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Accueil du site > Actualités > Société > Cannabis : l’étude qui donne raison à Peillon

Cannabis : l’étude qui donne raison à Peillon

Vincent Peillon, a relancé dimanche 15 octobre, contre la volonté du Premier ministre, le débat sur la dépénalisation du cannabis. Sur France Inter, le ministre de l'éducation nationale a considéré que la question mérite d'être posée comme moyen de lutter contre les trafics dans les cités. C'est également une question de santé publique. La France a en effet repris la tête du classement des pays européens pour la consommation de cannabis chez les jeunes. Or, selon une étude récente, une consommation régulière et prolongée de cannabis, commencée à l'adolescence, peut entraîner une altération des performances intellectuelles. Avec une baisse du quotient intellectuel (QI) à l'âge adulte allant jusqu'à 8 points.

Passons sur la question de la sécurité publique tant il est évident que la prohibition alimente une économie souterraine et une délinquance organisées pour lesquelles les coups de filet prennent des allures de coups d'épée dans l'eau.

Le pragmatisme en la matière ne semble pas à l'ordre du jour. La droite et une partie de la gauche éructent au simple exposé de la question, préférant fermer d'entrée tout débat en se drapant dans les apparats de la vertu. Comme si, dans un manichéisme simplificateur absurde, il y avait d'un côté les gardiens de la morale et de l'autre les permissifs dégénérés.

Electoralement payant dans un pays vieillissant, le statu quo est pourtant désastreux. A minima sur le plan sanitaire. Il suffit pour s'en assurer de revenir sur le dossier consacré sur le sujet par Le Monde dans son édition du 6 septembre. Sous le titre parlant "Cannabis chez les adolescents : le QI en fumée" la journaliste Sandrine Cabut dresse le constat d'une situation inquiétante.

Alors que dans notre pays un collégien sur dix a déjà expérimenté le cannabis, une étude publiée le 27 août dans une revue scientifique de grande qualité, les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS), conclue qu'une consommation régulière et prolongée de cannabis, commencée à l'adolescence, peut entraîner une altération des performances intellectuelles avec une baisse du quotient intellectuel (QI) à l'âge adulte allant jusqu'à 8 points.

On connaissait depuis longtemps les troubles cognitifs liés à la consommation de cannabis - troubles de mémoire, de l'attention et de la concentration, manque de motivation - mais l'étude va bien au-delà en pointant des altérations que l'arrêt ou la réduction de la consommation de la drogue n'ont pas restauré et qui handicaperont toute leur vie les jeunes fumeurs.

Comme le souligne Sandrine Cabut, l'étude "enfonce le clou sur la vulnérabilité du cerveau adolescent à cette drogue". Les jeunes consommateurs, ceux dont la maturation du cerveau n'est pas achevée sont donc particulièrement exposés et doivent être protégés. Cette conclusion est bien entendu également valable pour une autre drogue légalisée qui fait des ravages chez les jeunes : l'alcool et la pratique du binge-drinking.

Alcool et cannabis seront-ils à notre époque ce que le saturnisme a été à l'époque romaine avec la fin que l'on connaît ? Il appartient aux pouvoirs publics de répondre à cette question plutôt que de faire la politique de l'autruche.


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128 réactions à cet article    


  • esteban 15 octobre 2012 12:57

    Si c’était le cas, il serait légal et depuis longtemps.
    Essayez de réfléchir un peu avant de sortir vos idées toutes faites comme si vous sortiez de la cuisse de Jupiter.

    Quand on voit que nos chers dirigeants courent après n’importe quoi pour prélever de l’argent au peuple, et qu’ils ne sautent pas du tout sur l’énorme masse de pognon qu’il y a dans le commerce du cannabis, on est en droit de se demander si justement le cannabis est réellement l’abrutissement que les incultes véhiculent à dessein.


  • esteban 15 octobre 2012 12:59

    Dites de suite que vous considérez le cannabis comme du SOMA.... qu’on rigole un peu !


  • esteban 15 octobre 2012 13:01

    « Ho oui peuple on vous protège du mal de la drogue qui vous avili ».... Mfm, c’est très drôle.


  • bacchus bacchus 15 octobre 2012 13:47

    oui esteban,

    mais quelle est donc c’est raison ?

    j’ai pensé à deux choses :
    soit on laisse volontairement le traffic aux « cités » pour qu’ils aient quelque chose à se mettre sous la dent, histoire que ca ne dégénère pas completement ;

    soit c’est une histoire de lobbie du coton, qui avait déjà diabolisé le cannabis au début du siecle, notamment aux USA.

    allez savoir, en tout cas c’est pas clair cette histoire.


  • lionel 15 octobre 2012 16:52

    Il n’y a pas que dans les cités que l’on trouve du cannabis. dans tout le pays, des centaines de boutiques ont fleuries et beaucoup de gens font de l’auto-production. L’illégalité du cannabis fait qu’ils sont tous potentiellement des « criminels » et qu’ils sont malheureusement plus enclins à ne pas s’engager politiquement de peur de se faire attraper. Ce n’est pas le SOMA, mais malheureusement, c’est invalidant. C’est d’ailleurs, à mon sens le fait que le cannabis soit un outil de chantage pour le pouvoir qui fait qu’il est interdit.


  • T.REX T.REX 16 octobre 2012 20:31

    La conclusion de cet article est ridicule, quel rapport entre le cannabis et le saturnisme ??

    Je ne savais pas qu’il y avait des trafiquants de plombs sous l’armure à l’époque romaine ! L’argumentation a du plomb dans l’aile de canard !

    Comme disait Pierre DAC pour arrêter de fumer du tabac, Fumez du saumon !
    L’auteur à peur que l’on se mette à fumer du canard ? Sacré Saturnin !

    Remarquez du canard de presse ça peut faire du bon papier à joint ... non je déconne ! 


  • vieux grincheux 17 octobre 2012 08:15

    à tou-te-s

    L’ article, comme souvent lorsqu’ il est question des effets du THC, ne fait pas dans la subtilité.

    Il serait plus conforme de dire que chaque individu réagit differemment, et que c ’est lui/elle que ça concerne.
    De même qu’ il ne viendrait à l’ idée de personne de prendre un médicament lorsqu’ on est en parfaite santé, l’ absorption de THC doit être utilisée en fonction des activités.

    Par exemple, une activité de « brain storming » peut être favorisée par un état sous THC, car celui-ci fait émerger les associations d’ idées, diminue les conflits égotiques issus des pulsions du cerveau reptilien, et renforce la convivialité (c ’est pourquoi il a été nommé joint, il crée du lien social).

    Mais l’ Occidental a du mal avec la gestion des substances psycho-actives, il se permet même de mélanger du benzene (pouah) à la coca, alors que les indiens andins l’ utilisait pour des travaux de force (la construction de maisons dans l’ air raréfié des hautes Andes).

    La cause en est que l’ Occidental est acculturé à une NORME. Il fonctionne en mode binaire, version 1.0. Il y a la perception NORMALE et il y a les déviantes qui sont ANORMALES.

    Or, les récents travaux des neurologues, confirment l’ importance du jeu des hormones dans les corps humains, la dopamine, l’ acétylcoline, la testostérone, l’ adrénaline,etc.... jouent un rôle essentiel dans nos « humeurs ».
    Le bouquin d’ Huxley portant sur la perception est donc toujours d’ actualité, non seulement car c ’est un apport cognitif indispensable qu’ il nous reste à approfondir, mais surtout car il pose un point de vue LIBERTAIRE du « Connais-toi, toi-même ». 
    Point de vue que Paracelse, pour ne citer que lui, avait adopté pour expérimenter sur lui-même les effets de la plupart des molécules de la pharmacopée actuelle.

    Enfin, l’ influence du « mens sana in corpore sano » hérité des Romains met en valeur les activités sportives, qui remplacent l’ activité guerrière en utilisant les pulsions agressives tout en générant des endorphines (les anglais héritiers des romains ont inventé le rugby, le foot et le damned crickett afin d’ épuiser le trop plein d’ agressivité de leurs futures élites au sein des « public schools »).
    Cette activité sportive constitue en ce début de XXI eme siècle, par sa diffusion télévisuelle, le tralala associé, les clubs de supporters, une resucée des « panem and circences » qui, ce qui ne gâtent rien, génère un pognon qui arrose tout un tas d’ individus, tout à fait dépourvus de talents sportifs, mais bien à l’ aise dans leurs rôles de sangsues, vampires et autres tiques...

    C ’est au nom de cet « idéal », au nom de la prophilaxie en direction de l’ adolescence que l’ auteur de l’ article se permet d’ en appeler à la Doxa.
    Mais l’ Aristotélisme n’ est qu’ un cas particulier, noir OU blanc, non partagé par la vision du monde des philosophies orientales, qui propose dans le Yi King par exemple, une vision du monde en 16 millions de couleur, dynamique tout en respectant le libre arbitre de chacun. 
    En posant la dynamique de la vie comme postulat, l’ oracle chinois ne s’ attarde pas sur le « bilan », sorte de photo prise à un instant T dans le film de la Vie, mais propose un regard global incluant le passé et le futur dans le présent . Rappelons que le Bilan des « entreprises » est déjà faux, à peine imprimé.
    Le THC, de même va relativiser, et de ce point de vue il rejoint la pensée einsteinienne, voire la mécanique quantique alors que l’ Occidental a été éduqué dans le seul monde newtonien, voire augustinien et jésuite du mode binaire.
    Cet article donc, prône la régression et insulte le progrés sociétal du mieux vivre ensemble, alors que les faits, l’ augmentation du nombre de consommateurs, l’ échec de la politique de prohibition, devraient inciter toute personne intelligente à nuancer son propos.
    Que le débat porte sur le pognon est aussi une tare de l’ Aristotélisme, de ce sentiment de propriétaire que l’ Occidental se croit autorisé à mettre en avant comme argument d’ une civilisation avancée.
    la réalité est que si la culture, l’ usage du THC est enfin autorisé, chacun va en faire pousser chez soi. 
    Enfin, la culture du cannabis était gérée par la SEITA avant son interdiction au debut du XXeme. Pour les mêmes raisons prophylactiques qu’ aujourd’hui.
    Il est vrai que les marchands de canons avaient besoin de chair fraiche pour réaliser de substantiels bénéfices des deux côtés des lignes de front.....

    Celà constituera même le trésor de « la cagoule » réinvesti aprés la 2nde guerre mondiale chez l’ Oréal.....

    Les tronpas, ne sont que des profiteurs , des accapareurs et des EXPLOITEURS et pour celà, ils ont besoin de main d’ oeuvre servile. Toute substance qui pourrait amener le citoyen à penser par lui-même, à s’ émanciper, à développer son autonomie, à créer du lien afin d’ échapper à cet esclavage déguisé qu’ est le salariat va être mise au banc, jusqu’ au jour où le tronpa va pouvoir en contrôler la commercialisation,et où, miracle, le produit sera autorisé à la vente, dans les bureaux de tabac, dans des coffee-shops ou en pharmacie....

    C ’est ça la civilisation supérieure aux autres ???

    KONSELEDIIIIIIIIIIIIIIIIIIISEU !!!!!

    VG

  • Yaltanne 21 octobre 2012 11:46

    @ vieux grincheux : un petit clic sur le plus est insuffisant.
    Je plussoie donc en texte :)


  • gaijin gaijin 21 octobre 2012 11:55

    vieux grincheux
    pareil ++++++++++++++++++++
    et qu’on foute une bonne fois pour toute aristote aux orties ( qui ne méritent pas ça )


  • Yaltanne 21 octobre 2012 11:58

    Tout de même, j’ajoute qu’il n’y a pas que l’orient : des pensées non-aristotéliciennes il y en a en occident aussi et depuis un bail.
    Que ceux qui ne l’ont pas lu ne se privent pas - par exemple - du cycle des non A (Van Vogt).
    Les non-axiomes en tête des chapitres ne sont pas produit de son imagination mais extrait d’un ouvrage de sémantique générale.

    Il y a des alternatives au petit bouddha content ;)


  • jef88 jef88 15 octobre 2012 12:07

    la question mérite d’être posée comme moyen de lutter contre les trafics dans les cités

    Ah le vieux principe de la casse des thermomètres !
    on autorise donc on n’a plus à traquer les réseaux et on absout (en douce) ceux qui profitent du fric......

    hypocrisie politique !


    • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 15 octobre 2012 17:42

      Vous pensez sérieusement avoir compris le problème ? Ou est-ce de l’hypocrisie tout court ? Parce que moi j’avais compris que c’était justement pour à la fois arrêter d’emmerder le monde et d’enrayer l’économie parallèle qu’il s’agissait... Mais je suis fortement diminué du neurone, il est vrai, vu le nombre de pétards que j’ai roulés. D’ailleurs, ma mémoire flanche : je ne peux plus les compter.
      Ceci-dit, ça serait rigolo de vois les dealers sans revenus officiels au volant de leurs BMW noires à liserés dorés perdre le monopole du shit interdit. Juste rigolo. Et très con pour ceux qui se sont habitués à changer de BMW tous les mois...


    • sisyphe sisyphe 15 octobre 2012 12:21

      Bien sûr que Peillon a entièrement raison, et que la prohibition a largement démontré son échec total quant à la consommation du cannabis chez les jeunes français (la plus élevée d’Europe), sans parler de l’économie souterraine, des trafics en tout genre, de la loi des caïds dans les cités, de la surpopulation des prisons, terreau de la vraie délinquance, etc...

      Ce débat dure, en France, depuis plus d’une trentaine d’années (Pasqua avait, à l’époque, organisé la tenue d’un grand débat avec toutes les autorités concernées, qui avait DÉJÀ conclu à l’échec de la prohibition et de l’interdiction, mais les conclusions avaient vite été enterrées).

      La dépénalisation permettrait un meilleur contrôle de la consommation chez les très jeunes, empêchant les effets néfastes sur le cerveau, mettrait fin à un trafic qui porte sur des milliards d’€uros, engendre la création de mafias, et procure beaucoup plus de dégâts (tant sur le plan sanitaire, que sur le nombre de morts dûs aux règlements de compte pour la maîtrise du trafic, la délinquance, etc...)

      Il serait largement temps qu’ENFIN, les autorités françaises s’attaquent avec courage à ces problèmes, au lieu de continuer à jeter une chape de plomb qui ne fait qu’aggraver ces problèmes, sans jamais se donner les moyens de les résoudre.

      De tous temps, sous tous les régimes, la prohibition ,n’a jamais fait qu’engendrer des problèmes bien plus graves que le « mal » qu’elles étaient censées résoudre.


      • appoline appoline 15 octobre 2012 13:05

        Je crois que cela n’est pas aussi simple ; ce qui était valable il y a 30 ans, ne l’est plus aujourd’hui. Pourquoi ? L’envie qui se tapit chez les jeunes de vouloir s’autodétruire. La dépénalisation ferait sans doute la nique à tout ce trafic parallèle mais les jeunes sauront ils se modérer ? Rien n’est moins sûr. 


        On voit les pratiques de ce jour chez eux, l’idée récurrente de se mettre minable en un minimum de temps avec l’alcool, en sera t il de même avec le canabis, grandement possible et ceux qui n’y goûtaient pas par peur des parents, de la police, du produit, risquent de s’y mettre.

        Ce que nous pensons, ce n’est pas ce qu’ils pensent ces jeunes, nous, nous voyons plus loin, eux, cherchent le bien-être immédiat même si les effets secondaires sont redoutables.

        Alors, avant de dire blanc ou noir, il faut voir un peu plus loin que le bout de son nez et les énarques sont peu réalistes pour cela. Ils ont « appris » dans le virtuel et restent dans le virtuel

      • bacchus bacchus 15 octobre 2012 13:49

        appoline,

        ca ne tiens pas, le Pays-Bas est un des pays européens avec la plus faible consommation des jeunes.
        au contraire, combien de jeunes consomme pour braver l’interdit ?


      • gaijin gaijin 15 octobre 2012 15:10

        n’oublions pas l’exemple du portugal
        dépénalisation et baisse de la consommation
        ( info bfm il y à une heure )


      • sisyphe sisyphe 15 octobre 2012 15:25

        Il n’y a pas de blanc ou noir.

        En cas d’absence de cannabis, les très jeunes se tournent de plus en plus vers l’alcool (qu’ils consomment de plus en plus, et de plus en plus tôt)  : qui est BEAUCOUP plus dangereux que le cannabis, à tous les égards, et qui, lui, n’est pas interdit.

        On se répète : TOUTE prohibition, à toute époque, sous tout régime, a toujours entrainé des dérives et des dégâts beaucoup plus graves que ce qu’elle était censée éradiquer.


      • Anaxandre Anaxandre 15 octobre 2012 18:08

          Ce que BFM ne vous dit pas c’est que parallèlement à une légère baisse de la consommation de cannabis, celle de la cocaïne explose au Portugal : au moins + 15% sur l’année écoulée chez les 15-34 ans (http://www.pistes.fr/swaps/57_218.htm). La société moderne destructrice de repères crée une demande sans cesse accrue, et plus seulement chez les jeunes, de drogues et d’alcool, non pas seulement dans un but de relaxation ou dans un contexte festif, mais bien pour être purement et simplement « foncedé » : c’est la perte de contrôle de soi rapide et totale doublée de l’évasion, voire de la négation du monde réèl qui sont recherchés. C’est au final être un autre pour, soit fuir un moment la société (alcool, cannabis, etc), soit se donner les moyens d’y être plus performant et compétitif au travail ou en soirée (cocaïne). C’est la société moderne qui serait à revoir radicalement, car de plus en plus inhumaine ; les histoires de dépénalisation et de légalisation ne sont que des détails d’un bien plus vaste problème.


      • sisyphe sisyphe 15 octobre 2012 18:44
        Les études et les expériences menées aux Etats-Unis le confirment : la dépénalisation du cannabis contribue à soulager les finances publiques.

        Matignon l’assure au lendemain des déclarations du ministre de l’EducationVincent Peillon : il n’y aura pas dépénalisation du cannabis. Dommage, diront peut-être certains économistes. Car sa dépénalisation aurait pu être utile d’un point de vue financier.

        Cécile Duflot évoquait récemment les deux avantages théoriques, selon elle, de la dépénalisation. Tout d’abord, casser l’économie parallèle et faire baisser le trafic, ce qui permettrait à l’Etat de réduire les frais liés à la lutte contre les drogues dites douces. Selon l’économiste Pierre Kopp, la France dépense autour de 300 millions d’euros par an pour interpeller environ 80.000 personnes, sans que cela ait d’ailleurs un effet radical sur la consommation de cannabis.

        Mais le deuxième avantage de la dépénalisation est encore plus intéressant pour les Etats. Si on considère désormais le cannabis comme l’alcool ou le tabac, ce que suggère Cécile Duflot, il peut alors être taxé, ce qui permet aux Etats d’engranger des recettes importantes.

        Les Etats-Unis expérimentent déjà ce système. Près d’une vingtaine d’Etats y ont légalisé l’usage et la culture du cannabis pour raisons médicales. En théorie, la vente du cannabis n’est pas libre dans ces régions. Mais en pratique, c’est tout comme. Il n’est guère difficile d’y obtenir une ordonnance, comme par exemple en Californie, où le cannabis peut être prescrit contre l’insomnie ou l’anxiété.

        De fait, les dispensaires - sorte de boutiques où on trouve le cannabis sous diverses formes, y compris parfois des glaces, des biscuits ou des boissons fraîches - se multiplient outre-Atlantique. Et les taxes que ces dispensaires génèrent augmentent aussi. Dans le Colorado, elles représentent déjà plusieurs millions de dollars par an. Et si la marijuana était entièrement légalisée au niveau fédéral, ce serait encore plus profitable pour le gouvernement américain, assurent les économistes. Selon les calculs de Jeffrey Miron, les Etats-Unis pourraient économiser 41 milliards de dollars de dépenses chaque année si la dépénalisation était prononcée partout.

        Certes, ce genre de calcul est à prendre avec des pincettes. Il faut imaginer le prix du cannabis en situation de dépénalisation, faire des hypothèses sur les volume distribués et les niveaux de taxes pratiqués. Toujours selon Pierrre Kopp, le prix est la variable essentielle : s’il était trop élevé, cela susciterait du trafic (comme le démontre par exemple le trafic de cigarettes en France). S’il était trop bas, la consommation pourrait se développer à outrance. Toutefois, selon lui, la dépénalisation pourrait rapporter 1 milliard d’euros en France. En tablant sur un prix au gramme dix fois supérieur à celui du tabac, les experts de Bercy arrivent, de leur côté, à un trésor de guerre de 800 millions d’euros par an. Pas si mal, dans le contexte actuel où le moindre sou compte.


      • gaijin gaijin 15 octobre 2012 18:52

        parce que la consommation de coke n’ explose pas en france ?
        mais ça correspond davantage a un dumping de la part des trafiquants dont le marché aux states est saturé.
        c’était d’ailleurs un des arguments contre la dépénalisation : le risque de voir les trafiquants se tourner vers la coke. seulement maintenant c’est fait !
        les trafiquants ont très bien intégré les lois du marketing : si un marché n’existe pas il faut le créer .
        ( a ce sujet il ne faut pas oublier que les consommateurs sont de plus en plus « multiproduits » shit plus coke plus alcool plus produits de type amphétamines ou autres .......)


      • Le péripate Le péripate 15 octobre 2012 19:02

        Mon Sisi devenu ultra-libéral version utilitariste, un David Friedman... je crois rêver.

        Je ne vais pas critiquer le fait certain que la prohibition est inefficace, comme d’ailleurs en général ce que fait l’état, ni les effets pervers induits, connus des libéraux sous le nom de « ce qui ne se voit pas » (Bastiat).

        Non, je ne suis pas d’accord avec cette vision comptable et utilitariste : légalisons parce que ça rapporte....
        On fait les choses parce que elles sont justes ou ne le sont pas.
        Et les vices ne sont pas des crimes.

        Bon, ben, bonne soirée camarade... smiley


      • T.REX T.REX 16 octobre 2012 20:35

        d’accord avec appoline, ce n’est pas en rendant « quasi-légal » la fumette que l’on va protéger les neurones de nos têtes blondes !

        La dépénalisation n’amènera rien de bon !


      • dixneuf 21 octobre 2012 13:51

        les têtes, depuis un siècle et de plus en plus, sont de moins en moins blondes...


      • gaijin gaijin 15 octobre 2012 12:53

        il ne faut pas confondre l’aspect pénal et l’aspect santé
        il est évident qu’il vaut mieux ne pas consommer de cannabis, d’alcool, de tabac et de hamburgers ....
        si la prohibition permettait de supprimer la consommation ça serait parfait ........mais aucune prohibition n’a jamais fonctionné.
        a contrario une politique de prohibition engendre et favorise la création d’un système mafieux .
        donc au lieu de camper sur une position idéologique mais inefficace et nuisible il faudrait peut être chercher autre chose ?

        cela dit aucun gouvernement ne le fera car les conséquences économiques sur la vie des cités seraient catastrophiques ........
        plutôt la mafia que le désordre public est une politique plus courante que l’on peut imaginer.


        • Radix Radix 15 octobre 2012 17:19

          Bonsoir Gajiin

          « plutôt la mafia que le désordre public est une politique plus courante que l’on peut imaginer. »

          Bien sûr, si on légalise le cannabis, les trafiquants vont devoir se tourner vers une autre activité et on risque de voir se multiplier les braquages, les vols etc...

          Quand on a arrêté la prohibition au US, la mafia s’est reconvertie dans la drogue, les jeux et même... La politique !

          C’est le principe même de la fausse bonne idée, dont les conséquences peuvent être pire que le mal quelles entendent soigner.

          Radix


        • foufouille foufouille 15 octobre 2012 12:56

          legaliser rapporterait du pognon
          les coffee shops, ca ferait du boulot
          la plantation aussi
           


          • kalagan75 15 octobre 2012 13:02

            attention , les mecs de banlieue réclameraient des royalties pour utilisation frauduleuse de leurs fichiers clients  smiley


          • Innsa 15 octobre 2012 13:34

            La dépénalisation du Cannabis a des cotés négatifs auxquels on ne pense pas toujours :

            - D’abord pour les effectifs de la police qui risquent de baisser (nouveaux chômeurs)
            - Au niveau de la police toujours, arrêter des petit dealeurs et des petits consommateurs est facile, gonfle des chiffres et justifie le salaire. S’ils ne sont plus là, le travail risque d’être plus compliqué puisqu’il faudra s’attaquer à d’autres activités plus dangereuses pour avoir les même chiffres.
            - Pour les prisons qui risquent de se vider avec des gardiens au chômage
            - Pour les juges et autres avocats qui risque de ne plus avoir de boulot
            - Pour les « jeunes » qui vivent du trafic et risquent de se retrouver sans activité ni ressources et risquent de foutre le bordel ou gonfler les chiffres du chômage ou de se reconvertir en masse dans des activités plus « dangereuses » pour maintenir leur niveau de vie
            - Pour les politiciens, les chiffres de la délinquance risquent de baisser salement., ils ne pourront plus jouer avec pour nous faire peur
            - Pour les banques qui blanchissent l’argent dans les paradis fiscaux ce n’est pas une bonne affaire
            Etc.etc.

            Ce qui est certain, on sait que :
            - le cannabis n’est pas physiquement additif comme la cigarette ou l’alcool
            - Le cannabis soulage les douleurs pour certains malades
            - il n’y a pas d’escalade vers les drogues « dures »
            - La dépénalisation ne génère pas une population zombie (cf les Pays Bas)
            - Il est possible de consommer du cannabis sans le fumer (vaporisateurs ou gâteaux)
            - La dépénalisation du cannabis pose problème aux traficants.


          • gaijin gaijin 15 octobre 2012 13:37

            n’oublions pas que si on plante en france ça va poser des pb au niveau international avec le maroc


          • foufouille foufouille 15 octobre 2012 14:00

            "

            - D’abord pour les effectifs de la police qui risquent de baisser (nouveaux chômeurs)
            - Au niveau de la police toujours, arrêter des petit dealeurs et des petits consommateurs est facile, gonfle des chiffres et justifie le salaire. S’ils ne sont plus là, le travail risque d’être plus compliqué puisqu’il faudra s’attaquer à d’autres activités plus dangereuses pour avoir les même chiffres.« 

            la police s’occupera des autres delinquants, les fouteurs de merde, entre autres

             »- Pour les prisons qui risquent de se vider avec des gardiens au chômage"

            y a deja plus de place pour les violeurs

            - Pour les juges et autres avocats qui risque de ne plus avoir de boulot

            sont debordees

            - Pour les « jeunes » qui vivent du trafic et risquent de se retrouver sans ac
            tivité ni ressources et risquent de foutre le bordel ou gonfler les chiffres du chômage ou de se reconvertir en masse dans des activités plus « dangereuses » pour maintenir leur niveau de vie

            deja le cas, c’est pas un monde a part

            - Pour les politiciens, les chiffres de la délinquance risquent de baisser salement., ils ne pourront plus jouer avec pour nous faire peur

            les chiffres sont bidon

            - Pour les banques qui blanchissent l’argent dans les paradis fiscaux ce n’est pas une bonne affaire

            par rapport au reste, il y a de la marge


          • Folacha Folacha 15 octobre 2012 15:32

            Ben ils ont qu’à se mettre autoentrepreneurs, ça rapportera du fric à l’état et ils créeront leur propre emploi ...


          • ELUS NATIONAUX FAITES TOUS COMME MME LAMBLIN EEEV

            s’il en reste des élus propres.....mr peillon les autorise fumer du canabis ...en faire le trafic et blanchir de l’argent sale

            POUR NOS ELIS CORROMPUS AUCUN ARGENT N EST SALE....DONC ILS DEVIENNENT DES MACHINES A LAVER L ARGENT SALE

            espèrons que les élus corrompus font partie DES 90% D ELUS DE TROP QU IL FAUT FAIRE DEGAGER 1 ELU POUR 100 HB EN FRANCE...1 ELU POUR 1000 HB AUX USA

            COCORICO....C EST NOTRE SEUL PREMIER PRIX DONC S ILS SE METTENT A BLANCHIR L ARGENT SALE..VITE CA DEVIENT TRES URGENT.LE GRAND COUP DE BALAI ....DU SIECLE

            APRES LE LOYISME....PHARMA OU ARMES...UNE NOUVELLE VOIE...LE BNCHIMENT D ARGENT POUR L EVASION FISCALE....ENFIN DU BOULOT POUR 650000 ELUS


          • PAYONS PAYONS NOS ELUS RECOLTENT........( intéressant l’idée de ce ministre....combler le gouffre de la cécu en donnant du cannabis des le CP

            TABAC...ESSENCE...650000 ELUS....ET LE CANNABIS on nous ruine


          •  SEULEMENT POUR LA DOULEUR.................


          • POUR CALMER LES DOULEURS DES pépés et des mémés a qui il reste 1 neurone....leur vision

            défaillante et leur surdité PEUT ETRE QUE LE CANNABIS POURRAIT REMPLACER LES ANTI

            DOULEURS SI CHERS...

            AVEC PLUSIEURS IDEES COMME CELLE LA « PAYONS » LE DEFICIT DE LA SECU

            ENFIN....UN MINISTRE « phosphore »et pense a notre douleur morale(supporter des élus si cons...) et aux douleurs physiques de notre grand age...........


          • Txotxock Txotxock 15 octobre 2012 13:17

            Tiens, un autre forcené des majuscules.


          • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 15 octobre 2012 17:30

            ok, t’as raison... mais arrête de crier, on n’est pas sourds !


          • @TXOCOKE un spécialiste...enfin

            A GRAND PROBLEME.....GRANDES LETTRES
            ET PENSEZ AUSSI AUX TRES VIEUX QUI Y VOIENT.PAS GRAND CHOSE


          • credohumanisme credohumanisme 17 octobre 2012 11:41

            Le zoom c’est Ctrl + pas Maj.

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