Depuis la parution de son expérience « Le dernier verre », le Professeur Olivier Ameisen est devenu la caution médicale (et morale) de ce mouvement qui réclame une évaluation menée dans les règles.

                        Il est reconnu par des gens comme : Jean Dausset, Prix Nobel de Médecine, le Pr Posner, fondateur de la neuro-oncologie, le rédacteur en chef de « Alcoohol and Alcoholism » Pr Chick, des publications du plus haut niveau comme Science. Invité à donner un cours aux Universités de Zürich, à Harvard, Colombia, etc. Pour finir, un mécène a donné un demi-million d’euros à l’Université d’ Amsterdam (Pr Wiers) pour financer un essai clinique qui a commencé début 2011. Sa motivation ? Il s’était débarrassé de son alcoolisme après avoir lu le bouquin d’Ameisen. Voilà le genre de personnes qui prennent position en risquant leurs noms, eux.

                        J’ai eu beau relire cet « article », il réussit l’exploit de ne pas citer une seule fois le Pr Ameisen dans cette histoire, (en psychologie c’est de l’ordre du déni) Il cite quand même Renaud de Beaurepaire mais pour une comparaison fielleuse, voire insultante « Comme d’autres auraient pu trouver criminel de ne pas prescrire de Médiator pour faire perdre du poids... »

                        - « Le genre de médecin qui devait prescrire du Médiator par camions entiers ! » Qu’en savent-ils ? En Droit, ça peut s’appeler de la diffamation publique.
                        - Le Pr Lejoyeux  : il ne fait que rappeler une évidence connue des thérapeutes face aux tenants (sponsorisés ?) du tout-médicament.

                        Quant aux questions finales, on pourrait facilement les retourner contre n’importe quelle molécule coûteuse sortie récemment. A la différence que le Baclofène, lui, est ancien, pas cher et c’est peut-être là l’explication : les labos n’ont aucun intérêt à une étude sur une molécule tombée dans le générique !

                        J’ai été intrigué par le ton agressif et, pour comprendre, je suis allé voir la fiche et j’ai été édifié :

                        « Nous sommes en conflit d’intérêt permanent avec tout le monde puisque nous sommes au cœur du système. Certains viennent de l’industrie, d’autres du milieu hospitalier. Vous comprendrez pourquoi nous ne tenons pas à nous dévoiler davantage ». Et comment qu’on comprend...

                        « Nous nous qualifions de lanceurs d’alerte ». Ça, c’est la meilleure de l’année !

                        « Le Canard Enchaîné ou Prescrire ne signent pas leurs articles. Ils n’apportent aucune preuve formelle de leur absence de conflits d’intérêts. Rien n’est vérifiable. » Le Canard signe ses articles, même si c’est souvent par initiales, tout ses lecteurs savent bien de qui il s’agit. Il publie ses comptes tous les ans. Tout comme Prescrire, il n’accepte aucune forme de publicité. Ils n’ont donc pas de mains à lécher en promettant qu’ils les mordront demain...

                        Au final, ce ne sont probablement pas des praticiens de l’addictologie, ça se ressent. Ils semblent complètement obnubilés par l’AMM, sorte de bouclier immuable (ce qu’elle n’est pas, heureusement) et protectrice (d’eux) en complément de leur courageux anonymat...


                        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er août 2011 02:00

                          @ Spip


                           Je suis assez d’accord avec vous que ceux qui prescrivent aujourd’hui du baclophène et n’ont pas prescrit « des camions de Mediator » devraient consulter un avocat pour connaître leurs droits . Pour parodier Desproges, « On peut accuser n’importe qui….mais pas de n’importe quoi » 


                          PJCA

                          • Vipère Vipère 31 juillet 2011 12:51

                            Bonjour à tous

                            Contributions intéressantes de la part des participants !

                            Et si le baclofène, à l’origine commercialisé sous le nom de liorésal (r) par les laboratoires Novartis, Irex et Mylan, contrecarrait fortement le lancement sur le marché de nouvelles molécules, produites par des Laboratoires conccurents ? 

                            Une pléthore de produits en cours d’investigation, afin de tester le traitement « des maladies alcooliques » tels que :

                            - acamprosate
                            - Naltexone
                            - disulfirame
                            - topiramate
                            - prazosine 

                            Des produits dont le résultat de l’étude clinique ne sera pas connu avant février 2011 pour certains et, plus tard pour d’autres.


                            • Sylvie Imbert sylvie31 1er août 2011 11:37

                              C’est exactement cela, le baclofène, générique et donc peu rentable, risque fort par son efficacité de contrecarrer tous les projets d’études de nouvelles molécules.

                              Voici quelques projets : http://www.baclofene.org/?p=1185 - Nalmefène, Topiramate, Ondansetron, Aripiprazole, GHB et les conflits d’intérêts déclarés par les auteurs de l’article :
                              F. PAILLE : a participé comme investigateur à l’étude ESENSE 2 (nalméfène) (Laboratoire Lundbeck)
                              H.J. AUBIN : Coordonateur pour la France de l’étude ESENSE 2 (Laboratoire Lundbeck).
                              Participation prévue à une étude européenne sur l’oxybate de sodium (laboratoire D&A pharma)

                              A ajouter à cette liste P. BATEL qui a participé à l’étude sur le nalmefène et curieusement a des résultats déplorables avec le baclofène !!

                              Quant à M. Lejoyeux, on peut se demander si en tant que président de la SFA il ne touche pas d’argent des laboratoires du Revia et de l’Aotal ..

                              Dernier point l’AFSSAPS s’apuie pour ses prises de décisions sur des experts dont les personnes citées ci dessus font partie. Cela explique peut être sa frilosité sur ce sujet.

                              Sylvie - Association BACLOFENE - www.baclofene.org

                              PS : je n’ai pas diminué le baclofène suite à des effets secondaires, je n’en ai quasiment pas eu, mais tout simplement parce que la dose de 40mg me suffit.


                            • Vipère Vipère 31 juillet 2011 13:26

                              A moins que Novartis, par des publications occultes « les auteurs de l’article se disent »au coeur du système" ne veuille tout simplement écarter du marché baclofène, une molécule dont le brevet est tombé dans le marché public, donc peu rentable, susceptible de conccurencer nalmefène, une nouvelle molécule produite, elle aussi par Novartis Pharma dont les ventes juteuses profitent au groupe pharmaceutique ! 

                              Donc une campagne de dénigrement dont la finalité viserait à protéger une nouvelle molécule au détriment d’une plus ancienne, une logique purement financière écartant totalement et le patient et les coûts de traitement à la charge de la collectivité.


                              • Spip Spip 31 juillet 2011 14:24

                                Pas mal vu !

                                Si le Baclofène semble avoir été simplement boudé par les milieux autorisés, le changement de ton, illustré par ce genre d’article, pourrait bien avoir une raison autre que le respect indépassable de l’AMM.

                                La réponse nous sera donnée par le prix du nalmefène quand il sortira...


                              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er août 2011 02:12

                                @ Vipere


                                Je crois que vous venez de mettre le doigt sur la plaie. Il faudra comparer les prix et les effets de balcophène et de nalmefène et d’être bien vigilant a une baisse d’efficacité de balcophene, à des ruptures de stock ou tout autre indice d’une collusion entre les fabricants. Dieu est absent, mais il nous a donné l’internet.

                                ( Les deux liens ci-dessous se suivent et se complètent)



                                Pierre JC Allard

                              • boutiamit boutiamit 31 juillet 2011 14:56

                                A l’auteur
                                Bonjour ; je voudrai compléter un peu votre article de mise en garde :

                                La molécule active du baclofène agit un peu comme un myorelaxant ; elle est essentiellement
                                prescrite pour ceux qui souffrent d’atteinte grave à la moëlle épinière (tétraplégiques, paraplégiques, hémiplégiques, etc... hélas).

                                Cette molécule est vitale pour ces affections ; elle calme les contractures (ou en « méd. », la spasticité, les fasciculations...), bref tout ce qui rend ces problèmes insupportables.

                                Son effet est le suivant, avec : mobilité et souplesse des articulations !
                                 sans : rigidité des membres affectés de façon médullaire, autonomie
                                impossible due aux contractures (mouvements réflexes très importants_ exemple, la jambe est prise de tressautements incontrôlables_ bref, l’enfer sur terre quoi !!!)

                                Ah oui, au fait, je suis paraplégique et je prend du baclofène à raison de 6 par jour depuis 7 ans.

                                La dose maxi pour nous (en cachet) est de 9 c/jour ; après il faut une intervention chir. pour poser une pompe à baclofène sous la peau, qui « délivre » telle ou telle quantité suivant un contrôle médical stricte !

                                Alors lorsque je lis que des personnes s’en avalent 10/jour pour ne plus picoler, là ça me fout les j’tons !!!

                                Quant aux « merdias » qui vantent les bienfaits de cet « anti adict. »en racontant n’importe quoi (express-tf1-france soir-figaro, etc...) soit le gratin de la presse sarkiste, dont le seul but est de marteler de la propagande pour le cac40, permettez moi de les mettre en doute !!!

                                Bref, si un labo « indépendant » (ça existe ça !) arrive à démontrer scientifiquement les bienfaits du baclofène pour les alcooliques, eh bien tant mieux ; en attendant s’il arrivait un problème
                                d’approvisionnement avec ce médoc, je vous raconte même pas le problème gravissime pour mes compagnons de malheur !

                                Et pas mal votre article !


                                • wesson wesson 31 juillet 2011 15:45

                                  Bonjour l’auteur, et plutôt en accord avec votre article.

                                  Tout en étant absolument pas spécialiste en santé, cette campagne sur le baclofène ressemble à s’y méprendre à une campagne de pub soigneusement orchestrée. La tonalité des articles vante effectivement le médicament miracle sans effets secondaires, et qui plus est indique qu’il fonctionne mieux lorsque administré à haute dose (à 9 par jour ça marche pas, et à 10 par jour, la lumière ... comme l’interrupteur)

                                  Cela rappelle des précédents : la grippe porcine, dont on sait maintenant la réalité, et la vaccination sur l’hépatite B, moins connue : Au nom de 1000 à 3000 hépatites B aiguës par an en France, on a vacciné 22 millions de personnes, ce faisant on a plus que doublé le nombre de sclérosé en plaques, soit 30000 personnes de plus dans toutes les tranches d’âge qui ont contracté cette maladie, normalement rarissime chez les jeunes, et qui laissera des séquelles lourdes et à vie.

                                  Le cas du médiator et du baclofène peuvent également être rapprochés par les caractéristiques des pathologies qu’ils sont censé soigner : L’obésité ou l’alcoolisme.

                                  Autant pour l’une que pour l’autre, ces maladies ont à mon sens des sources tenant bien plus à la société telle qu’elle est plutôt qu’a des causes purement médicales, ou génétiques. L’obésité n’a explosé que depuis que la France s’est couverte de fast-food et de bouffe industrielle toute prête. L’alcoolisme lui aussi en masse lors de l’industrialisation. Je dirai que pour chacune de ces 2 affections, c’est 95% des causes sociales, et 5% de cause médicale.

                                  C’est pourquoi, tant médiator que baclofène sont à mon sens que des « gadgets » dont l’efficacité ne saurait être importante tant les causes des pathologies peuvent être éloignés d’une explication purement médicale. Qui ne connait pas dans son entourage une personne qui s’est mis à boire suite à un dépit amoureux ?

                                  Qui plus est, tout cela me semble relever de la même grille d’analyse qui faisait penser dans les années 1960 que les électrochocs permettrait d’effacer la personnalité d’un malade, et que « l’on pourrait alors en inscrire une nouvelle sur cette page vide » (je ne fait que reprendre les termes qui furent employé à l’époque pour vanter cette méthode).


                                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er août 2011 02:28

                                    @ Wesson


                                     Bien sur on est dans la pub et l’enfumage. Mais qui est le héros et qui le vilain ? Je tend à avoir plus confiance au baclophène qu’a ceux qui le dénigrent et je crois que l’hypothèse de Vipère ci-dessus est proche de la vérité, mais attention : il peut y avoir des feintes et des rebondissements

                                    Plus le Système sent que la population se rebelle, plus il va devenir subtil au lieu de nous prendre pour acquis. L’amateurisme dans l’Affaire Libye est sans doute la dernière fois où le Système aura été si négligent. Il n’y aura plus de H1N1, c’était trop bête et plus de 911 qui était encore pire. Tout sera bien ficelé.


                                    Pierre JC Allard



                                  • pjf971 31 juillet 2011 16:53

                                    Pourquoi ils écrivent « Vin trop » « Winthrop » ??


                                    • Spip Spip 31 juillet 2011 18:13

                                      @ wesson

                                      Les campagnes de pub soigneusement orchestrées sont plutôt réservées à promouvoir des molécules qui ont en commun d’être : nouvelles, présentées comme le must de la recherche, très spécifiques à une affection et donc « normalement » chères au final. Le Baclofène ne répond à rien de tout ça et c’est peut-être son défaut... Donc, campagne de pub, ça m’étonnerait.

                                      Il n’y a pas de haute dose à proprement parler, mais la combinaison dose efficace et supportable. Pour l’alcoolisme, il faut dépasser les doses utilisées pour l’effet myorelaxant, sinon ça ne marche pas. A nouvelle indication, nouvelle posologie et le Baclofène n’a encore jamais tué personne, à ce jour.

                                      Régulièrement, des molécules connues sont retestées et, à cette occasion, il arrive qu’on leur trouve de nouvelles indications : ça n’a jamais créé de polémiques, à ma connaissance.

                                      Le rapprochement Mediator/Baclofène : en apparence seulement. Les demandeurs de ce dernier ne veulent pas d’une prescription « à la sauvette » mais réclament un essai thérapeutique dans les règles (double aveugle, etc.), seule façon d’y voir clair et de faire taire les controverses actuelles qui ont peu à voir avec une démarche scientifique.

                                      Si le Mediator avait été évalué de cette façon (hors son indication AMM qui le limitait au diabète, pas à faire maigrir) on aurait peut-être eu l’occasion de remettre en lumière ce risque important de valvulopathies mortelles, à terme et qui avait été masqué par le fabriquant.

                                      Si l’obésité et l’alcoolisme sont bien des faits de société, il n’empêche que quand ça arrive au stade de la pathologie déclarée, il faut soigner d’abord. Envisagerait-on de tenir un discours sociétal à des cancéreux parce que l’on commence à en connaître les causes environnementales ? (liées à l’activité humaine, pesticides, malbouffe, pollutions diverses,etc.)


                                      • boutiamit boutiamit 31 juillet 2011 18:51

                                        Ah oui au fait, j’allais oublier, comme j’en prend (du baclo.) depuis 7 ans et sans effets secondaires,
                                        vous pouvez y aller les gars (pas la peine de se prendre le chou) !

                                        Et en plus ça ne m’empêche pas de picoler de tant en tant (avec modération), alors...

                                        Pour les essais cliniques c’est déjà fait, j’ai des tas de potes en fauteuil à roulettes qui eux torchent sans modération ; eh ben y sont même pas malades, ni dégoutés, ni effets secondarisés !!

                                        Allez y je vous dis ; au pays le plus alcoolisé du monde nous ne craignons plus rien, nous avons le Médoc et son remède (le « médoc. »).

                                        A la bouteille et à la pharmacie, Citoyens !


                                        • kalon 31 juillet 2011 20:01

                                          En somme, on remplace l’addiction à l’alcool par l’addiction au bacloféne !
                                          il faudrait analyser els effets secondaires.

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