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Le point sur le Risperdal

Parmi les grands scandales sanitaires d’actualité dont on parle à peine en France, figure celui du Risperdal. Les témoignages à charge sont accablants, et je pense qu’il serait dommage de ne pas en faire un petit résumé ici. Manipulation, passage en force, fraude, mensonges, corruption, menaces, tout était bon pour vendre du Risperdal.

Les faits

Le Risperdal (Rispéridone) est un antipsychotique, prescrit aux patients schizophrènes ou bipolaires, ainsi que pour calmer des patients souffrant d’agressivité excessive.

A partir de 2004, des rumeurs commencent à inquiéter le gouvernement américain : le laboratoire qui fabrique le Risperdal, Johnson & Johnson (ou J&J) ne respecterait pas la loi. Il essaierait de convaincre médecins et pharmaciens que le produit est efficace pour d’autres maladies, et pour des populations de patients (les enfants) qui n’étaient pas concernées jusqu’alors. Pour note, en France, le produit est vendu par Janssen Cilag, une filiale. (1)

En 1994, 1999 et 2004, la FDA avait déjà tapé sur les doigts de J&J, ordonnant à l’entreprise de mettre fin à ces pratiques. Las.

Des enquêtes sont lancées, mais le laboratoire ne veut pas de mauvaise publicité. Début janvier, Johnson & Johnson fait un gros chèque, d’un milliard de dollars, pour que l’affaire soit abandonnée. (2)

Ce milliard de dollars sera partagé entre les différents Etats américains qui se sont constitués victimes et qui acceptent le règlement. Ce n’est justement pas le cas du Texas, où la procédure judiciaire a suivit son cours.

Le procès

Le procès opposant l’Etat du Texas à J&J a débuté le 9 Janvier. Le procureur réclamait un milliard de dollars. A titre d’exemple, le laboratoire avait été condamné pour la même affaire à payer 258 millions de dollars à l’Etat de Louisiane, et 327 millions à celui de Caroline du Sud.

Le laboratoire clame son innocence, ou plutôt qu’il n’a rien fait de mal. Pour subtile qu’elle soit, la différence a son importance. On peut respecter la loi à la lettre tout en en violant l’esprit, en profitant d’un vide juridique par exemple.

Polluer la littérature scientifique

Le procès de Louisiane a déjà mis en lumière que J&J avait envoyé ses représentants dans les cabinets médicaux, les maisons de retraite, dans les centres médicaux pour anciens combattants, dans les prisons, etc., où ils ont donné aux médecins des études scientifiques douteuses portant sur des utilisations non-autorisées du Risperdal (c’est à dire pour soigner des maladies sur lesquelles il est inefficace). (2)

Je m’explique. Le représentant arrive chez le docteur Foxberg. Il lui parle du Risperdal, comme c’est merveilleux pour les patients schizophrènes, tellement mieux que les produits concurrents, et beaucoup moins dangereux. Puis, il glisse discrètement que le produit marcherait peut-être même pour soigner le fait de courir après sa queue. Ca tombe bien, se trouve dans la mallette un article imprimé en papier glacé qui montre que ça marche sur les bergères allemandes. Puis, notre représentant s’en va. Docteur Foxberg, qui a déjà du se retenir de ne pas filer une paire de taloches à son patient diabétique qui s’est plaint d’avoir mal au ventre après une soirée Nutello, n’a pas envie de lire. Il parcours l’introduction, la conclusion, voit que ca marche très bien, et oublie de se demander si l’on parlait de chiens gardant les ovins, de fauteuils à accoudoirs ou de teutonnes vous envoyant siffler sur la colline. Demain, promis, il prescrira ce médicament miracle à Mme Sinclair, qui souffre peu ou prou de la même chose.

Ce nouveau procès apporte lui aussi son lot de révélations. J&J est notamment accusée d’avoir, sans preuve, incité à prescrire le Risperdal aux patients pédiatriques. Un expert s’est penché sur la littérature scientifique : sur 600 publications vantant l’administration de Risperdal aux enfants, seules 161 sont complètes, avec des données. Seules 3 comparent le produit à un placebo (et ne sont pas favorables). C’est extrêmement disproportionné. Ce que cela révèle, c’est que J&J s’est débrouillée pour inonder les journaux d’articles ni très indépendants ni fiables, pour créer l’impression que, oui, le Risperdal est bon pour les enfants, on peut même en mettre dans le biberon. (3)

Mensonges

J&J a prétendu que le Risperdal étaient moins dangereux que ses concurrents, en particulier que le produit est moins susceptible de provoquer du diabète. (4) Pourtant, dès 1999, J&J savait que le Risperdal provoque en effet du diabète, mais le laboratoire a préféré cacher les preuves. (5) Les torts de J&J dépassent la seule concurrence déloyale et la publicité mensongère : si le produit avait en fait été plus dangereux que ses concurrents, J&J aurait véritablement empoisonné les patients. A ce niveau-là, l’entreprise a eu relativement de la chance. Pour la petite histoire, le Zyprexa et le Clozaril, sont effectivement plus dangereux vis-à-vis du risque de diabète, mais ce n’est pas le cas du Seroquel ou du Geodon. Cela dit, on l’ignorait encore à l’époque des faits.

Toujours est-il qu’en 2003, la FDA (encore eux, ces empêcheurs d’enterrer en rond), envoie un avertissement à J&J : « envoyez tout de suite aux médecins une lettre dans laquelle vous leur dites que vous les avez pris pour des billes ». J&J s’exécute… à sa manière. Le laboratoire envoie à 700 000 médecins une lettre où ils disent que tous les antipsychotiques atypiques comportent un risque de diabète, bien que des études suggèrent que ce n’est pas le cas du Risperdal. (6) J&J s’enfonce dans son mensonge, probablement davantage pour ne pas perdre les faveurs des médecins que par intérêt commercial direct.

La défense est intervenue pour dire, mémo du directeur de l’époque à l’appui, que la politique éthique de J&J interdisait le recours aux publications bidons et le marketing hors-indication, au motif que de telles pratiques sont illégales et entacheraient l’image et la réputation de l’entreprise. Mais un autre document interne dit exactement le contraire dans le cas du Risperdal :

« Ensemencer la littérature, et, si approprié, modifier l’étiquetage pour y faire figurer la vente du produit aux enfant ». (6)

Passage en force

Comme toute entreprise criminelle, J&J a naturellement essayé de rendre légal ce qui ne l’était pas. En effet, le laboratoire a bel et bien demandé en 1996 l’autorisation pour promouvoir le Risperdal à destination des enfants. La réponse de la FDA fut cinglante : aucune étude n’appuyait cette requête, qui n’était basé que sur le fait que les médecins prescrivaient déjà (à tort) le médicament aux enfants.

De nouveau, la défense a appelé à la barre deux anciens représentants médicaux de Johnson & Johnson, où ceux-ci affirmaient, documents à l’appui, n’avoir jamais promu le Risperdal pour les enfants, n’avoir jamais organisé d’événement auxquels étaient invités les médecins, n’avoir pas prétendu que le produit réduisait les risques de diabète. Ces témoignages ont été battus en brèche par des notes prouvant le contraire. (3)

Corruption (7)

Steven Shon, médecin salarié de l’Etat, a accepté de l’argent de J&J pour mettre en avant le produit auprès de ses confrères en Arizona, en Floride et au New Jersey. En effet, le docteur Shon se déplaçait pour vanter les recommandations médicales adoptées par le Texas, notamment celle de considérer le Risperdal en première intention pour le traitement de la schizophrénie.

Interrogé, Steven Shon dit avoir reçu 3.000 dollars pour ce travail. Pourtant, un enquêteur public révèle que les sommes reçues se chiffreraient à près de 50.000 dollars sur plusieurs années. Shon a alors dit que toutes les sommes reçues avaient été reversées à l’Etat, et qu’un procureur lui avait dit que c’était « propre ».

Derrière l’individu, c’est tout un système qui est mis en lumière par l’accusation. En effet, J&J aurait volontairement ciblé son lobbying sur le Texas, pour bénéficier par la suite d’un effet domino. S’inspirant du Texas, les autres Etats auraient adopté les mêmes mesures, les mêmes recommandations.

Menaces et pression (8)

Le lanceur d’alerte à l’origine de toute l’affaire s’appelle Allen Jones. En 2002, il était enquêteur à l’inspection générale de Pennsylvanie. Il découvre alors un compte bancaire caché au nom d’un officiel de la santé, Steven Fiorello. Ce dernier recevait sur ce compte de l’argent des différents laboratoires pour mettre leurs produits en avant. C’est en enquêtant sur un chèque de J&J qu’Allen Jones a découvert ce qui se passait au Texas.

Il a alors fait l’objet de pressions de son supérieur qui lui demandait de ne pas mettre le nez dans les magouilles de l’industrie pharmaceutiques. Jones s’est accroché. Il a finalement été licencié sous le prétexte fallacieux d’avoir parlé à des journalistes, suite à quoi il a porté plainte au nom de la loi qui protège les lanceurs d’alerte (un lanceur d’alerte sur lequel on exerce des menaces pour le faire taire peut porter plainte, surtout si ces menaces sont mises à exécutions).

Sauver l’honneur (9)

Le procès texan est un véritable festival en terme pratiques scandaleuses. Préférant arrêter les frais avant que les choses n’empirent, Johnson & Johnson a une nouvelle fois choisi l’échappatoire du gros chèque. Un accord entre le laboratoire et l’Etat a été trouvé, pour un montant de 158 millions de dollars, que se partageront Allen Jones, l’Etat du Texas et le gouvernement américain.

 

1. Risperdal, Doctissimo

2. J&J Said to Agree to Pay $1 Billion in Risperdal Marketing Probe, Margareth Cronin Fisk, Jef Feeley et David Voreacos, Bloomberg, 6 Janvier 2012

3. All too real…, 1 Boring Old Man, 18 Janvier 2012

 4. J&J Marketed Rispersal for Children After FDA Warnings, Texas Jury Told, Margareth Cronin Fisk, Jef Feeley et David Voreacos, Bloomberg, 14 Janvier 2012

5. J&J Hid 3 Risperdal Diabetes Studies From FDA, Texas Jury Told, Margareth Cronin Fisk, Jef Feeley et David Voreacos, Bloomberg, 19 Janvier 2012

6. Are you kidding ?..., 1 Boring Old Man, 15 Janvier 2012

7. State attorney general sues drug company, Tim Eaton, The Statesman, 8 Janvier 2012

 8. J&J Whistle-Blower Jones Says He Was Fired After Payment Probe, Margareth Cronin Fisk, Jef Feeley et David Voreacos, Bloomberg, 13 Janvier 2012

9. J&J to Settle Texas Risperdal Suit For $158 Million, Katherine Hobson, Wall Street Journal Health Blog, 20 Janvier 2012


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8 réactions à cet article    


  • antonio 27 janvier 2012 11:57

    Merci pour ces informations inquiétantes quant aux pratiques de certains requins de la pharmacie.


    • Spip Spip 27 janvier 2012 13:26

      Cet article illustre, une fois de plus, les pratiques détestables et dangereuses des grands labos.

      Il est dommage qu’il n’aie pas plus développé le point de départ, à savoir l’extension abusive des indications thérapeutiques (et son corollaire l’extension abusive des diagnostics).

      Il n’y a, hélas, pas que J&J qui procède ainsi. A partir d’une molécule acceptée pour une pathologie précise, beaucoup de labos cherchent à rentabiliser au maximum en tentant d’étendre les indications.

      Comme, par ailleurs du côté médical, il existe une tendance nette à psychiatriser au delà du réellement pathologique, la boucle est bouclée. (voir l’explosion, ces dernières années, des diagnostics de bipolarité, par exemple)

      Alors, les labos pas nets, oui, mais ils ne sont pas les seuls responsables. Un médicament n’est éventuellement dangereux que s’il a trouvé quelqu’un pour le prescrire.


      • docdory docdory 27 janvier 2012 15:29

        @ Pharmafox

        Le Risperdal fait partie de la famille des médicaments neuroleptiques, dont le premier fut la chlorpromazine ( Largactil ).
        Les neuroleptiques sont le seul traitement de certaines maladies mentales ( schizophrénie avant tout, mais aussi bouffées délirantes quelque en soit l’origine, psychose hallucinatoire chronique, et en traitement d’appoint dans les accès maniaques au cours des psychoses maniaco-dépressives )
        Tous les neuroleptiques ont des effets secondaires importants, indissociables de leur action pharmacologique : prise de poids importante ( et complications résultantes , dont le diabète à long terme ), effets endocriniens ( difficultés sexuelles, aménorrhée, galactorhée ) syndromes extra pyramidaux à forme akinéto-hypertoniques, pouvant dans certains cas aboutir à long terme à des redoutables dyskinésies tardives des neuroleptiques, rares syndromes malin des neuroleptiques.
        La prescription en général de neuroleptiques, pour que le bénéfice en soit supérieur au risque, doit être soumise à plusieurs impératifs : rechercher la dose minimale efficace, ne prescrire les neuroleptiques que dans les indications reconnues par l’AMM, et ne pas les prescrire dans ce que l’on appelait autrefois les « névroses » .
        Par contre, il serait une faute professionnelle de ne pas traiter les schizophrènes par des neuroleptiques : en effet, aucun autre traitement psychotrope n’est efficace dans cette indication, et la schizophrénie non traitée provoque des troubles du comportement tellement sévères qu’avant l’invention des neuroleptiques, les malades qui en étaient atteints étaient, pour la plupart d’entre eux, condamnés à passer l’essentiel de leur vie dans ce que l’on appelait à l’époque des asiles d’aliénés.
        A l’heure actuelle, il existe deux sortes de neuroleptiques :
        1°) Les neuroleptiques « classiques ( Largactil, Haldol, Loxapac, Tercian, Nozinan etc ... ), qui ont tous les effets secondaires décrits plus haut.
        2°) Les neuroleptiques dits » atypiques « ou de » nouvelle génération " qui présentent des particularités pharmacologiques quant à leurs affinités vis à vis des récepteurs qui en font des produits mieux tolérés . Citons parmi ces produits le Solian, le Risperdal, le Zyprexa, auxquels on peut ajouter aussi l’Abilify.
        Ces produits disposent, par rapport aux anciens neuroleptiques, d’un rapport efficacité -tolérance bien meilleur. 
        Si, avec les anciens neuroleptiques, on avait des schizophrènes qui pouvaient vivre la plupart du temps en dehors des murs de l’hôpital psychiatrique, mais qui gardaient un comportement tellement bizarre ou anormal aux yeux de tous qu’ils étaient en invalidité définitive pour l’immense majorité d’entre eux, il n’est pas du tout inhabituel de constater, avec ces nouveaux neuroleptiques, que des malades paraissent suffisamment normaux pour pouvoir travailler ( avec toutefois des arrêts de maladie un peu plus fréquents que la moyenne de la population, et parfois une tendance à l’incompréhension par certains de leurs collègues ).
        Il peut s’agir de postes à responsabilité ( ainsi, un de mes patients schizophrènes, grâce à ces nouveaux neuroleptiques, travaille comme ingénieur, ce qui aurait été totalement inimaginable du temps des neuroleptiques de première génération ! Un autre de mes patients, grâce au risperdal, a pu, malgré sa psychose, continuer à avoir un poste à responsabilités dans un ministère. S’il n’avait pas pu bénéficier de ce traitement, il serait en invalidité psychiatrique à l’heure actuelle ).
        Il ne faudrait donc pas jeter le bébé avec l’eau du bain.
        Ce n’est pas parce que le laboratoire qui fabrique le risperdal aurait eu, selon vos informations, un comportement déontologique inapproprié, que cela fait ipso facto du risperdal un mauvais produit. C’est un médicament qui apporte un bénéfice considérable aux patients, dès lors qu’il est prescrit dans le cadre de son AMM.
        Si l’on désapprouve les entorses à la déontologie que vous mentionnez dans votre article, il reste au prescripteur la possibilité de prescrire la rispéridone en générique. Nous n’avons pas le droit de priver les patients schizophrènes des progrès thérapeutiques considérables apportés par les nouveaux neuroleptiques en général , et par le risperdal en particulier.

        • Spip Spip 28 janvier 2012 00:10

          @ docdory

          Je ne crois pas qu’il soit question de jeter le bébé avec l’eau de bain. Il est évident qu’un psychotique ne peut pas se passer durablement de traitement.

          Ce qui est dénoncé c’est l’extension abusive, voir dangereuse, des indications et les moyens mis en oeuvre pour y parvenir.


          • Krokodilo Krokodilo 28 janvier 2012 10:09

            Il me semble aussi, de mémoire, que la risperdone est considérée par la revue Prescrire comme le meilleur choix dans les neuroleptiques dits « de 2e génération », comme détaillé par Docdory. Le ou les scandales que vous décrivez seraient plutôt ceux du comportement éventuel du labo que celui de la molécule, comme le titre le laisse penser à tort. On a suffisamment de vrais problèmes pour éviter d’en créer d’autres par avance !


            • demainpeutêtre 29 janvier 2012 23:21

              @Pharmatox, merci beaucoup pour cet article.

              La France en parle peu, car ce scandale américain ne va pas tarder à arriver chez nous.

              Depuis le 8 octobre 2008, les troubles autistiques ont été exclus des indications thérapeutiques pédiatriques du Risperdal par l’Agence européenne du médicament (EMA). Cet arbitrage a été rendu à la suite d’évaluation scientifiques européennes qui ont conclu à l’inefficacité du Risperdal sur ces troubles.

              L’arbitrage de l’EMA

              Les conclusions scientifiques de l’EMA

              Cette décision, a été implémentée en France par l’Agence française de la sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) le 22 décembre 2008.

              Depuis cette date, l’autorisation de mise sur le marché précise qu’en pédiatrie le Risperdal n’est plus indiqué que dans certains cas du trouble des conduites et qu’il ne doit pas être prescrit plus de 6 semaines.

              Ce qui semble tout à fait logique puisque le Risperdal est classé sur la liste 1 des substances vénéneuses qui présentent le plus de risques pour la santé.

              Seulement voilà, les services de psychopathologie de l’enfant prescrivent au long cours le Risperdal à des enfants autistes. Il n’est pas rare de voir le traitement durer 3, 4 ou 5 ans.

              Ces prescriptions sont établies hors AMM à double titre : dépassement de la durée maximale de traitement (6 semaines) et absence d’une indication thérapeutique autorisée.

              Les prescripteurs ne portent pas la mention obligatoire « NR » (non-remboursable) sur les prescriptions de Risperdal qui est donc indûment remboursé à 100% par la sécurité sociale.

              Le procédé utilisé pour cette escroquerie à la sécurité sociale est le même que celui mis en oeuvre au Texas.

              Le 3 décembre 2006, N….., 8 ans, est décédé à Clermont-Ferrand après plusieurs mois de traitement par Risperdal. Il a été dit aux parents que leur enfant était décédé de causes naturelles.

              La notice d’information du laboratoire Janssen-Cilag, publiée le 22 décembre 2008, après la restriction de l’AMM par l’EMA, cite parmi les 3 pages d’effets secondaires indésirables, les attaques cérébrales, la conduite électrique anormale du coeur, etc.

              Enfin, à la suite d’enquêtes réalisées par la division des affaires criminelles du département de la justice des Etats Unis à la demande de la « Securities and Echange Commission », Johnson & Johnson doit payer 70 millions de dollars pour avoir versé des pots de vins à des médecins et des directeurs d’hôpitaux Grecs, Polonais et Roumains.

              Le communiqué de la SEC d’août 2011

              Dans son jugement du 3 juin 2011 pour l’Etat de Caroline du Sud, le juge Roger L. Couch a fait le calcul. Entre 1994 et 2010, le seul Risperdal a rapporté 29, 796 milliards de dollars à Johnson & Johnson.

              En 2012, l’autisme est une grande cause nationale …


              • Pharmafox 30 janvier 2012 12:39

                J’admets que j’aurais du mettre un titre plus précis.


                Merci beaucoup à demainpeutêtre : vos information complètent très bien l’article.

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