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Accueil du site > Actualités > Société > De l’antiracisme© et de son bon usage

De l’antiracisme© et de son bon usage


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[Jeudi 8 février, le procureur a requis la relaxe de Charlie Hebdo, ce qui ne présage en rien de l’issue d’un procès devenu éminemment politique.
Le verdict qui sera rendu le 15 mars prochain, quelle que soit la partie à laquelle il fera droit, risque fort de ne pouvoir infléchir le courant médiatique qui s’est emparé de cette affaire. Impuissante à solder les comptes, la décision de justice qui sera rendue ne manquera pas de cristalliser des rancoeurs qui aujourd’hui s’exposent en toute impunité, exaltées par les effets conjugués de la concurrence victimaire et de l’instinct grégaire. En effet, à en croire les soubresauts qui agitent la blogosphère à l’occasion de ce procès, il semblerait que la France soit passée du statut d’Etat à celui de terrain vague, où s’affronteraient virtuellement des hordes d’islamophobes et d’antisémites plus ou moins talentueux dans l’expression de leur vice. En atteste la disparition, au fil des interventions, de la problématique juridique soulevée par cette affaire au profit d’une élection de la victime la mieux opprimée. C’est ainsi que, progressivement, le débat public cède la place à une compétition de perdants, sponsorisée par les fastes de l’antiracisme© et n’ayant à offrir aux participants qu’un seul lot de consolation : la désignation de coupables. Le texte ci-après est dédié à ces hérauts de la tolérance et du respect qui, depuis quelques jours, s’emploient à chasser les sorcières.]
De l’antiracisme© et de son bon usage
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"Dans l’idée d’orthodoxie et d’hérésie se cachent les vices les plus mesquins  ; ces vices auxquels les intellectuels sont particulièrement sujets : l’arrogance, l’ergotage, la certitude, la vanité intellectuelle."
Tolérance et responsabilité intellectuelle. Karl Popper.




Raciste ! Il suffit aujourd’hui que cette accusation retentisse pour que se mette en branle un processus inéluctable, où l’interpellé est tenu de prouver son innocence par tous moyens, sous peine de lynchage médiatique si ce n’est de poursuite judiciaire, la mort sociale lui étant promise dans les deux cas. En règle générale, la plaidoirie du stigmatisé paraît aussi burlesque que le grief dépourvu de fondements, faite d’invocations généalogiques éplorées, de la mobilisation immédiate du roman familial et du rappel d’amitiés aux consonances d’alibi... Bref, tout élément constitutif d’un certificat de bonne moralité, formalité devenue indispensable à l’expression de toute opinion n’étant pas rigoureusement cosmopolite.
Dans cette farce accusatoire, immanquablement placée sous l’égide de la tolérance et du respect, l’univers entier semble s’être rétracté en une seule interrogation : Peut-on n’être point cosmopolite sans être ontologiquement xénophobe ?
Eu égard aux valeurs qu’elle tente de concilier depuis sa formation républicaine, la France ne pouvait indéfiniment éluder cette question, aussi absurde puisse-t-elle paraître. En effet, née de la plus atypique des rencontres, d’un improbable ménage à trois qui n’en fut pourtant pas moins mariage de raison, il était inévitable qu’un pays s’honorant à ce point de ses contradictions soit amené à répondre de sa singularité.
Pour mémoire, rappelons que sans le pouvoir médiateur de la fraternité, la liberté qui par essence cherche à se propager n’aurait jamais su s’accommoder d’une telle promiscuité avec le principe d’égalité, dont la vocation première est de délimiter des espaces inviolables. Liberté, Egalité, Fraternité n’ont eu de sens que sous une forme unitaire. Nul doute que la France tente désormais de survivre au tumultueux divorce de ces valeurs : la fraternité n’y est plus que ponctuelle, le droit à la différence dispute à l’égalité des droits la garde de la République, la liberté n’étant plus qu’un droit à l’inconséquence.
A priori, on ne saurait donc reprocher à ce pays de refaire sa vie avec la Tolérance, ou du moins de la fréquenter avec une assiduité certaine. D’autant plus qu’il est toujours périlleux de troubler une cérémonie prévue de longue date, et à plus forte raison quand il s’agit d’affirmer que la mariée est une putain doublée d’une usurpatrice. Cela ne se fait tout simplement pas, ou du moins jamais sans s’attirer de solides inimitiés. On choisit en général de se taire à jamais en passant sous silence le terrible pressentiment. Pourtant, l’on est bien forcé de confondre cette idéologie qui entend aujourd’hui se faire passer pour digne fille de Voltaire.
Dans son Dictionnaire philosophique portatif, celui-ci écrivait : « Qu’est-ce que la tolérance ? C’est l’apanage de l’humanité. Nous sommes tous pétris de faiblesses et d’erreurs ; pardonnons-nous réciproquement nos sottises, c’est la première loi de la nature. » Or, quel est le rapport entre cette invitation à l’humilité intellectuelle formulée par Voltaire et celle que l’on appelle aujourd’hui tolérance, cette vaniteuse conviction qui prétend orienter le courant des idées vers ses stations d’épuration et ne laisser subsister que l’amour du lieu commun ? Élevée au rang de valeur transcendantale, considérée comme une fin en soi mais employée à des fins de non-recevoir, la tolérance règne désormais au détriment de toute autre forme d’intelligence, bien décidée à n’épargner personne. Pas un débat public qui ne puisse se tenir, pas une question de société qui ne puisse être posée sans qu’elle fasse son entrée triomphale. La tolérance est une convive imposée et partout à son aise ; à tel point que l’on se sent désormais partout chez elle.
De procès en vindictes populaires, elle étend ainsi son empire du lieu commun, étouffant méticuleusement la raison au profit du Respect, ce dieu dépourvu de tout message. On en est arrivé à ce point d’absurdité que, sous les auspices de son impérieuse bonté, les bûchers médiatiques font office de phares du monde civilisé. La tolérance, telle que nous la connaissons aujourd’hui, a remplacé le pardon réciproque de nos idioties par une insultante complaisance, par ce souverain mépris de l’intelligence qui consiste à proclamer l’équivalence des situations et des idées.
C’est ainsi que l’antiracisme© cesse progressivement d’être une forme d’intelligence sociale pour n’être plus qu’un réflexe politique, une idéologie au sens où Althusser l’entendait, c’est-à-dire une démarche où « les réponses précèdent les questions  », une posture philosophique qui verrouille les situations par avance. En ce sens, l’antiracisme© actuel correspond à un recours inconsidéré au précepte socratique selon lequel « mieux vaut subir l’injustice que la commettre  », incitant à confondre la tolérance avec un état de passivité devant l’histoire, au risque de voir l’injustice croître par défaut de résistances.
Aussi est-il aujourd’hui nécessaire de redonner à la tolérance toute sa portée philosophique et de battre le rappel : "Qu’est-ce que la tolérance ? L’apanage de l’humanité. Nous sommes tous pétris de faiblesses et d’erreurs ; pardonnons-nous réciproquement nos sottises, c’est la première loi de la nature."

Karl Popper, traduisant librement la définition de Voltaire, en a considérablement enrichi le sens, comme en réponse aux dangers de ce relativisme à outrance "qui ressort d’une tolérance laxiste" et "conduit au règne de la violence". En effet, chez Popper, la tolérance est cette "conséquence nécessaire de la conscience que nous avons d’être faillibles", un état de nécessité qui "en appelle à notre honnêteté intellectuelle" (1). En d’autres termes, la tolérance s’entend comme un impératif moral doublé d’une exigence intellectuelle, et non comme un assentiment systématique à toute contradiction. À défaut de sauvegarder cette dualité essentielle dans la manipulation de la tolérance, la raison cèdera à la bienpensance avec les conséquences que l’on sait, et l’on ne parviendra plus à discerner dans quelles circonstances l’antiracisme© protège et quand il devient source d’oppression.

Illustration 1 : L’agitateur du Languedoc, détails, Jean-Paul Laurens (1882 - Musée des Beaux-Arts de Bordeaux).

Illustration 2 : Vanité, Pieter Claez (1630, La Haye, Mauritshuis).

Notes

1- Tolérance et responsabilité intellectuelle, Karl Popper, Conférence, Université de Tübongen, 1981, (trad. M.-F. Folcher et M.-V. Howlet, CNDP, 1990)

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117 réactions à cet article    


  • Bill Bill 15 février 2007 16:13

    oui, en cela vous poez les bonnes questions ! Luttons contre l’anti-racisme-primaire, et contre tous les abus de ce type. Dans son procès Eunice Barber aussi évoque le racisme, manifestement à tort...

    Il est intolérable que nous puissions être soupçonnés sur une pensée « invisible » (par définition...). Il est anormal que la présomption d’innocence ne soit pas appliquée... Allez démontrer que vous savez ce qui se passe dans la tête de vos voisins.

    Tout cela est plus grave que nous le pensons, cela créè des différences de droit entre les citoyens, le « blanc » est toujours soupçonné, et le racisme à son encontre n’est pas pris en compte. C’est une injustice en soit.

    Bill


    • Marsupilami Marsupilami 15 février 2007 16:17

      @ L’auteur

      Excellent article sans langue de bois, et en plus très bien écrit, bravo ! Bizarre qu’un tel sujet ne déclenche pas une cascade de commentaires enflammés...


      • JC. Moreau JC. Moreau 15 février 2007 16:47

        Bill et Marsupilami, merci de vos commentaires.

        @Bill :
        - Je vous rejoins absolument quant à vos propos sur le procès d’intention permanent et le bénéfice du doute tombant lentement en désuétude dans le débat public.
        - Cependant, lorsque vous affirmez « Tout cela est plus grave que nous le pensons, cela créè des différences de droit entre les citoyens, le »blanc« est toujours soupçonné, et le racisme à son encontre n’est pas pris en compte. » je vous rejoins en ce qu’effectivement, la jurisprudence relative au cas de « racisme anti-blanc » est encore fort peu fournie, ce qui, à mon sens est du à part égale à la réticence de certains magistrats sur ces dossiers et du faibles nombres de plaintes déposées en la matière. Ceci étant dit, il me semble que les suspicions de racisme tendent à être opposées de façon plus qu’inconséquente à tous les individus sans distinction de couleur, le prérequis étant seulement de ne pas embrasser un avis de « citoyen du monde ».

        Le dogme anti-raciste© pouvant à mon sens se résumer comme suit : « Qui n’est pas avec moi est contre moi, et donc contre les autres ! ». En ce sens, l’Anti-racisme© (le ©, est-il utile de le préciser, renvoie à la notion dévoyée de l’antiracisme et non à l’intelligence sociale qu’il véhicule à l’origine)se rapproche d’un certain « messianisme politique ». Pour le dire autrement, l’Anti-racisme© est une manière de syllogisme narcissique, que je formulera, grossièrement, ainsi :
        - Je suis un anti-raciste, un citoyen du monde aimant tout individu sans distinction.
        - Cet individu avec qui je converse opère des distinctions entre les idées et les choses.
        - Cet individu ne m’aime ni moi ni les autres... c’est un raciste.

        @Marsupilami : Ne désespérez pas, déployez votre chaise longue, prenez le cocktail de votre choix et attendez patiemment l’arrivée des renforts.


      • Marsupilami Marsupilami 15 février 2007 16:58

        @ L’auteur

        A propos du racisme anti-blanc, lis cette délicieuse étude critique d’un drôle de livre de Tahar Ben Jelloun. Ça vaut son pesant de cacahuètes antiracistes®...


      • Bill Bill 15 février 2007 17:29

        Très intéressant ton lien Marsupilami, c’est vrai, et en plus c’est insidieux comme manoeuvre !

        Vive la mauvaise foi !!! Mais quand on veut taxer les Européens de raciste, tous les moyens sont bons !

        Bill


      • jim (---.---.106.186) 15 février 2007 20:14

        @ Damian

        Par vous ?

        Jim


      • jim (---.---.106.186) 15 février 2007 20:27

        @ Tous

        Si je comprend bien c’est un peu comme si la Tolérance était une religion gouvernée par... l’Eglise de la Tolérance ! j’aime bien, ça sonne bien ! bref, dans ce beau système de pensée formatée, tout est beau, tout va bien. Certains disciples, par leurs pensées ’racistes’ sortiraient du troupeau, une sorte de Calvinistes de l’Eglise de la Tolérance, en celà, ils commetteraient une hérésie ; l’Eglise de la Tolérance indignée par ses agitateurs déciderait d’excommunier, de dénoncer, de poursuivre puis de condamner ces hérétiques.

        Pour faciliter la tache, ils pourraient nommer un Grand Inquisiteur, qu’il chargerait avec de déloger puis d’exterminer ces hérétiques afin d’assainir la pensée des dignes en organisant une maitrise du flux de renégats, et celà pour le bien commun.(du sens commun qu’elle influence).

        Tiens ! c’est marrant ; tout celà me rappelle une drôle d’histoire,oui, je sais ! celle que me racontait le Grand Prêtre de l’Eglise de la tolérance, à propos des immondices commis par la précédente Eglise, celle de l’Amour.

        Jim


      • cris (---.---.219.223) 15 février 2007 21:25

        @ demian west , je vote contre vous , demontrez moi que c est truqué... smiley


      • erdal (---.---.242.88) 15 février 2007 16:57

        Un texte intéressant, mais qui ne va pas au fond des choses.

        Si j’ai bien compris, l’antiracisme est une source d’oppression qui veut cataloguer le présumer raciste dans un cadre accusateur et à fortiori coupable désigné.

        Oui, la confusion fait parti intégrante du cercle lorsque le racisme ou (l’injustice) devient la norme.

        Par exemple, prennons les nazis enrolés dans leur idéologie, certains n’étaient pas raciste et pourtant les actes commis par le groupe l’est bel et bien, donc à votre avis l’antiracisme inexistant (presque néant) définit bien la pensée de l’époque et son absence est preuve que la société vogue dans un totalitarisme. Si vous m’avez suivi, je pense que l’antiracisme n’est pas nécessaire lorsque le racisme (l’injustice) n’est pas en position dominante. Et je vous pose la question, y a t’il une pensée raciste dominante en France ? Et y a t’il un abus antiraciste de la population de seconde zone ? Peut être que les deux font partis des règles lorsque une société a une population immigré visible dans la rue...

        Sinon, pour revenir à charlie hebdo qui à volontairement provoqué les musulmans. Je pense que cela est disproportionné, mais s’il voulait infliger une claque aux fanatiques litéralistes du côran, cela a bien fonctionné. En ce qui me concerne, si dieu existe ou allah c’est selon, je crois qu’il est intouchable et les gens comme charlie hebdo n’appporte rien de constructif dans cette histoire.

        Et surtout dans une situation electrique, il faut faire attention sous couvert de démocratie et de libre expression, de faire l’apologie de la violence. Bien étrange est la personne qui insulte et qui dit ne pas vouloir se battre mais d’avoir l’autorisation de dire tout ce qu’il pense, sachant que le rédacteur de charlie hebdo est un intégriste athée mais qui n’est pas méchant en soi, mais ce que d’autre sous son sillage mérite un peu plus de vigilance.

        cordialement

        erdal


        • JC. Moreau JC. Moreau 15 février 2007 17:21

          Cher Erdal,

          S’agissant du procès intenté à Charlie Hebdo, je me permets de vous renvoyer au lien suivant si vous souhaitez poursuivre sur ce sujet plus particulièrement : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=18955

          S’agissant du sujet plus général du présent article, vous semblez me reprochez de ne pas allez « au fond des choses », du fait que je n’évoque pas le fait que l’Antiracisme© (version dévoyée comme précisé dans un précédent commentaire) soit le pendant du racisme qui oeuvre dans nos sociétés. Effectivement, je n’ai pas évoqué cet état de fait, et ce pour une raisons majeure :
          - Une idiotie (pour employer un vocabulaire châtié) n’en excuse pas une autre, à plus forte raison lorsque l’une d’elle prétend faire entendre raison à l’autre.

          Enfin, s’agissant de votre question quant au degré de racisme en France actuellement, je serais bien en peine de vous répondre à ce sujet, tout comme le serait n’importe quel institut de sondage qui pratique en la matière le truchement et la probabilité pour parvenir, en intégrant une donnée « racisme honteux ou inavoué » à une statistique avoisinant la vérité sur le sujet.

          Je ne peux donc vous donner que mon sentiment, subjectif par essence, la désignation permanente de telle ou telle catégorie d’individus comme responsable des maux du pays, le fait de ne pouvoir aborder les problématiques liées au fait migratoire sans voir intervenir le spectre du racisme, l’explosion des revendications communautaristes, la banalisation d’émeutes et d’actes de vandalisme par une manière de plaidoyer social, les restrictions insidieuses imposées aux français dits « immigrés de troisième génération » en matière d’accès à l’emploi, etc... sont autant de facteurs qui contribuent à faire de ce pays une territoire morcelé par rancoeurs et le désir d’identification, de reconnaissance à un plus petit dénominateur commun qui n’est plus la citoyenneté mais la « communauté » dans son sens le plus restreint, le plus appauvrissant.


        • erdal (---.---.242.88) 15 février 2007 17:55

          @JC

          Pour la réponse : on ne répond pas à un idiot parcequ’il est idiot, soit...vous avez raison...

          Mais pour revenir à l’article, c’est frustrant que les causes du racisme soient mises à la trappe, alors que dans le commentaire précédent vous avez cerné les conséquences.

          C’est dommage d’avoir expliqué un contre-phénomène sans revenir au phénomène initial.

          salutation

          erdal


        • JC. Moreau JC. Moreau 15 février 2007 18:10

          Cher Erdal,

          Vous avez sans doute raison, et la question s’est effectivement posé lors de la rédaction de cet article (j’envisageais notamment de recourir à certains travaux de Taguieff, qui me semblait assez bien embrasser la diversité des sources et les évolutions du phénomène raciste).

          A l’arrivée, j’ai pensé qu’il était nécessaire de concentrer mon propos sur cet anti-racisme© qui par certaines pratiques discrédite à lui seul tout lutte effective contre le racisme, du fait qu’elle criminalise l’opinion avant de l’avoir entendu dans son intégralité. Disons que j’ai pêché par défaut d’urgence, eu égard au climat semi-inquisitoriale à l’occasion du procès de Charlie Hebdo.

          Mais je prends note de votre remarque, et remanierait dès que possible cet article sur mon blog afin de mieux mettre en exergue la relation duelle entre racisme et anti-racime.

          Merci donc de cette contribution !!!


        • yvray (---.---.177.15) 15 février 2007 17:01

          Il faut redescendre un peu sur terre ! L’antiracisme n’a pour l’instant tué personne. Aucun camp de la mort, aucun génocide ... ! Si les conséquences de ses excès se limitent pour l’instant à des états d’âmes, par ailleurs fort bien étayés, on ne peut en dire autant de son antithèse.


          • JC. Moreau JC. Moreau 15 février 2007 17:30

            Effectivement, le totalitarisme a fait des progrès. Remarquablement civilisé, il s’est aperçu que la mort sociale d’un individu pouvait satisfaire ses desseins.

            Mais évidemment, tant qu’il n’y a pas mort d’homme, pourquoi s’en préoccuper ? A mon sens, seule l’officialisation d’un état sépare, in fine, la mort physique de la mort cérébrale (dans le sens d’une capitulation de la pensée...)... Pour le reste, les conséquences sont rigoureusement identiques : on est hors de la vie.


          • Marsupilami Marsupilami 15 février 2007 17:42

            @ D.W.

            Commentaire diffamateur, comme d’habitude...


          • JC. Moreau JC. Moreau 15 février 2007 17:52

            Cher Damien,

            Lorsque vous employez l’expression « vous avez su attirer », ne seriez vous pas en train d’insidieusement incriminer mon sujet de faire dans le racolage passif ?

            Plus sérieusement, avant de jeter les anathèmes, auriez vous une critique sur le propos et le fond de mon article même, excepté le danger inhérent à toute récupération ( danger qui est propre à toute pensée exprimée en public, soit dit en passant) ?


          • Bill Bill 15 février 2007 17:58

            @ Marsupilami

            Ah, les « anti-racistes-primaires », quand on parle du loup...

            Pourquoi cher Marsupilami te rabaisses tu à répondre à ce grand adolescent, qui doit encore se péter ses boutons tous les soirs devant son miroir et soulager sa libido naissante devant les mannequins en maillot de bain des magazines de sa mère, à son age, en se targant de sortir d’une fac de petit-bourgeois ? Pourquoi ?

            Laisse le parler, restons entre adulte... smiley

            Bill


          • JC. Moreau JC. Moreau 15 février 2007 18:12

            Erratum : pardonnez moi d’avoir écorché votre prénom, cher dEmIAN.


          • nisco (---.---.250.177) 16 février 2007 09:53

            @Demian et JC Moreau

            Ayant fini de lire l’article, et ayant presque compris ce qu’il voulait dire, je me suis dit : « tiens ! enfin un argumentaire qui vise à remettre en cause un certain dogmatisme ». Mais dès les premiers posts, quelle est ma suprise, tel DW, de voir les bill et marsu pointer leur bout du nez !

            Quand je lis :

            « Or, quel est le rapport entre cette invitation à l’humilité intellectuelle formulée par Voltaire et celle que l’on appelle aujourd’hui tolérance, cette vaniteuse conviction qui prétend orienter le courant des idées vers ses stations d’épuration et ne laisser subsister que l’amour du lieu commun ? »

            J’ai compris que ces stations d’épuration n’étaient autre que les journeaux type Charlie Hebdo ou certains journeaux danois. Quelle a donc été ma surprise de lire des posts encenseurs des frontistes de services (@marsu : je vois pas ou est la diffamation à décrire des personnes suivant leur appartenance politique...)

            Mais vous avez tout à fait raison, mon cher JC, de dire qu’il existe un « danger inhérent à toute récupération ». Et ce n’est qu’ensuite que j’ai compris que vous acceptiez l’idée que ces stations d’épuration étaient en fait l’opposé : la levée de bouclier contre la critique des religions, et plus précisémment contre une certaine religion qui n’accepte pas de représentation de son prophète (ce qui est pour eux un blasphème, donc pas n’importe quoi).

            « auriez vous une critique sur le propos et le fond de mon article même »

            Oui.

            « la tolérance a remplacé le pardon réciproque par ce souverain mépris de l’intelligence qui consiste à proclamer l’équivalence des situations et des idées. » Dis-tu.

            Car cette phrase, à double tranchant comme l’ensemble de ton texte, peut aussi être interprétée de la manière suivant : le « mépris de l’intelligence qui consiste à proclamer l’équivalence des situations et des idées », qui peut être vu comme une forme de suffisance ou d’arrogance, vise à empêcher les musulmans d’avoir leur propres tabous (ne va pas me dire que la société française vit sans tabous...) et surtout de les exprimer. Si les occidentaux ont décidé de bafouer tous les tabous religieux au nom de la laïcité et de la liberté d’expression, pourquoi « mépriser l’intelligence en proclamant » qu’il doit en être de même (équivalence) du reste de l’humanité ?

            L’arrogance des occidentaux qui méprisent l’intelligence (j’adore cette phrase !) en voulant obliger tout le monde à penser comme eux (équivalence des situations et des idées, celle-là aussi elle est pas mal), voilà ce qui me désole le plus et qui tend à isoler ce monde occidental du reste du monde, bien plus « tolérant » que vous ne le pensez...


          • Bill Bill 16 février 2007 10:34

            oui, je l’ai lu ce matin... Très intéressant

            Je t’en propose un autre, extrait :

            « Aux jeunes, elle annonce 500 000 « emplois tremplins », des prêts gratuits de 10 000 euros, des allocations d’autonomie, des programmes de logement, des permis de conduire pour les diplômés du CAP, la gratuité des soins pour les moins de 16 ans, la contraception offerte. Une berceuse, en somme »

            Va voir sur http://www.lefigaro.fr/debats/20070216.FIG000000031_pacte_royal_la_berceuse .html c’est Rioufol, il est épatant ce journaliste.

            Bien à toi.

            Bill


          • JC. Moreau (---.---.219.142) 16 février 2007 12:59

            @DW

            Simple constat de notoriété, me dites vous, sur la base duquel l’on devrait nécessairement déduire (si je vous suis votre logique et vos multiples admonestations à mon égard) la signification de mon propos.

            Il faudrait donc postuler que, si certaines personnes, qualifiées successivement de « frontistes » et de « perdants » par vos soins, se trouve partager certains de mes arguments, cela signifie que ces derniers sont nécessairement « vides de sens ». Affirmation fort commode lorsque l’on aspire à éviter de débattre sur le fond, en adoptant posture morale et dénégation de la pensée d’autrui.

            D’une certaine façon, je devrais vous remercier d’avoir si brillamment concrétisé la réalité de cette dérive que je vise dans mon article.

            Si d’aventure survenait un jour où vous parviendriez à vous affranchir du syllogisme sur lequel me semble essentiellement reposer votre réception de mon propos, vous savez où me trouver.


          • JC. Moreau (---.---.219.142) 16 février 2007 13:14

            Avant tout, je vous prierais de ne pas me prêter des pensées qui me sont étrangères, à plus forte raison lorsque je n’ai pas même commencé à esquisser ne serait-ce que le début d’un embryon d’opinion sur le sujet. En l’occurence, je vous renvoie donc à la paternité de vos propos sur l’Occident et sa supposée supériorité en matière de tolérance.

            Ensuite, lorsque vous écrivez « Si les occidentaux ont décidé de bafouer tous les tabous religieux au nom de la laïcité et de la liberté d’expression, pourquoi »mépriser l’intelligence en proclamant« qu’il doit en être de même (équivalence) du reste de l’humanité ? »... restons humble, s’agissant de l’affaire des caricatures, il ne s’agit que de la France, cette infime partie de l’humanité qui s’est, comme d’autres, structurée selon un ensemble de règles particulières, dont la laïcité, qui a jusqu’à ce jour assuré une relative cohésion entre les différents courants de pensée religieuse, (ce qui ne va jamais sans froisser la susceptibilité des plus fondamentalistes).

            Ps:A titre subsidiaire et comme l’a notamment rappelé Marsupilami, mon article ne vise que les dérives de l’antiracisme, et non le fait d’être contre le racisme, qui est-il besoin de le rappeler est l’expression d’une intelligence sociale. Bref, je vous incite à relire mon article riche en fonction de cette précision.


          • JC. Moreau (---.---.219.142) 16 février 2007 13:15

            Le message ci-avant s’adressant bien évidemment à Nisco.


          • nisco (---.---.250.177) 16 février 2007 13:40

            @JC Moreau

            « restons humble, s’agissant de l’affaire des caricatures, il ne s’agit que de la France, cette infime partie de l’humanité »

            Et si on remplace occident par France, Danemark, etc. Qu’est-ce que ça change ?

            « qui s’est, comme d’autres, structurée selon un ensemble de règles particulières, dont la laïcité, qui a jusqu’à ce jour assuré une relative cohésion entre les différents courants de pensée religieuse, (ce qui ne va jamais sans froisser la susceptibilité des plus fondamentalistes). »

            Donc selon toi, on ne peut respecter les religions qu’en étant « fondamentaliste » ? Et question cohésion entre les différentes religions, je sais pas si la France est si avant gardiste que cela : un article récent sur AVox traitait d’églises incendiées au sud-est, des synagogues ont été aussi visées, tout comme des cimetières juifs, il a des levés de bouclier d’élus locaux lorsque l’on cherche une place pour une mosquée... Si tu avais la chance de voyager pour voir comment d’autres pays laïques s’en sortent, il y a même des pays non-laïques où le droit des différentes religions est bien plus respecté. Mais ton nombrilisme d’européen (ce n’est pas une attaque personnelle mais j’aimerai t’amener à prendre quelque fois un autre réféerntiel de pensée) ne te permet même pas d’envisager une telle possibilité...


          • ZEN zen 16 février 2007 13:44

            @ Bill (IP:xxx.x4.76.11)

            Propos indignes d’un admirateur du pape, même si on peut être en désaccord avec Demian...


          • Bill Bill 16 février 2007 14:05

            @ Zen,

            Même si je ne vois pas bien ce que viens faire le Pape là-dedans, tu as surement raison, c’est une faiblesse de répondre à la bétise par la bétise... Mais Dévient West exagère par ces petites insinuations, et on ne répond pas à un fou comme à quelqu’un de raisonnable...

            Bill


          • JC. Moreau (---.---.219.142) 16 février 2007 14:33

            « Et si on remplace Occident par France, Danemark, qu’est ce que ça change... ? »

            Cela change la façond dont l’Etat est en droit d’organiser ses rapports avec le fait religieux, la Cour européenne des droits de l’homme, en l’absence de consensus des différents membres de l’Union sur la liberté de religion, laissant à cette fin une considérable marge d’appréciation aux dits Etats, sous réserve du respect des libertés fondamentales. S’agissant des résistances, lorsqu’il ne s’agit pas des détournement du droit de l’urbanisme par des élus pour empêcher la construction de mosquée, le refus d’accorder des bails emphythéotiques aux associations musulmanes (alors que plus de 1800 Eglises ont été construites per ce biais APRES la loi de 1905), etc... c’est précisément l’objet d’une partie de mes recherches universitaires.

            Car voyez vous, il arrive à certains européens de ne point se satisfaire d’avoir fait de leur nombril une protubérance vertueuse, il en est même qui tente par un travail objectif, de s’atteler à des problématiques que d’autres se contentent de dénoncer. Il en est même, parait-il qui ont voyagé sans ressentir le besoin d’en faire étalage pour étayer une argumentation.

            Bref, je vous renvoie pour l’heure à vos divers préjugés et extrapolations sur ma personne, desquels je me permets, à mon tour, de déduire que le mode d’expression qui vous conviendrait le mieux n’est point le débat mais le genre romanesque.


          • nisco (---.---.250.177) 16 février 2007 15:16

            De tous les exemples que j’ai fourni concernant les atteintes aux religions (pour mettre en opposition à votre « relative cohésion entre les différents courants de pensée religieuse ») vous ne traitez que les aspects juridiques liés à la religion musulmane qui est l’objet de vos recherches. Mais que pensez-vous des autres dérives et de la stogmatisation des musulmans en France ?

            Je critique votre nombrilisme car par le terme « relative cohésion » il y a pas mal de sous-entendus que c’est déjà pas mal et qu’il faut s’en cnotenter alors que cela montre plutôt les limites du système français que vous vous refusez à critiquer.

            Quant au style littéraire qui me conviendrait, je ne peux que me permettre une petite remarque constructive je l’espère : il y a un certain flou dans vos phrases qui font qu’un prophane comme moi a réellement des problèmes à suivre vos raisonnement. Cela peut vous apporter le respects de vos collègues mais ne favorise pas la diffusion de vos idées. C’est surement en cela que réside nos incompréhensions.

            Et c’est alors que l’agent secret mis sa main à la poche et dit ceci : "... smiley


          • JC. Moreau (---.---.219.142) 16 février 2007 15:46

            @nisco

            Il s’agirait tout de même d’être sérieux. Si lorsque je dis que le système de la laïcité française a jusqu’ici assuré une relative cohésion entre les différents courants de pensées religieuses, je ne dit pas autre chose que ce qui est écrit. Libre à vous d’extrapoler en supposant que je dénigre par cela les autres systèmes, mais ne m’en rendez pas comptable.

            Enfin, lorsque vous me reprochez de ne pas aborder la critique de ce système alors que, précisément, j’ai évoqué dans l’un de mes précédents commentaires le détournement du droit de l’urbanimse par les autorités locales, la réticence à accorder des bails emphytéotiques pour la construction de mosquée, je ne fais pas autre chose que critiquer ce système, et qui plus est sur des faits précis.

            Tout ceci vire à la farce.


          • LE CHAT LE CHAT 15 février 2007 17:16

            très bon article qui remet les choses à leur place , l’antiracisme outrancier fait enfler le racisme et il est trop facile d’accuser les autres de racisme , d’antisémitisme , de xénophobie vos contradicteurs pour éviter d’aborder les vrais sujets de discorde .


            • seb59 (---.---.180.194) 15 février 2007 17:36

              @ l’auteur

              Pas mal, votre article.

              Le sujet est interessant et n’avait pas été traité (sauf erreur de ma part) pour l’instant.


              • Don Diego (---.---.105.23) 15 février 2007 18:59

                L’amalgame ainsi formule entre une relexion sur l’antiracisme agite en banniere comme instrument destine a libeller le contradicteur , et par la-meme, a tuer tout debat sur le fond, et l’affaire charlie hebdo me parait tout simplement malhonnete.

                La publication d’un croquis cense representer le prophete de l’islam en terroriste constitue-t-elle une injure a la foi d’1 milliard et quelques de personnes ?

                La reponse est oui.

                Il ne s’agit pas de racisme mais de diffamation envers une religion dans son essence.

                Maintenant si charlie hebdo ou quiconque veut se lancer dans un debat theologique sur le contenu du livre, c’est une toute autre affaire.


                • JC. Moreau (---.---.219.142) 16 février 2007 13:29

                  De toute évidence, à considérer votre somme d’affirmations lapidaires, inversement proportionnelle à l’effort de démonstrations de celles-ci, laisse supposer que vous n’avez point besoin d’une tierce personne pour être bridé à l’occasion d’un débat.

                  Enfin et surtout, bien que je pressente que je vais finir par y épuiser toute ma salive virtuelle, je ne fais pas l’amalgame entre l’antiracime et sa dérive idéologique, raison pour laquelle j’ai très clairement distingué l’un et l’autre dans mon article, en mentionnant :

                  « C’est ainsi que l’antiracisme© cesse progressivement d’être une forme d’intelligence sociale pour n’être plus qu’un réflexe politique, une idéologie au sens où Althusser l’entendait, c’est-à-dire une démarche où « les réponses précèdent les questions », une posture philosophique qui verrouille les situations par avance. »


                • Don Diego (---.---.105.23) 16 février 2007 17:23

                  Lorsque j’evoque une difference de nature entre les faits tels qu’ils existent dans l’affaire dite ’ des caricatures’ qui consistent a connoter une religion comme terroriste par l’entremise de son prophete , d’une part, et le sujet de votre article qui repose sur l’accusation de racisme a priori en tant que systeme verouillant tout debat, je pose une question au fond.

                  Question a laquelle vos circonlocutions ne repondent pas.

                  La plainte porte sur une representation a caractere injurieux et diffamatoire d’une religion et de ses adeptes et non sur une quelconque reference au racisme.

                  Il me semble que vous eussiez ete plus inspire en prenant comme exemple l’affaire Dieudonne ,et l’amalgame etabli entre sionistes et semites, mais il est vraisemblable que vous en redoutiez davantage de consequences ...

                  A ce titre , je vous invite a nous faire connaitre quel est votre sentiment sur l’accusation d’antisemitisme dont a fait l’objet Dieudonne en raillant les colons des territoires occupes....


                • JC. Moreau JC. Moreau 16 février 2007 18:24

                  Vous me dites :"La plainte porte sur une representation a caractere injurieux et diffamatoire d’une religion et de ses adeptes et non sur une quelconque reference au racisme."

                  L’avocat de la Mosquée de Paris a dit, dans le quotidien libération du samedi 3 février 2007 : « Nous admettons que l’on puisse caricaturer le Prophète, ça n’est pas ça qui est en cause, mais nous refusons cette agression raciste contre les musulmans » http://www.liberation.fr/actualite/societe/232823.FR.php

                  ...

                  Sur le dossier Dieudonné, celui-ci, s’il a bien été poursuivi pour « incitation à la haine raciale », a toujours été relaxé en appel ou en cassation, sauf erreur de ma part ou jugement passé sous silence médiatique.

                  Enfin, s’agissant du sketch auquel vous faites allusion, celui-ci avait, à juste titre été relaxé au motif que « Par sa tenue vestimentaire qui comporte non seulement un chapeau mou affublé de papillotes mais aussi d’une cagoule et d’une veste de treillis, le prévenu n’incarne pas les personnes de confession juive en général mais une fraction de cette communauté qui professe des thèmes extrémistes et n’hésite pas le cas échéant à recourir à l’action violente ».

                  A mon sens, le procès relatif au caricature de Mahomet devrait procéder de la même analogie.

                  Sinon, nous sommes d’accord sur un point, il convient de se garder des amalgames hâtifs. Et tout comme la critique de la politique israëlienne ne peut être confondue avec l’antisémitisme, ce qui serait un dévoiement de l’antiracisme au détriment du débat public. De même, la critique de l’intégrisme musulman n’est pas une attaque à l’encontre de l’ensemble des personnes de confession musulmane.

                  Sans l’acharnement des ligues « anti-racistes© », entraînées à débusquer le racisme dans les moindres recoins de l’âme humaine (quitte à le susciter...), la justice pourrait se consacrer à des dossiers autrement plus conséquents que ces farces accusatoires menées par les lobbys communautaristes. Mais l’on en est arrivé à ce point de déroute que la justice est devenue la nourrice de toutes les rancoeurs entre communautés.

                  En espérant vous avoir donné assez clairement mon sentiment et mes raisons...


                • JC. Moreau JC. Moreau 16 février 2007 18:28

                  Par ailleurs, l’ironie du sort veut que ce soit aujourd’hui rendue la décision de la Cour de Cassation sera rendue quant aux propos tenus par Dieudonné : « Les Juifs, c’est une secte, une escroquerie, c’est une des plus graves parce que c’est la première ».

                  A surveiller donc... Comme dit la chanson, « Il va y avoir du sport... » selon que le verdict sera ou non en sa faveur...


                • Senatus populusque (Courouve) Courouve 16 février 2007 18:30

                  Sur Dieudonné, la cour de cassation vient de le déclarer coupable après qu’il ait tenu les propos suivants :

                  "Le racisme a été inventé par Abraham. “Le peuple élu”, c’est le début du racisme. Les musulmans aujourd’hui renvoient la réponse du berger à la bergère. Juifs et musulmans pour moi, ça n’existe pas. Donc antisémite n’existe pas parce que juif n’existe pas. Ce sont deux notions aussi stupides l’une que l’autre. Personne n’est juif ou alors tout le monde. Je ne comprends rien à cette histoire. Pour moi, les juifs, c’est une secte, une escroquerie. C’est une des plus graves parce que c’est la première. Certains musulmans prennent la même voie en ranimant des concepts comme “la guerre sainte” etc.(Lyon Capitale, 23 janvier 2002).

                  Détails dans le fil « Après le procès Charlie-Hebdo »


                • Don Diego (---.---.105.23) 16 février 2007 20:28

                  Mr Moreau

                  Desole de repasser une couche mais :

                  - Le debat ne porte pas sur les propos a posteriori de Me Spitzner dans liberation mais de la motivation de la plainte.

                  - Dieudonne dans son sketch fait le portrait d’un personnage de sa composition qui ne peut etre compare aux caricatures qui depeignent le fondateur d’une religion et qui la represente de maniere emblematique.

                  - )


                • JC. Moreau JC. Moreau 16 février 2007 21:32

                  Ne vous excusez pas, Don Diego, pour quelles raisons serions nous ici, si ce n’est pour « en rajouter une couche », ou plus précisément pour venir fouiller dans les strates de nos opinions respectives ?

                  Ceci étant dit, (je reviendrais ultérieurement, eu égard à l’actualité du dossier dont il me faut prendre connaissence, sur l’affaire Dieudonné) je ne vois pas en quoi le fait de représenter le prophète Mahomet avec un turban-bombe, où est précisément inscrit la profession de foi « Allah est grand et Mahomet est son prophète », alors même que le dessinateur mentionne expressément l’identité du caricaturé, l’article dans lequel il fut inséré à l’origine ayant été intitulé « Le visage de Mahomet » peut induire l’idée qu’il ne s’agit pas d’une représentation de Mahomet mais de celle d’un musulman lambda. Il y a quelque chose qui dans le fil du raisonnement m’échappe...

                  Les panneaux de signalisation n’étaient-il pas assez gros, la voie à suivre pour interpréter les caricatures n’était-elle pas assez précautioneusement balisée ?

                  La caricature était, sans équivoque possible, celle du prophète Mahomet, expressément désignée, et non celle d’un musulman ordianire. C’est précisément en tant qu’emblème qu’il a été considéré, tout comme avait pu l’être la croix catholique dans l’affiche du film Amen de Costa Gavras, qui visait à critiquer les accointances de l’Eglise catholique avec le régime nazi durant la seconde guerre mondiale.

                  Or, il a été considéré que cette affiche ne pouvait être répréhensible, car attirant l’attention sur une question qui constituait un débat de société légitime, tout comme est aujourd’hui légitime de porter sur la place publique les problématiques relatives au dévoiement de l’Islam par le terrorisme et l’intégrisme.

                  Cette dernière comparaison vous explique-t-elle mieux ma position quant au procès intenté à Charlie Hebdo ? Et d’une façon plus générale sur l’Anti-racisme©.

                  Ps : EN l’occurence, les propos tenus par l’avocat de la Mosquée de Paris indique la teneur de son réquisitoire, et doivent donc être pris en compte quant à la problématique juridique soulevée.


                • Don Diego (---.---.105.23) 17 février 2007 07:37

                  ’ il n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre ’

                  Je n’ai ni le temps ni l’envie de seduire les mouches Mr Moreau.

                  Jesus a ete envoye au peuple d’Israel parce qu’ils passaient leur temps a ergoter autour de la loi au lieu de l’appliquer. Lisez la bible et les livres d’histoire pour connaitre la suite.

                  Sur ce , merci et tous mes voeux vous accompagnent.

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