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Accueil du site > Actualités > Société > Comment arrêter la machine à broyer les vies ?

Comment arrêter la machine à broyer les vies ?

Depuis la crise systémique qui a paralysé l’économie mondiale en 2008, la machine à broyer les vies poursuit sa course infernale - contre le démenti du réel et le rappel des faits. L’anthropologue, sociologue et économiste Paul Jorion propose d’en finir avec la mécanique de cet entêtement mortifère qui menace jusqu’à la survie de l’espèce : « Se débarrasser du capitalisme était une question de justice au XIXe siècle, maintenant c’est une question de survie »…

Pourquoi la capacité de l’espèce humaine à « transformer le monde » ne se traduit-elle toujours pas par « la mise en œuvre raisonnée » d’un meilleur système d’organisation politique permettant à chacun une vie digne et décente ?

 L’interrogation de l’anthropologue confronte une espèce colonisatrice et prédatrice arrivée « en bout de course » à un impensé qui ne fait l’objet d’aucun débat dans les « grands médias » : la destruction du travail humain et de l’emploi salarié par le « déferlement technologique » et la digitalisation de l’existence… Quelle « transition du travail » pour le « monde d’après » ?

On le sait : l’invention de l’ordinateur a exacerbé de plusieurs ordres de grandeur la complexité du monde humain – et d’une finance folle ne pouvant plus fonctionner autrement qu’en « régime de bulle »... Une complexité qui ne contribue en rien au bien commun et dont personne n’a plus la maîtrise, à en juger la folle « ubérisation » de la société : « Si l’on accepte le principe que c’est le marché qui dirige, c’est-à-dire le simple rapport de forces entre la main d’œuvre et les employeurs, les salaires se rapprocheront de zéro (…) La mécanisation est un progrès collectif. Mais si elle est confisquée par quelques-uns en opprimant tous les autres, ce n’est plus un progrès. La mécanisation doit être définie quelque part comme devant être au bénéfice de l’humanité dans son ensemble. »

Le fil rouge du risque systémique

L’emballement de la « machine à concentrer la richesse » a été à l’origine de la « crise » de 1929 comme de sa réplique de 2008 qui a servi de prétexte pour « la poursuite du programme de détricotage de l’Etat-providence en dépit du désaveu cinglant de son bien-fondé »... 

Serait-il encore possible d’espérer une « politique drastique de redistribution de richesse » ? Est-il besoin de rappeler « l’incapacité cent fois prouvée des milieux financiers et de leurs représentants à s’identifier à l’intérêt général » et leurs « tactiques court-termistes mortifères pour l’économie » ? L’une des raisons de l’effondrement des civilisations anciennes ne tient-elle pas autant à l’attitude de défense « court-termiste » des « élites » crispées sur leurs privilèges qu’à l’épuisement des ressources naturelles dont dépendaient les dites civilisations ?

Pourtant, quand le « sens des affaires » supplante celui de l’Etat et que la monnaie reflète non pas la richesse véritablement créée mais « le montant des paris faits partout dans le monde », l’observateur infiniment moyen, même (et surtout !) non formé à la « science économique », voit arriver la collision avec le réel… Quoi de plus inapproprié que de comptabiliser comme bénéfice net « le pillage des ressources naturelles non renouvelables » alors que la richesse devrait se juger « à l’aune de la santé de la planète » - et son épuisement être « enregistré au passif » ?

Loin de s’affliger, Paul Jorion démonte nombre d’absurdités dont le Pacte de stabilité et de croissance européen « miné par de grossières erreurs mathématiques ». Sans oublier ces « petites nations aux systèmes juridiques et fiscaux durs à leurs propres citoyens mais à l’élasticité sans égale pour les « non-résidents », ce « moins-disant juridique et fiscal » insoutenable que les grosses entreprises transnationales exercent sur l’économie mondiale... Ou notre représentation du « capital » : « Ainsi, le capital nous semble une chose qui grossit d’elle-même, cachant le fait qu’il pourrait y avoir là, dans les coulisses de cette croissance apparemment naturelle, la combinaison de la générosité de la nature nous ayant offert les rayons du soleil, le vent, la pluie bienfaisante, les richesses enfouies dans le sol, etc. et le travail d’êtres humains ayant éventuellement été insuffisamment rémunérés pour celui-ci et dont les gains se retrouvent entre les mains de personnes ne méritant peut-être pas d’en bénéficier. »

Comment desserrer l’étau de la concentration du « capital » ? Suffirait-il de briser la mécanique de l’intérêt ? Et d’interpeller la « propriété privée » qui permet à certains de s’approprier « plus que leur part » de la richesse du monde ?

Pour Paul Jorion, « mettre un terme au laisser-faire ultralibéral est devenu aujourd’hui pour le genre humain une question de survie » : « Comme Keynes l’avait déjà noté en son temps, la fin du laisser-faire doit s’accompagner de mesures complémentaires pour générer une société viable comme le retour de l’Etat géré pour le bénéfice de tous et non de seulement quelques-uns, ou la mise hors d’état de nuire de la spéculation ». Certes, « il est indispensable de repenser la manière dont se distribue la richesse nouvellement créée entre les revenus à haut rendement que génère le capital et la rémunération toujours faible de la force de travail ».

Cela suppose aussi de reconstituer un véritable savoir à la place de ce qui tient lieu de « science économique » - en vérité, plutôt un « programme politique » dont la dogmatique n’est pas étrangère à la « crise » qui lamine nos sociétés -, d’en finir avec la « tolérance à notre propre asservissement » et de guider enfin notre organisation économique « vers sa forme pacifiée ». Est-ce si difficile de comprendre que « la machine économique se grippe du fait de la concentration de la richesse » ? Et ce, pour deux raisons : « la baisse du pouvoir d’achat des moins riches et le fait que les sommes considérables qui se retrouvent aux mains des plus riches n’ont souvent pas d’autre débouché qu’une spéculation déréglant le mécanisme de la formation des prix »...

Faut-il envisager une « grande transition du travail » parallèlement à la « transition énergétique » en dissociant le revenu des ménages du travail salarié effectué dès lors que celui-ci ne constitue plus un « atout monnayable » ?

 Une évidence pour l’anthropologue qui, dès 2005, avait vu venir, à son poste de trader, la crise des subprimes : « Le « miracle » de la mondialisation et les sacro-saintes exigences « naturelles » de la compétitivité (dont sont curieusement exemptés les dividendes des actionnaires et les bonus des dirigeants des grandes entreprises) continuera à entraîner nos salaires chez nous – et partout à l’échelle mondiale – vers le niveau du salaire de simple subsistance du pays de la planète le plus tragiquement exploité par les exigences du marché. (…) Quand commencerons-nous à tenir compte dans nos visions d’avenir du fait que l’emploi en tant que tel est en train de fondre comme neige au soleil ? »

Si une telle vision existait, notre société ne se fonderait plus sur d’absurdes « rivalités exacerbées par le lucre » mais sur trois axes : gratuité pour l’indispensable, redistribution entre tous des « bénéfices du progrès » et interdiction de la spéculation exerçant sur l’économie une prédation insoutenable…

D’ores et déjà, l’Occident n’est plus au centre du jeu, faute d’avoir compris ce qui se jouait. Le scénario proposé par Paul Jorion pourrait bien marquer le début de l’abandon d’une dogmatique mortifère dont la « compétition », le consumérisme et l’asservissement à un productivisme et une employabilité sans finalité. Voire le commencement d’une humanité apaisée ne se résignant plus à être réduite à un « coût à éliminer » lors du prochain cycle de réduction des coûts et le prochain coup de boutoir contre l'armature de ce qui fait société. Pour peu qu'elle relie enfin ses actes à ce qui fait sens et sois assez présente à elle pour se faire présent d’un nouvel art de vivre tissé d’une qualité de vie authentique… Un rêve, une urgence ardente ou un premier pas de côté dans la "salle des marchés" avant la chute de l'armature ?

 

Paul Jorion, Se débarrasser du capitalisme est une question de survie, Fayard, 300 p., 19 €


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14 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 4 août 15:41
    Comment arrêter la machine à broyer les vies ?.... en la broyant ....

    • pallas 4 août 15:47

      @zygzornifle

      Ou bien que les humains disparaissent de la planète, c’est plus simple et radical.

      Salut


    • zygzornifle zygzornifle 5 août 11:39

      @pallas


       c’est en cours avec la surpopulation galopante alimentant la chaudière du réchauffement climatique .....

    • Cateaufoncel 4 août 16:37

      "Pourquoi la capacité de l’espèce humaine à « transformer le monde » ne se traduit-elle toujours pas par « la mise en œuvre raisonnée » d’un meilleur système d’organisation politique permettant à chacun une vie digne et décente ?« 

      Parce que l’homme, contrairement a ce que croyaient ces fumistes qu’on appelle (encore) les Lumières n’est pas une créature raisonnable, raisonnante et raisonnée. C’est aussi simple que cela ! C’est con, hein ?

       »Se débarrasser du capitalisme est une question de survie.« 

      Comme ce sera (voir ci-dessus) au prix de la tyrannie collectiviste d’une élite de »Sachants" - dont Jorion - sur 7.5 milliards d’individus surveillés par des nuées de flics et plus encore de délateurs bénévoles, on peut se demander si la survie est vraiment ce qu’il y a de plus souhaitable.


      • gogoRat gogoRat 5 août 12:32

         Erreurs de perspectives !
         Appeler à un ’meilleur système’ c’est cautionner, entériner le dogme du système.
         Cela reste vouloir être calife à la place du calife !
         
         
        * ’ la destruction du travail humain et de l’emploi salarié par le « déferlement technologique » et la digitalisation de l’existence’ ?
        >>>
        ce « déferlement technologique » n’est qu’une vue, une perspective, et même une interprétation d’un aspect de ce que inéluctablement , l’art humain avait vocation à créer : si cela n’avait pas pris la forme que nous voyons aujourd’hui, d’une façon ou d’une autre, l’homme aurait inventé quelque chose tout à fait similaire et efficace pour faire reculer les corvées et pour assouvir sa curiosité et ses capacités d’adaptation

        * ’ La mécanisation est un progrès collectif. Mais si elle est confisquée par quelques-uns ...’
        >>> idem : l’art humain ne peut pas être confisqué par quelques uns : c’est un phénomène émergent

         
        * ’espérer une « politique drastique de redistribution de richesse » ?’

        * interdiction ...

        >>> dès lors que vous attendez qu’une vertu soit imposée aux hommes, nous annihilez la possibilité-même de cette vertu : si jamais, les effets attendus de cette vertu advenaient, ce ne serait plus par vertu, mais par peur d’une sanction ! plutôt navrant non ?

         Ce qui est par contre envisageable, c’est que la malhonnêteté, le lucre, la ruse, la duplicité, le lucre ... deviennent aussi défavorables à l’attirance entre mâles et femelles que peuvent l’être le fait d’être trop gros, trop con, trop pauvre, trop moche, trop normal ...


      • lloreen 4 août 18:33

        "Pourquoi la capacité de l’espèce humaine à « transformer le monde » ne se traduit-elle toujours pas par « la mise en œuvre raisonnée » d’un meilleur système d’organisation politique permettant à chacun une vie digne et décente ?« 

        Des citoyens de France ont crée un conseil national de transition le 18 juin 2015 , mis à la disposition de tous les français pour changer de paradigme, conformément à l’article 35 de la Déclaration universelle (supra légale) des droits de l’homme et du citoyen (1789).

         »Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs« (Article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, et préambule de la Constitution du 24 juin 1793).


        Comment sortir de la dictature sectaire et fanatique qui nous dirige ? Edmund Burke nous donne une piste :

         »Les tyrans-Sophistes de Paris déclament bien haut contre feu les tyrans-rois qui dans les siècles précédents ont tourmenté le monde. Ils ne sont si fiers que parce qu’ils sont à l’abri des sanctions de leurs anciens maîtres, des donjons et des cages de fer. Serons-nous plus indulgents pour les tyrans d’aujourd’hui, quand ils nous donnent le spectacle de tragédies plus affreuses encore ? N’userons-nous pas de la même Liberté qu’eux, quand nous pouvons le faire avec la même sûreté ?" (Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, 1791, Pluriel Histoire, Paris 2004, p. 136).

        Source :http://christroi.over-blog.com/article-6033428.html

        Voici les réponses apportées par monsieur Eric Fiorile, le porte-parole du CNTF aux questions des internautes.
        https://www.youtube.com/watch?v=zqLbQbf-qTo


        • Initiativedharman Initiativedharman 4 août 21:53

          Il faudrait sortir de l’anthropomorphisme.

          L’être humain s’effraie des conséquences de ses propres actes nuisibles à la planète et de sa propre survie.
          L’être humain est cupide, envieux, orgueilleux, avide, agressif, violent.
          Depuis que nous sommes doués de « Raison » , nous passons notre temps à nous taper dessus.
          L’arme est un outil qui a été très vite détourné de sa mission première : tuer des animaux pour se nourrir, l’Homme s’en est vite servi pour agresser ses congénères. 
          Depuis le début de la civilisation, partout, hormis au sein de peuples pacifiques qui ne sont pas légion et qui ont été décimés, les guerres et les conflits n’ont pas cessé une seconde.
          Il y a une capacité réelle de l’Homme à détruire la Nature qui l’a engendré et à tuer son voisin pour telle ou telle -mauvaise- raison. Nous nous autodétruisons.
          Bien sûr, il y a eu des moments dans l’Histoire où l’on a su maintenir la pulsion de vie contre le nazisme par exemple mais c’est bien peu.
          Il nous faudrait nous dépasser pour parvenir à une issue de secours et lâcher les armes et les rancoeurs.
          Seulement, 90 % de l’humanité, peut-être plus, se satisfait de cet état.
          Est-on seulement capables d’être responsables et raisonnables ? Je crains que non...
          On crée le feu, on attise les braises et on danse dessus.
          Sommes-nous dignes d’être là ? A t-on réellement envie de poursuivre l’aventure humaine ? 
          L’Homme est-il capable de s’intéresser à autre chose qu’à lui-même ?
          Sommes-nous en mesure d’entretenir la Terre qui nous héberge ? De faire profil bas devant la puissance de la Nature ? Non, nous sommes trop vaniteux puisque nous pensons -à tort- que la technologie nous sauvera.
          Chacun de nous devrait savoir comment vaincre notre propension à faire le mal en luttant, tous les jours, contre son Moi sombre.
          Et puis méritons-nous vraiment d’être sauvés ? Vu l’état actuel du monde, et vu le bilan de l’humanité, je dis non.


          • pemile pemile 4 août 22:07

            @Initiativedharman « L’Homme est-il capable de s’intéresser à autre chose qu’à lui-même ? »

            Oui, mais celui-là n’accumule ni richesse ni pouvoir et n’intéresse donc pas les médias ! smiley

            Ce n’est pas du bon winner dont on fait la promotion. Nos différents présidents élus sont-ils capables de s’intéresser à autre chose qu’à eux-même ?


          • lloreen 5 août 10:57

            Pour arrêter la machine il faut comprendre son fonctionnement.
            Quelques explications ici :
            http://toutsavoirsuroppt.unblog.fr/


            • lephénix lephénix 5 août 11:49

              @lloreen

              merci pour le lien mais ça ne semble pas fonctionner sur le site pour le « telechargement » de ce « livre »...

              à chacun sa fiction opérationnelle pour « s’en sortir » - son levier d’efficacité symbolique... mais tout le monde devrait comprendre la notion de « ressources en voie d’épuisement » et de « biens communs » - serait-ce en plein matraquage foot business delirium... le but à tirer est toujours ailleurs et les aiguilles des horloges dans la salle de bal désertée par l’orchestre ont fondu mais la danse des ardents continue...


              • lephénix lephénix 5 août 11:57

                @initiaivedharman

                nous sommes bien entrés dans l’ère du feu en deux temps d’abord il y a 500 000 ans puis avec les applications de la thermodynamique et depuis, la métaphore peut se filer à l’infini (« danser sur le volcan » etc) le bal des ardents s’arrêtera faute de danseurs...

                tout est-il scellé pour l’extinction de l’espèce ? la question vaut toujours d’être posée dans une biosphère qui se rétrécit en peau de chagrin... serait-ce comme une libération imminente lorsque s’épuise tout espoir de réparer encore ce qui ne peut plus l’être...


                • eric 5 août 12:10

                  Tous cela est absurde, et desormais, meme les tenant de ce genre de discours le savent. Ce sont donc des menteurs, racontant sciemment n’importe quoi pour faire avancer leur agenda politique au service de leurs interets de classe. Ceux des classes moyenne, moyenne a sup diplomees vivant aux crochet des fonds publics au detriment des pauvres. Quand la part croissante de l’etat sur une richesse croissante, aboutit aux resultats sociaux decrits dans l’article, alors c’est la reforme de l’etat qui est urgente. Pas celle des mecanismes de detention du capital productif.

                  Notre etat depense 57% de la richesse produite. La rentabilite du « capital » doit froler les quelques pour cent apres impot et taxes.

                  La principal question sociale aujourd’hui, c’est avec quel argent ce Jorion paye ces cravattes visant a lui donner une image « elite »telle que la concoivent les gens comme lui. Cet argent est il merite ? Ne serait il pqs mieux entre les mains des pauvres ? Un vote democratique ne devrait il pas prevaloir dans l’attribution opaque de budgets publics a ces gens ?


                  • Elixir Elixir 7 août 13:43
                    Beaucoup de gens actuellement essaient de se rassurer comme ils peuvent en se réfugiant dans l’insouciance et le positivisme. 

                    Pourtant tout le monde sait intérieurement que le temps passant nos chances de trouver une solution intelligente et pacifique à la surpopulation et au capitalisme s’amenuisent...Ce n’est pas quand on mourra de faim qu’on apprendra à coopérer... 

                    Par ailleurs les bénéficiaires toujours plus puissants du système n’accepteront jamais de se remettre en cause. Ils préfèreront plutôt entrainer tout le monde avec eux dans leurs chute, histoire, au moment fatidique, de se sentir moins seuls...

                    çà fait des décennies qu’on en parle, mais les choses ne font que s’aggraver. A un moment donné, il faut arrêter de se voiler la face... tout à été dit... et crier plus fort ne nous rendra malheureusement pas moins sourds...

                    Il faut trouver de nouvelles solutions maintenant, tant qu’on en a les moyens.






                    • hugo BOTOPO 7 août 15:58

                      Dieu-Argent, religion du profit, dogme de l’indépassable loi du marché, mondialisation heureuse, que des psaumes et incantations proférées par les politiques, les économistes, les journalistes, les intellos de tout acabit et au comptoir des bistrots !
                      On va droit dans le mur, l’humanité court à sa perte, la planète se dégrade, les espèces sont en voie d’extinction, les catastrophes climatiques vont croître en nombre et en intensité : on est fichu, c’est le suicide de l’humanité ou une révolution généralisée dont le résultat sera comparable !

                      C’est du pessimisme exacerbé, du désespoir en pleine croissance, et quelle croissance !
                      Tout cela mis en exergue par des petits profiteurs du système, intellos honteux collabos inconscients.

                      L’homme a besoin d’espoirs, de sens à donner à sa vie (le bonheur dans un autre monde virtuel ne suffit plus). Il a besoin de combattre, d’être fier de ses résultats, d’apporter sa contribution au bien commun et de partager : rien de tout cela dans les diatribes pessimistes des médias.
                      Cessons de nous engluer dans un déclinisme de toutes nos valeurs : agissons à notre niveau sans heurter de front le système qui broie l’humanité. Et ce de deux façons complémentaires :

                      - au niveau de notre consommation
                      qui enrichit le système. Les réseaux véhiculent un trop grand nombre d’informations qui ne peuvent être toutes censurées. Les consommateurs sont une force de plus en plus pesante : par le « bio », les produits adaptés « sans sucre ajouté, »sans huile de palme«  »à teneur réduite en sel en matières grasses« , cultivés »sans pesticides« , élevés »sans antibiotiques« ...et demain fabriqués »sans esclavage des adultes et des enfants«  !

                      - au niveau de l’état d’êtres humains sortis de l’animalité,
                      sans soumissions aux religions dominatrices créées par des hommes pour en soumettre d’autres, forgeant son essence dans le respect et la bienveillance des êtres vivants, de la nature, de la planète, dans la solidarité et la justice. Bref soyons un »Homme Orbital" comme présenté dans mon article d’ Agoravox !

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