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Accueil du site > Actualités > Santé > Les antidépresseurs : Drogues légales ?

Les antidépresseurs : Drogues légales ?

8,9 millions de consommateurs en France dont 3,8 millions qui en consomment régulièrement. Comment en est-on arrivés là ?

La consommation d’antidépresseurs et de tranquillisants est trois fois plus élevée en France qu’en Europe, et elle augmente chaque année.

Sans bénéficier d’un suivi régulier et sans connaître leurs effets secondaires, des centaines de milliers de personnes ne souffrant d’aucun troubles psychiatrique, mais vivant des périodes difficiles, se voient prescrire des antidépresseurs sur de longues durées, alors que ces produits devraient être réservés aux véritables crises anxieuses et la durée du traitement rester la plus brève possible.

Plus de 15% des femmes entre 18 et 24 ans sont déjà accoutumées à ces drogues et ce pourcentage augmente avec l’âge. Les hommes semblent beaucoup plus raisonnables sur ce point jusqu’à 65 ans, mais ensuite patatras, les pourcentages s’envolent, avec 25% des hommes et 34% des femmes qui en prennent régulièrement.

Comment fonctionne un antidépresseur ? Les principaux agissent par l’intermédiaire de la Noradrénaline ou la Sérotonine en modifiant certains processus biochimiques et physiologiques cérébraux. En clair, c’est comme n’importe quelle drogue, et il est curieux de constater que les consommateurs de ce genre de produits vont contester l’usage de drogues illégales alors que le résultat à la longue est peu ou prou le même. Déconnexion de la réalité, du monde environnant, manque d’intérêt pour la vie, sa famille, les autres etc…

Toute les études qui en font l’apologie ont été commanditées par les laboratoires qui fabriquent ces drogues sans se préoccuper de leur éventuelle toxicité ni de leur capacité à induire des phénomènes de dépendance.

Déjà en 1995, à la demande de Simone Veil, alors Ministre de la Santé, le docteur Edouard Zarifian, professeur de psychiatrie et de psychologie médicale à l’université de Caen, avait mené une étude sur l’abus de ces médicaments. Ces révélations auraient dû alerter toutes les instances de santé mais les résultats alarmants qu’il a alors publiés semblent n’avoir rien changé, puisque cette tendance à la surconsommation de ces drogues légales serait actuellement en hausse, en dépit de contestations fréquentes sur leur efficacité et leur innocuité.

L’industrie pharmaceutique porte une grande responsabilité dans cette affaire, mais elle n’est pas la seule coupable, sinon les autres pays seraient victimes de la même frénésie de consommation, ce qui est loin d’être le cas, bien que la situation se dégrade un peu partout.

Les patients français, sont donc particulièrement fautifs, non seulement d’accepter de les prendre, mais surtout de les réclamer aux médecins qui n’osent pas les leur refuser.

Le Prozac depuis 1987, tient la vedette. Fabriqué par Eli Lilly. Appelé la pilule du bonheur, cet antidépresseur à base de Fluoxétine est à présent vendu dans plus de 70 pays pour la somme annuelle de deux milliards de $. Joli pactole. Plus de 20 millions d’utilisateurs, presque le quart de la population française. Six ans après sa mise sur le marché , 28 623 cas d’effets collatéraux, et 1885 suicides ou tentatives. Sans compter les actes de violences, trouble digestifs, éruptions cutanées, nervosité, insomnies, surexcitation, mais aussi somnolence. Pas mal, la roulette russe quoi. Une pilule et hop, avec un peu de chance on roupille (sauf au volant, quoique…), un peu moins on devient trop nerveux, et puis si on est carrément malchanceux on saute du 3ème étage….. Caricature ? Non, malheureusement bien réel.

Les scandales n’ont pas ralenti la consommation de cet antidépresseur. Envers et contre tout il reste le médicament sur ordonnance le plus dangereux du marché et il est remboursé à 65% par notre « chère » sécurité sociale. Le pire est que, depuis le 5 février 2008, cet antidépresseur, qui était jusque là réservé aux adultes, peut être prescrit pour les enfants âgés de plus de 8 ans, car selon l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), les études menées « ont montrés un bénéfice pour les patients ». La prescription de l’antidépresseur pour les enfants ne pourra se faire que par un psychiatre ou un pédopsychiatre (Ce qui ne nous rassure pas du tout), alors que pour un adolescent, elle pourra être faite par un généraliste.

On ne comprend pas bien la position de l’Afssaps, car d’un côté elle admet que le Prozac peut engendrer des effets secondaires désastreux, et de l’autre elle permet une prescription à des enfants et des ados. Cherchez l’erreur…. Mais si le Prozac est en chef de file des antidépresseurs dangereux, il est suivi de près par l’Halcion, le Rohypnol, et bien d’autres. L’Halcion, sans entrer dans le détail est un somnifère à base de Triazolam. « Détail » intéressant, la firme américaine Upjohn l’a massivement vendu dans 90 pays pendant 5 ans avant de l’écouler sur son propre territoire en 1982. En effet, les USA considéraient les citoyens des autres pays comme des cobayes sur lesquels leurs produits pouvaient être testés, avec l’assentiment des pouvoirs publics étrangers. En France il est apparu en 1988. Le Rohypnol est un anxiolitique extrêmement utilisé dans la pratique quotidienne, en cas d’insomnie et d’anxiété. Après une cure régulière, les patients ont du mal à s’arrêter. Ils sont accrocs comme avec une drogue illégale. Autre détail intéressant, depuis mars 1996, le Rohypnol est considéré aux USA comme une drogue car il est largement utilisé par les toxicomanes américains. En revanche, il n’est pas enregistré ni autorisé comme médicament dans ce pays, alors qu’il l’est dans une soixantaine de pays dont la France.

Cela souligne bien le flou artistique qui entoure la plupart de ces médicaments ….

En fait, on est tous responsables car on accepte une surmédicalisation de ces produits miracles. Bien sur que les laboratoires pharmaceutiques sont à blâmer, car ils ne sont intéressés que par le profit. Bien sur que les psychiatres, pédopsychiatres, et consorts sont à blâmer, car prescrire un antidépresseur reste une solution de facilité. Une angoisse, et hop une pilule… Bien sur que les médecins généralistes sont à blâmer car trop souvent démissionnaires devant des patients qui ne supportent rien et qui veulent oublier le stress de la vie quotidienne. Mais il n’en reste pas moins que si les gens refusaient en bloc ces produits en prenant en main leur santé, il y aurait moins de drogués légaux dans ce pays et donc moins d’accidents. Mais voilà, encore faut-il accepter d’être responsable avant tout, car le problème aujourd’hui est cette déresponsabilisation de chacun face à la vie courante.


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49 réactions à cet article    


  • sterne 27 juillet 2011 13:07

    Bonjour,

    Vous écrivez :"Mais il n’en reste pas moins que si les gens refusaient en bloc ces produits en prenant en main leur santé, il y aurait moins de drogués légaux dans ce pays et donc moins d’accidents"
    Tout d’abord en écrivant cela vous prenez une sacrée responsabilité : celle d’inciter des personnes très dépressives à se passer d’un médicament possiblement efficace qui contribuerait à leur éviter un possible suicide. Ce n’est pas rien me semble-t-il...

    Ensuite, vous pourriez toujours aller jusqu’à tenter de déclencher une émeute pour satisfaire votre conviction, vous ne parviendriez pas à contraindre un médecin, sauf menace grave sur lui-même, de ne pas prescrire un médicament réputé à tort ou à raison efficace, pour la raison sus-citée

    Enfin il y a effectivement beaucoup à dire sur l’efficacité réelle ou supposée des anti-dépresseurs, mais votre manière d’aborder la question n’y incite malheureusement pas.
    Dommage. 


    • Clojea Clojea 27 juillet 2011 17:55

      @ sterne : quand je dis que les gens doivent prendre en main leur santé, c’est en général. Vous, vous prenez d’emblée les personnes très dépressives qui ne représentent qu’une minorité. Le débat est faussé, pour le reste c’est votre opinion. Je ne relate que des faits, en parlant des effets secondaires et des dommages collatéraux des pilules du bonheur.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 juillet 2011 18:52

      Il y a ici deux maux et le bien n’est nulle part.


      1. Il saute aux yeux que Big Pharma aidé des médecins est rendre toute la population dépendante, ce qui, avec l’insertion ’judicieuse’ des drogues aujourd’hui illégales dans le système, permettra de contrôler tout le monde et leur comportement. Toute tyrannie qui a précédé ne peut être vue que comme une ébauche malhabile.


      2. La condition humaine étant ce qu’elle est - et à moins que Dieu n’apparaisse personnellement pour nous rassurer - de quel droit peut on discuter la décision d’un individu de choisir la béquille qu’il veut pour lui rendre cette condition supportable ?


       Pierre JC Allard



    • Clojea Clojea 27 juillet 2011 19:13

      @ PJCA : C’est assez correct, mais le deuxième point que vous soulevez est contestable dans le sens ou certe, quelqu’un peut choisir la béquille de vie qu’il souhaite, mais la limite arrive quand cette béquille fait du mal aux autres. Un individu sous drogues, peut nuire aux autres, par exemple comme il est peu conscient de l’environnement, il peut avoir des accidents de voiture, ou bien il a l’alcool violent et se met à battre sa conjointe etc... Tant que la personne se fait du mal à elle même, c’est son choix, quand cela déborde sur quelqu’un qui ne le souhaite pas, cela devient un gros problème, et c’est là ou ça devient contestable.


    • BisonHeureux BisonHeureux 27 juillet 2011 13:22

      Les effets de ces poisons utilisés sur de longues périodes provoquent des ravages incroyables !
      Ce ne sont que des palliatifs !
      Plus le système se durcit,plus il y a de dépressifs,et mieux c’est pour les multinationales qui vendent ces substances !
      Les neuf années de droite ultra-réac que nous venons de subir et que nous subissons encore provoquent des dégâts inimaginables !
      La musico-thérapie méditative est une possibilité de s’extraire pour le patient de cet enfer qu’est la dépression !
      Hasta la libertad
      Salut et fraternité


      • Clojea Clojea 27 juillet 2011 17:57

        Merci BisonHeureux de ce passage. Je ne connais pas la musico-thérapie méditative mais déjà que la musique adouçit les moeurs, donc il est possible que cela puisse aider.


      • lison 27 juillet 2011 13:34

        Et un article de plus diabolisant les utilisateurs d’antidépresseurs.


        « La consommation d’antidépresseurs et de tranquillisants est trois fois plus élevée en France qu’en Europe, et elle augmente chaque année »

        Voilà ... le tableau est dressé,et bla bla bla insipide et qui n’apporte rien de nouveau. Au passage, la France a depuis longtemps bloqué le recours à des médecines alternatives, comme les plantes et les herboristes, mais pas en Allemagne qu’on nous donne si souvent en exemple pour tout et n’importe quoi.

        « Les hommes semblent beaucoup plus raisonnables sur ce point jusqu’à 65 ans, mais ensuite patatras, les pourcentages s’envolent, avec 25% des hommes et 34% des femmes qui en prennent régulièrement ».

        N’avez-vous jamais entendu parler des liens entre les taux hormonaux et les états dépressifs. Non, visiblement, pas. 

        « Déconnexion de la réalité, du monde environnant, manque d’intérêt pour la vie, sa famille, les autres etc… »

        Oui, voilà c’est cela un état dépressif, et non pas le résultat de la prise d’anti-dépresseurs comme vous semblez l’indiquer.
         
        Et puis ne confondez pas tout, Prozac Rohypnol, allez- zou tout dans le même sac.

        Soyez gentil, arrêtez de parler de ce que vous ne connaissez pas. Le jour où vous aurez fait une dépression, où vous ne pourrez même plus manger, même plus parler, ni lire, là vous pourrez revenir et écrire un article contre les anti-dépresseurs. Mais avant cela, ce n’est pas la peine.


        • Clojea Clojea 27 juillet 2011 18:00

          @ Lison : Que vous soyez pro antidépresseurs c’est votre affaire, mais moi je suis contre, car ce sont juste des drogues. Si vous pensez une seule seconde que les « pilules » peuvent aider, vous vous fourrez le doigt dans l’oeil jusqu’au coude. Quand aux taux d’hormones, je dois être dedant car je suis un senior, donc vos salades, vous vous les gardez.


        • Lorelei Lorelei 28 juillet 2011 00:51

          soyez gentil et regardez des chaines comme arte, planete et lisez un peu, je vais faire un article sur ses produits avec tous les liens, les infos et mon article va montrer d’où viennent certains de ses molécules qui ont été inventés dans des camps de nazis, peu de gens connaissent l’histoire de cette pseudo médecine alors je vais me faire un plaisir de renseigner les gens, qui n’ont plus envie de se laisser manipuler pour le bien être de quelques criminels qui détruisent le monde avec leurs médocs qui ne font que faire de vous un zombie


        • Laratapinhata 28 juillet 2011 04:59

          @ l’auteur:vous êtes contre les anti-dépresseurs ou contre les drogues ?

          Contre les drogues ? ben c’est votre morale personnelle...
          Contre les anti-dépresseurs ? vous avez une compétence dans ce domaine ? vous préférez que les gens souffrent ? non, vous voulez qu’ils se prennent en main...et bien c’est justement ce qu’un dépressif ne peut pas...

          Votre morale sociale est puritaine et conservatrice...

          La France a un record dans le domaine de la souffrance mentale, mais aussi en matière de cancers, et de maux d’estomac... vous devriez y réfléchir...


        • Clojea Clojea 28 juillet 2011 07:37

          @ latatruc.... J’ai vu des gens mourir d’overdose d’antidépresseurs alors vos critiques vous vous les gardez pour vous, et essayez d’ouvrir un peu les yeux.....


        • Clojea Clojea 28 juillet 2011 08:14

          @ laratamachin : Au fait, j’ai oublié. Vous dites « Avez vous des compétences dans ce domaine... ». Primo, s’il fallait avoir une agrégation avant de parler d’un sujet il n’y aurait pas beaucoup d’écrits, secundo, le fait d’avoir des compétences ne prouvent rien. Témoin les scientifiques en nucléaire.... (Pas de risques mais il y a eu Tchernobyl, il y a Fukushima, et des fuites dans les centrales françaises...) Alors les soi disantes compétences....


        • Laratapinhata 28 juillet 2011 11:23

          Possible qu’il ne faut pas de compétences... mais :
          1°vous ne connaissez pas la dépression,
          2°en France , tout le monde ignore les vrais chiffres du suicides, mais en regardant autour de soi, on peut se douter qu’ils sont très sous-évalués...
          3° la souffrance sociétale dans notre pays se mesure à ces trois tristes records : maladies psy, cancers, et maux d’estomac...
          Quand on sort de France, et qu’on vit dans d’autres pays européens,on découvre que notre modèle sociétal est complètement branque... alors ceci explique peut-être cela...

          Des overdoses d’anti-dépresseurs ? mon expérience das ce domaine m’a montré qu’ils sont quelquefois prescrit par des généralistes pour n’importe quoi... c’est une piste...

          Dans le même ordre d’idée, quand mon premier enfant a eu 5 mois (! !!!!), je suis allée chez mon médecin de l’époque, en lui disant que j’étais crevée, que je n’arrivais plus à me bouger....Celui-ci n’a pas hésité à me prescrire un médoc, qui s’est révelé être utilisé en psychiatrie pour soigner les schyzophrénies hébéphréno-catatonique... Heureusement qu’un de mes proches était psy, et m’a fait balancer ce produit à la poubelle...

          Alors la vraie question est : qui prescrit quoi et pour qui ?


        • Clojea Clojea 28 juillet 2011 19:33

          @ Laratapinhata : Ca va mieux vous est moi, on va pouvoir discuter plus à l’aise. Il est vrai que les antidépresseurs sont souvent prescrits par les généralistes. Il est tout à fait vrai que la France a le record des maladies psychs. Pour les cancers et les maux d’estomacs, je ne savais pas. La dépression je ne connais pas, vrai, mais des passages à vide, je connais. La différence entre les deux ? Elle ne doit pas être grande.
          La vrai question est : (Et c’est ce que je reproche aux labos et aux psychiatres de ne pas le faire)  : Pourquoi ne pas chercher une solution efficace à la dépression plutôt que de s’enferrer dans des pilules qui ne guérissent rien ?
          La réponse je la connais et vous la connaissez aussi : L’appât du gain et du business. C’est contre cela qu’il faut lutter


        • Scual 27 juillet 2011 13:50

          Oui et il y a aussi d’autres anti-dépresseurs très utilisé et non comptabilisés, le cannabis, l’alcool etc..

          Le recours aux drogues pour aider à affronter la vie pendant une dépression est une bonne idée. Mais c’est la psychanalyse qui guérit d’une dépression, pas la drogue. Les anti-dépresseurs ne sont pas des médicaments, mais bien des drogues et leur prescription doit être suivie et contrôlée.


          • Scual 27 juillet 2011 14:57

            Je voulais dire psychothérapie, et non pas psychanalyse... je confonds toujours mais c’est pas pareil.

            Et aussi surtout si vous êtes dépressifs, allez voir des personnes ayant les titres de psychologue, ou à la limite de psychanalyste mais pas uniquement de psychothérapeute.

            Normalement une loi est récemment passée empêchant n’importe qui de se déclarer psychothérapeute mais on ne sait jamais et jusqu’à il y a peu ce n’était pas le cas.


          • Clojea Clojea 27 juillet 2011 17:50

            @ Scual : Merci de votre intervention, et pour la psychanalyse ou une psychothérapie ou une forme de spiritualité je suis d’accord. C’est ce qui guérit d’une dépression.


          • Lorelei Lorelei 28 juillet 2011 00:55

            vous voulez faire croire ça à qui qu’il faut droguer les gens pour les guerrir en un mot rendons inconscient les gens plutôt que de les amener à prendre conscience de l’origine de leurs malaises, c’est fou comme la propagande débilisante marche avec certains, pourquoi ne pas vous posez des questions sur pourquoi trouvez vous logique voir même sain d’esprit de rendre inconscient un être ? qu’est ce que ça rapporte de rendre une personne stupide, zombie via des drogues ? à moins d’aimer le controle mental et la soumission de l’autre je ne vois à quoi ça sert de rendre les gens inconscients, de toute manière je pars d’un constat simple, à chaque fois que l’ont veut faire de vous un zombie c’est pas pour votre bien...


          • Scual 28 juillet 2011 12:48

            Oui bien sur il vaut mieux qu’ils se suicident n’est-ce pas ? Vous avez tellement raison...

            Sauf que ces drogues, ça ne rend pas zombi, c’est le contraire, c’est en pleine dépression sans elles qu’on est un zombi. Quand on ne sait pas de quoi on parle on se tait.

            En retrouvant le gout de faire les choses, le courage de les affronter, on a aussi la force d’affronter la psychothérapie. Sinon, l’abandon, le laisser tomber face à la vie peut être définitif. C’est donc vraiment infiniment mieux d’être complètement drogué en attendant la guérison, même éventuelle, que de mourir de manière définitive.


          • Jean-paul 27 juillet 2011 14:58

            Le patient francais ,comme il est particulierement fautif ,a refuse de prendre ses medicaments et de les reclamer a son medecin .
            Conclusion : il s’est suicide .
            Quen pense l’auteur autodidacte ?


            • Clojea Clojea 27 juillet 2011 18:06

              @ Jean Paul : Allons donc.... il s’est suicidé car il n’a pas pris les « pilules » du bonheur, et c’est parti....... Ah ! Je ne savais pas que tous les suicidés, se sont suicidés, car ils n’ont plus voulu prendre des antidépresseurs. C’est faux et vous le savez.
              Qu’il y ait des gens qu’ils faillent protéger d’eux mêmes, certe il y en a, mais heureusement il y en a peu. S’il est utile que ces gens soient traités ponctuellement, oui, et d’ailleurs je l’écris dans mon article, mais c’est tout. Pour le reste, trop de gens sont accrocs à ses soi disants médicaments, et il est urgent d’enrayer le fléau.


            • Raymond SAMUEL paconform 27 juillet 2011 15:01

              Bonjour l’auteur,
              Il faut écouter et prendre en considération les consommateurs de ces drogues parce que ce sont des victimes de notre époque.
              Mais ne pas les suivre dans leurs conclusions est évidemment une obligation.

              Pour ceux qui ne sont pas encore dépendants, votre article est totalement justifié. Il devrait être rappelé avec insistance.
              Malheureusement il est incomplet. Ce que vopus décrivez est un symptôme : le besoin d’une béquille.
              Il faut maintenant s’attaquer AUX CAUSES. Votre article devrait donc se poursuivre par une deuxième partie qui concernerait ces causes.

              QUELLES SONT ELLES ? Pourquoi la santé psychique de nos contemporain est-elle si mauvaise ?

              Que les chercheurs se mettent au travail pour aller un peu plus loin qu’en citant les dificultés de la vie.. Il y a urgence.

              Pour ma part je pense que l’on connait déjà la cause principale de cette mauvaise santé mais que là ,aussi (et plus qu’ailleurs) nous sommes prisonniers des idéologies et du politiquement correct.
              Il est interdit de dire que notre système nerveux est maltraité pendant la construction du cerveau, de la conception jusqu’à l’âge adulte mais surtout pendant les premières années de vie (les quatre premières à compter de la conception sont cruciales).
              Le féminisme a accrédité l’idée que les enfants devaient être mis en collectivité très tôt sinon ils ne seraient pas « socialisés » ! ainsi que d’autres arguments du même ordre allant tous dans le sens de la « libération de la femme ». On n’a donc pas le droit de dénoncer cette imposture et en effet, personne ne s’y risque.

              Le cerveau est plastique. Oui, mais lorsqu’un circuit est détruit, le réseau de remplacement qui se met (peut-être) en place est un ersatz et n’a apparemment pas la même efficacité.

              Les cerveaux immatures des jeunes enfants sont plus ou moins gravement distordus, malformés par les stress répétés qui leurs sont imposés et qu’ils ne sont pas encore en mesure de supporter.

              On doit prévenir la population des dangers des drogues et peut-être réduire ainsi quelque peu le nombre des individus dépendants, mais la solution consiste à rendre ces poisons inutiles.

              Il faut changer no mentalités et nos modes de vie, pour nous permettre ensuite de changer nos modes de maternage et d’élevage des enfants.

              Il reste cependant une question fondamentale à laquelle on ne voit pas de bonne réponse. Cette question c’est :

              - comment permettre à des parents malades d’élever des enfants en bonne santé ?


              • Clojea Clojea 27 juillet 2011 18:10

                @ Paconform : C’est vrai, cela mériterai un deuxième volet sur les causes, mais là je sèche un peu. Si une éthique de vie mène souvent à une vie heureuse, des impondérables comme l’annonce d’une perte d’un ami, ou bien d’une grave maladie peut engendrer aussi des passages à vides. C’est assez vaste. Merci de vos remarques.


              • LE CHAT LE CHAT 27 juillet 2011 15:23

                un médecin m’en avait prescrit il y 25 ans alors qu’alors attaché commercial je souffrais de surmenage et d’insomnies ! un seul cachet et je me suis réveillé avec l’impression d’être complétement bourré , j’ai jeté le reste à la poubelle et n’en ai plus jamais comsommé de cette merde ! en cas de grosse fatigue rien ne vaut le repos !


                • Clojea Clojea 27 juillet 2011 18:14

                  Salut LE CHAT : Merci de ton témoignage, c’est toujours utile d’avoir des impresssions vécues, qui corroborent les écrits.


                • Lorelei Lorelei 28 juillet 2011 01:06

                  bjr le chat


                  perso j’ai vu une copine devenir en quelques jours, une loque, mais vraiment, en plus elle avait l’air d’être folle, c’etait bizarre, elle n’arrivait pas à penser, et tout ça car elle avait perdu sa maman et on lui a filé des médocs de type antidépresseurs et elle a finit au caniveau...et ce n’est pas une image

                • lison 27 juillet 2011 16:07

                  Evidemment, prescrit à mauvais escient, comme dans le cas du Chat, les anti-dépresseurs sont une catastrophe. Seuls les psychiatres devraient les prescrire, et encore, seulement dans le cadre d’une hospitalisation au début du traitement. On ne devrait y recourir que pour aider à garder la tête hors de l’eau et pouvoir ré-apprendre à fonctionner dans notre monde. Tout à fait d’accord avec Pasconform. Mais que faire quand on est doit se lever pour aller gagner sa vie et qu’on n’en peut plus. Crever à petit feu d’épuisement parce que cela fait des mois qu’on ne dort plus et qu’on n’arrive plus à avaler une bouchée.


                  • Clojea Clojea 27 juillet 2011 18:19

                    @ Lison : Décompresser. Aller sur une île en Bretagne, y passer un mois tout seul avec les mouettes, donner un coup de main à un marin pêcheur, dormir sous la tente et manger du poisson frais. Après un mois de ce régime on se sent mieux.
                    C’est ce que j’ai fais il y a longtemps, et quand je suis revenu, j’étais un autre homme.


                  • jak2pad 27 juillet 2011 16:14

                    moi votre article m’a intéressé, et je ne vais pas vous jeter à la tête le fait que vous soyez autodidacte, alors que j’ai eu affaire dans ma vie à pas mal de médecins ( donc hautement diplômés, en france tout du moins), et qui m’ont paru ou assez incompétents, ou clairement j’m’en-foutistes.

                    à preuve mon avant-dernier généraliste, qui était pas mal, enfin acceptable, jusqu’au moment où il a commencé à recevoir énormément de visiteurs médicaux, et à faire des tas de séminaires entre Antibes et Saint-Pétersbourg. Ses prescriptions s’en sont ressenties immédiatement.

                    votre argumentation, qui me paraît intéressante, est ainsi immédiatement contrée par une Mme Lison, qui estime que pour juger valablement d’une déprime, il faut en avoir faite une soi-même.
                    c’est génial : ainsi, pour parler valablement du suicide, tuez-vous avant.
                    un ertain M.Sterne est lui carrément opposé à toute discussion avec un non-spécialiste, et tient à le faire savoir.
                    moi je trouve qu’il y a beaucoup à dire sur ce sujet, et sur la prescription en général, et c’est bien d’ouvrir le débat.


                    • Clojea Clojea 27 juillet 2011 18:22

                      Merci jak2pad de vos remarques pertinentes qui relèvent le débat.


                    • Lorelei Lorelei 28 juillet 2011 01:03

                      Le féminisme a accrédité l’idée que les enfants devaient être mis en collectivité très tôt sinon ils ne seraient pas « socialisés » ! ainsi que d’autres arguments du même ordre allant tous dans le sens de la « libération de la femme ». On n’a donc pas le droit de dénoncer cette imposture et en effet, personne ne s’y risque.


                      Réponse, c’est quoi ça ? le fait d’avoir un corps de femme semble pour vous un probleme, vous semblez que ce corps m’assigne à penser et à vivre d’une certaine manière, si vous ne désirez pas que vos enfants aillent vivre avec d’autres enfants, vous n’avez qu’à rester à la maison toute la sainte journée...

                      faut arreter de se fichtre des gens les femme sont justes des personnes et vous n’avez pas ni vous ni personne à dire à un être car il y a un corps de femme, un corps jaune, bleu etc..ce qu’il doit être, faire ni son rôle...etc..

                      je trouve les nanas tres sympas d’avoir accepter le totalitarisme machistes des êtres qui avaient un corps...

                      on dirait qu’un certains nombre de types ont l’air de vouloir assignez des rôles dire quoi penser etc...en fonction du sexe de la couleur de peau et après ils viennent chialer quand on dit niet c’est over ça n’arrivera plus jamais...et vous pourrez raconter autant de choses ignobles que vous voulez sur les femmes, ça ne changera pas, personne n’a à dire à un autre être ce qu’il est en raison de son corps...il faut intégrer ça dans sa vie car vous mêmes si je disais homme blanc egal esclave et que si je vous assignais durant des milenaires on verra bien ce qui se passera...alors essayez de penser qu’il ne faut pas traiter les autres comme vous ne l’aimeriez pas vous mêmes


                    • Illel Kieser ’l Baz 27 juillet 2011 17:02

                      Quelques précisions :
                      Pour ce qui concerne la dépression majeure lire les rapports de l’ANADEP de 2005 :
                      www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1210.pdf

                      http://www.inpes.sante.fr/enquete-anadep/pdf/La-depression-en-France-Enquete-Anaped-Facteurs.pdf

                      http://www.inpes.sante.fr/enquete-anadep/pdf/La-depression-en-France-Enquete-Anaped-Perspectives.pdf

                      Concernant la consommation d’antidépresseurs :
                      http://www.legislation-psy.com/spip.php?article1797

                      Etude pharmaco-épidémiologique de la consommation des ...
                      cat.inist.fr/ ?aModele=afficheN&cpsidt=3166909

                      Maintenant une précision sur le titre de « psychothérapeute » :
                      Parution au JO du décret d’application de la loi relative à l’usage du titre de psychothérapeute.

                      En voici le texte : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022244482&&#8230 ;

                      JORF n°0117 du 22 mai 2010 page 9448 
                      texte n° 24 
                      ======

                      Un préjugé féroce voudrait que les psychiatre ou les médecins soient experts dans l’exercice de la psychothérapie, ce qui est faux. Si un psychiatre est expert en psychopathologie – diagnostic, prescription – il n’est pas formé à l’exercice de la psychothérapie. Les techniques psychothérapeutiques sont nombreuses et un suivi judicieux impose de choisir dans une vaste gamme de techniques.
                      Enfin, la psychanalyse n’a jamais été une psychothérapie.


                      • Clojea Clojea 27 juillet 2011 18:24

                        @ lllel... Merci pour les liens. J’ajouterais que les psychiatres voient d’un mauvais oeil les psychothérapeutes, et ils aimeraient bien récupérer le marché....


                      • Clojea Clojea 27 juillet 2011 18:32

                        Sir Oswald : Tout psychiatre de ce nom essaiera de réduire et stopper le traitement médicamenteux pour y substituer à terme une thérapie...

                        Le ciel vous entende Sir Oswald...mais je ne suis pas sur qu’il y ait beaucoup de psychiatres comme vous le décrivez



                      • Illel Kieser ’l Baz 27 juillet 2011 20:05

                        À propos des nouvelles molécules, voici une mise en garde de Santé Canada.
                        OTTAWA
                        - "Santé Canada avertit les Canadiens que les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS) et d’autres nouveaux antidépresseurs, sont maintenant accompagnés de mises en garde plus vigoureuses. Ces nouvelles mises en garde précisent que les patients de tous âges qui prennent ces médicaments peuvent présenter des changements comportementaux et/ou émotifs pouvant être associés à un risque accru de poser des gestes autodestructeurs ou de faire du mal à autrui."
                        http://www.hc-sc.gc.ca/ahc-asc/media/advisories-avis/_2004/2004_31-fra.php

                        Par ailleurs, on sait aussi que la prescription d’antidépresseurs à des enfants ou à des adolescents peut entraîner une chronicisation de la dépression.
                        http://blog-lecerveau.mcgill.ca/blog/2011/01/03/stress-inhibition-du-cortex-prefrontal-et-depression/
                        Dans certains cas ils peuvent mener à une tendance à s’isoler et à développer un comportement agressif à l’égard d’autrui … et déclencher l’apparition d’idées suicidaires et/ou meurtrières. Avec la désinhibition ils peuvent favoriser le passage à l’acte en désinhibant la peur.

                        De même la prescription au-delà de six mois entraîne une dépendance et peut faire apparaître des symptômes d’aggravation, ce qui conduit à une augmentation des dosages.
                        Tout n’est pas si beau au royaume des nouvelles molécules.
                        Certes, on doit bien faire avec quand on doit faire face à des symptômes très graves et c’est l’objet d’un bon diagnostic personnalisé, d’un suivi scrupuleux.
                        Cela veut aussi dire que la prescription de confort, qui correspond souvent à une demande pressante du patient, peut s’avérer dangereuse. et il du devoir du médecin d’être informé comme d’informer son patient. La prescription de confort soulève en outre un problème éthique. Sommes-nous au service du patient ou d’une idéologie qui voudrait masquer le plus longtemps possible les causes mêmes de ces dépressions - stress, surmenage, anxiété, etc. ?
                        Oui, il y a un scandale qui couve !


                      • jaja 27 juillet 2011 17:52

                        curieux, d’après hollywood ce sont eux les ultras... ils ont toujours une armoire de pharmacie pleine de flacons bizarre, moi je suis certaine que c’est encore de l’esbrouffe


                        • Spip Spip 27 juillet 2011 18:06

                          Assez d’accord avec la chaîne de responsabilités que vous décrivez, mais quand même, il faudrait faire quelques petites mises au point.

                          - Le problème de fond est que la grande majorité des psychotropes est prescrite par des généralistes qui n’ont souvent pas la formation suffisante pour le faire. Mai si on s’adresse à lui, c’est bien parce qu’on ne veut pas voir un psychiatre, « je ne suis pas fou, quand même ! »

                          - Entre les molécules prescrites pour leurs effets anti-dépresseurs et celles qui sont plus sédatives, le Prozac, le Rohypnol et l’Halcyon ne sont pas à amalgamer. Ils n’ont pas les mêmes indications ni les mêmes effets (y compris secondaires). La confusion est présente aussi chez les personnes (plutôt âgées, assez souvent) qui disent prendre des somnifères alors que ce sont des anti-dépresseurs légers (quand le médecin a bien écouté son patient, il a souvent détecté de l’anxiété qui empêche de s’endormir plutôt que de l’insomnie vraie qui est une maladie en soi)

                          - « se voient prescrire des antidépresseurs sur de longues durées... » Les limites de prescriptions sont claires pour tout le monde et c’est souvent le client qui insiste pour renouveler « ad vitam ». Ce n’est pas une bonne pratique de la part du médecin qui cède, c’est vrai, mais s’il refuse, le demandeur ira voir ailleurs...

                          - Édouard Zarifian,
                          n’a pas fait que son fameux rapport, qui comme bien d’autres a dû finir dans un tiroir ministériel. Il a écrit un livre remarquable « les jardiniers de la folie » où il alerte déjà (en 1988) sur les dangers du tout médicament, mais d’autres écoles en prennent aussi pour leur grade au passage...

                          - « le résultat à la longue est peu ou prou le même. Déconnexion de la réalité, du monde environnant, manque d’intérêt pour la vie, sa famille, les autres etc… » Vous confondez les éventuels effets secondaires et les symptômes de la dépression !

                          - La prescription, en augmentation, de substances psycho-actives chez les enfants. Outre le désir de « normalisation » inquiétant (enfants dits hyperactifs, par ex.), quid de l’effet à long terme sur un système nerveux en développement, par définition ?

                          - Comme d’autres intervenants, je vous trouve assez dur avec des gens qui sont en souffrance... Si vous aviez eu l’occasion de travailler dans un service d’urgence psy, par ex. vous auriez pu vous rendre compte de la diversité des situations. De celui ou celle qui traîne un mal-vivre qui déborde ce soir là, à l’autre qui vient de passer à l’acte, avec toute la gamme intermédiaire ( problèmes de couple + boulot + enfants + deuils pas faits, etc. etc...)

                          - La « déresponsabilisation » . Dans notre société, vous n’avez plus le droit d’être moins « performant » (et pas que dans le travail) sauf si vous acceptez l’étiquette d’une pathologie. Et donc la pilule qui va avec. Pour revenir sur les Urgences, on voit arriver de + en + de cas relevant du psycho-social plutôt que de la médecine, mais le soignant doit répondre avec ce qu’il a...

                          Pour le reste, OK avec Sir Oswald.


                          • Clojea Clojea 27 juillet 2011 18:44

                            Bonjour Spip : C’est très vrai, je suis un peu dur. Mais à ma décharge, ma mère est décédée des suites d’absortion d’anxiolitiques, et puis, j’ai tâté des drogues à une certaine période, et j’ai tout vu ou presque sur le sujet. Des flippés, des paumés, mais aussi des gens qui avaient trop abusés de LSD et qui ont finit par déjanter total, des junkies etc....J’ai vu des vies détruites par les drogues, quelles soient légales ou illégales, et je dois dire qu’aujourd’hui, je n’hésite pas à dénoncer les effets nuisibles de ces substances. Je me suis sorti des drogues, seul, en prenant conscience un jour que j’étais en train de crever à petit feu. Enfin petit....plutôt rapidement en fait. Depuis, j’essaye de dénoncer les méfaits de ces produits, trop souvent banalisés dans une société de plus en plus difficile, et c’est là que je vous rejoins.
                            Je ne jette pas la pierre aux soignants spécifiquement, mais je pense qu’il est grand temps de changer quelque chose dans notre façon de se soigner.
                            Les chinois avaient une conception, ils l’ont moins maintenant et c’est dommage, de la médecine : Ils vont voir un médecin quand ils sont bien portant, et le médecin doit les aider à se maintenir en bonne santé. Je trouve cela plus en adéquation avec la vie.


                          • Spip Spip 27 juillet 2011 22:54

                            Bonsoir, Clojea.

                            Je m’en doutais un peu... Votre article donnait plus l’impression d’affectif que de scientifique. Vos expériences vous motivent et c’est bien votre droit mais, sur certains points , ça ne vous aide pas dans votre argumentaire : vous êtes trop impliqué.

                            Les soignants sont aussi confrontés à ça, mais ils ont (devraient avoir) une formation pour l’éviter. C’est le principe de la bonne distance thérapeutique : trop près ou trop loin de l’autre, on ne l’aide pas plus dans les deux cas.

                            Quant à l’orientation globale de la santé, outre notre vision occidentale de l’humain (corps d’un côté/psyché de l’autre), notre consumérisme nous pousse plus vers la petite pilule à effet rapide que vers un travail (éventuellement long) en profondeur, c’est sûr. Ajoutez l’orientation politico-financière actuelle en matière de soin et vous aurez la trame du problème.

                            Toujours aussi d’accord avec Sir Oswald. Olivenstein avait bien défini ce qu’est la toxicomanie/dépendance : la rencontre d’une personnalité, d’un produit et d’un moment de la vie. A partir de ce dernier point, il était bien plus optimiste que ses collègues et aujourd’hui le concept de résilience vient le réactualiser.


                            • Clojea Clojea 28 juillet 2011 08:08

                              Bonjour Spip : C’est vrai, je suis impliqué car j’ai un certain vécu. Mais au delà de mes expériences, je reproche aux labos pharmaceutiques et à pas mal de psychiatres de ne pas faire l’effort de chercher ailleurs que dans des « pilules ». Comme vous le soulignez, nous sommes confrontés à une consommation facile, mal quelque part et hop pilule. Si on peut avoir recours à des antalgiques pour enrayer une migraine ponctuellement, très bien, mais les antidépresseurs eux, deviennent très vite un problème assez monstrueux, car les effets secondaires sont beaucoup plus pervers. Concernant l’orientation politico-financière, je suis d’accord avec vous sur le sujet, bien sur. L’argent, le business.....

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