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Les limites du système éducatif …

Segpa ... Convenable

Quand l'école est impuissante !

Je viens d'assister en tant que témoin silencieux à une commission de vie scolaire, antichambre du conseil de discipline pour une jeune fille de 13 ans qui met en échec toute l'institution. Son comportement sort tellement du cadre habituel, que nos modestes moyens de coercition ou de sanction sont de même nature que le fameux cautère sur une jambe de bois.

J'ai opté pour le silence depuis que cette jeune fille m'a diffamé, a porté auprès des siens des accusations abjectes : lubricité et insinuations douteuses. Je lui avais simplement demandé de s'habiller un peu mieux lorsqu'elle faisait du sport afin de ne pas s'exhiber ainsi devant les garçons. J'avais touché la corde sensible, ce que j'ignorais alors. Le lendemain, la jeune demoiselle jouait les aguicheuses et me demandait en plein cours si je me masturbais chez moi …

Je voulais exercer mon droit de retrait, ce qui embarrassa l'administration. Je n'avais pourtant nulle envie de subir pareilles allusions délétères d'autant qu'on sait le mal terrible que peuvent faire de telles accusations. Par chance, nul n'a donné crédit à ses dires mais pour moi, il était évident qu'il fallait éviter de me retrouver seul face à cette furie.

Depuis, elle n'a cessé de multiplier les incidents. Ils sont tous particulièrement sexualisés. Cette demoiselle, malgré son jeune âge, découche fréquemment, fugue régulièrement, prend la pilule et entretient une ribambelle de flirts. Inutile de vous dire que son comportement déstabilise grandement la vie de sa classe, d'autant qu'elle est capable d'accès de violence verbale et physique et qu'elle vit dans un déni total.

Que faire ? C'est bien le problème majeur auquel sont confrontés ceux qui ont en charge la classe. J'ai le bonheur de ne pas devoir affronter cette difficulté insoluble, ne l'ayant qu'une heure en EPS, mais j'entends les plaintes de mes collègues obligés de subir les débordements de la gamine, ses crises, ses caprices et autres manifestations spectaculaires de sa libido.

Pour la famille ce n'est, hélas, pas plus facile. La charmante a proféré des accusations d'une rare violence contre sa belle-mère qui a dû justifier de sa bonne foi devant la police. Elle met en échec sa mère et son père, joue sans cesse sur les conflits familiaux, les attise et rend la vie impossible à tous ceux qui veulent l'aider.

Le collège n'est pas resté sans rien faire. Les sanctions ont suivi les punitions qui se montraient inutiles ; elles ne furent pas plus efficaces. La jeune fille a multiplié les périodes d'exclusion qui ne peuvent dépasser la semaine. À chaque fois, elle revient pour détruire le cours, mettre en ébullition une classe, décourager quelques enseignants.

Le temps administratif ne prend pas en compte les souffrances de la communauté scolaire. La classe où elle sévit est en limite de rupture, les adultes avouent leur impuissance. L'infirmière a constaté une situation sanitaire d'une extrême gravité mais le médecin scolaire est tellement débordé, qu'il ne pourra la voir que bien plus tard. Les mesures doivent suivre le cours des procédures légales et en attendant , cette gamine se détruit et détruit les autres.

Nous avons entendu la terrible litanie de ses difficultés, ses dysfonctionnement, ses provocations, ses passages à l'acte. Nous avons entendu également la terrible impuissance de ses représentants. Elle est restée butée, silencieuse, provocatrice. Elle a souri au récit de ses exploits, elle a refusé de s'expliquer ou de promettre de s'amender. Rien ne peut l'atteindre et il nous faudra encore attendre de nouvelles frasques qui démontreront, de façon éclatante, notre impuissance.

Des dossiers administratifs sont en passe d'être montés pour prétendre à une place dans des établissements véritablement spécialisés pour de tels troubles. Mais le temps des commissions ad hoc ne tient jamais compte de l'urgence du terrain. Le cas de cette jeune fille, une fois regroupées les innombrables pièces nécessaires , sera examiné en fin d'année scolaire pour une décision qui restera sans doute lettre morte, faute de places disponibles.

La famille, très coopératrice, cherche une aide médicale spécialisée . Là encore, quand on n'est pas issu des milieux favorisés, obtenir un rendez-vous chez un pédopsychiatre, relève du parcours du combattant. Notre système se dégrade et il n'est pas en mesure d'apporter des réponses à ceux qui souffrent véritablement tout en le mettant en échec.

Je ne veux ni vous apitoyer, ni vous tirer des larmes. Je n'ai fait que rendre, de manière neutre, ce cas que je laisse flou pour préserver cette jeune fille. Nous sommes sans doute en présence d'une gamine qui entre dans une problématique hystérique (même si de ma modeste place, je ne suis pas en mesure de porter un diagnostic ). Nous constatons ; et il ne se passera rien de sitôt, si ce n'est d'autres incidents et d'autres violences.

Il y a vraiment de quoi s'indigner ! Notre école subit de plein fouets les évolutions de la société et cette gamine n'est pas un cas isolé. Elle est l'expression des dégâts que font, mal employés, les réseaux sociaux comme facebook (elle aurait trois comptes sur lesquels circulent des horreurs). Elle doit regarder aussi des images qui ne devraient pas tomber sous les yeux d'enfants si jeunes. Notre société se sexualise ; l'étalage est sans limite et cela fait des dégâts.

Il ne faut surtout rien dire, ne pas se poser en censeur. Pourtant, peut-on accepter de telles dérives, de telles souffrances ? Comment ne pas comprendre alors la réaction de repli de certaines communautés face à l'hypersexualisation d'une société où même les frasques extra-conjugales de ses dirigeants sont exposées sans honte ni précautions. Cette gamine est l'avatar de notre dérive morale et à ce titre, elle a droit à une prise en charge qui, faute de moyens, va se faire encore longuement attendre.

Désespérément vôtre.


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189 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 17 janvier 2014 08:58

    Et Peillon..il en pense quoi..(l’homme qui enlève ses lunettes et remet ses lunettes..son passe temps pour faire croire qu’il travaille)...La gamine est une « CHIPIE » il en existe hélas beaucoup de nos jour ou les profs ne peuvent plus distribuer des baffes (hélas)...Sans doute un problème psychologique un dérèglement elle est malade tout simplement mais comme vous dites pour avoir un rendez vous chez un psy salut les copains...Bon courage pour la suite...


    • C'est Nabum C’est Nabum 17 janvier 2014 10:03

      claude-michel


      Un ministre ne pense pas
      Il fait de la politique quand nous, nous gérons de l’humain qui va de plus en plus mal

    • Morpheus Morpheus 17 janvier 2014 23:22

      La priorité de Peillon ?

      « La lutte contre l’homophobie en milieu scolaire, public comme privé, doit compter au rang de vos priorités. J’attire à ce titre votre attention sur la mise en œuvre du programme d’actions gouvernemental contre les violences et les discriminations commises à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre (1).

      Je souhaite ainsi que vous accompagniez et favorisiez les interventions en milieu scolaire des associations qui luttes contre les préjugés homophobes, dès lors que la qualité et la valeur ajoutée pédagogique de leur action peuvent être établies. Je vous invite également à relayer avec la plus grande énergie, au début de l’année, la campagne de communication (2) relative à la « ligne azur », ligne d’écoute pour les jeunes en questionnement à l’égard de leur orientation ou leur identité sexuelle (3). » (4 janvier 2013)

      https://www.youtube.com/watch?v=94PSkpgi47U

      (1) Mise en route du programme de la théorie du genre.
      (2) Campagne de communication = campagne de propagande.
      (3) Le gosse se demande s’il est un garçon ou une fille (? ??????) ... (cf. point (1))

      Voilà à quoi semble devoir servir l’école aujourd’hui.

      Vous savez quoi ? L’école n’est PAS obligatoire. Il est tout-à-fait possible d’éduquer vos enfants en dehors du système scolaire classique, de façon légale. Sortez vos gosses de cette usine à laver les cerveau et aliéner vos gosses. C’est la meilleure chose à faire si vous les aimer.

      Morpheus


    • Shawford Shawford43 17 janvier 2014 23:26

      Tu es prêt pour l’ultime combat, Maître ?


    • Shawford Shawford43 17 janvier 2014 23:39

      Tu es allé voir mon avatar... sur mon profil Morpheus, j’espère ?


      C’est complètement insensé ? Plus que de raisonnable ?

      Ça prendra tout son sens avec le post de inam56 de 18:16 chez Blue Hotel.

    • appoline appoline 19 janvier 2014 13:25

      Avant, mais c’était avant, il existait les centres de redressement. Bien sûr on les a critiqué, ils étaient presque inhumains à en entendre certains. Il existe dans cette jeunesse d’hier et d’aujourd’hui, des éléments incontrôlables. Il va sans dire que la situation s’aggrave considérablement depuis quelques décennies. Donc ces jeunes trublions, une seule chose peut en venir à bout, la discipline, l’autorité, le cadre. Ces centres étaient tenus d’une main de fer et personne, je dis bien personne ne pouvait défier l’autorité. 


      Les parents récoltent peut-être ce qu’ils ont semé avec visiblement une enfant qui ne supporte pas l’autorité ; si une pathologie particulière vient se grever là-dessus, il n’y a qu’avec un cadre rigide qu’il y aura des résultats. En attendant l’éducation nationale est encore en dessous de tout. Une seule sanction : la porte, peu importe ce qu’elle deviendra, le principal étant que ces camarade n’aient plus son exemple désastreux sous les yeux. Aux parents de faire leur travail

    • Robert GIL ROBERT GIL 17 janvier 2014 09:06

      pour completer je peux vous proposer deux textes traités avec humour :

      1) JE SUIS UNE MISS …

      2) MES CHERS PETITS

      L’education national ne peut pas tout...


      • C'est Nabum C’est Nabum 17 janvier 2014 10:05

         ROBERT GIL


        L’éducation nationale est la caisse de raisonnance des défauts de notre société

        Est-ce pourquoi on y résonne désormais si peu ?

      • E-mile 17 janvier 2014 11:06

        Je pense que vous vouliez écrire « caisse de RESONNANCE » et « c’est pourquoi on y RAISONNE si peu » smiley


      • C'est Nabum C’est Nabum 17 janvier 2014 19:42

        E-mile 


        Parfois mes doigts ou ma tête fourchent

        Pardon 

      • appoline appoline 19 janvier 2014 13:27

        Mettez la dehors, dans quelques années elle ira vendre ses charmes au plus offrant, faites votre travail auprès des autres, vous ne pouvez pas sauver tout le monde


      • gaijin gaijin 17 janvier 2014 09:21

        salut nabum
        vos aventures dans le monde de père ubu sont toujours aussi ahurissantes .......( pas a cause de l’ existence du problème mais a de l’absence de réponses a mettre en place .......alors que toutes les réponses existent )
        pas grand a chose a dire sur le sujet a part que oui bien sur le passage chez le psy semble s’imposer
        mais ça m’a évoqué ça :
        https://www.youtube.com/watch?v=jmvt4B8rK2U
        allez savoir pourquoi .....
        « elle part jolie petite histoire .... »


        • C'est Nabum C’est Nabum 17 janvier 2014 10:06

          gaijin


          Ce n’est hélas que la vérité et bien d’autres pourraient raconter de telles histoires 

        • Bubble Bubble 17 janvier 2014 10:22

          Je vous crois totalement, j’ai eu le même cas aux scouts pendant deux ans. Comportement bipolaire, aguicheur alterné avec rageur, avale tout alterné aux vomissements volontaires, terrorise les autres filles et essaie de flirter tous les garçons d’un coup. On a tenu deux ans, avant de vouloir la virer pendant le camps d’été, où les filles de son équipe commençaient à en être malades physiquement (malaises), mais impossible vu que les parents ne pouvaient pas (ils voulaient leur pause j’imagine). Elle est partie aux pionniers (tranche d’âge supérieure) l’année suivante dans la ville voisine où elle a été exclue au bout d’une séance.
          Le gros échec où rien ne marche, ni la punition, ni l’écoute, ni la patience, ni la grosse engueulade qui n’a été efficace qu’une fois.

          Évidemment, derrière tout ça une situation familiale de divorce où les parents se remettent ensemble après et où elle a du passer à la trappe au milieu de l’affaire et ne s’en est pas remise.
          Même pas sur, pour répondre à gaijin, que le psy soit efficace en quoi que ce soit, elle s’en est mis un paquet « dans la poche » avant d’arriver chez nous.


          • C'est Nabum C’est Nabum 17 janvier 2014 10:46

            Bubble


            Vous avez résumé le situation familiale

            Cette société banalise le divorce, la rupture et le sexe. Nous le voyons au plus haut niveau de l’état et ce sont les enfants fragiles qui trinquent

          • spartacus spartacus 17 janvier 2014 10:31

            L’uniforme ou le vêtement identique fournit par l’école conforme à la bienséance d’une classe que l’on trouve dans les pays anglo-saxons sans résoudre ce problème spécifique, sur un plan général pourrait au mieux éviter d’en créer de trop. 


            • C'est Nabum C’est Nabum 17 janvier 2014 10:47

              spartacus


              Il faudra en passer par là ...

            • C'est Nabum C’est Nabum 17 janvier 2014 10:49

              lyacon


              Seriez vous naïf ?

              Ils n’ont pas les moyens de consulter toutes ces nobles âmes qui prennent tant de dépassement ...
               Alors quand on veut consulter à un tarif accessible, il faut attendre très très longtemps.

              Mais n’en dites rien, notre système de santé est le meilleur du monde

            • Surya Surya 17 janvier 2014 10:41

              Je suis abasourdie par votre récit, mais en même temps ça ne m’étonne même pas. Tout est fait désormais dans notre société pour que les petites filles deviennent des ados le plus vite possible. J’en viens même à me demander s’il n’y a pas, derrière cela, un but plus que douteux.

              Alors c’est sûr qu’ensuite, les reportages montrant avec inquiétude ces petites « Lolitas » de dix ans maquillées et en talon aiguille, ça me ferait presque rire tellement je trouve ça hypocrite. La société fabrique cela, le tolère au quotidien, et ensuite on fait semblant dans les média d’en être choqué...

              Les Lolitas viennent peut être des Etats Unis, mais nous n’étions pas obligés d’accepter cela.
              Facile ensuite de constater les dégâts et encore plus facile de montrer du doigt, comme d’habitude, les Américains, pour nous déculpabiliser.

              Les gosses sont préparées dès la plus tendre enfance à devenir des lolitas : j’ai trouvé en juin dernier un article britannique sur l’évolution des jouets depuis les années 70, et j’ai trouvé cet article ahurissant. Je vous le donne en mille, que trouve-on pour les filles ? Des jouets hyper stéréotypés (landaux pour jouer à la maman, « kits » de princesses et de maquillage -la photo de votre article est d’ailleurs sur cet article) d’un rose tellement rose qu’il en devient absolument écoeurant, et tout ce qu’il faut pour contribuer à conditionner le plus possible la future femme à se cantonner dans son rôle bien rassurant de soit :

              - mère au foyer
              - ou bien séductrice

              En attendant qu’elle soit assez « grande » pour opter pour un rôle ou l’autre, on demande à la fille de se servir le moins possible de sa cervelle, et de ne se préoccuper que du maquillage, des fringues, de plaire aux garçons et bien sûr rendre ses copines jalouses.

              Vous avez évidemment bien fait de demander à cette gamine de s’habiller correctement, votre attitude est normale, mais s’il n’y a pas de règlement général strict sur les tenues vestimentaires, cela restera à l’appréciation de chaque enseignant. Ce qu’il faudrait, c’est des mesures du type : tu es habillée correctement, tu rentres dans l’établissement, tu ne l’es pas, retourne chez toi te changer.

              La famille est très coopérative, je veux bien le croire, mais je crois surtout que de nos jours les parents sont totalement dépassés. Ils laissent faire, car ils craignent d’entrer en conflit avec leur enfant s’ils interdisent, bref ils veulent la paix sociale, ils ne surveillent pas, par exemple, ce que font leurs gamins sur internet, puis de toute façon ils sont plus tard rattrapés par les problèmes qu’ils croyaient pouvoir contrôler.

              J’espère vraiment qu’une solution sera trouvée pour cette gamine, et aussi que l’année prochaine vous allez souffler un peu car vraiment cette année vous en avez trop bavé avec vos classes difficiles.

              Bon courage à vous


              • C'est Nabum C’est Nabum 17 janvier 2014 10:51

                Surya


                Derrière cette tendance, il y a des marchands qui vendent, qui détruisent des gamines pour leur seul profit

                Qui ose prétendre encore que le capitalisme est le meilleur des systèmes ?
                Ceux qui nient notre humanité sans doute

              • gaijin gaijin 17 janvier 2014 10:55

                ce type de comportement n’a rien de nouveau
                il y à trente ans il m’arrivait assez souvent de faire la fermeture le soir dans les bars, on était une bande de jeunes mecs et il y avait parfois des lolitas de 12 13 ans qui venaient « s’amuser » a se frotter et a allumer tout le monde ....
                ce genre d’histoire finissent toujours mal et un jour ou l’autre elles se font coincer dans un coin de parking ......on les retrouve quelques années plus tard droguées, vaguement prostituées, mères célibataires ou maquées avec des mecs abrutis et violents ....
                filles a l’abandon en manque d’affection, fugueuses en proie a la brutalité de leurs parents ou petites filles qui ont rencontré un monsieur trop gentil .......

                des anges déchus pas encore sortis de l’enfance et déjà brisés .....


              • C'est Nabum C’est Nabum 17 janvier 2014 12:17

                gaijin


                Ne pensez-vous pas quand même que ce phénomène s’accentue par les images que les médias donnent de la femme ?

              • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 17 janvier 2014 16:42

                Faut dire aussi que les gamines ne rèvent que d’imiter leurs mamans , ce qui est normal, et que quand les mamans passent leur temps à se faire belles les gamines veulent faire la même chose.

                Pour les garçons ils ne sont pas encore parvenus à vendre des divans-télé-bac de bière pour faire comme papa !

                Quand les parents sont trop cons l’école n’y peut rien.


              • C'est Nabum C’est Nabum 17 janvier 2014 19:43

                 Alois Frankenberger


                Plus les cerveaux humains sont disponibles à la réclame plus l’éducation est défaillante ! 

              • Ruut Ruut 17 janvier 2014 10:53

                Et si simplement les parents luis interdisaient les escapades hors domiciles avant sa majorité, ou du moins sa maturité comportemental ?
                C’est les cadeaux que nous faisons a nos enfants qui le plus souvent sont la première des causes de conflits au sein du domicile.

                Si ces vêtements sont indécents qui les luis achètes ?
                Du maquillage a 13 ans ?
                Il ne faut pas déconner.

                Le psy n’aidera pas.
                Le problème étant structurel au sein de son foyer.

                Le divorce n’as sûrement pas aidé l’enfant. (des parents qui divorcent ne respectent pas leurs propres enfants (ils pourraient au pire attendre que leurs enfants aient 18 ans))


                • C'est Nabum C’est Nabum 17 janvier 2014 12:18

                  Ruut


                  Il faudrait l’attacher car cette jeune fille ne fait que selon son bon plaisir

                • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 17 janvier 2014 16:46

                  Les vêtements et le maquillage ce sont les parents qui lui ont fourgué !

                  Si vous aviez une once de courage vous pourriez leur suggérer de lui acheter des vêtements moins légers et de faire une pose sur la maquillage dans son propre intérèt tout en suggérant à ses parents de lui tomber dessus quand elle a des problèmes disciplinaires à l’école.


                • Xavxav 17 janvier 2014 18:04

                  « Et si simplement les parents luis interdisaient les escapades hors domicile ». Ce n’est pas si simple car elle ferait probablement le mur ou bien fuguerait.


                • oncle archibald 17 janvier 2014 18:10
                  Vu des mes yeux en faisant la queue dans un commerce de quartier : les deux parents sont derrière le comptoir et servent les clients, la gamine 12/13 ans sort de l’arrière boutique qui doit communiquer avec l’appartement et s’en va « en soirée » outrageusement maquillée, habillée d’une mini jupe « ras la touffe » et d’un tee-shirt moulant. 
                  Les parents rappellent les règles du jeu « ne rentre pas trop tard ». Réponse à très haute voix pour que les clients sachent bien qui commande ici : « on rentre quand on rentre, bien joli qu’on rentre ».

                  Les parents prennent la réponse en pleine poire et continuent à servir les clients ... Sans doute eut-il été plus judicieux que le père sorte de derrière son comptoir, lui colle une paire de claques en public et la ramène par l’oreille dans l’appartement en précisant qu’elle était interdite de sortie ... Mais le pouvait-il vraiment ?

                • C'est Nabum C’est Nabum 17 janvier 2014 19:45

                  Alois Frankenberger


                  Et si mon once de courage ne servait qu’à vous dire ce que je pense de votre remarque ?

                  Hélas, je reste courtois par principe en classe comme ici 

                • C'est Nabum C’est Nabum 17 janvier 2014 19:46

                   Xavxav 


                  Vous la connaissez ?

                • Shawford Shawford43 17 janvier 2014 19:57

                   smiley smiley smiley


                  Que voulez vous il faut bien que jeunesse se passe. 

                  Histoire d’ailleurs valable chez les animots et notamment les canassons d’assaut smiley smiley

                • Xavxav 17 janvier 2014 21:11

                  Bon, je ne la connais pas. Mais voyant le genre de personnage, je me doute bien qu’elle serait capable de fuguer.


                • Shawford Shawford43 17 janvier 2014 21:12

                  Wait and see, je ne préjuge de rien ni de personne, cela se juge à l’instant T


                • passtavie passtavie 17 janvier 2014 21:13

                  Oncle archibald, pour faire suite à cette histoire de commerçant qui aurait dû sortir de derrière son comptoir :

                  Il la saisi par l’oreille après une bonne paire de claques devant tout le monde, lui interdit de sortir. A la première occasion elle téléphona au premier numéro pour enfant maltraité et le père se vit condamné pour avoir humilié son enfant.


                • moumou moumou 18 janvier 2014 02:41

                  Et si c’était la mère qui avait réagi comme préconisé par l’oncle ....même suite ? 


                • ricoxy ricoxy 17 janvier 2014 11:53

                  Tous les profs (ou presque) font l’objet de ce genre de « transfert » de la part d’adolescentes. Difficile de garder ses distances.


                  • C'est Nabum C’est Nabum 17 janvier 2014 12:19

                     ricoxy


                    Là, vous faites erreur 

                    Nul transfert en la circonstance mais bien des symptomes préoccupants

                  • ricoxy ricoxy 17 janvier 2014 12:43

                    ► C’est Nabum
                    « Là, vous faites erreur »

                    Il s’agit d’un transfert au sens freudien du terme, évidemment. L’ado projette inconsciemment sur son prof une fantasmatique parentale ou familiale. En tant que prof, j’ai été confronté à ce genre de problème, à des tentatives de séduction, quelles que soient les formes que cela prenait.

                    Mais bcp diront que la psychanalyse, c’est dépassé.

                    Quant aux « symptôme préoccupant », il faut en rechercher la cause dans le milieu social, l’environnement familial ou scolaire, une expérience précoce, la prégnance médiatique, etc.

                    J’en reviens à Freud : « L’enfant est un polymorphe pervers », déclairait-il, c’est-à-dire que l’enfant un vrai petit monstre sur le plan moral. Il faut qu’il refasse tout seul l’expérience de toute l’humanité.

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