A part enfiler tous les poncifs qui courent sur TF1 sur le sujet, je ne vois pas l’apport concret de votre contribution.
Parler des femmes battues dans l’histoire ? Sur quelles sources vous basez vous : apparemment sur aucune. Afin de compléter votre information, je vous suggère de lire ’Robert Muchembled, une histoire de la violence, Seuil’. C’est plus difficile à lire que d’écouter Europe 1 ou RTL, mais c’est très instructif.
Quand au fameux code Napoleon, juger l’histoire avec les yeux et l’idéologie d’aujourd’hui n’est ni plus ni moins qu’un anachronisme : jusqu’à plus ample informé, ce sont surtout les hommes qui, historiquement, ont subi la violence : ce sont eux et eux exclusivement que l’on envoyait et que l’on envoie toujours se faire massacrer à la guerre et qui reviennent avec des gueules et des cerveaux cassés. D’ailleurs si des millions d’hommes ne s’étaient pas fait massacrer par les nazi, n’avaient pas défendues nos, vos, libertés, vous ne seriez pas là pour en parler.
Lorsque vous trouvez ’un tantinet injuste que l’on veuille faire pleurer sur le sort de certains hommes ... Vous oubliez, mais comment vous en vouloir tant la désinformation sur le sujet fait rage, que cela ne concerne pas certains hommes, mais autant d’hommes que de femmes comme le montrent les études anglo saxonnes sur le sujet : Je vous invite à vous reporter à l’institut national de la statistique du Québec sur le sujet où vous pourrez constater que les violences subies par les hommes ne sont pas dues qu’à la proximité des pingoins.
A votre décharge, je veux bien convenir qu’un phénomène dont on refuse de parler, essentiellement pour des raisons idéologiques, n’existe pas : même pour les hommes victimes de violence conjugale, il est très difficile de se reconnaitre victime puisque toute la société leur explique, d’un revers de main, que c’est impossible, au mieux marginal, et ne concerne ce que l’on raillait naguère comme des lopettes. (cf les caricatures idiotes probablement postées ici par les hommes montrant des femmes en rouleau à pâtisseries attendant le retour de leur demi portion, ce qui prouve bien le niveau de désinformation de la population sur ce sujet, et en premier, le niveau de désinformation des hommes).
Par ailleurs, vous oubliez un fait majeur : s’il est difficile de porter plainte contre son conjoint pour une femme, c’est encore infiniment plus difficile de le faire pour un homme : à la pression sociale, aux risques de railleries et suspicions qui les accueillent dans nombre de commissariats, c’est la quasi certitude pour eux de ne plus voir leurs enfants : si par extraordinaire leur plainte prospérait devant un tribunal correctionnel, cas très rare, alors qu’ils ont un risque majeur d’être condamnés sur le fondement d’une plainte reconventionnelle de la part de leur épouse, les hommes sont pratiquement certains de ne plus voir leurs enfants. Dans un pays qui donne la garde à la mère dans 90 % des cas en cas de désaccord, il sera très facile à la mère, d’exercer cette violence majeure et qui n’est très curieusement pratiquement jamais condamnée : la non représentation d’enfants.
La violence est, dans les couples, comme le montrent les études anglo saxonnes, un phénomène partagé, dès lors que l’on prend la peine d’interroger aussi les hommes. Ce qui va me permettre de vous faire une deuxième confidence : en France, la seule étude sur la violence conjugale que l’on nous ressort dans tous les medias pour raconter toujours les memes fadaises est l’Enquête Nationnale sur les Violences faites au Femmes (ENVEFF, 1999). Là surprise, on y trouve que des femmes battues .... Ben oui, en france, on n’interroge dans cette enquête comme dans toutes ses petites soeurs que des femmes ....
Le livre noir de la condition féminine reste à écrire (participation dans 50 % des cas aux actes pédophiles ou seuls les hommes sont incriminés comme l’a constaté Martine Nisse, cette responsable d’un centre parisien accuillant des victimes de violences sexuelles, maltraitance chez les assistantes maternelles (50 agréments retirés en france en 2007 dans le seul département du Rhone), excision massives des petites filles par les femmes, maltraitances sur les personnes agées et les enfants en bas ages, pseudo déni de grossesses (la dernière invention en vogue), fausses dénonciations de viols ou de pédophilie (estimées à 50 % aux Etats-Unis et qui ne sont pratiquement jamais condamnées alors qu’elles cassent tout aussi surement un être humain qu’un viol véritable ....))). Oui, le livre noir de la condition féminine reste à écrire, non pas pour les stigmatiser, mais tout simplement pour leur permettre de réintégrer pleinement leur humanité : faire des femmes des victimes, c’est les infantiliser, c’est faire croire que le pouvoir est affaire de force physique ... à se demander alors pourquoi le tigre est en voie d’extinction. Oui, écrire le livre noir de la condition féminine permettrait à la femme de réintégrer pleinement cette humanité, faite, comme pour tout être humain, hommes inclus, de lumières et de zones d’ombre. Tout le reste n’est que miroir enchanté des apparences dans laquelle se mire une féminité rêvée, mythifiée par les images d’Epinal et la pensée Pétainiste, l’idéologie victimaire donneuse de leçons au monde entier, les politiques (affaires d’urnes), les medias, affaire de conformisme et de ménagères de moins de 50 ans ....