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Accueil du site > Actualités > Santé > Franchise sur les soins de santé : ce que le débat oublie

Franchise sur les soins de santé : ce que le débat oublie

Devant la proposition de Nicolas Sarkozy d’instaurer une franchise sur les soins, Martin Hirsch, ancien président d’Emmaus et actuel membre du gouvernement, s’est dit opposé au projet1. Quelques heures plus tard et après une entrevue avec Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, Martin Hirsch a dit être rassuré par la promesse que les "personnes en difficulté" ne seront pas concernées par la franchise2.. Faut-il y voir un pas en arrière du gouvernement de François Fillon par rapport aux promesses électorales de Nicolas Sarkozy ?


Le communiqué publié par Roselyne Bachelot nuance clairement le discours jusqu’ici tenu par Nicolas Sarkozy. Devant les craintes que fait naître ce projet de franchises, Nicolas Sarkozy avait jusqu’ici juste réduit, peu à peu, le montant de la franchise. Si le projet UMP évoque une somme de 50 à 100 euros par an, Nicolas Sarkozy en est arrivé à « quelques centimes d’euros » par acte3. Reconnaître qu’il faut introduire de la solidarité en préservant de la réforme les personnes en difficulté est donc une nette évolution... qui revient en partie sur le projet de l’UMP !


Néanmoins, à réduire d’autant le montant de la franchise alors que l’on sait qu’il faudrait qu’elle soit de 66 euros par personne et par an pour juguler les 4 milliards d’euros de déficit prévisionnels de 2007, on peut se demander si ce projet de franchises ne devient pas une simple bataille idéologique.


Les critiques émises par les médecins généralistes4 renforcent l’idée selon laquelle le projet de franchise cache autre chose. En effet, selon leur analyse, ce projet a trois défauts  :

  • Elle serait un non-sens économique : loin de lutter contre la hausse des dépenses de santé, une telle franchise pourrait même inciter à l’augmentation des dépenses. En effet, 70% de la dépense totale est le fait de 10% de patients qui sont atteints de lourdes pathologies. Une fois la franchise payée, la logique économique serait de dépenser le plus possible sur l’année en cours.

  • Elle serait l’inverse d’une politique cohérente de santé publique : avec une telle franchise, on cherche à dissuader les petits ou moyens consommateurs de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères et de reporter des actes de prévention à plus tard. La franchise défavorise donc la prévention... et retarder ou annuler des soins de prévention, c’est s’assurer de soins futurs lourds, beaucoup plus onéreux pour la collectivité.

  • Elle traduirait une remise en cause fondamentale de la solidarité : la franchise marquerait le début de la fin d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. Avec un tel système, on quitterait la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée. Du coup, un tel système pourrait désinciter les patients aux faibles revenus, mais pas assez pauvres pour en être dispensés, de recourir aux soins.


A en croire ces médecins généralistes, ce projet de franchise serait donc socialement injuste, économiquement inefficace et dangereux pour la santé publique.


Même si on ne partage pas les analyses de ces médecins, le débat sur la franchise des soins de santé ne semble pas pouvoir se limiter aux échanges de petites phrases intragouvernementales  ! En effet, si certains y voient une attaque idéologique contre l’esprit de solidarité, n’est-il pas nécessaire que le débat public porte là-dessus ?


Derrière cette analyse se profilent en effet des débats fondamentaux. Quelle place faut-il faire aux dépenses de santé privée  ? A la solidarité collective ? Assurance ou solidarité  ? Faut-il laisser se répandre l’idée selon laquelle les dépenses privées, parce que privées, seraient toujours préférables aux dépenses publiques ?



Petit éclairage international. Alors que les Etats-Unis dépensent 15,3 % de leur PIB pour la santé de leurs habitants5, la France n’en dépense que 10,5 %, ce qui en valeur absolue signifie que les dépenses de santé par an et par habitant sont quasiment deux fois plus élevées aux Etats-Unis qu’en France6. Le projet de Nicolas Sarkozy vise sans doute à rapprocher la France du système américain au sein duquel la part des dépenses publiques dans les dépenses de santé ne représente que 42 % des dépenses contre près de 80 % en France7. Il faut néanmoins remarquer que, sur la période 1990-2004, ces dernières ont augmenté de 5 points aux Etats-Unis contre moins de 2 points en France.

Le débat sur la franchise de soins gagnerait donc sans doute à être abordé frontalement sur ses divers versants idéologiques, histoire de favoriser l’appropriation citoyenne des divers enjeux. Allez, Martin Hirsch, encore un petit effort !

3Le Quotidien du Médecin, 9 Février 2007


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49 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 24 mai 2007 10:54

    Vous vous décrivez comme « Militant altermondialiste Economiste »

    Déjà,en lisant ça,nous pouvons penser que votre vision est reductrice car partisane.

    Oui,l’Etat doit supprimer la CMU qui permet à beaucoup de pays de nous exporter leurs malades et d’économiser ainsi de l’argent ,alors qu’il est de leur ressort de mettre en place des institutions de soins afin d’assurer la sécurité medicalisée de leur citoyen.

    Il est plus facile pour eux de réduire ainsi leur dépense puisque c’est gratuit en France !

    La franchise est t-elle une solution ? NON

    C’est le système qui doit etre revu entièremenent afin de savoir ce que les citoyens français doivent avoir pour leur sécurité médicale.


    • Maxime Combes Maxime Combes 24 mai 2007 13:38

      Connaissez-vous seulement quelqu’un qui puisse avoir une position « neutre » en politique ? Chacun a son parcours, sa formation, son expérience, ses analyses et ses propositions, n’est-ce-pas ? Et le débat démocratique permet simplement d’échanger nos arguments pour amener à dépasser nos propositions et analyses initiales...

      En ce qui me concerne, ai-je seulement écrit « l’Etat doit... » qui traduit un refus du débat et une position de principe...

      Nous sommes en désaccord. Est-ce si grave ? Non. Débattons, sans nous draper dans une illusoire neutralité ...


    • floruf floruf 24 mai 2007 15:47

      Mon pauvre Lerma , c’est de pire en pire !!! Je vois que le Droit de Savoir de Villeneuve t’as encore retourné la tête !!

      je vois ça d’içi : Des millions de Nigérians lépreux , paludiques, et sidaïques traversant la méditerannée sur un bidon d’huile de vidange pour bénéficier des derniers soins médicaux hi-tech de nos hôpitaux publiques ! Et l’invasion ne fait que commencer !! Un reportage édifiant qui en dit long sur la gestion désastreuse de nos impôts !

       smiley


    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 25 mai 2007 01:04

      @ l’auteur,

      S’il est vrai que se présenter comme voulant allez vers un « autre monde » pourrait laisser penser que votre article est partisan et réducteur, il n’en est rien, et si vous donnez un avis, il est non seulement argumenté, mais en plus il n’est pas péremptoire.

      Vous remarquez d’ailleurs que le gouvernement agit de même : Les projets présentés lors de la campagne sont des bases de réflexion, et la présence de Hirsh est la preuve d’une approche non dogmatique et évolutive.

      Permettez moi d’apporter mon grain de sel à votre réflexion. D’abord un chiffre : les bénéficiaires de la CMU coute 30% plus cher que les autres assurés sociaux (la plus grande partie étant absorbé dans des soins hospitalier).

      Autre chiffre, les mêmes soins, coute 40% plus cher dans le public que dans le privé.

      A partir de là, il faut bien faire quelque chose. La franchise, est-ce une bonne solution ? Vos arguments peuvent en faire douter.

      En revanche, vous commettez une erreur, commune à beaucoup de gens de gauche : croire qu’un service publique ne peut pas être rendu par des société de droit privé.

      Il y a pourtant un avantage énorme, et cela dans tout les domaine. Mais bornons nous à celui de la santé.

      L’avantage est qu’une entreprise privée est soucieuse des coûts.

      Ce qui veut dire qu’elle fera toujours attention à assurer le meilleur service (pour avoir des clients) pour le meilleur coût (pour avoir des investisseurs). Contrairement à un organisme public qui ne privilégiera uniquement que ses salariés, sans se soucier ni de la dépense, ni de la qualité. Donc au détriment des patients (clients) et des contribuables (investisseurs malgré-eux). Cela est aussi vrai dans la gestion de l’assurance, que dans la dispense de soins.

      Un exemple concret a lieu maintenant en Afrique du Sud :

      Une compagnie d’assurance privée, vient de mettre en place un produit d’assurance décès pour les malades atteint du sida. C’est hélas là bas un vaste marché (j’emploi ce terme à dessein). Ils ont calculé que s’il disposait d’un revenu mensuel de 300 Euros, un client pouvait être assuré.

      Inconvénient : Tout le monde n’est pas couvert, 300 Euros, même si ce n’est pas énorme, une partie de la population n’a pas assez de revenu.

      Avantage : En France, si vous avez le sida, il vous est impossible d’obtenir un crédit (je crois qu’il existe maintenant un système administratif pour pallier ce pb) ou un appartement.

      Ces assurances, impliquées dans la survie de leurs clients, organisent un suivi pour vérifier que ceci suivent bien leur traitement. Les malades peuvent emprunter, se loger, se soigner, ils sont couverts par l’assurance. Enfin, les deux derniers avantages, cela ne coute rien aux contribuables (qui peuvent investir ailleurs leur argent) et ce système n’a pu naitre que dans une société privée, toujours plus souple, plus inventive et plus réactive.

      Tout ça pour dire que plus d’argent pris aux contribuables, est rarement la meilleure solution et qu’au plus il y a de solutions proposées (par une multitude de sociétés privées), aux plus il y a de chance de trouver de meilleures solutions.

      Il ne faut jamais oublier que chaque fois que l’Etat distribue 100 euros, il en a retiré au minimum 200 euros qui aurait pu être investi pour la création d’emplois, ou de logements ...

      Donc, peut-être pas de franchise, mais une responsabilisation des patients et des professionnels de santé semble indispensable.


    • at974 at974 25 mai 2007 10:46

      A mon tour, de ne pas être en accord avec vous sur la question du service public assuré par des privés. Il y a dans ce pays de très nombreux exemples de Délégation de Service Public ; je ne prendrais qu’un seul exemple : celui de l’eau.
      Qui voit-on ? des privés qui pour le compte des collectivités gèrent l’eau !!! Que constate-t-on ? Que le service n’est pas si bien rendu que cela tant en terme de quantité et surtout de qualité (potabilité) et surtout que le prix à payer est très cher !!! Au point que certaines collectivités, de plus en plus nombreuses, reprennet en régie ce srvice au public. Alors Service public ou service privé ?


    • Guilhem 27 mai 2007 00:22

      Je ne veux pas vous attrister mais il est interdit depuis 2005 de ne pas privatiser l’eau, l’application n’est peut être pas encore transcrite en droit Français mais cela ne devrait plus tarder.

      Merci qui ?

      Merci l’accord sur les services de l’OMC :

      http://www.portail-hors-agcs.org/documents/AGCS.pdf

      Et surtout merci M.LAMY notre fabuleux négociateur...

      Pour la santé le seul but c’est de développer l’assurance privée qui dans un premier temps vous garantie contre la franchise, le forfait hospitalier en attendant une liquidation en bonne et dû forme de la sécu.

      La fabrication du trou :

      ► Un petit bilan sur les dix dernières années (1994-2004) montrant comment on a fabriqué un « trou » artificiel qui, cumulé, atteint la somme de 59 milliards d’euros.

      ► Il faut comparer cette somme à :

      - 23 milliards d’exonérations de charges patronales (non compensées) sur la période ;

      - 22,5 milliards de taxes parafiscales (alcool, tabac, autos...) enlevées à la Sécurité sociale selon un rapport de la Commission des Affaires Sociales du Sénat ;

      - 1,7 milliards d’intérêts sur les dettes artificielles ainsi générées ;

      - 50 milliards de cotisations au minimum pour les accidents du travail et maladies professionnelles non déclarés (en prenant seulement 5 milliards par an, la C.G.T estimant elle à 15 milliards par an la non déclaration...)

      TOTAL : 97,2 milliards d’euros

      Pourquoi donc avoir voulu la peau d’un système qui marchait si bien ? Précisément parce qu’il marchait bien et qu’il fallait pouvoir le dénigrer pour l’enterrer au profit des assurances privées.

      Vous remarquez l’astuce sémantique ?

      Ce n’est plus la sécurité sociale mais ’l’assurance maladie’

      Surement pour habituer les gens au prochains changements...

      Le transfert du « trou » :

      ► En janvier 1996, après un mouvement de grèves exceptionnel contre le plan Juppé, commençait à se mettre en place la future architecture de la Sécurité sociale : alourdissement de la tutelle de l’Etat au détriment des salariés (limitation annuelle des dépenses par le Parlement) et très discrète création de la Caisse d’Amortissement de la Dette Sociale - CADES - qui avait pour mission de récupérer le « trou » de la Sécurité sociale et de le combler en 13 ans.

      Sur tous les revenus, mais essentiellement ceux des salariés, est ainsi prélevée chaque mois une Contribution au Remboursement de la Dette Sociale - CRDS - et tout devait s’arrêter en 2009.

      Mais dès le début, le gouvernement a transféré à cette Caisse une dette du Fonds de Solidarité Vieillesse (FSV) qui n’était pas prévue (elle devait être remboursée à l’Etat par une augmentation de la C.S.G déjà intervenue à cet effet !).

      Outre que les assujettis vont payer deux fois, le montant de cette dette rajoutée est de 1,9 milliards par an soit 24,7 milliards en 13 ans.

      Cette somme comprend beaucoup d’intérêts car les gouvernements ont décidé de calculer les intérêts à partir de 1993 (date du début de la dette) où les taux d’intérêts étaient très élevés et non à partir de 1996, date de reprise par les CADES, où les taux étaient bien moindres...

      ► En 1998 Jospin transfère environ 10 milliards de « trou » (déficits de 1996 et 1997) à la CADES et, pour que cela ne se remarque pas sur les bulletins de paie, prolonge le prélèvement CRDS jusqu’en 2014. Les citoyens devront verser 22 milliards d’euros de plus.

      En 2001, les socialistes, dans la perspective de leur réélection, décident d’anticiper le remboursement de la dette FSV en accroissant les remboursements annuels de la CADES (3 milliards au lieu de 1,9, d’où une fin prévue en 2005)

      ► En 2002, la droite transfère à la CADES la dette des fonds de financement des exonérations patronales (les fameuses aides au passage aux 35h). Le « trou » CADES se monte alors à 53,8 milliards hors intérêts...

      ► En 2004, avec la loi de casse de la Sécurité sociale de Douste-Blazy, Raffarin et Zarkozy prévoient le transfert d’une trentaine de milliards de « trou ».

      Et la date de fin de remboursement, un temps envisagé pour 2025, devient indéterminée. Les générations futures paieront jusqu’au remboursement final...

      Question : qui en profite ?

      De 1996 à 2003, la CRDS payée se monte à 34,3 milliards. Sur ces 34,3 milliards, le bilan de la CADES indique :

      - seulement 3 milliards affecté au déficit Sécurité sociale !!

      - 20,6 milliards pour le FSV (dont 1,6 milliards d’intérêts)

      - 12 milliards d’intérêts versés aux banques, fonds de pensions, rentiers, groupe d’assurances...

      src : http://onala.free.fr/vraitrou.pdf

       smiley


    • Reymo Reymo 27 mai 2007 16:09

      « L’avantage est qu’une entreprise privée est soucieuse des coûts. » Oui c’est ca et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu !!! Non monsieur,une entreprise privée est soucieuse des marges et donc de son benefice !! Un point c’est tout !! Votr’e droititude en devient presque de la naiveté !!!


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 mai 2007 16:19

      @ Lerma. Il est incontournable que la gestion des phénomènes migratoires exigera bientôt une barrière à l’entrée de la structure des service http://www.nouvellesociete.org/5150.html

      La gestion de la gratuité de la médecine, cependant, me semble exiger un tout autre débat, infiniment plus complexe. Sans solidarité, il n’y a pas de société, puisque c’est ce qu’on gagne à être ensemble qui nous lie. La solidarité imposée, toutefois, est une recette pour le désastre qui a finalement mené à une contre-révolution triomphante toutes les révolutions qui ont voulu l’appliquer.

      Un pays développé doit aujourd’hui jauger correctement ce que ses citoyens veulent partager. Il faudrait un projet de « Charte du partage », proposé à la population par référendum, qui détermine un consensus sur la solidarité et fixe les limites de l’assistanat comme le limeites du DROIT à en bénéficier.

      Ceci évacuerait du débat politique quotidien les décisions fondamentales qui ne devraient pas dépendre du résultat d’un scrutin, derriere lequel se cache alors Martin-lambda qui n"ose pas s’avouer qu’il ne veut pas toujours donner la moitié de son manteau. C’est ce débat qu’il faut faire. Les chiffres peuvent varier avec la richesse de la nation et les programmes être établis en fonction de l’efficacité, mais il faut un consensus sur ce qu’on laissera généreusement tonber à Lazare sous la table. http://www.nouvellesociete.org/713D.html

      Pierre JC Allard


    • jps jps 27 mai 2007 22:11

      Couverture médicale : payer plus pour être moins couvert ! explications : http://poly-tics.over-blog.com/article-6661532.html


    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 29 mai 2007 23:47

      @ Reymo

      Non monsieur,une entreprise privée est soucieuse des marges et donc de son benefice !!

      Si vous ne comprenez pas qu’en maitrisant les coûts on optimise la marge, vous ne comprenez pas encore grand chose à l’économie.


    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 30 mai 2007 00:34

      @ Leon qui, dès qu’il ne comprend pas quelque chose (ce qui lui arrive plus souvent qu’à son tour) accuse les autres de désinformation.

      Vous vouliez des sources concernant la CMU, les voici : http://www.ifrap.org/0-ouvrirlesite/Dossier-CMU.htm

      Autre chiffre, les mêmes soins, coute 40% plus cher dans le public que dans le privé.

      Phrase qui signifie (je précise pour Leon qui ne comprend pas toujours très bien) :

      « Voici un autre chiffre. Des soins donnés de façon identique, avec la même qualité et pour les mêmes résultats, coutent 40% plus cher dans les hôpitaux publics que dans les cliniques privées. »

      Est-ce plus clair comme ça ?

      D’autre part, arrêtez de nous bourrer le mou avec l’idée que le service public peut être avantageusement remplacé par l’entreprise privée. les milices privées à la place de la police, etc.

      Je vais utiliser un mot compliqué pour Leon : missions régaliennes qui sont les missions propres du gouvernement : La sécurité intérieur et extérieur, faire appliquer le droit. Ceci recouvre justement les rôles de la police et de la justice. C’est bête, mais vos exemples ne veulent tout à coup plus rien dire.

      le SIDA y est tellement développé que les compagnies d’assurances ont bien été obligées d’inventer quelque chose, sans quoi elles n’auraient tout simplement pas de client

      Ca y est, c’est pas encore très clair dans votre tête, mais vous commencez à assimiler le ressort d’une entreprise privée : rendre le service utile. Celui qui peut trouver une clientèle. Que ce soit une niche, ou que ce soit de la consommation de masse. Si ce n’est pas utile, ça disparait. Si ce n’est pas efficace ou si ça rend un moins bon service, ça disparait. Et dès qu’un besoin nouveau se fait sentir, très vite, ça apparait. Avec beaucoup de souplesse, d’ingéniosité et de rapidité.

      Vous vouliez un exemple de service public efficace quand il est privé : Les Telecom : les coûts divisés par 3, les services multipliés par 10 et beaucoup d’innovations.

      Je résume pour Leon : Avant on avait le Minitel public : cher et lent. Maintenant on a internet haut débit, la télévision et le téléphone.

      J’explique une dernière chose à Leon qui devra faire un effort la prochaine fois : Quand l’Etat distribue 100 euros, il a fallu prendre cet argent. Cela occasionne des frais (administration des impôts). Puis il faut distribuer cet argent (à qui, combien, sous quel pretexte, ...). Cela occasionne aussi de grands frais. Sans compter qu’il faut aussi payer ceux qui doivent imaginer à qui et combien prendre et à qui, pourquoi et combien donner. Au final, la somme retirée est de 200 euros. Sans compter qu’elle est pas nature mal utilisée (mauvaise gestion, gaspillage, mauvaise appréciation des besoins, et, dans le pire des cas, détournement).


    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 30 mai 2007 00:55

      @ Reneve Dans tout système libéral, une entreprise d’assurances a trois objectifs : maximiser les cotisations, minimiser ses coûts internes et minimiser les indemnisations

      Je vais reprendre votre phrase en la simplifiant et en la corrigeant : « Une entreprise a un objectif : faire du bénéfice ». C’est sa seule motivation. C’est d’ailleurs la motivation de tout organisme vivant : Croître et progresser.

      Comment une Cie d’assurance peut-elle croître et progresser : en faisant le maximum de marge. Et pour faire de la marge deux solutions : faire beaucoup de marge sur peu de contrats, ou faire beaucoup de contrats avec peu de marge. Elle pourrait être tenté de faire beaucoup de marge avec beaucoup de clients, mais c’est là qu’intervient la notion de concurrence. Dès qu’il y a concurrence, il y a obligation de progresser dans l’offre pour conquérir de nouveaux clients et fidéliser les autres. D’où des marges plus faibles, de meilleurs services, des services plus efficaces et plus innovant, etc.

      Je ne sais pas dans quel monde vivent certains internautes d’Agoravox, mais ce que je viens d’écrire est le B.A.BA connu par le moindre commercial frais émoulu de son IUT. C’est même d’une platitude affligeante. Et vous m’obligez de préciser cela smiley

      Votre boulanger sait cela, votre cordonnier, le patron du bistrot du coin sait cela. Et ici, sur Agoravox, il y en a encore beaucoup qui l’ignore. Je comprends leur déconvenue quant aux résultats des élections.

      Pas besoin de vouloir un autre monde, vous êtes déjà dans un autre monde.


    • idyllique 3 juin 2007 18:06

      et oui vous avez raison... les indicateurs économiques de notre pays sont en berne ! Une dette publique de 2 100 milliards d’euros... une Dégringolade au PIB/habitant, nous voilà à la 16ème place... La progéniture made in France diplômée part gagner SA vie ailleurs pendant que les défenseurs des droits de l’hommisme, les assocs se battent pour que notre pays soit le PREMIER, enfin PREMIER... camp humanitaire du monde de bras cassés... le seul au monde à n’avoir pas de politique d’immigration... le seul qui se laisse influencer pas une minorité de gôchiste qui n’ont plus comme bout de gras : les droits de l’hommisme et tout cela aux frais du con-tribuable pas assez diplômé, pas assez audacieux pour aller vivre dans des pays plus préoccupés à redistribuer d’abord à ses nationaux plutôt qu’aux étrangers . Mais voilà dire la vérité n’est pas politiquement correct... tout le monde il est gentil...

      A croire que nous avons parmi nous des esprits mal intentionnés qui rêvent de couler ce pays en voulant accueillir toute la misère du monde ! Cela explose dans les banlieues... les pb d’intégration et d’assimilation se multiplient, la délinquance des jeunes issue de l’immigration explose... mais chaque année on continue à d’accueillir des centaines de milliers de gens qui n’intégrerons jamais la société du travail ni notre culture. ils viennent pour avoir droit au statut d’assisté... 9 mois d’attente pour les femmes, 10 ans pour les moins doués qui travaillent au noir (régul...) ! Ils viennent pour cela : un, puis deux puis 3 gamins à l’école, les associations les protègront... contre la loi : l’expulsion du territoire

      SCANDALEUX cette mentalité là ! La France s’appauvrit chaque jour davantage avec 5 millions de chômeurs et 2 millions de rmistes (20 millions en CEE) il est évident que ce payes et cette Europe ne peuvent plus continuer à accueillir tout le monde ! il y a bien longtemps (depuis 1980) que nous n’avons plus besoin de main d’oeuvre et de cerveaux ! Surtout depuis les délocalisations... mais voilà, il y a la gôche qui fait dans l’humanitaire démago et les démographes à côté de la plaque au détriment du pays et de tous !


    • Bulgroz 24 mai 2007 12:23

      J’avais fait un post sur le sujet de l’AME dans l’article d’’Olivier Bonnet mais celui ci l’a censuré.

      Les dépenses de l’AME : Lisez bien

      2000 = 113.6 millions Euros

      2001= 207.8

      3 Premiers trimestres 2002=283.2 et a nécessité un collectif budgétaire de 445 millions

      Les bénéficiaires : 72600 fin Septembre 2000, 153600 fin Septembre 2002 , AGE MOYEN 30 ans

      73% des bénéficiaires sont en Région Parisienne

      Dépense moyenne par bénéficiaire de l’AME = 2995 en 2001

      Dépense moyenne par bénéficiaire de la CMU=1953 en 2000

      Dépense moyenne par bénéficiaire de l’Assurance maladie classique = 1504

      Dépense moyenne par bénéficiaire de l’Assurance maladie classique à structure d’age et de sexe identique = 1071

      Un bénéficiaire de l’AME a donc couté 2.8 fois plus cher qu’un assuré SS et pour un age moyen de 30 ans (en pleine forme donc) !!!!

      Source : Rapport IGAS 2003 à télécharger là :

      http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/064000577/index.shtml

      et Olivier Bonnet censure, JE VEUX PAS VOIR

      On se fout de nous


      • IP115 27 mai 2007 23:21

        Je suis assez d’accord avec toi Leon, dans le principe ... la santé est effectivement un droit fondamental de base et lorsque quelqu’un a besoin de soins, il faut lui donner sans poser de question !

        Une fois que l’on a dit ça, on est très fier et l’on peut dormir sur nos 2 oreilles ... à condition que ces belles intentions ne soient pas détournées (et contrairement à ce que disent les angéliques ces détournements cumulés finissent par peser TRES lourd).

        Nous savons bien que beaucoup préfèrent venir se faire soigner en France pour la qualité de ses médecins et chirurgiens (même les présidents des pays du magreb le font) ... et aussi un peu parce que c’est gratuit ! Et c’est là je pense que Bulgroz voulait en venir (je le dis sous son contrôle). Et si nous ne nous méfions pas, notre beau système de santé risque de disparaître asphyxié sous le poind des déficits. A force de charger la barque elle finit par couler !


      • Bulgroz 28 mai 2007 09:13

        IP115,

        Les dépenses de l’APE relèvent du budget de l’Etat (ministère des affaires sociales, du travail et de la solidarité) et non imputées sur le budget de la SS (budget alimenté par des cotisations et géré de manière paritaire).

        Il suffit de lire le résumé du rapport de l’IGAS de février 2003 et ses recommandations (Les 5 premières pages)pour comprendre la gabegie.En particulier, l’IGAS renvoie à la nécessité de réserver l’AME aux résidents stables et d’éviter la prise en charge d’étrangers de passage sur le territoire national.

        http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/064000577/index.shtml

        Je rappelle que le coût moyen d’un bénéficiaire de l’AME est 2.8 fois plus important que son équivalent SS. On se fout de nous. Les bons sentiments à la Léon, j’en ai rien à foutre.

        Je suis désolé, quand je vois que l’Etat prévoit un budget de 60 millions, et qu’on rajoute derrière 445 millions en collectif budgétaire, j’appelle cela le bordel.


      • Bulgroz 28 mai 2007 09:39

        Voir ce site qui donne aux étrangers atteints du virus du sida les ficelles pour se faire soigner en France (mais cela marche aussi pour toutes les autres maladies bien sur) :

        Aide médicale d’État (AME) | Luttes de l’immigration et contre le racisme | Malades étrangers | Patrick Mony | Protection sociale

        Chronique juridique : s’installer en France quand on est malade :Migrants contre le sida

        http://survivreausida.net/a2840-chronique-juridique-s-installer-en-france.html


      • claude claude 24 mai 2007 14:39

        bonjour,

        puisqu’on est en fin d’année scolaire, et que bientôt, nos chères têtes blondes vont passer leurs examens, je vous propose un petit problème de mathématique simplissime.

        - vous prennez une personne lambda, insérée correctement dans la société, gagnant bien sa vie. vers l’âge de 35 ans, elle développe un syndrome mal répertorié par les médecins. son état de santé la contraint à cesser le travail quelques années plus tard.
        - 10 ans sont passés, et malgré une remise à niveau de niveau bac+2, qui se rajoutent à ses compétences antérieures, elle ne reussi à dégoter qu’un boulot à mi-temps payé au smig.
        - total des revenus : 460 euros
        - consultation mensuelle médecin généraliste : 21 €
        - médicaments anti-douleurs : 150€
        - suivi anti-douleur : hypnose ericsonnienne et tcc : 82 €. sont exclus du relevé pour faciliter les calculs, la p^rise de sang bi-annuelle ( 50 euros chaque), les irm de contrôle (environ 200 euros), et les scéances de réeducation en kiné (500 euros).
        - 1/ quel est le montant minimal que cette personne doit dépenser pour pouvoir poser un pied devant l’autre ? quel en est le montant annuel
        - 2/ que lui resterait’il en fin de mois si la franchise médicale était appliquée ?

        il est facile de croire que c’est l’autre le feignat ! vous ne savez pas pourquoi les personnes qui sont au rmi ou couverts par la cmu se sont retrouvés dans cette position.

        tout ne se résume pas au manichéisme : je travaille parce que je le veux, je paresse parce que je le vaux bien ! smiley si c’était comme cela, je roulerai en ferrari !  smiley ce sont les aléas de la vie qui déterminent plus ou moins le devenir de chacun. d’autre part, il existe un grand nombre de pathologies que la médecine ne peut pas traiter parce qu’elles n’ont pas de marqueurs biologiques visibles. et pour certains médecins, dont les médecins-conseil sécurité sociale : « si cela ne se voit pas, cela n’existe pas ou c’est dans votre tête... »

        je suis contente que la majorité des français soient bien portants, mais il ne faut pas oublier les quelques millions de malades chroniques pour qui la vie « normale » est un challenge de tous les jours.


        • Bulgroz 24 mai 2007 16:30

          D’accord, un peu d’humanité,

          comment peut comprendre que la moyenne des bénéficiaires de l’AME (age moyen 30 ans) est 2.8 fois plus cher que la moyenne d’un bénéficiaire de la SS classique dans la tranche 30 ans. ?

          Le rapport 2002 de l’Igas ne s’explique pas.


        • claude claude 24 mai 2007 19:40

          @ bulgoz :

          si je ne m’abuse, on est en 2007 soit 5 ans plus tard... et je pense que les données ont légèrement évolué depuis... smiley


        • Bulgroz 24 mai 2007 22:34

          Oui, étonnant qu’il n’y ait pas eu de nouveau rapport Igas depuis 2002.

          Tout est redevenu normal sans doute.


        • IP115 27 mai 2007 14:29

          @Bulgroz

          Sinon tu as ce rapport de la cour des comptes sur les dépenses de la sécurité sociale en 2005 ... smiley


        • Nicolas Nicolas 24 mai 2007 16:58

          Le programme de Sarkozy doit être appliqué, car c’est le programme du Peuple.


          • Niamastrachno Niamastrachno 24 mai 2007 18:00

            C’est marrant, on dirait une phrase purement stalinienne...

            Le programme du peuple arf...


          • ZEN zen 24 mai 2007 18:01

            Tiens, un stalinien !... ou un royaliste...


          • Bulgroz 24 mai 2007 18:32

            Niamastrachno alias Olivier Bonnet, lui dit des choses plus sensées, style :

            “Sarkozistes, vous me rendez malade. Et je n’arrive même pas à vous plaindre, juste à vous haïr.”


          • Allienor 24 mai 2007 21:26

            Le peuple c’est il vraiment ce qui est bon pour lui ? A lire la république de Platon


          • at974 at974 25 mai 2007 10:52

            Certes 53% des votants ont élus SARKOZY, mais pouvez vous affirmer que 100% des votants pour SARKOZY veulent la mise en oeuvre de TOUT LE PROGRAMME.
            Si vous répondez OUI, soit vous êtes de mauvaise foi (je ne me permets pas), soit il y a aura beaucoup de décus.


          • impertinent3 impertinent 26 mai 2007 18:12

            @alienor

            En tout cas, toi, tu ne SAIS pas l’orthographe !


          • chmoll chmoll 24 mai 2007 18:48

            et hop !! core une rustine,franch’ment !!!


            • chmoll chmoll 24 mai 2007 18:59

              j’ai oublié,moi j’dit i faut supprimer le préposé(e) à l’arrosage des plantes d’la sécu(d’autant plus qu’elles sont en plastoques) le préposé(e) a la caf’tière electrique d’la sécu

              supprimer les touches echap-fin- arrèt defil de leur pc

              là g supprimer environ la moitié d’la sécu

              pour les recettes ,mettre les rollings stones sur leur répondeur,faire payer l’entrée des sucursalles de la sécu

              g économisé un apquer d’sous là nan ? et aussi virer rose bonbon,pasque là ça vas ètre l’cirque !!


            • Annie 24 mai 2007 21:03

              Moi, je trouve cet article drôlement intéressant. Une chose à laquelle je n’avais pas pensé, est qu’une fois que la franchise est dépassée, il n’y a aucune raison de se rationner. Je sais qu’il y a d’énormes abus, mais il me semble que c’est encore une autre mesure pour empêcher une minorité de personnes d’abuser d’un système qui bénéficie à la majorité des gens. L’article fait en outre référence aux dépenses aux Etats-Unis qui sont plus importantes qu’en France, bien que la participation de l’état soit moindre. Il est de notoriété publique que le système américain, avec ses assurances volontaires, fait que ce pays le plus riche du monde, a un taux de mortalité maternelle comparable à ceux des pays en développement. La France veut-elle vraiment d’un service de santé à deux vitesses ?


              • impertinent3 impertinent 26 mai 2007 18:16

                ... est qu’une fois que la franchise est dépassée, il n’y a aucune raison de se rationner. Je sais qu’il y a d’énormes abus...

                - - - - - - -

                C’est effectivement ce que l’on constate dans tous les pays qui connaissent le système de franchise.


              • moizaussi 24 mai 2007 23:06

                70% des dépenses pour 10% des assurés. Retenons ces chiffres. Toute réforme visant à moins rembourser l’ensemble des assurés n’est-elle pas vouée à l’échec ? Ne faut-il pas chercher les raisons derrière ces 70% ? Les plus malades doivent évidemment être soignés, mais toutes les techniques très onéreuses mises en place sont-elles toujours efficaces ou simplement utiles ? Cinq minutes de plus avec son médecin ne sont-il pas plus efficace qu’un scanner ? Ou qu’un nouveau médicament dont personne ne peut mesurer son efficacité ? L’assurance maladie n’est-elle pas devenue aussi une vache à lait pour industrie en mal d’innovation mais toujours en recherche de nouveaux profits ?


                • Bulgroz 24 mai 2007 23:21

                  70% des dépenses pour 10% des assurés,

                  C’est Olivier Bonnet qui le premier a balancé ces chiffres, je lui ai demandé d’où cela venait. Rien pas de réponse,seulement un renvoi sur le site où on peut signer la pétition contre la franchise.

                  Cette info, pour moi, n’est pas avérée.


                • claude claude 24 mai 2007 23:23

                  @ moizaussi

                  j’espère que personne dans votre famille ne sera atteint de cancer du pancréas, de myopathie, de mucoviscidose, de sclérose latérale amyotrophique... smiley maladies dont le taux de mortalité frôle les 100% pour le sla, 80% pour le cancer du pancréas, l’espérance de vie pour la mucoviscidose est autour de 25 ans...

                  j’espère que vous ne verrez pas mourir votre ami d’enfance d’un cancer métastasé des poumons, avec de terribles douleurs malgré la morphine... smiley

                  mais vous débarquez de quelle planète, vous ? smiley

                  vous dites de grosses bêtises !!! smiley la prochaine fois réfléchissez avant d’écrire !


                • lyago2003 lyago2003 25 mai 2007 14:56

                  @ moizaussi, Vos interrogations sournoises me donnent froid dans le dos ! Mon épouse a une sclérose en plaques depuis 30 années elle avait 25 ans lors du diagnostic , elle est tétraplégique en fauteuil roulant depuis 20 ans et nous la famille proche c’est à dire moi son mari, nos deux enfants et petits enfants lui assurons les soins de survie ( la cpam elle, appelle celà des soins de confort !!!!!)nous avons tout essayé , toutes les médecines douces etc...sans aucun succès, j’y ai laissé ma santé, mon avenir professionnel à été sacrifié (sans aucun regret) notre vie depuis cette maladie n’a été qu’un long combat avec tous les débours que la médecine laisse à la charge des personnes handicapées et que personne ne veut voir ! Et vous nous parlez de 5 minutes de plus chez le médecin !!!!!! Il y a des personnes qui sont plus gâtées que d’autres dans la vie, celà ne vous autorise en aucun cas de parler de choses que vous avez la chance de ne pas connaître sous forme négative ou bénigne un peu de respect et d’humanité ne vous ferait pas demal, j’ai l’honneur de ne pas vous saluer, Monsieur.


                  • Nadette 26 mai 2007 22:42

                    Bonsoir,

                    Je suis exactement dans le cas de votre 2eme point. En 10 ans de travail, je n’ai eu aucun arrêt et suis allée chez le médecin rarement (environ dix fois si on enlève les vaccins et les visites de routine chez le dentiste). Je ne vois donc pas en quoi être face à une franchise me responsabiliserait...Au contraire, j’y verrais une profonde injustice : je cotise avec plaisir pour un système de sécurité sociale qui garantit le droit à la santé pour tous ; en retour, j’ai envie de pouvoir profiter de cette solidarité collective quand j’en ai besoin. Donc si l’idée était vraiment de responsabiliser, pourquoi ne pas décréter que c’est après x visites/an qu’on commencerait à ne plus être remboursé (hors visites liées à une maladie qui de facto demande un contrôle régulier) ?

                    Bonne nouvelle si au moins les familles qui sont dans le besoin sont exemptées de cette mesure (encore faudra-t-il voir sur quelles bases cela sera décidé).


                    • dimanchesoir 27 mai 2007 07:48

                      et si Sarkozy savait dès le départ que la franchise serait inapplicable en France, parce qu’il butait sur le rassemblement autour de la solidarité en dépit du ras-le-bol du poids des cotisations ?

                      et si Martin Hirsh n’était à son gouvernement que pour conforter son image de président démagogue en mal d’étiquette sociale, ce qui lui manque pour se comparer à un président tel que Chirac, qui était tout sauf un président de gauche mais à l’étiquette PRG ce qui lui confèrait une certaine dimension humaniste dans l’esprit du grand public ?

                      et si Sarkozy s’était joué de tous voulant se faire élire sachant pertinemment qu’il n’a pas les moyens de faire passer 50% de son programme libéral surréaliste ?

                      alors nous ne discuterions même plus des inconvénients de la franchise je suppose mais des mensonges du présidentiable

                      quoiqu’il en soit, restons groupés


                      • Gilles Gilles 27 mai 2007 08:34

                        Je vois que tout le monde est d’accord sur une chose ; la franchise ne sert à rien .... d’autre qu’à soulager temporairement le budget de la sécu ! Sous l’apparence d’une simple mesure comptable se cache un objectif plus vicieux

                        Comme les dépenses de santé grimpent, si on reste dans la logique de la franchise, forcément il faudra l’augmenter par la suite. Surtout que vu la baisse draconienne des prélèvements qui se profilent, va falloir faire des économies...qui se reporteront probablement sur une telle franchise.

                        Du coup, d’année en année, une part de plus en plus importante des dépenses de santé tomberont sous la coupe des assureurs privés que seuls une partie des citoyens s’offrira. Ma mutuelle coute déjà € 45/mois alors que je suis jeune et dans quelques années, combien, 100,150 ? Pour une famille de 4 cela fera 300,500 ? Ma copine enceinte se voyais obliger de payer divers médocs qui ne sont plus remboursés + frais de cliniques, un accouchement peut facilement approcher les 500-800 euros à sortir de sa poche.

                        En fin de compte on finira par arriver au 42% de dépense publiques pour la santé comme aux USA..objectif atteint dans la douceur ! Et la CMU mourra d’elle même car un pauvre aura évidemment bien plus de mal à suivre et se retrouvera chez Medecins du Monde plutôt qu’à l’hosto.

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