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Accueil du site > Actualités > Société > A lire : Evelyne Perrin, Les luttes de salariés contre les plans (...)

A lire : Evelyne Perrin, Les luttes de salariés contre les plans sociaux

Un livre à télécharger gratuitement

A lire en avant-première, l’ouvrage d’Evelyne Perrin, avant sa publication sous forme de livre début 2011 :
 
Haute Tension, Les luttes des salariés contre les plans sociaux 2008-2010
 
Le manuscrit peut être télécharger gratuitement en attendant au format PDF sur le site de l’IRESMO :
http://iresmo.jimdo.com/actualit%C3%A9-de-la-recherche/en-ligne-evelyne-perrin-haute-tension-2010/
 
Présentation de l’ouvrage par l’auteure :
 
Durant l’hiver 2009-2010, alors que les luttes de salariés contre les plans sociaux avaient défrayé l’actualité tout au long des derniers mois, des Contis aux Molex, des Philips aux New Fabris, j’ai effectué une visite auprès des syndicalistes menant ou ayant mené ces luttes, pour leur donner la parole.


J’ai rencontré les salariés de 25 entreprises, dont une majorité d’entreprises donneurs d’ordre ou sous-traitantes de l’automobile, et dont cinq publiques ou récemment privatisées. Ils m’ont exposé les décisions (fermeture, plan social, délocalisation…) contre lesquelles ils ont lutté ou luttent encore, ce que la lutte leur a permis d’obtenir ou non, ce qu’ils en retirent comme leçon.


Aussi j’ai ajouté à l’enquête une partie de propositions, sur ce que pourrait être une véritable politique industrielle en France ou en Europe, sur les mesures, radicales, qui devraient être prises ou imposées pour faire face à cette hémorragie et à ce gâchis humain : limitation du pouvoir de la finance, devenue souveraine, extension du pouvoir des salariés, reprise de l’entreprise par eux, reconversion, relocalisation, RTT…


Je conclus de cette enquête l’absence ou l’insuffisance d’un soutien, d’une coordination de ces luttes, et surtout d’une réflexion sur les solutions, de la part des principaux syndicats et partis politiques de gauche.

 


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1 réactions à cet article    


  • easy easy 30 septembre 2010 11:49

    Tant qu’on sort du troc - et il faut en sortir pour fabriquer des objets complexes- on se retrouve avec globalement d’un côté des gens qui considèrent qu’il est normal ou intelligent ou naturel de produire à la manière d’Obélix et d’autres qui trouvent intelligent, naturel et normal (compte tenu de leurs dispositions) à profiter du travail des premiers (tout en exerçant une activité -sans doute plus intellectuelle- qu’ils appellent travail).

    Il y a des lustres qu’il existe des Obélix taillant des peirres pour en sortir des objets plus intéressants et il y a aussi longtemps qu’il existe des grossistes et des détaillants de menhirs.

    Ca fait des lustres que chacun a pu constater que la grande Venise a résulté de l’activité des marchands (qui ont pris des risques d’un autre ordre que celle des ouvriers de la soie ou du marbre). Ca fait des lustres que l’on sait qu’il est à la fois plus risqué (sur le seul plan financier) et plus rémunérateur de profiter du travail manuel des ouvriers.


    Et l’écart de profitabilité n’a fait que s’accentuer. Vers 1840, un homme qui s’était improvisé marchand de fourrures, qui a ensuite monté un véritable système pour organiser son monopole des fourrures sur le Nord des EU, qui a connu des échecs, qui s’en est remis, qui a revendu son empire des poils, qui s’est reconverti à l’immobilier, John jacob Astor, avait fini avec une fortune de plusieurs millions de $ alors que le salaire d’un journalier de New York était de 3 $.

    Et sa réussité a été érigée en exemple, A moins d’être Mormon ou zéniste ou cénobite ou diogéniste, comment faire autrement que célébrer une telle réussite financière (Et on envoie alors en touche tout ce qu’il y avait d’abject dans le comportement social et familial de cet homme).

    Si, malgré Marx, Mao et Castro, personne n’a pu démontrer que Astor avait complètement tort, qu’il ne fallait surtout jamais rien faire qui lui ressemble, comment peut-on démontrer aujourd’hui que ces gens instruits dans ces grandes écoles où chacun voudrait envoyer ses gosses, ont tort de faire de l’Astorisme ?


    Il y a quelque chose qui ne colle pas dans nos discours, quelque chose d’ambivalent.

    Ambivalent parce que chacun espère que ses enfants seront plutôt des commerçants que des ouvriers et que, comme ça ne se passe pas toujours aussi idéalement, vient un moment où ces mêmes gens râlent contre les Astor.


    Il me semble qu’il faut essayer de sortir du double langage qui forme une sorte de schizophrénie de fond d’où il ne sort que brumes et hystéries.

    Il serait temps qu’on convienne tous que la réussite financière d’Astor est enviable, légitime de la lutte naturelle, mais que cela crée trop d"injustice et d’immoralités. On pourrait alors convenir de limiter tout simplement l’ampleur de l’astorisme.

    Par exemple, il ne serait pas difficile de dire sur toute la Planète que l’on ne peut jamais être propriétaire d’un sol (ce qui conduirait donc à ce que toute structure soit édifiée sur un terrain loué en bail emphytéotique. Bail de 30 ans éventuellement reconductible sur décision collective)
    On pourrait aussi convenir que l’héritage soit limité soit relativement à la fortune soit de manière absolue (par exemple 1 M $)

    Rien que la première de ces deux mesures limiterait considérablement les ambitions astoristes. (J’ai vécu le cas d’une affaire sur terrain amodié et je sais que ça limite les rêves délirants)
    Or cette mesure, bien que tout à fait inédite ou choquante pour des milliards de gens habitués à être propriétaires de leurs terres, peut convaincre en un éclair les mêmes milliards de gens.

    Marx s’en était pris à la psychologie naturelle de l’homme, il avait attaqué son intelligence. Il avait (ses zélateurs surtout) essayé de culpabiliser les astoristes. Il avait eu tort. Ce n’est pas en déniant la nature humaine qu’on va trouver la solution, c’est en la comprenant.

    Il faut donc dire qu’on comprend très bien l’astorisme mais que la collectivité considère qu’il va de l’intérêt collectif d’en limiter les effets. Alors qu’autrefois la Terre semblait infine (Victor Hugo exhortait les Français à profiter des infinités Africaines) elle nous apparaît aujourd’hui, grâce ou à cause du battage écologico alertiste, bien plus limitée. Ce concept excluant toute possession définitive ou ancrée sur sa durée de vie, d’une surface terrestre peut désormais être mieux perçue et être rapidement adoptée par tous. 

    (Il y a des pays où la loi est déjà orientée en ce sens) 


    Posons alors qu’on puisse à la rigueur être possesseur à vie de menhirs mais jamais de carrières. 
    Qu’on puisse posséder des objets manufacturés mais reste à aquérir le droit de les poser sur le sol en louant cette surface à la collectivité. 
    Une telle loi, à fouiller, pourrait aboutir à ce que toute personne ne posant que ses pieds sur le sol ou sur la mer, soit de plein droit et n’ait en tous cas rien à devoir à la collectivité. 


    Ce qui se passe, au bout de l’astorisme actuel, c’est que les astors se payent des îles flottantes (je vous invite à découvrir le WHY d’Hermès). Certes, quand ils se mettent à port, ils doivent payer l’anneau. Mais d’une part cet anneau n’est pas assez cher et d’autre part, ils vont à s’en passer. En effet, ils peuvent se passer des anneaux de Monaco, ils se sont acheté des bords de mer d’une part et d’autre part ces îles peuvent rester constamment en mer.

    Ils achètent donc de la matière extraite du sol sec et se font construire petit à petit un univers flottant d’où ils ne doivent rien à personne (I love eaux internationales) 


    J’ai connu monsieur Dumas, le PDG et proprio d’Hermès et sa femme Rena. A l’époque ils ne rechignaient pas à grimper sur un escabeau pour tendre un tissu ou coller des lettres adhésives sur un stand au salon des éditeurs de tissus. Ils ne dédaignaient pas de manger une nouille sautée dans un bouiboui du XIIIème. Mais depuis, ils se sont embarqués dans les infinis que permet le luxe. Et ce sont leurs produits qui poussent les néoastors à en vouloir infiniment plus. 

    Le sol, les profondeurs, la mer, l’espace, la faune, la flore, sont des biens communs qui ne doivent pas être aliénés. Si nous refusons ce principe au sujet de notre cabane, nous donnons aux Astor le droit de posséder la Terre.


     













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