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Accueil du site > Actualités > Santé > La CMU : une bonne idée mal ficelée

La CMU : une bonne idée mal ficelée

La couverture maladie universelle ou CMU est une mesure généreuse qui apporte à chaque français privé de ressources une couverture maladie complète. Elle s’inscrit dans une tradition sociale qui honore la France et fait quelques jaloux à l’étranger. Malheureusement, sa mise en place désastreuse génère de nombreux conflits qui font régulièrement la une des journaux. Chaque partie campe sur ses positions, conspuant ses adversaires.

Je vais tenter d’expliquer pourquoi, dans l’état actuel du système, ce problème est et restera insoluble. J’avais écrit en 2008 un article décrivant le parcours du combattant d’un bénéficiaire de la CMU, affrontant successivement la malhonnêteté d’un médecin, la lâcheté de sa CPAM suivie de celle du Conseil de l’Ordre des Hauts de Seine. La situation n’a pas changé et les tartuffes sont nombreux dans cette affaire.


La CMU offre une couverture maladie et un tiers payant

Les patients présentant une carte Vitale attestant leur droit à la CMU bénéficient d’un tiers payant, c’est à dire que les honoraires seront directement versés au médecin et que les médicaments seront remboursés au pharmacien par l’assurance maladie. Ce tiers payant est très précieux pour des personnes désargentées.

Aucun problème pour les pharmaciens

Pour les pharmaciens, ce système ne pose aucun problème et vous n’entendrez jamais parler de refus de CMU (si elle est à jour) dans une pharmacie. Et pour cause : les médicaments remboursés sont au même prix partout, le pharmacien ne perd pas d’argent en délivrant des médicaments à un patient CMU. Au contraire, le payeur est particulièrement fiable, à défaut d’être rapide, puisque c’est l’assurance maladie. Il y a bien quelques difficultés mais elles sont anecdotiques lorsque la carte et l’ordonnance sont valides.

Pour les médecins, c’est différent

Pour les médecins, le problème est très différent. Les honoraires fixés par la convention médicale sont prévus pour l’acte de base : une consultation sans rendez-vous, après un séjour plus ou moins long en salle d’attente. L’acte est souvent rapide, allant à l’essentiel. La durée moyenne de consultation en France est de l’ordre de 10 mn. Le médecin doit faire beaucoup d’actes pour gagner sa vie. Pour la chirurgie ou les accouchements, c’est encore pire : les tarifs conventionnels couvrent à peine les frais du chirurgien ou de l’accoucheur.
 
A l’hôpital, les consultations sont payées au tarif conventionnel par le patient (ou par la CMU), mais elles reviennent en fait beaucoup plus cher à l’hôpital et constituent un poste fortement déficitaire. De même, les dispensaires créés par les mairies qui pensaient pouvoir les financer avec les honoraires conventionnels perçus, font rapidement faillite ou doivent être lourdement subventionnés : l’activité de soin conventionnée n’est viable que dans des conditions de productivité et d’économies de personnels incompatibles avec un service municipal.

Il existe deux secteurs conventionnels

Pour compenser la faible augmentation de leurs honoraires, les médecins ont obtenu pour certains d’entre-eux le droit de fixer eux-mêmes leurs honoraires. L’assurance maladie ne remboursant dans ce cas que sur la base du tarif conventionnel. On parle de médecin "en secteur II" (secteur conventionnel à honoraires libres) par opposition au secteur I de la convention, au tarif dit "opposable". Les critères permettant ce choix ne sont pas vraiment équitables, mais c’est un autre sujet.

Ces médecins en secteur II peuvent donc valoriser leur réputation (réelle ou ressentie), ou tout simplement le confort qu’ils apportent à leurs patients (rendez-vous à heure fixe, consultations plus longues, opérations ou accouchements dans une clinique bien équipée) en demandant des honoraires plus élevés. Pour autant, ce différentiel d’honoraires n’est en rien synonyme de différence de qualité. D’excellents médecins en secteur I prennent leur temps avec leurs patients et reçoivent sur rendez-vous sans surcoût. Au contraire, certains médecins demandant des honoraires élevés sont au contraire désagréables, pressés et médiocres. Il en est en médecine comme dans d’autres domaines : prix élevé n’est pas synonyme de qualité.

Malheureusement, la médiocre revalorisation des honoraires médicaux, comparée à l’augmentation des charges, a conduit de nombreux médecins à faire le choix du secteur II, introduisant une distorsion dans l’accès aux soins, banale dans d’autres pays, mais inhabituelle en France.

Les opticiens et les dentistes ont été les premiers à se déconnecter des tarifs conventionnels.

Il se passe donc avec les médecins ce qui s’est passé avec les opticiens et les dentistes : une déconnexion entre le tarif réel tenant compte de certaines réalités, et le tarif de l’assurance maladie, de plus en plus inadapté. La majorité des français ont donc souscrit une assurance complémentaire pour être remboursé de leurs lunettes ou prothèses dentaires.

Lorsque la CMU a été créée, le problème des opticiens et des dentistes a été traité spécifiquement : un forfait de dépassement a été accordé pour les lunettes et les prothèses dentaires, afin que ces deux professions acceptent de travailler pour les CMU. Il faut dire que le remboursement d’une paire de montures par l’assurance maladie est de l’ordre d’un euro...

Le système est obligatoire pour les médecins

Pour les médecins, on aurait pu imaginer un système fondé sur le volontariat. Comme les pharmaciens, les médecins en secteurs I n’ont aucun problème important avec les patients CMU[L’assurance maladie est tout de même parvenue à créer des situations dans lesquelles le médecin est pénalisé, notamment si le patient CMU n’a pas déclaré de médecin traitant]. Ils accueillent volontiers cette clientèle qui ne leur cause pas de perte de revenu.

Certains médecins en secteur II auraient pu aussi s’inscrire sur des listes de médecins volontaires, par intérêt ou par solidarité.

Or, et c’est de là que vient tout le problème, il a été décrété que les patients CMU pourraient consulter sans frais le médecin de leur choix, se faire opérer par n’importe quel chirurgien, dans n’importe quelle clinique. C’est cette décision qui a créé de vives tensions.

Toutes proportions gardées, c’est un peu comme si l’Etat avait fourni des tickets restaurant gratuits aux bénéficiaires du RMI, en précisant que ces tickets permettaient d’obtenir un repas gratuit dans n’importe quel restaurant. Les restaurants à prix modéré auraient apprécié cette clientèle solvabilisée, les restaurants chers un peu moins, d’autant que le repas doit être le même pour le client RMI que pour les autres clients. Encore une fois, le prix n’est pas synonyme de qualité, certains restaurants jouent la carte du prix serré et sont remarquables, d’autres étalent un luxe tapageur autour d’une assiette décevante. Chacun peut choisir son mode de travail [1] et c’est à la clientèle de savoir si elle en a pour son argent.

Cette décision arbitraire est avant tout idéologique, car un système fondé sur le volontariat aurait été bien accepté. La carte Paris-Santé, qui fonctionnait sur ce principe dans la capitale, n’a jamais posé aucun problème. On sent dans cette décision d’accès à tous les médecins, une volonté de mettre en difficulté les médecins en secteur II, de la part de gestionnaires qui n’ont jamais accepté ce système.

Le problème, c’est que ce sont les patients CMU sont également lésés. Plutôt que de pouvoir consulter des médecins volontaires recensés sur une liste ou un site internet, ils sont en butte à la mauvaise humeur de médecins à qui ce système a été imposé. Pour certains médecins, dont l’organisation est coûteuse (secrétariat, locaux onéreux, temps consacré à chaque patient), les soins aux patients CMU représentent une perte. Peu de professionnels acceptent de se voir imposer de travailler à perte. Les avocats par exemple apportent l’aide judiciaire dans le cadre d’un volontariat. Les pharmaciens n’accepteraient sans doute pas facilement de vendre à perte des produits de parapharmacie aux patients CMU.

Les médecins ont prêté le serment d’Hippocrate

Les médecins qui perdent de l’argent avec les patients CMU sont dans un position difficile. Ils ont pour la plupart prêté le serment d’Hippocrate dont ils connaissaient la nature dès le début de leurs études. Certes, contrairement à une idée répandue, ce serment ne prévoient pas de soigner gratuitement les "indigents". Seule une version récente comporte la phrase " Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire ".
Néanmoins, la déontologie, l’éthique médicale française, comportent la notion de ne pas laisser un malade sans soins, quels que soient ses revenus. La mise en place de la CMU participe d’ailleurs à cet esprit.


Les médecins en secteur II, doivent donc, ne serait-ce que par éthique personnelle, se plier à cette réglementation qui diminue leurs revenus. Tenus par la loi en vigueur, ils doivent accepter de soigner les patients CMU en règle et se faire rembourser par l’assurance maladie. Ils peuvent s’ils le désirent, augmenter encore leurs honoraires pour compenser avec les autres patients la perte représentée par les CMU. Les médecins du début de siècle ne s’y prenaient pas autrement pour financer leurs soins gratuits aux pauvres et respecter l’esprit de leur profession.

Mais ce système imposé n’est pas sain. D’autant que comme nous l’avons vu dans l’article déjà cité, le patient CMU est bien seul face à des médecins qui ne respectent pas leur devoir moral et légal. Nous avons donc un mauvais système, mal organisé, mal appliqué, qui frustre aussi bien les patients que certains médecins. Il serait bien préférable de fonder les soins aux patients CMU sur le volontariat.

Dans les zones où le volontariat ne serait pas suffisant pour assurer une offre de soins dans toutes les spécialités, les pouvoirs publics pourraient susciter cette offre par des aides ou exemptions de charges, comme ils le font dans d’autres domaines économiques.

L’obligation n’est pas tenable. La médecine ne peut être exercée correctement sous la contrainte. C’est à tout coup le patient qui trinque.

Dans son organisation actuelle, le système de soin des patients CMU n’a pas fini de provoquer des tensions.

[1] En fait, c’est inexact : seuls certaines spécialistes et médecins hospitaliers peuvent désormais choisir le secteur conventionnel à honoraires libres.


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53 réactions à cet article    


  • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 3 juillet 2009 15:08

    Bonjour Chantecler,
    La majorité des médecins acceptent les patients CMU, environ 75% pendant les testings. Il ne s’agit donc pas d’un ghetto. Cet article n’est pas destiné à faire plaindre les médecins.


  • bibimeufin 3 juillet 2009 10:28

    Bonjour,
    Très bon article qui résume bien la situation. Mais il manque pourtant un élément essentiel : tout assuré social se doit de déclarer un médecin traitant au risque de voir son remboursement de consultation amputé d’une partie (plus importante depuis janvier dernier). Hors il se trouve qu’au début de cette obligation, un nombre non négligeable de patient sous CMU n’avait pas fait cette démarche. Dans ces conditions, au lieu de n’être remboursé que partiellement, c’est le médecin qui n’était pas payé entièrement, ce qui explique peut-être la frilosité de certains d’entre eux...


    • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 3 juillet 2009 10:34

      @chantecler
      Merci pour cette réaction. Contrairement à ce que vous pensez, la grande majorité des médecins acceptent les CMU sans aucun problème. Les testings font part de 75 à 60% de médecins qui les acceptent. Et encore, les conditions de ces testings sont très critiquables : demande de RV pour des patients inconnus (alors que beaucoup de médecins demandent souvent le motif de consultation, qui n’est jamais précisé lors de ces testings). Les problèmes sont liés au fait que les CMU ne peuvent savoir chez qui ils seront bien reçus et chez qui ils seront mal reçus, ce qui est très pénible pour eux. Il n’y a pas plus de problème d’offre de soin pour les CMU que pour les autres patients. Notamment toutes les consultations hospitalières spécialisées leur sont offertes, et peu de généralistes hors Paris refusent les CMU.

      Les médecins ne sont pas à plaindre en effet et gagnent très correctement leur vie, notamment ceux qui refusent les CMU. Certains médecins « oublient » en effet leurs devoirs moraux et légaux. C’est mal. Mais encore une fois, la contrainte est quasiment impossible : aucune loi ne peut forcer un médecin à être aimable, c’est pourquoi je pense que l’on devrait passer au volontariat pour ne pas exposer les patients à des expériences très désagréables. Encore une fois, la carte Paris-Santé, fondée sur le principe, donnait toute satisfaction à tout le monde.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 3 juillet 2009 11:32

        bonjour,

        Article qui pose effectivement des problèmes importants mais qui oublie de citer les études sur les revenus moyens ou médians des médecins, généralistes et spécialistes.

        La CMU n’est qu’une question de conscience morale et citoyenne. On connaît des médecins affichant leur tarif secteur II dans la salle d’attente, 30 euros par exemple, tout en précisant que pour les bénéficiaires de la CMU, le tarif est de 22 (21 ?) euros, c’est à dire le prix pris en charge par la sécu


        • Jacen 3 juillet 2009 12:20

          Rassurez moi, leon, vous faite entre 60 et 80 heures par semaine comme ces médecins ruraux pour vous permettre de dire qu’ils vous gonflent ? Vous réveillez-vous à 4h du matin parce que « le petit a mal à une dent depuis 1 semaine c’est urgent !! » Faites vous 15 jours de suite sans le moindre arrêt avec les gardes ? Avant de porter un jugement, essayez de voir pourquoi ils « ralent » !
          Une simple comparaison : déplacer un plomber en pleine nuit coute excessivement cher (de l’ordre de 150€) et il peut augmente ses tarifs sans aucun état d’âme, déplacer un médecin en coûte 40, remboursés et révisé tous les 3 ou 4 ans de 1€.

          Cet article ne concerne que les médecins de secteur II, c’est à dire de moins en moins puisque les dernieres promotions à avoir pu choisir (autre cas particuliers précisés dans un commentaire plus loin) sont des années 1980. Beaucoup d’entre eux modulent leurs tarifs et aimeraient simplement travailler « un peu » moins.


        • Jacen 3 juillet 2009 14:42

          Proposez ça à votre médecin la prochaine fois que vous le verrez, surtout si vous le réveillez en pleine nuit ! N’étant ni médecin ni plombier vous me voyez désolé de ne pas suivre votre conseil !.

          Pour en revenir au sujet principal, avant de stigmatiser une catégorie de gens, essayez de vous mettre à leur place 5 minutes, les médecins sont aussi des êtres humains, pas des esclaves.


        • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 3 juillet 2009 18:05

          Ce cher Leon, toujours en finesse !

          Les bénéficiaires de la CMU ne sont pas si nombreux, dites-vous :
          1 212 340 en 2001 et 1 700 000 en 2005, je n’ai pas les chiffres pour 2009 mais si la progression est la même ...

          Il est aussi facile de baver sur une profession : Ils pourraient être un peu plus solidaires ...

          Le problème c’est que l’on fait porter un coût énorme de cette solidarité à une petite partie des citoyens. Pourquoi les médecins devraient être plus « solidaires que les autres ». Quand on demande à des fonctionnaires de faire quelques économies pour alléger la dette de nos enfants en étant un peu moins nombreux (attention, il ne s’agit pas de toucher à leur salaires) alors là, ils se fachent tout rouge : c’est le démantèlement du service publique, de l’utra-libéralisme etc.

          Mais pour les médecins, il est normal que leurs salaires baissent, qu’ils ne puissent pas exercer leur profession comme ils l’entendent et ne puissent pas s’occuper de leurs patients avec l’attention requise.

          Il faut savoir aussi que les médecins sont soumis à la fraude à la carte vitale. Ils n’ont ni le temps, ni l’envie de contrôler si le patient qui est devant eux est bien celui qui est censé y être. Mais ils constatent que cette fraude est réelle, cela est exaspérant. Il y a aussi des problèmes administratifs conséquents : papiers non à-jour ou absence de papiers.

          Enfin, les soins étant gratuits, certains patients prennent des libertés avec les praticiens de santé : Retard, rendez-vous non honorés (jusqu’à 25%, donc, perte sèche pour le médecin), et même agressivité.

          Enfin, personne ne connait le coût global de la CMU !


        • donino30 donino30 3 juillet 2009 19:59

          Apparemment 4,2 millions de bénéficiaires à la date de novembre 2008, les assurés + les ayant droits (enfants). Quant au budget de la CMU, c’est un indicateur d’une opacité tout à fait remarquable. La CMU de base aurait un cout de 1,4 milliards d’euros, la complémentaire environ 5 milliards d’euros. Un coût global oscillant donc soit disant entre 6 et 8 millards d’euros, avec bien évidemment absolument aucune source officielle en particulier sur la complémentaire.


        • donino30 donino30 3 juillet 2009 11:41

          Des médecins low cost en quelque sorte, qui mettent peu d’investissements au niveau du local et du secrétariat et annoncent d’entrée de jeu que les consultations ne dureront pas plus de 10mn, sauf cas graves, sans rendez vous. Sachant qu’ils auront quoiqu’il arrive une forte clientèle, ils peuvent ainsi s’y retrouver financièrement. Et donc si je comprends bien, pour améliorer la productivité des consultations en réduisant la partie administrative, imposer le médecin traitant pour toute consultation : pas de médecin traitant, pas de consultation. Pouquoi pas, c’est une idée qui me parait bonne, mais pauvre auteur si de telles propositions étaient applicables en France avec la pensée unique nous n’en serions pas là : et bla bla bla médecine à deux vitesses, et bla bla bla pays des droits de l’homme, et bla bla bla la santé ça n’a pas de prix, et bla bla bla...


          • fred64 3 juillet 2009 11:51

            - Pour être actuellement installé en secteur 2 il faut avoir travaillé 2 à 4 ans après l’obtention de son doctorat dans un hôpital public, périphérique en tant qu’assistant des hôpitaux (titre hospitalier) ou CHU en tant que chef de clinique (titre hospitalier et universitaire).
            - Les charges (en particulier URSSAF) sont 2 fois plus élevées pour les médecins secteur 2 que pour les médecins secteur 1, or lorsqu’un médecin secteur 2 reçoit un patient bénéficiaire de la CMU ou lorsqu’il ne pratique pas de dépassement d’honoraire aucune adaptation n’est faite, il est fiscalement sanctionné.
            - La médecine moderne a un cout et nécessite de lourds investissements. Il faudra prochainement faire le choix entre une médecine de qualité et une médecine d’abbatage.


            • anas 3 juillet 2009 12:20

              C’est un argument classique de pratiquement toute profession libérale. Du petit commerçant au... médecin.
              Pour être alors clair et sans hypocrisie , combien gagnez vous Dr Fred64 après avoir fait des longues études et vos 4 années d’internat ?
              Personne malheureusement n’ose le dire. il n’y a pas de raison. Assumez
               


            • Jacen 3 juillet 2009 12:23

              Non, soyez honnête vous aussi : combien touchez vous pour combien d’heures de travail par mois et quelles sont vos charges. N’oubliez pas aussi le temps de travail, ça serait trop facile de montrer du doigt sinon !!


            • anas 3 juillet 2009 13:34

              Je suis salarié dans le privé, doctorat de bio, je gagne 4000€ net avant impôt et selon si je fais bien mon travail, avec 10 d’ancienneté, L’État m’a payé mes études, du coup elle m’impose à 18%. Je travaille 10h/J en moyenne, 5J/7.
              Alors ?


            • Jacen 3 juillet 2009 14:56

              N’étant pas médecin, je ne donnerai pas de faux chiffres, néanmoins un médecin de campagne travaille plus de 60h par semaine, se lève la nuit, n’a pas de congés payés ni de RTT, a interdiction de se tromper de diagnostic, doit être au service du patient à n’importe quelle heure et j’en passe...

              Trouvez vous dans ce cas illogique qu’après 9 à 14 ans d’étude, suivant les spécialités, ils gagnent plus que vous et qu’ils soient taxés à 30% voire plus ? Certes leurs revenus sont « confortables » mais n’oubliez pas de compter qu’ils doivent trouver une clientèle (souvent la racheter d’ailleurs), trouver des locaux et ne pas oublier l’URSSAF en fin de mois ....
              De mon côté, je trouve beaucoup plus scandaleux les revenus d’un sportif de haut niveau ou les parachutes dorés octroyés par des conseils d’administration remplis d’amis de présidents de sociétés. A chacun sa vision des abus à priori ...


            • anas 3 juillet 2009 16:36

              Cher ami.
              Non, je ne trouve pas du tout scandaleux qu’il gagne plus que moi. La question est « combien ? ». Il serait tellement plus sain de parler en chiffres nets et pas en « plus », « pas assez », 30% de charges, le loyer, les « lourds investissements » etc etc. Ceci n’est pas crédible.
              Et un footballeur qui gagne bcp cela ne me choque pas non plus. Dans un système capitaliste la personne qui génère des millions mérite sa part du gâteau. Et puis combien de footballeur gagnent cela. Une élite de quelque centaines d’individus. Ceci pour vous dire que je ne suis ni envieux ni frustré. Seulement je crois qu’un dialogue constructif et sain doit être basé sur les faits précis, surtout quand c’est la collectivité, à travers la sécu, les impôts, et même les mutuelles, qui assure le financement du système.


            • Jacen 3 juillet 2009 17:55

              Cher ami, voilà les données les plus à jour, issues de la caisse de retraite des médecins,

              http://www.carmf.fr/cdrom/cdrom.php?page=coti-stat_rev.htm#top

              Toute version plus récente est évidemment la bienvenue
              Bénéfice non commercial d’un généraliste (salaire net avant impôts) : 75000€ net pour 58h en moyenne
              On arrive donc à 6250€ par mois (avant impôts) soit un coût horaire moyen de 6250/(58*4) = 27€ l’heure
              Pour la petite histoire, un employé aux 35h à ce taux toucherait (soit 140h mensuels) : 3780 brut .....

              et n’oubliez pas : ni RTT ni congés payés.

              Je vous laisse à vos conclusions quant à ces chiffres ! De mon côté, je comprends pourquoi de moins en moins de jeunes veulent faire généraliste.


            • anas 6 juillet 2009 15:26

              Cher Ami. Merci pour cette information qui illustre bien mon propos. Quelques petites remarque utiles
              Le BNC est un revenu net à ne comparer donc à un revenu brut. Prenons aussi les chiffres 2006 et utilisons toujours les moyennes (malgré leur limites), de salaire annuel( poure evité aussi la question de CP, 13eme mois etc).  Selon l’INSEE le salaire annuel net moyen en 2006 est de 22.891Euros.
              On remarquera une différence entre les secteurs 1 et 2. Pour le secteur 2 donc que refuserait le CMU, le BNC est de 92. 413Euros. Soit à peu prés 4 fois supérieur au salaire moyen des français. Rien de choquant si vous voulez mon avis mais réellement choquant de se présenter comme de victimes du système, abusé par d’autres et se donner des excuses pour ne pas accepter la CMU.


            • barbouse, KECK Mickaël barbouse 3 juillet 2009 12:31

              bonjour,

              bénéficiaire de la CMU j’avoue ne pas bien comprendre le sens de votre article, vous pensez qu’il faut créer une catégorie de médecin « hors cmu », parce que non volontaire pour soigner l’indigent qui « coute ».

              l’indigent, le clochard, le rmiste, est le plus exposé aux maladies contagieuses, et a diverses risques sanitaires, ce qui fait de lui le thermomètre de la santé public, tant entre les visites annuelles aux centre de médecins préventives en passant par les batteries de tests qu’on leur fait faire a un rythme quasi imposé d’autorité dans les structures « d’aides aux précaires »,

              Aussi, soigner l’indigent, étant donné la manière dont ils sont utilisé par le systeme médicale comme une sorte de cobaye pour santé public, testeur de médicaments, les prises de sang des précaires sont stockés dans des hématèques a part pour le besoin d’études « spécifiques », tout commes leurs réponses aux autre études et questionnaires sociologiques, psychologiques, etc... 

              C’est la moindre des choses tant ils sont utilisé pour mettre en place les politiques de soins et de préventions des gens « sains » qui bossent.

              Alors si des médecins se veulent sélects et faire de leur cabinet un enclos a clientèle chic, qu’ils se rendent bien compte qu’a moins de vivre sous cloche, leur démarche est un accroissement des risques sanitaires pour tous.

              amicalement, barbouse.


              • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 3 juillet 2009 12:56

                Bonjour Barbouse

                Il y a un malentendu sur le sens de mon article, qui peut être aggravé par certaines réactions. Je ne cherche pas à défendre le point de vue du médecin : je trouve que ne pas recevoir ou maltraiter les CMU est indéfendable moralement et légalement et je l’ai écrit dans l’article.

                Simplement, je note que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Cette obligation n’est pas tenable en pratique, et vous expose donc à des désagréments importants et regrettables.

                Si l’aide judiciaire permettait à n’importe quel prévenu de demander à ce que son affaire soit prise en charge par n’importe quel avocat de son choix, je pense que certaines affaires seraient bien mal plaidées.

                Le problème n’est pas de savoir si c’est bien ou mal, mais de chercher à faire en sorte que le système fonctionne. Or il ne fonctionne pas bien.
                Cet article cherche simplement à expliquer pourquoi, et non à dédouaner les médecins en secteur II qui refusent les CMU et dont le comportement n’honore pas leur profession.


              • barbouse, KECK Mickaël barbouse 3 juillet 2009 15:27

                l’inégalité d’accès a la qualité des soins n’est pas ( pour l’instant) qu’un problème de CMU, on peu trés bien payer un mauvais médecin qui ne fera pas dans l’instant T d’une consultation le bon diagnostique.

                Et on peut tout aussi bien trouver un bon jeune avocat avec l’aide juridique.

                Si je vous comprend bien, il n’est pas tenable en pratique de recevoir partout les bénéficiaires de la cmu ?

                alors, comme ça, a la louche, partout ça n’existe pas. Sociologiquement les bénéficiaires de la cmu sont majoritairement concentré dans des zones urbaines, et certains quartier. Donc on peu considérer que s’il y a des endroits où une proportion de bénéficiaire est tel qu’elle met en péril la rentabilité économique d’un seul cabinet, ce sont déja des endroits localisables et déja dans le rouge.

                autrement, plus diffus dans la masse des patients, un cmu par ci par là ne peu pas peser a ce point sur l’équilibre budgetaire d’un seul cabinet.

                Et non, les bénéficiaires du rsa et de la cmu ne font pas de grand trajets ( ils n’en ont pas les moyens) ni ne connaissent les bonnes adresses de bon médecins pour allez exprés s’y faire soigner gratuitement. Ceux qu’on appel « les clochards » vont le plus souvent aux urgences, dans des états qui ne leur permettent plus de faire autrement que d’aller se faire soigner, et qui les renvoi le cas échant vers ou une direction spécialisée ( comme en cas de toxicomanie) ou faire un bilan de santé qui donne droit a une visite gratuite chez un médecin...

                Si on pose la question du comment aider les cabinets exposés a une trop forte proportion de patient CMU en fonction de leur concentration géographique, a mon avis on sort de la problématique du médecin sans conscience et du mauvais patient CMU.

                amicalement, barbouse.


              • docteur 3 juillet 2009 12:37

                nouveau venu , y a t il une modération ?


                • jako jako 3 juillet 2009 14:44

                  Oui il y a une modération


                • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 3 juillet 2009 12:57

                  Comme j’ai pris soin de l’écrire, il ne s’agit pas de médecins lowcost, mais d’honoraires lowcost, qui leurs sont imposés. C’est très différent. Il n’y a pas de corrélation nette entre le prix et la qualité en médecine.


                  • finael finael 3 juillet 2009 13:18

                    C’est bizarre : ma mère, qui était médecin, recevait et soignait gratuitement les personnes démunies. Sans doute en souvenir de sa propre enfance.

                    Elle est morte en 1984, cela fera 25 ans dans 3 semaines. Elle n’aura jamais connu la CMU ni les tracasseries administrativo-informatiques qui sont le lot - il est bon de le rappeler - des médecins.

                    Et si elle prenait le temps d’ausculter soigneusement ses patients, voire de leur fournir des échantillons gratuits, elle était en butte aux réactions de mon père qui lui reprochait de ne pas gagner assez.

                    Elle avait d’ailleurs bien piètre opinion de ses « chers confrères » qui n’avaient pas diagnostiqué les cas de tuberculose qui commençaient à réapparaître dans la population pauvre.

                    Pour elle, le rôle d’un médecin était de soigner, pas de faire fortune !


                    • turbide 3 juillet 2009 13:44

                      1) médecin traitant, 1°connerie(5%de nomadisme qui est le même 7 ans après)
                      2)carte vitale, un gouffre financier un échec programmé, en cardiologie (ma spécialité)10%des cardio l’utilisent
                      3)CMU (après l’AMG identique), basé sur les déclarations fiscales non vérifiées(et le train de vie ça existe) une bêtise sans nom, démagogique , inapplicable (CNI = 0)les patients vrais cardiologiques ne viennent pas plus qu’avant et même s’ils le font le taux d’adhésion au suivi est désastreux.
                      4)je suis conv secteur 1, je les prends sans illusion sur l’écoute et le suivi, et je ne me fais pas payer, trop de problèmes avec les caisses, par contre je refuse que sur 1 ordonnance d’ajouter les médicaments débiles qui me sont réclamés, que je refuse aussi pour un sujet lambda, un cabinet n’est pas une grande surface...........
                      5)taux d’absentéisme >3 fois sujetb lambda.
                      6)pas d’angélisme SVP, trop c’est de la connerie

                      Dr Rt cardiologue


                      • french_car 3 juillet 2009 18:31

                        @Turbide
                        Je serais curieux de savoir pourquoi la carte vitale est un échec et seulement 10 % des cardios l’utilisent dans la mesure où elle permet de faire des CMU ou des dispenses d’avance sans paperasserie et le délai de paiement est de 5 jours.
                        Je comprends votre agacement en tant que cardio devant le traitant mais ça vous permet de coter un C2 si c’est occasionnel ou une CSC si c’est plus fréquent donc ce n’est pas si négatif que cela...
                        La CMU a rendu les patients solvables et vous n’hésitez plus à leur faire une écho ou une épreuve d’effort, voire un holter.
                        Trop de problèmes avec les caisses dites-vous mais pourquoi ??? Avec la carte vitale ça marche tout seul ! Il y a parfois de petits cafouillages avec les caisses mais CMU ou pas CMU ...
                        Pour l’absentéisme effectivement c’est lié au niveau socio-éducatif de la personne, je ne dirais pas que CMU=mal élevé mais il y a un peu de ça. Mais ce n’est pas le but de la CMU que d’alerter le médecin sur l’absentéisme potentiel du patient.
                        FC époux de cardiologue



                      • turbide 3 juillet 2009 19:40

                        JE REPONDS A LA FEMME/HOMME DE CARDIOLOGUE CE QUI N’AJOUTE RIEN DU TOUT+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

                        PAS DE CHANCE C2 JE N’UTILISE JAMAIS : PAS UNE SEULE FOIS,JE SUIS LE MT DES PATIENTS VRAIS CARDIO,
                         EN CMS NON PLUS CAR PAS REMBOURSE
                        CSC NON PLUS CAR DANS LE 93 CE N’est pas remboursé aux patients
                        ARRETEZ DE VOIR DES GENS BIEN PARCE QUE « PAUVRES », C’EST INFANTILE ET INDIGNE D’UN PAYS CULTIVE ; L’ANGELISME M’EXCEDE, ON A FAIT Bcp DE CONNERIES EN DEFENDANT UN PSEUDO FAIBLE/FORT, IL FAUT GRANDIR++++++++++


                      • Jacen 3 juillet 2009 19:48

                        Bonsoir, écrire en majuscule est assimilé sur internet à hurler dans la vie courante.... la plupart du temps, les gens ne lisent même pas ces commentaires.


                      • turbide 3 juillet 2009 20:51

                        si votre propos se limite à l’écriture majuscule, vos idées sont sans intérêt, # néant.........


                      • Jacen 3 juillet 2009 23:57

                        Mes idées sont donc au niveau de votre tolérance, j’en suis ravi !!


                      • french_car 6 juillet 2009 10:01

                        A Rt /Turbide
                        Je n’ai pas tout compris mais je ne vois pas en quoi la caisse du 93 ne paierait pas la CSC, elle appartient à la nomenclature.
                        ok vous êtes MT de certains patients, sur ceux -là vous ne ganez rien, le gain se fait sur ceux qui viennent envoyés pour un diagnostic par leur généraliste. Et là vous prenez le C2+ECG.
                        les patients vrais cardiologiques ne viennent pas plus qu’avant dites-vous ?
                        je ne comprends pas votre réflexion sur « pauvre = mal élevé » puisque c’est vous qui mettez en avant le fait que la CMU mutltiplie l’absentéisme par 3.

                        la CMU solvabilise le patient, elle est à l’avantage du patient mais aussi du médecin


                      • nounoue linga myon 3 juillet 2009 14:06

                        la médecine libérale, qu’elle belle tartuferie , si la médecine était d’état cela serait déjà beaucoup plus sein pour les malades car l’argent qui part dans la nature à cause de cette sois disant médecine leberale serait reinvestie dans des structures d’acceuils plutot quand dans des salaires ... bref je crois qu’il ne faut pas confondre les genre, dans le premier verser du fameux sermant d’hypocrite il est question d’argent comme quoi le medecin ne s’occupera pas ou peu de cela lol qu’elle belle rigolade... et si l’ordre des medecins se bouger un peu le cul pour nous creer un systeme de santé preventif basé sur l’évaluation réel des soins et non sur la distribution abusive de medicamanents ... à bonne entendeur

                        y’en à marre de l’hypocrisie ... medecin liberaux rembourser par la secu lol
                        on devrait exclure du systmee toute les personnes gagant des salaires superieure
                        à un plafond acceptable de salaire 10000 euros

                        SANTé


                        • nounoue linga myon 3 juillet 2009 14:10

                          création d’un nouveau métier, conseillé orienteur médical

                          voila deux ans que j’essayes de me faire soigner correctement en vain, ayant la cmu je dois dire qu’il n’est pas facile de trouver un dentiste ni même un généraliste qui ne vous regarde pas de travers ( dans notre beau système on applaudit quand un riche gagne 700 millions d’euros juste en jouant en bourse ), j’en suis arrivé à me poser d’énorme question sur le fonctionnement de notre système de santé et je dois dire qu’il y a vraiment de quoi rougir de l’immobilisme et des solutions trouvés pour faire évoluer celui-ci et éviter le gouffre de la dette de la sécurité sociale ...
                          Je pense qu’avant de mettre en cause encore une fois les pauvres ...

                          MENDIANT SUR LA SANTE
                          Il faudrait instaurer un protocole de santé obligatoire pour les médecins généralistes, qui les obligeraient à faire un bilan diagnostique de chacun de leurs patients afin d’éviter de répéter AD VITAM ÉTERNAM des traitements et des radiographies inutiles et coûteuses ...
                          Ce protocole nécessiterait la création d’un nouveau métier entre le médecin généraliste et l’accès aux soins, un conseillé médical (formé à la médiation medicale et sociale) qui vous posera toutes les questions nécessaire afin que votre médecins puisse faire un diagnostique plus précis.
                          Une fois le diagnostique établit par le médecin vous repasser voir le conseillé qui vous oriente en fonction des soins et traitements ...
                          Bilan de cette démarche, évite l’exclusion médical et surtout cela permettrait de créer des relations entre les corps médicaux et les malades car la charge de travail des médecins (du faite du numéros clausus) ne pourra être amélioré ...
                          Comme me disait le médecin qui essaye de me soigner à petite dose d’antibiotique nous ne sommes par formées pour faire du social ...

                          Depuis la mise en place en juin 2004 des "Epreuves Classantes Nationales" (ECN), ce sont surtout les moins bon élèves qui choisissent la médecine générale (en 2005, un quart des postes n’ont pas été pourvus). Les meilleurs optent plutôt pour les spécialités les plus rémunératrices, tels que la chirurgie plastique, la radiologie ou la gastroentérologie). Résultats : pour vivre convenablement, les médecins généralistes doivent « abattre » au moins trois clients par heure.

                          «  Il faudrait être un saint pour faire un bilan approfondi du malade, privilégier la prévention, et prendre le temps de mettre à jour ses connaissances en permanence pour 22 euros ! » reconnaît le Docteur Jean-Pierre Willem, célèbre pour son combat en faveur des thérapies naturelles (Pratiques de Santé, 23 sept 2006)

                          Ce ne sont pas les médecins mais le système qui est en cause. Les généralistes travaillent déjà en moyenne 53 heures par semaines et il serait illusoire de leur demander de faire de la prévention ou d’appliquer les thérapies naturelles (qui requièrent plus de temps) sans contrepartie financière. Le paiement forfaitaire à l’acte a fait son temps et il serait opportun de s’interroger sur la problématique suivante : est-il plus rentable pour la société de prendre le temps de la prévention ou de continuer à soigner superficiellement (et à maintes reprises) les symptômes ?

                          Si 5 à 6% des malades doivent utiliser les «  thérapeutiques les plus puissantes même si elles peuvent être nocives » 94 à 95% des autres malades ont « toutes les chances d’être améliorées considérablement ou guéries par des thérapeutiques naturelles, avec les plantes bien sûr, en traitement de fond ou même en traitement exclusif. »

                          conseillé d’orientation et de suivis médical !
                          la medecine est un acte humanitaire !!!
                          il manque cruellement d’humanité et d’organisation dans la medecine generale !!!

                          Code de déontologie (la medecine ne doit pas etre liberal, si elle veut resté dans le cadre juridique des droit de l’homme !!!)
                            
                          http://www.web.ordre.medecin.fr/deonto/ … edeont.pdf
                          Article 2 (article R.4127-2 du code de la santé publique)
                          (commentaires révisés en 2003 )

                          Le médecin, au service de l’individu et de la santé publique, exerce sa mission dans le respect de la vie humaine, de la personne et de sa dignité.
                          Le respect dû à la personne ne cesse pas de s’imposer après la mort.

                          L’essentiel de l’éthique médicale est condensé dans cet article qui fait ressortir les obligations morales du médecin.

                          Le praticien doit honorer le contrat moral qui le lie à un patient, répondre en conscience à une confiance et accomplir un devoir qui lui est propre. La société lui a confié un rôle privilégié : donner des soins aux malades, mais aussi, être le défenseur de leurs droits, de l’enfant dès sa conception, du vieillard, du mourant, du handicapé et de l’exclu des soins, lutter contre les sévices quels qu’ils soient et quelles que soient les circonstances. Il doit être un acteur vigilant et engagé dans la politique de santé publique, qu’il s’agisse de la prévention, de l’épidémiologie ou de l’éducation de la santé. Toutefois, le médecin doit se garder, dans cette action de santé publique, des effets pervers d’une prévention collective autoritaire.

                          1- L’exercice de la médecine est un service

                          L’acte médical est un acte humanitaire. Ainsi que le propose l’Association Médicale Mondiale, depuis 1948, dans le serment de Genève, le médecin est « au service de l’humanité ». Ce service fait la grandeur de la médecine.

                          Il consiste à appliquer toutes les connaissances scientifiques et les moyens techniques adaptés afin de prévenir la maladie, de prodiguer des soins et de soulager la souffrance.

                          L’exercice de la médecine comporte une double exigence : morale, car cette activité implique altruisme et dévouement, et scientifique, car elle impose, comme un devoir, la compétence. Celle-ci est acquise par une formation, initiale et continue, de haut niveau.

                          Les progrès de la science médicale ont donné une nouvelle dimension à la mission du médecin. Au « pouvoir médical » sans réelle efficacité thérapeutique a succédé la toute-puissance du « savoir » comme l’exprime Jean Bernard (voir note 1). Grâce notamment aux techniques de réanimation, à la maîtrise de la reproduction, à la transplantation, au génie génétique, l’homme a déplacé les frontières de la vie, celles de la naissance et de la mort.

                          2- Service de l’individu

                          L’individu passe, en France, avant la collectivité.

                          Cette primauté de l’être humain par rapport à la société est réaffirmée dans la convention sur les droits de l’homme et la biomédecine (voir note 2) en ces termes : “ l’intérêt et le bien de l’être humain doivent prévaloir sur le seul intérêt de la société ou de la science ” ( art. 2 ).

                          La déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948 pose en principe que "tous les êtres humains naissent et demeurent libres et égaux en dignité et en droits". Parmi ces droits irrécusables se situe le droit aux soins (et non le droit à la santé, confusion fréquente).

                          La loi interdit toute discrimination dans l’accès aux soins (voir note 3).

                          Le médecin est responsable de la personne qui se confie à lui. Son indépendance professionnelle ( art. 5 ) doit le soustraire à toute pression ou injonction, à toute influence ou à tout sentiment qui pourrait porter préjudice au patient.

                          3- Service de la santé publique

                          L’acte de soins individuel ne suffit pas, il faut également prendre en compte l’intérêt général. Chaque décision assumée par le médecin pour une personne prise en charge, bénéficie à la collectivité.

                          Plutôt que de définir la santé publique, il convient de parler d’un « esprit » de santé publique qui consiste à situer un problème de santé dans son ensemble, c’est-à-dire l’Homme dans son environnement social et professionnel.

                          Tout médecin doit être conscient que certains actes, simples en apparence, sont, en fait, importants en terme de santé publique :

                          - par exemple, le certificat de décès, sur lequel le médecin indique la cause de la mort, est le document de base des données épidémiologiques ; remplir un certificat de décès est donc un acte sérieux, indispensable à la santé publique, et non une banale formalité administrative ;

                          - autre cas particulier, le paradoxe de la prévention : une mesure appliquée à beaucoup profite seulement à quelques-uns, tout en apportant de grands bénéfices à la communauté (c’est le cas des vaccinations, du port de la ceinture de sécurité, par exemple).

                          Les pouvoirs publics doivent pouvoir compter sur les médecins pour appliquer des mesures sanitaires à l’ensemble de la population telles que les vaccinations, le dépistage, les actions éducatives pour la santé, ainsi que pour le bon fonctionnement des lois sociales qui comprend les problèmes d’économie de santé ( art. 12 ) (voir note 4).

                          4- Individu et collectivité

                          "Le médecin doit concilier l’intérêt individuel et l’intérêt collectif : il doit respecter à la fois un homme et l’Homme. Les deux devoirs sont inséparables, même s’ils apparaissent parfois antagonistes. À nous de tenter de les unir et de réussir cette union" (voir note 5).

                          Le secret médical en est un des exemples des plus démonstratifs. En effet, le secret médical est, à la fois, d’intérêt privé, puisque le médecin doit protéger l’intimité de la personne qui se confie à lui, et d’intérêt public car c’est une condition nécessaire à l’exercice de la médecine ( art. 4 ).

                          Citons aussi les contraintes socio-économiques : peut-on considérer que l’intérêt collectif puisse s’imposer au détriment de l’intérêt individuel ? Une politique de santé peut-elle décider, par exemple, quels seront les patients susceptibles de bénéficier des moyens mis en oeuvre par la collectivité et quels autres en seront exclus ?...

                          Le rapport n° 57 du Comité Consultatif National d’Ethique “ Progrès techniques, santé et modèle de société : la dimension éthique des choix collectifs ” a apporté par ses constatations et recommandations une contribution intéressante dans ce domaine (voir note 6).

                          5- Respect de la vie humaine

                          Le respect de la vie humaine est un principe fondamental non seulement de la médecine, mais de notre civilisation.

                          Risque thérapeutique

                          La médecine a évolué : des techniques plus audacieuses, des thérapeutiques plus actives ont augmenté les risques de complications. Plus efficace, la médecine est devenue aussi plus dangereuse. Le médecin doit éviter de faire courir à son malade des risques injustifiés ( art. 40 ).

                          L’imprudence thérapeutique médicale ou chirurgicale est sanctionnable. Cependant la prise de risque est un facteur de progrès, mais à certaines conditions  : que ce risque soit identifié, évalué par le médecin, proportionné à la gravité de la maladie, annoncé avec loyauté au malade, afin que celui-ci donne un consentement éclairé.

                          Il s’agit de décisions difficiles, laissées à la conscience et à la compétence de celui qui soigne, dont il doit pouvoir se justifier. Le médecin est aidé par les enseignements reçus, sa formation, les principes de la technique et la valeur de son expérience...
                          http://www.smg-pratiques.info/rubrique. … ubrique=12

                          Inégalités. Didier Sicard, président du Comité national d’éthique :
                          J’ai honte d’être médecin
                          Par Eric FAVEREAU

                          QUOTIDIEN : jeudi 30 novembre 2006, liberation !
                          Le professeur Didier Sicard préside depuis 1998 le Comité national d’éthique. Personnalité incontestée, il ne retient pas son indignation devant ces médecins qui refusent de soigner des patients qui bénéficient de la CMU ou de l’AME.
                          Pourquoi ce cri de colère ? Et maintenant ?
                          Quand j’ai appris que des médecins refusaient de prendre en charge des patients qui bénéficient de la CMU ou de l’AME, cela m’a évidemment choqué. Et cela d’autant plus qu’il n’y a pas eu, peu après, de prises de positions fortes des instances ordinales [l’ordre des médecins, ndlr] . Certaines réactions m’ont même surpris. Le problème était encore traité de façon économique ou financière. Mais qu’une minorité de médecins puisse dire : « non, on n’a pas de temps à perdre avec ces patients-là », cela m’a paru insupportable. Cela m’a profondément humilié. Et peut-être avons-nous traîné avant de réagir.
                          Qu’avez-vous fait ?

                          J’en ai parlé avec le président de l’ordre des médecins, il m’a dit qu’il était d’accord avec moi. Ajoutant néanmoins : « C’est une question difficile. » J’ai estimé que cela ne suffisait pas. Je crois que l’on ne peut pas parler d’éthique médicale, faire de grands et beaux discours ici ou là, si on ne se confronte à ce problème d’éthique majeur que représente cette situation, où des médecins refusent de soigner des patients. J’ai dit à l’ordre des médecins qu’en voyant ces pratiques j’avais honte d’être moi-même médecin.
                          Mais comment expliquez-vous ce genre de dérives ?
                          Aujourd’hui, de plus en plus, la valeur du soin disparaît derrière des problèmes de financement. On a vécu sur l’idée que tout se résumait au lien entre le malade et son patient. Or, le médecin occupe aussi une place d’intermédiaire avec la collectivité. Il est devenu un médiateur du service public. Aussi, quand des médecins deviennent obsédés par l’aspect financier, ils perdent leurs valeurs au détriment de celles qui entourent l’acte médical.
                          Mais ce n’est pas nouveau...
                          Aujourd’hui, cette présence est peut-être si massive qu’elle fait obstacle même à la réflexion. On est sans cesse enfermés dans une réflexion du type « faut-il ou non augmenter le taux de la CSG ? ». Alors que notre réflexion devrait être autour des valeurs en jeu. On peut, d’ailleurs, être frappés par la timidité de l’Etat, qui ne voit les problèmes de santé que par le prisme de l’argent. Comme si nous tous, patients, Etat, médecins, nous nous retrouvions devant une table de casino où tourne une roulette. Ou plutôt une calculette. Et, au final, on ne distingue plus l’essentiel. On ne voit plus ce paradoxe : plus la médecine coûte cher, plus elle exclut. On ne s’étonne plus que l’on puisse trouver sans difficultés un million d’euros pour une greffe, mais qu’il n’y ait pas un euro pour un usager d’alcool, sans domicile et atteint d’une pathologie liée à ses conditions de vie. Et cela parce que son existence n’entre pas dans les paramètres. Or, on le sait, on ne va pas résoudre ce paradoxe en injectant encore plus d’argent dans la machine.
                          Que faire ?

                          Si cela se poursuit, le système de soins, et ses arcanes, risque de devenir une caricature de lui-même. Et que des médecins aggravent ce système, en refusant de soigner certains patients, est une honte pour nous tous. Je ne plaide pas pour la désinvolture, ni pour le laisser faire. Je suis effrayé par la faiblesse et la pauvreté de la réflexion du corps médical sur ces questions. Il n’y a pas le moindre débat, ni le moindre enseignement par exemple dans les universités. Cette séparation du médical et du social est aveuglante. On est arrivés à un tel degré de cynisme que les problèmes de fond ne sont pas abordés dans toute leur violence. Bien sûr, un médecin a le droit d’avoir des revenus très corrects, mais à un moment donné il y a aveuglement. Et l’aveuglement est particulièrement sordide quand il touche le domaine de la santé.


                          • anas 3 juillet 2009 14:25

                            Comme d’habitude dès qu’on commence à aborder les revenus des médecins ces derniers se plaignent du système. Médecins traitants, secteurs conventionnés, carte vitale, les profiteurs de la CMU, le plan hôpital, la codifications des actes, etc etc etc .
                            Chers docteurs. Nous sommes en tant que patients lambda à 99% d’accord avec vous. Mais arrêtez svp de nous dire que vous gagnez une misère, pour faire un métier difficile.
                            A combien estimez un faible revenu ?
                            Comment percevez vous un métier que vous avez choisi, qui doit être une vocation plus qu’un métier, et à quoi vous le comparez vous ? Vous le changeriez ?
                            Vos études ont été financées par les impôts des tous, et vous devriez en être fiers d’avoir réussi mais aussi reconnaissants d’avoir accès à ce savoir grasse à l’effort de tous.
                            Enfin, vous organisez pratiquement la pénurie en protégeant votre profession avec des numéros clausus, le refus des médecin étrangers (à exercer ici), en cumulant des fonctions.
                            Nous sommes avec vous et nous vous faisons confiance, mais il faut enfin comprendre et assumer votre statu qui n’est plus celui d’un « notaire » mais d’un professionnel éclairé.
                            Il ne faut pas généraliser, c’est idiot.


                            • Jacen 3 juillet 2009 15:04

                              Le numérus clausus est géré par le ministère de la santé et évite de retrouver avec une surpopulation d’externes non gérable par des internes qui doivent aussi assurer leurs gardes !! Ce nombre a été augmenté de 50% en 8 ans !
                              Vous avez raison, il ne faut pas généraliser et la CMU (le sujet de l’article d’ailleurs) part d’une excellente intention, mais l’application réelle pose beaucoup plus de problèmes, du côté des patients comme des médecins !


                            • nounoue linga myon 3 juillet 2009 18:37

                              cet article n’est que la démonstration qu’il faut une réorganisation total de notre société et la remettre en chemin de partage des richesses ... unissons nous contre la barbarie des surpayer qui en veulent toujours plus, exigeons le revenu maximum acceptable à 10000 euros par moi ... mince alors y’a plus personne ... dés que l’on parle de vrai solidarité ... et si la medecine veut revoir un jour une certaines noblesse il serait juste qu’elle ciommence par arreter d’arnaque le systeme ... et par la meme nous

                              Un ordre des médecins totalitaire

                              Aujourd’hui, il est évident que l’autorité en matière de santé, c’est à dire l’ordre des médecins (créé sous Vichy) adopte un comportement totalitaire et ne tolère qu’une seule médecine : la médecine allopathique, qui fournit un marché juteux à l’industrie pharmaceutique.

                              Il n’est ainsi pas pertinent d’évoquer quoique ce soit en terme de santé en France sans la suppression de cet ordre qui bloque, de fait, les médecines alternatives.

                              Jeu souhaite être libre de choisir mon médecin ! Ca n’est pas au gouvernement de me dire lequel choisir !

                              Aujourd’hui, le seul parti qui propose la suppression de cet ordre, c’est le Mouvement de la France en Action dont le président est Mr Governatori.
                              Le monde de la santé est aujourd’hui structuré autours de 3 pôles. L’odre des médecins, l’ordre des pharmaciens et les grands groupes pharmaceutiques.
                              Et j’ai comme l’impression que leurs intérêts ne sont pas toujours les mêmes que les notres en matière de santé.
                              Alors pour faire bouger les choses, se sera plus dur que l’éducation nationale. Rechercher le pourcentage d’élus médecins ou pharmaciens et vous verrez.
                              Et je ne parle pas des pressions des gros labos.

                              Effectivement la France est en retard pour les médecine naturelle, alors que l’on explique en fac de médecine qu’un médecin n’a pas la science infuse et qu’il y a d’autres possibilité pour aider les gens malades (en même temps).
                              Chacun à le droit de croire ce qu’il veut alors pourquoi chacun n’aurait il pas le droit de choisir sa médecine. Allopathique, chinoise, homéopathqiue, phyto... à partir du moment ou les praticiens sont déclarés comme tels. Les médecins ont aujourd’hui oublié que l’origine des premiers traitements, ce n’était que des plantes.

                              Vous me direz personne ne l’interdit, mais les médecins refusent très souvent de voir la vérité en fasse quand une médecine parallèle marche et souvent mettent la pression sur leurs malades, et les médecines naturelles ont besoin de travailler avec les médecin pour aider le malade zu plus juste. Mais cela avance il yen a de plus en plus qui s’ouvre à la possibilité que autre chose marche. Ils ne peuvent pas pour l’instant le dire officellement à cause de l’odre des médecins, c’est tout...

                              pourtant la santé et l’ecologie sont inseparables ...
                              tous ces ordres, ne devrait pas avoir le pouvoir de condamner un medecin, cela devrait revenir à la justice ... ces ordres medicaux sont anti-democratiques et nous renvoit à l’obscurantisme, alors que nous sommes dans l’air d’internet ...
                              bref si cela ne change pas de leurs part, le system de santé implosera de lui meme avec les nouvelle technologie nanoscopique, qui permettront par exemple grace au puce à adn de ce faire son propore diagnostique ... une vision du futur qui va veritablement faire apparaitre la medecine liberal, pas cette medecine francaise qui n’est autre qu’une horde de petits fils de collabos, egoiste et incapable de voir plus loin que leurs portefeuil ...
                              les medecins liberaux fonctionnaires
                              à développer ;

                              ex  : je suis malade depuis deux ans, et j’ai vu plus de 10 medecins specialistes, dentistes, stomatologues ... personnes ne trouvent rien, radio, scanner bonjours le trou de la secu, medicaments, bref une facture pour la secu de 10000 euros et toujours les memes symptomes...
                              je tombes malades chez une amies, elle me conduit au urgence du coin et là miracle, un vieux medecin stomatologue prends sa roulette et me perce un abces, une odeur de merde à jaillit ainsi qu’un liquide brun ... c’etait horrible ... voila la réalité de la medecine francaise !!!
                              Moralité, il faut mieux faire croire à un malade que sa maladie est incurable, sa rapporte

                              ps : je viens de lire la premiere ligne du cour de microbiologie de medecine ...
                              il est ecri noir sur blanc, il ne faut pas croire aux energies et medecines douces ... bref de toute facon, tant que les medecins considereront les malades comme des machines pascaliennes ... rien ne changera

                              LES PETITS FILS DE COLLABOS ;
                              y’a qu’a regarder comment les etudiants en medecine s’amuse ( les faluchards) pour comprendre à quel genre d’oiseaux on est confronté ...

                              les faluchards,quand l’ego l’emporte sur la raison

                              Et puis une petite info sur le prétendu trou de la sécu :
                              "Cette année, nous allons devoir donner un euro non remboursé de notre poche, nous allons être très contrôlés lors de nos arrêts maladie, nous allons devoir consulter un généraliste avant d’aller voir un spécialiste...

                              Toutes ces mesures pour réduire le soit-disant « trou de la Sécu » ! Mais le fameux « trou de la Sécu » de 11 milliards d’euros existe-t-il vraiment ?
                              - 7,8 milliards non reversés à la Sécu sur les taxes sur le tabac
                              - 3,5 milliards non reversés à la Sécu sur les taxes de l’alcool
                              - 1,6 milliards non reversés à la Sécu des assurances auto pour les accidentés de la route
                              - 1,2 milliards non reversé à la Sécu de la taxe sur les industries polluantes
                              - 2 milliards de TVA non reversés à la Sécu
                              - 2,1 milliards de retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés
                              - 1,9 milliards de retard de paiement par les entreprises, etc.
                              C’est-à-dire : 20,1 milliards d’euros.
                              Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu pour 2003."

                              Tu veux dire que c’est de l’argent qui devrait normalement être reversé à la Sécu (dans le fonctionnement défini par les textes) et qui passe ailleurs ?
                              C’est affligeant.

                              Ca n’est pas moi qui le dit, ce sont les comptes de la sécu !

                              Comme toujours, les politiciens soit inventent de faux problèmes pour y apporter leur sempiternelle solution : moins de liberté et plus de taxe. Ou alors utilisent des problèmes réels pour y apporter leur sempiternelle solution : moins de liberté et plus de taxe.

                              Et bien voila je comprends maintenant pourquoi il y a des paradis fiscaux ...

                              clearstream ;; ;

                              et bien avec tous ce que je lis sur ce forum, y’a de quoi refaire une revolution et cette fois ci y’a pas besoin de politicien vereux pour éclairer le peuple il est deja bien dans la merde comme sa avec l’inflation depuis le passage à l’euro ... mais que fait la banque centrale europeene ...
                              elle investit au Qatar

                              Peut être que ce n’est pas détourné (ou pas intégralement) mais que c’est affecté à d’autres budgets.

                              Bien sûr que c’est affecté à d’autres budgets, comme l’armée, la corruption (un budget très conséquent), le financement des partis (avant illégal mais maintenant légal, voté par la droite ET la gauche), les subventions aux secteurs que la grande distribution tue avec ses marges arrières (nous faisant ainsi payer 2 fois les prix affichés dans les rayons), les 600 machins administratifs qui sont officiellement dédiés à conseiller le premier ministre (il est très conseillé ce monsieur), ou les fonds réservés à tous ces contrôleurs très bien payés que l’état crée chaque année comme « solutions » (sic) aux problèmes (un ex très concret : les scieries sont contrôlées pour leur émission de poussière, on leur impose des aspirateurs homologués qui ne contiennent qu’un élément de mesure, mais les appareils sont 2 fois plus chers et les contrôleurs sont payés très cher à la journée (j’ai malheureusement oublié le montant exact)), ... etc ...etc

                              Voire, par exemple, le livre de Nicolas Lecaussin, « Cet état qui tue la France »
                              http://www4.fnac.com/Shelf/article.aspx … =&Fr=3

                              Voire aussi le livre de Christian Jacquiau, « Les coulisses de la grande distribution »
                              http://www4.fnac.com/Shelf/article.aspx … B&Fr=0

                              j’ajouterais, le gaspillage des ministeres, ( voitures avec chauffeur, les cuisiniers, la cave à vin du senat, bref tous ce que la suede à fait en matiere de transparence de l’etat devrait etre exigé dans le pacte afin de mieux comprendre à quoi sert reellement l’argent des travailleurs ... et de ne pas toujours viser les pauvres ...

                              Révélation$,Denis Robert - http://www.arenes.fr/livres/fiche-livre … ro_livre=4

                              Les maitres du monde :
                              http://www.dailymotion.com/video/x2bc3_maitres-du-monde

                              et il y a aussi les 400 millions d’euro recolter sur la taxe pour aider les petits commerces etc

                              non vraiment à l’heure d’internet ils n’ont plu d’excuse il va falloir que sa bouge et que l’argent revienne ou il devrait etre ... il faut en finir avec les megalos ...


                              • kabreras kabreras 3 juillet 2009 18:54

                                "Pour compenser la faible augmentation de leurs honoraires, les médecins ont obtenu pour certains d’entre-eux le droit de fixer eux-mêmes leurs honoraires."

                                Très bien, certains médecin ont obtenu de l’état le fait de pouvoir fixer leurs honoraires. En échange de ce droit, l’état leur a imposer certains devoirs dont celui de soigner au tarif conventionné et donc gratuitement les bénéficiaires de la CMU.
                                Droits et devoirs tout simplement, sinon partez exercer à la campagne ou ailleurs et laissez des médecins qui veulent bien accepter leurs devoirs s’installer en ville.

                                Rapaces !


                                • Pascal GILBERT Pascal GILBERT 3 juillet 2009 19:29

                                  Bonjour,


                                  J’ai fait 20 ans de médecine secteur 1 à la campagne.

                                  La CMU fut un énorme progrès, par rapport à ce qui existait avant (bons d’Aide Médicale Gratuite ou rien du tout) aussi bien pour le médecin enfin payé de manière simple (ceux qui auront soigné toute une famille de gens du voyage avec un seul bon d’AMG délivré par une mairie hors département me comprendront) que pour le patient qui avait un accès plus facile aux soins.
                                  Que le système soit plus complexe, voire déficitaire pour les secteurs II, je l’admets.

                                  J’ai toujours milité pour un abandon du paiement à l’acte et il m’apparaît évident qu’avec cet abandon le problème CMU disparaîtrait, ainsi que d’autres (comme celui de la tentation de l’inflation des actes).
                                  Il existe d’autre modes de rémunération (capitation, salariat, mixte...) qui permettraient de simplifier l’exercice du médecin, les relations médecins malades et les relations médecins-sécu. Les oreilles de mes confrères sont toujours restés sourdes à ce discours...
                                  Une tentative a été faite avec le système du médecin référent : il fut jeté à la poubelle par la sécu.
                                  Que chacun assume.


                                  • Dominique Dupagne Dominique Dupagne 3 juillet 2009 20:02

                                    Les commentaires dévient vers ce que je voulais éviter : « salauds de pauvres » contre « salauds de médecins ». Il me semblait avoir pris dans l’article suffisamment de précautions pour éviter ça. Bon, cela dit tous les forums d’articles parlant de CMU tournent mal.

                                    Mon objectif était simplement de montrer que ça ne pouvait pas fonctionner correctement en l’état, et que l’avis de chaque partie est inaudible pour l’autre. Quand c’est la guerre à ce point, c’est que le problème initial est mal posé. Tant pis, j’aurais au moins essayé...


                                    • tibidams 3 juillet 2009 21:16

                                      En écrivant cet article il était évident que cela allait mal tourner, comme vous le dite.
                                      Pour beaucoup les medecins sont des riches qui ne songent qu’a accumuler de l’argent.
                                      Cependant je voudrais essayer de répondre à quelques commentaire que j’ai pu lire.
                                      on demande notre salaire : pour ma part, je suis pédiatre secteur 1, à la fois hospitalier ( praticien attaché) et libéral.
                                      Mon salaire global est de l’ordre de 4900 euro par mois. soit 58800 euro par an.
                                      la répartition se fait ainsi :
                                      salaire hospitalier : praticien attaché échellon 8, avec3 demi journée par semaine 3 à 4 gardes par mois dont forcément une journée de week end ( samedi ou dimanche) 31800 euro par an
                                      salaire liberal : donc 8 demi journées par semaines ( ce qui fait 11 demi-journée par semaines) 27000 euro par an , cela représente 37% de mon chiffre d’affaire. donc 63% des honoraires payés par les patients partent en charges. ( salaire des secretaires, urssaf, carmf etc)
                                      Je suis installé depuis maintenant 17 ans. N’ayant pas de titre hospitalier à ce moment je ne pouvais pas m’installer en secteur II, et je ne l’aurais d’ailleurs pas fait par conviction.
                                      Je prenais antérieurement l’aide médicale gratuite, maintenant je prend bien sur les CMU.
                                      Actuellement : j’ai un titre hospitalier acquis à l’ancienneté ( praticien attaché consultant), je ne peux pas changer pour aller en secteur II, car une fois le secteur I choisi on ne peut plus en changer.
                                      Mais si la possibilité m’en était donnée actuellement c’est sans remord que je prendrais ce secteur II.
                                      Car effectivement la sécurité sociale se moque de nous : les honoraires sont loins de suivre l’augmentation des charges. Ce qui nous oblige à travailler de plus en plus vite pour avoir le même revenu. on ne peut guère travailler plus car au delà d’un certain niveau ça n’est plus possible, si on veut garder un minimum de contact avec sa famille.
                                      Au tout début de mon installation : je consacrai 30 mn par patient minimum ( honoraire 31 euro pour un enfant de moins de 2 ans), maintenant j’essaie de faire en 20 mn le même travail. J’utilise donc de plus en plus des documents tout fait pour expliquer la diététique, les vaccinations, plutot que de les expliquer de vive voix. Parfois encore des consultations me prennent une heure environ ( problème d’allaitement, troubles du sommeil, pb de comportement), au bout de cette heure je suis souvent très préssé , car j’ai accumuler bcp de retard, si je suis content d’avoir pu rendre service, j’ai l’impression de mettre fait avoir sur le plan des honoraires.
                                      Pour ce qui des cmu : je continue à les voir, et je continuerai encore à les voir, pb de conviction. d’un autre coté quand la carte vitale est présente et à jour, c’est effectivement une certitude de revenu. C’est pourquoi j’essaie dans les autres cas de faire un peu de tier payant sur la part obligatoire ( le logiciel que j’utilise ne m’en autorise pas plus, ou je n’en ai pas une bonne maitrise), notemment dans le cas de personne sortant de la cmu.
                                      Quand la carte n’est pas a jour, ou simplement absente, je dois faire une feuille papier, qui ne me sera payée par la sécu que le mois suivant , si elle n’est pas perdu , si elle ne me reviens pas avec la mention : patient inconnu, car dans ces cas là c’est toujours une perte sèche.

                                      conclusion : primo : non les medecins ne sont pas tous des nantis : je trouve qu’un salaire de 4900 euro par mois pour 50 à 70 heures de travail par semaine, et 4 semaine de congés annuel , et 11 ans d’etude après le bac ce n’est pas trop. Je rappelle que les etudes en facultés d’une façon générale sont gratuites, ce n’est pas l’exclusivité des études de médecine. j’oubliais de faire valoir mes 26 ans d’ancienneté à l’hopital ( j’ai commencé comme médecin attaché en 1986) ; et donc mes 17 ans d’ancienneté en temps que libéral. Les salariés comprendrons.
                                      - deux : la cmu est loin d’être bien faite, primo les honoraires non honorés, les gens bénéficiant de la cmu qui viennent en consultation dans leur belle mercedes toute neuve, sans parler les 3 mois de vacances qu’ils prennent, ils viennent nous consulter juste avant de partir pour avoir les médicaments nécessaire à leur séjour à l’étranger.
                                      - trois : le secteur 1 , est devenu une sorte de prison, dans laquelle nous enferme la sécu, nous rendant responsable de son déficit. qu’elle essaie de controler en sous évaluant les honoraire ( je devrais préciser ; les spécialités cliniques), en essayant de controler nos prescriptions, mais là ce n’est pas forcément une mauvaise chose car il y a parfois des excès. Elle ne tient pas compte : du vieillissement de la population, des progrès de la medecine avec l’augmentation des couts que cela engendre, de la diminution de ses ressources , vu le chomage.

                                      j’oubliais qu’il fallait tenir compte aussi dans le comportement des medecins d’un fait de société : les 35 h, Les medecins ne veulent plus être corvéables à merci, ils veulent aussi avoir une vie de famille, d’autant que la profession se féminise beaucoup. La societé change et elle laisse de plus en plus d’importance aux loisirs, les medecins ne veulent pas être les laissés pour compte.

                                      conclusion : j’ai trouvé votre article tout à fait bien fait, et posant le pb de la CMU assez bien.
                                      Les commentaires ont forcément dérivés.
                                      pour ceux qui voulaient des chiffres les voilà servis. 
                                      A une question qui était posée : Si c’était à refaire, je crois bien que je le referais, même si je commence à éprouver de plus en plus de mal-être. 
                                      Je suis cependant heureux qu’aucun de mes enfants ne désire embrasser la carrière médicale.  

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