L’acquisition de la
souveraineté du peuple-classe s’apparente à un processus
révolutionnaire ou le peuple-classe va former société . De la thèse
passons à l’hypothèse. Le peuple-classe peut alors s’ériger alors en
nation (2) et s’étendre rapidement sur une zone plus vaste afin de
conserver ses conquêtes systémiques. Mais d’autres formes de
constitutions élargies de souveraineté du peuple-classe peuvent surgir.
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1 - Il n’y a nulle part de peuple-classe (1) souverain sur la planète.
En effet tous les peuples-classe, à l’exception des USA, subissent une
double domination d’une part celle de l’impérialisme extérieur, pour
l’essentiel celui des USA, même si son hégémonie faiblit, et d’autre
part celle de leur propre bourgeoisie. Les pays "ex-communiste"
subissent un retour contrastée vers le capitalisme et donc une
bourgeoisie issue de la nomenklatura domine les peuples classes de ses
pays.
2 - Le peuple (au sens large du terme) des USA, donc tous ses citoyens et ses résidents non citoyens, est le seul peuple souverain de la planète.
Ce « peuple-citoyen » - on dirait ce peuple-nation pour la France - ne
subit aucun joug d’une puissance extérieure, aucun impérialisme tant
sur le plan économique que politique ou militaire. Même au plan
culturel ce sont les USA qui diffusent leur mode de vie sur la planète.
La puissance des USA s’érode. Des puissances secondaires menacent son
leadership.
3 - Le peuple-classe des USA n’est pas souverain.
Il subit la domination multiforme de la bourgeoisie des USA, de son
oligarchie financière. Le pouvoir du vote citoyen n’est nullement à
négliger car c’est une conquête démocratique à développer mais le cadre
actuel de son exercice fait que ce pouvoir est très restreint. La
démocratie libérale organise plus la dépossession des citoyens que la
réappropriation de leur territoire et de leur existence sociale dans un
cadre écologique respecté.
4 - Chaque peuple-classe doit lutter contre deux fronts :
contre sa propre couche dominante et contre la domination externe (sauf
pour les USA). Le combat contre sa propre bourgeoisie se dédouble, du
moins pour les peuples-classe du nord, en combat anticapitaliste
interne et combat anti-impérialiste contre les peuples dominés (du sud).
5 - La vocation des peuples-classe est de travailler
inlassablement à leur unité interne et à la solidarité externe avec les
autres peuples-classes. Il doit aussi veiller à la prise en
considération de la dimension écologique.
6 - Le processus d’acquisition de souveraineté des peuples-classe n’est
pas écrit d’avance. Il dépend à la fois des conditions existantes et
notamment du degré du développement inégal et combiné du mode de
production capitaliste et de la conscience de classe des travailleurs
salariés qui sont dans beaucoup de pays la force motrice de la
transformation sociale.
7 - Au regard de la diffusion du capitalisme sur la
planète il y a tout
lieu de penser que la souveraineté des peuples-classe se fera en
articulation de plusieurs territoires : le national, le continental et
le mondial. Aucune zone ne doit être sous-estimée. Tous les combats
sont à mener de fronts pour faire reculer partout la logique du profit
et
celle de ma marchandisation avec les rapports sociaux qui
l’accompagnent.
8 - La transcroissance des luttes qui démarrent dans un cadre local ou
national doit être étendu à l’échelle du continent. La transcroissance
peut aussi partir de l’entreprise vers le site le quartier et la ville.
9 - L’approfondissement de la démocratie dans tous les champs
d’activité est le vecteur essentiel pour l’accès à la souveraineté du
peuple-classe. La démocratisation s’épanouit au mieux dans un cadre laïc
et égalitaire sans sexisme ni racisme.
10 - Le peuple-classe peut s’appuyer dans nombre de pays sur les sphères
dégagées de l’emprise du capital comme la sécurité sociale, la gestion
publique des biens communs, toutes les formes d’appropriation publique
qui pu être livrées à la socialisation et au(x) peuple(s)-classe.
11 - L’acquisition de la souveraineté du peuple-classe
s’apparente à un processus révolutionnaire ou le peuple-classe va
former société . De la thèse passons à l’hypothèse. Le peuple-classe
peut alors s’ériger alors en nation (2) et s’étendre rapidement sur une
zone plus vaste afin de conserver ses conquêtes systémiques. Mais
d’autres formes de constitutions élargies de souveraineté du
peuple-classe peuvent surgir.
Christian Delarue
1) Les frontières du peuple-classe. C Delarue
http://amitie-entre-les-peuples.org...
Plusieurs textes sur le peuple-classe figure sur le site d’ATTAC et sur
[[Amitié entre les peuples] Peuple-classe
http://amitie-entre-les-peuples.org...
2) Il s’agit d’un phénomène historique non universel ;
Dans cette hypothèse la nation devient pour ainsi dire immanente au
peuple-classe. La société monde étant pour l’heure hors de portée pour
l’établissement de souveraineté des peuples-classe, la dynamique ne
s’applique que sur des zones territoriales restreintes qui fait
intervenir le fait historico-culturel et le fait démocratique.