Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Santé > Autisme : la HAS sous pressions ?

Autisme : la HAS sous pressions ?

Le 6 mars prochain, lors d’une conférence de presse, la Haute Autorité de Santé doit rendre publique ses recommandations de prise en charge de l’autisme, au cours d’une conférence de presse. Cet évènement est très attendu depuis des années par les associations de familles, qui récusent l’approche psychanalytique majoritairement utilisée en France et demandent des prises en charge éducatives cognitivo-comportementales comme en Belgique ou en Espagne. Or, cette semaine, une partie de ces recommandations a « fuité » dans la presse, provoquant une levée de boucliers du milieu psychanalytique, et une forte inquiétude des associations.

 
L’enjeu est de taille (voir notre précédent article sur Agoravox). En effet, au vu de la version préliminaire émise en juillet 2011, il apparaît qu’enfin les prises en charge éducatives cognitivo-comportementales (ABA et TEACCH principalement), largement demandées par les familles et leurs associations, voient leur utilité et leur efficacité reconnue. C’est un soulagement qui se profile pour les familles d’autistes, car enfin on donne des arguments scientifiques qui étayent leurs demandes, souvent incomprises voire rejetées par les psychiatres ou les MDPH, en charge de compenser les coûts de ces prises en charge.
 
Mais la question va beaucoup plus loin : en effet, la HAS doit également recommander, ou ne pas recommander, les prises en charge actuellement les plus utilisées en France, d’inspiration psychanalytique. Ce type de prise en charge est rassemblé sous le vocable « psychothérapie institutionnelle » et est basé sur l’idée que l’autisme est une maladie du psychisme. On tente alors de le « soigner » en fonction des théories d’éminents psychanalystes, ce qui concrètement se traduit par une thérapie familiale, ou une psychothérapie de l’enfant, ou encore des « médiations thérapeutiques » tels l’atelier conte, l’atelier cheval, l’atelier poterie, l’atelier pataugeoire (dit aussi « flaque thérapeutique ») ou le très controversé « packing ».
 
Force est de constater la faiblesse voire carrément l’absence manifeste de preuves scientifiques de l’utilité et de l’efficacité éventuelle de ces thérapies, ainsi que la méconnaissance totale d’effets indésirables, en particulier en ce qui concerne le « packing ». Ce sujet est d’ailleurs actuellement débattu par l’Ordre des Médecins (une audience est prévue à Lille ce 16 février).
 
Par ailleurs le contexte est extrêmement tendu, l’autisme ayant été déclaré « Grande Cause Nationale 2012 », suite à quoi le Député Mr Daniel Fasquelle, président du groupe d’études sur l’autisme de l’Assemblée Nationale, a déposé un projet de loi visant à interdire les prises en charges psychanalytiques dans le cadre de l’autisme, puis plus récemment a interpellé les Présidents d’Université pour leur demander de faire cesser les formations psychanalytiques sur l’autisme, non-conformes aux connaissances scientifiques actuelles.
 
Les recommandations provisoires émises en juillet dernier ont fait l’objet d’une large consultation publique, à laquelle la plupart des associations de familles ont répondu (notre précédent article s’en faisant l’écho). Suite à cette consultation, la Haute Autorité de Santé devait effectuer une dernière synthèse puis publier les recommandations définitives lors d’une conférence de presse prévue le 6 mars prochain. Mais une fuite dans « Libération » est venue semer le trouble dans les esprits. Selon ce quotidien, dans lequel les psychanalystes tiennent fréquemment tribune, la dernière mouture des recommandations classerait les interventions psychanalytiques et la psychothérapie institutionnelle dans les « interventions non recommandées ou non consensuelles ». En clair, devant l’absence de preuve d’efficacité, ce type de prise en charge n’aurait aucune raison d’être recommandé pour les autistes – comme un emplâtre sur une jambe de bois en somme… Par ailleurs le packing serait montré du doigt, la Haute Autorité manifestant son « opposition formelle » à cette pratique.
 
Une mise au point a été aussitôt publiée par le Directeur Général de la HAS, qui indique que « le paragraphe sera certainement modifié, car la demande en a été faite, pour être "mieux contextualisé", en insistant sur le fait que "ce qui est non consensuel ne veut pas dire non recommandé". » Quant au packing, la HAS n’a ni la vocation ni le pouvoir d’interdire sa pratique, mais se déclare en effet opposée à son utilisation même dans les cas extrêmes et exceptionnels, ne le tolérant que dans le cadre d’un protocole de recherche.
 
Cette déclaration a aussitôt soulevé une grande inquiétude parmi les associations de parents. L’allusion à une demande de modification rappelle en effet l’épisode survenu en 2010, lorsque la HAS a émis son « Etat des Connaissances  » sur l’autisme. A cette époque, des manœuvres de dernière minute par certains représentants des psychiatres d’obédience psychanalytique avaient été conduites dans le but de maintenir la notion de « psychose infantile », et que conformément aux pratiques internationales on établisse enfin la nature neurodéveloppementale de l’autisme. Ces manœuvres avaient été dénoncées par voie de presse et contrées aussitôt par les associations de parents qui avaient exigé le maintien du texte d’origine ; au final un compromis acceptable avait été trouvé, le texte mentionnant « Les termes « psychose précoce » ou « psychose infantile » et « psychose infantile précoce » sont contestés en raison des difficultés d’interprétation qu’ils entraînent », le texte d’origine du rapport (avant l’intervention en coulisses) étant relégué dans une note de bas de page, parlant de termes « inappropriés car [entraînant] des confusions et des contresens entre psychose et TED. »
 
L’inquiétude des associations de parents n’a fait que grandir alors que l’article de Libération était repris très rapidement par l’ensemble de la presse écrite, puis radiophonique. On a ainsi pu entendre des attaques d’une grande virulence envers ce document de la HAS par des psychiatres psychanalystes habitués des médias, en particulier sur France Culture et France Inter. Le Parti Communiste a même pris position dans l’Humanité  !
 
Le très médiatique Pr Bernard Golse a pour sa part su occuper le terrain ; ainsi sur France 5 le 14 février, où il a pu exprimer son discours habituel, d’apparence consensuelle et bien connu des parents, cependant émaillé d’inexactitudes qui ne peuvent qu’être intentionnelles. Par exemple lorsqu’il énonce que « dans le domaine de l’autisme, toutes les méthodes d’approches qu’on a – cognitive, psycho comportementales, psycho-thérapeutiques, etc… Rien n’est validé. Il y a des choses en cours de validation mais rien n’est validé et pas plus de méthodes ABA que d’autres ». Cette phrase est erronée, la méthode ABA a démontré son efficacité, contrairement aux approches psychanalytiques, et c’est précisément pour cela que les recommandations provisoires de la HAS la recommandent, comme le font déjà depuis des années les recommandations des autres pays.
 
Dans la même intervention le Pr Golse déclare : « C’est un peu dommage que le rapport soit sorti avant l’heure car il était encore en cours de validation par les différentes instances professionnelles. J’aurais du mal à le signer s’il sort sous cette forme là. », puis un peu plus tard « ça ouvre une petite fenêtre de discussion pour retrouver des formulations qui satisfassent les uns et les autres ».
 
Pour les associations de parents, dont les principales ont participé elles aussi à l’élaboration des recommandations de la HAS, tout est clair : le texte ne leur convenant pas, et devant l’absence d’argument objectifs disponibles pour le contester, les psychanalystes auraient décidé de jouer leur va-tout en organisant la fuite dans « Libération » puis la tempête médiatique qui s’ensuit. Il s’agirait de faire pression sur le comité de pilotage des recommandations et sur la Direction de la HAS, tout en présentant, par la voix en apparence plus « modérée » du Pr Golse, une porte de sortie négociée (« retrouver des formulations qui satisfassent les uns et les autres »). Le tout sous la menace à peine voilée d’un refus de signer le document final.
 
Mais cette manoeuvre de la dernière chance dont on soupçonne les psychanalystes est à double tranchant. D’une part, ils ne sont pas les seuls à pouvoir refuser de signer ; les associations de familles ayant participé à l’élaboration du document sont également signataires, et leur refus de signer signifierait la continuation du scandale français actuel, dans lequel les familles se méfient des psychiatres et préfèrent fuir en Belgique ou bricoler une prise en charge ABA ou TEACCH par leurs propres moyens plutôt que confier leur enfant à l’hôpital de jour.
 
D’autre part un refus de signer par les psychanalystes officialiserait leur mise en marge des recommandations officielles, et donc leur opposition frontale aux parents des enfants qu’ils professent vouloir aider, ce qui serait pour le moins paradoxal.
 
On peut d’ailleurs s’interroger sur la teneur des propos du Pr Golse. Voila un médecin psychiatre, chef de service de pédopsychiatrie à l’hôpital Necker, en charge du diagnostic de nombre d’enfants porteurs d’autisme, et de surcroit membre du Conseil d’Administration du Centre Ressource Autisme d’Ile de France, qui déclare publiquement au sujet de l’autisme : « On parle d’un enfant sur 150, vous vous rendez compte, ce qui serait énorme. Mais on mélange tout, comme s’il y avait une épidémie d’autisme. (…) Tout cela est incohérent. » Ce faisant, le Pr Golse conteste frontalement les recommandations de diagnostic de la HAS, qu’il est censé appliquer dans son service, et qui ont été émises par la Fédération Française de Psychiatrie dont il est membre ! En son temps, Mr Chevènement avait déclaré, au sujet de son désaccord sur la Guerre du Golfe, « un Ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne » ; on peut se demander dès lors si le Pr Golse ne devrait pas prendre ses responsabilités et tirer les conséquences logique de son attitude de rejet des avancées scientifiques et médicales qu’il est chargé d’appliquer.
 
Au final, au milieu du champ de bataille qu’est devenue la question de l’autisme en France, en cette année de Grande Cause Nationale, le sort des autistes et de leurs familles reste pour l’instant suspendu aux discussions probablement animées qui ont lieu dans les bureaux de la HAS, et dans l’attente du dénouement le 6 mars prochain. L’espoir de tous est que la raison et l’objectivité scientifiques puissent prévaloir face à l’irrationnel de la doctrine psychanalytique, et que la France, après être passé de la préhistoire au moyen-âge dans ce domaine, puisse avancer de nouveau et rejoindre un jour prochain les autres nations développées qui utilisent depuis 30 ans le TEACCH et l’ABA après avoir depuis longtemps tourné le dos aux théories et pratiques psychanalytiques pour l’autisme.
 
La psychanalyse survivra à ces évènements quoi qu’il arrive. L’enjeu ici n’est pas le sort d’une idée ou d’une discipline, mais bien l’avenir d’êtres humains depuis trop longtemps maltraités par la volonté de préserver des théories obsolètes.

Moyenne des avis sur cet article :  4.38/5   (26 votes)




Réagissez à l'article

26 réactions à cet article    


  • olivier 16 février 2012 17:54

    Le journaliste de Libération n’a surement du avoir beaucoup de travail pour avoir son scoop, si on on se demande a qui profite le crime, il n’y a qu’a lire la presse partisane depuis le début de la semaine pour le comprendre.

    Poussé a bout, les tenants de la psychanalyse font jouer leur carnet d’adresse pour tenter par voie de presse de modifier les recommandations de la HAS. Il est quand meme stupéfiant de voire que c’est les 3 meme gourous qui sont interrogés par les journalistes. Il est tout aussi impréssionnant de voire comment ces 3 grands spécialistes qu’on imagine avec un agenda bien rempli, on réussit la prouesse en moins de 24h de se libérer pour faire le tour des radios, TV et autres médias.
    Dire que tout cela est largement prémédité serait risqué, donc je n’oserai meme pas l’insinuer.
    Il est tout aussi impressionnant de voire a quel point les journalistes leurs servent la soupe sans la moindre investigation mais bon, je dois être atteint du syndrome « big brother est partout »
    il faut dire qu’il n’y a jamais eu de rapport de l’inserm enterré surtout pas en 2004, demandez Douste-Blazy, il n’y a jamais eu de pression pour le titre de psychothérapeute, ni meme de modifications du socle des connaissances sur l’autisme en coulisse a la dernière minute.

    Si jamais un journaliste, un vrai, voulais bien enquêter sur une escroquerie et un fonctionnement sectaire, je pense qu’il n’aurait pas a franchir les limites du microcosme psychanalo-journalistique parisien

    • iwjcg iwjcg 20 février 2012 17:22

      Soyons precis : ces gens Delion en tète devraient être en prison pour maltraitance grave de personnes en situation de vulnérabilité ! Parent d’un Autiste j’ai assisté a leurs agissements ,aux pression qu’ils infligent aux parents dans la peine ,ces boureaux sont de grands lâches. Ce n’est pas la psychanalyse qui est en causes mais ces individus arrivistes et sans scrupules...


    • modesto modesto 16 février 2012 19:28

      La réaction du parti communiste est sans surprise et confirme ce que j’avançais dans mon article d’hier ! [lire icihttp://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=110304]

      pourquoi un tel aveuglement chez les intellectuels de gauche ?
      j’avoue ne pas bien comprendre... peut-être une des dernières « vérités » issues des années 68, de cette idéologie que « l’on » a du mal à abandonner dans un monde où les idées actuelles sont parfois déroutantes ?... une difficulté à « penser la complexité » ?..
      même si l’initiative du député de droite et de la HAS peuvent être jugée brutales dans leur forme, elles n’en sont pas moins salutaires et sans doute nécessaire pour sortir de l’idéologie et regarder les choses avec toute l’objectivité due à une cause médicale sérieuse, et souffrant pas l’expérimentation.
       que diraient les intellectuels communistes si un médecin, voulant soigner un de leurs proches, affirmait sans rire, qu’il a bien le droit de penser différemment de tous ses collègues, au nom d’une certaine liberté de penser ?...

      • mag2 mag2 16 février 2012 19:59

        quelqu’un pourrait me dire ou on peut trouver les resultats sur la validité de telle ou telle pratique ?

        Par ailleurs Mr Golse dit en gros « on marche main dans la main avec les parents »

         

        hum....combien de parents sont

         - plutot daccord ?

        - plutot pas daccord ?

         

        on fait un sondage ?

         

         


        • tiloo87 tiloo87 17 février 2012 11:14

          Pour l’auteur, il n’y a que divine unanimité : tout ce qui commence par « psy » est diabolique, doit être purifié par le feu, annihilé, interdit même de citer.
          Ces personnes s’en remettent aveuglément à la médecine des laboratoires, celle des auto-proclamés « scientifiques » (tous les contradicteurs étant donc des « charlatans »), qui, le nez sur leur microscope ignorent superbement la cohérence du monde qui les entoure, mais qui déculpabilisent totalement les parents, et ça semble le plus important...
          ...quand aux enfants : ils sont entre les mains de « scientifiques », donc tout va pour leur mieux.
          Qu’importe les résultats obtenus (et merveilleusement décrits) par Bettelheim, ils ne veulent même pas en entendre parler, ni connaitre l’histoire de ces enfants dont les progrès décrits au quotidien sont la preuve que tout n’est pas à jeter dans la théorie psychanalytique.


        • Lorelei Lorelei 19 février 2012 15:42
          Prémisses : de l’eugénisme à l’euthanasie étatique : l’hygiène raciale

          L’eugénisme (Eugenik) ou « hygiène raciale » (Rassenhygiene)
          Une autre problématique : l’euthanasie
          Eugénisme et euthanasie des nouveau-nés infirmes
          La psychiatrie au service du projet hitlérien
          L’engagement des psychiatres, biologistes et médecins au coté du pouvoir

          Sidney Gottlieb (3 août 1918  7 mars 1999) était un psychiatre militaire et chimiste de l’armée des États-Unis d’Amérique connu pour avoir été responsable de programmes de recherches sur les possibilités de contrôle mental à la CIA, dont MKULTRA.

          Il est né dans le Bronx et son nom était Joseph Scheider. Il soutint un doctorat en chimie au California Institute of Technology. Il était bègueet obtint une maîtrise en orthophonie. Il avait un pied-bot et pratiqua la danse folklorique toute sa vie.

          Il rejoint la CIA en 1951. En tant qu’expert des poisons, il dirigea la branche chimie des services techniques (TSS). Il fut surnommé le « Sorcier Noir » ou le « Sale Escroc ». Il supervisa la préparation de poisons mortels et des expériences de contrôle mental.


        • Lorelei Lorelei 19 février 2012 15:44

          http://antidepresseurs.canalblog.com/

          Violence, meurtres et suicides...

          Depuis quelques années, la polémique autour des antidépresseurs continue. Mais ce qu’on nous cache en réalité, c’est que les antidépresseurs sont des psychotropes, que leur composition chimique est semblable aux drogues dures, et qu’au même titre que celles-ci, ils peuvent provoquer de l’angoisse, de l’anxiété, des hallucinations, des cauchemars, de l’insomnie, la dépression… et notamment le syndrome sérotoninergique Dans certains cas ils peuvent mener à une tendance à s’isoler et à développer un comportement agressif à l’égard d’autrui … et déclencher l’apparition d’idées suicidaires et/ou homicidaires. Combiné avec la désinhibition, et à l’akathisie (voir ci-dessous) ils peuvent favoriser le passage à l’acte en « désinhibant la peur » (Les anxiolitiques favorisent le passage à l’acte)

          ES MÉDICAMENTS PSYCHIATRIQUES :
          traitement ou charlatanisme ?

          par Lawrence Stevens, J.D.

          (Traduit de l’anglais par Denis Masse B.Sc.A. L’usage du genre masculin n’a pour but que d’alléger le texte et n’implique aucune discrimination)

          Les médicaments psychiatriques ne valent rien, et la plupart sont dangereux. Plusieurs causent des dommages permanents au cerveau, aux doses habituellement utilisées. Ces médicaments ainsi que la profession qui défend leur utilisation sont dangereux pour votre santé. 
           

          LES ANTIDÉPRESSEURS
          Le manuel : “The Comprehensive Textbook of Psychiatry/IV”, publié en 1985, dit “Les médicaments de la famille des tri-cycliques sont les antidépresseurs les plus efficaces  (Williams & Wilkins, p. 1520). Mais dans son livre : 
           Overcoming Depression (Vaincre la dépression), publié en 1981,  le Dr. Andrew Stanway, un médecin britannique, dit “Si les antidépresseurs étaient réellement aussi efficaces qu’on nous le fait croire, les taux d’admission dans les hôpitaux pour dépression auraient sûrement diminué depuis les vingt ans qu’ils sont disponibles. Hélas cela n’est pas arrivé. … Plusieurs études ont trouvés que les tri-cycliques sont à peine plus efficaces que des placebos et certaines ont même trouvé qu’ils n’étaient pas aussi efficaces que des comprimés bidons” (Hamlyn Publishing Group, Ltd., p. 159-160). Dans son manuel Electroconvulsive Therapy ( La thérapie par électrochocs ), Richard Abrams, M.D., Professeur de psychiatrie à l’École de médecine de Chicago, explique la raison pour la réédition en 1988, de son livre publié 6 ans auparavant : “Durant ces 6 années l’intérêt pour les électrochocs s’est grandement accru”. .

          vous parliez du fait que l’auteur considere cette pseudo science comme criminel, hé bien il a raison toute son histoire le prouve


        • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 16 février 2012 21:14

          Votre combat est légitime.
          Il faut que ça change, en effet !
          Espérons que l’HAS sera claire.
          Marre des consensus mous qui sont autant de pactes de non agression entre grosses légumes qui se font toujours au détriment de vérités bonnes à dire et donc, des usagers.


          • jean29 16 février 2012 22:10

            "Les hommes politiques sont persuadés qu’un enfant sur 150 est concerné. C’est une hérésie. On obtient ce chiffre en additionnant tous les troubles envahissants du développement. En réalité, il y en a un sur 2 500, voire sur 5 000. Mais une famille sur 150, cela devient un enjeu électoral.« 

            Déclaration de Bernard Golse dans »Ouest-France" du 14 février 2012.  smiley


            • chanel 17 février 2012 10:27

              Incroyable !!
              Les hommes poltiques sont assez crétins pour reprendre les donnnées du Socle des Connaissances de la HAS, difficilement paru en 2010 !!
              quels ignares !! et quels menteurs !!
              Heureusement que lui, chef de service de pédo-psychiatrie et professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent ne répand ce genre de sornettes dans ses enseignements. Lui il dit la VERITE aux parents et à ses étudiants :
              « 10 à 15% des mères vivent un blues périnatal : c’est énorme, un problème de santé publique essentiel qui impose la présence de tiers. Les enfants confrontés à ces problèmes se retrouvent masivement dans les consultations de pédo-psychiatrie [...]Quand on parle des bébés à risque, c’est important pour les enfants autistes ou psychotiques de repèrer très tôt les risques d’enfermement dans des impasses [...]Dans la 1° année, l’essentiel est de repèrer les bébés qui ont besoin de nous ; critère très pratique, plus important que de savoir s’il y a risque de psychose, d ’autisme, de dysharmonie ou de déficit » ( http://www.philippefabry.eu/formation.php?f=107)

              Et je rejoins tout à fait Olivier : comment un homme qui a tant de fonctions importantes a-t-il pus être sur le pied de guere dès la 1ère heure pour expliquer à son copain journaliste de Libé tout ce que lui et compères avaient à perdre dans l’affaire, être sur France Inter à 7 h du matin, sur journal de la santé de la 5 à 14 h (entre autres médias)... ? S’il n’est pas responsable lui-même de cette fuite, et s’il n’a pas préparé ses interventions bien en amont avec des médias acquis à sa cause, c’est qu’il est ubiquitaire ? Car on sait combien ses très hautes et très nombreuses fonctions et activités lui laissent le loisir de faire de l’entrisme partout où son influence peut jouer : du ministère de la Santé, à la municipalité de Paris, ... et pourquoi pas la HAS en marge de ses comités.


            • tiloo87 tiloo87 17 février 2012 09:14

              Vous menez une croisade obscurantiste, mais bien dans l’air du temps, hélas !


              • EgaliTED EgaliTED 17 février 2012 11:08

                L’obscurantisme c’est de se référer à des doctrines qui ont fait la démonstration de leur échec et à des imposteurs comme Bettelheim. Se baser sur les avancées scientifiques mesurables, et sur les résultats incontestables obtenus à l’étranger, c’est lutter contre l’obscurantisme.

                C’est le but d’Egalited. Vous ne nous empêcherez pas de sauver nos enfants, contre tous les lobbys qu’il faudra.

                • appoline appoline 17 février 2012 14:50

                  Il faut comprendre que le milieu de la santé publique n’échappe pas à la pourriture. L’autisme ne se « répare » et telle ou telle thérapie, soulagera peut-être certaines peurs chez l’autiste mais pas plus. Ils installeront quelques rituels qui soulageront plus les parents que l’enfant mais pas plus. Beaucoup de parents voudraient croire que l’enfant pourra vivre une vie « normale » mais il en est rien. Ce qui est bien réel, c’est le fric que se font certains, des bons à rien qui spéculent sur la douleur de l’entourage, faisant miroiter quelques faux espoirs, une honte, sachant que les parents ont tellement envie d’y croire, ils traînent leur culpabilité comme un boulet, prêt à sauter sur une thérapie miracle qui rendra leur enfant heureux, adapté, dans le rail. Ils se font un sang d’encre en pensant aux années futures, quand ils seront vieux, qu’ils disparaîtrons. Alors les requins de la santé nantis d’un cerveau donc ils ne connaissent peut-être que le dixième et un ego surdimensionné disent que eux détiennent la solution, que l’autisme n’est presque pas une fatalité, que maintenant des structures existes avec des traitement adaptés. Quelle conneries, pour beaucoup ils finiront en psychiatrie, les centres qui leur sont réservés, n’étant que des copies juste un peu plus confortable, le cerveau de ses patients est irréparable mais peu l’ont assimilé.


                  • tiloo87 tiloo87 17 février 2012 15:02

                    Je ne sais pas quel camp vous défendez (s’il en est un) , mais je suis en accord avec ce que vous dites


                    • EgaliTED EgaliTED 17 février 2012 15:25

                      @Appoline


                      A 4 ans Temple Grandin ne disait pas un mot et sa mère était désespérée. Elle avait des réactions imprévisibles et des troubles du comportement. Elle a consulté un psychiatre (et même plusieurs) nourris à Bettelheim, cher au coeur de Tiloo87. Qui lui ont tenu le discours attendu selon lequel sa fille était psychotique à cause d’elle et que, comme vous le dites, Appoline, elle finirait en centre spécialisé toute sa vie.

                      Sa mère, refusant tant l’explication que le pronostic, s’est battue pour aider sa fille à surmonter son autisme. Elle lui a appris à parler. Elle l’a mise à l’école. Elle l’a aidé de son mieux et avec tout son amour. Et Temple Grandin est devenue une adulte autonome, heureuse, qui pratique un métier qu’elle aime.

                      Le cerveau n’est pas irréparable. Dans la petite enfance la plasticité cérébrale permet justement de surmonter bien des problèmes. Et figurez vous que même à l’age adulte on arrive à faire progresser des autistes pas ou mal diagnostiqués. Ca, on le sait depuis longtemps aux USA, en Espagne ou ailleurs. Mais en France, on pense l’inverse. Pourquoi ? Parce que tout simplement les psychiatres psychanalystes français savent très bien qu’ils sont incapables d’aider les autistes, et ils préfèrent croire et dire que c’est de la faute des autistes plutot qu’avouer leur incompétence.

                      • tiloo87 tiloo87 17 février 2012 16:52

                        Je peux vous rejoindre sur l’éventuelle incompétences de certains (voire beaucoup) de psychanalystes français, mais pas sur la remise en cause des résultats réellement obtenus par B.B., indépendamment de son discours « culpabilisant » (et donc contre productif).

                        Pour ma part, je ne trouve pas culpabilisant de dire que qu’un évènement ayant pour origine la mère (ou un élément extérieur, ou plus rarement le père) peut avoir déclenché le repli sur soi : ce serait comme culpabiliser d’avoir un enfant asthmatique ou atteint d’une maladie génétique.

                        Je comprend aussi que pour les parents, et surtout la mère, l’auto-culpabilisation est déjà hypertrophiée et ne permet plus de regarder sereinement la réalité, ou de supporter la moindre allusion à sa possible implication dans le processus. Cette culpabilisation est destructrice pour tout le monde (à la décharge de B.B., il a eu affaire à quelques parents qui, au nom de principes religieux ou moraux, détruisaient consciencieusement en un week-end plusieurs semaines de travail de toute une équipe)

                        A ma connaissance, personne n’a plus les moyens, humains et surtout financiers, de reproduire le milieu adapté à la reconstruction de soi qu’était l’école orthogénique.

                        Je répète qu’il existe un point de vue cohérent qui prend en compte les résultats tangibles obtenus par B.B. et ne renie aucune des avancées génétiques ou biochimiques qui doivent être vues non comme exclusives, mais complémentaires : un faisceau de causes multiples déclenchant la réaction de « mise en retrait ».


                        • EgaliTED EgaliTED 17 février 2012 18:43

                          Ce « point de vue » est peut-être cohérent mais il n’est que cela : une hypothèse, un point de vue. Qu’aucune preuve n’est jamais venue étayer. A l’inverse, le « point de vue » du trouble neurodéveloppemental a été maintes fois étayé par des recherches scientifiques de plus en plus concluantes.


                          Donc continuez à défendre ce « point de vue », de même que d’autres défendent celui de la création de l’Univers par Dieu en une semaine il y a 4000 ans, ou encore que la Terre est au centre de l’Univers.

                          Je vous signale à toutes fins utiles que désormais les Américains ont choisi de délaisser l’école orthogénique de Bettelheim pour lui préférer la Division Teacch d’Eric Schopler. Il y a probablement de bonnes raisons à cela. Mais rien ne vous empêche de conserver vos oeillères.

                        • Lorelei Lorelei 19 février 2012 15:45

                          il existe une autre solution, a priori on parle de cellule souche, d’dn, hé bien au vu des dernieres découvertes scientifique ça serait plus logique, d’aller dans cette direction...


                        • easy easy 17 février 2012 18:15


                          Je vais sortir du cadre de l’autisme pour parler d’une problématique plus large


                          Comme je n’apprécie pas qu’un chirurgien se contente de dire à un patient au tibia éclaté « Essayez de vous rappeler comment ça s’est produit », je suis pro comportementaliste.

                          J’en ferais mon métier, je m’efforcerais de découvrir les comportements, comment on les éduque et ce qu’ils produisent à leur tour comme effet. Et j’interviendrais très tôt dans la mise en place des relations familiales.
                          Je me dirais aussi que dans le domaine psy, le seul fait d’intervenir sur un patient produit un effet sur lui et il ne lui est pas automatiquement bénéfique.

                           

                          Laissons de côté le coût pécuniaire et imaginons un contexte où dès la naissance, un enfant et ses parents seraient suivis par un parrain assermenté. Disons qu’il viendrait chaque semaine prendre le thé dans la famille, pendant une heure. Disons comme le ferait une copine de quartier dotée d’une belle expérience éducative.
                          « Oh dis-donc, c’est quoi cette nouvelle couche, c’est bien pratique ça ! »
                          « Comment tenir ton bébé ? Bah, moi je fais comme ça, je lui soutiens la tête et je l’incline »
                          « De l’eau ? Ohhf oui, je lui en donne un biberon quand il fait chaud »

                          Dans ces conditions, mettons qu’un jour, l’enfant présente des signes de problème psychologique. Que se passe-t-il alors ? Et bien c’est toute l’équipe parents+parrain assermenté qui doit se creuser la tête. C’est la famille+la nation qui doivent s’interroger ensemble sur quoi faire.

                          Non seulement ça éviterait tous les cas de déviances parentales mais ça éviterait les ineffables et totalement improductives culpabilisations parentales. Autant ajouter que la présence très proche de ce parrain national régulerait aussi les relations entre les parents.

                           


                          La situation actuelle n’est pas celle-là. Il existe certes une part de suivi pédopsychiatrique mais il est si distant du milieu familial qu’il n’est que théoriste. Le pédopsy ne voit l’enfant qu’une fois tous les 36 du mois et ça se passe dans son cabinet alors que si problème de comportement il y a, il ne se produit qu’à la maison. J’estime que c’est carrément exprès que les pédopsys ne mettent pas les pieds dans les foyers. Il leur est infiniment plus facile de s’exonérer ainsi de toute responsabilité en posant qu’ils tablent sur un comportement familial correct en sachant pourtant in petto qu’il y a de forts risques qu’il ne le soit pas tout à fait.

                          Alors que les parents sont immédiatement criminalisés en cas d’anomalie psy, ils n’ont pas le réflexe amont consistant à réclamer cette rencontre hebdomanaire et chez eux avec un parrain national. Ils préfèrent élever à leur manière. Ils préfèrent préserver le secret de leur méthode. Et c’est pourtant cette attitude trop privative qui va s’avérer très culpabilisante quand, une fois un problème devenu saillant, la nation va tout leur mettre sur le dos.

                           


                          Edwige Antier a tenté de faire un travail relativement comportementaliste et relativement amont puisque tous les matins, à la radio, elle expliquait comment tenir son bébé, comment l’habiller, comment lui parler.
                          Mais là encore, là plus que jamais, cette entreprise était fondée sur le postulat que les parents auditeurs sont déjà des parents attentifs et soigneux. Partant de là, en dépit de sa voix doucereuse quotidienne, s’il survenait un problème dans une famille, cette psy ne se voyait en rien responsable et était donc tentée de balancer sur les parents. Elle n’est en rien responsable alors, surtout parce qu’impuissante à réparer, elle balance, au moins implicitement, sur les parents.

                          Se sentir co responsable d’un dégât ou se sentir en rien responsable change complètement l’attitude qui au lieu d’être solidaire, passe accusatrice.

                          Une fois que l’enfant démontre un problème, les parents sont effondrés et ont besoin de solidarité nationale, pas d’être accablés de reproches, implicites ou explicites.


                          Alors qu’Edwige Antier était allée dans la direction du comportementalisme amont en prodiguant des conseils médiatisés, elle s’est arrétée en chemin en restant trop campée sur un trône d’autorité. Ce n’est pas en donnant des conseils à distance depuis un trône qu’on se montre solidaire. Pour le meilleur certainement mais pour le pire certainement pas.
                          Elle (et les psys médiatiques) s’était placée dans une position telle que s’il y avait des lauriers à prendre ils allaient à elle mais s’il y avait des reproches à prendre, elle en était épargnée.

                          Ce détail se voit dans ce qu’elle a écrit à la suite du procès intenté contre elle ou son association pour détournement de fonds. Voici ce qu’elle a écrit à son auditoire habituel

                           

                          «  »«  »«  »Chers amis, chères amies, Chers parents,
                          Vous avez tous entendu le verdict à mon encontre. Il est important que chacun sache que je n’ai rien à me reprocher, heureusement pour tous les enfants et leurs parents qui me font confiance, je n’ai jamais détourné 1€ d’une association.
                          Aujourd’hui, je suis en instance de divorce et donc je me bats seule pour rétablir la vérité.
                          Je fais appel car je ne laisserai jamais salir mon honneur après 35 ans de vie au service des enfants et de leur cause. Au nom des femmes qui se battent tous les jours pour leur dignité, je veux donner l’exemple du courage dans l’épreuve pour se faire respecter. Mon nom de pédiatre ne sera pas sali. Les enfants ont besoin de penser qu’il existe des adultes référents qui les protègent, et je suis l’un d’eux. Edwige Antier.«  »«  »«  »

                          A en croire cette dernière phrase, elle se sera toujours posées, au moins implicitement et en tous cas explicitement ici, en parent référent

                          Qu’est donc un parent référent ?
                          N’est-ce pas un parent de référence donc un parent insoupçonnable et parfaitement bénéfique à l’enfant ?
                          N’est-ce pas un parent doté d’un statut d’inexpugnabilité, contrairement aux parents ordinaires qui peuvent du jour au lendemain être traités de parents indignes ?

                          Pour autant que sa prétention à être une mère parfaite ait transpiré pendant 20 ans dans les médias qui portaient sa parole, ça fait 20 ans que des parents se sentent infériorisés par elle. Et qu’ils sont alors d’autant plus vulnérables à la sape de l’auto culpabilisation


                          C’est pour cette raison que j’ai proposé, dans mon schéma initial, que le parrain DPLG qui vient prendre le thé chaque semaine, ne soit certifié par l’Etat que pour sa technicité non pour sa moralité. Ce point est très important vis-à-vis des autres parents tellement vulnérables à une accusation de mauvaise moralité. Nous acceptons tous manquer de technicité, y compris comportementale mais pas de moralité.

                          C’est pour cela que j’ai proposé qu’il papote avec les parents, chez eux, sur un ton de technicien non de moraliste. Et son statut indiquera sa responsabilité technique dans son suivi technique, comportementaliste. Il sera comportementalement co-responsable avec les parents


                          J’ai dit plus haut que la présence soutenue d’un parrain DPLG aiderait aussi à réguler les relations entre parents. Le cas Edwige Antier nous prouve qu’elle aurait eu besoin elle aussi, de cette présence puisque globalement, à la croire, son mari aurait détourné les fonds à son insu.
                          Il y aurait donc eu un défaut de communication entre eux ou alors elle n’aurait rien vu des troubles de son mari.

                          Déjà un parent lambda aurait besoin de cette présence très participative et systématisée, obligatoire, d’un parrain DPLG pour s’éviter des départs en vrille avec son conjoint. Mais un parent qui en vient à s’autoproclamer parent modèle est forcément aveuglé par son autorité et sa supériorité totale, technique et morale. Il aurait plus que d’autres ou en tous cas autant que d’autres besoin d’un parrain DPLG pour le recadrer.

                           

                           

                          Si notre société ne jetait pas aux chiens les parents ayant un enfant qui part en vrille, ce parrainage étatique serait inutile. Il se produirait chaque jour mille expériences éducatives dans les maisons et nous ferions avec l’hétérogénéité qui en résulterait.
                          Or notre société est hyper répressive contre les parents et en tant que parents.
                          Sans jamais dire exactement comment un parent doit laver ou embrasser son enfant, elle l’attend à la sortie et si l’enfant est de travers, elle va hurler à l’anormalité éducative. Elle ne dit pas la norme éducative mais punit très sévèrement tout résultat anormal.

                          Il faut donc choisir entre la relaxation systématique des parents parce qu’on le les aura pas formés
                          Ou les former à une norme, les accompagner de très près et se montrer techniquement solidaires d’eux en cas d’accident avant la majorité de l’enfant


                          Si c’est cette seconde solution qui est adoptée, les psychanalystes qui ont pour réflexe de renvoyer leur impuissance à réparer vers la culpabilisation des parents, devront effectuer un virage en posant que les désordres de leurs patients ont pour cause un défaut national, un défaut du système entier.
                          Comme ça ne leur sera pas aussi facile que d’accuser leur cible favorite que sont les parents dans la brume d’un passé inaccessible et dont on peut tout faire dire, ils devront forcément se concentrer sur les solutions, sur les remèdes, sur des expériences à tenter en direction du futur.
                          Ils passeront comportementalistes de la réparation. « Pour sortir de cette angoisse, essayons le comportement suivant... »
                          Et ils conduiront cette entreprise de réparation de concert avec tous les acteurs de la vie de l’enfant, même devenu adulte, à savoir ses parents, le parrain national et la nation. Fin des mises en quarantaine des parents.


                          Un garagiste répare notre voiture accidentée sans nous bassiner des causes, sans nous culpabiliser, sans nous faire perdre confiance, sans nous humilier. Il serait grand temps que les psys commencent à en faire autant.

                           


                          • Pierreb 18 février 2012 00:38

                            Chères lectrices, chers lecteurs, veuillez trouver ci-dessous le lien en faveur d’une pétition pour une approche clinique et éthique de l’autisme à partir de la psychanalyse : http://www.lacanquotidien.fr/blog/petition/


                            • chanel 18 février 2012 01:28

                              perversion (se présenter comme persécuté quand on est persécuteur) + manipulation = marque de fabrique de la secte. Les grands gourous ont déjà signé. Mais les 3 compères directement impliqués et qui se sont répandus dans les médias depuis 3 jours se font plus discrets. Et ça ne m’étonne pa qu’à moitié : c’est dans la stratégie.

                              3 paragraphes pour défendre la psykk, mais aucun argument scientifique, aucune preuve, aucune évaluation. on est croyant ou on ne l’est pas ...

                              Au suivant


                            • chanel 18 février 2012 02:26

                              pour faire le pendant de la pétition diafoirusienne ci-dessus, :

                              citation de Franck Ramus, directeur de recherche en Neurosciences CNRS

                              La psychanalyse, en tant que théorie du psychisme humain, n’est pas parvenue en plus d’un siècle d’existence à rassembler de preuves suffisantes ni de la validité de ses concepts théoriques, ni de la validité de ses explications des causes des troubles du développement psychologique. En parallèle, des théories différentes basées sur la psychologie cognitive, les neurosciences, et la génétique, ont été formulées, testées scientifiquement, et ont apporté la preuve de leur bien-fondé.

                              2) La psychanalyse, en tant que pratique à visée thérapeutique, n’est pas parvenue en plus d’un siècle d’existence à démontrer une efficacité supérieure au placebo pour la quasi-totalité des troubles du développement. En parallèle, d’autres types de thérapies ont été développés et certaines ont prouvé une efficacité significativement supérieure au placebo et aux thérapies analytiques. Les données sur l’autisme ont été passés en revue et résumés notamment par la Haute Autorité de Santé en 2010.
                              3) En conséquence, dans la plupart des pays du monde (hormis la France, la Suisse, l’Argentine, le Brésil...), la psychanalyse ne bénéficie plus d’aucun crédit ni scientifique ni médical. Elle n’est plus enseignée à l’Université, ni dans les départements de psychologie, ni dans les départements de psychiatrie. Elle reste fréquemment enseignée dans des départements de philosophie ou de littérature, où on l’apprécie peut-être pour ses qualités philosophiques ou littéraires, mais où l’on ne se préoccupe pas de validation scientifique des théories, ni d’évaluation des thérapies.« 

                            • Lorelei Lorelei 19 février 2012 15:47

                              lisez plus haut l’histoire de la pyschiatrie ils sont à l’origine de crimes à l’echelle mondiale


                            • Capautisme 19 février 2012 17:46

                              Merci Egalited pour cet article limpide, dont je partage pleinement l’analyse !
                              Pour mieux brouiller les pistes, certains fans des psykk laissent entendre que les parents d’enfants autistes veulent éradiquer la psychanalyse. Faux ! Ils n’en veulent simplement plus dans la prise en charge de leurs enfants. Les psykk peuvent bien faire ce qu’ils veulent ailleurs, loin de l’autisme !
                              Cela étant dit, de plus en plus de parents d’enfants « dys » (dyslexiques, dysphasiques, dyspraxiques...) emboîtent le pas aux parents d’enfants autistes car ils en ont assez, à leur tour, des prises en charges inefficaces, pour ne pas dire folkloriques, que leur imposent les psykk depuis des années !! A méditer...


                              • Pierreb 19 février 2012 18:41

                                Un excellent article à découvrir sur la pertinence clinique de la psychanalyse et de la psychothérapie institutionnelle : http://blogs.mediapart.fr/edition/contes-de-la-folie-ordinaire/article/170212/psychotherapie-institutionnelle-et-psychana


                                • chanel 19 février 2012 18:52

                                  extrait de votre article Pierreb :"

                                  « Dans son fauteuil écoutant un patient allongé sur le divan, le cliché du psychanalyste est tenace. Il n’a cependant rien à voir avec ce que peut apporter la psychanalyse dans les secteurs psychiatriques et autres lieux d’accueil de la souffrance psychique »
                                  bien sûr ! il suffit de se souvenir du Mur (momentanément censuré par la des psykk honteux qu’on leur ait mis le nez dans leur kk) : un certain L.D-B ne disait pas autre chose :« quand je m’occupe d’un enfant autiste, j’en fais le moins possible, je dors, j’en ai l’habitude », de toutes façons il « abdique toutes idée de progrès dès le départ »...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès