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Accueil du site > Actualités > Santé > Autisme : où allons-nous ?

Autisme : où allons-nous ?

La prévalence de l’autisme se développe trop rapidement pour qu’elle soit une maladie génétique. Au lieu de cela, il est probablement causée par l’exposition du fœtus à des substances nocives.

Les causes de l’autisme sont à rechercher dès avant la naissance mais pas en termes de facteurs génétiques. L’exposition de la mère à certaines substances chimiques pourrait expliquer le trouble chez son enfant. A peine créée, Antidote Europe avait déjà montré que des substances très présentes dans notre environnement pouvaient affecter le développement du système nerveux du foetus.

L’autisme est un désordre du développement neuronal, qui peut démarrer dès les premières semaines suivant la conception. Le très jeune enfant affecté de ce désordre présente, à des degrés divers, un certain nombre de handicaps : incapacité à communiquer, donc à exprimer besoins ou désirs, il cache ses sentiments mais il peut aussi lui arriver de manifester brutalement ses émotions, il est incapable de participer à une vie sociale et résiste à tout changement autour de lui. Il s’enferme dans une forteresse virtuelle. Ces problèmes se manifestent dès les premières années de la vie de l’enfant, généralement avant l’âge de trois à cinq ans. Ils sont liés à un traitement défectueux de l’information par le cerveau, probablement la conséquence d’une mauvaise organisation des cellules neuronales et de leurs interconnexions, au moment de la mise en place du système nerveux central durant l’embryogenèse.

Ces désordres –ce n’est pas une maladie- sont définitifs. Dans l’état actuel de nos connaissances, il n’y a pas de traitement. Ils peuvent être plus ou moins prononcés et sont regroupés au sein d’un “Spectre” de Désordre Autistique, avec trois dominantes, selon que l’enfant présente un problème mental profond (40% des cas), modéré (30% des cas) ou n’est pas affecté dans son développement cognitif (30% des cas). Certains parmi ces derniers sont même doués d’une intelligence supérieure (cas de quelques très grands scientifiques).

 

Causes génétiques ou environnementales ?

Puisque, parmi les autistes, les garçons sont quatre fois plus nombreux que les filles, on a longtemps pensé que des facteurs génétiques seraient impliqués, mais ceux-ci seraient complexes puisque l’autisme n’est pas héréditaire. Une autre hypothèse a été formulée quand on a développé des méthodes de diagnostic fiables, à partir des années 80. Bien que les chiffres réels en France soient difficiles à obtenir, on s’est aperçu que la prévalence (1) de l’autisme progressait de façon extraordinairement rapide : pour 10 000 personnes, on décomptait moins de 5 cas dans les années 70 ; 16 dans les années 90 ; 23 en 2003 (mais seulement 5 selon le site du ministère de la Santé et 50 selon l’OMS !) ; et 60 en 2009.

Notons que dans des pays anglo-saxons, les chiffres sont encore plus catastrophiques. L’agence gouvernementale états-unienne CDC (Centre pour le Contrôle des Maladies, Atlanta) a publié fin décembre 2009 la prévalence du “Spectre” mesuré en 2006 aux Etats-Unis chez des enfants nés en 1998, soit un enfant de 8 ans sur 110 (un garçon sur 70, une fille sur 315), dont près de la moitié présente des handicaps intellectuels importants. Ces chiffres sont en augmentation de 57% par rapport à 2002 (+60% pour les garçons, +48% pour les filles). Pour 2009, les estimations font état d’un autiste sur 94 enfants aux Etats-Unis, voire même d’un sur 66 au Royaume Uni. En supposant que la prévalence continue d’augmenter au même rythme, on pourrait extrapoler ces chiffres pour savoir quand 100% des garçons de 8 ans, et 100% des filles de 8 ans, seront autistes. Le “meilleur des mondes” en vue ! En France, la fiabilité croissante du diagnostic de personnes affectées par l’une ou l’autre composante du “Spectre” a certainement contribué à la spirale ascendante de la prévalence de l’autisme, mais cette spirale oblige à prendre en considération l’hypothèse de la responsabilité de facteurs environnementaux, à côté ou à la place de l’hypothèse génétique. Il est en effet impensable que le patrimoine génétique humain se modifie à une allure telle qu’il expliquerait la multiplication de la prévalence de l’autisme par un facteur 12 en 30 ans. Cette explosion met aussi hors de cause la responsabilité consciente de la mère d’un enfant autiste, une affirmation péremptoire et dénuée de tout sérieux scientifique, et pourtant courante chez les “spécialistes” de la maladie il y a encore dix ans. L’expression “responsabilité de la mère” n’exclut pas son rôle involontaire dans la maladie, puisque le désordre autistique démarre le plus souvent durant le développement in utero de l’autiste. Ce serait donc l’environnement de la mère durant sa grossesse qui pourrait être en cause, qu’il s’agisse de substances chimiques qu’elle absorbe (nourriture, boissons), qu’elle respire (pollutions atmosphériques, solvants, gaz d’échappement chargés de (nano ?) particules, fumées d’usines…) ou qu’elle s’applique sur la peau (cosmétiques).

 

Démasquer les substances nocives

Comment identifier une substance chimique “autistogène” ? Le test sur un “modèle animal” est évidemment exclu, non seulement parce qu’aucune espèce n’est un modèle biologique fiable pour une autre, comme nos lecteurs le savent depuis longtemps, mais on ne voit pas très bien comment identifier une souris autiste d’une congénère qui ne l’est pas (les “aventures d’une souris autiste”, un thème qui devrait inspirer les dessinateurs de BD…). On ne voit pas non plus des volontaires humains (en l’occurrence des fœtus en cours de gestation ou des bébés de moins de 2 ans) accepter d’être exposés à des substances chimiques susceptibles de provoquer une forme d’autisme, d’autant qu’une fois déclaré, hélas “autiste un jour, autiste toujours”. Reste donc des tests sur des échantillons biologiques d’origine humaine, en premier lieu des cellules neuronales.

On est donc tout naturellement conduit à évaluer ces substances par toxicogénomique sur ce type de cellules, soit très précisément ce qu’Antidote Europe a fait il y a 6 ans. Nous avions sélectionné à cette fin des cellules neuronales en culture SH-SY5Y, et la dérégulation de l’expression des gènes de ces cellules quand elles sont exposées à des substances chimiques. Nous avions présent à l’esprit le problème de l’autisme et, dans ce contexte, nous nous étions en particulier intéressés à une famille de 8 gènes marqueurs de neurotoxicité, dont trois (ROBO1, HOXD1, THBS) sont essentiels dans l’architecture neuronale chez le fœtus et le jeune enfant, trois (ACHE, DRD2, TH) dans la communication neuronale, un (CTSB) dans le développement de l’amyloïdose (à l’origine de maladies neurodégénératives), un enfin (BZRP) impliqué dans l’initiation de la synthèse d’hormones stéroïdes (pour explorer les raisons de la différence importante entre garçons et filles devant le risque d’autisme). Résultats : la plupart de ces gènes sont sévèrement dérégulés par, entre autres, le bisphénol A (2), l’acrylamide, le 2-butoxyéthanol (solvant utilisé dans les cosmétiques), le 3-aminophénol (coloration des cheveux) et toute une série de pesticides. Si nous avions les moyens de refaire ces tests aujourd’hui, nous sélectionnerions un bien plus grand nombre de gènes marqueurs pertinents, un plus grand nombre de lignées de cellules neuronales humaines, de larges séries de temps d’exposition et de concentrations de substances. Les techniques génomiques d’aujourd’hui permettraient pour le même prix d’étudier non pas 30 substances comme en 2004, mais plusieurs centaines et leurs mélanges (encore une possibilité offerte par la toxicogénomique (3)), présents dans l’organisme de la future maman et donc du fœtus.

Malheureusement, les moyens nécessaires nous manquent. Ils ne représentent cependant qu’une petite partie de ce qui a été gaspillé en pure perte pour la prétendue “pandémie” de grippe A (H1N1), dont j’avais d’avance dénoncé le caractère largement exagéré lors d’une interview sur Radio Ici et maintenant. On aimerait que les autorités appliquent avec la même rigueur le principe de précaution à la prévention de l’autisme pour identifier et éliminer de notre environnement les substances qui en sont responsables. Cela mériterait un Plan Autisme au moins aussi urgent que les plans Alzheimer ou Cancer, car il en va des générations futures.

 

References

(1) Prévalence : nombre de cas de personnes malades existant ou survenant dans une population déterminée, sans distinction entre les cas nouveaux et les cas anciens. (2) Voir http://www.danger-bisphenol.com external link. Le bisphénol A sert à la fabrication de biberons "incassables" estampillés "7" ou "PC" et se retrouve dans les pots en plastique pour aliments pour bébés. (3) Voir l'article "Les vrais effets des cocktails" dans ce même numéro de La Notice d'Antidote.

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15 réactions à cet article    


  • ALIS ALIS 4 avril 2011 13:42

    Étiez-vous des alarmistes qui croyaient les experts des firmes pharmaceutiques qui criaient au loup avec le H1N1 pour faire vacciner la population générale ? Si une majorité de français s’étaient précipités pour se faire injecter le vaccin, on aurait dit que le vaccin a endigué l’épidémie. Mais comme il se trouve que pas plus de 8 à 9% de la population a été vaccinée, on nous dit qu’on ne pouvait prévoir. Cherchez l’erreur...
    En l’occurrence, une cartographie de l’OMS démontre que la prévalence des cancers provient des modes de vie ( cause environnementale et hygiène de vie). Les collations statistiques prouvent que le cancer est une maladie surtout présente dans les pays développés. Pourquoi dès lors, cette flambée d’autisme n’aurait-elle pas des causes environnementales ? Comment se fait-il que les pays en voie de développement ou émergents ne sont pas concernés par l’inflation d’enfants autistes ?
    Comme s’est étrange, dès qu’une affaire sanitaire dérange on nous parle de dépistage. La ligue contre le cancer dans un communiqué a prétendu également que les cancers de la tyroide étaient mieux dépistés depuis le passage du nuage de Tchernobyl pour expliquer la hausse des cancers provenant de la radioactivité. Le même subterfuge, le même mensonge. Qui peut décemment croire une chose pareille ?


  • ffi ffi 4 avril 2011 16:41

    Alchimie,
    L’argument du dépistage me semble fort peu pertinent : un enfant autiste, ça ne peut pas se rater pour n’importe quel médecin depuis un certains temps. C’est un handicap tellement lourd que je vois mal comment il est possible de l’ignorer...

    Par exemple, moi-même, je ne suis pas médecin, j’ai juste des connaissances de base. Quand j’ai été confronté à un enfant sujet à ce mal, dès qu’il eut deux ans, j’avais déjà compris de ce quoi il souffrait, étant donné son agitation, ses difficultés d’apprentissage et sa stagnation, ses crises incompréhensibles, l’impossibilité qu’il y avait à interagir avec lui, son incapacité à regarder dans les yeux les gens de son entourage.


  • ffi ffi 4 avril 2011 17:23

    Avez-vous déjà rencontré un enfant autiste ? Vu la lourdeur du handicap, c’est assez difficile à ignorer.


  • Raymond SAMUEL paconform 4 avril 2011 13:12

    Bonjour,
    Peu de personnes sont vraiment inquiètes de l’épandage persistant des produits chimiques divers et de la nécessité impérative de ne plus en consommer.
    D’où l’intérêt de votre article.
    De même l’augmentation du nombre de personnes atteintes de troubles du comportement et de maladies nouvelles (fybromialgie par exemple) n’est pas suivie. Il manque donc le signal d’alerte. On ne casse même pas le thermomètre, en réalité, le ministère de la Santé n’a pas pensé à se procurer un thermomètre ! les maladies, souffrances et handicaps mentaux peuvent prospérer sans que le constat soit fait et sans, bien sûr, que l’on en recherche les causes (ne pas toucher à nos modes de vie et ne pas mettre en cause nos institutions).
    Continuez, merci.


    • ffi ffi 4 avril 2011 14:09

      Vous partez à priori du principe qu’il s’agit d’une ingestion de substance nocive. C’est à mon avis une limitation excessive de la réflexion.

      Dans notre monde matérialiste, nous avons certes l’instinct de nous raccrocher à du dur. Mais peut-être existe-t-il des « poisons mentaux » ? Une étude (statistique) américaine a déjà montré que là où la télévision par câble débarquait, le taux d’autisme augmentait... (vue sur le site nobabytv.org).

      Des bébés laissés seuls, livrés à eux-même face à un monde illusoire, sans aucun éveil par un être véritable, privés d’interaction, s’enfermeraient-ils à jamais dans l’illusion ? Le monde réel ne peut pas se zapper... Et ça, c’est insupportable pour l’autiste.


      • astus astus 4 avril 2011 14:29
        Aux auteurs,

        Il est curieux de constater que l’augmentation considérable de la prévalence de l’autisme (comme d’ailleurs d’autres pathologies comme l’hyperactivité et les troubles bipolaires) suit, curieusement , celle du nombre en augmentation constante des maladies recensées dans le DSM américain (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders). La première édition (DSM-I) publiée en 1952 relevait 60 pathologies différentes. La deuxième édition (DSM-II) publiée en 1968, diagnostiquait 145 pathologies différentes.La troisième édition (DSM-III) révisée sour la direction de Robert Spitzer et publiée en 1980 reconnaîssait 230 pathologies psychiatriques distintes.La quatrième édition (DSM-IV) sortie en 1994 dénombrait 410 troubles psychiatriques.
         
        Combien la prochaine édition prévue pour 2011 ou 2012 (?) en aura-t-elle ? 600, 800 ou même davantage ? (ce qui n’a strictement aucun sens pour tout clinicien honnête ayant réellement travaillé avec des personnes, adultes et enfants, souffrant de troubles psychiques). Or le catalogue des pathologies du DSM n’est en rien un outil objectif de diagnostic contrairement à ce que les tenants du pseudo scientisme psychique en vigueur veulent faire croire aux personnes qui n’y connaissent rien. Il faut savoir aussi que les conflits d’intérêts financiers et les liens avec l’industrie phamaceutique sont avérés depuis longtemps :(http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_diagnostique_et_statistique_des_trouble s_mentaux). Mais sans doute nous prépare-t-on de nouveaux médicaments miracles contre l’autisme...

        Vous évoquez aussi dans cet article que cette explosion du nombre de cas met aussi hors de cause « la responsabilité consciente de la mère d’un enfant autiste, une affirmation péremptoire et dénuée de tout sérieux scientifique, et pourtant courante chez les “spécialistes” de la maladie il y a encore dix ans ». Cette affirmation est malheureusement inexacte : les psychanalystes et psychistes qui se sont occupés d’ autistes, grâce auxquels ils ont pu enfin sortir des asiles où ils mourraient d’hospitalisme dans des conditions abominables jusqu’en 1975, en créant les premiers hôpitaux de jour pour y recevoir des soins humanistes, n’ont jamais parlé de responsabilité « consciente ».
         
        Mais il arrive en revanche que des mères, surtout isolées, fassent à l’insu de l’entourage des dépressions post partum qui ne facilitent pas les premières relations avec leur bébé, et que les relations intrafamiliales inconscientes soient complexes à comprendre. Dans les causes environnementales, et pour sortir enfin d’un tout génétique stérile, il convient donc de ne pas éliminer les causes psychiques et psycho sociales qui peuvent être tout aussi nocives que les substances dont vous parlez. Chaque autiste est un cas particulier qui montre que cette pathologie est probablement plus complexe que l’on a pu le croire, et qu’il ne convient pas d’en éliminer certaines raisons possibles avec a priori non scientifiques.

        Cordialement.

        • ffi ffi 4 avril 2011 16:44

          A mon avis l’auteur se sert plutôt du sujet de l’autisme pour sa croisade personnelle contre les produits chimiques. Il n’a que faire de déterminer les véritables causes de ce trouble. Il a la tête ailleurs...


        • asterix asterix 4 avril 2011 15:05

          Cher auteur,
          Chers autistes,
          Chers parents d’autistes,

          Mon fils cadet a 35 ans, il est autiste. A raison de 4 garçons pour 1.000, chiffre dont je dispose, ce n’est pas que je suis ou ne suis pas d’accord avec l’auteur. Je vous livre simplement un témoignage qui reste encore gravé au fer rouge 28 ans après un diagnostic tombé comme un couperet :
          - votre fils est autiste
          - c’est quoi ça ?
          Je voyais bien que cela tournait mal avant, que Nicolas ne se comportait pas comme les autres gosses de son âge mais je n’imaginais pas, ne savais rien, n’avais plus personne à qui me raccrocher, plus aucune relation humaine normale avec personne, la volonté farouche de le « guérir » de tout faire pour l’en sortir.
          Et c’est alors que la médecine m’a assassiné, a assassiné sa mère, assassiné notre couple. 28 ans, vous ai-je écrit : à l’époque, la doctrine en vogue prétendait qu’un enfant développait cette maladie parce qu’il n’avait pas été aimé, désiré par sa mère et, réflexe de défense, se retirait dans son monde.
          Imaginez comment un couple peut résister à cela ?
          Quelques années plus tard, coucou ; toujours la même médecine nous dit : eureka, on a trouvé, la maman n’y est pour rien, c’est la partie 7 du cervelet qui lui manque, la faculté de globalisation.
          Pas un mot d’excuse, de compréhension. Rien ! Une condamnation à vie pour n’avoir rien fait, sinon tiré le mauvais numéro.
          Entre-temps, le mal était fait, nous nous sommes séparés. Elle a mené sa vie, moi pas et il m’a fallu 7 ans pour en sortir. 7 ans d’incompréhension ( t’as vu ce vieux pédé qui se promène main dans la main avec un gamin ? - oui, on t’aime bien Asterix, mais.... - espèce de père indigne, ne vois-tu pas qu’il se masturbe en public ? Des gens comme cela, on les élimine... et j’en passe, j’en passe ) 7 ans de came dans lequel se plongea mon autre fils parce que je ne me suis pas occupé, moins à vrai dire de lui que de son frère. 7 ans de galère où j’ai perdu mon travail, toute volonté de vivre. 7 ans d’injures, tout au plus de compassion. 7 ans d’exclusion familiale. 7 ans de nerfs à vif, d’épuisement mental, de volonté de casser un mur de béton à mains nues, d’impossibilité de faire face. Seule une thérapie m’a permis d’en sortir du jour où j’ai compris que je devais mener ma vie, que je n’étais responsable de rien.
          Je dis toujours que Nicolas m’a appris une chose : devenir bon, défendre le plus faible. Il a aujourd’hui 35 ans, presque 36 et se trouve en institution, la meilleure institution de Belgique où il a enfin été admis après 17 ans d’attente. DIX SEPT ANS !!! Il y finira sa vie et sa mère et moi, qui nous nous sommes vaguement réconciliés depuis, avons enfin pu avoir les mêmes droits que les autres.
          Je songe tout particulièrement aux parents qui n’ont pas reçu la possibilité qui nous a été offerte, au calvaire quotidien qui est le leur, à cette lancinante question : que se passera-t-il après, quand nous ne serons plus là ?

          Cher auteur, j’ai du respect pour votre étude. Je n’y crois pas, pas plus qu’à d’autres. L’augmentation des cas que vous manifestez m’interpelle, c’est tout.
          Me reste à stigmatiser, parce que c’est vrai, les pouvoirs publics qui n’ont jamais ou si peu aidé les parents en créant des structures adaptées pour les autistes adultes car ils ont le droit à une vie adaptée. Mais non, il faut du fric pour la présidence, les politiques, nos représentants, le gaspillage, les banques, les bombes en Libye et que sais-je encore.
          Mais rien pour les autistes, eux ne votent pas.

           


          • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 4 avril 2011 20:54


            Merci pour cet excellent article, qui porte la marque du bon sens et est porteur d’espoir, pour qui sait le lire.

            Aucune certitude, certes, mais de nouvelles voies de réflexions sensées, étayées, et, c’est une intuition personnelles, pleines de promesses...

            Puisqu’on y est il faudrait aussi élargir la réflexion à la pollution d’origine nucléaire, non seulement les rayonnements, mais aussi les particules, ingérées et inhalées.

            Merci encore et bravo pour cet article de fond.


            • Raymond SAMUEL paconform 4 avril 2011 22:18

              ASIUS,
              Vous citez à juste titre les dépressions post partum et les relations inta-familiales comme pouvant être suspectées.
              En effet, la fragilité psychique du fœtus et du jeune enfant est si importante (et si peu connue) et les modes de maternage si peu conformes aux besoins de ce fœtus/jeune enfant qu’on est tenté, même sans preuves, d’attribuer une part de responsabilité aux conditions environnementales (dont les parents -et non pas seulement la mère- constituent l’essentiel).
              J’ajoute donc à mon commentaire précédent qui ne visait que les produits chimiques, ce facteur familial/environnemental et culturel.
              J’apprends par cet article que la médecine semble suivre le développement de l’autisme. Ce n’est pas le cas pour la plupart des autre troubles psychiques qui peuvent augmenter régulièrement sans que l’on s’aperçoive de leur développement, et sans qu’en conséquence ’on s’inquiète des causes, évidemment.
              Comme chacun ne veut pas le savoir, ces causes sont à rechercher dans les conditions du maternage et de l’élevage, du système éducatif notamment, sans doute plus que dans la pollution chimique.


              • Kalevala 5 avril 2011 02:31

                @ l’auteur vous avez pas honte de véhiculer des mensonges des firmes pharmaceutiques.
                Vous savez très bien qui y a un lien direct avec la vaccination dans les première semaines des nourrissons, car ses vaccins contiennes des substance de métaux lourd, mercure et aluminium.

                Les preuves du lien vaccin-autisme existent, vous en voulez, et bien voici quelques liens. bonne lecture
                 
                1ère preuve : pas d’autiste ni de vaccins chez les Amish
                http://www.ageofautism.com/2009/04 [...] .html#more
                vous pouvez dire : les Amish sont tellement arriérés qu’ils ne savent pas compter leurs autistes, ou que le journaliste est un antivaccinaliste. Soit.
                 
                2ème preuve : pas d’autiste ni de vaccins chez la communauté Homefirst de l’Illinois
                http://homefirst.com/info-1/vaccin [...] ctice.html
                 
                3ème preuve : Il y aurait moins d’autisme chez les hispaniques, et ceux ci on plus de problèmes d’accès aux soins médicaux.
                 
                http://www.montanadrive.mt.gov/use [...] log/d6b9b/
                 
                4ème preuve : boom de l’autisme suite à l’introduction du vaccin ROR dans 2 pays différents à 2 dates différentes
                http://www.autism.com/tran_fr_autismexplosion.asp
                 
                5ème preuve : le cas Hannah Poling
                http://www.agoravox.fr/tribune-lib [...] ns-l-39106
                preuve judiciaire s’il vous plaît.
                 
                6ème preuve : aux USA ce sont les états urbains les plus touchés.
                http://www.statemaster.com/graph/h [...] per-capita


                • asterix asterix 5 avril 2011 10:46

                  Ce que vous écrivez n’a aucun sens. Il n’y a pas plus d’autistes dans les pays développés qu’ailleurs. Disons qu’il est plus vite diagnostiqué en tant que tel dans les pays disposant d’une médecine digne ( ? ) de ce nom, c’est tout.
                  Vivant au Laos depuis que j’ai décidé que j’existais aussi, j’ai pu constater deux choses :
                  - en un, que l’handicapé y est beaucoup plus intégré que dans la société occidentale. L’acceptation bouddhiste sans doute
                  - en deux, que si votre n’importe quoi se vérifiait, des autistes il y en aurait des tonnes dans ce pays qui émerge à peine suite à toutes les expérimentations de bombes sales, agent orange et autres saloperies chimiques dont il a été gratifié par le brave oncle Sam,.ce qui se vérifie et pas qu’un peu dans le nombre de bébés naissant avec une malformation physique.
                  A vous lire, vous qualifiez ce handicap de maladie de la civilisation !
                  La vérité, c’est que personne ne sait rien ou presque sur l’autisme et chaque cas est un cas particulier et totalement irréversible. Ce que j’ai stigmatisé, c’est justement cette tendance à tout expliquer sans jamais rien y comprendre. Vous en êtes un vivant exemple et c’est faire peu de cas de nos souffrances, celle du « cas » et de son environnement social.
                  Je ne vous en veux pas mais c’est tout juste.


                • Kalevala 5 avril 2011 14:07

                  Merci pour votre réponse crédule, je voie qui vous impossible de vous détacher de la propagande médicale et de ses mensonges, et de ses escroqueries.
                   http://www.agoravox.tv/actualites/sante/article/conference-les-dangers-des-vaccins-28611
                  http://www.agoravox.tv/actualites/sante/article/le-sida-inocule-par-le-vaccin-anti-28408

                  Robert Kennedey jr. dénonce que l’autisme est causé par les vaccins qui contiennent du Thimérosal
                  http://www.dailymotion.com/video/x99kst_robert-kennedy-on-the-vaccine-autis_tech

                  Peu de médecins savent que la plupart des vaccins contiennent un conservateur, appelé le Thimérosal,
                  http://www.jean-jacques-crevecoeur.com/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=119&Itemid=157

                  Le thimérosal contenu dans les vaccins et l’autismehttp://www.legislation-psy.com/spip.php?article860

                  http://www.hyperactif.net/images/Geier.pdf

                   Je pense que j’ai assez d’arguments et de preuves pour dire que derrière les campagnes de vaccinations il y a des Escrocs.


                • Kalevala 5 avril 2011 02:36

                  En ce qui concerne le bisphenol , il est avant tout cancérigène.
                  http://www.danger-bisphenol.com


                  • Kalevala 6 avril 2011 10:17

                    ahurissant le silence.

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