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En direct des Urgences

Le récit détaillé …

La douleur devenant insupportable, je me suis résolu à me rendre aux urgences de notre grand et flambant neuf CHRO. Il est 9 heures 10, les travaux ne sont pas terminés et un bruit sourd et continu occupe l’espace sonore. Devant moi, un homme se tient l’oreille. Il ne parle pas français, il est accompagné de deux femmes qui lui servent de truchement. L’homme n’a aucun papier, il attend sans se tenir l’oreille puis recommence lorsqu’on l’appelle.

C’est à mon tour de passer au guichet. Je n’entends rien de ce que me demande la secrétaire. Le bruit est infernal. Je donne mes papiers. Dans ma chute, j’ai brisé ma carte vitale, je ne dispose que d’une attestation, voilà une contrariété de plus, d’autant que je ne suis pas passé par la caisse primaire d’assurance maladie pour effectuer la démarche.

Je patiente une première fois. J’attends dix minutes avant que d'entendre ou plutôt de deviner mon nom. C’est un autre guichetier qui me redonne mes papiers. J’ai tout juste entendu ce qu’il me disait. Les ouvriers posent du goudron et je vous promets que le bruit est infernal. Je croyais naïvement qu’un hôpital exigeait du calme : aux urgences on peut sans doute se passer de ce confort superflu.

Une télévision dispense dans le vide ses niaiseries au dessus de trois distributeurs de boisons fraîches, chaudes et de friandises. Les marques de la modernité certainement. L’homme à l’oreille revient. On l’envoie ailleurs, à l’hôpital Madeleine si je comprends bien alors que je le pensais fermé. Une fois encore, il va mieux. Je m’amuse de son comportement, ça me distrait un peu.

On m’appelle. Je suis pris en charge par deux personnes qui sont décontractées, disponibles et souriantes. J’expose rapidement mes péripéties côtières. Le bilan est rapide, j’ai le sentiment que l’on me croit. Je dois inspirer confiance. La fiche remplie, j'attends de nouveau. L'infirmière revient cinq minutes plus tard pour me demander de confirmer mon nom et ma date de naissance. C'est assez curieux … Elle me pose un bracelet et me demande de la suivre dans une nouvelle salle d'attente.

Une pièce où trois personnes attendent. Deux jeunes gens, le téléphone à la main, une femme plongée en lecture. Le même écran diffuse des images que personne ne regarde : les économies d'énergie ne sont pas d'actualité ici. Il est 9 H 45, pour l'instant, la prise en charge est allée assez vite. Je vais patienter, je n'ai que ça à faire.

La salle se vide et se remplit, un incessant mouvement de va et vient. Le silence y règne, juste entrecoupé de l'appel d'un nouveau patient. J'écris, je n'ai rien de mieux à faire. Les gens s'épient d'un regard furtif. Le bonjour est tout juste de mise. Les têtes ne se lèvent qu'à l'approche d'une infirmière qui vient chercher le suivant. L'espoir retombe vite, ce n'est pas encore pour cette fois.

Mes voisins vont et reviennent. Nous sommes désormais sept dans cette salle. Les têtes sont basses, le visage crispé, le regard dans le vide. Il n'y a pas de personne en situation d'urgence, pas plus moi qu'eux. Nous sommes ici parce que notre système de santé est désormais défaillant, l'évidence me saute aux yeux. Les urgences absorbent ce que la médecine libérale ne veut plus prendre en charge. Quelle misère !

Une heure déjà. Je sais que ma journée risque de tirer en longueur. C'est le prix à payer quand on vient ici. Contre mauvaise fortune, je n'ai plus qu'à faire bon cœur et glisser mes impressions sur le clavier, histoire de donner un peu de couleur à ces instants vides. Attendre est la seule chose que l'on puisse faire en un tel endroit, qu'un panneau nomme non sans humour : « Espace d'attente ! », le vide sidéral en somme.

Deux heures désormais et rien ne bouge. L'attente est visqueuse, le silence poisseux. J'ai mal et la position assise me fait souffrir. Il me tarde de pouvoir bouger, de sortir de cette bulle cotonneuse où chacun s'enferme dans son mutisme. C'est insupportable et rien ne permet de savoir combien de temps ça va encore durer. Je suis assommé de cette inactivité insupportable.

Il y a bientôt plus d'une heure que personne n'est sorti de cette salle de relégation. Les uns cherchent le sommeil, d'autres se perdent dans les images débiles d'une émission matinale. Quelques-uns se dissolvent dans les messages de leur téléphone portable. Nous vivons ici un temps en suspension, un temps qui se passe d'information. Nous sommes les naufragés d'une médecine qui ne s'occupe plus des patients.

Je vois autour de nous les blouses blanches s'agiter en tous sens, courir, s'affairer. Je ne doute pas une seule seconde qu'ils sont très occupés. C'est ailleurs que le dispositif manque de communication. Il faudrait un agent d'accueil, une personne pour rassurer ceux qui attendent. Je vois dans notre salle une vieille dame qui manifestement aurait besoin d'un peu de chaleur humaine, elle ne comprend pas et je ne sais que lui dire …

Trois heures, il ne s'est rien passé de nouveau. Mes voisins s'agitent sur leurs chaises, l'exaspération est perceptible. La blessure ou la maladie sont donc des lieux de punition qu'il faut expier en ce lieu de macération. Nous sommes si peu responsables que nous n'avons droit à aucune information. Nous sommes assurés (sociaux) de n'avoir aucune considération. Je m'interroge : vais-je partir et continuer de serrer les dents sans rien dire ? Je n'ai jamais autant mérité le nom de patient ! Enfin, mon nom est prononcé. Il suffisait d'écrire le paragraphe précédent pour qu'enfin on vienne me sortir de ce cloaque mental.

Je suis pris en charge par un médecin qui, à ma grande surprise, va passer bien plus de temps assis devant un ordinateur à bout de souffle qu'à m'ausculter. Il saisit un nombre incroyable de données à mon sujet, il fait un travail de secrétariat qui l'éloigne singulièrement de sa mission soignante. Il peste, il faut avouer qu'il dispose d'un vieux coucou qui rame encore plus que moi sur la Loire et l'Allier. Quelle perte de temps.

Le médecin est sollicité durant ce temps pour une fracture ouverte. Je me retrouve avec un bon pour patienter devant le service radiologie. L'urgentiste s'est trompé de nom ; il faut lui accorder bien des circonstances atténuantes. Il se multiplie de toute part et il doit remplir des fichiers qui sortent vraiment du cadre de sa mission. Les radiologues trouvent un moyen de passer outre cette erreur. Ouf !

Je retourne voir celui qui m'a pris en charge. Il se remet à son clavier. Quel dommage qu'un médecin passe son temps à remplir des cases et des rubriques avec un coucou d'une autre génération. L'hôpital est flambant neuf et pour le faire tourner, on a fait appel à des ordinateurs d'une autre époque. On ne peut payer les sommes extravagantes d'un partenariat public privé et équiper convenablement ceux qui sont en charge de la santé publique. J'enrage …

Quatre heures plus tard, je suis sorti. J'ai une nouvelle ordonnance, le traitement de mon médecin n'étant manifestement pas assez fort pour supporter la blessure. Je n'ai pas eu à me plaindre des soignants qui se sont penchés sur mon cas, je peux simplement déplorer qu'ils travaillent dans des conditions qui les astreignent à des fonctions qui ne devraient pas être les leurs et dans des conditions plus que discutables. Merci à eux et honte aux responsables de cette incongruité.

À bientôt pour de nouvelles aventures !

Urgencement vôtre.

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52 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 26 juin 19:23

    hé oui, faut être politique dans ce monde et particulièrement en France : président, ministres , députés , sénateurs , préfets qui au moindre bobo se font trimbaler en hélico vers un hôpital militaire avec technologie de pointe , étage tout seul pour eux, planton armé jusqu’à l’anus ,bœuf de Kobé grand cru le tout bio au menu personnel mouillant 24h sur 24 quelle belle vie même malade et si ça coute cher on bloquera encore les retraites une années de plus .....


    • C'est Nabum C’est Nabum 27 juin 07:59

      @zygzornifle

      La nuit du 4 août est à refaire


    • Alren Alren 27 juin 11:29

      @C’est Nabum

      Exact ! Nous sommes revenus à l’époque de l’Ancien régime, avec les Privilégiés et un tiers-état dont vous comme moi faisons partie et qui peut crever.

      Mais pas besoin de fusils ou de canons pour prendre la Bastille, notre seule et meilleure arme c’est le bulletin de vote.


    • Auxi 3 juillet 13:33

      @Alren
      notre seule et meilleure arme c’est le bulletin de vote.


      Tu parles ! Tant que n’aura pas été instauré constitutionnellement le mandat impératif, un bulletin de vote, c’est du papier chiottes !

    • foufouille foufouille 26 juin 19:32

      et tu avais quoi ?
      au point d’aller aux urgences.
      je te rassure, c’est pire pas loin.


      • C'est Nabum C’est Nabum 27 juin 08:00

        @foufouille

        Des côtes cassées


      • foufouille foufouille 27 juin 10:10

        @C’est Nabum
        c’est’assez chiant. il ne faut pas rire. c’est effectivement les urgences surtout pour la radio.
        heureusement que tu n’es pas jeune. sinon, c’est souvent dans la tête.


      • vesjem vesjem 26 juin 23:12

        j’ai vécu çà, et en effet , un « politique » aurait droit à un traitement de faveur


        • C'est Nabum C’est Nabum 27 juin 08:01

          @vesjem

          Je suis assez pour le coup de pied au cul

          Étant spécialiste je peux leur en proposer quelques-uns avec dépassement d’honoraire, naturellement


        • fred.foyn Le p’tit Charles 27 juin 07:07

          Vous en avez de la chance d’avoir des « URGENCES » à votre disposition...Sur la planète « humaine », une majorité de pays n’en on pas... !
          La France des « Râleurs »... toujours « Deux-Bouts »...


          • C'est Nabum C’est Nabum 27 juin 08:02

            @Le p’tit Charles

            Effectivement

            Nous devrons donc les supprimer

            Est-ce votre raisonnement ?


          • fred.foyn Le p’tit Charles 27 juin 08:05

            @C’est Nabum... ????????
            Surprenante réponse de votre part...


          • C'est Nabum C’est Nabum 27 juin 08:23

            @Le p’tit Charles

            Votre remarque m’a désarmé

            Que vous répondre ?
            Je sais que nous sommes des privilégiés
            Mais doit -on accepter la casse de notre système de santé sous ce prétexte ?

            Je ne sais que vous dire

            Pardon si je vous ai blessé


          • fred.foyn Le p’tit Charles 27 juin 08:33

            @C’est Nabum....Aucune blessure..pas de quoi aller aux urgences...
            Ma réponse était....Vous en avez de la chance d’avoir des « URGENCES » !
            C’est une affirmation, pas une question...et rien n’est parfait..surtout quand un gouvernement fait pour casser votre tissu social..(je viens de l’étranger..avec un contrat de travail de votre gouvernement..)


          • C'est Nabum C’est Nabum 27 juin 09:58

            @Le p’tit Charles

            Dont acte

            Merci


          • Auxi 3 juillet 13:37

            @C’est Nabum
            Je sais que nous sommes des privilégiés


            Ça, évidemment, si le critère c’est le Zimbabwé, même un SDF est « privilégié » !

          • juluch juluch 27 juin 09:49

            Que se soit dans le Sud ou ailleurs en franque les Urgences ne traitent que les urgences.....urgentes !. le reste attends des heures.


            certains simulent d’autres on vraiment des soucis et ils aimeraient être prit en charge.

            Il se trouve que les coupes budgétaires ont fait un massacre dans les hôpitaux.

            au moins on aura eu un bon petit billet !  smiley

            • C'est Nabum C’est Nabum 27 juin 09:59

              @juluch

              Bon billet ou non, les vrais responsables ne me lisent pas
              Ils restent dans leur tour d’ivoire et se moquent de ce qui se passe en bas


            • Simple citoyenne Simple citoyenne 27 juin 10:29

              Bonjour C’est Nabum, C’est terrible mais tellement bien raconté. Un peu avant de l’épidémie d’Ebola je me suis allée dans un hôpital militaire, il n’y a pas plus publique qu’un hôpital militaire ; les ascenseurs pour emmener les malades na fonctionnaient pas, si l’hôpital n’est pas moche, il était dans un état plutôt moyen. J’en ai mal au cœur pour notre pays.


              • Simple citoyenne Simple citoyenne 27 juin 10:37

                RE : C’est terrible, mais tellement bien raconté. Un peu avant l’épidémie d’Ebola je suis allée dans un hôpital militaire, il n’y a pas plus public qu’un hôpital militaire ; les ascenseurs pour emmener les malades ne fonctionnaient pas et si l’hôpital n’est pas moche, il était dans un état plutôt moyen. J’en ai mal au cœur pour notre pays.


                • C'est Nabum C’est Nabum 27 juin 11:31

                  @Simple citoyenne

                  Nous constatons tous cette lente dérive

                  Quelle société va-t-on laisser à nos enfants ?

                  L’urgence à régir s’impose à nous


                • gogoRat gogoRat 27 juin 13:08

                  @C’est Nabum

                   Constater qu’il en est encore pour miser sur notre actuel et vieux système de scrutin pour assumer cette urgence à réagir ... c’est encore bien pire que de subir ces salles d’attente dont vous venez de témoigner !
                   Car, au moins dans le ’cas’ dont vous témoignez, cette attente a été suivie d’une prise en charge (qu’on suppose positive ?)
                   Mais est-il jamais arrivé qu’un quelconque de nos électeurs contemporains mécontents, ait pu se féliciter, une seule fois dans sa vie, d’un effet positif susceptible de justifier à la fois son vote, et sa passivité citoyenne avant ce vote ?
                   
                   Il semblerait par ailleurs qu’oser s’exprimer pour témoigner d’un mécontentement citoyen, soit interprété (par des bien-pensants taiseux ne voulant pas, eux, se compromettre par un comportement aussi ’vulgaire’) comme une prétention outrecuidante à se piquer de littérature !
                   
                   Si bien que le mot d’ordre de notre inénarrable ’démocratie représentative’, à l’exact opposé du ’saper aude’ de ces prétendues Lumières modernes, (convaincues, comme l’était Voltaire que la popu-lasse ne saurait se mêler de décider en politique), est l’adoption, au premier degré, de ce mot attribué aujourd’hui (selon les ’bords’ d’allégeance idéologique ?) à plusieurs célébrités en même temps :

                  La dictature c’est « ferme ta gueule », la démocratie c’est « cause toujours »

                • gogoRat gogoRat 27 juin 13:42

                  @gogoRat

                   comment certains réussissent-ils à ne pas distinguer la ’nuance’, le relief, voire l’abîme de différences d’interprétation entre ces deux traductions de l’expression latine « sapere aude » :
                   - « ose savoir »
                   - « Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! »
                   ( la première interprétation, dans le contexte actuel de la perception courante du mot ’savoir’, ne risque-t-elle pas de devenir quasiment, par sa prétention, un contre-sens de la seconde ? 
                  Sinon, à quoi bon, toutes les avancées contemporaines du ’savoir’ officiellement cartographié, si c’est pour s’efforcer de continuer à ignorer ce mot de Montaigne  :
                  ’La vraie science est une ignorance qui se sait’  ! )
                   
                  rapporté de Wikipédia :
                   ’ - en 1784, Emmanuel Kant donne la définition suivante : « Le mouvement des Lumières est la sortie de l’homme de sa minorité dont il est lui-même responsable. Minorité, c’est-à-dire incapacité de se servir de son entendement sans la direction d’autrui, minorité dont il est lui-même responsable, puisque la cause en réside non dans un défaut de l’entendement mais dans un manque de décision et de courage de s’en servir sans la direction d’autrui. Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! Voilà la devise des Lumières. » ’


                • C'est Nabum C’est Nabum 27 juin 18:16

                  @gogoRat

                  Nous disposons de l’illusion de la parole
                  Nos colères pourtant ne servent à rien
                  Nous ne parvenons pas à briser l’indifférence du plus grand nombre

                  Les médias ont abrutis la population, les partis les ont endormis, la démocratie c’est un tour de prestidigitateur ....


                • mimi45140 27 juin 11:35

                  Vous avez de la chance au NHO ( Orléans) à la construction on a juste oublié la réanimation , c’ est vrais c’est mineur comme service , pour preuve il n y a encore pas si longtemps la signalisation par des points de couleur pour la réanimation n’était pas en place, j’ai fait deux fois le tour du parking avant de me poser, au pif , mauvais pif j’ ai du me colter un couloir digne des jeux olympiques, a l ’ouverture les brancardier se sont mis rapidement en arret car ils devenaient marathonien une solution a été trouvée pour limiter leurs déplacements inutiles , le chauffage marche de façon aléatoire , mais bon ils ont a fait un hall d’entré splendide peu utile mais splendide.


                  • C'est Nabum C’est Nabum 27 juin 18:18

                    @mimi45140

                    L’esbrouf est la règle absolue chez les architectes modernes
                    Surtout ceux qui font métier de produire du bâtiment public

                    Le public, parlons en et oublions le bien vite


                  • air pur air pur 27 juin 12:05

                    Lorsque vous êtes passé sur la Loire, près de Nevers, préfecture de la Nièvre, s’il vous était arrivé un accident grave nécessitant votre transfert sur un autre hopital, savez vous que ce département ne possède pas d’Hélismur ...... vous auriez été transféré en ambulance à l’hopital régional Dijon, 200 kms, 3 heures ! c’est ça les structures de santé en France !


                    • C'est Nabum C’est Nabum 27 juin 18:19

                      @air pur

                      J’ai eu chaud

                      Curieusement, il faisait un froid de canard ....


                    • BZH29 (---.---.213.234) 27 juin 13:12

                      Arrivé à 11h30 .... sorti à 21h pour une clavicule cassée .... nous méritons la désignation de « patient » !!


                      • C'est Nabum C’est Nabum 27 juin 18:19

                        @BZH29

                        Fallait leur donner un coup de main


                      • Aristide 27 juin 14:17

                        Peut être des chiffres un peu plus complets que quelques exemples bien choisis.


                        • C'est Nabum C’est Nabum 27 juin 18:20

                          @Aristide
                          Merci

                          Je n’avais d’autre ambition que de narrer un cas très banal


                        • Aristide 28 juin 11:43

                          @C’est Nabum


                          Votre affaire est exceptionnellement banale, les conclusions sur la « déconfiture » de notre système de santé, l’analyse assez simpliste sur le personnel, ... enfin tout ce qui déborde de votre histoire sont une réaction épidermique bien compréhensible, huit heures pour un antidouleur.

                          Vous avez le droit de râler, c’est vrai qu’il est jamais plaisant de se trouver dans la file à l’autoroute bloquée alors que tout le monde passe, de là à en déduire que toutes les files sont bloquées !!!

                        • hervepasgrave hervepasgrave 27 juin 14:18

                          Bonjour,

                          Tu découvres l’univers des hôpitaux,pour un aventurier, c’est quasiment obligé de passer par là ! c’est les risques du métier.C’’est comme cela qu’il rentre le métier,les métiers.
                          J’ai quelques années expériences vus de l’intérieur,mais surtout en tant qu’utilisateur. L’enfance pour moi et mes proches (famille,amis..) professionnellement blessures , les enfants les miens et les autres pour des bobos (de la simple chute aux conne...dans le style se planter la fourche dans le pied plutôt qu’en terre... et oui ! c’’est long ,très long fastidieux. C’est même devenu de pire en pire.Car que cela soit l’hôpital public ou des cliniques privés ,c’’est d’abord la bureaucratie et les fafios qui compte avant les malades. J’ai pas loin de chez moi ,une clinique privée ,elle est très bien pour les soins,les rdv, mais arrive de jour ou nuit c’est quifquif bourricot, au niveau urgence, voir même quand ils sont limites s’il ne te conseillerais pas d’aller au centre hospitalier.Soit disant mieux équipé pour.
                          Alors est-ce de la médecine ? Ou du commerce indigne ? C’est là la question.
                          Pour l’attente ,je suis bien plus cool,c’est très chiant et parfois anxiogène ,mais même quand je vois les infirmières, les soignants ,toubibs être cool et être deux de tension.Cela ne me gêne pas ,pour la simple et unique raison ,qu’il faut qu’ils restent actif sans être pris par la panique et une tension grimpante.Sinon cela deviendrais quelque soit leur statut ,privé ,public des bouchers avec des visières.Et puis ,ce n’est normalement pas tous les jours que nous avons à faire aux urgences.Qui n’as pas attendu 4H00 et beaucoup,beaucoup plus ?. C’est comme cela, c’est une mauvaise, une mauvaise journée.
                           Mais comme tu es un aventurier et que je pense que tu as des enfants ou du moins un entourage avec des enfants.Tu dois savoir que même une urgence n’est pas à la seconde,sauf pour des cas extrêmes de vie ou de mort.
                          Après évidemment ! c’est pourquoi les urgences,pour qui ? Car si mon toubib me donnes a faire des examens ,il me refile systématiquement les mêmes médecins,copains,copines du secteur privé. Je ne me plaint pas ,ils sont très qualifié.Mais les rdv sont long a attendre. C’est partout pareil et pour tous.Mais c’est cela notre belle société , le fric ,la rentabilité avant le reste.Il faut assumer ,nous sommes responsables de cela. Et oui ! ce ne sont que des fainéants,ils viennent tirer leur flemme dans les hostaux et demain avec l’expérience ,ils pourrons devenir des bons médecins libéraux.Oh ! je m’amuse de cela,mais je ne le devrais pas."

                          Si les urgences sont ce qu’elles sont ,ce n’est que de la faute de nous tous. A rechercher des poux dans la tête des autres et de rêver au fric que nous ne réussirons pas a leur tirer pour notre petit profit,il nous reste que les larmes pour pleurer.A ne rien gagner ,nous avons tout perdu,poil au ...


                          • C'est Nabum C’est Nabum 27 juin 18:22

                            @hervepasgrave

                            Je sais tout cela

                            Je déplore pourtant certaines évidences

                            Un hôpital tout neuf avec un montage financier qui engraissa quelques margoulins, et des conditions matérielles lamentables pour les professionnels


                          • Ouam 27 juin 18:03

                            Et oui triste constat.

                            Devant vous, vous constatez les services publics promordiaux (ecoles, hopitaux, justice, ...) se déliter petit à petit, et ce n’est que le debut pour arriver vers un sul but, la privatisation totale dans un univers 100% mondialisé.

                             

                            Il y a quelques gagnants de cette « mondialisation heureuse » et de tout ce qui va avec.

                             

                            On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre mes amis, et le principe d’un jeu est d’avoir des gagnants et des perdants.

                            Ne vous plaignez pas, grace à l’euro, vous n’aurez pas de « change » à faire pour vos vacances, ni a avoiir un passeport, c’est bien ca la priorité ?, ou l’achat de votre dernier ibidule, le reste n’est que fultilitées, les services publics... un truc dinosaureque d’un passé révolu  smiley


                            • C'est Nabum C’est Nabum 27 juin 18:24

                              @Ouam

                              La privatisation

                              Le libéralisme triomphant ne profite qu’à une infime minorité


                            • Ratatouille Ratatouille 27 juin 21:59

                              @C’est Nabum
                              j’ai eu plusieurs mésaventures dans des cliniques privés,
                              comme quoi,l’hôpital n’est pas le seul endroit où il y à
                              des problèmes.j’ai vu un type mourir de façon particulièrement
                              horrible à coté de moi dans la chambre d’une clinique,mauvais
                              diagnostique,manque de surveillance ,je n’ai rien pu faire
                              j’avais une perfusion dans chaque bras,une pompe à morphine
                              et était à moitié dans le coma.
                               smiley
                              une fois le cadavre à la morgue.
                              la veilleuse de nuit à fait une espèce de sorcellerie avec
                              des bougies et des prières,c’était hallucinant.
                              les infirmières de nuit c’est un monde à part ,elles sont
                              les patronnes et pas toujours très net.
                              j’arr^te je vais faire des cauchemar.

                              remet toi bien et pas sport....by


                            • Aristide 28 juin 11:47

                              @C’est Nabum

                              Le libéralisme triomphant ?


                              Quelques heures d’attente vous mettent dans un état !!!



                            • C'est Nabum C’est Nabum 28 juin 14:28

                              @Ratatouille

                              Cette histoire de morgue me fait froid dans le dos

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