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Accueil du site > Actualités > Société > Brétigny : SNCF effronterie irresponsable de la direction

Brétigny : SNCF effronterie irresponsable de la direction

CRUCIFIEE PAR UN NOUVEAU RAPPORT OFFICIEL, LA DIRECTION INFRASTRUCTURES DE LA SNCF REPOND AVEC UNE IRRESPONSABLE EFFRONTERIE !

source

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  • Outre les manquements graves déjà signalés par les rapports antérieurs, la direction de la SNCF est crucifiée par un nouveau rapport d’experts (cf ci-dessous) qui pointe plusieurs énormités :
    Des suppressions massives d’agents de maintenance, notamment sur le secteur de Brétigny où a eu lieu un terrible accident qui aurait pu faire encore bien plus de victimes.
  • Une incroyable légèreté dans la programmation des réparations, puisque la direction SNCF était avertie de la détérioration de l’éclisse fatale qui a provoqué le déraillement

Le pire est la légèreté incroyable, exempte de tout sentiment de tout repentir et de tout sentiment de respect pour les victimes, avec laquelle la direction infrastructure de la SNCF a commenté sur France-Info ce nouveau rapport. Son haut responsable justifie par exemple les suppressions de postes sur la maintenance en déclarant qu’à notre époque, on dispose de moyens permettant de vérifier l’état des voies en les arpentant à 120 à l’heure, ce qui serait paraît-il plus efficace (on a vu !!!) que de les faire contrôler par du personnel qualifié se rendant sur place : bien évidemment, les tués de Brétigny ne pourront pas dire le contraire !

Combien vous faudra-t-il de déraillements pour mettre enfin en cause, non pas l’emploi statutaire des cheminots, l’exactitude des trains et la sécurité des usagers, mais l’euro-austérité sur les services publics, la marche à la l’euro-privatisation des chemins de fer et l’ensemble des mesures euro-destructives à laquelle se complaisent nombre de hauts cadres aveugles ou carriéristes qui refusent de remettre en cause la mortifère construction européenne qui dévaste notre pays ?
Quant au grand public, qu’il réfléchisse un peu plus désormais avant de condamner, sur sommation des médias, les cheminots en grève pour la défense du service public national du transport ferroviaire !

Ci-après ce que disent les différents rapports sur cet accident

  • Rapport interne commandé par le président de la SNCF Guillaume Pepy, publié en septembre 2013 sur le site de la SNCF : le rapport relève l’absence d’un des quatres boulons censés maintenir l’éclisse du rail. les enquéteurs indique que deux des boulons ont récemment été rompus (un au niveau de la tête, un au niveau du filetage). le troisième était absent. Au regard de l’oxidation du trou de l’âme du couer, ils estiment très probable que l’absence de ce boulon était sensiblement antérieur à la date de l’accident. les expertises métallurgiques devraient pouvoir le préciser. Le rapport interne précise qu’un examen visuel de ces pièces est prévu tous les quinze jours et qu’à Brétigny-sur-Orge, il avait été effectué huit jours avant l’accident, sans que rien d’anormal ne soit décelé.
  • Rapport du Bureau Enquête Accident – Transport Terrestre (BEA TT) : un premier rapport d’étape en janvier 2014 met également en cause la fissuration du rail :« Développée depuis plusieurs mois dans l’âme de l’extrêmité du rail du cœur de traversée incriminé », la fissuration a provoqué le détachement d’un morceau « entraînant des efforts anormaux dans le troisième boulon. (…) Sous ces efforts, la tête de ce boulon a rompu. »Le document assure que « le schéma de maintenance a été respecté » par les cheminots, mais s’interroge sur « la non-détection du boulon n° 3 » et, de manière générale, sur la qualité de montage et de maintenance des assemblages boulonnés.
  • Experts mandatés par la justice : Remis le 25 juin, le rapport des experts judiciaires dont les conclusions ont été rendues publiques le 7 juillet par le procureur de la république d’Evry mettent en cause la politique de maintenance. Ce serait l’accumulation de négligences qui a conduit à fragiliser une structure extrêmement sollicitée par le passage des trains pour » aboutir à une situation de ruine latente ». « l’armement a péri par fatigue,vibrations,battemen, défauts de serrage, usures,etc. Tous dommages relevant de la qualité de la maintenance » écrivent Michel Dubernard et Pierre Henquenet. le rapport met en cause, non les agents sncf, mais la politique de maintenance, qualifiant les prescriptions d’entretien de « complexes, parfois difficiles à interpréter et à appliquer par des hommes de terrain (…) et de toute évidence impossibles à mettre en œuvre de façon cohérente ».
  • Rapport commandé par le CHSCT de l’établissement d’infrastructure dont dépend la gare de Brétigny, réalisé par le cabinet Apteis : le rapport remis le 25 octobre met en cause un dysfonctionnement organisationnel soulignant -selon le Monde – que « [L'accident] a brutalement concrétisé des insuffisances en matière de prévention des risques qui résultaient de dérives et de désordres plus anciens dans l’organisation du travail, dans ses modes d’encadrement, de pilotage autant que dans les moyens mis en œuvre (…). Ces dérives et ses désordres se sont amplifiés dans le temps sans que des mesures correctives à la hauteur des enjeux aient été prises. ».
    Le rapport pointe du doigt la « banalisation du travail dans l’urgence » résultant « du retard de maintenance » sur le réseau et de la « réduction de l’effectif compétent » : « A Brétigny comme ailleurs, la décennie des années 2000 a vu sur le terrain s’opérer de nombreuses fusions et réorganisations qui se sont accompagnées de drastiques réductions de moyens, matériels et humains », est-il encore écrit, avec, sur ce secteur, une situation aggravée par « des circulations importantes ». les experts recommandent ainsi – désaveu de la politique de casse sociale et de démantellement de la SNCF menés par les gouvernements successif de la droite décomplexée et complexée (PS) sous la férule des directives de libéralisation de l’Union Européenne – de « refonder l’organisation de la maintenance sur des bases fiables », afin de « rompre avec la culture de l’urgence », mais aussi de « remédier au sous-effectif chronique et au déficit de compétences », et « favoriser la mise en place d’une organisation tournée vers la sécurité » et de réduire la pénibilité, et notamment le travail de nuit

Ce dernier rapport d’après France Info fournit des chiffres édifiants sur la baisse massive du nombre d’agents :

  • Dans la zone de Brétigny 1 où s’est produit l’accident entre 2000 et 2012 le nombre d’agents chargés de la surveillance a été divisé par 2 : ils étaient 16 en 2000, 8 en 2012
  • Sur la zone Brétigny, Dourdan, Etampes les effectifs des agents de surveillances ont été divisés par trois depuis 1985 alors que les infrastructures ont considérablement vieillies et sont soumises à un trafic intense : en 1985, on comptabilisait environ 150 agents de surveillance. En 2013, ils n’étaient plus que 44. Soit trois fois moins, toujours selon les tableaux contenus dans ce rapport. Si la SNCF a lancé quelques recrutements, cela ne permet pas de corriger le tir à court terme puisqu’il faut intégrer le temps de formation.
  • les travaux étaient identifiés dès 2011, mais prévus pour 2016, un délais très long pour une zone très circulée et à grande vitesse.

A retrouver sur www.initiative-communiste.fr

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30 réactions à cet article    


  • Spartacus Spartacus 17 novembre 2014 17:08

    Mais si, mais si.Remettons en cause l’emploi statutaire des cheminots, plus présents chez eux au bistrot ou la belote qu’au travail.

    Un temps de travail trop faible, des vacances trop longues, mises à ,la retraite trot tôt, des privilèges sans aucun rapport avec leurs productivité....
    1 million de personnes ne payent pas le train, des billets gratos dont les coûts se retrouvent sur la collectivité qui paye.Une armée de branleurs à la productivité lamentable. 
    Une culture de la faignantise généralisée. 
    Des statutaires qui agissent en intouchablkes.
    Un accident et des morts causés par des branleurs qui ne font pas leur travail.

    Que faut il faire ?

    Il faut supprimer le statut. Au nom de quoi des gens auraient des droits sociaux différenciés ?
    Le droit commun n’est il pas l’égalité ? Les cocos seraient « plus égaux que les autres ?

    Supprimer le droit de grève aux monopoles. Une grève dans un monopole est une atteinte à la liberté des autres à circuler. L’atteinte aux libertés des autres, pas étonnant de la part des cocos Licencier les grévistes. La grève est une atteinte au contrat de travail. Si tu veux pas travailler dégage !. En finir avec les cocos branleurs.

    Supprimer la distribution sans profit des billets. Un simple commercial dans le privé paye des cotisations sociales sur un véhicule de fonction, et on laisse ces gens faire du profit sur le compte de la protection sociale en leur offrant des billets ? C’est pas les cocos qui vous exposent à chaque phrase la »solidarité" ?

    La retraite au régime général. Au nom de quoi la retraite à 49 ans pour un conducteur TGV ? ou une retraite différenciée des autres ? La même retraite pour tous, L’égalité comme disent les cocos. 

    Mise en place de cotisations chômage. Au nom de quoi ces gens sont des exonérés sociaux ne paieraient pas le chômage ? Comme les autres travailleurs, ce n’est que justice. L’égalité comme disent les cocos. 

    CE à 1% de la masse salariale. 1% de la masse salariale c’est comme cela dans toutes les entreprises, et en plus sans subventions de rajout de l’état. Y’en a marre que ces gens se foutent de la guelte du monde. 

    Responsabilisation et dégagement des structures. Chefs, sous chefs et autres comiques à la pelle sur une structure Kafkaenne. Réduction par 5 de la hiérarchie comme dans les entreprises classiques et responsabilisation.

    Virer les gauchistes de la SNCF est une mesure de liberté de circuler, et de protection de nos concitoyens tellement ces gens sont des irresponsables et sont devenus accidentogènes par corporatisme de inefficacité. 

    • Gasty Gasty 18 novembre 2014 07:49

      Il ne peut y avoir que Rocla pour venir applaudir toutes vos insanités et quelques Yennes aux mains moite , le pinceau relevé pour en remettre une couche.


    • Spartacus Spartacus 18 novembre 2014 08:47

      Vous n’êtes pas pour l’équité entre les individus ?

      Vous croyez qu’il y a des cheminots plus « égaux » que les autres ?......
      Répondez donc sur le fond, mais il est vrai que quand on a goutté aux privilèges et que la gamelle est bonne, il est difficile de s’en passer.

      N’est ce pas les cocos ? 

      La bonne gamelle et le statut sans l’efficience c’est une « noble cause »........
      Dans vos réponses sur le fond ajoutez les mots « solidarité » « social » partage équitable" ou autres gauchisterie....

      Vous êtes des gens tellement si généreux avec vous même avec l’argent des autres.

    • Gasty Gasty 18 novembre 2014 09:24

      Il est évident que nous n’avez jamais eu la prétention d’être solidaire Spartacus.
      Pas plus que je ne vous ai entendu une seule fois avoir des propos à caractère social !

      Quant au partage...n’attendez rien Spartacus.Parce que vous le valez bien !

      Et ne mêlez pas les autres dans tout ça --- je ne pense qu’à vous.


    • lsga lsga 17 novembre 2014 17:22

      Voilà, le PRCF démontre la propre inconsistance de ses théories : Nationaliser, ce n’est pas collectiviser.

       
      Pour que la SNCF soit collectivisée, il faudrait que toute la population puisse voter pour décider des questions MATÉRIELLES de la SNCF : combien d’embauches ? quelles lignes ? quelles horaires ? 
       
      Tout cela doit être débattu et voté par l’ensemble de la population sur la base de débats scientifiques. C’est ce qu’on nomme « Sociale Démocratie », ou léninisme. Cela ne doit pas pas par une minorité de bureaucrates fonctionnaires qui ne valent pas mieux que les actionnaires, et qui sont tout autant des bourgeois qu’eux. 


      • taktak 18 novembre 2014 14:16

        Et bla et bla et bla.... trollage habituelle et immonde d’Isga. arretez de poser vos étrons partout ! un peu de respect

        le programme du PRCF c’est ici www.initiative-communiste.fr

        Et il parle explicitement de donner un contrôle démocratique aux travailleurs et aux citoyens sur les entreprises nationalisés, en clair de socialiser les moyens de production.


      • lsga lsga 18 novembre 2014 14:25

        niveau de la réponse de Taktak : ZERO.

         
        Dit Taktak : pourquoi tu n’es pas VRAIMENT communiste ? Pourquoi tu traînes avec la racaille nationaliste et réactionnaire ? 

      • lsga lsga 17 novembre 2014 17:39

        Bref, la SNCF nationalisée est le jouet d’une bande de bourgeois fonctionnaires, de bureaucrates, qui en font ce qu’ils veulent, comme les actionnaires font ce qu’ils veulent des entreprises qu’ils possèdent.

         
        Ceux que Lénine nomment les « économistes », ce sont ces petits bourgeois qui prétendent que le principal est d’offrir au prolétariat des conditions de vie agréable. Le véritable objectif doit être politique : le prolétariat doit se saisir du pouvoir, gouverner. 
         
        Or que nous propose le PRCF ? Que quelques bureaucrates gèrent l’économie mieux que les bureaucrates actuels pour le confort du prolétariat.
         
        Le PRCF est donc anti-léniniste. Enfin... Comme Lénine lui-même deviendra anti-léniniste après qu’il ai pris le pouvoir, puisque Lénine va abolir le conseillisme (dit « soviétisme ») et instaurer le Conseil Suprême Économique qui prendra le pouvoir à la place du prolétariat.... et qui reproduira les structures bureaucratiques du Tsar. 
         
        Sincèrement Camarades, voulez-vous reproduire les erreurs du passé ? Êtes-vous sûr de vouloir transmettre le pouvoir d’une bourgeoisie libre-échangistes à une bourgeoisie bureaucrate et étatiste ? Ne voyez-vous pas que c’est au prolétariat lui-même, c’est à dire à l’ensemble de la population, qu’il faut donner le pouvoir ?

        • taktak 18 novembre 2014 14:17

          Et bla et bla et bla.... trollage habituelle et immonde d’Isga. arretez de poser vos étrons partout ! un peu de respect

          le programme du PRCF c’est ici www.initiative-communiste.fr

          Et il parle explicitement de donner un contrôle démocratique aux travailleurs et aux citoyens sur les entreprises nationalisés, en clair de socialiser les moyens de production.


        • lsga lsga 18 novembre 2014 14:38

          toujours aucune réponse Taktak. Et toujours la même méthode que l’UPR : n’écoutez pas les contradicteurs, allez lire notre propagande. 

           
          Hey : j’ai été lire votre propagande. Vous êtes contre l’immigration (alors qu’elle facilite la Révolution Internationale), vous êtes contre le mouvement LGBT, contre l’Europe Socialiste, etc. etc.
           
          Maintenant : répond aux arguments. 

        • lsga lsga 17 novembre 2014 17:59

          La bourgeoisie, c’est cette petite minorité qui possède l’appareil de production, et qui confisque toutes les décision concernant l’appareil de production.

           
          La bourgeoisie peut devenir propriétaire des moyens de production soit via le marché, soit via l’État. 
           
          Dans le deuxième cas, on est dans ce qu’on nomme du capitalisme monopolistique d’État, cad le capitalisme le plus dur et le plus violent, le Capitalisme Impérialiste.
           
          Rappelons que le programme du PRCF consiste précisément à « NATIONALISER » tout le Cac 40, c’est à dire à concentrer tous les pouvoirs politiques, militaires et économiques dans les mains d’une seule et même bourgeoisie bureaucratique d’État. 


          • taktak 18 novembre 2014 14:22

            pfff....

            Le capitalisme monopoliste d’État consiste à subordonner l’appareil d’État aux monopoles capitalistes et à l’utiliser pour intervenir dans l’économie du pays (notamment par sa militarisation), afin d’assurer le profit maximum aux monopoles et d’asseoir la toute-puissance du capital financier.

            les deux cas ne sont pas incompatibles. Si vous aviez un minimum de culture économique et politique et que vous connaissiez les discussions marxistes sur le sujet, vous le sauriez....


          • lsga lsga 18 novembre 2014 14:37

            mais j’ai une grande culture MARXISTE. 

             
            Dit, si je te répond, vous allez encore supprimer tous mes posts, comme à chaque fois ? 
             
            Le Capitalisme Monopiliste d’État, pour rappel, c’est ce que Lénine appelle « IMPÉRIALISME ». 

            L’impérialisme a surgi comme le développement et la continuation directe des propriétés essentielles du capitalisme en général. Mais le capitalisme n’est devenu l’impérialisme capitaliste qu’à un degré défini, très élevé, de son développement, quand certaines des caractéristiques fondamentales du capitalisme ont commencé à se transformer en leurs contraires, quand se sont formés et pleinement révélés les traits d’une époque de transition du capitalisme à un régime économique et social supérieur. Ce qu’il y a d’essentiel au point de vue économique dans ce processus, c’est la substitution des monopoles capitalistes à la libre concurrence capitaliste. 



          • Gauche Normale Gauche Normale 18 novembre 2014 17:12

            Je suis toujours étonné de voir Lsga très présent quand il s’agit d’accuser des communistes d’être d’extrême droite mais beaucoup moins quand il s’agit de dénoncer les inepties des quelques intégristes privatiseurs de ce site.


            Lsga, vous n’avez rien à dire à ceux qui veulent détruire un peu plus le service public ?

          • lsga lsga 18 novembre 2014 17:17

            comme tout Communiste qui se respecte, je suis contre le Nationalisme Social façon Bismarck, et je sais pertinemment que les politiques Keynésiennes ne sont possible qu’un temps très court dans le Capitalisme.

             
            La disparition du Système Social National Franco-Franchouillard de France financé par l’Impérialisme en Afrique s’écroule ? VIVA !

          • sleeping-zombie 17 novembre 2014 21:05

            2 intervenants, et les 2 principales raisons pour lesquelles rien ne va :
            -le connard aigri paranoïaque
            -le gauchiste

            j’me ressert un rhum tiens.

            Ps ; au fait, mon témoignage sur cette histoire d’accident a Bretigny : j’ai fait l’aller-retour sur cette ligne pendant près de 10 ans (2004-2012), on dépassait jamais le 80 en région parisienne. Alors qualifier cette ligne de grande vitesse, ça m’étonne. Ca m’étonne aussi quand j’ai lu ici ou là que le train circulait à 120 au moment de l’accident, et que c’était normal...


            • eric 18 novembre 2014 05:34

              Tous cela est extrêmement juste. La SNCF est une catastrophe. Il faut d’urgence privatiser comme en grande Bretagne. Les amateurs pourront vérifier qu’au kilomètre passager parcouru, il y a moins d’accidents sur les trains privés anglais que sur les lignes étatisées française. Sentimentalement, ce sera dur, on est tous attachés à la SNCF, question d’habitude sans doute. Mais si cela permet de sauver des vies, nous n’avons pas le droit d’hésiter…


              • Gavroche Gavroche 18 novembre 2014 13:57

                « il faut d’urgence privatiser comme en Grande Bretagne... » Le rail anglais privatisé en 1993 = accidents ferroviaires de Southall, Ladbroke Grove, Hatfield, Potters Bar. Suite à ces accidents le gouvernement anglais a repris la gestion de l’infrastructure ferroviaire (renationalisation déguisée).

                Pour info le film de Ken Loach « the Navigators » décrit très bien la situation de la privatisation anglaise et ses conséquences.


              • eric 19 novembre 2014 05:08

                cela c’est ce qu’on nos raconte, la légende noire, mais sur les stat. de l’organisation internationale des Ch de F, les chiffres sont parlant…


              • Ruut Ruut 18 novembre 2014 07:11

                Quels responsables on eu a répondre de leurs choix, aucuns.
                C’est aussi ça la problème des irresponsables a des postes a fortes responsabilités sans comptes a rendre vraiment.


                • Doume65 18 novembre 2014 10:39

                  Bonjour.
                  J’aurais besoin d’explications car je ne comprends pas la situation : Je croyais que depuis la création de Réseau Ferré de France (inventée pour la cause européenne), la SNCF s’occupait des trains et RFF des voies. Il semble qu’il y ait e fait un partage de cette dernière responsabilité. Pour mieux comprendre, il serait bon de savoir quelles sont les tâches dévolues à RFF et celle de la SNCF. Cela répondrait par exemple à la question de savoir si les emplois perdus dans la maintenance dans la SNCF n’ont pas été remplacés (en partie au moins) par d’autres chez RFF.

                  Quelqu’un peut-il compléter cet article par des explications précises ? Si oui, merci de le faire.


                  • Gasty Gasty 18 novembre 2014 12:24

                    RFF est composé de salariés de droit privés, de fonctionnaires détachés par le ministère de l’équipement et de cheminots mis à disposition par la SNCF.

                    Comme le service public est contraint par Bruxelles de baisser ses effectifs, les effectifs manquants ne sont pas pour autant remplacé par du privé.

                    C’est sans doute une des raisons pour laquelle la responsabilité de la SNCF est toujours mise en avant ( Spartacus par exemple ) et en aucuns cas celle des entreprises privés voulus par Bruxelles.


                  • Ruut Ruut 18 novembre 2014 13:17

                    Indirectement c’est de la responsabilité du gouvernement de France de gérer son personnel Public et ses contrats privés, ce n’est en aucun cas une responsabilité Européenne.
                    .

                    Il faut arrêter de se cacher derrière Bruxelles pour les fautes de gestions et les mauvaises décisions de notre gouvernement Français.


                  • Gasty Gasty 18 novembre 2014 14:06

                    Je ne vois pas comment un contrat passé avec une entreprise, la SNCF pourrait s’immiscer dans les affaires internes de celle-ci et notamment d’embauches.
                    Sauf à ce qu’elle remplisse son contrat.
                    Mais cette entreprise est-elle tenu (par Bruxelles) de subvenir à la baisse des effectifs du service public et comment ? Avec des critères de sécurité ou de rentabilité ?
                    L’entreprise peut très bien estimé que de son côté elle a rempli son contrat.

                    De la responsabilité du gouvernement ? Bien sûr,d’autant que RFF c’est réseau ferré de France, mais ce ne sont que des irresponsables.


                  • taktak 18 novembre 2014 14:07

                    En application des directives européennes l’activité maitrise d’ouvrage de l’infrastructure et les activités d’entretien et d’exploitation ferroviaire de la SNCF ont été séparé pour permettre l’ouverture à la concurrence : il fallait mettre à disposition d’opérateur privé les voies de chemin de fer construite et payé par l’entreprise publique et nous les usagers.

                    Résultat, la situation actuelle :
                    - RFF est maitre d’ouvrage des voies : il assure la commande des travaux (paiement) et la répartition des circulations (le droit d’un train contre paiement d’un droit d’effectuer un trajet). RFF n’effectue aucun travail direct sur les voies. C’est un pur donneur d’ordre.
                    - SNCF : fait circuler les trains et assure par sa branche infra l’entretien du réseau sous la commande de RFF

                    En clair, RFF n’assure pas directement l’entretien des voies. (RFF ne comprend d’ailleurs que 1500 salariés), C’est SNCF INFRA (50 000 agents) qui assure la surveillance des voies et l’entretien.
                    Donc les emplois perdus chez SNCF n’ont pas été remplacés par d’autre chez RFF.


                  • lsga lsga 18 novembre 2014 17:32

                    oui enfin, comme expliqué par la direction de la SNCF, une bonne partie de la disparition de ces emplois provient des progrès de productivité et de l’automatisation de la production.

                     
                    là où dans les années 80 il fallait 40 sous-doués pour allumer des diodes sur les tableaux de contrôle de la circulation, aujourd’hui la moitié d’un ordinateur de poche suffit.
                     
                    Le problème c’est que les infrastructures n’ont pas été renouvelées. L’emploi est secondaire. 

                  • Doume65 19 novembre 2014 00:04

                    Merci Taktak pour ces infos éclairantes


                  • Gauche Normale Gauche Normale 18 novembre 2014 16:55

                    Il faut aussi pointer les ravages provoqués par l’obsession du profit à tout prix, de la compétition, de la sous-traitance : http://www.bastamag.net/Securite-ferroviaire-ces-questions


                    EXTRAITS 


                    « La solidarité qui prévalait aurait cédé sa place à une forme d’individualisme, voire même à des tensions. « Avant quand on avait un problème, on s’entraidait, explique un agent. Maintenant, c’est devenu chacun pour soi. Le système de primes a créé de la concurrence entre nous ». La SNCF n’a pas souhaité répondre à Basta ! sur ce sujet, mais d’autres témoignages établissent un lien entre ces pressions managériales et la sécurité ferroviaire. »


                    « La réduction des enveloppes budgétaires a par exemple des conséquences directes sur le renouvellement du matériel. « Aujourd’hui, on me demande de changer un appareil de voie en 2017 par exemple. Moi, je fais ma vérification sur la base de l’usure réelle de l’appareil, avec des règles techniques de sécurité, et pas selon l’enveloppe prévue sinon ça crée des risques », témoigne un agent d’équipement qui préfère outrepasser les règles. « L’entreprise est passée d’une politique préventive en maintenance à une politique corrective, et l’on voit maintenant la limite de ce choix » »


                    « Afficher un bon taux de ponctualité sur une ligne, c’est du concret pour les managers... et les clients. Tout le travail nécessaire pour y arriver, comme les interventions sur la voie, sans négliger la sécurité sont, elles, invisibles. Comme les contraintes auxquelles sont confrontés les cheminots. Un arbre menace d’obstruer la voie ? Les cheminots en intervention se voient obliger de troquer « la tronçonneuse cassée » par une scie manuelle... « On a des vieux câbles, mais on n’a plus d’argent pour les réparer, la qualité du travail est alors moindre », relate un autre agent, cité par l’étude d’Emergences. »


                    L’accident de Brétigny a pour origine l’obsession de la direction à faire des économies de bout de chandelles, aux mépris des risques. Ça va être dur d’accuser les syndicalistes. 


                    Quant à ceux qui vantent bêtement le « modèle » britannique, je leur conseillerais de faire un peu de géographie : la France est un isthme et est le seul passage terrestre entre la péninsule ibérique (Espagne, Andorre, Portugal) et le reste de l’Europe tandis que le Royaume-Uni est une île (quasiment), donc isolée du continent. Pas étonnant que le réseau français soit plus sollicité, augmentant mathématiquement les risques.


                    En plus, ceux qui s’amusent à faire des comparaisons bidon entre le réseau britannique de 2014 et le réseau français de 2014 sont bien malhonnêtes. Pourquoi ne pas faire de comparaison historiques ? Bah oui : les libéraux nos présentent toujours la privatisation comme remède face à un service public jugé inefficace alors pourquoi ne pas comparer la situation britannique d’avant la privatisation et d’après ? Pourquoi préfèrent-ils à chaque fois comparer deux systèmes privés actuels ? C’est suspect.


                    En tout cas, on voit ce que ça a donné en France : le service public de la SNCF a été sacrifié sur l’hôtel du profit.


                    • lsga lsga 18 novembre 2014 17:29

                      alors, rappelons que le gros problème du profit, d’un point de vue communiste, ce n’est pas qu’il est « mauvais », et qu’il faudrait le détruire.

                       
                      Le problème du profit, c’est qu’il est la boussole principale du Capitalisme, alors même qu’il tend à disparaître dans le cadre du Capitalisme.
                       
                      Pour rappel, tel que prévu par Marx dans le Capital, presque aucune entreprise aujourd’hui ne fait de profit. Les TopLines des entreprises sont à 0, et c’est leur capacité d’endettement qui fait leur rentabilité. 
                       
                      Franchement : pourquoi n’êtes vous pas communistes pour de vrai ? Au lieu d’être stalinien ou keynésien ? 

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