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Accueil du site > Actualités > Société > Au prix d’une crise, s’enrichir autrement

Au prix d’une crise, s’enrichir autrement

Un "nouvel" écrivain, qui manifestement ne fût en rien lié aux Pouvoirs Elyséens depuis plus de vingt ans, vient donc de publier « Tous ruinés dans dix ans ? » .Bien sûr, nous avons peine à croire que cela le concerne, en personne. On le dit d’une intelligence hors du commun et d’une culture dense. Nous le pensons volontiers. Il se nomme Jacques Attali. L’on dit aussi qu’il fît une « sortie » très remarquée un samedi soir chez le journaliste et si grand intellectuel Laurent Ruquier, chargé de faire croire en la "liberté" de nos médias. Autant dire... de nous endormir tant que « On est pas couchés » ? D’un point de vue plus général, les vilaines langues, notamment l’ex-gagnant de la Ferme Célébrités de l’OR-TF1, Michael Vendetta (d’une impertinence inattendue chez le brillant et grand penseur Morandini) prétendent qu’il faut précisément coucher et se coucher plus encore pour réussir, à la Télévision comme en Politique, ou ailleurs. La « réussite » serait proportionnelle à la vente de son âme à certains réseaux prétendument fraternels. Par bonheur, les vilaines langues seraient souvent privées de parole au sein de notre fraternelle démocratie.
 
Le phénomène de Cour est habituel sous le Régime Institutionnel qui est le nôtre, recouvrant tous les excès de la Monarchie sans en avoir les quelques charmes ou avantages. D’aucuns disent que le Bon Roi pensait prioritairement et beaucoup plus à son peuple. La petite bourgeoisie qui lui succéda après « sa » révolution de palais, est pour le moins bien éloignée de ce même peuple. Nous vivrions donc dans une République… La vox populi serait entendue et influencerait le destin du pays. A l’exemple de l’ex-Premier Ministre et ex-candidat à la Présidentielle de 1995 Edouard Balladur, alors secondé par l’actuel ex-présent-futur Président… nos « élus » remportent parfois un tel succès auprès du peuple qu’ils parviendraient à rassembler 10 millions de Francs suite à un discours enflammé de meeting. Epatant... Comme le rappelait l’ex-Juge-future-candidate en 2012 pour Europe Ecologie (Parti crée à la hâte pour réduire le Modem, qui se réduit déjà tout seul) Eva Joly chez les Grandes Gueules de RMC (émission alimentant l’illusion démocratique), tel serait donc l’argument de monsieur Balladur pour justifier le placement en liquide d’une somme très importante sur son compte de campagne en 1995. Puisqu’on vous le dit. Monsieur Charles Pasqua aurait d’autres exemples et contre-exemples à donner, confirmant les bonnes et limpides relations de nos élus à l’Argent. L’argent…
 
Nous serions donc tous ruinés dans dix ans si l’on en croit monsieur Jacques Attali qui aurait pourtant conseillé tous les Présidents ou presque, Mitterrand directement, l’actuel au travers d’un Rapport quasiment totalement appliqué dans ses conclusions. La quasi banqueroute et désastre social ne fûrent pas évités. Si les Conseillers ne sont pas les payeurs selon le bon sens populaire, il se chuchote (la démocratie a ses limites !) qu’ils soient grassement rétribués pour leurs Rapports… aussi nombreux que les Commissions précisément chargées d’enterrer toutes les idées extraordinaires de divers Conseillers. Ceux du Conseil Economique et Social, comptant notamment quelque ancienne chanteuse, seraient d’une force de proposition et luminosité intellectuelle inégalés. L’argent… ?
Que le (trop) brave peuple soit rassuré, les 24 joueurs sélectionnés en grande pompe (à fric ?) pour la Coupe annuelle du Cirque Footballistique en recevront beaucoup, de l’argent… Admettons qu’ils le méritent, ne serait-ce que pour endormir les gens tant qu’ils ne sont pas encore totalement couchés, au pied de ceux qui s’arrogent le droit exclusif de tous les leviers du Pouvoir, pour le résultat que chacun peut constater à sa fenêtre (les pauvres jonchant les trottoirs) et sur son compte en banque. L’argent…
 
Il se dit que l’on va en demander beaucoup aux 70% de français gagnant 1200 euros mensuels, ou moins. Cela s’appellerait la « rigueur ». Notre caste dirigeante élue-nommée semble en avoir beaucoup manqué, non pas d’argent, mais de rigueur... La générosité fraternelle notamment à l’égard de tous les Conseillers, se paye un jour.
 
Comme le rappelait toujours sur RMC notre ex-Juge Eva Joly (2300 euros mensuels de retraite conjointe à un salaire de Député Européen de 5500 euros environ conjoints à des droits d’auteur…), il y peu l’ex Ministre de la Justice très remarquée pour sa compétence et ses superbes couvertures de magasines, Rachida Dati, gardait encore chauffeur et collaborateurs « de quand elle fût Ministre » tout en ne l’étant plus. Un tel fait se prolongerait pour bien d’autres « ex »… dans tous les sens du terme. Au ciel de la « démocratie » les élus semblent l’être pour l’éternité. Le sens de la Famille atteint parfois les sommets, chacun sachant le prix du silence. La Justice serait toute première.
 
Quoi qu’il en soit, selon notre ex-french doctor ex-Ministre de Gauche actuellement Ministre de Droite, dormez bien braves gens, aucune somme d’euros traduits en iranien ne fût mise sur la table pour la libération de l’ex otage Clotilde Reiss… Pour ce qui est de savoir ce qui se passa sous la table, le mystère demeurera dans les coffres des secrets d’Etat démocratique. Les médiations de notre frère Président du Sénégal et de notre presque-frère de Syrie seraient à l’origine de cette issue heureuse pour Clotilde Reiss, laquelle n’aurait jamais été qu’étudiante (cf. Le Parisien du 18 Mai). Parole de dictateur Iranien et de vraie démocratie fraternellement réseaucratisée. Nos Budgets permettent des « correctifs ». Il se chuchote que ce ne serait pas par hasard. De vilaines langues affirment même que tous les budgets de tous les pays marqueraient par des montants inexacts soumis toujours à des « correctifs » afin d’accroître plus encore les dettes. Et le mensonge ? La morale publique n’aurait jamais été assurée de vent et d’argent ?
Ainsi, nous serions tous ruinés dans dix ans selon l’écrivain évoqué, ayant occupé à volonté les bancs des médias et Palais depuis tant d’années affirmant toujours des vérités incontestables.
 
Mais bon, la Commission Européenne envisagerait de contrôler elle-même tous les budgets des pays membres afin que ceux-ci ne soient plus marqués par la nécessité permanente de nos chers élus de se refaire élire. L’argent... ?
Ce joli mois de Mai (il en fût un autre qui…) 2010, aurait pu être marqué par un beau symbole émanant du secteur ou il s’en trouve le plus, de l’argent, celui des paillettes de la Croisette de Cannes. Nous pouvions en effet espérer en un sursaut de conscience entraînant l’annulation de cette mascarade digne de la Cantatrice Chauve du grand Eugène Ionesco, mais surtout, plus indigne que jamais dans cette phase de grave crise et de précarité sociale.
 
Même si la Chine a su artificiellement réinvestir 40% de son Budget dans son PIB pour maintenir l’illusion d’une croissance de 9% (bénéficiant à une infime partie du peuple... et jusqu’à quand ?), gardons que l’idéogramme chinois de « crise » recouvre notre notion « d’opportunité ».
 
Sauf à songer à relire la Bible en continu comme ce fût le cas un week end récent à l’Eglise Notre Dame de la Taur de Toulouse, il reste précisément à espérer que nos dirigeants sauront saisir l’opportunité de « leur » crise pour se remettre premièrement en question, dans leur mode de Gouvernance et usages des Institutions. L’éventualité démagogique de baisser provisoirement leurs salaires tout en leur gardant avantages et privilèges « démocratiques », cela ne saurait constituer la mutation attendue.
 
La banqueroute actuelle exige de reconsidérer avant tout le rapport à l’argent, la Finance supplantant tragiquement la mission du Politique.
 
L’argent ne peut plus être la seule « énergie » et motivation de notre vivre ensemble. Loin de toute idée romantique et rêveuse, partir de ce préalable fonde probablement « l’opportunité » que peut offrir cette crise d’une société uniquement pécuniaire.
 
La « ruine » évoquée par notre grand écrivain visionnaire est avant tout, morale. Au prix d’une crise, s’enrichir enfin d’autres "valeurs" ?
 
A nous de saisir cette opportunité.
 
Guillaume Boucard
 

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7 réactions à cet article    


  • FRIDA FRIDA 26 mai 2010 11:07

    Très bon article.


    • Firedog Firedog 26 mai 2010 11:08

      J’aime beaucoup le ton ironique de votre article, notamment l’utilisation des ex-. Il serait également intéressant de faire un article illustrant les transferts des personnels politiques dans les hautes instances des grands groupes financiers et inversement, pour illustrer la réalité de l’existence d’une oligarchie (et donc du fait que notre démocratie est une vraie mascarade).


      • L'enfoiré L’enfoiré 26 mai 2010 18:03

        Bonne remise à l’heure du problème.
        Les conseilleurs se font très bien payer. N’ayez crainte pour eux. smiley


        • fhefhe fhefhe 26 mai 2010 20:49

          Laurent Ruquier journaliste ???

          Vous citez plusieurs fois RMC ..Autrefois Radio Monte Carlo , Aujourd’hui Radio MerdIatique Consensuelle. !!!

          « Il y a tellement de choses plus importantes dans la vie que l’argent....mais il faut tellement d’argent pour les acquérir . » ( Groucho Marx )


          • verdan 26 mai 2010 22:04

            Bonsoir l’auteur & tutti

            Comme Frida. Pas mieux


            • mokhtar h 27 mai 2010 00:56

              Bien que je ne mêle pas de politique française, j’ai beaucoup apprécié le ton caustique de l’article. Une bouffée d’air frais : çà, d’est de la vitalité ou je ne m’y connais plus.
              Un tel ton ferait merveille à l’égard des politiques de bien nombreux pays, y compris le mien.
              Merci à l’auteur


              • JoëlP JoëlP 27 mai 2010 09:08

                Très bon article.

                Le conseiller - lié en rie aux Pouvoirs Elyséens - a été le premier président de la BERD, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, avec une belle rémunération et le temps d’écrire quelques livres en passant...

                Wikipedia : "Selon le journal l’Express, la rémunération annuelle du président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement est de 428 000 €uros auquel s’ajoute la résidence à Londres et une voiture avec chauffeur"

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