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Accueil du site > Actualités > Santé > La globésité : tous balourds ?

La globésité : tous balourds ?

 L’obésité est un phénomène mondial. La globalité de son occurrence et de ses causes font naître ce mot nouveau : globésité. Une pandémie pour laquelle l’agriculture et l’agroalimentaire sont montrés du doigt, mais aussi nos comportements individuels

Plus d’un milliard d’adultes dans le monde et 10% des enfants sont obèses ou en surpoids, a indiqué Paul Zimmet, spécialiste du diabète, lors de son discours inaugural du XXe congrès de l’ICO (Congrès international de l’obésité) à Sydney. C’est beaucoup plus que les 800 millions de personnes victimes de la faim sur la planète. Pour mener une vie active en bonne santé, un être humain a besoin de 2400 calories par jour. La production mondiale agricole permettrait d’offrir à tous les habitants de la planète 2700 calories par jour. C’est plus qu’il n’en faut... Pourtant, si depuis trente ans le nombre de personnes souffrant de la faim a diminué dans le monde, la situation s’aggrave dans certains pays. (source : Copain du monde - mouvement d’enfants du Secours populaire français). Les nations riches sont des nations gavées. Par exemple, l’Australie, réputée sportive, a l’un des taux les plus rapides de croissance de l’obésité. « Nous sommes affectés par l’affluenza », dénonce Paul Zimmet. Mais le phénomène touche aussi les pays en voie de développement (selon la FAO, en Egypte, il y a plus d’enfants présentant une surcharge pondérale qu’un déficit). On a donc affaire à une pandémie, qui pose la question de la répartition et de la qualité de la nourriture. Dans les pays industrialisés, le coût économique de l’obésité et des maladies associées représente 2,4 à 8% des dépenses de santé (source Futura Sciences.com). Bien entendu, les chiffres avancés varient en fonction des maladies prises en compte dans l’évaluation des coûts, et de la proportion de cas attribuable à l’obésité pour chacune des maladies associées. En Europe, la Commission avance le chiffre de 7% des dépenses de santé (la dépense annuelle de santé de la France est de 190 milliards d’euros). Cité par Le Monde - AFP, Philip James, président de l’Equipe internationale de lutte contre l’obésité et ancien conseiller du premier ministre britannique, Tony Blair, a estimé, au congrès de l’ICO que pour lutter contre le problème, c’est l’ensemble des politiques agricoles qu’il faut repenser. "Nous nous sommes concentrés sur l’utilisation de l’argent des contribuables pour surprotéger tous ces éléments de la chaîne alimentaire qui provoquent aujourd’hui l’épidémie d’obésité. [...] La surproduction d’huile, de graisse et de sucre, largement due aux subventions publiques visant à protéger les revenus agricoles, contribue depuis des décennies à la crise sanitaire que nous connaissons aujourd’hui". Mais les congressistes ont aussi insisté sur la nécessité de faire du sport, de bouger, de varier son alimentation. Victimes de la malbouffe, certes, nous sommes ! Mais paresseux aussi : voiture, ascenseurs, télévision... Mieux vaudrait prendre son vélo, escalader les marches, aller faire un tour à pied. C’est donc toute une hygiène de la vie qu’il faut repenser, un sujet politique, donc dérangeant  !


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19 réactions à cet article    


  • Panama (---.---.198.59) 15 septembre 2006 12:23

    Pour les problèmes d’obésité, on peut citer également les pays suivants l’Inde, la Chine, plus le moyen orient bien sûr, la Tunisie, le Maroc (voir le site menara.com par exemple).

    Si les pays occidentaux auront des difficultés à lutter contre l’obésité, que dire de pays comme l’Inde ou la Chine, où pendant très longtemps peu mangeaient à leur fin, et où culturellement, être gros veut dire qu’on se porte bien.


    • Jesrad 15 septembre 2006 14:35

      L’obésité est probablement liée au fait que nous ne sommes pas adaptés à notre nutrition, plutôt que l’inverse.

      L’alimentation moderne est bien plus riche en sucres, en sucres rapides certes mais aussi en sucres lents, que l’alimentation de nos ancêtres quelques 100 000 ans avant nous. Est-ce que ce court laps de temps a été suffisant pour permettre l’émergence de la moindre évolution de notre métabolisme ? Je ne le pense pas, la seule adaptation de ce genre que je connaisse est l’apparition de la persistance de la lactase à l’âge adulte, il y a environ 76000 ans (si je me souviens bien), variante génétique commune à toute l’espèce humaine, consécutive à l’introduction de lait animal lactosé dans notre assiette.

      Pour certains, nous ne sommes tout simplement pas faits pour manger des céréales et leurs sous-produits, et l’augmentation dramatique des cas d’obésité et de diabète (surtout de type II) est symptomatique d’un excès de glucides qui malmène notre taux d’insuline. Et si je ne m’abuse, la sédentarisation et le développement de l’agriculture sont allés, dans notre histoire, de pair avec l’explosion des caries.


      • Panama (---.---.198.59) 15 septembre 2006 17:24

        Exact ! Il suffit de regarder la dentition des immigrés africains.

        Ils arrivent en France avec des dents impeccables. Six mois plus tard, ils ont plein de caries.

        Ce sont bien nos mauvaises habitudes alimentaires qui sont en cause.


      • La Taverne des Poètes 15 septembre 2006 22:45

        Et que direz-vous de la globésité de la blogosphère : la blogosité ?


        • Yan Essal (---.---.68.44) 16 septembre 2006 07:57

          Certes , beaucoup de causes sont à l’origine de cette « globésité » , dont beaucoup tiennent à des comportements individuels. mais la généralisation de cette épidémie indique que des comportements collectifs sont en cause.

          Sans vouloir en décrire les causes de façon exhaustive , du moins peut-on en évoquer un certain nombre et essayer de promouvoir un certain nombre de rêgles d’hygiène publique .

          1°) l’inactivité On peut bien sûr facilement accuser le comportement individuel ,mais comment accuser un élève , par exemple , mais aussi tout travailleur , ayant fait une journée de 8 heures accompagnée de 2heures de transport et de deux heures de latence(entre 12h et 14h ?)

          en revenant chez lui l’individu est tellement fatigué (12h) qu’il n’envisage qu’une chose : béér devant la télé ou son ordinateur .

          Bien sûr , il existe des jours de lattence , congés , week ends , mais paradoxalement ces jours ne sont pas stimulants par leur vacuité même , aucune activité ne vient stimuler l’individu .

          D’où la suggestion : ne pourrait-on pas revoir les rythmes d’activité journalières quitte à les étaler dans le temps , abrogation du week end, souplesse dans le temps de travail, modularité , choix quantitatif et journalier de celui-ci ?

          2°) la nourriture manufacturée Ne pourrait-on pas exiger que chaque nourriture manufacturée soit commercialisée avec indication en clair et codée des quantités de sucres, lipides et sel qu’elles contiennent en comparaison avec les besoins quotidiens d’une personne ?

          Je dis en clair pour être lisible mais aussi en codé de telle sorte qu’avec de petits appareils de lecture optique nous puissions rapidement savoir et cumuler les quantités que nous avons ingéré par jour et effectuer ainsi un contrôle quantitatif précis de notre nourriture quotidienne . Il me semble que cette fonction est parfaitement intégrable à un téléphone portable Ce dispositif nous permettrait de surveiller individuellement notre alimentation et de la contrôler efficacement . Je pense en particulier à l’abus de ces nourritures concentrées (barres chocolatées et autres ) dont la nocivité est patente .

          De grands progrès sont à réaliser dans ce domaine sans pour autant nuire au dynamisme de notre société .

          Enfin et peut-être surtout , comme vous le soulignez d’ailleurs , il est urgent de revoir les aides à la filière agricole qui sont inadaptées et créatrices de famines dans le tiers monde .


          • (---.---.227.38) 16 septembre 2006 15:12

            Pffff ! Un téléphone portable pour savoir si on peut manger une barre chocolatée ou non ! N’importe quoi !!! Sans parler des dangers pour la santé publique du « brûle-cerveau », ne peut-on pas faire une croix sur la barre chocolatée, et tout les autres produits industriels gras et sucrés, et manger tout simplement une pomme de saison ?


          • Yann (---.---.181.248) 16 septembre 2006 15:16

            Pourquoi ne pas laisser chacun manger ce qu’il veut.


            • kesed 20 septembre 2006 13:40

              Demat deoc’h,

              Exact Yan et le laisser éclater comme une mauvaise bulle d’air.

              Différentes recommandation, bouffez moins,plus de sports plus d’acrobaties érotiques et surtout, pensez plus ,Spinoza avait déjà établie le rapport entre l’intellect et la faim.

              Kenavo ar wezh all

              J’allais oublier regardez moins T.F.1


            • Marie (---.---.107.234) 17 septembre 2006 20:02

              Et si l’obésité était un symptome de mal-être, au même titre que le tabac ou l’alcool ?


              • krokodilo (---.---.53.5) 19 septembre 2006 18:43

                Ce qui m’inquiète, moi, c’est le poids de tous ces gens sur la croûte terrestre : est-ce qu’on ne risque pas un effondrement ?


                • jl.epuron@ville-frejus (---.---.30.154) 19 septembre 2006 21:53

                  A lire ce énieme article, j’en arrive à la désagréable sensation que ce qui intéresse le plus nos politiques, ce n’est finalement pas notre santé mais bien de réduire les dépenses de santé.

                  En une semaine, j’ai eu droit aux méfaits du tabac, à la question de savoir si nous devons être solidaires en matière de santé et s’il faudrait recourir à un renforcement de la législation actuelle pour réduire la consommation d’alcool.

                  Les raisons qui sont à l’origine de cette épidémie d’obésité sont connues, que je sache : manger de bons produits coûte cher mais les denrées ou boissons à bas prix, bourrées de graisse, de sucre et d’additifs en tous genres, sont fort prisées par les gens de conditions modestes.

                  Et voilà pourquoi, l’obésité progresse dans les milieux défavorisés. (ce n’est pas moi qui le dit, mais de récentes études).

                  A cela, une explication : lorsque dans un pays comme le nôtre, le pouvoir d’achat demeure stable, voire baisse, depuis des années, quand on sait que les emplois précaires et peu rémunérés sont légion, quand on a les factures, le loyer, l’électricité - qui augmentent - à payer, eh bien on rogne sur la bouffe, parce qu’on a pas le choix, et l’on se nourrit mal.

                  Allez faire du sport ! nous disent nos experts nutritionnistes et nos politiques (au passage, je voudrais faire observer que je n’en connais aucun d’obèse ... alors que, croyez-moi, ils mangent bien)

                  Eh bien, j’ai envie de leur dire donner nous enfin de quoi manger correctement.

                  Quant à savoir si l’obésité serait la conséquence de la surprotection de notre politique agricole, permettez-moi de vous dire que l’éclosion sur tout le territoire national de Mc Do et Quick, par exemple, n’est pas faite pour arranger les choses.

                  Mais il faut comprendre que les pauvres, dans ce pays, peuvent au moins faire un repas - de merde, certes - mais au moins se remplir le ventre pour 6 €, boisson et frites comprises.

                  De cela, personne ne parle. Parce que nous touchons là à deux sujets sacrés : la productivité des entreprises, qui pourrait être mise en péril si d’aventure les salaires étaient augmentés de façon trop importante, et le capitalisme « mondialisé » au nom duquel Mc Do empoisonne notre belle jeunesse et surtout, les pauvres bien de chez nous.

                  Alors, que l’on nous fiche la paix avec la Globésité.

                  Si j’ai bien lu votre article, « les gros » coûteraient en France, 7% du total des dépenses de santé qui s’élèvent à 190 milliards d’Euro, soit 13 milliards d’Euros.

                  Eh bien, permettez-moi de lancer une petite idée : que l’on injecte dans l’augmentation des salaires simplement la moitié de cette somme, soit 6.5 milliards d’Euros, et vous verrez qu’il y aura moitié moins d’obèses !

                  Je plaisante, mais ce qui me démonte dans cette affaire, c’est que tout le monde semble occulter le fait qu’en France il y a beaucoup de pauvres et que l’obésité est souvent le reflet de leur misère.

                  Il y a, évidemment, des personnes obèses parce qu’elles aiment manger et beaucoup, mais nous touchons là, à l’épicurisme ou au mal vivre.

                  Moi, en tout cas, j’aime bien les gros. ma mère l’est, c’est dire !


                  • caramico (---.---.227.18) 22 septembre 2006 18:17

                    Tant que nos pauvres seront gros, ça n’ira pas si mal que ça !

                    (boutade, bien sûr)


                  • wensy (---.---.231.1) 20 septembre 2006 13:23

                    prenons un exemple .. le matin, lorsque nos chérubins regardent quelques dessins animés tout en prenant leur petit-déjeuner, ils ont droit à je ne sais combien de minutes de publicité, et croyez-moi, aucune n’est pour des fruits ou des légumes !! L’intoxication commence dès le plus jeune âge (les céréales sucrées, la pire invention de messieurs Kellogs et cie, sucres rapides qui font que nos enfants ont faim de nouveau dès la récréation !) si nous revenions à une alimentation un peu plus raisonnable (pour reprendre le couplet de l’intervenant précédent sur la pauvreté, que je sache il y a toujours eu une classe ouvrière ou agricole pauvre, mais il n’avaient pas ce pb d’obésité, car tous ces produits manufacturés n’existaient pas encore). Donc, en mangeant un peu moins de viande, en mangeant un peu plus de soupe en hiver et en cuisinant un peu plus, on arriverait à un résultat moins catastrophique. Je travaille moi-même à plein temps mais néanmoins je préfère mille fois cuisiner moi-même que d’acheter des plats tout prêts (regardez bien leur composition et vous ne serez pas déçus du voyage). Cela ne coûte d’ailleurs pas plus cher, c’est même plus économique.Dans le temps, le repas était également un rendez-vous « social », là où la famille se retrouvait et communiquait, aujourd’hui chacun mange dans son coin et lorsqu’il en a envie .. C’est l’évolution de notre société qui est en cause (sans faire dans le couplet rétrograde).


                    • (---.---.78.84) 24 septembre 2006 18:31

                      Des gros, des maigres il y en a toujours eu, c’est quand-même - d’abords ! - la signe de la diversité naturelle de toute population.

                      Par contre ce qui est nouveau c’est ce retour, avec une dureté et une intolérance rare, de carcans moraux sur le corps :


                      • beriberi (---.---.64.135) 27 septembre 2006 14:20

                        a propos de bloglobésité : une cure pour DW !


                        • Alain_S (---.---.6.65) 2 octobre 2006 12:55

                          Ce qui me dérange surtout, c’est cette prolifération dans les médias les plus variés, les foyers, les cours de récré et lors des pauses cafés, d’un sujet finalement absurde. La lutte contre l’obésité pour la santé des gens et pour diminuer le trou de la sécu. Bien sûr tout le monde est pour. Mais, tout celà conduit à montrer du doigt les obèses qui n’ont pas besoin de tout celà pour connaître les remèdes. Les enfants auparavant insouciants ont de plus en plus peur de leur image, de leur corps et de leur assiette. L’augmentation de l’anorexie et des TCA vont de paire avec l’augmentation de l’obésité. Bref, étaler sans cesse la théorie du bien manger et du bien bouger que tout le monde connaît, au moins en France, ne sert plus à rien si ce n’est à créer des discriminations, de la solitude et de la culpabilisation. Alors, oui, il faut lutter contre l’obésité, mais la lutte n’est pas toujours dans nos assiettes. S’est-on posé la question du pourquoi je mange comme celle du pourquoi je bois ? Là est le vrai problème ! Beaucoup se réfugient dans les excès alimentaires pour les mêmes raisons que ceux qui se réfugient dans l’alcool. Quant aux enfants, aux parents de surveiller d’un oeil lointain mais bienveillant leur alimentation, sans les traumatiser et les empêcher de s’épanouir !!


                          • (---.---.79.247) 12 octobre 2006 17:12

                            Faites gaffe ! Vous avez vu ce qui s’est passé pour le tabac.

                            Donc vus savez le scénario qui va suivre pour les aliments « qui-font-grossir ».

                            La talibanisation de la société est en marche, et en marche rapide !

                             smiley


                            • Eupalinos (---.---.128.251) 22 octobre 2006 08:16

                              l’OMS et la FAO publient un rapport d’experts indépendants sur l’alimentation et les maladies chroniques. 3 mars 2003 | GENEVE/ROME — Consommer peu d’aliments énergétiques riches en graisses saturées et en sucres et beaucoup de céréales, fruits et légumes, tout en ayant un mode de vie actif, voilà l’une des meilleures façons de combattre les maladies chroniques selon un rapport établi par des experts indépendants pour le compte de deux institutions des Nations Unies. Rédigé par une équipe d’experts mondiaux à la demande de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), le rapport fait de nouvelles recommandations concernant l’alimentation et l’exercice physique pour aider les gouvernements à lutter contre les maladies chroniques, chaque année plus meurtrières. La charge des maladies chroniques - maladies cardio-vasculaires, cancers, diabète et obésité notamment - augmente rapidement dans le monde. En 2001, elles étaient à l’origine de 59% environ des 56,9 millions de décès enregistrés dans le monde et de 46% de la charge mondiale de morbidité.

                              « Ce rapport d’experts est très important car il contient les meilleures données scientifiques dont on dispose actuellement sur le lien entre l’alimentation, la nutrition, l’exercice physique et les maladies chroniques et il donne l’avis collectif d’un groupe d’experts sur un problème d’ordre mondial », estime celui qui a présidé le groupe d’experts, le Dr Ricardo Uauy, Chef de l’Institut de technologie nutritionnelle et alimentaire de l’Université du Chili et Professeur d’hygiène alimentaire publique à la London School of Hygiene & Tropical Medicine.

                              Le rapport donne des conseils pour équilibrer l’apport nutritionnel journalier et dépenser plus d’énergie : • consommer moins d’aliments énergétiques riches en acides gras saturés et en sucre ; • réduire l’apport en sel ; • consommer plus de céréales, fruits et de légumes frais ; • faire au moins une heure d’exercice physique d’intensité modérée tous les jours.

                              L’exercice physique : le complément indispensable pour une hygiène de vie

                              La pratique régulière d’une activité physique améliore les capacités cardio-respiratoires et limite la survenue de certaines maladies, notamment les maladies coronariennes. La sédentarité favorise la surcharge pondérale qui augmente le risque vasculaire. Il est recommandé de pratiquer une activité équivalente à au moins à 30 minutes de marche rapide chaque jour. Pratiquer une activité physique n’est pas synonyme de faire du sport. Des mesures accessibles à tous, quelles que soient les contraintes (temps, disponibilité des équipements sportifs, etc.) permettent d’intégrer une activité physique suffisante à sa vie quotidienne : Marcher chaque fois que cela est possible, se déplacer à vélo ou en rollers, garer sa voiture à quelques centaines de mètres de l’endroit où l’on se rend, descendre du métro ou du bus une station avant ou après sa destination. Prendre l’escalier plutôt que l’ascenseur ou l’escalier mécanique. Bricoler, jardiner, faire le ménage. Limiter le temps passé devant la télévision, l’ordinateur, les jeux vidéo, etc.

                              Conseils pratiques pour une alimentation équilibrée

                              L’alimentation joue un rôle sur la santé dès le début de la vie (y compris dans le ventre maternel) et tout au long de la vie. Il est important de donner dès le plus jeune âge de bonnes habitudes alimentaires et de les conserver tout au long de la vie. Les adaptations nutritionnelles sont également efficaces chez les personnes âgées. Il est possible de composer une alimentation équilibrée sur le plan nutritionnel, tout en préservant le plaisir et la convivialité attachés à la prise alimentaire.

                              D’une façon générale, il faut garder à l’esprit qu’il n’y a pas d’aliments interdits, mais que certaines catégories sont à consommer avec modération.

                              • La consommation quotidienne de 5 fruits ou légumes au moins (soit environ 400 grammes). S’ils conservent au mieux leur valeur nutritionnelle quand ils sont consommés crus, les fruits et les légumes présentent une haute valeur nutritionnelle quand ils sont cuits et conservés en conserve, sous vide ou surgelés. Si l’on a peu de temps à consacrer à son alimentation, mieux vaut manger des légumes en conserve que pas de légumes du tout !

                              • Les féculents (riz, maïs, semoule, blé et toutes céréales, pâtes, farines et pains complets, céréales du petit-déjeuner, pommes de terre, lentilles, pois chiches, pois cassés, flageolets, etc.) doivent être consommés à chaque repas.

                              • Les produits laitiers (lait, yaourts natures, fromages), complétés par certains légumes, apportent le calcium essentiel pour les os et les dents. 1 produit laitier par jour est nécessaire.

                              • Les protéines animales (la viande, les volailles, les produits de la pêche, les oeufs) doivent être consommés 1 fois par jour, en quantité inférieure aux autres aliments. Pour les viandes, il est conseillé de favoriser les morceaux les moins gras et de varier les espèces. Il faut manger du poisson au moins 2 fois par semaine.

                              En revanche, il convient de limiter les aliments suivants :

                              • Les graisses et notamment les graisses dites « saturées » contenues dans les gateaux (viennoiseries, coupe-faims, biscuits...), la charcuterie, le beurre, les fritures notamment. Il faut préférer les graisses d’origine végétale (huile d’olive...) et diversifier les modes de cuisson (à l’eau, à la vapeur, grillé, rôti, à l’étouffée, en papillote, etc).

                              • Les sucres (boissons et aliments riches en sucre : sodas, confiseries, pâtisseries, desserts sucrés, glaces, miel, bonbons, compotes resucrées, confitures, etc.). Inutile de rajouter du sucre dans l’alimentation.

                              • Le sel (préférer le sel iodé, goûter la nourriture avant d’ajouter du sel, réduire l’ajout de sel dans les eaux de cuisson, limiter les fromages et charcuteries les plus salés ainsi que les produits apéritifs salés).

                              • L’alcool : éviter sa consommation ou le consommer en quantités « raisonnables » (ne pas dépasser 2 verres de vin par jour - 10 cl - ou 2 bières - 25 cl - ou 6 cl d’alcool fort par jour).

                              • Les sophistiqués : produits industrialisés “tout prêts”, plats cuisinés complexes surgelés ou sous-vide... contiennent en général trop de graisses, de sucre, de sel et de produits rajoutés. Les édulcorants, erzats et allégés ne sont pas nécessaires non plus : ils trompent l’organisme et peuvent créer des carences. Mieux vaut consommer les produits naturels en quantité modérée.

                              Et puis...

                              Il convient de faire trois repas par jour les plus identiques possible, d’avoir digéré au moment du coucher (3 heures après le repas), de ne pas manger entre les repas, de « s’écouter » pour guetter la satiété et ne pas se forcer à finir son assiette si l’on n’a plus faim : il est rare que le contenu de l’assiette corresponde exactement à nos besoins.

                              La surveillance mensuelle du poids permet d’éviter les dérapages. Il est recommandé de ne pas grossir de plus de 5 kilogrammes durant sa vie adulte.

                              Evidemment, si on persiste dans le Coca, bagnole, Mac do, Kebab, télé, plats « cuisinés » surgelés, coupes-faim et autres pains de mie... faut pas s’étonner !!!


                              • ekami (---.---.168.241) 15 mars 2007 20:02

                                Je ne m’avancerais pas a favoriser la diversification de certains modes de cuisson, car hormis la vapeur douce, les autres modes de cuisson dégradent plus ou moins les aliments. Il ne suffit pas de manger « bio », encore faut-il que la cuisson ne détruise pas les qualités organoleptiques de l’aliment, ni ses composants nutritionnels essentiels. Manger bio ne suffit donc pas, sauf à manger tout cru, ce qui est très difficile.

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