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Accueil du site > Actualités > Société > Avortement : la remise en question des Occidentaux

Avortement : la remise en question des Occidentaux

Aux Etats-Unis, la polémique suscitée par le film Juno a révélé, chez les jeunes, une tendance de plus en plus « pro-life ». En Europe, les débats sur l’IVG ont fait leur retour à l’occasion des différentes campagnes politiques. Le droit à l’avortement, menacé ?

Le président de la Saxe-Anhalt, Wolfgang Böhmer (CDU), a fait très fort. En établissant un lien entre la mortalité infantile plus élevée en ex-RDA et l’avortement (légalisé sous l’ère soviétique, en 1972), il a suscité de vives réactions dans le pays. Mais il ne s’agit-là que du dernier épisode en date d’un feuilleton qui ne cesse de gagner en audience depuis plusieurs mois : la reprise du débat sur l’avortement.

La Grande-Bretagne est citée, également, parmi les nombreux exemples répertoriés par Courrier international cette semaine dans un dossier intitulé « Le retour de la guerre des sexes ». Des chiffres attestant d’une importante augmentation du taux de survie de bébés nés à 25 semaines ou moins ont « ravivé la discussion », explique The Independant. Une discussion qui s’est étendue à l’Union européenne dans son ensemble et n’a pas été sans provoquer quelques divisions, rapporte encore l’hebdomadaire. Selon le Times of Malta, la Pologne et Malte (où l’avortement est illégal) se sont opposés aux autres pays-membres à l’occasion de la dernière session des Nations unies sur le statut de la femme.

En Espagne, le socialiste Zapatero, soucieux de ne pas relancer une polémique qui aurait pu lui coûter cher aux élections législatives, faisait voter une loi timide qui dépénalise l’avortement « tout en l’encadrant fortement ». Au-delà des Pyrénées, on ne peut donc avorter que dans trois cas bien précis : en cas de viol, de malformation du fœtus ou si la santé de la mère est en danger.

« Avortement, non merci »

Mais c’est encore en Italie que le débat est le plus vif. Afin de « diviser le centre gauche » selon l’opposition, Silvio Berlusconi a réintroduit le thème ultra-sensible de l’avortement au coeur de la campagne législative italienne, allant même jusqu’à évoquer un moratoire, à l’image de celui pour la peine de mort.

Les tensions ont atteint un seuil critique, en Italie, où la député de Fora Italia, Isabella Bertolini n’a pas hésité à parler de « massacre d’innocents » et où la liste du journaliste de droite Giuliano Ferrara, largement réputé pour ses positions « pro-vie », s’intitule « Avortement, non merci ». Des gynécologues romains ont même appelé à la réanimation des fœtus hyper-prématurés, contre la volonté de leur mère.

Qu’il s’agisse de manœuvres politiques ne change rien au problème : le Cavaliere est parvenu à diviser une opposition déjà largement affaiblie par la démission de Romano Prodi. En 2004, plus de 136 700 avortements étaient recensés dans le pays, contre 234 800 en 1982. Mais si la polémique fait rage en Europe à l’occasion des différentes campagnes, les Etats-Unis constatent depuis plusieurs années, déjà, l’impopularité grandissante de l’IVG.

« Pro-life », une « tendance » aux Etats-Unis

Le succès du dernier film de Jason Reitmann, sorti en France en février 2008, démontre une tendance surprenante : les jeunes Américains cautionnent de moins en moins l’avortement. Le scénario était le suivant : Juno, une jeune fille de 16 ans, qui tombe enceinte après avoir couché avec son meilleur ami, choisit de ne pas avorter et se lance à la recherche de la famille adoptive idéale pour son bébé.

Fort de trois nominations aux Golden Globes et aux Oscars, lauréat du meilleur film à Rome, Juno a réalisé un carton. Carton à propos duquel on pourrait être sceptique étant donné la cible visée, les jeunes. Mais les chiffres sont éloquents.

Selon plusieurs études et sondages recueillis par Daniel Allot, analyste du très conservateur Institute of American Values, et relayées par Liberté Politique, la tranche d’âge la plus « opposée à l’avortement » est celle des 18-30 ans, comme l’indique l’institut Harris Poll. Un autre sondage New York Times/CBS News/MTV réalisé en juin montrait que 38 % des jeunes de 17 à 29 ans souhaite que l’avortement soit « plus strictement limité ». Enfin, le Hamilton College révélait que seules 13 % de ses étudiantes le conseilleraient à une amie.

La tendance est récente. Selon une enquête effectuée dans le Missouri, entre 1992 et 2006, le nombre de jeunes adultes de moins de 30 ans « fortement pro-life » grimpait de 13 points, passant ainsi de 23 à 36 %.

L’effet « Roe »

Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène, selon Allot. Les progrès scientifiques ont un impact « crucial ». Les recherches effectuées sur la douleur du fœtus, la découverte de l’apparition des neurones dès la 31e semaine, les naissances « miracles » de prématurés de 300 grammes, les techniques d’imagerie en 3D montrant un fœtus vivant, respirant, bougeant... autant d’avancées technologiques auxquelles les jeunes sont particulièrement sensibles. Sans oublier le lien de plus en plus souvent établi entre avortement et dépression.

Il y a aussi ce qu’Allot nomme « l’effet Roe », du nom de l’arrêt Roe v. Wade (1973), qui déclarait les lois contre l’avortement en violation avec le XIVe amendement de la constitution américaine. Le droit au respect de la vie privée des citoyennes américaines n’étant plus garanti si elles ne peuvent pas avorter, les lois anti-IVG furent abrogées.

Selon Allot, c’est mathématique. Etant donné que ceux qui s’opposent au droit à l’avortement le pratiquent moins que ceux qui le soutiennent et qu’ils font, en moyenne, plus d’enfants, « l’avenir américain est démographiquement pro-life ». Voici donc Roe pris à son propre piège : il a lui-même contribué à faire naître une tendance anti-avortement après avoir légiféré en sa faveur.

Le 22 janvier 2008, à l’occasion du 35e anniversaire de l’arrêt Roe v. Wade, près de 10 000 personnes ont manifesté dans les rues de Washington, réaffirmant par là leur refus à l’avortement. Dire, comme Daniel Allot, que « la nouvelle génération a tourné la page de l’avortement » est peut-être un peu prématuré. Mais force est de constater que le débat est plus que jamais ouvert. Aux Etats-Unis comme en Europe.

Pour aller plus loin :


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53 réactions à cet article    


  • COLRE COLRE 12 mars 2008 15:35

    Un amalgamme de faits ne constitue pas une information crédible. Voici un auteur qui vous pousse dans le trou en disant : attention, vous allez tomber !


    • Mjolnir Mjolnir 12 mars 2008 15:53

      "Etant donné que ceux qui s’opposent au droit à l’avortement le pratiquent moins que ceux qui le soutiennent et qu’ils font, en moyenne, plus d’enfants, « l’avenir américain est démographiquement pro-life ». Voici donc Roe pris à son propre piège : il a lui-même contribué à faire naître une tendance anti-avortement après avoir légiféré en sa faveur."

       

      La position pro ou anti avortement est transmise génétiquement ?

       

      Les créationnistes sont ils de plus en plus nombreux parce qu’ils apparaissent ex-nihilo ?


      • COLRE COLRE 12 mars 2008 16:01

        Merci, j’avais buté aussi sur la logique du raisonnement !


      • Nicolas Peuch 12 mars 2008 16:07

        Autant pour moi.

        Dans son analyse, Allot ajoute :

        "En outre, les enfants tendant à suivre l’opinion politique et religieuse de leurs parents, nous devrions nous attendre à ce que, comme J. Taranto l’a écrit, “la génération post-Roe soit davantage pro-vie que ses aînés”."

        Désolé pour cet oubli. Et j’en profite pour préciser que bien sur c’est son analyse, pas la mienne.


      • JL JL 12 mars 2008 22:03

        Par ailleurs la proposition : """Etant donné que ceux qui s’opposent au droit à l’avortement le pratiquent moins que ceux qui le soutiennent et qu’ils font, en moyenne, plus d’enfants, "" reste à démontrer. Les anti IVG sont peut-être plus agés, ou stériles, ou ... ou nonnes ?


      • throne 12 mars 2008 16:43

        pour ma part, avortement ou pas, j’aimerais simplement voir plus de responsabilité dans la naissance ; pas mal de gamines se sentent trop femmes et plongent dans l’envie de procréer, entretenant souvent l’illusion qu’elle créée de facto une famille qu’elles imaginent indestructibles par trop-plein de romantisme. apres, et en general (car il est quand meme des jeunes couples qui RESTENT un couple) les jeunes se separent, et le bébé grandi avec une famille en kit. un effet encore plus devastateur que l’enfant qui vois ses parents divorcer, je pense.


        • MagicBuster 12 mars 2008 17:19

          Qu’on laisse les américains faire ce qu’ils veulent dans leur pays

          ET

          Qu’eux, nous foute la paix en France.

          Sarko go back Home.


          • pissefroid pissefroid 12 mars 2008 17:48

            Ce qui me gène dans le débat sur l’IVG ou avortement, c’est : 

            puisque personne n’oblige les femmes qui ne veulent pas avorter à avorter, où est le problème ?.

            Etre contre l’avortement est un droit, se faire avorter est aussi un droit.

            Je reste dans le domaine du droit et l’existence d’un être commence à la naissance (y compris prématurée) et tout le reste est affaire de croyance et de conscience.


            • KPM Karim-Pierre Maalej 13 mars 2008 14:41

              Effectivement dans le domaine du droit il n’y a aucune ambiguité. Une seconde avant de naître on n’est pas une personne. Une seconde après la naissance, on est devenu l’égal de tout citoyen.

              Le problème c’est que ce sujet touche à l’éthique, et non au droit. S’il fallait toujours s’en tenir au droit, on n’aurait jamais aboli la peine de mort, ni dépénalisé l’homosexualité.

              Or si on se place du point de vue de l’éthique, qu’on se demande ce qu’il faut faire (et non ce qu’on peut faire), alors on peut se demander si la loi n’est pas inadaptée quand elle considère que l’enfant non né n’est pas une personne, eu égard aux évidences scientifiques.

              Et à partir du moment où on considère ne serait-ce que la simple possibilité que l’enfant non né soit déjà un être humain, et non une simple extension du corps de la mère, alors on ne plus traiter aussi légèrement la question, en considérant que ça relève simplement de la liberté de la femme de décider de son propre corps (je remarque qu’à aucun moment la volonté du père n’est prise en compte).

              Par ces propos je ne me positionne pas pour ou contre l’avortement, je dis simplement qu’on ne peut pas répondre à la question de l’avortement aussi simplement que tu le suggères.


            • Ornithorynque Ornithorynque 12 mars 2008 19:59

              Droit contre droit...

              Avorter est un droit, ne pas se faire avorter est aussi un droit.

              La question des anti-ivg n’est pas là. Selon eux, la question est de dire que "Vivre est un droit" "Tuer n’est pas un droit".

              Ce qui fait que l’occident commence à douter vient plus des avancées scientifiques que de la montée d’un mouvement : Ia science ne peut plus affirmer péremptoirement (comme le font certains rédacteurs de Agoravox...) "avant x semaine c’est un amas de cellules, et après x semaines c’est un être humain."

              Aujourd’hui les scientifiques disent "je ne sais pas".

              En revanche, dans les centres IVG, les infirmières ne disent rien. Perce que dire "je ne sais pas en voyant une minuscule main, c’est idiot.

              Peut être simplement que la société en a marre de cette hypocrisie ?

              Je sens que je vais être moinssé...


              • COLRE COLRE 12 mars 2008 20:29

                "Ia science ne peut plus affirmer péremptoirement (comme le font certains rédacteurs de Agoravox...) "avant x semaine c’est un amas de cellules, et après x semaines c’est un être humain"

                Mais quel est le con qui dit ça ?

                Toujours la même histoire : on invente un adversaire imaginaire aussi débile et menteur que possible ("la science !"), et on dit : voyons, on ne peut plus nous mentir comme ça… ! Ben non, personne ne ment, sinon vous, peut-être. Car vous devriez savoir que le seuil autorisé pour l’IVG n’a rien à voir avec cette question d’amas de cellule ou pas. La science, comme vous dites, n’a rien à voir avec cela…
                 


              • mariner valley mariner valley 12 mars 2008 20:32

                Merde je voulais plusse me suis plante j’ai moince desole

                je suis d’accord avec vous

                 


              • mariner valley mariner valley 12 mars 2008 20:33

                c’est pour Ornithorynque


              • Nobody knows me Nobody knows me 13 mars 2008 12:13

                Interdire l’avortement ne va-t-il pas faire augmenter drastiquement les cas de congélation de nouveaux-nés ?

                Car l’interdire ne règlera pas le problème des grossesses non désirées. La vente de drogue est interdite dans beaucoup de pays, c’est un des marchés les plus prolifiques au monde.

                L’interruption volontaire de grossesse reviendra à l’ancienne mode : clandestine, insalubre, dangereuse, je trouve cela encore plus morbide que d’aller dans un centre d’IVG personnellement.


              • mariner valley mariner valley 12 mars 2008 21:49

                L’avortement est un droit durement acquis par les femmes afin d’etre pleinement maitre de leur corps.

                Ce qui me surprends quand meme c’est qu’avec toute les methodes de contraception (preservatifs et pilules) le nombre d’IVG reste stable voir augmente meme chez les mineures depuis nombre d’annee.

                Ce qui me fais penser qu’il y a un gros probleme d’education dans ce sens et de prevention.

                Car qui dit IVG dit rapport sans protection et sans pilule ce qui comporte actuellement pas mal de risques colateraux autres que le fait de tomber enceinte.

                 


                • Asp Explorer Asp Explorer 12 mars 2008 23:28

                  A lire cet article, on pourrait croire que l’avortement est le sujet de "Juno". Ayant vu le film, voici ce qu’il en est : Le film commence. Juno fait un test de grossesse. C’est positif. elle téléphone à sa meilleure amie pour lui annoncer la tuile et le fait qu’elle va avorter. Elle prévient le père, qui semble plutôt soulagé à cette perspective. Puis elle se rend au planning familial, croise une de ses camarades pro-life légèrement débile qui fait le planton devant la porte. Sans l’écouter, elle poursuit sa route. Elle entre, remplit quelques papiers, attend cinq minutes, puis devant le sordide du lieu et de la situation, s’enfuit et décide de mener sa grossesse à son terme. Ce sont les dix premières minutes du film.

                   

                  Un peu plus tard dans le film, Juno annonce la nouvelle à son père et sa belle-mère. Celle-ci lui demande si elle a envisagé "l’autre solution". Juno répond - en mentant comme un arracheur de dents - que non. La belle-mère la qualifie alors de "vraie viking".

                   

                  Au total, une dizaine de minutes évoquant vaguement la question, sans proposer de parti-pris moral.


                  • Lisa SION 2 Lisa SION 13 mars 2008 00:44

                    Bonjour, 

                    faisait voter une loi timide qui dépénalise l’avortement « tout en l’encadrant fortement ». Au-delà des Pyrénées, on ne peut donc avorter que dans trois cas bien précis : en cas de viol, de malformation du fœtus ou si la santé de la mère est en danger...avez vous écrit....

                    Quelles étaient les limites entourant la loi de Simone Veil , sinon encadrer la loi dans les cas extrèmes...Qu’en est-t-il aujourd’hui ... ?


                     

                    Les conditions sociales et l’insécurité civile dont sont victimes les jeunes augmentent depuis 1974. La médecine, elle même, dérive depuis cette époque, et ses centres d’intérêt tournent souvent autour du sexe féminin. Parmi les maladies et interventions les plus surveillées et soutenues par des grandes campagnes médiatiques, sont : Le cancer du sein, la chirurgie esthétique, et toutes les procréations assistées, et depuis peu, le cancer de l’utérus...


                     

                    Au fin fond des campagnes françaises, ou la prévention et l’éducation sexuelle n’arrive que par la télévision, c’est vous dire la qualité de l’info, des familles de quatre filles, accumulent jusqu’à cinq avortements de façon courante...


                     

                    L’excellent sujet, dernièrement exposé sur AVX, le krack démographique, relatant du vieillissement de la population et des besoins inérants d’immigrations futures , témoigne des conséquences de trente ans d’avortements non encadrés de réelles limites préventives ou psychologiques, et donc du manque croissant de millions d’absents...

                     


                    • Lisa SION 2 Lisa SION 13 mars 2008 06:42

                      Le serment d’H’ypocrate se mord la queue du serpent d’Hypocrite !

                      J’ai d’ailleurs entendu, relayé par la deuxième radio généraliste de grande écoute à la première heure d’info du matin, qu’on pouvait désormais, devenir médecin... en suivant des cours sur internet... ? avec l’adresse du site en question... ? Et pis quoi encore... ? Devenez médecin en dix leçons, sans sortir de chez vous... ? Commandez tout de suite votre malette de chirurgien avec cutter et sopalin non fournis... ? A la reBoute au rabais... ? avec trafic d’organes à commander sur internet, peut-être... ?


                    • mariner valley mariner valley 13 mars 2008 07:49

                      On est donc bien d’accord sur le fait qu’il y a un probleme d’education et de prevention.

                      Car les IVG devrait etre pratiquee en cas de viol, de malformation du fœtus ou si la santé de la mère est en danger. C’est vrai

                      Vu que dans les autres cas (a part une rupture du preservatif qui n’arrive pas tout les jours) ne devrait pas se produire avec l’utilisation des moyens de contraceptions classiques

                      Donc pourquoi ils continuent a se produire des IVG hors cas extremes pre-cites. C’est qu’il y a un probleme de fond quand meme et d’education


                      • COLRE COLRE 13 mars 2008 11:41

                        Car les IVG devrait etre pratiquee en cas de viol, de malformation du fœtus ou si la santé de la mère est en danger. C’est vrai

                        NON, c’est pas vrai, ce n’est pas du tout la loi française. Heureusement !


                      • LaEr LaEr 13 mars 2008 14:19

                        Donc en fait, Mariner, vous voulez imposer VOTRE vision au reste du monde. Je crois qu’il y a un nom pour ce genre de système politique, mais je vous laisse le retrouver....

                        D’abord, juste pour votre information, le préservatif n’est pas efficace à 100%, même sans rupture apparente => 2 à 15 % d’échec pour le préservatif masculin et de 5 à 25 % d’échec pour le préservatif féminin.

                        De plus, que voulez-vous ??? Le retour des faiseuses d’anges qui devait faire autant de victimes chez les mères que chez les foetus ??? Croyez-vous que les femmes soient à égalité en matière d’information et de contraception ???


                      • mariner valley mariner valley 13 mars 2008 09:04

                        l’ IVG ne doit pas ete considerer (du moins je pense) comme un moyen de contraception et devenir banal.

                        Pour ca il y a la pilule et le preservatif.

                         

                         


                        • Lambert85 Lambert85 13 mars 2008 11:19

                          Aucun intérêt, si des femmes veulent encore se faire avorter malgré toutes les campagnes de prévention, qu’elles le fassent. C’est leur droit ! Le reste est littérature.


                          • Sébastien Sébastien 13 mars 2008 11:54

                            Je ne comprends pas les pro-life. Tout le monde est pro-life. Personne ne se rejouit d’un avortement que je sache.

                            Certains groupes pro-life menacent de mort et certains ont deja tue des medecins avorteurs. Ou est la logique la-dedans ?


                            • Dalziel 13 mars 2008 11:58

                              Pour moi qui suis agnostique, l’avortement tel qu’il est autorisé en France, est une saloperie, un monstrueux dérapage de l’individualisme égocentrique !

                              Rien ne justifie que des êtres humains, quels qu’ils soient, aient le droit de vie ou de mort sur d’autres êtres humains ! Dans le cas particulier sur des enfants à naître.

                              Que l’avortement soit pratiqué dans les cas de viol, de malformations graves et de dangers pour la vie de la mère, je l’admets sans difficulté, mais les avortements de confort sont tout simplement inadmissibles.

                              Le droit concédé est alors totalement exorbitant, donc inacceptable !


                              • gnarf 13 mars 2008 12:40

                                >>En Espagne, le socialiste Zapatero, soucieux de ne pas relancer une polémique qui aurait pu lui coûter cher aux élections législatives, faisait voter une loi timide qui dépénalise l’avortement « tout en l’encadrant fortement ». Au-delà des Pyrénées, on ne peut donc avorter que dans trois cas bien précis : en cas de viol, de malformation du fœtus ou si la santé de la mère est en danger.

                                 

                                En Pologne aussi, l’avortement est autorise dans certains cas, viol, malformation grave, vie de la mere en danger, et ca fait longtemps....

                                Une femme a porte plainte car elle a eu une tres forte baisse de la vue, previsible, a cause de sa grossesse, et elle souhaitait avorter. Comme sa vie n’etait pas en danger elle n’a pas eu le droit.

                                Je ne sais plus si elle a gagne ou perdu son proces. Les histoires d’avortement c’est toujours glauque et triste. Les pro et anti ont tous de bons arguments. Quand on pense aux dizaines (centaines ?) de milliers d’avortements annuels de confort en France ca fait drole.


                                • Nicolas Peuch 13 mars 2008 12:47

                                  Merci pour vos réactions.

                                  Asp Explorer à propos du scénario : "Au total, une dizaine de minutes évoquant vaguement la question, sans proposer de parti-pris moral."

                                  Certes, le film ne fait pas la promotion directe d’un message pro-life. Ce n’est pas à proprement parler un film engagé d’ailleurs. N’empêche la polémique qu’il a réveillée est bien réelle aux Etats-Unis.

                                   

                                  Nobody knows me : "Interdire l’avortement ne va-t-il pas faire augmenter drastiquement les cas de congélation de nouveaux-nés ?

                                  Car l’interdire ne règlera pas le problème des grossesses non désirées. La vente de drogue est interdite dans beaucoup de pays, c’est un des marchés les plus prolifiques au monde."

                                  Mais, selon moi, l’interdiction ne se pose pas. Et personne ne veut revenir sur ce droit, même des gens comme Christine Boutin dont on sait qu’ils sont contre. Je crois que ce que montrent ces baisses du nombre d’avortements est plutôt un changement de mentalité dans certaines opinions publiques occidentales. On le voit avec les Etats-Unis, c’est une "tendance" plus qu’une réaction ou une revendication.


                                  • Nobody knows me Nobody knows me 13 mars 2008 14:53

                                    Pour compléter un peu, il y a avait dans le numéro de février 2008 du Monde Diplomatique un article assez intéressant sur ce sujet. Je vous donne juste le lien vers leur site, mais je ne sais pas si l’article est encore en ligne : www.monde-diplomatique.fr.


                                  • mariner valley mariner valley 13 mars 2008 16:45
                                    Donc en fait, Mariner, vous voulez imposer VOTRE vision au reste du monde. Je crois qu’il y a un nom pour ce genre de système politique, mais je vous laisse le retrouver....

                                     

                                    OU J"AI DIT QUE JE VOULAIS IMPOSER QUOIQUE SOIT A QQUN, FAUT CHANGER LES LUNETTES.

                                    Je pense juste que l’IVG devrait rester un dernier recours alors que d’autres methodes contraceptives existent moins agressive pour l’organisme.

                                    Croyez-vous que les femmes soient à égalité en matière d’information et de contraception ? ? ?

                                    Ben j’espere, ce que je vois c’est qu’une femme semble ressortir un peu traumatise moralement et physiquement apres un IVG alors qu’il y a des methodes efficace pour eviter cela.

                                    Mais oui si une femme prefere aller voir un docteur pour se faire avorter tout les 4 matins apres tout c’est son probleme.

                                    J’exprime ( et n’impose pas ) qu’un point de vue.


                                    • mariner valley mariner valley 13 mars 2008 16:46

                                      C’est pour LaEr


                                    • martin 13 mars 2008 17:10

                                      Juste pour vous signaler sur la fin de votre article ,que la marche pour la vie du 22 janvier à Washigthon il avait plus de 250 000 manifestants ,et pas le 10 mil que certainement para ereur a pu se glise sur votre article Notre mouvement( Droit de Naître) était present sur place et vous pouvez verifiez dans la presse Nord Americaine, ou sur le site de www.marchforlife.org Bien cordialement Georges Martin


                                      • foufouille foufouille 13 mars 2008 17:55

                                        il y a aussi des problemes en france

                                        mais je pense que c’est aux femmes decider

                                        la plupart du temps ca arrive par manque d’information ou de preservatifs.

                                        merde j’en ait plus. allez vas y laisse toi faire. meuh non une fois ca risque rien

                                        d’autre part les femmes violees se cachent. il n’y a pas si longtemps, on leur demandait si elle avaient un soutif ou une mini jupe...

                                        en france les enfants servent de marchandise a la DDASS. ceux qui en venaient et ait rencontre avait plus de probleme que ceux eleves au pastis. c’est dire


                                        • Icks PEY Icks PEY 13 mars 2008 18:26

                                          L’avortement pose la question du début de la vie.

                                          Fixer le début de la vie au début à la naissance est une fictivité qui ne convaint personne. D’ailleurs la loi Veil protège les foetus « normaux » à partir de la 12ème semaine.

                                          Jour après jour, on découvre que la début de la vie commence bien avant la naissance. La naissance n’est qu’un changement d’état de vie. Pas le début de la vie.

                                          Tout le débat consiste à savoir quand commence la vie. Différentes réponses existent :
                                          - création d’une identité génétique unique : théorie des pro-life (chaque foetus est un être au code ADN unique et irremplaçable)
                                          - première activité cérébrale ?
                                          - première pulsion cardiaque ?
                                          - premières capacités sensorielles (ouïe par exemple ?)

                                          Le débat est sans fin.

                                          A noter que les trisomiques, eux, ils ont moins de chance : ils peuvent être avortés sans limitation de durée jusqu’à l’accouchement. Mais parait-il que ce n’est pas de l’eugénisme.

                                          Le pire est même que certains foetus sont avortés car ils présentent des risques de trisomie alors qu’en fait, ils n’étaient pas trisomiques. Donc, en fait on avorte des enfants sains sous prétexte qu’on les a confondus avec des enfants anormaux. C’est très classe. Je comprends que de nombreux médecins fassent jouer leur clause de conscience pour éviter de collaborer à ce genre de pratiques. A signaler que le PS souhaitait supprimer la clause de conscience des médecins pour les obliger à pratiquer les avortements. Très classe également.

                                          Bien cordialement,

                                          Icks PEY


                                          • foufouille foufouille 13 mars 2008 19:40

                                            c’est pas le probleme

                                            les femmes portent la vie pas les hommes

                                            la vie c’est aussi les plantes tant qu’on y est

                                             


                                            • foufouille foufouille 14 mars 2008 14:40

                                              si ils veulent le suprimer c’est surtout car ils voyent leur "race" perdre du terrain


                                              • foufouille foufouille 15 mars 2008 15:20

                                                les "blancs" se reproduisent moins, d’ou probleme de territoire. les esclaves en font beaucoup


                                                • foufouille foufouille 15 mars 2008 15:33

                                                  les femmes "portent" la vie durant 9 mois pas l’homme. lhomme peut se casser, pas la femme


                                                  • foufouille foufouille 15 mars 2008 17:56

                                                    @ ben

                                                    les hommes peuvent effectivement se tirer

                                                    la haine ? j’ai pas vu ca, sauf si on tire tout ce qui a un trou

                                                    a l’exterieur ? c’est sur si je suis ailleurs je pourrais pas elever le gamin

                                                    dans son monde ? suffit d’etre ouvert. le gamin est "fabrique" par les deux. le role de l’homme durant la grossesse est d’apporter, comme tous les animaux la subsistance (en gros)

                                                     


                                                  • foufouille foufouille 16 mars 2008 11:53

                                                    je parle a ma mere

                                                    simplement, le corps d’une femme lui appartient

                                                    en plus, si elle ne peut le garder, il servira de marchandise a la DASS


                                                  • xopa 16 mars 2008 10:47

                                                    Loin de moi l’idée de juger les femmes qui avortent ou d’être pour la suppression de ce droit. Après tout le droit d’avorter n’oblige personne à le faire mais n’empêche que si de plus en plus de jeunes sont contre cette idée, je m’en réjouis. Tuer un enfant dans le ventre de sa mère, là où il est en principe le plus en sécurité, c’est quand même épouvantable quand on y pense et c’est certainement un geste qui n’a été que trop banalisé.

                                                     A notre époque où on a 36 moyens de contraception et, où, en plus, en principe, un rapport à risque ne devrait pas se faire sans préservatif, les IVG devraient être rarissimes.

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Kirinki


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